mercredi 21 juin 2006 - par Stéphane Lhomme

Energie : le « miracle » nucléaire s’évanouit

On peut lire ici ou là que le nucléaire nous protègerait de la montée du prix de l’énergie et, tant qu’on y est, du réchauffement climatique. Or, la facture énergétique française s’est littéralement envolée : + 35% en 2005, et ce sera bien plus encore en 2006. Quant au climat, la canicule 2003 et les sécheresses 2005 et 2006 sont là pour témoigner que la France n’est pas plus épargnée que les autres pays.

Où est donc passé le "miracle nucléaire" qui nous est tant vanté ? C’est tout simple : le trio pétrole-gaz-charbon représente 72% de la consommation énergétique française, l’atome parvenant péniblement à 17%.

Attention, les tenants du nucléaire prétendent qu’il couvre 50% de notre énergie, nous apportant une importante indépendance énergétique. C’est que, pour tromper l’opinion, ils comptabilisent l’énergie dite "primaire", c’est-à-dire celle qui sort de diverses façons d’une centrale nucléaire : or celle-ci perd les trois quarts de son énergie par évaporation (les panaches de vapeur d’eau qui s’échappent des tours de refroidissement) et par les rejets massifs d’eau chaude dans les rivières (au prix de dégâts environnementaux, mais c’est encore une autre affaire).

Une fois défalquée cette énergie perdue dans la nature, la place du nucléaire apparaît clairement : on retombe sur les 17% évoqués ci-dessus. Une part bien faible, qu’il est d’ailleurs vain d’espérer augmenter : sur nos 58 réacteurs nucléaires, 10 fonctionnent déjà pour l’exportation (à perte, mais c’est aussi un autre débat). Rajouter des réacteurs ne changerait rien au problème.

Voilà pourquoi et comment, en France, on a le risque nucléaire et le réchauffement climatique, la facture nucléaire et celle des énergies fossiles.

Plus généralement, le nucléaire ne représente que 6% de l’énergie consommée dans le monde : une part bien trop faible pour avoir une quelconque chance de remplacer les énergies fossiles ou d’empêcher le réchauffement climatique.

Qui plus est, c’est une part sur le déclin : l’Agence internationale pour l’énergie (AIE), pourtant favorable au nucléaire, a récemment reconnu (World Energy Outlook) qu’il descendrait à 4% vers 2030. En effet, dans les vingt ans à venir, au moins 250 des 440 réacteurs actuellement en fonction sur Terre seront fermés, car arrivés en fin de vie.

Certes, des constructions de nouveaux réacteurs sont annoncées, avec fracas, ces derniers temps. Mais, même si tous ces réacteurs sont réellement construits (ce qui reste à prouver), ils ne compenseront même pas les fermetures (qui, elles, sont inéluctables). Malgré les gros titres de certains médias sur un supposé "grand retour du nucléaire", ce dernier est plus menacé de disparition que de déploiement !

D’ailleurs, au rythme actuel de consommation, les réserves mondiales d’uranium (le combustible des centrales) sont estimées à 80 ans (elles seront épuisées avant celles de pétrole !) et le prix de ce minerai va s’envoler lui aussi. De plus, une bonne part des réserves a été pré-achetée par la Chine : la France, qui importe 100% de son uranium, va découvrir sous peu que la supposée indépendance énergétique apportée par le nucléaire n’existe pas.

Qui plus est, la facture nucléaire s’annonce aussi lourde que celle des énergies fossiles :

- Les Britanniques ont estimé à 100 milliards d’euros le coût du démantèlement de leurs 20 installations nucléaires. Par comparaison, il apparaît que le démantèlement en France sera environ 5 fois plus cher, soit la somme inouïe de 500 milliards d’euros.

- A cela, il faut ajouter le coût incalculable des déchets nucléaires... et les immenses sommes publiques investies dans le nucléaire depuis 50 ans.

On le voit, les promesses du nucléaire ne sont jamais tenues, contrairement à celles des énergies renouvelables qui, elles, cumulent les avantages : propres, harmonieusement réparties sur le territoire, fortement créatrices d’emplois, porteuses d’indépendance énergétique. Elles représentent d’ailleurs 12% de l’énergie consommée dans le monde soit... le double du nucléaire ! Et ce sera le triple en 2030...

Mais, avant même le développement des énergies renouvelables, la priorité est la réduction de la consommation énergétique des pays riches. Elle peut d’ailleurs se faire sans rationnement ni retour aux cavernes : de nos jours, les bâtiments peuvent être construits avec des matériaux tellement efficaces que la consommation énergétique peut être réduite de 90%, voire de 100% avec les maisons dites "passives", totalement autonomes.

Par ailleurs, il faut cesser de transporter des marchandises sur des milliers de kilomètres, il faut les produire près des lieux de consommation : c’est la "relocalisation de l’économie".

Or pour les parlementaires et le gouvernement, la question de l’énergie semble se résumer à privatiser GDF, et EDF un peu plus tard, et à organiser la poursuite de la gabegie énergétique. Ils prétendent lutter contre le réchauffement climatique avec des centrales nucléaires, tout en multipliant autoroutes, viaducs et autres airbus...

De toute évidence, pour véritablement laisser aux générations futures une Terre habitable, il faut simultanément lutter contre le réchauffement climatique et sortir du nucléaire. Il faut un développement à grande échelle des économies d’énergie - principalement dans les pays riches - et des énergies renouvelables, partout sur la planète. Utopique ? Au contraire, c’est le seul choix réaliste, la seule voie d’avenir.

Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire"

Auteur de L’insécurité nucléaire : bientôt un Tchernobyl en France ? (mai 2006, Ed. Yves Michel)

http://tchernobyl.en.france.free.fr



104 réactions


  • romG romG 21 juin 2006 10:28

    Merci Stéphane pour cet excellent article.

    Il conviendrait cependant de creuser un peu plus la transition de notre système de production centralisée à un système de production distribuée. Les logements à énergie positive sont une réalité, mais uniquement pour des bâtiments neufs. Par ailleurs, l’industrie n’est pas encore morte et nécessite encore pas mal d’apport d’énergie, d’où un réseau qui récupère la « surproduction » des producteurs alternatifs.

    Reconfigurer le réseau n’est pas une mince affaire, et les économies d’énergie dont vous parlez ne sont pas évidentes à mettre en oeuvre dans l’ancien.

    Cordialement.


    • romG romG 21 juin 2006 14:05

      Stéphane,

      Puisqu’il semble que vos compétences et connaissances techniques soient mises en cause, saisissez cette chance de vous exprimer. Il faut bien que « Sortir du nucléaire » se soit penché, d’une façon un tant soit peu scientifique, sur ce genre de problématique avant d’exiger l’arrêt des centrales ...

      J’attends ne serait-ce qu’un début de réponse.

      Cordialement.


  • zen (---.---.105.91) 21 juin 2006 10:48

    Bon article et nécessaire rappel, Stéphane . Le plus gros problème que tu évoques me semble être le problème de la pénurie prochaine d’uranium et/ou de son renchérissement. Pourrais-tu communiquer des sources fiables et plus précises à ce sujet. Merci !


  • Bulgroz (---.---.17.181) 21 juin 2006 11:04

    Débat biaisé et partisan, article écrit par quelqu’un qui manifestement n’a rien compris.

    Je savais que l’association « Sortir du Nucléaire » qui ne représente qu’elle même était nulle, l’auteur de l’article est lui réellement nullissime et un fieffé menteur.

    On peut légitimement se demander comment est il possible de dire autant de contre vérités, qu’est ce qui motive cette volonté de désinformer ainsi l’opinion ?

    le trio pétrole-gaz-charbon représente 72% de la consommation énergétique française, l’atome parvenant péniblement à 17%.

    Ce qui plombe la balance énergétique française, ce sont les transports (passagers et marchandises) pour lesquels il n’existe pas d’alternative ou peu (le ferroutage pour le train et le vélo pour les passagers).

    C’est donc une tromperie de parler de nucléaire et d’usages tous confondus de l’énergie.

    Le nucléaire ne peut rien pour les transports (seulement à la marge avec les véhicules électriques).

    Le nucléaire c’est l’électricité, il aurait donc fallu dire « le nucléaire c’est 75% de l’électricité en France, et 10% l’hydraulique, donc 85% de l’électricité en France est issue des énergies renouvelables ».

    Le problème est double :
    - quelle énergie pour les transports ? : là, le nucléaire n’est en rien responsable, il faut du pétrole et il n’y a pas d’alternative au pétrole et c’est bien là que réside le problème.
    - quelle énergie pour l’électricité : on peut débattre à l’infini, les pays ont tranché, tous, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie, les USA, etc...qui avaient prévu d’arrêter le nucléaire vont le relancer. Comment se peut il qu’autant de monde se trompe à part vous ?

    A ce stade suprême de la bêtise ou de la désinformation, on peut légitimement se poser la question de savoir comment ces autoproclamés militants de « Sortir de nucléaire » en sont arrivés à se saisir d’un dossier qu’ils ne connaissent pas.

    Qui êtes vous, Monsieur Stéphane Lhomme ? Quelles sont vos compétences ? Pensez-vous faire preuve de citoyenneté en biaisant et désinformant ainsi la sphère ambiante de votre néfaste et suffisante bêtise. ?


    • romG romG 21 juin 2006 11:49

      Bulgroz,

      Il y a du juste dans votre analyse même si le propos n’est pas très tempéré. Par ailleurs, le nucléaire n’est pas une « énergie renouvelable » (il utilise un combustible qui ne peut être considéré comme inépuisable à l’échelle de l’homme, et n’est pas une énergie propre - abus de langage souvent utilisé).

      Quant aux transports, il existe heureusement plus d’alternatives que vous ne le suggérez.

      Pour la désinformation, l’association « Sortir du nucléaire » a trouvé son maître en France avec le lobby nucléaire. Ce qui n’est, certes, pas une raison pour utiliser les mêmes recettes (amalgame énergie-électricité).

      Cordialement.


    • romG romG 21 juin 2006 11:51

      Bulgroz,

      Il y a du juste dans votre analyse même si le propos n’est pas très tempéré. Par ailleurs, le nucléaire n’est pas une « énergie renouvelable » (il utilise un combustible qui ne peut être considéré comme inépuisable à l’échelle de l’homme, et n’est pas une énergie propre - abus de langage souvent utilisé).

      Quant aux transports, il existe heureusement plus d’alternatives que vous ne le suggérez.

      Pour la désinformation, l’association « Sortir du nucléaire » a trouvé son maître en France avec le lobby nucléaire. Ce qui n’est, certes, pas une raison pour utiliser les mêmes recettes (amalgame énergie-électricité).

      Cordialement.


    • romG romG 21 juin 2006 11:52

      Désolé pour le doublon ...


    • Bulgroz (---.---.17.181) 21 juin 2006 12:06

      @ Rom g,

      Ces activistes associatifs auto proclamés avancent à face masquée et confisquent le débat.

      Je l’admets, cela m’énerve au plus haut point, ces associations ne veulent rien entendre d’autre que ce qu’ils ont décidé de penser.

      Parler d’augmentation des prix de l’énergie (lié au prix du pétrole) et du nucléaire en laissant sous entendre que c’est le nucléaire le responsable, c’est de l’amalgame destiné à tromper les citoyens. Quel est le but de la manoeuvre ? Ces autoproclamés auraient raison contre tous les pays ?

      Faire cet article « le nucléaire s’évanouit » au moment même où il est relancé !!!! (Allemagne, UK, Finlande, Italie, USA...) me parait incroyable.

      J’aurai préféré que l’on s’interroge sur le pourquoi de cette relance ? Parce que les verts, Green Peace et les autres avaient avec leur mensongère propagande convaincu certains qu’il fallait l’arrêter. C’est de l’irresponsabilité.


    • romG romG 21 juin 2006 12:23

      D’accord sur le fond, mais le discours des pro-nucléaires est en face de dire « pétrole cher, seule solution = nucléaire », et raflent du coup la grande majorité des crédits de recherche, notamment au niveau européen.

      Cette démarche n’est pas responsable, pas transparente, et ne s’inscris pas dans une démarche de développement durable.


    • Stéphane Lhomme (---.---.54.32) 21 juin 2006 12:40

      Hé bien, on voit que les pronucléaires ont toujours les mêmes « arguments » pour défendre leur cher (très cher !) nucléaire : insultes, menaces, etc.

      Ca sent la fin de règne (même s’ils vont hélas nous laisser leurs déchets radioactifs et la très salée facture nucléaire)

      SL


    • (---.---.158.183) 21 juin 2006 12:47

      @Bulgroz

      « Le nucléaire c’est l’électricité, il aurait donc fallu dire « le nucléaire c’est 75% de l’électricité en France, et 10% l’hydraulique, donc 85% de l’électricité en France est issue des énergies renouvelables ». »

      Le nucléaire une énergie renouvelable ?! On en apprend tous les jours !

      Que consommerons nous quand il n’y aura plus d’uranium ? Que se soit dans 50 - 80ans (1) selons Le réseaux sortir du nucléaire où dans 280ans selon le Comité mondial de l’énergie (2). A un moment où un autre il n’y aura plus d’uranium.

      Actuellement on a le même raisonnement que ceux qui ont découvert le pétrole : « Il y a une abondance planétaire de pétrole ! Consommons ! ». Je vous laisse imaginer où on va en arriver. Et on ne parle pas de la moitié de la population de la planète qui ne consomme pas encore un seul Kw/h.

      Il ne faut pas oublier les combustibles irradiés. 1200 Tonnes par an pour la france (3) soit pour 65 millions de personnes. Imaginez pour 6 milliards 500 millions combien de tonne de déchets ça vous faits pour les milliers d’années à venir !

      Pour les déchets radioactifs on est, en france, à 1kg par an et par habitant (3). J’ose même pas faire le calcul sur 280ans d’exploitation pour la population mondiale.

      Tous ces déchets sont le résultat de la production de 75% de l’électricité pendant au mieux 280ans. Il reste 25% à trouver et l’énergie nécessaire pour les transports.

      (1) http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&sousmenu=actions&soussousmenu=tourdefrance&page=communique

      (2) http://www.cea.fr/fr/magazine/dossier_combust/defis93_3.pdf

      (3) http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9chet_nucl%C3%A9aire


    • Bulgroz (---.---.17.181) 21 juin 2006 12:48

      @ Stephane,

      Le nucléaire n’est pas évanoui, il est relancé, t’as pas lu les journeaux ?

      Qui te paie, Stéphane ?


    • en passant (---.---.47.140) 21 juin 2006 13:36

      Bulgroz a dit : « Le nucléaire n’est pas évanoui, il est relancé, t’as pas lu les journeaux ? »

      Plus on va relancer le nucléaire, et plus vite on va consommer le peu de réserves d’uranium qu’ils nous restent, et plus vite le nucléaire va s’évanouir faute de carburant. cqfd.


    • Dmx (---.---.8.124) 21 juin 2006 13:42

      Par quel miracle le nucléaire se classe-t-il dans les énergies renouvellables ? C’est une énergie fossile. Les réserves d’uranium ne sont ni inépuisables ni même importantes à l’échelle de la planète.


    • romG romG 21 juin 2006 14:10

      Dmx,

      D’où l’intérêt des recherches menées actuellement pour réussir à produire de l’énergie par fusion nucléaire (ITER), ou celle sur le cycle du thorium qui pourrait remplacé l’uranium (réserves plus importantes).

      Plus d’infos sur Wikipédia.

      Cordialement.


    • Z (---.---.107.65) 21 juin 2006 14:37

      Dmx> « Par quel miracle le nucléaire se classe-t-il dans les énergies renouvelables ? C’est une énergie fossile. »

      Ouhla, le nucléaire, une énergie fossile ? Non, le nucléaire n’est ni une énergie renouvelable, ni une énergie fossile. Le terme énergie fossile regroupe principalement pétrole+charbon+gaz naturel. Tout ce qui est issu de la « fossilisation » des sédiments, quoi.

      Pour ceux qui se sentent l’âme scientifique, une page sur la formation de ces énergies fossiles.


    • bruno (---.---.46.20) 21 juin 2006 14:59

      Le nucléaire par les filières surgénérées EST une énergie renouvelable, leur déploiement est d’ores et déjà programmé pour les années 2030. Pour les transports il pourra aussi jouer un rôle important dès que le développemnt des piles à combustibles sera suffisant , pour la production de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. Par ailleurs même si le nucléaire voyait sa part de marché mondiale passer seulement de 6 à 17% (c’est possible puisqu’on y arrive en France) , plus l’apport de quelques autres énergies renouvelables (éolien, biocarburants),la détente que ça apporterait sur les marchés pétroliers ferait rapidement repasser le baril de 70$ à 10$.


    • Mike (---.---.48.57) 21 juin 2006 15:44

      Concernant exactement la part de l’électricité produite en France par des centrales électronucléaires, faisons quand même confiance à EDF qui sait de quoi elle parle.

      Selon EDF, l’origine de l’électricité en 2005 s’établissait comme suit :
      - 85,8 % nucléaire,
      - 4,7 % renouvelables (dont 4,2 % hydraulique),
      - 4,1 % charbon,
      - 3,2 % gaz,
      - 1,8 % fioul,
      - 0,4 % autres.

      (Les chiffres ci-dessus figurent sur les factures EDF, mais le site Internet d’EDF affiche aujourd’hui 86,9 % pour sa filière nucléaire)

      Faut-il considérer l’uranium comme une source d’énergie renouvelable pour autant ? Pour ma part je ne le crois pas car si l’uranium figure, je crois, dans la table de classification des éléments (purs) au même titre que l’oxygène peut-on penser que l’uranium soit présent sur Terre dans des proportions confortables (on avançait plus haut des réserves connues pour subvenir au niveau actuel des besoins en uranium enrichi pour encore 80 ans) ? La Terre peut cependant réserver aux hommes des surprises dans l’avenir.

      Cela bien précisé je reste entièrement d’accord avec votre point de vue : il faut poursuivre l’aventure nucléaire, une grande aventure certes mais dont personne n’a eu à se plaindre en France jusqu’à présent... Tchernobyl c’était les autres, ne leur jettons pas la pierre pour autant.

      Enfin, cette électricité nucléaire à 86,9 % nous facilite quand même bigrement la vie. Le chiffre est là. On peut critiquer le choix mais il faut alors proposer :
      - une alternative crédible susceptible de produire demain la même quantité d’électricité que nous consommons aujourd’hui,
      - des solutions permettant une réduction chiffrée de la consommation jusqu’à équilibrer la production possible par les énergies alternatives.

      Laissons donc les opposants nous chiffrer exactement tout cela. Ils devraient, sans exagération et sans proposer de moyens de réduction de la consommation, travailler sur une capacité de production de 100000 MW puisqu’on a en effet déjà pu observer en France des consommations instantannées dépassant 80000 MW.

      Tant que la population mondiale continuera de croître au rythme actuel, ce problème des sources d’énergie s’amplifiera de même. C’est donc peut-être par la maîtrise démographique que notre réflexion sur l’énergie devrait commencer. Car comment refuser à d’autres notre niveau de dilapidation énergétique actuel ?


    • Bulgroz (---.---.148.130) 21 juin 2006 15:56

      @ Mike,

      Tout ce que vous dites et vous le dites bien, n’intéresse pas les auto proclamés activistes dont le fonds de commerce est justement écrit sur la boîte « Sortir du nucléaire ».


    • Z (---.---.107.65) 21 juin 2006 17:03

      Bulgroz>« Tout ce que vous dites et vous le dites bien, n’intéresse pas les auto proclamés activistes dont le fonds de commerce est justement écrit sur la boîte »Sortir du nucléaire« . »

      Mais il ne s’agit pas de commerce justement, mais d’un engagement citoyen militant. Des gens qui agissent par conviction, sans penser à un retour sur investissement financier. Quand vous aurez compris cela, vous arrêterez de leur faire des procès d’intention. Que certains d’entre eux manquent d’honnêteté intellectuelle, parce qu’ils se sont tellement investis dans cette cause que se rendre compte qu’elle est infondée serait trop dur pour eux, c’est un fait. C’est malheureusement souvent le cas de ceux qui sont le plus visibles, car ce sont eux qui sont le plus investis. Mais la plupart d’entre eux restent honnêtes et s’il vous semble qu’ils ne répondent pas à vos objections, eux se disent exactement la même chose à propos de vous.


    • Bulgroz (---.---.148.130) 21 juin 2006 17:20

      @ Z,

      Certains sont honnêtes ? Peut être,

      mais ils sont avant tout des activistes sans maîtrise du dossier.

      Je parlais de fonds de commerce intellectuelle, certains font dans la défense des pit bulls ou des raves, d’autres dans l’anti nucléaire. Comme ca, parceque c’est sympa.

      Par ailleurs, je me pose une question, tout cela est il bien innocent ? Qui soutient ces activistes ? Qui les finance ?

      La voix d’un activiste associatif a t elle plus de poids que celle d’un simple citoyen ?


    • Dmx (---.---.8.124) 21 juin 2006 19:03

      Soit ... le terme fossile est impropre en ce qui concerne l’uranium et le nucléaire de fission. Disons que c’est une énergie non-renouvelable, à l’échelle des civilisations humaines en tous cas.

      Elle ne pourra jamais se subtituer aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) car les réserves sont beaucoup trop faibles pour une utilisation à grande échelle. Et je ne parle des problèmes de prolifération ou d’accident.

      Maintenant on nous chante ITER ... mais ITER est un projet scientifique que peut-être montrera la rentabilité (plus d’énergie que sort que celle qui entre) de la fusion par la technique du confinement. Mais ça n’est pas sûr qu’on y arrive et si on y arrive, c’est dans 50 ans.

      Question : on fait quoi en attendant ? on fait quoi si ça foire ?

      Vous ne comprenez pas l’impact de Peak Oil sur l’alimentation de la population mondiale ... comment va-t-on passer de 6,5 milliards à 2,5 milliards en 30 ans, car normalement, dans 30 ans, il y aura beaucoup moins de pétrole, vraiment beaucoup moins ... même les plus optimistes l’admettent.


    • gewurtz (---.---.102.41) 23 juin 2006 10:59

      pourquoi vous échauffez-vous si vite ? et si, comme vous, les autres parlaient par conviction ? et s’il ne vous voulaient pas de mal ? et si jamais ils étaient honnêtes eux aussi ? et si jamais, si jamais, par extraordinaire, par incroyable, vous étiez, comme tout le monde... faillible ? j’émets juste une question. parce que moi aussi des fois je m’énerve et dans ces cas-là j’aime qu’on me redétende. c’était la parenthèse « parlons-nous bien ».


  • Adolphos (---.---.59.170) 21 juin 2006 11:07

    « Une fois défalquée cette énergie perdue dans la nature, la place du nucléaire apparaît clairement : on retombe sur les 17% évoqués ci-dessus. »

    Bon, donc il faut construire plus de centrales nucléaires.


    • Qrun (---.---.105.180) 21 juin 2006 12:35

      Bonjour,

      Première chose si vous voulez parlez d’énergie, il faut parler de consommation d’énergie ainsi que de production, en discociant les filiaires de production ainsi que de consommation.

      Il est totalement abhérant de confondre énergie totalement consommée en France et énergie ELECTRIQUE PRODUITE. De confondre L’énergie thermique produite par une centrale nucléaire et l’énergie électrique. Dire que la plus grande part des 70 ou 80 % d’énergie électrique produite s’évapore est une abhération énorme. Engagez des ingénieurs pour vous expliquer le fonctionnement du secteur énergétique.

      - Si vous voulez comparer les différentes filiaires de production d’électricité il faut le faire sur une base résonable, c’est a dire prendre en compte l’entiereté de l’énergie qu’il a fallu utiliser pour le cycle complet :

      La construction de la centrale, l’approvisionnement du combustible, son extraction, ainsi que le démentellement. Si l’on converti cela en quantité de CO2 rejeté dans l’atmosphère au kW/h produit on arrive à la conclusion qu’une centrale nucléaire en rejette moins qu’une élolienne ou du photovoltaique, ne parlons meme pas du gaz ou du charbon.

      - Vous parlez de production n’énergie électrique sans comprendre qu’il faut dissocier une production de base d’une production aléatoire... Jusqu’a preuve du contraire actuellement on arrive pas à stocker l’énergie électrique, il faut donc la produire en même temps qu’elle est consommée, chose très difficile lorsque la production est aléatoire (éolienne) ou conditionnée au reserve d’eau (hydraulique). Comprenez vous la complexité que représente l’utilisation de l’énergie hydroélectrique sur un cours d’eau ? Si vous ouvrez des vannes en amonts pour produire de l’électricité, vous aurez de l’eau en aval sur la prochaine central qu’il serait idiot de ne pas utiliser... mais en aurez vous besoin ?

      Je ne dis pas qu’il ne faut pas utiliser l’hudroélectrique ou l’éolien ainsi que la biomasse, ce serait une abhération ne négliger ces filiaires, par contre en l’état actuel de nos connaissances techniques, IL FAUT DES CENTRALES QUI SOIENT CAPABLE DE FONCTIONNER EN BASE ET SUR COMMANDE. Si vous faites la comparaison entre le nucléaire et le gaz, écologiquement, vous choisissez entre des déchets nucléaires ou un rejet de CO2.

      C’est un choix politique qu’il faut faire, et personnelement je crois qu’il faut favoriser le nucléaire, car les problèmes dues au rejet de CO2 risquent de devenir insurmontable avant l’aube du XXII ième siècle, alors que les déchets nucléaires poseront problème à plus longue échéance.

      Donc pour résumer :

      - En premier lieu, il faut favoriser les énergies renouvelables en étant conscience de leur limite d’utilisation.

      - Puis il faut favoriser les filiaires qui premetteront un rejet minimum de CO2, nucléaire ainsi que centrale à caption de CO2.

      - Mettre en place un label qui comptabilisera l’émission de CO2 de chaque produit (de la pomme de terre à l’ordinateur portable) sur tout son cycle de vie, pour que le consommateur puisse se faire ses achats en connaissance de cause.


    • Bulgroz (---.---.17.181) 21 juin 2006 12:44

      @ Qrun,

      Il est inutile d’argumenter avec ces auto proclamés activistes citoyens au dessus des autres citoyens, ils veulent sortir du nucléaire pas écouter des arguments.

      Leur bétise est à l’image de ce qu’ils écrivent,

      Je me demande bien qu’elle peut être leur motivation réelle ?


    • Marsupilami (---.---.50.34) 21 juin 2006 12:55

      @ Bulgroz

      Ouaf !

      Tes arguments sont bons, mais il y a quand même un truc qui cloche : étant donné que les réserves d’uranium seront épuisées dans un siècle, c’est dingue de construire des centrales qui seront inéluctablement privées de combustible. Et ça, ça n’est pas un argument écolo, mais de simple logique.

      Houba houba !


    • (---.---.158.183) 21 juin 2006 13:18

      @Qrun

      « Si l’on converti cela en quantité de CO2 rejeté dans l’atmosphère au kW/h produit on arrive à la conclusion qu’une centrale nucléaire en rejette moins qu’une éolienne ou du photovoltaïque, ne parlons même pas du gaz ou du charbon. »

      Si j’ai bien compris, le CO2 rejeter pour construire une centrale nucléaire, la faire fonctionner et la démanteler est moins important que pour l’éolien ou le photovoltaïque pour produire une quantité d’énergie équivalente ?

      Si c’est bien ça. On peut résumer ainsi. Produire X consomme moins d’énergie avec des centrales nucléaires qu’avec de l’éolien ou le photovoltaïque. En gros, le nucléaire à un meilleur rendement. Mais si l’énergie utilisée pour construire, entretenir et démanteler une éolienne est elle même renouvelable. Plus de rejet de CO2. Plus de déchets nucléaire. Mais plus d’énergie. On serait en quelque sorte dans un cercle vertueux.

      « chose très difficile lorsque la production est aléatoire (éolienne) ou conditionnée au reserve d’eau (hydraulique) »

      L’éolien et l’hydraulique sont loin d’être les seules sources d’énergies renouvelables disponibles. Il y a la géothermie ou l’houloélectricité qui sont des sources d’énergies beaucoup plus « constantes ».

      "Donc pour résumer :

      - En premier lieu, il faut favoriser les énergies renouvelables en étant conscience de leur limite d’utilisation.

      - Puis il faut favoriser les filiaires qui premetteront un rejet minimum de CO2, nucléaire ainsi que centrale à caption de CO2."

      On est on ne peut plus d’accord. On ne peut pas, en l’état actuel des choses, se passer immédiatement du nucléaire. Mais on ne peut pas non plus croire qu’il va résoudre tous nos problèmes d’énergies indéfiniment.

      « -Mettre en place un label qui comptabilisera l’émission de CO2 de chaque produit (de la pomme de terre à l’ordinateur portable) sur tout son cycle de vie, pour que le consommateur puisse se faire ses achats en connaissance de cause. »

      Quelle belle idée. Je pense que chaque consommateur aurait un pouvoir énorme si on lui donnait les informations qui lui permettent de choisir ces produits selon de tels critères.

      @Bulgroz

      Ca vire au trollisme.


    • Marie Pierre (---.---.1.15) 21 juin 2006 14:14

      A Qrun,

      Votre réaction, comme celle de Bulgroz, est sensée et juste quant au stockage.

      Devinette : La consommation électrique a doublé en ....ans.

      Ne pourrait-on pas déjà cesser d’installer :

      1) des chauffages électriques (interdit au Danemark je crois)

      2) des climatiseurs (individuels ou dans les bureaux)

      3) des lampadaires allumés en continu

      4) des panneaux publicitaires allumés toute la nuit

      5) des lave vaisselle à gogo qui pompent aussi beaucoup d’eau

      Des éoliennes peuvent servir à fabriquer de l’hydrogène pour des piles à combustible : un marin a proposé d’utiliser le Clem pour y installer des éoliennes et fournir le courant nécessaire à toute la flotte de pêche de Douarnenez. Info

      Réponse : 20 ans. Ce n’était pas la bougie !


    • bruno (---.---.46.20) 21 juin 2006 15:02

      Faux, un lave vaisselle absorbe moins d’eau qu’une vaisselle à la main dans un évier bi bac.


    • Qrun (---.---.105.180) 21 juin 2006 15:45

      "Si j’ai bien compris, le CO2 rejeter pour construire une centrale nucléaire, la faire fonctionner et la démanteler est moins important que pour l’éolien ou le photovoltaïque pour produire une quantité d’énergie équivalente ?

      Si c’est bien ça. On peut résumer ainsi. Produire X consomme moins d’énergie avec des centrales nucléaires qu’avec de l’éolien ou le photovoltaïque. En gros, le nucléaire à un meilleur rendement. Mais si l’énergie utilisée pour construire, entretenir et démanteler une éolienne est elle même renouvelable. Plus de rejet de CO2. Plus de déchets nucléaire. Mais plus d’énergie. On serait en quelque sorte dans un cercle vertueux."

      Tu peux le voir comme ca, plus tu augmentes la part de renouvelable plus tu vas diminuer la quantité de CO2 émise pour la création de l’éolienne, mais cela revient à supposer que l’on peut se contenter du renouvelable uniquement, ce qui n’est pas le cas.

      « L’éolien et l’hydraulique sont loin d’être les seules sources d’énergies renouvelables disponibles. Il y a la géothermie ou l’houloélectricité qui sont des sources d’énergies beaucoup plus »constantes« . »

      Effectivement la géothermie est une bonne source, seulement elle n’est encore une fois que marginale au niveau mondiale et très mal répartie, elle n’est donc pas une solution globale, en ce qui concerne l’houloélectricité, je n’ai pas encore entendu parler d’un projet viable sur le plan technique, principalement du au besoin de déensablé, de plus l’impact de cette technique sur la flore marine est colossale.

      « On est on ne peut plus d’accord. On ne peut pas, en l’état actuel des choses, se passer immédiatement du nucléaire. Mais on ne peut pas non plus croire qu’il va résoudre tous nos problèmes d’énergies indéfiniment. »

      Je n’ai jamais dit le contraire, mais avant de crier au scandale pour les problèmes long termes, il faut d’abord s’occuper des problèmes à court terme, sinon on ne vera jamais ceux à long terme. smiley

      «  »-Mettre en place un label qui comptabilisera l’émission de CO2 de chaque produit (de la pomme de terre à l’ordinateur portable) sur tout son cycle de vie, pour que le consommateur puisse se faire ses achats en connaissance de cause."

      Quelle belle idée. Je pense que chaque consommateur aurait un pouvoir énorme si on lui donnait les informations qui lui permettent de choisir ces produits selon de tels critères."

      Je ne comprend pas bien ? C’est de l’ironie ?


    • (---.---.30.3) 21 juin 2006 17:12

      @Qrun

      « en ce qui concerne l’houloélectricité, je n’ai pas encore entendu parler d’un projet viable sur le plan technique, principalement du au besoin de déensablé, de plus l’impact de cette technique sur la flore marine est colossale. »

      Voila un article en parlant sur le moniteur.

      http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/depeche.asp?id=D1DA83E2C&acces=2&numPage=2

      C’est sur on est encore loin de la rentabilité d’une centrale nucléaire mais si on avait investie autant d’argent dans la recherche d’énergie renouvelable que dans le nucléaire on en serait peu être pas loin.

      « Je ne comprend pas bien ? C’est de l’ironie ? »

      Je vous assure que non. Je pense sincèrement qu’on donnera plus de pouvoir aux consommateurs en l’informant mieux sur tous le cycle de vie d’un produit.


  • Bulgroz (---.---.17.181) 21 juin 2006 13:00

    @ Marsu,

    C’est ca, un siècle, peut être beaucoup plus, mais pas moins, le débat sur la reconstruction du nucléaire est bien pour le prochain siècle, il ne prétend pas résoudre les problèmes des 100 siècles futurs.


    • Marsupilami (---.---.50.34) 21 juin 2006 13:11

      Ouaf !

      Certes, mais la durée de désintégration des déchets radioactifs, elle, c’est une histoire de 100 siècles et même beaucoup plus pour certains d’entre eux. Ce rapport des durées souligne la dinguerie de ces centrales à uranium. Mais bon, puisqu’on va dans le mur dans une dinguerie générale, allons y nucléairement, pourquoi pas ?

      Houba houba !


    • (---.---.158.183) 21 juin 2006 14:00

      @Bulgroz

      « il ne prétend pas résoudre les problèmes des 100 siècles futurs. »

      Pas grave. On sera plus là nous. Ils devront trouver autre chose pour produire leurs énergies et ils se démerderons avec nos déchets.

      Si ça c’est pas regarder son nombril et penser qu’à sa pomme. Se serait quand même plus simple si on s’orientais directement vers un système énergétique inépuisable.


    • (---.---.158.183) 21 juin 2006 14:15

      @Namic

      « De toute façon, à quoi bon développer des énergies renouvelables, puisqu’on nous dit que la solution c’est de diminuer notre consommation ... »

      Il ne faut pas faire l’un ou l’autre. Il faut faire les deux. Diminuer sa consommation ce n’est pas retourner à l’age de pierre. C’est mettre des ampoules à économies d’énergies. Acheter des équipements de classe énergétique A uniquement. Ne plus mettre ces appareils en veillent mais les arrêter. Mieux concevoir sa maison. Préférer 30 minutes de marche à pieds ou 15-20 minutes de vélos ou 10 minutes de transports en communs que 5 minutes en voitures. Préférer acheter des produits locaux même si ils sont un plus cher que sont qui ont fait 20000km pour arriver dans votre marché. Acheter des produits de saisons, si vous achetez des tomates françaises au moins de décembre, c’est qu’elle ont été produite sous serres chauffés généralement. Et la liste est encore longue. Il s’agit de juste de moins gaspiller et de consommer intelligemment. Si pour vous, faite tous ces gestes simples c’est « vivre dans le tiers monde », vous n’avez vraiment aucune idée de ce qu’ils vivent.


    • faxtronic (---.---.127.82) 21 juin 2006 15:29

      a IP:xxx.x95.158.183

      Ben si tu n’etais pas egoiste aussi, tu eviterais de faire des enfants, pour leur epargner cette peine.


    • (---.---.158.183) 21 juin 2006 15:36

      @faxtronic

      Dommage que vos parents n’est pas eu cette brillante idée.


    • faxtronic (---.---.127.73) 21 juin 2006 18:15

      non mais j’evite de faire des enfants, et je suis pas le seul, et ce n’est pas une insulte ou une moquerie, car franchement j’ai pas confiance du tout dans l’avenir de ce monde. Vous devriez faire de meme.


  • jcm - Freemen (---.---.0.86) 21 juin 2006 13:21

    • romG romG 21 juin 2006 13:49

      JCM,

      Intéressante cette étude sauf que l’on ne peut pas réellement dire que Les 7 vents du Cotentin soient un organisme indépendant. Qui plus est, cette étude a été commanditée par « Sortir du nucléaire ». Les résultats seraient donc, a minima, à faire vérifier par un organisme indépendant voire une mission parlementaire.

      Cordialement.


  • Dani (---.---.47.6) 21 juin 2006 13:27

    1. Article de pure désinformation.

    2. Conclusion logique qui ne plaira pas à l’auteur : il faut donc augmenter le nucléaire et reprendre dare-dare la construction de nouvelles centrales.


  • mariner valley (---.---.64.122) 21 juin 2006 13:31

    @bulgroz

    j’apporte un petit bemol quand vous dites :

    « quelle énergie pour les transports ? : là, le nucléaire n’est en rien responsable, il faut du pétrole et il n’y a pas d’alternative au pétrole et c’est bien là que réside le problème. »

    pour les transports il existe une alternative quand meme au petrole ce sont les biocarburants qui sont largement exploite au Bresil notamment paragraphe 2. http://www.univers-nature.com/dossiers/biocarburant.html Une voiture sur 2 quand meme.

    Il me semble aussi avoir vu sur internet des diesels pouvant fonctionner a l’huile de colza. il y a meme un devpt en france, certaines grande surface le commercialise et sont prises d’assaut. Mais c’est illegal il me semble.

    La volonte politique qui n’est pas presente.

    Sinon oui je rejoins rom G quand il dit qu’il y a du juste dans votre analyse.


    • en passant (---.---.47.140) 21 juin 2006 13:41

      C’est sympa sur le papier les biocarburants, mais :

      1)si on veut en produire de grandes quantités, il nous faudra de l’engrais chimique, comme pour toutes les cultures extensives actuelles. Le problème, c’est que les engrais chimiques, c’est entre autre à base de pétrole (comme la plus grosse partie de notre industrie chimique, à commencer par le plastique)

      2)on va déjà avoir bien du mal à nourrir toute la planète, alors bloquer des terres entières pour autre chose que le besoins primaire de se nourrir risque pour le moins d’être mal perçu par les affamés.


    • romG romG 21 juin 2006 13:53

      En passant a tout à fait raison. Les biocarburants ont énormément d’inconvénients, celui entre autres de venir concurrencer les surfaces dédiées à la production de nourriture. Ou encore de diminuer le rendement du moteur (ou augmenter sa consommation), de nécessiter l’emploi d’engrais (qui provoquent des rejets de gaz à effets de serre bien pire que le C02) ... J’en passe et des meilleurs. Je pense sincèrement que cette option est à évacuer d’urgence (alors que le gouvernement vient de décider d’accélérer les choses).

      Seul intérêt : la dépendance énergétique. Et la Terre dans tout ça ?


    • (---.---.107.65) 21 juin 2006 14:26

      Au sujet des biocarburants, on peut, comme presque toujours, se référer au site de Manicore : http://www.manicore.com/documentation/carb_agri.html .


  • (---.---.23.177) 21 juin 2006 13:33

    « il faut cesser de transporter des marchandises sur des milliers de kilomètres, il faut les produire près des lieux de consommation »

    Il n’y a plus qu’a planter des bananier en Ile de France, et mettre au chomage la moitie de la Martinique et de la Guadeloupe.

    Article simpliste pour simplet.

    .


    • Adolphos (---.---.59.170) 21 juin 2006 13:35

      Et tu vas travailler au condition d’un chinois ? Non ? Donc on va continuer à importer.


    • Marsupilami (---.---.50.34) 21 juin 2006 13:40

      Ouaf !

      Alternative : ne bouffer que des fruits et légumes de saison produits localement. Imparable pour les économies d’énergie.

      Il faudra bien un jour tout relocaliser. La fin du pétrole bon marché, puis la fin du pétrole tout court nous y contraindra.

      On bouffera peut-être plus de bananes en France métropolitaie, mais les fraises c’est pas dégueu non plus...

      Houba houba.


    • romG romG 21 juin 2006 13:57

      D’accord avec le Marsu. Il suffit dans un premier temps de consommer des produits de saison (liste sur Marmiton.org). Cela fera déjà une grosse différence. Il ne s’agit pas, bien sûr, d’arrêter de mager des bananes (si elles sont labellisées « produit équitable »).

      Cordialement.


    • satanas (---.---.127.107) 22 juin 2006 21:17

      Je sais, c’est dur d’arrêter la banane. Mais essaie tout de même les pommes. Tu verras, on s’habitue.

      Vive la décroissance !


  • namic (---.---.49.62) 21 juin 2006 13:41

    De toute façon, à quoi bon développer des énergies renouvelables, puisqu’on nous dit que la solution c’est de diminuer notre consommation ...

    Si je comprends bien, notre vrai problème, c’est qu’on n’ arrivera pas à démanteler assez vite les infrastructures existantes pour s’adapter à cette baisse de consommation...

    Pourquoi ne vont ils pas tous vivre dans le tiers monde, là ou l’industrialisation galopante ne polluera plus leur vie ? Ou ils ne seront plus tentés par les sirènes du progrès ?


    • romG romG 21 juin 2006 14:01

      Namic,

      Votre commentaire est complètement absurde et déconnecté de la réalité. La consommation d’énergie va au contraire continuer d’augmenter (et cela n’est pas près de changer). Et c’est dans les pays en voie de développement (quels pays mettez-vous dans le « tiers monde » ?) que la demande d’énergie va croître le plus rapidement.

      Et ces pays ne possèdent pas les technologies du nucléaire (sic), ni même de celles liées aux énergies renouvelables ...


    • Marie Pierre (---.---.1.15) 21 juin 2006 14:17

      RomG,

      La Chine a la technologie du nucléaire et va la diffuser....


    • (---.---.158.183) 21 juin 2006 14:18

      @Namic

      « De toute façon, à quoi bon développer des énergies renouvelables, puisqu’on nous dit que la solution c’est de diminuer notre consommation ... »

      Il ne faut pas faire l’un ou l’autre. Il faut faire les deux. Diminuer sa consommation ce n’est pas retourner à l’age de pierre. C’est mettre des ampoules à économies d’énergies. Acheter des équipements de classe énergétique A uniquement. Ne plus mettre ces appareils en veillent mais les arrêter. Mieux concevoir sa maison. Préférer 30 minutes de marche à pieds ou 15-20 minutes de vélos ou 10 minutes de transports en communs que 5 minutes en voiture. Préférer acheter des produits locaux même si ils sont un plus cher que sont qui ont fait 20000km pour arriver dans votre marché. Acheter des produits de saisons, si vous achetez des tomates françaises au moins de décembre, c’est qu’elle ont été produite sous serres chauffés généralement. Et la liste est encore longue. Il s’agit juste de moins gaspiller et de consommer intelligemment. Si pour vous, faite tous ces gestes simples c’est « vivre dans le tiers monde », vous n’avez vraiment aucune idée de ce qu’ils vivent.


    • Marsupilami (---.---.50.34) 21 juin 2006 14:42

      Ouaf !

      Exactement. Personnellement je fais déjà tout ça depuis longtemps. Ce n’est pas compliqué. Il faudrait juste une politique résolue allant dans ce sens. Les propositions de Marie Pierre ci-dessus sont tout simplement du bon sens élémentaire. Si les Verts étaient moins cons, cette politique aurait probablement déjà commencé.

      Mais ça passe aussi par l’interdiction absolue du matraquage publicitaire en faveur de produits qui dont trois fois le tour de la planète avant d’arriver chez nous alors qu’ils pourraient être produits sur place (et tant pis pour les bananes). A l’heure de l’ultracapitalisme financier, de la mondialisation dingo et de la crétinisation consumériste des masses footeuses, c’est pas demain la veille que ça va commencer...

      Houba houba grrr...


    • Marie Pierre (---.---.40.95) 21 juin 2006 15:51

      Golfe du Morbihan, samedi dernier.

      Arrivée de la planche « Sortir du Nucléaire », qui vient de faire une traversée de l’Atlantique. Trop peu de vent : un bateau pneumatique la tire. Mouillage, le bateau à moteur s’en va, à grand bruit, grande vitesse, grande consommation !!!!


  • Fred (---.---.155.75) 21 juin 2006 14:16

    A titre d’information,

    http://www.americanenergyindependence.com/uranium.html

    je pense que l’on a le temps de voir venir.


  • Voltaire (---.---.65.37) 21 juin 2006 14:26

    Dommage que sur ce sujet si important, la mauvaise fois l’emporte généralement...

    La présentation de Mr Lhomme est effectivement largement biaisée. Mais il ne faut pas non plus faire dans l’angélisme à propos du nucléaire.

    - Le problème le plus urgent est celui du possible réchauffement climatique. Non pas que l’homme ne saurait pas s’y adapter, mais le coût serait très important et frapperait, comme d’habitude, d’abord les populations les plus pauvres. Or ce problème est à brève échéance : si on continue sur ce rythme, les modèles climatique nous prévoient une situation irréversible dans moins de 50 ans.

    - Il faut donc réduire nos émissions de gaz à effet de serre rapidement. En ce qui concerne la production d’électricité, il n’y a pas d’autre alternative à court terme que le nucléaire. On peut aussi réduire l’émission de CO2 produite par les centrales classiques (Gaz, pétrole, charbon) par séquestration mais cela demande des investissements très importants et présentent des problèmes de responsabilité des opérateurs (que se passe t-il s’il y a fuite du réservoir où est stocké le CO2 10 ans après, qui est responsable etc..). Et comme l’on signalé plusieurs intervenants, Mr Lhomme aurait dû indiquer que la part du nucléaire dans notre production d’électricité est de 75%, regarder la part du nucléaire dans l’énergie totale ne veut rien dire.

    - Pour rassurer quelques autres intervenants, il n’y a pas de risque de pénurie d’Uranium à court-moyen terme (dans les 50 ans). On peut aussi extraire de l’uranium de l’eau de mer, c’est plus cher bien sûr, et on peut espérer qu’à ce moment là on n’aura plus besoin du nucléaire.

    - Il n’y a pas d’alternatives réalistes à court terme pour couvrir nos besoins d’électricité, notamment pour les pays en voie de développement (et ne venez pas me dire qu’ils n’ont pas le droit de se développer comme nous l’avons fait avant eux ! eux aussi ont le droit à une énergie bon marché et à aspirer à des conditions de vie identiques aux nôtres !), même si le solaire (mais pas vraiment l’éolien par contre, sauf de façon marginale) est une solution intéressante à moyen terme pour une partie de la consommation d’électricité au niveau individuel (mais pas industrielle) (conclusion notamment de la conférence organisée par le forum mondial de la science de l’OCDE les 17-18 mai derniers, http://www.oecd.org/document/51/0,2340,fr_21571361_36212413_36212633_1_1_1_ 1,00.html).

    - Le problème des déchets nucléaires est en effet sérieux. Il existe des pistes scientifiques pour un retraitement au moins partiel, et la solution du stockage à très long terme sans récupération possible me semble une grave erreur (je préfère une solution qui permette de récupérer, pour les retraiter plus tard, les déchets).

    - La problème des transports est en effet aussi important ; on ne peut pas remplacer de façon réaliste le pétrole. Les biocarburant ne sont énergétiquement rentables que dans certains cas (éthanol à partir de canne à sucre) mais ne représente pas une solution viable pour la plupart de nos véhicules dans nos pays (les autres biocarburants ne sont pas des solutions énergétique, uniquement des outils de politique agricole). Quant à l’hydrogène, il faut de l’électricité pour le produire, et à moins de construire massivement de nouvelles centrales nucléaires (mais je crois que Mr Lhomme y serait opposé), cela ne représente pas une solution pour l’effet de serre (mais ce serait plus sympa pour nos poumons j’en conviens). En revanche, rien n’empêche de fixer des normes de plus en plus strictes d’émission de CO2 et de consommation de carburant pour nos véhicules ! Il s’agit là de volonté politique face aux lobbies des transporteurs, des constructeurs, des automobilistes etc... car les solutions techniques existent.

    - Comme l’a donc indiqué Mr Lhomme, l’une des solutions est bien dans l’économie d’énergie. Transports, construction, procédés de fabrications, tous peuvent être optimisés pour consommer moins. Mais cela a un coût.

    Ma conclusion sera donc un peu différente de Mr Lhomme : « De toute évidence, pour véritablement laisser aux générations futures une Terre habitable, il faut simultanément lutter contre le réchauffement climatique ET développer le nucléaire (au moins à court terme). Il faut un développement à grande échelle des économies d’énergie - principalement dans les pays riches - et des énergies renouvelables, partout sur la planète. Cela nécessite de sérieux efforts de R&D dans l’énergie et de la volonté politique. Utopique ? Au contraire, c’est le seul choix réaliste, la seule voie d’avenir. »


  • Mr Jo (---.---.205.47) 21 juin 2006 14:48

    J’abonde dans le sens de Voltaire, c’est un sujet trop sérieux pour qu’on le traite avec une vision extrêmiste de part et d’autre. J’ajouterai aussi que la profonde mutation de la molitique énergétique qui nous attend nécessitera aussi un changement de comportement vis à vis des transports, par manque d’alternative viable.


  • faxtronic (---.---.127.82) 21 juin 2006 15:21

    Ah , la tribune libre, lieu d’articles qui aurait mieux fait rester dans la poubelle a papier.


    • Marsupilami (---.---.50.34) 21 juin 2006 15:58

      Ouaf !

      « Ah, la tribune libre, lieu d’articles qui aurait mieux fait rester dans la poubelle a papier ».

      Y compris, bien entendu, les commentaires de scientistes dans ton genre...

      Houba houba !


  • kirinyaga (---.---.242.1) 21 juin 2006 15:50

    Moi, quelque chose me turlupine avec tous ces raisonnements. Un truc que je ne comprends pas. Je ne suis pas ironique, j’aimerais vraiment qu’on me l’explique.

    Tout ce carbone stocké dans les hydrocarbures et libéré sous forme de CO2 dans l’atmosphère quand on les brûle, tous ces stocks de pétrole, on entend partout qu’il faut trouver un moyen de consommer moins d’énergie pour éviter de le libérer dans l’atmosphère.

    Question : même dans l’hypothèse où tous les pays industrialisés passeraient demain au zéro hydrocarbure, tout ce carbone va se retrouver dans l’atmosphère de toute façon, non ? Si ce n’est pas en 2020, ce sera en 2100 ou en 3000, mais ma conviction est qu’il serait naïf de penser que personne n’utilisera un jour la dernière goutte de pétrole aisément extractible sur terre ...

    Comment parler de réduction des émissions de CO2 ? Je suis honnête, je ne comprends pas. Y-a-t-il un bénéfice à une libération de CO2 lente par rapport à une libération rapide ? Parce que pour moi de toute façon, ce CO2 va forcément terminer dans l’atmosphère quoi qu’il arrive et parler de réduire le taux de CO2 atmosphérique en changeant nos habitudes énergétiques est une pure fumisterie.

    Y-a-t-il un puit de carbone naturel capable de stocker ce CO2 pourvu qu’on lui en laisse le temps ?


    • Stéphane (---.---.53.55) 21 juin 2006 16:02

      @kirinyaga En fait le problème actuel est qu’on émet plus de carbone que ce que la nature peut « recycler ». Il faut donc réduire nos émissions afin que l’on arrive à un équilibre entre ce que l’on rejette et ce que la nature peut absorber.


    • (---.---.219.8) 21 juin 2006 16:15

      Oui, il y a une énorme différence. Grosso modo, le CO2 reste 100 ans dans l’atmosphère. Plus il y a de CO2 dans l’atmosphère, plus la température augmente (effet de serre). Et plus la température est élevée moins l’océan (qui contient actuellement 93% du carbone terrestre sous forme d’hydrogénocarbonates) est capable de CO2.

      Le puits de CO2 principal de la planète a donc une capacité dépendante de la teneur en C02 dans l’atmosphère et moins nous en produisons de par l’activité humaine, moins nous risquons de désiquilibrer le système. C’est aussi pour çà qu’une hausse de 1 °C ou 6°C de la température moyenne est très différente. Dans les cas les plus catastrophiques (type on continue sur notre lancée sans rien faire, avec les nouveaux pays en sus), l’océan va se mettre à relarguer le carbone qu’il stocke et augmenter la taux de CO2 et ainsi de suite, jusqu’à...


    • Gnole (---.---.192.187) 21 juin 2006 16:16

      Selon les dernières études en date, oui il existe un important « turn-over » du CO2 atmosphérique qui est partiellement absorbé par les océan et probablement séquestré à très grande profondeur sous forme d’hydrates de carbones... donc une diffusion lente du CO2 fossile dans l’atmosphère permettrai de limiter l’impact sur le climat.

      Attention, contrairement à ce qu’on croyait, les forêts ne sont pas de puits de carbone, car leur stockage est à trop court terme...

      Cependant il y à un certain pb à l’hydrate de carbone sous-marin... une théorie voudrait qu’une importante extinction durant l’évolution ait put être provoquée par une décharge massive de CO2 séquestré dans l’atmosphère, asphyxiant les gentilles bêbettes de l’époque... ça reste une théorie, mais il y à quelques arguments intéressants... enfin faudra bien en faire quelque chose de ce CO2 finallement...


    • Z (---.---.107.65) 21 juin 2006 16:44

      « Y-a-t-il un bénéfice à une libération de CO2 lente par rapport à une libération rapide ? »

      Assurément, oui ! En fait, le principal gaz à effet de serre d’origine anthropique, le dioxyde de carbone, a une « durée de vie » dans l’atmosphère de l’ordre du siècle (au-delà de ce délai moyen, il est dissous dans les océans ou transformé par la photosynthèse des plantes). Donc on a tout intérêt à étaler ces émissions sur plusieurs siècles.

      Je renvoie encore une fois au site de Jean-Marc Jancovici, Manicore, qui a une page sur le sujet. L’enjeu de la réduction de la consommation des énergies fossiles est le suivant : « Toutefois il est encore entre nos mains d’avoir une évolution forte ou faible, un changement d’ère climatique ou peut-être une simple modification gérable de l’ère actuelle. »

      Dans les différentes prévisions sur le réchauffement climatique en 2100, la fourchette d’imprécision (entre +2° et +7° en gros si je dis pas de connerie...) est due en partie aux différents scénarios d’émission envisagés.

      Il n’y a donc aucune fumisterie (hélas ?) dans le discours de ceux qui parlent de réduire le taux de CO2 atmosphérique (et donc réduire le réchauffement climatique) en changeant nos habitudes énergétiques.


    • kirinyaga (---.---.242.1) 21 juin 2006 17:05

      Merci pour les explications. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi cet aspect du problème n’est pas expliqué en premier, j’ai l’impression qu’un tas de gens l’ignore et que personne ne communique dessus, alors qu’il s’agit de la base de tout le raisonnement anti-CO2 ...

      Accessoirement, cela signifie, si j’ai bien compris, qu’une éventuelle exploitation des hydrates de carbone sous-marins est à éviter à tout prix, puisqu’il s’agirait de l’ultime forme non-atmosphérique du carbone.

      Encore heureux que ça ne soit pas rentable pour le moment, je parie sinon que beaucoup s’y serait déjà mis ... (apparemment il y a -eu ?- des recherches à ce sujet)


    • (---.---.219.8) 21 juin 2006 17:39

      Un début d’explication est que 1/ les scientifiques surtout en france n’arrivent (ou n’aiment) pas dans leur grande majorité vulgariser leurs travaux 2/ les journalistes ne veulent (savent ?) pas non plus le faire parce que ouh là là la science c’est compliqué et ça n’intéresse personne selon eux.

      Pour ce qui est des hydrates sous marins, il s’agit en fait d’hydrates de méthane (méthane qui constitue un autre gaz à effet de serre très important en termes de volume). Ceux-ci pourraient à terme servir de source de combustible fossile (mais en rajoutant à nouveau du CO2 dans l’atmosphère, etc). Selon moi, bien évaluer le pour et le contre avant d’utiliser, mais il est intéressant de faire des recherches dessus, ne serait ce que parce qu’une meilleure compréhension de comment ils sont stockés peut nous aider à mieux appréhender le comportement de stockage de l’océan


    • Z (---.---.107.65) 21 juin 2006 18:26

      Une suite d’explication...

      3/ de fait, ça n’intéresse pas grand monde... et c’est implicite dans l’esprit des gens. Si on leur demande de réduire leurs émissions de CO2, c’est que ça doit servir à quelque chose ! Ils ne se sentent pas concernés par la justification « scientifique » de la chose parce qu’ils estiment (à juste titre ou pas) que c’est en dehors de leur champ de compréhension. C’est comme quand on leur dit qu’il faut consommer pour relancer la croissance et être heureux. Beaucoup de gens se résignent à CROIRE (ce qui peut être grave) ce qu’on leur dit à la télé dans des émissions aussi sérieuses que le JT de 20h, et ils ne veulent guère en savoir plus. Quand on n’a pas une formation assez poussée dans un domaine (par exemple les sciences, l’économie), ce qui est le cas de la plupart des Français, on en est réduit à faire confiance à certains, on est obligé de décider arbitrairement que telle source est une source fiable, et souvent cette source est le journaliste qui n’en connait pas plus que nous (en sciences surtout). Les quelques uns qui ont envie d’avoir des explications plus poussées trouvent leur content d’information supplémentaire et de désinformation sur internet. Malheureusement, bien peu ont les moyens de trier le bon grain de l’ivraie.

      Moralité : il est urgent de faire de la pédagogie sur toutes les problématiques environnementales. Dans les écoles pour que nos futurs gamins en sachent plus que nous, dans les écoles de journalisme pour qu’ils arrêtent de dire des bêtises, puis dans les médias quand les journalistes seront à la hauteur ou quand on laissera parler les scientifiques même s’ils font moins d’audimat que la Starac.

      En vérité je ne sais trop par où il faudrait commencer pour désamorcer ce cercle vicieux : il faut éduquer les gens pour qu’ils commencent à s’intéresser, mais pour commencer à les éduquer il faut qu’ils soient intéressés...

      Au sujet des hydrates de carbone, je me permets de citer encore une fois une page de mon site préféré : « Ajouter les hydrates au charbon, parce que ce dernier viendrait à manquer, c’est probablement l’assurance de largement dépasser 10°C de hausse de la température planétaire. Serait-ce seulement possible sans que la perturbation du climat ne se charge de nous »calmer« bien avant ? »


    • Surcouff (---.---.163.154) 21 juin 2006 18:52

      Pour info, la fourchette des estimations qui fait aujourd’hui l’objet d’un consensus scientifique onusien (1300 scientifique du GIEC) est de 1,4 à 5.8 °C. Pas 2 à 7°C....

      Ce rapport date de 2001 et le prochain est prévu pour fin 2006 début 2007. On parle dans le brouillon d’une nouvelle fourchette d’estimation allant de 2 à 4.5 °C et +1,5°C si les rétroactions positives que l’on craint se produisent (larguage du Co2 contenu dans les océans, du méthane contenu dans le permafrost)

      Enfin, une petite présision quant au temps de résidence du CO2 dans l’atmosphère (avant qu’il ne soit absorbé par les puits de carbones naturels) : 100 ans pour du CO2 largué à la surface de la terre et 200 ans pour le CO2 largué en haute atmosphère.... (voir aviation)


  • Stéphane (---.---.53.55) 21 juin 2006 15:57

    Pour ceux qui se demandent comment on peut sortir du nucléaire avec des renouvelables, vous pouvez aller consulter le scénario Negawatt, consultable sur http://www.negawatt.org/

    Pour ceux qui n’ont pas confiance dans le réseau Sortir du Nucléaire, sachez que ce scénario n’a pas été commandé par le réseau.

    Et pour répondre à Qrun sur ses inquiétudes quant au fait d’utiliser des renouvelables alors qu’on ne sait pas stocker l’énergie, on sait quand même aujourd’hui utiliser un réseau électrique avec une part non négligeable de production aléatoire. Dans le scénario Negawatt la part des ENR à production aléatoire (notamment éolien et PV) ne dépasse pas notre stade actuelle de connaissances dans ce domaine.


  • NicoM (---.---.94.114) 21 juin 2006 16:12

    Un bon article qui met les pieds dans le plat ! Au pays du nucléaire discuter des énergies rénouvelables étaient tabou. Il faut voir les difficultés qu’EDF impose encore aux personnes qui mettent du solaire photovoltaiques.

    Franchement, que va t’on faire de nos déchets ? Qui va payer la facture du retraitement des déchets et du démantellement des centrales ? Ou est l’argent aujourd’hui ? Réponse : chez le contribuable !

    On est devenu énergivore sans penser au lendemain ! Le réveil est difficile. Tout de même, quand on voit le peu de considération que l’on fait de l’énergie solaire dans la région PACA (que j’habite) on est en droit de se poser des questions ! Il n’y a pratiquement pas de chauffe eau solaire ni de photovoltaique alors que le gisement est énorme et inépuisable. On construit encore aujourd’hui des maisons sans se soucier de leur orientation solaire. Nous sommes de sacrés autiste. Réveil et responsabilisation énegétique générale à tous les étages. Tel devrait être le mot d’ordre dans le pays !

    A+


  • simplet simplet 21 juin 2006 16:37

    Les pro nucléaires devraient répondre à la question : on fait quoi des déchets.. pas pour nous, pour notre descendance...alors ???

    qu’en est il de cette histoire de Z machine , est-ce un semblant de réponse ????


    • Voltaire (---.---.65.37) 21 juin 2006 17:37

      Comme souvent, nous sommes en présence de deux maux parmi lesquels il faut choisir le moindre...

      D’un côté un réchauffement climatique possible et ses conséquences mondiales, de l’autre les déchets résultant d’une petite centaine d’années d’exploitation de centrales nucléaires. Objectivement, le second problème semble un peu moins important pour l’ensemble de l’humanité, d’autant que l’on peut espérer retraiter une bonne partie de ces déchets (c’est du moins possible théoriquement, mais il faut encore pas mal de R&D sur le sujet). Cela n’empêche pas de prendre le maximum de mesures pour limiter ces déchets et faire en sorte qu’ils ne se retrouvent pas dans notre environnement... (et je ne serai pas trop favorable à la privatisation des entreprises dans ce domaine, sans aucun a priori pro ou anti-libéral, mais par bon sens ; je crois d’ailleurs que c’est la position de l’UDF qu’on ne peut accuser de dogmatisme en la matière).

      Désolé, la Z machine n’apporte aucune solution au problème...


    • SL (---.---.54.32) 21 juin 2006 17:44

      Ce raisonnement (« entre deux mots, il faut choisir ») pourrait éventuellement être tenu si le nucléaire permettait effectivement d’empêcher (même partiellement) le réchauffement climatique. Or, nous l’avons vu, le nucléaire est marginal (6% de l’énergie consommée sur Terre) et déclinant (4% en 2030).

      Si on continue à croire que le nucléaire va empêcher le réchauffement climatique (« entre deux mots, il faut choisir... »), hé bien on continuera à avoir le réchauffement climatique ET le nucléaire (déchets, risques, etc...)


    • (---.---.219.8) 21 juin 2006 18:16

      Il me semble qu’une centrale ne consomme pas de CO2, hormis lors de sa construction et de son démantelement (comme les éoliennes et autres). Donc même si on garde vos 6% (peut on avoir une source svp ?), ça fait toujours 6% d’énergie produite quasi sans CO2, donc solution partielle (de ce point de vue) si malgré tout. Ensuite peut on savoir d’après la même source (ref 6%) quelle est la part des énergies renouvelables (hors hydroélectricité, on a fait presque tout ce qu’on pouvait dans le dommaine en france). Et vous imaginez arriver àcombien de % d’ici 2030 ?

      Et puis croire que le lobby du nucléaire ruine toute possibilité de développement des énergies renouvelables, faut pas pusser. Bien sûr, le domaine pétrolier n’y est pour rien (on compare leurs budgets respectifs ?), ni l’état qui tient tant à sa TIPP (qu’il faudrait remplacer par un autre impôt, très impopulaire attitude à adopter) qu’il l’a imposé aux biocarburants (d’origine non pétrolière que je sache)


    • Gnole (---.---.192.187) 21 juin 2006 19:33

      Il existait une filiaire fort prometteuse en France pour le retraitement des déchets nucléaires de moyenne et haute radioactivité qui en plus permettait de recycler une grande part des combustibles user pouvant être réutiliser normalement dans une centrale... ce procédé ne créait que peu de déchets ultimes de haute radioactivité (en tous cas il réduisait fortement ceux produits par les centrales). Ca s’appelait la surgénération, un procédé unique mis au point par des Français et exploité avec succès dans le surgénérateur SuperPhénix... centrale arrétée car quelques abrutis de soit-disant écologistes du parti des Verts avait décidé de l’offrir à ses non moins stupides adhérants après une victoire législatives et que le PS n’as pas su dire non...

      Stopper Super-Phénix à été la décision la plus anti-écologiste jamais prise en France... cela à couté une fortune au contribuable et réduit drastiquement les méthodes de retraitement des déchets nucléaires...

      De toute façon, en attendant la fusion, le nucléaire est indispensable... malheureusement je dirais.

      Gnole Qui a la prétention d’être écologiste dans l’âme lui !


    • sébastien (---.---.186.86) 21 juin 2006 21:14

      @Gnole

      « car quelques abrutis de soit-disant écologistes du parti des Verts »

      Je préciserais même : de part la lubie acharnée de la mère Voynet qui a déclaré :« Déjà toute petite, je manifestais contre Super-Phénix dans les bras de mon père ».

      Les habitants de Creys-Malville avaient manifesté CONTRE le démantélement de Super-Phénix et pour leurs emplois dans cette centrale, pourtant c’est eux qui auraient du avoir le plus peur de ce prétendu « danger » agité par less écolos.

      Super-Phénix a été arrété pour satisfaire un rêve d’enfance de la mère Voynet, au détriment du peuple français tout entier : voilà la conception de la démocratie chez les écolos-fascistes.


  • gibello (---.---.120.173) 21 juin 2006 17:28

    Quelques remarques quand même :

    - L’argument comme quoi le développement du nucléaire en France ne nous protège pas de l’effet de serre est doublement fallacieux : d’abord, parce que l’effet de serre est global (donc même si nous étions 100% nucléaire, le fait que nos voisins brûlent des hydrocarbures suffirait à entretenir le réchauffement chez nous), ensuite parce que ce n’est pas une raison pour ne rien faire localement contre l’effet de serre (ce n’est pas parce que les autres nous réchauffent qu’on doit contribuer à accélérer le réchauffement).

    - L’argument comme quoi le prix de l’énergie s’est quand même envolé malgré le nucléaire est lui aussi fallacieux : le nucléaire ne nous protège pas à 100% de l’augmentation du pétrole, puisque nous utilisons AUSSI du pétrole - c’est une lapalissade !

    - Enfin, vous constatez que « le nucléaire est en voie de disparition » : si cette analyse est juste, alors « sortir du Nucléaire » ne sert à rien, le nucléaire étant destiné à disparaître de lui-même. C’est un peu le « collectif pour la disparition des Mammouths », quoi...

    Ceci dit, je suis persuadé moi aussi que le nucléaire disparaîtra de lui-même - et ce, dès qu’on aura trouvé mieux !


  • LMathieu (---.---.116.199) 21 juin 2006 18:25

    Allez on va quand même combattre quelques contre-vérités énoncées dans cet « article » :

    - concernant cette histoire d’énergie primaire, Mr Lhomme oublie évidemment de mentionner quelques petites choses, comme par exemple que l’escence utilisée dans nos voiture est comptabilisée à 100% alors que l’énergie utile récupérée est bien moindre, ou que la chaleur d’une centrale (nucléaire ou thermique) pourrait -et devrait !- être utilisée par la cogénération.

    - actuellement on ne « rajoute » pas simplement des réacteurs, on anticipe la fin des premiers réacteurs construit. Il ne s’agit pas là d’une volonté de croissance nucléaire. Même EDF fait des scénarios jusqu’en 2050 à production quasi-constante.

    - vous mentionnez les 6% de l’énergie nucléaire, que vous mettez en balance avec... 17% pour les énergies renouvelables !!! Sachez donc que pendant l’antiquité on était à 100% de renouvelable. Et bien oui, les pays en voie de développement qui brûlent du bois (sans le replanter soit dit en passant) utilisent une énergie dite « renouvelable ». Donc sur ces 17% une grosse part vient du bois. L’autre gros morceau c’est l’hydraulique, qui est très intéressant moyennant quelques « petits » problèmes locaux et de « petits » risque liés au terrorisme si cher à Lhomme. Si on ne compte que le solaire (thermique+photovolaïque), l’éolien, la marémotrice, etc, la proportion mondiale passe alors de 17% à une valeur totalement ridicule. Est-ce une raison pour abandonner les énergies rénouvelables ? Non, il faut les développer. Et le nucléaire c’est pareil, même s’il ne fait pour l’instant que 6%.

    - Mr Lhomme, vous savez pertinemment que les réserves d’uranium dont vous parlez n’ont aucun sens. La technique de régénération du combustible multiplie par 100 ces réserves. Et vous avez certainement déjà reçu cet argument des dizaines de fois, étant donné son évidence quand on connait un peu le domaine.

    Pour la suite je ne me sens pas compétent pour débattre, et moi quand je ne connais pas je n’écrit pas d’article.


  • toy (---.---.144.116) 21 juin 2006 18:34

    Toujours aussi pathétique de voir les pro et anti nuclaires avoir leurs solutions miracles, de préférence purement technologiques.

    Non, une grosse partie du problème vient de nous-même et de nos comportements, et surtout comment arriver à les changer, et la technologie n’est qu’un support à ceci.

    Étant donné que tout le monde se fout de cet aspect des choses, qui de surcroît est très complexe, et quasiment impossible à modéliser, n’en déplaise aux tenants de negawatt, on s’en va toujours vers le « plus consommer », et donc, en l’état actuel de notre technologie, vers le nucléaire ou les énergies fossiles en ce qui concerne la production de masse en électricité.


  • don (---.---.111.136) 21 juin 2006 21:55

    bravo pour ce texte clair.

    Le nucleaire est une gabgie finnanciere que les francais ne comprennent pas. Ce industrie va mettre à genoux ce qu’il reste de reichesse chez nous

    Le lobby du nucleaire est tellement puissant et les futurs candidats semblent sur ce point encore des pros nucleaire à 100%


  • moniroje (---.---.246.62) 21 juin 2006 22:32

    L’article m’a bien sûr interpelé : l’énergie, la pollution, cela nous concerne tous et aussi l’avenir de nos enfants.

    Hélas, l’aigreur des propos contre nos gouvernants qui ne font rien ressemble plus à une attaque politique qu’à une analyse scientifique.

    Comment ça qu’ils ne font rien sinon penser à une privatisation ??? Limiter notre vitesse sur les routes économise quelques milliers de vies par an mais aussi quelques milliers de litres d’essence. Les éoliennes qui énervent ceux qui habitent à côté, c’est rien ??? presque rien peut-être, mais pas rien. Nos voitures qui roulent avec 5 litres au cent kilomètres, c’est pas du progrès ??? une 2CV consommait au moins du 8 litres au cent. Et maintenant les voitures hybrides qui pointent le bout de leur nez, précédant les voitures à hydrogène sur lesquels planchent presque tous les constructeurs. La loi incite à l’isolation des maisons, la télé nous conseille d’économiser l’électricité, Chirac a oeuvré pour que les pays industriels payent leur pollution. Et nos chercheurs vont construire un prototype pour la fusion nucléaire (pas de déchets ou presque pas, je crois et énergie quasiment infinie et gratuite, mais bon, pour dans deux siècles).Tout ça, c’est rien ??? Certes, je vous le concède, ce n’est pas suffisant ; mais c’est mensonger que de dire que c’est rien.

    Et quand vous écrivez : « Mais, avant même le développement des énergies renouvelables, la priorité est la réduction de la consommation énergétique des pays riches. » je pense à cette autre priorité : l’intention de la Chine d’être aussi riche que nous et c’est normal que vouloir vivre dans le bien-être. Ils ont aujourd’hui une voiture pour 14 habitants lors qu’en France il y a une voiture pour 2 habitants. Belle perspective de pétrole consommé à la vitesse gand V , de pollution multipliée par 7 !!! Là, vos cris d’alarme sont déjà inaudibles et balayés. Ils font au moins sourire : que les riches gaspillent moins et la Chine, reste aussi pauvre qu’aujourd’hui, pour l’avenir de la Terre ; tu comprends, ce que tu veux, notre richesse, si tu l’as, on coule tous.

    A oui, vous dites aussi : « Par ailleurs, il faut cesser de transporter des marchandises sur des milliers de kilomètres, il faut les produire près des lieux de consommation : c’est la »relocalisation de l’économie".

    Vous oubliez que Fabius lui-même annonça la fermeture de notre sidérurgie en Alsace, la mise en catastrophe de notre Est se retrouvant au chômage parce que la tôle d’acier débarquée à Fos et fabriquée au Japon (pas de minerai de fer chez eux) coûtait moins chère que la même tôle fabriquée chez nous. A vous entendre donc, il faudrait re-ouvrir notre sidérurgie, bien, bien, et fabriquer des tôles d’acier près des sites de Peugeot ou Renault ; et à quel prix ??? Votre relocalisation de l’économie est carrément utopique.

    Quant au dernier paragraphe de votre article, émaillé de Il faut, il ne fait qu’enfoncer une porte ouverte. Bien sûr qu’il faut tout ce que vous dites (tout le monde le pense, même Chirac est de votre avis) mais pour que ces mots ne soient pas vides de sens, il faut surtout les accompagner par des propositions concrètes et réalistes.La seule proposition que vous faites : arrêter le nucléaire et je partage vos craintes ; d’accord et le remplacer par quoi ??? combien d’éoliennes, combien de champs de colza, combien de marémotrices, combien de fours solaires ? etc.


  • Prévost (---.---.104.34) 21 juin 2006 22:38

    Cet article me semble ne reprendre que les arguments rabachés du lobby anti-nucléaire, sans réelle analyse quantifiée des enjeux économiques et environnementaux.


  • jp (---.---.163.35) 22 juin 2006 00:05

    je suit triste, contristé comme il s’est dit.notez que cela peut etre aproprié, aussi bien que le c.. en toute sympathie ne s’adresse a moi, voyez vous mon cher mr l’homme (comme les mots me font fremir justice libertée egalitée l’homme qui se dit homme j’adore) je trouve triste que vous usiez de tel subtefuges hors les mots nous parlons bien d’électricité produite ou me gourje dans votre article. de production ma fille de 7 ans établi le distinguo, vous me peinez ici un peut. je ne sait mais il me semble de bon ton quand l’on se penche sur un suget pointu d’avoir des sources adequates ou peut etre mais est ce trop demander une vision impartiale. donc et la est mon cruel dileme est ce betise, mauvaise information,prise de partie de l’auteur hélé par de vague chiméres, ou plus prosaiquement de la brutale désinformation. car hormis ce monde sans transition que donnerez vous demain à vos enfants monsieur l’homme. mais las de parler d’équité je ne vous demande que de reviser.


  • borneo (---.---.178.91) 22 juin 2006 02:38

    Pour les transports correspondants aux déplacements de particuliers, il existe une solution originale tout au moins pour ceux résident en pavillon (35% de l’habitat et les moins susceptibles d’utiliser les transports en commun du fait de la dispertion) : la voiture à air comprimé de l’ingénieur Guy Négre (http://www.mdi.lu/)qui donne une autonomie d’environ 200 KMS largement suffisante pour la plupart d’entre nous. Le compresseur a air peut fonctionner de nuit utilisant les surcapacités nocturnes ou de jour stockant sous forme d’air comprimé la production solaire ou éolienne. Publicité gratuite et desintéréssée

    Pour ce qui est du nucléaire, la question du cout du démantélement des centrales obsolétes non provisionné est pertinente.


  • termitor (---.---.109.37) 22 juin 2006 06:22

    Monsieur Stéphane Lhomme (Bordeaux)

    Porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire » Fédération de 725 associations

    A titre d’information.

    je vous invite a lire cette article. http://www.jp-petit.com/science/Z-machine/machines_MHD/machines_MHD.htm

    « Ces machines qui vont nous sauver ou nous détruire (11 juin 2006) »

    Que je resume : La possibilite d’avoir une source d’energie illimité de type fusion nucleaire propre Hydrogene + Bore sans aucune creation de dechet, ni activation de matiere radioactive. qui pourrais aussi bien a faire une arme atomique « propre » (non radioactivement polluante mais destructrice bien sur, helas) ou une source d’energie illimite, voila de quoi vous poser les bonnes question.

    L’humanite peut elle evite le nucleaire sous pretexte de choix fonde sur des sentiment et non sur la raison ?

    La possibilite d’une energie propre et illimite ne doit pas etre ecarté de nos realite, sous pretexte d’emotion ?

    Certe la gestion des dechets actuelle, et le manque de transparence de nos institutions sont un tord. Mais cela ne change rien au probleme de fond et d’evolution civilisationnel que va contraitre l’humanite a l’avenir.

    Arrete de vous fonder sur de mauvaise raison dans vos discours. Un point de vue scientique de ce que l’on appelle « les ecolo » serais bien plus productif dans la situation actuelle , que l’appel au retour au moyen age.

    Salutation.


  • axion (---.---.174.250) 22 juin 2006 07:26

    L’article touche à la manipulation par de l’amalgame.

    Il y a aussi des extremistes du nucléaire, et leurs arguments sont intéressants (voir la revue fusion, par exemple).

    Les surgénérateurs représentent effectivement un potentiel du cycle du nucléaire fermé (qui ne fait pas appel à de nouvelles sources d’uranium, et qui peut brûler le plutonium, éliminant une grande partie des déchets).

    Il est faux a ce sujet de dire que superphoenix ne fonctionne pas. Ses arrêts étaient normaux. Par contre, par décret, l’autorisation de faire redemarrer le surgénérateur devait être signé par un ministre. Si superphoenix n’a pas fonctionné beaucoup, c’est principalement grâce à la lenteur gigantesque du circuit ministériel (aucune autre centrale n’est soumis à l’aval politique pour fonctionner).

    Il existe de meilleures filieres que la surgénération, comme les centrales pbmr que construit l’Afrique du Sud.

    Sur le bilan des accidents qu’il y a eu dans le nucléaire, les medecins eux-même ne sont pas écoutés. Le lobby anti-nucléaire possède une force considérable. (Ex : au bout de 50 ans les medecins estiment que le bilan du nuage de Tchernobyl aura été comparable à une année d’accidents de voiture en France)

    Mais il est tellement facile de rejeter tous les maux de la terre à des phenomènes invisibles, dangereux, et qui causent la peur dans notre inconscient collectif.

    Le problème énergétique actuel est un défi majeur posé à l’humanité. Il est complexe.

    Le réchauffement climatique est un autre défi majeur posé à l’humanité.

    Nous devons réduire nos émissions de co2. Soit, je suis d’accord.

    Je prends cependant le pari : l’humanité produira jusqu’à la dernière goutte de pétrole et de gaz disponible.

    La quantité totale de C02 rejetée correspondra donc, in fine, à la quantité totale de pétrole et de gaz que l’humanité sera capable d’extraire.

    C’est donc triste, mais : toutes nos réductions d’énergie ne font que retarder l’échéance où tout le CO2 que nous pouvons produire aura été produit. L’effort est donc négligeable sur une durée d’un siècle. Et je crois qu’il n’existe aucun gouvernement capable de laisser le pétrole au fond des puits et de ne jamais le produire.

    La seule solution de long terme pour réduire la quantité totale de CO2 que l’humanité aura rejetée, est donc de réinjecter du CO2 dans des couches géologiques (car il est stocké en profondeur, et non dans l’atmosphère). Se sont les seules techniques qui auront, in fine, du poids dans la quantité totale de C02 que l’humanité aura rejeté dans l’atmosphère durant son existence (que l’on espère longue).


  • José W (---.---.25.142) 22 juin 2006 09:37

    Article intéressant, mais qui ne met pas en surface suffisamment le risque principal du nucléaire : à savoir la prolifération des armes de destruction massive.

    L’Iran, l’Inde, le Pakistan, Israël... en sont les derniers exemples, car chacun sait qu’avec le nucléaire civil on fait aussi du nucléaire militaire.

    Avec le développement du nucléaire civil et donc militaire (car les 2 sont intimement liés sauf peut-être au Japon qui a connu l’holocauste nucléaire), la plupart des pays politiquement équilibrés ou totalement déséquilibrés, auront LEUR joujou et pourront menacer la paix mondiale : un grand merci à Edf et à Areva, avec le soutien aveugle et complice de tous les pro-nucléaires bêlants...

    Le plus amusant chez ce pro-nucléires bêlants, c’est que ce souvent les mêmes individus qui par exemple demandent la desctruction des centrales nucléaires (civiles) iraniennes : ils sont pour le développement du nucléaire qui serait selon eux la solution miracle, mais en fait ils sont favorables au nucléaire uniquement si cela peut servir leurs intérêts et leur domination...

    On voit bien que ce débat est biaisé depuis le début.


    • (---.---.219.8) 22 juin 2006 10:15

      « Avec le développement du nucléaire civil et donc militaire (car les 2 sont intimement liés » C’est exact pour la fission, et c’est pour çà que les recherches sur la fusion nucléaire (plus propres en termes de déchets) ont mis si longtemps à se développer car, selon la technologie développée, elles ont ou pas des applications militaires. Le nucléaire militaire n’a pas besoin du nucléaire civil pour être développé, l’inverse n’étant pas toujours vrai, comme expliqué plus haut.


  • FROT (---.---.75.10) 22 juin 2006 12:55

    Je suis un ancien pétrolier. Comme Stéphane Lhomme, mais dès 1974 donc 30 ans avant lui, je me suis battu contre le nucléaire....jusqu’à ce que je réalise (en ingénieur que je suis)que cette énergie est plus propre, beaucoup plus propre, et plus sûre, beaucoup plus sûre, que les énergies fossiles carbonées ; et que je comprenne que les énergies renouvelables (éolien, solaire...) n’auront jamais qu’une importance marginale.

    Bref : se battre contre le nucléaire est devenu un combat d’arrière-garde. Un mauvais combat qui occulte la nécessité d’un combat en faveur d’un nucléaire encore plus sûr, encore plus propre et d’un nucléaire durable qui exploite tout le potentiel énergétique de l’uranium et du thorium soit en tout 400 fois plus que le seul 235 U.

    Voilà pourquoi je trouve l’article de S. LHOMME très mal venu.

    Jacques Frot Ancien Dr dans le groupe pétrolier Mobil Oil


  • Stephane Klein (---.---.101.8) 22 juin 2006 13:02

    Le nucleaire francais et europeen ne presente pas de risque de proliferation militaire, il faut reprocher au nucleaire ce qui est reprochable pour rester credible, et ce n’est pas les arguments qui manquent :
    - cout du demantellement : meme si on ne peut pa extrapoler les cout britannique (100 milliards d’E pour 20 reacteurs) aux centrales francaises car elles sont plus modernes et mieux entretenues, cela fera un cout certainement superieur aux provisions d’EDF (50 milliards pour 56 reacteurs), bonjour la grimpette des factures d’electricite quand on s’en rendra compte.

    - cout de stockage : il sera certes peu eleve annuellement, il n’empeche que nous refilons cette de plus aux milliers de generations a venir.

    - risques du stockage : 200 000 ans, a la louche, pour attendre que le plutonium cesse d’etre un danger. Pendant 200 000 ans, il ne faut avoir aucun tremblement de terre, aucune infiltration dans la mine de stockage, aucun fou furieux au pouvoir (Hitler, 1945 qu’aurait-il fait selon vous disposant de 2000 tonnes de plutonium et des missiles ?).

    Que chacun se retourne en arriere quelques secondes et songe aux techniques antiques que nous avons perdu et dont certaines ne seront jamais redecouvertes et qu’on vienne m’assurer qu’on n’oubliera jamais en 200 000 ans cette mine a 600 metres sous la Meuse ou nous allons stocker ces dechets.

    Je pose cette question vertigineuse : y a-t-il une generation dans toute l’histoire de l’Humanite qui a ete aussi egoiste et irresponsable au seul nom de son confort materiel ?


    • LMathieu (---.---.116.199) 22 juin 2006 14:15

      « -risques du stockage : 200 000 ans, a la louche, pour attendre que le plutonium cesse d’etre un danger » Le Plutonium fait partie de ces éléments qu’on récupère, justement parcequ’il est très radioactif très longtemenps. Une incinération du Pu permet justement d’éviter qu’un élément aussi gênant soit enfoui.

      « qu’on vienne m’assurer qu’on n’oubliera jamais en 200 000 ans cette mine a 600 metres sous la Meuse ou nous allons stocker ces dechets. » Absolument vrai. C’est pourquoi on considère que la période de « surveillance » (i.e la connaissance du lieu) est de l’ordre de quelques siècles. Il apparait évident à tout le monde que l’on ne peut assurer la connaissance d’une chose pendant 200 000 ans.

      « Je pose cette question vertigineuse : y a-t-il une generation dans toute l’histoire de l’Humanite qui a ete aussi egoiste et irresponsable au seul nom de son confort materiel ? » Je crois que vous n’avez rien compris. Nous ne faisons pas tout ça pour notre « confort matériel » mais parceque ça nous parait une solution incontournable pour éviter, ou plutôt atténuer, les dangers du changement climatique. A moins que vous ne considériez comme « confort matériel » le fait de vouloir garder à nos enfants une Terre à peu près habitable (au prix de quelques déchets radioactifs).


  • Fragued (---.---.186.197) 23 juin 2006 11:57

    Cet article est un ramassis de contre-vérités qui manque totalement d’argumentation objective. On comprend à sa lecture que son seul souci est de lutter contre le Nucléaire sans intégrer les préoccupations économiques, sociales et environnementales qui régissent notre société. D’ailleurs, quelles sont les alternatives proposées ?

    Aujourd’hui, si la planète se réchauffe, c’est pas à cause du nucléaire. Au contraire cette énergie a contribué (certes de façon marginale !) à limiter l’enrichissement de l’atmosphère en CO2. Cette forme d’énergie de transition va également nous permettre de patienter jusqu’à ce que d’autres énergie (ENR, fusion, ...)atteignent leur seuil de rentabilité et nous ouvrent un avenir plus serein.


  • Mezigue mezigue 24 juin 2006 18:58

    1) calmez vous

    2) lisez [->http://www.AgoraVox.fr/article.php3?id_article=10680

    3) excitez vous


  • mario (---.---.95.68) 26 juin 2006 22:01

    Je suis sidéré d’une telle méconnaissance du sujet, quel tissu d’âneries !!! On peut être contre l’énergie nucléaire mais pas sur le base de telles fausses informations !! la part de 70% du nucéaire dans la production d’éléctricité est une réalité, pas une fausse interprétation des chiffres ! Comment peut-on avoir un débat sérieux avec ce type d’individu ??


Réagir