vendredi 11 janvier - par Luigi Chiavarini

Et si la dette n’était qu’une illusion ?

Comment effacer 1400€ de dette avec seulement 200 € qui ne nous appartiennent pas et qui ne sont pas volés ? 

Accrochez-vous, est-ce le saint Graal. Que pensez vous de cette parabole ?

Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit.

Arrive un riche touriste. Il arrête sa belle grosse voiture devant l'hôtel de la ville et entre.

Il pose un billet de 200 euros sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d'en choisir une pour la nuit.

Pour 200 euros, le propriétaire de l'établissement lui donne toutes les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.

Dès que le touriste a disparu dans l'escalier, l'hôtelier prend le billet de 200 euros, file chez le boucher voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.

Le boucher se rend immédiatement chez l'éleveur de bêtes à qui il doit 200 Euros et rembourse sa dette.

L'éleveur, à son tour, s'empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.

Le directeur de la coopérative se précipite au café régler son ardoise.

Le barman glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.

La fille, qui occupe à crédit les chambres de l'hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez notre hôtelier qui pose le billet sur le comptoir, là où le touriste l'avait posé auparavant.

Le touriste redescend l'escalier, annonce qu'il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s'en va.

Personne n'a rien produit ! personne n'a rien gagné ! mais plus personne n'a de dette !!!

Voilà pourquoi, en ce moment, les banques n'ont aucun intérêt à vous prêter de l'argent.

Les banques s'enrichissent tant que vous êtes endettés..

Qu'est-ce qui fait que ce scénario puisse être dupliqué dans la vie réelle ?

pour ce faire il faut :

1- avoir accès à une source de financement (banque ou riche particulier)

2- connaître la séquence de remboursement et donc l'identité des couples endetté / créancier

3- le dernier remboursé doit être le premier débiteur qui lui même doit être le dernier créancier

4- le dernier remboursé doit rendre sa créance à la source de financement (1)

agissant de la sorte nous effaçons (rapidement) la somme des dettes des deébiteurs identifiés au point 2, sans avoir à recourir isolément au marché tout simplement en faisant circuler (SOUS CONTRÔLE) la même liquidité.

Chercher l'erreur ... ou n'y en a-t-il pas ? 

PS : nous avons omis d'introduire la notion d'intérêt dans le raisonement pour en simplifier la compréhension. 

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17 réactions


  • Oscar Ollo Oscar Ollo 11 janvier 11:31

    Il y a une erreur ici :


    « Voilà pourquoi, en ce moment, les banques n’ont aucun intérêt à vous prêter de l’argent.

    Les banques s’enrichissent tant que vous êtes endettés.. »


    Ce n’est pas un peu paradoxal ? Si les banques ne vous prêtent pas, comment vont-elles s’enrichir ?


    L’autre erreur est de considérer un système particulier et d’en tirer une règle générale : si le dernier créancier n’est pas le même que le premier débiteur, la démonstration tombe à l’eau comme l’auteur le souligne.


    Or certains acteurs économiques sont des créanciers nets, d’autres des débiteurs nets. Le système ne pourra donc pas être répliqué dans la vie réelle : cela coincera à ces endroits-là.


  • JL JL 11 janvier 12:33

    Même remarque que Oscar Ollo ci-dessus.

     

    ’’Chercher l’erreur ... ou n’y en a-t-il pas ? ’’

     

     Mais oui, il y en a une, et un prof d’économie aurait dû la trouver : Luigi Chiavarini, vous avez oublié les intérêts de la dette ! Dans ce circuit, il y a des participants qui perçoivent des intérêts, d’autres pas. Pensez-y la prochaine fois.

     smiley


  • À rebours 11 janvier 12:42

    « Le touriste redescend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s’en va. »

    Si j’ai bien compris votre histoire, le touriste refusant la chambre ne s’est pas endetté vraiment mais a agi en fait comme une banque en introduisant de la monnaie. Il a agi comme une banque ouvrant un crédit à une PME.

    En général, on ne reprend pas son argent après avoir loué une chambre mais c’est accessoire. Le commentaire d’avant nous dit bien pourquoi cela ne marcherait pas en macroéconomie.

    Laisser de côté la question de l’intérêt fausse encore le raisonnement à grande échelle. Il suffit de regarder ce que c’est que l’Agence France Trésor censée gérer la dette pour comprendre que les banques aiment la dette.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_France_Tr%C3%A9sor#Composition

    Etonnant, non ?


    • À rebours 11 janvier 13:27

      @À rebours
      Laisser de côté la question de l’intérêt « fausse encore le raisonnement à grande échelle. »
      Correction : « empêche tout rapprochement de cette histoire avec le système bancaire réel »


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 11 janvier 12:42

    Pourquoi mettre ce titre au conditionnel et sous forme interrogative :

    La dette n’est qu’une illusion, qui (nous) coûte chère !

    On peut le dire autrement, c’est une belle arnaque, une enculerie si vous préférez ^^


  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 11 janvier 12:49

    Le petit problème c’est qu’une banque a droit de prêter 2857 Euros si on dépose 200 Euros chez elle (Bâle III)

    2857 Euros qu’elle s’empressera de prêter à des couillons qui vont miser sur des futures, swaps ou autres produits pour lesquels on est capable de perdre 10 fois sa mise


  • ninportequoi 11 janvier 19:22

    Autre parabole.

    Un patron de bistrot reçoit les confidences de 4 clients qui ont chacun 1000€ de dette. Le boucher doit 1000€ au menuisier, qui doit 1000€ au maçon qui doit 1000€ au garagiste qui doit 1000€ au peintre qui doit 1000€ au boucher. Les temps sont durs, comment rembourser sa dette sans avoir été remboursé soi-même ? 

    Le patron du bistrot déchire alors un coin d’un vieux journal sur lequel il écrit « 1000 € » et son nom et qu’il donne au boucher. Le boucher règle sa dette au menuisier avec ce bout de papier, qui lui même règle la sienne au maçon avec le même papier, etc. A la fin c’est le peintre qui le ramène au patron du bistrot qui le met à la poubelle.

    4000€ de dette viennent d’être remboursés avec un mauvais bout de journal qui finit à la poubelle.

    La banque fait cela tout les jours mais avec intérêts. 


    • Montdragon Montdragon 11 janvier 21:53

      @ninportequoi
      Un patron de bistrot levantin aurait facturé des frais de gestion, même 1%...tu fais ça 300 ans et le Monde est à tes pieds.


    • Oscar Ollo Oscar Ollo 13 janvier 16:35

      @ninportequoi

      C’est de nouveau la même situation, qui a peu de chances de se produire en réalité : le premier débiteur est aussi le dernier créancier et j’ajoute que le montant de chaque dette est identique.

      Améliorons un peu la parabole : le peintre doit 1000€ non pas au boucher mais au marchand de peinture. Or ce dernier a fait de très bonnes affaires ces derniers temps, et pour fournir le peintre, il n’a pas du s’endetter. Croyez-vous qu’il acceptera le morceau de journal, sachant que quand il a trop bu, le patron du bistrot claironne sur tous les toits que la dette est immorale ?

      Et puisque le patron du bistrot semble avoir de très bons arguments, le peintre les ressort au marchand et lui dit que puisque c’est ainsi, il n’aura rien d’autre que le papier journal en paiement de sa dette.

      Vous croyez qu’il va faire quoi le marchand de peintures ?


  • Ruut Ruut 11 janvier 22:19

    C’est sur que si chaîne il existe, elles devraient s’auto-solder automatiquement au niveau bancaire.


  • volèm rien 11 janvier 22:27

    Mon dieu ! tout cela ne serait que du monopoly ?

    C’est bien beau tout ça, combien kon doit, c’est houe kon paye ?


  • mimi45140 12 janvier 00:08

    Je connaissais cette histoire mais avec une petite variante car à la fin le propriétaire après avoir récupéré son billet, le déchirait en prétextant que ce dernier était faux. 


  • jeandu03 12 janvier 08:15

    La liberté d’expression s’arrête là où commence la vérité qui dérange.

    La dette est une construction artificielle créée par les banques avec le consentement des états pour dépouiller les peuples et en faire des esclaves a leur solde. les gouvernements sont au courant, et ils laissent faire ! Honte a eux (Michel Rocard)

    Quand la merde vaudra de l’or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus.(Henry Miller)

    Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction.(Charles de Gaules)


  • Une dette est seulement morale. Raison our laquelle, elle ne peut qu’être INJUSTE.


  • L'enfoiré L’enfoiré 12 janvier 10:08

    La dette peut être une sorte d’illusion pour une société commerciale qui fait alors faillite et les créanciers en sont pour leurs frais.

    Pour un pays qui en principe ne peut mourir, cela ne l’est pas.

    Certains pays d’Amérique du sud, ont pensé qu’ils pouvaient l’annuler.

    Les fonds dit « vautours » ont rappelé qu’on n’efface rien.


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