mardi 21 mars 2006 - par Pierre MECHENTEL

Etre patron ? Des CPE en permanence... une mentalité pas vraiment française...

Quand on est patron ou responsable d’entreprise, fait-on autre chose avec ses clients que leur proposer l’entreprise en CPE ? Mais est-ce vraiment naturel, dans la mentalité française ?

Quand on écoute les principaux griefs des anti-CPE contre cette mesure, on constate souvent qu’une grande partie d’entre eux réclame le droit de travailler où ils veulent, en exercant le métier qu’ils veulent, avec la garantie de pouvoir rester autant qu’ils le veulent. C’est logique, puisque c’est souvent ce qui a pu se passer pour nos parents, et c’est ce qu’expliquent beaucoup de professeurs qui, par définition, ne sont pas en prise directe avec l’économie actuelle, outre qu’ils sont eux-mêmes dans cette configuration.

Faute de courage politique et même de compréhension (la principale différence entre hommes politiques n’est pas droite/gauche mais "a déjà dû travailler pour se nourrir" ou "a de toutes façons un traitement de fonctionnaire qui arrive à la fin du mois"), nos politiciens n’ont pas jusqu’à présent expliqué aux Français que la nouvelle conjoncture économique exigeait de la souplesse et une grosse capacité d’adaptation car tout change très vite. Pourtant, beaucoup de situations, de systèmes, de choses que tout le monde connaît ont connu cette évolution. On pourrait parler de sports (où personne maintenant ne s’étonne qu’un joueur qui n’est pas en forme disparaisse d’une équipe, quel que soit son palmarès), mais parlons surtout de ce que font des milliers de responsables et de chefs d’entreprise chaque jour.

Etre patron, c’est quoi ? C’est en permanence : chercher des clients, ne pas avoir d’indemnités si on perd des clients, n’être payé par ses clients que si on réalise ce qui a été convenu, n’avoir aucune garantie d’activité dans les mois qui suivent, car tout dépend du bon vouloir des clients, être obligé de prospecter de nouveaux clients... Bref, c’est en permanence chercher des tas de petits CPE... On se plaint souvent en France de ne pas avoir assez de créations d’entreprises, d’entrepreneurs, et les chiffres le confirment puisque quand on enlève les créations de magasins (qui sont des entreprises un peu spéciales quand mêmes), on a peu de créations de sociétés... Quand on rencontre des aspirants à la création, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où ils se soucient en priorité de trouver des clients qui paient, en France, ils se préoccupent des aides, des investisseurs, des exonérations de charges possibles, etc. (A ce titre, les stands du salon des entrepreneurs sont édifiants... une minorité de stands sur "comment trouver des clients" ).

La réussite des grandes entreprises "françaises" (souvent et de plus en plus "françaises" seulement par leur histoire) est aussi de la même veine, puisque dans une grande entreprise, il faut surtout gérer l’existant, conserver les acquis. Et tous les observateurs de nos écoles savent que nous excellons en France à former des contrôleurs, des consultants, des explicateurs de situations, plutôt que des découvreurs. Le problème semble donc plus un problème de mentalité qu’une opposition idéologique (le simple refus d’essayer une nouvelle idée, le CPE, le montre aussi). Que doit-on alors faire pour ne pas sombrer en seconde division et rester un pays performant dans une économie globalisée et dominée par les schémas mentaux anglo-saxons, où l’adaptation et la souplesse sont des concepts de base ? Le football français a réussi quand ses joueurs les plus forts sont partis dans des clubs étrangers... Y a-t-il là une piste à explorer ?



101 réactions


  • caramico (---.---.227.73) 21 mars 2006 11:50

    Je ne comprends pas cette pléthore d’articles pro-CPE dans agoravox, à croire que les sondages se trompent et que 90 % des français sont pour. 90 % des intervenants sont catastrophistes, ils nous rebattent les oreilles avec le modèle anglo-saxon, voire chinois. 90 % des intervenants sont pleins de commisération, voire de mépris pour leur pays.

    A celui que personne n’a forcé d’ exercer le métier de chef d’entreprise et qui prône la mobilité, je rétorque que depuis toujours, tous les provinciaux ou presque quittaient leur région pour des emplois souvent à Paris où en région parisienne. Que celà m’est arrivé il y a 40 ans de ça avec mon vélosolex comme seul moyen de locomotion. J’ai été embauché en CDD, et effectué plusieurs saisons d’été, entre lesquelles je faisais des petits boulots, jusqu’à une embauche définitive. Mon cas n’est pas exceptionnel et je me m’en suis pas plaint : pourquoi ?

    - parce que je savais que au bout de deux ou trois ans de galère, j’allais finir par être embauché en CDI, les règles du jeu étant claires et affichées en ce temps là.

    Actuellement, vous prônez un système où il n’y a plus de règles que celle du plus fort, qui prends, qui jette, sans justification aucune.

    Système qui existe déjà avec les stages, CDD et autres intérimaires, et que l’on veut encore aggraver avec le CPE.

    Et vous voulez faire réver les jeunes avec ça ?


    • Pierre MECHENTEL 21 mars 2006 12:44

      Mais l’article ne critique pas du tout ceux qui ne veulent pas être entrepreneurs. Le but est simplement de constater que ce n’est pas la mentalité française a priori de prendre des risques de cette façon.. que vous qualifiez à juste titre de mentalité/modèle anglo-saxon. Dans les fait CE modèle s’est imposé globalement et la France n’est pas assez puissante pour en imposer un autre donc soit elle s’adapte, soit elle vit en « autarcie » comme beaucoup de pays le font déjà ou alors elle chutera lourdement. Le point clé, ce sont les règles comme vous le dites mais ce n’est pas nous français qui les imposons au monde qui en revanche nous les impose..


    • (---.---.38.140) 23 mars 2006 09:51

      Je dois te rappeler qu’au temps du général De Gaulle la france etait indépendante.


  • freeze (---.---.207.52) 21 mars 2006 13:01

    Cet article est interessant mais un peu décalé de la réalité.

    La France est un vieux pays avec de vieux préjugés.

    tu es patron donc tu es riche, tu es fonctionnaire donc tu es fainéant, tu es employé donc tu es exploité, tu es avocat donc tu es menteur, etc...

    Tout le monde sait que la controverse anti-CPE est un vecteur masturbatoire pour une opposition politique et syndicale stérile en idées neuves. Virer quelqu’un ce n’est pas impossible avec ou sans un CPE. Ce qui démontre au passage l’absence de compréhension de nos princes du monde du travail. l’intrumentalisation politique des lycéens-étudiants-casseurs des banlieues est flagrante et pourtant ni les médias ni l’intelligentsia n’ont l’honneteté d’en faire état. pourquoi ? peut être parce que c’est plus drôle comme çà.

    Il y a deux ans, en suivant les débats de l’assemeblée des députés Quebecois, je pouffais de rire moitié pour l’accent-moitié pour le contenu que je considérais comme dérisoire ; aujourd’hui je ris jaune en suivant avec consternation les gesticulations de noyés du gouvernement et des opposants.

    C’est globalement : le code du travail, le code de commerce, le code civil et la constitution qu’il faut réformer, re-penser et réécrire.

    c’est la mentalité du français qu’il faut rafraichir et peut- être, peut être la France aura elle une chance d’être autre chose qu’un village rétréssissant d’irréductibles gaulois.


  • miaou (---.---.100.101) 21 mars 2006 13:03

    Le vrai courage, est-ce vraiment le suivisme ? Il est de tradition pout la France de ne pas suivre les moutons de Panurge (abolition de la monarchie, discours de Villepin à l’ONU...). Avait-elle toujours tort ?


    • freeze (---.---.207.52) 21 mars 2006 14:23

      Un peu facile comme raccourci...

      en disant « non » à tout, il y a statistiquement des chances d’avoir raison quelquefois. C’est intellectuellement malhonnete de considérer l’opposition à toute réforme comme de l’anti-suivisme.

      Je trouve villepin naïf et maladroit sur ce projet, Je trouve sarko lâche de ne pas s’exprimer, Je trouve beyhrou grotesque dans son costume de groom pique-assiète, Je trouve Hollande minable mais tellement représentatif de son courrant politique, Je trouve sa femme mignonne mais être du sexe opposé n’est pas un argument et je trouve les extrèmes inquiètants...

      ma réaction n’est donc pas partisane...


  • Clem (---.---.89.19) 21 mars 2006 13:04

    En effet Caramico, il est clair que la rédaction d’agoravox est pro-libérale. Ceci est grave car ce média se dit « citoyen » alors qu’il représente une partie de la population. Dans leurs articles, les journalistes d’agoravox oublient que la majorité des français sont opposés au modèle anglo-saxon et au « tout libéral ». Essayer de faire croire que le libéralisme économique est la seule marche a suivre pour s’en sortir est faire preuve de totalitarisme. Je suis fière d’être dans un payx qui refuse le « chacun pour soi » et la compétition entre les hommes. J’espère que cela durera...


    • freeze (---.---.207.52) 21 mars 2006 14:35

      Clem, j’ai du mal a saisir la substantifique moelle de ton enseignement.

      La compétition est le fondement même de l’enjeu politique auquel, du reste, tu prêtes volontiers ton concours puisque tu utilises le forum pour réagir, exprimer ton point de vue pour probablement convaincre de la justesse de ta réaction.

      Ceci étant démontré, quelle est la frontière entre la compétition « morale » et la compétition « immorale » ? expliques nous... Refuser la compétition, c’est aussi nier le droit à la reconnaissance de l’excellence. Quelle tristesse ! Un monde sans compétition, c’est un monde immobile, un monde vieillissant, un monde mort... C’est vraiment le monde que tu veux ?


    • BarryAllen 21 mars 2006 15:16

      Ne serait-ce pas justement le problème, que « la compétition soit le fondement même de l’enjeu politique » ? Ca me donne toujours un arrière-gout amer de voir les militants fêter leur victoire comme les supporters de football le soir des élections, que ce soit le camp pour lequel j’ai voté ou non. La victoire électorale ne devrait pas être l’aboutissement de la politique. C’est ce qu’on accomplit dans les fonctions qui est important.

      La compétition morale, c’est la compétition dans laquelle on respecte des règles d’éthique, tout comme on respecte les règles qui permettent d’équilibrer le jeu. Si ce que vous pronez, c’est une compétition mondiale totale sans AUCUNE règle, les vainqueurs ne seront pas ceux que vous semblez croire. Ce seront ceux qui auront le moins de scrupules et/ou de remords à exterminer (au sens propre) les autres. Est-ce vraiment ce que vous voulez ?

      Et puis la compétition (ou concurrence, dans l’économie de marché) actuelle, vous pensez qu’elle mène forcément à la reconnaissance de l’excellence ? La compétition entre les FAI a-t-elle entrainé une excellence dans le domaine de la hotline, par exemple ? On prone la libre concurrence aujourd’hui mais là encore, quand elle risque de supprimer à certains leurs privilèges, ils préfèrent faire des arrangements entre eux, comme les opérateurs de téléphonie mobile. Le pire, c’est que je pense sérieusement que ça n’irait pas aussi mal si les chancres du libéralisme-capitalisme avaient au moins l’honnêteté d’en suivre les règles à la lettre. Aujourd’hui, sans parler du respect de leurs salariés, les entreprises ne cherchent même plus à donner le meilleur service à leurs clients, il leur suffit d’équilibrer suffisamment leur équation pour être rentables à leurs actionnaires. C’est le seul critère pour lequel la concurrence s’exerce.


    • freeze (---.---.207.52) 21 mars 2006 16:01

      Chère contradictrice,

      1) Pourquoi faudrait il que les victoires soient amères en politique ou ailleurs ? Si vous militiez dans un groupe, en donnant votre temps et votre énergie, vous trouveriez vous aussi stimulant de gagner, ou décevant de perdre bien sûr !

      2) L’aboutissement de l’homme ou de la femme politique, c’est de faire entendre sa voix et ses idées. J’imagine que, hormis les élus véreux qui espèrent en tirer profit, le politicien moyen se nourrit de son ambition avant tout. çà ne me choque pas et vous ?

      3)d’abord je ne prône rien du tout, je me contente de déplorer le jusqu’auboutisme actuel, ennemi du bon sens, et seule façon d’arriver à un consensus productif. Ensuite, je pense qu’il faut évidemment des règles ; donc sur ce point nous sommes d’accord, même si je trouve que vous forcez un peu le trait.

      4)Evidemment qu’il est impossible de reconnaitre l’excellence sans compétition puisque c’est précisément en comparant les performances des uns et des autres qu’on remarque qui fait son boulot correctement et qui est un fumiste ! Meme les soviets l’ont compris puisqu’ils recompensaient les bons travailleurs... Est ce que vous faites partie des gens qui pensent que les patrons sont forcément des escrocs et les ouvriers forcément des modèles de vertu ?

      5) Dans la mesure où tous les grands groupe industriels Français, quels que soient les domaines, sont dirigés par des fonctionnaires de l’état en mission (parce qu’ils sont les copains ou les courtisants d’un cacique de droite ou de gauche), je ne vois pas en quoi les entrepreneurs Français sont responsables de l’execution du CPE. Savez vous que la plupart des responsables du MEDEF ne sont meme pas entrepreneurs ? c’est à dire qu’ils n’ont JAMAIS créé d’entreprise de leur vie... çà laisse réveur , non ?

      C’est chez les petits chefs de service serviles, les cadres moyens sans envergures, les courroies de transmission mal graissées, les Kapos,les Iznogoud’s engendrés par le système qu’il faut chercher le chancre du capitalisme libéral ou du libéralisme sans frontière.

      J’ai été ouvrier, employé, cadre et puis patron, j’ai donc fait un tour d’horizon assez complet. Avez vous été patron vous même ? juste pour voir comment çà se passe et faire évoluer le système à travers le prisme de vos convictions ?

      çà ce serait du militantisme éclairé...non ? :)


    • BarryAllen 21 mars 2006 18:09

      Cher freeze,

      Tout d’abord je tiens à préciser que je suis de sexe masculin.

      Ensuite je tiens à dire que je suis plutôt d’accord, au moins dans une certaine mesure, avec un certain nombre de choses que vous dites, et j’en suis heureux.

      1) Je n’ai pas dit que les victoires devaient être amères. Je trouve que dans un contexte où les français ont de moins en moins confiance en la politique, se féliciter de la victoire électorale acquise sur le passif accumulé a des raisons d’être mal perçu.

      2) Les raisons de la motivation de l’homme politique n’ont pas pour vocation de me choquer ou non. Ce qui me gêne c’est lorsque l’ambition politique surpasse l’action. Par exemple, à l’heure actuelle, le fait que certains députés UMP reculent sur le CPE, non pas par rapport au projet lui-même, mais juste par peur de perdre des élections.

      3) Nous sommes d’accord. En tant que scientifique, je recherche toujours le contre-exemple le plus extrême pour montrer qu’un principe ne fonctionne pas.

      4) Relisez-moi, je n’ai pas dit que la concurrence ne permettait pas de mettre en valeur l’excellence, j’ai dit qu’il ne s’agissait en rien d’une garantie. Pour ce qui est de la caricature des patrons et des employés, je suis à l’opposé de ça. Le contrat que je dresse est que le système force les patrons à considérer leurs employés comme une variable d’ajustement, une ressource dont il faut tirer le maximum.

      5) Sur ce que vous me dites là, nous sommes d’accord, et cela explique beaucoup de choses en effet.

      Et nous sommes d’accord sur les maillons qui pourrissent le système, je me suis exprimé dans ce sens sur un autre fil de discussion, où je me plaignais notamment des luttes de pouvoir et des promotions par popularité et non par compétences dans le monde de l’entreprise française.

      Enfin, je n’ai pas été patron moi-même, mais j’ai déjà eu l’occasion de l’envisager. Justement dans cette hypothèse je recherche les moyens de ne pas subir le système et d’essayer de s’en démarquer. Je me rends compte que c’est loin d’être facile et c’est aussi pour cela que je le condamne.


    • philippe (---.---.171.175) 23 mars 2006 09:49

      et qui paye pour ce refus de la france de s’adapter ? et quels sont les francais qui refusent ? justement ceux qui sont douilletement a l’abri de toute « competition entre les hommes » grace a leur statut de fonctionnaires .

      et qui paye ? le liberalisme existe depuis longtemps en france,mais seulement pour les salaries du prive qui subventionnent les salaries du public [premier ministre compris] avec leurs salaires inferieurs,leurs retraites inferieures,et surtout leurs millions de chomeurs qui sont le miroir malheureux des millions de fonctionnaires inutiles dont s’est dote la france.ou est l’egalite ? ou est la fraternite ?

      oui, c’est bien joli les principes anti-liberaux, la belle fierte francaise de dire non, les lecons de morale donnees a l’etranger [sans comparer, et surtout sans regarder dans notre jardin] mais en attendant grace a ces principes abstraits la france est sur la voie rapide du declin.et qui paiera les fonctionnaires et les chomeurs,et les donneurs de lecons, une fois le pays en faillitte ?


    • philippe (---.---.171.175) 23 mars 2006 09:56

      chere clem,

      et qui paye pour ce refus de la france de s’adapter ? et quels sont les francais qui refusent ? justement ceux qui sont douilletement a l’abri de toute « competition entre les hommes » grace a leur statut de fonctionnaires . et qui paye ? le liberalisme existe depuis longtemps en france,mais seulement pour les salaries du prive qui subventionnent les salaries du public [premier ministre compris] avec leurs salaires inferieurs,leurs retraites inferieures,et surtout leurs millions de chomeurs qui sont le miroir malheureux des millions de fonctionnaires inutiles dont s’est dote la france.ou est l’egalite ? ou est la fraternite ?

      oui, c’est bien joli les principes anti-liberaux, la belle fierte francaise de dire non, les lecons de morale donnees a l’etranger [sans comparer, et surtout sans regarder dans notre jardin] mais en attendant grace a ces principes abstraits la france est sur la voie rapide du declin.et qui paiera les fonctionnaires et les chomeurs,et les donneurs de lecons, une fois le pays en faillitte ?

      moi, je n’en suis pas fier du tout de ce pays, en tout cas concernant ce refus betement fier de dire non a tout. je le serai quand nous suivrons nos fameux principes dans la realite.


  • Jean-luc Grellier (---.---.82.109) 21 mars 2006 14:23

    Cher Clem,

    Il ne faut pas confondre le mode de fonctionnement d’AgoraVox, qui est un « journal » citoyen ; en effet, il permet à tout le monde de devenir un rédacteur, et la population qui compose ses rédacteurs.

    Il y a certainement une catégorie d’internautes plus que d’autres qui s’intéressent à ce type de média, donc de ce fait il y a peut-être un certain déséquilibre... enfin, il convient de bien relire tous les sujet d’un thème pour se rendre compte que les avis sont partagés sur des sujets plutôt politiques alors qu’ils sont plus tranchés quand cela concerne des sujets de société... moi je n’y vois pas un parti pris, mais plutôt l’expression d’un tranche de la société qui possède un certain niveau de compréhension et d’utilisation d’internet.

    Attention, pour les trolleurs professionnels, je n’ai jamais dit qu’il fallait être supérieurement intelligent pour écrit sur AgoraVox !!!


    • Pierre MECHENTEL 21 mars 2006 14:59

      L’amalgame semble être de plus en plus à la mode.. CONSTATER ce qui se passe dans le monde globalisé tel qu’il est et CONSTATER le décalage entre les traditions , l’esprit, les habitudes d’une majorité de français ne signifie pas CONDAMNER ces habitudes. L’important est surtout d’être conscient de ce décalage. Vouloir le rattraper ou rester dans son coin est un autre problème et rester dans son coin comme peuvent le faire la Suisse, certains pays nordiques ou d’autres (parfois grâce aux dotations de la nature .. mais nous n’avons pas ça en France) est un autre sujet. La France pourrait aussi se contenter de développer uniquement des grandes entreprises car son système de formation excelle à former des petits soldats et sous-officiers pour ce genre d’entités ; il n y a pas de jugement à avoir là dessus..


  • Clément (---.---.89.19) 21 mars 2006 14:48

    En effet, il est facile de constater que l’utilisation d’internet est faite par une majorité de personne à tendance libérale (sociaux-libéraux ou conservateur). Cela se confirme dans les sondages quand ils sont effectués uniquement sur le net. On a constaté aisemment que la majorité des internautes étaient pro-constitution européenne (sondage sur les forums, blog et portail). En ce qui concerne le CPE, le constat est identique. 50% des internautes sont contre alors que dans les sondages « représentatif », entre 60 et 70% des gens sont contre. Alors, en effet, un média comme Agoravox n’est pas représentatif.

    Concernant l’esprit de « compétition », je fait parti des personnes qui aiment ça, qui veulent réussir et qui font tout pour. Seulement, je ne comprends pas pourquoi il faudrait écraser les autres, les faibles ou tout simplement ceux qui se foutent de cet esprit là. Encore une fois, c’est faire preuve de totalitarisme et d’un manque d’ouverture d’esprit.


  • (---.---.4.69) 21 mars 2006 15:16

    Outre la compétition, il y a la collaboration aussi qui est interessante comme mode d’interaction entre les humains. On peut faire des choses ensembles et pas seulement les uns contre les autres.

    Personnellement, je n’ai pas honte d’un pays dont la valeur principale n’est pas la compétition. Certes il ya des domaines où la compétition est nécessaire à l’émulation mais ça ne s’applique pas à tout.

    Et puis ça me fait toujours un peu rire ceux qui considère que le modèle anglo-saxon est tant une réussite. Est ce que vous n’êtes pas au courant des inégalités qu’il génère ou vous choisissez juste de ne pas les voir tant que vous êtes du bon côté de la barrière ?

    Sans pour autant dire non à tout doit on laisser tomber tous nos acquis sociaux sous le pretexte de la modernité ?

    je n’en suis pas convaincu comme je ne suis pas convaincu par ceux qui opposent deux modèles sans alternatives entre d’un côté une société sclérosée où toute intiative est vilipendée et une société dans laquelle tout est permis pour maximiser les profits.


    • Fred (---.---.155.75) 21 mars 2006 15:44

      Le pauvre americain en moyen a un pouvoir d’achat plus eleve que le pauvre francais mais il y a plus de pauvres aux Etats-Unis qu’ici.


    • Sam (Paris) (---.---.108.229) 21 mars 2006 17:03

      ...pas en pourcentage de la population, et concernant la solidarité, il y en a beaucoup plus aux EU qu’en France, voyez comment ont réagit les Texans apres Katrina et nous avec la canicule, chez nous cela a fait 15000 morts soit 5 fois les attentats du WTC, OUI les français ont laissé crever 15000 petits vieux !

      Alors comme exemple de solidarité, partage, amour du prochain, profil bas...


    • caramico (---.---.211.109) 21 mars 2006 22:18

      Sam mon ami, ils doivent être contents, les pauvres majoritairement noirs de la Nouvelle-orléans d’apprendre que tout est réglé pour eux.


  • zoï (---.---.58.60) 21 mars 2006 15:17

    N’oubliez pas que les grands patrons prennent des risques avec des parachutes en or,et,au final,celui qui assume les risques réels c’est l’infortuné salarié.A tous ces grands aventuriers patronaux,on peut sans trop de remord appliquer la célèbre maxime de Montaigne : « A vaincre sans risque,on triomphe sans gloire ».


    • freeze (---.---.207.52) 21 mars 2006 16:18

      les golden parachutes, c’est pour les fonctionnaires déguisés en grands patrons... ceux qui font du cabotage politique depuis la FAC. Les condotiere du cirage et de la brosse à reluire, qui ne disent jamais non à plus puissant qu’eux. Il ont toujours existés ; sous l’ancien régime, ils portaient des perruques poudrées, sous Vichy ils levraient la patte droite et sous mitterand ils mangeaient le caviar à la louche dans les salons de l’Elysée...

      rien à voir avec les entrepreneurs... ! :)


  • (---.---.38.140) 21 mars 2006 15:18

    Comment créer la société de demain avec des entreprises qui veulent gagner des marchés. je doute que cela se fassent avec en leurs sein des salariés qui ne peuvent avoir de projets dans leur vie (car il y aura toujours le doute du lendemain), qui survivent au lieu de vivre tout simplement (on parle de supprimer le smic). Ce n’est pas avec des salariés qui ont peur, que les entreprises sur le territoire gagneront. Un nouveau salarié ça s’acceuille, ça s’integre, et ça devient professionel et fait qu’une entreprise est professionelle aussi sur son marché.

    Certes, il faut voir l’interet des entreprises (sur la souplesse pour licencier notament), mais ne pas négliger celui des salariés qui travaillent pour elles (la formation, l’évolution de carriere, la possibilité d’avoir des projets dans la vie...) Le licenciement sans justification est indigne d’un grand pays comme la france, berceau des droits de l’homme.

    Ce n’est pas en imposant la régression sociale au plus grand nombre, que l’on sera plus heureux.

    Il est urgent que ceux qui ont le pouvoir ( financier, notament) de changer les choses y reflechissent...

    PS Il y aura des gens qui trouveront toujours normal de travailler dur pour pas grand chose. Ces gens là disent qu’ils sont réalistes, pour moi ils ne voient qu’une certaine réalité des choses... celle de leur environnement quotidien.


    • Fred (---.---.155.75) 21 mars 2006 15:35

      bizarre, les Americains n’ont aucun probleme a vivre ca au quotidien. Qund je vivais aux US, je sortais tous les weekends et je profitais de mon salaire sans vraiment penser au fait que je pouvais me faire viver le lundi ; faut dire que je faisais plus qu’ici donc je pouvais epargner pour les jours sans et aussi la duree moyenne du chomage etait de 4-5 mois loin des 13-14 mois de la France.

      Je suis d’accord par contre qu’il faille donner la raison du licenciement.


    • Sam (Paris) (---.---.108.229) 21 mars 2006 17:16

      Donner le motif du licenciement c’est comme quitter une femme, qu’est-ce qui est mieux de lui dire :

      1) T’es moche, tu ne me fait plus bander,

      2) J’en ai trouvé une plus belle, plus jeune, qu’a pas mal à la tête,

      3) Regarde toi dans une glace et dis moi si tu trouve une raison pour que je reste

      Ou plutôt de lui dire simplement... je part ?

      Je vous laisse le soin de transposer avec un licenciement.


    • BarryAllen 21 mars 2006 17:51

      Sam, métaphore conjugale, ok, allons jusqu’au bout.

      Pour que le rapprochement soit approprié, il vaudrait mieux parler du mariage, car là il y a engagement officiel réciproque des deux partis. De plus il y a construction d’un projet commun, éventuellement des enfants, ou en tous cas des réalisations communes. Donc très comparable à l’engagement entreprise-salarié. Et, comme c’est bizarre, le divorce doit être justifié pour être entériné officiellement.


    • Fred (---.---.253.195) 21 mars 2006 23:30

      donc comme pour un mariage, vous aurez la raison souvent invoquee qu’il y a des differents, point barre ; est ce que le salarie sera satisfait de cette raison ?


    • (---.---.38.140) 22 mars 2006 08:23

      on est bien d’accord !


    • BarryAllen 22 mars 2006 14:03

      Ce n’est pas au salarié d’être satisfait de la raison, mais à l’arbitre légal. Vous essayez de nous faire croire que le licenciement sans motif ne change rien par rapport à ce dont on a l’habitude, mais dans ce cas, quel est son intérêt, pourquoi le maintenir ?


  • nsn (---.---.4.69) 21 mars 2006 15:43

    comme je l’ai dit dans les commentaires d’un autre articles. Et si le problème de l’emploi c’était les entreprises et non pas les salariés ?

    quand on voit comment les chefs d’entreprises (du moins, beaucoup d’entre eux, ne généralisont pas) rechignent à mettre leur confiance dans les gens qu’ils emploient,on comprend mieux pourquoi il y a du chômage.

    Et je penses que les fossés sociaux existants entre les classes dirigeantes (pour utiliser un jargon qui plairait à certains ici) et les classes laborieuses est telle que cette relation de confiance est clairement impossible parce qu’ils ne se comprennent pas. Et de ce fait les chefs d’entreprises peu rassurés par les gens qu’ils ont en face d’eux refusent d’investir sur eux.

    rajoutez à ça le système economique reposant essentiellement sur le speculation et dans lequel de ce fait l’employé est l’égal voire l’inférieur de la marchandise et vous avez le monde d’aujourd’hui.


  • Clém (---.---.89.19) 21 mars 2006 15:57

    Je retiendrai une très belle phrase d’un article du Monde d’hier : « Et si c’était l’entreprise qui était au service de la société et non l’inverse... »


    • BarryAllen 21 mars 2006 16:13

      Je crois que là est toute la clé du débat. Si les entreprises étaient au service de leurs clients et attentives à leurs salariés au lieu de ne s’intéresser qu’à leur rentabilité et leurs actionnaires, les choses seraient bien différentes.

      Et comble du comble, rêve de capitaliste, je pense qu’elles seraient en définitive beaucoup plus performantes et rentables. Avec des employés confiants, concernés, et responsables, la productivité s’en trouverait en effet sans doute décuplée. Incroyable non ?

      La preuve que ça marche, et ce au coeur même du monde libéraliste, aux USA ! : http://www.sas.com/corporate/worklife/index.html

      Pour les sceptiques, c’est une entreprise qui existe quand même depuis 30 ans et qui est le leader mondial dans son domaine.


    • Sam (Paris) (---.---.108.229) 21 mars 2006 17:28

      En fait selon vous la clé du problème c’est : « si l’on transformait toutes les entreprises en services public », en plus c’est Le Monde qui dit ça... mal barré, les mecs, mal barré...

      Y a t’il quelqu’un pour nous chanter La Marseillaise...


    • BarryAllen 21 mars 2006 17:41

      Et vous croyez vraiment que l’entreprise américaine SAS peut être comparée à un service public ?

      En plus si vraiment ce que vous tirez de mon commentaire c’est que je souhaite transformer l’entreprise en service public vous avez une vision très idyllique du service public... beaucoup, beaucoup, plus que la mienne. Je parle de productivité et de rentabilité, qui ne sont pas, à entendre les opposants au service public, des préoccupations de ce dernier.

      En fait, je me demande si vous avez pris la peine de lire ce que j’ai écrit.


    • (---.---.38.140) 22 mars 2006 08:33

      je te signale que les salariés ont eu des DROITS et un SALAIRE correct, durant le 20 eme siecle. TOUT le monde en a profité et cela a developpé l’économie.


    • (---.---.38.140) 22 mars 2006 08:46

      Les salariés en CNE-CPE avec un salaire de misere et pas impliqués dans le developpement de leur entreprise (parce que peu considérés) ne donneront que des branleurs et des gens foutre...


    • BarryAllen 22 mars 2006 10:03

      ...et les patrons se plaindront encore de ne pas trouver d’employés valables et motivés par leur travail.

      Des droits et un salaire, c’est le minimum dans le monde d’aujourd’hui. Pour certains, on dirait vraiment qu’on devrait se prosterner devant l’employeur qui nous a fait l’obole d’un emploi (et des droits, et un salaire, mon dieu, quelle générosité). Il ne faut pas oublier que si l’employeur embauche quelqu’un, c’est qu’il en a besoin, ce n’est pas par dévotion. A partir de là, puisque c’est une collaboration, les deux sont responsables de la faire fonctionner.


    • Gio (---.---.162.36) 22 mars 2006 14:13

      Des Droits, des droits, toujours des droits mais SURTOUT aucun devoirs.

      Triste et basse conception de la vie.


    • (---.---.38.140) 22 mars 2006 15:26

      Des DROITS et des DEVOIRS c’est pas possible selon vous ?


    • BarryAllen 22 mars 2006 22:39

      Gio, je pense qu’il est inutile d’essayer de discuter avec une personne tellement enfermée dans son idéologie. Vous devez regretter le bon vieux temps de l’esclavagisme.


  • nsn (---.---.4.69) 21 mars 2006 16:05

    Malheureusement, nous vivons dans une société où la recherce de profit est assimilé à la recherche du bonheur pusiqu’elle vit sur la croyance que le bonheur réside l’accumulation de biens matériels.

    Et tant que ce modèle dominera, on ne pourra pas faire évoluer les choses dans le sens des entreprises au service de la société. (Puisque la société « on s’en fout, ce qui compte c’est de se faire du fric » ! n’est ce pas ?)


    • Fred (---.---.155.75) 21 mars 2006 17:12

      Pourquoi vouloir opposer 2 modeles ?

      Si des gens veulent devenir riches, c’est leur droit si d’autres veulent avoir plein de vacances c’est leur droit aussi. Le systeme doit pouvoir laisser les individus poursuivre leur ideal il me semble.

      Les biens materiels ne font pas votre bonheur, cool pour vous ; moi j’avoue adorer aller au restaurant aussi souvent que je le veux et j’adore voyager donc il me faut peut etre plus d’argent mais ca ne m’ennuie pas de travailler plus pour ca.


    • BarryAllen 21 mars 2006 17:32

      Cher Fred,

      Votre réaction est typique. Vous vous posez en désaccord sur un commentaire qui critique le fait qu’un modèle soit érigé en principe de la société, vous présupposez que votre interlocuteur veut mettre son modèle à la place, et vous vous placez en personne raisonnable qui veut que les deux modèles existent, et terminez sur une remarque un rien condescendante montrant bien que quand même, les gens qui disent qu’ils ne recherchent pas le bien matériel sont soit hypocrites soit idiots.

      Moralité, si on lit bien les deux interventions, c’est votre interlocuteur qui veut que les deux modèles co-existent, et c’est vous qui voulez vous en tenir au votre. Alors s’il vous plait n’essayez pas de passer pour un modéré qui raisonne un extrémiste.


    • Fred (---.---.253.195) 21 mars 2006 23:40

      On peut dire que vous avez rien compris a mon poste et a son commentaire.

      Quand il dit que le systeme de recherche de profit est dominant, on se pose la question avec une grande partie de la population qui est aux 35 heures. Il semblerait qu’il y ait aussi une recherche des loisirs en France, bien sur cette diminution du temps de travail s’est accompagnee d’une reduction du pouvoir d’achat. Certains sont contents d’avoir plus de temps libre, moi je prefererais ne pas avoir ce temps libre et un pouvoir d’achat plus eleve.

      Je ne doutais nullement de sa bonne volonte a ne pas avoir besoin de biens materiels.


  • (---.---.155.100) 21 mars 2006 16:54

    Je dis « Non » à cet article, d’inutilité publique.


    • Sam (Paris) (---.---.108.229) 21 mars 2006 17:21

      Vos arguments sont aussi imparables d’inexistants...


  • barnabé (---.---.148.154) 21 mars 2006 17:33

    Comparer le chef d’entreprise et le salarié n’a aucun intérêt ni même aucun sens. L’entrepreneur prend des risques, il ne sait pas de quoi demain sera fait, il doit se battre et sa société n’est payée que s’il trouve des clients, les conserve et développe chaque jour son business.. c’est vrai, mais généralement, il est (ou sera) rémunéré en conséquence. J’entends par là qu’il pourra en tirer une rémunération importante sans parler qu’il pourra également à un moment ou à un autre vendre son entreprise... Il y a donc prise de risque mais avec une probabilité de gains importants, voire très importants à terme. Des gains (très) supérieurs en tous cas, c’est une évidence, à ceux de ses salariés... A partir de là, il me parait difficile de comparer leur situation.

    Alors oui bien sur, il faut de la flexibilité, là aussi c’est une évidence mais cela n’implique pas de concevoir le CPE tel qu’il est conçu c’est à dire de la flexibilité pour les entreprises (une bonne chose) mais très peu de (voire aucune) sécurité pour les salariés (une garantie de sécurité que l’état devrait prendre en charge)... Bien sur qu’une entreprise devrait pouvoir faire fluctuer ses effectifs en fonction de son marché, de son évolution et tout simplement de ton état de santé et ce, non pas sur « seulement » 2 ans.. mais de manière permanente ! Par contre, les salariés ainsi licensiés devraient être assurés d’une indemnité (assedic) « longue » (mais plafonnée) et d’une « couverture sociale » associée, un peu sur le modèle danois par exemple. De plus, un salarié en CPE devrait bénéficier automatiquement d’une garantie de crédit (caution de l’état par exemple) et d’une véritable aide à l’accès au logement (autrement plus sérieuse et favorable que Locapass bien sur). Je suis certain que dans ces conditions là, la flexibilité serait beaucoup plus acceptée par les francais...


  • Joseph (---.---.83.114) 21 mars 2006 17:39

    C’est de l’amalgamme Pierre dire que les patron sont en CPE, c’est du niveau du discours « le CPE c’est de l’esclavage » (à l’opposé bien sûr).

    Le patron est précaire c’est vrai, mais il a des compensations financières ou capitalistiques. La grosse différence c’est que c’est lui qui embauche et pas qui est embauché (même si il a des comptes à rendre aux actionnaires s’il y en a).

    Tout le monde se focalise sur la précarité parce que l’on sait qu’il n’y a pas de croissance et que pas grand monde n’est prêt à embaucher beaucoup de jeunes ou de vieux. Alors on s’attache à la sécurité de l’emploi en esperant que on pourra le conserver le plus longtemps possible tout en sachant que le système actuel n’est pas viable. On manifeste pour des créations de poste de fonctionnaires. Evidemment c’est pas comme cela que l’on va s’en sortir.

    Il faudrait que la classe politique arrête de faire des lois qui ne servent à rien, et qu’il fassent des économies, qu’ils réforment les services publics pour les gérer correctement, bien traiter les fonctionnaires et les contribuables, arrêter les discrimination, punir le racisme, protéger les agents publics dans leurs fonctions, encourager l’ambition, récompenser le travail bien fait. L’état à le pouvoir de montrer l’exemple et il fait exactement le contraire.

    Si on ne peut pas réformer l’état il va finir par être privatisé quand la France sera en Faillite.


    • BarryAllen 21 mars 2006 17:43

      Voilà à mon sens de bonnes pistes pour améliorer la situation. Et je le redis, parce que ça me parait le plus important : « récompenser le travail bien fait ».


    • freeze (---.---.207.52) 21 mars 2006 18:39

      Cher Joseph,

      Il me semble qu’au delà de la précarité de la position de l’entrepreneur, il ne faille prendre en compte un autre aspect ; plus fragilisant et plus déterminant dans l’analyse des motivations...

      L’entrepreneur est responsable civilement et pénalement (vous le saviez ?), mais il l’est aussi socialement (en admettant qu’il soit un authentique être humain, essayez d’imaginer le déchirement de devoir licencier un jour un collaborateur avec lequel vous travaillez depuis des années dans la confiance et l’amitié, admettez simplement que cela puisse exister). Le système a produit de plus en plus de règles de péréquations sensées équibrer les « formidables privilèges » de l’entrepreneur avec la vie misérable des employés...

      j’en le sentiment que la perception du patronat Français est trés éloignée de la réalité. Il y a plus de patrons smicars que vous ne croyez. Lorsqu’un employé perd son job, il lui reste peut etre des économies mais lorsqu’un entrepreneur perd son entreprise (la crise passe verticalement) il a déjà réinvesti toutes ses économies pour sauver sa boite et il ne lui reste rien, meme pas les assedic...

      la france, c’est grosso modo 4 millions 500 000 entreprises dont 3 millions 800 000 de moins de 5 salariés et 4 millions 350 000 de moins de 100 salariés... On parle de quoi au juste ?


  • Marsupilami (---.---.178.83) 21 mars 2006 17:42

    Personne n’est obligé d’être patron et d’être ainsi soumis à une aussi terrible insécurité. C’est une bien triste condition. Ces salauds de pauvres et de précaires ne connaissent pas leur bonheur.

    Vous souvenez-vous d’un certain J6M ? Un gus qui avait trouvé un cool modus videndi avec la globalisation heureuse ? Eh bien ce pauvre mec est toujours en CPE à New-York.

    C’est horrible.


  • RAMSAY (---.---.202.160) 21 mars 2006 17:47

    Les relations entre salariés et employeurs sont, et resteront toujours par leur nature antagonistes.

    L’employeurs cherchera toujours à maximiser son profit et ce, contre les intérêts de ses salariés en cherchant à toujours plus baisser le coût du travail et en rêvant d’avoir toujours à disposition des salariés quand il le souhaite et pour une durée minimum.

    Le salarié cherchera toujours, de son côté, à augmenter son salaire et à s’assurer une sécurité et une stabilité de ses revenus. Le libéralisme ne lui conviendra jamais car, entre deux emplois et durant le temps nécessaire à la recherche d’une nouvelle embauche, il assumera la perte financière liée à ce qu’on appelle généralement le « chômage frictionnel ».

    Il ne s’agit absolument pas de la part des salariés ou des jeunes actuellement en lutte d’un manque de réalisme mais d’une défense bien comprise de leurs intérêt légitimes.

    RAMSAY


    • BarryAllen 21 mars 2006 17:53

      Vous avez malheureusement raison, mais là où le bât blesse, c’est qu’on pourrait aussi trouver une situation gagnant-gagnant, où l’employeur comprendrait qu’un bon moyen de s’assurer une productivité et une rentabilité record ce serait de générer une ambiance de travail motivante, sécurisante et responsabilisante.


    • RAMSAY (---.---.234.218) 22 mars 2006 07:54

      Une relation gagnant-gagnant ?

      Si l’on adopte une position réformiste et que l’on imagine que les contradictions d’un tel système puisse être dépassées, pourquoi pas ?

      Des recherches en psychologie du travail portant sur l’organisation du travail, la responsabilisation des salariés, la démocratie dans l’entreprise ont été tentées en ce sens, avec des résultats probants en terme de gains de productivité..

      Malheureusement, depuis quelques années, la réduction des coûts, et surtout celui du travail, s’est imposée comme le modèle unique de productivité - malheureusement bien souvent à très court terme. Ce type de solution générant souvent des effets pervers en terme de démotivation des équipes, il est tentant - et le CPE en fournit la possibilité - de tenter de contourner ses effets par un turn-over permanent des personnels.

      Est-ce vraiment viable ?

      RAMSAY


    • BarryAllen 22 mars 2006 09:51

      La question est là, et je pense pour ma part que le réservoir de motivation auto-générée des salariés n’est pas inépuisable, loin de là.


  • Pierre-André (---.---.6.151) 21 mars 2006 17:58

    Le CPE est uniquement réservé aux jeunes de 18 à 26 ans. Il serait exclusivement réservé à ceux qui n’ont pas suivi les études adéquates. Et les autres. Les jeunes âgés de 27 ans et plus n’ont droit à rien. Ils sont exclus. C’est peut-être vrai, ils sont déjà empoyés et ont un job. Es-ce vrai. ( pour les politiques ) Ceux qui étudient dans des filières qui n’apportent aucun débouché pour l’avenir et qui se retrouvent avec des bacs plus 8 + 9, maitrise, doctorat et qui occupent faute de trouver un emploi dans une administration où une boite internationale, se retrouvent à prendre des petits jobs réservés une une catégorie trés inférieure. Allez regarder dans les grands supermarchés AUCHAN - CARREFOUR - CHAMPIONS - CASINO - DECATLON etc..., vendeurs, caissières, caissiers,rayonneurs et autres, combien sont diplômés avec des bacs supérieurs à + 4 et +5. Ils n’ont pas d’autres solutions. l’Education National les Administrations ne peuvent pas les embaucher, car il n’y a plus de place. Et pourtant, ils ont fait des études pour.

    C’est triste, mais c’est la vérité.


    • freeze (---.---.207.52) 22 mars 2006 09:05

      Soit...

      mais quelque part, une caissière avec un bac + 8, bac + 9, c’est moins d’erreurs en caisse...


    • Gio (---.---.162.36) 22 mars 2006 14:07

      Les bacs +8 ou 9 qui ne trouvent pas de travail sont soit des paresseux cherchant à gagner beaucoup en travaillant peu, soit plus probablement des étudiants en matières inutiles et qui dans ce cas n’ont qu’à s’en prendre à eux même pour la bêtise de leur choix.

      Une info de dernière minute : il n’y a plus besoin de cochers pour les fiacres.


  • nsn (---.---.4.69) 21 mars 2006 18:14

    exactement ! ce que je reproche le plsu à la pensée de gauche (et pourtant je le suis) c’est d’opposer l’entrepreneur et l’employé alors qu’ils ont tout à gagner à essayer de faire le meilleur travail possible ensemble. Je rejoindrais pas les declinologues en disant qu’il n’y a plus de morale, mais c’est vrai que dans le cader d’un rapport un peu plus sain, où chacun donne et reçoit, le monde de l’entreprise prend une tout autre dimension.

    Pour le reste, je suis grandement d’accord avec joseph.


  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 21 mars 2006 18:14

    Votre vision du patron est un peu trop réductrice et dramatisée : celui-ci par définition dispose de capitaux ou alors ce n’est pas lui le patron mais ses investisseurs, et , en effet, sa situation peut être précaire ; mais il a néamoins un un peu plus de pouvoir sur sa vie professionnelle et d’initiative ( et cela est toujours gratifiant) que des employés précaires. Dès lors qu’il dispose d’une savoir-faire apprécié et s’il est malin et s’il réussit un tant soit peu, il peut très bien mettre ses oeufs dans plusieurs paniers pour éviter sinon la faillite au moins la ruine..et transmettre un petite fortune à ses enfants ou successeurs.(Vous voulez plus de precisions ?)

    De plus un patron souvent, sinon il n’en est pas vraiment un, a des employés dont il dépend aussi et qu’il a pour rôle de motiver au service de son entreprise. Il ne peut pas les traiter comme des objet ou des marchandises jetables, sauf à les pousser à la résistance passive, voire au sabotage et/ou au détournement de marchandises ou d’activités. Un patron est donc aussi et même surtout, à moins de vouloir faire tout ce que vous dites tout seul, un meneur d’homme et un chef d’équipe et donc quelqu’un dont le comportement éthique légitime l’autorité dont il a besoin vis-à-vis de ses collaborateurs et le pouvoir qu’il exerce sur ses employés.

    C’est incroyable comme il faut répéter des évidences aussi triviales à des gens qui sortent des grandes écoles ; pour avoir longtemps exercé, avant que de m’occuper de l’entreprise familiale (80 personnes en Allemagne), la fonction de professeur colleur dans les classes préparatoires des concours des écoles de commerce dont HEC, je peux vous dire que je m’étonne d’une vision aussi pauvre et mythique du patron-forçat de droit divin qui n’existe que dans votre mythologie tendancieuse.

    Le rasoir philosophique


    • BarryAllen 21 mars 2006 18:30

      Grand plaisir de vous lire, surtout votre second paragraphe.

      Je me répète, mais le pire (ou le mieux), c’est qu’en appliquant cela, on obtient mécaniquement une productivité inégalable et donc une rentabilité bien plus facile à assurer. Sans parler de l’avantage par rapport aux concurrents, car non seulement on peut espérer rendre un service de meilleure qualité que les autres, mais même si on n’obtient qu’un service de qualité égale, il sera plus agréable pour un client de traiter avec une entreprise dans laquelle les collaborateurs sont détendus et impliqués dans leur travail.


    • Pierre MECHENTEL 21 mars 2006 18:31

      Excusez moi mais je ne vois pas vraiment le rapport entre votre commentaire et ce que j’ai écrit smiley) Où avez vous vu une vision réductrice et dramatisée ? Où avez vous vu une définition exhaustive du « patron » ? Et où avec vous vu que le patron « par définition » dispose de capitaux ou d’investisseurs ? Savez vous qu’il existe des entreprises qui démarrent et se développenet sans capitaux ? j’ai été maitre de conférence à HEC et je ne suis pas étonné justement du fait que les étudiants en 3ème année, quand ils ont l’idée de créer une société commentcent par cherche des capitaux ou de l’argent plutôt que des clients .. si ils ont eu avant des théoriciens comme vous smiley)


    • freeze (---.---.207.52) 21 mars 2006 18:49

      d’accord à 100% avec votre remarque


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 22 mars 2006 08:39

      C’est exactement ce que j’ai dit : si vous n’avez pas de capitaux, il vous faut en chercher. Pour en trouver il faut montrer patte blanche : diplôme(s) de grande(s) école(s) et/ou un joli matelas familial ; les deux c’est encore mieux. mais, sans capitaux propres vous n’êtes qu’un demi-patron (vous êtes un patron, au pire, écran, au mieux, délégué), dans la mesure où votre objectif c’est de créer de la valeur pour les actionnaires qui procurent du capital risque à l’entreprise nouvelle (et le plus vite est le mieux) ou pour payer les dettes aux banques à des taux pas toujours bienveillants.

      Mais je trouve que vous n’insistez pas assez sur l’aspect essentiel du rôle du patron : les relations humaines dans et hors de l’entreprise et que vous avez trop tendance à faire croire que les patrons sont plus précaires encore que leurs employés ; ce qui est pour le moins paradoxal puisque ces derniers n’ont pas le droit de licencier leur patron qui, lui, en dispose vis-à-vis de ses employés, très souvent sous la pression des investisseurs qui peuvent retirer leurs billes quand ils le veulent.. etc.. Etc..

      Du reste tout chef d’entreprise peut, s’il n’échoue pas totalement au départ, se prémunir contre le risque de la ruine qu’il ne faut pas confondre avec la faillite...

      Tout pouvoir a besoin de légitimité et le sort personnel du patron n’en constitue aucune. Merci patron !..

      La qualité dans l’entreprise entre l’éthique et l’économie


    • Pierre (---.---.34.142) 22 mars 2006 10:30

      Je ne suis pas d’accord avec vous smiley) Il y a des tas d’entreprises qui se lancent et peuvent se lancer SANS capitaux, notamment les entreprises de service. Je pense même que chercher des capitaux avant d’avoir des clients est une erreur car la première source de financement d’une entreprise, ce sont ses clients (incroyable comme il faut rappeler des choses aussi triviales etc, etc smiley)

      En ce qui concerne le rôle social du patron (pour paraphraser Lyautey et son "rôle social de l’officier) c’est une chose dont s’occupent les patrons d’entreprises basées sur le rôle des hommes (ce qui n’est pas le cas de toutes les entreprises) et où l’implication humaine est importante notamment en raison de la taille des entreprises (cas des tpe ou des petites pme -80 personnes par exemple smiley) mais il y a AUSSI des cas où ceci n’est pas le pb principla du patron qui doit consacrer toute son énergie à trouver des clients notamment dans les périiodes de croissance et pour éviter le fameux coup de ciseau du BFR ou le financement du long terme par des solutions à court terme qui font capoter très souvent l’entreprise.. Un patron doit gérer ses priorités et dans certains cas ou dans certains moments, les humains n’en sont pas. QUand on nie ceci, il vaut mieux se réorganiser en association smiley sans que cela soit péjoratif


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 22 mars 2006 14:33

      « Un patron doit gérer ses priorités et dans certains cas ou dans certains moments, les humains n’en sont pas. QUand on nie ceci, il vaut mieux se réorganiser en association smiley sans que cela soit péjoratif »

      Vous semblez confondre patron et travailleur indépendant ; qui n’a pas d’employé(s) ne patronne, à mon sens, personne. Il est travailleur indépendant mais pas patron ! D’où le malentendu.

      Ensuite vous dites que, dans certain cas, l’humain n’est pas une priorité ; cela signifie à mon sens qu’un tel patron est mauvais et/ou n’est pas dans les conditions d’être un bon patron ; ce qui veut dire qu’il ferait mieux d’être employé et non pas patron ! Pour lui et pour ses collaborateurs...Après tout seule une minorité disposant des capacités requises et des ressources nécessaires peut faire un bon patron. Et cela n’a rien d’étonnant, sinon il n’y aurait pas de patron (voir plus haut) ou bien chacun ne serait que la patron de lui-même, ce qui ne revient pas tout à fait au même, j’en conviens ; mais il convient aussi de distinguer clairement les deux cas surtout lorsque la question est de savoir ce qu’il en est du CPE qui ne concerne que les patrons qui embauchent des employés.

      Mais, au fai,t essayez plutôt de me justifier que le licenciement sans motif est une marque évidente de respect...Rien, vous entendez, rien, pas même les difficultés économiques d’une entreprise, ne peut justifier que l’on traite des collaborateurs comme de simples objets de droit, autant dire comme des domestiques d’une autre âge, que l’on peut congédier sans explication. Je dirais même au contraire. Du reste même le MEDEF est pour le moins embarrassé par une mesure aussi cynique.

      La jeunesse -et pas seulement elle- a bien entendu le message et politiquement, c’est une inquiétante image de la démocratie qui lui est donnée et elle saura sanctionner un tel aveuglement. Ne comptez pas trop encourager les employés à accepter des réformes dans un tel contexte.


    • Pierre (---.---.108.219) 22 mars 2006 19:04

      Tjrs pas d’accord smiley) On dit d’ailleurs patron d’ENTREPRISE et non pas Patron de travailleurs . On crée une entreprise pas pour le plaisir d’avoir des gens qui travaillent pour soi, sauf dans certains cas qui relèvent parfois alors de la psychologie smiley) Je maintiens qu’il existe des cas ET des moments où le patron a d’autres choses à faire que de s’occuper des hommes. S’occuper des hommes est Un des éléments de la PRODUCTION et pas un éléments de la CLIENTELE. Il existe des moments et des cas où le patron doit s’occuper EXCLUSIVEMENT de la clientèle et pas tellement de la Production comme il existe des moments et des cas où un chef d’état doit s’occuper exclusivement de l’extérieur et pas de l’intérieur (et vice versa) ; Il n y pas de règles générales sinon il y a longtemps que des robots auraient remplacé les fameux « patrons ».

      En ce qui concerne le motif de licenciement, c’est là aussi une affaire humaine qu’il est complètement débile de vouloir gérer par la loi (comme la parité ou les minorités par exemple). SI l’homme patron n’a pas envie ou pas le courage de donner le motif de licencienemtn, qu’il y ait loi ou pas, il ne le donnera pas. SI il a envie ou le courage de le donner il le donnera. Actuellement les gens doivent le donner et sous couvert de licenciement économique ou manque de confiance ou même souvent démission forcée avec arrangement financier on fait passer n’importe quoi NOTAMMENT l incompatibilité d’humeur qui est COMPLEMENT naturelle et qu’il n’est pas possible de faire passer. Si demain, un patron non fumeur embauche un fumeur et est saoulé" par l’oderu de cigarette froide qu’il sent dans les locaux le matin, et qu’il le dit, et que l’employé continue de fumer, comment fait il ? Il ronge son frein et attend, étant de plus en plus énervé.. cacher la possibilité officielle de ne pas s’entendre avec d’autres gens est qqch d’encore pire que les abus provoqués par un système + libéral sans justifications ; De plus, l’employé peut lui aussi partir sans donner d’explication et aller ailleurs facilement sans se justifier. Est-ce que la loi actuelle permet mieux ?? non. A trop vouloroi cherche le système parfaiton reste tel l’âne de buridan le cul entre 2 chaises et l’on finit par tomber smiley)


    • BarryAllen 22 mars 2006 22:49

      On n’arrête pas de nous dire aussi que ce sont les chefs d’entreprise qui créent l’emploi. Si justement le chef d’entreprise n’a parfois pas le temps de s’occuper de l’humain, il a plutôt intérêt en amont d’avoir créé un climat de confiance dans son entreprise, s’il veut qu’elle tourne pendant ce temps-là.

      En ce qui concerne le motif du licenciement, encore une fois, comme souvent (tout le temps ?) au sujet du CPE, le fond de votre explication est que finalement rien ne va changer puisque les motifs qu’on donnait avant étaient de faux motifs. Mais alors, si c’est pareil, pourquoi s’accrocher avec autant de virulence à quelque chose d’inutile, et qui par ailleurs nous est présenté comme l’argument massue pour inciter les chefs d’entreprise à embaucher ?

      C’est une insulte à l’intelligence des gens, qui me rappelle fortement le « il faut voter oui à la constitution parcequ’on ne peut pas voter non ». Ayant moi-même voté oui par ailleurs, je ne m’étonne pas que le non l’ait emporté avec une présentation pareille.


    • Pierre MECHENTEL 23 mars 2006 11:25

      Pourquoi toujours FIXER dans le temps et dans TOUS les cas les choses et spécialement les agissements. j’ai écrit que DANS CERTAINS CAS et A CERTAINS MOMENTS le chef d’entreprise ne pouvait pas s’occuper d’humains.. Est-ce que les gens se préoccupent de leur santé TOUT LE TEMPS ? Est-ce que quand on a un calet de défait on s’arrête TOUT DE SUITE pour le refaire TOUT LE TEMPS ? Est-ce que les gens évitent TOUT LE TEMPS de téléphoner en voiture , Est-ce que les gens paient toujours ce qu’ils doiuvent payer A L HEURE ? Avant de parler de l’aspect humain des choses, il serait pas mal de prendre en compte le caractère humain ...


    • BarryAllen 23 mars 2006 11:29

      J’avoue que je ne comprends pas trop (voire pas du tout) votre message, si ce n’est, par les majuscules, que quelque chose vous a excité.


    • Pierre MECHENTEL 23 mars 2006 11:41

      RIEN NE M EXCITE MAIS JE TROUVE BIZARRE DE REFUSER DE LA SOUPLESSE SUPPLEMENTAIRE DANS UN DOMAINE QUI EN MANQUE EN FRANCE ET SUR LEQUEL ON RAISONNE SOUVENT EN OUBLIANT LE CARACTERE HUMAIN. ON EDICTE DES PRINCIPES EVIDEMMENT GENIAUX SANS PRENDRE EN COMPTE LE FAIT QUE DANS AUCUN DOMAINE UN OU DES HUMAINS SUIVENT CE QU IL FAUDRAIT FAIRE DANS LE MEILLEUR DES MONDES ET VIVENT LES MAJUSCULES !!


    • BarryAllen 23 mars 2006 11:52

      Justement les règles sont faites pour éviter que les moins scrupuleux prennent des libertés avec l’éthique et que les autres soient obligés d’en faire autant, concurrence oblige. Votre raisonnement peut-être décliné à l’infini. Il y a des gens qui volent des banques, alors pourquoi empêcher tout un chacun de le faire avec des lois ?

      Vous parlez de prendre en compte le caractère humain, mais vous ne prenez en compte le caractère humain que du parti qui vous intéresse. Si vous vouliez réfléchir à l’idée d’une relation gagnant/gagnant entre employeur et salarié, peut-être vous comprendriez que l’entreprise, et donc l’économie et la société ont tout à y gagner, sur le long terme. Mais aujourd’hui les raisonnements économiques ne se font qu’à (très) court terme, par des gens qui ne pensent qu’à protéger leurs intérêts personnels.


    • Pierre MECHENTEL 24 mars 2006 13:32

      Vous pouvez déplorer tout ce que vous voulez et espérer en un monde meilleur, cela n’empêchera pas la masse majoritaire d’imposer son comportement et son système ; Actuellement, c’est le modèle anglo saxon et le libre marché donc + vous mettez des contraintes dans un endroit moins les choses s’y développent puisqu’ailleurs vous pouvez faire + facilement. Vous parlez de relations gagnants-gagnants mais bcp de jeux économiques sont des jeux à somme nulle. Par ailleurs, je ne parle pas dans l’article de MA vision qui n’est peut être pas celle que vous pensez. Je me borne à constater tel le français moyen qui constate et gueule .. peut être sans avoir d’avis smiley)


    • machinchose (---.---.129.40) 11 juin 2006 19:24

      d’autant plus que même en angleterre il est obligatoire de motiver, que le droit européen rendait cette disposition illegale et qu’il faut vraiment être totalement déconnecté du réel pour trouver normal de ne pas prendre le temps d’avoir une bonne raison de foutre quelqu’un dehors.


    • (---.---.225.155) 11 septembre 2006 00:54

      S. Reboul, à 200 % à côté de la plaque, une fois de plus


  • electron (---.---.24.156) 21 mars 2006 19:43

    A l’attention de « caramico » 90% de quoi qui sont contre ??????


  • Philibert - Claude BRA....... (---.---.31.122) 21 mars 2006 21:23

    Etre patron de nos jours n’est pas facile. Etre artisan et être seul n’est pas facile, mais il n’engage que sa propre responsabilité. Du jour où il engage un deux, trois employés et plus là commencent les problèmes. C’est tout beau tout rose et parfait quand vous avez du personnel qui veut bosser et qui fait tout pour être au top et vouloir réussir. On a pas besoin de CPE. Combien sont-ils. Quand vous avez à faire à une catégorie de personnes qui n’a jamais travaillé, vécu de RMI où de chômage et que le seul but est de dire. Je bosse comme je veux quelques mois et aprés je touche le chômage. Alors le CPE l’intéresse car, il sait que s’il est licencié, il touchera une indemnité aprés trois mois, le chômage et une éventuelle réinsetion avec une suivit de l’ANPE. Il ne faut pas rêver, déjà l’ANPE n’arrive pas à suivre les affaires courantes, si vous lui donnez encore des cas sociaux, elle ne pourra pas faire face. Soit disant ce CPE est pour les jeunes de banlieues sans bagage, à qui on donne la possiblité de s’intégrer dans la vie active avec la possiblité d’avoir un boulot. Alors que la Loi s’applique à tous les jeunes de 18 à 26 ans sans distinction. Il ne faut pas rêver, ceux qui veulent vraiment travailler, ils voient avec le patron qui n’est un esclavagiste, la possilbité d’un bon travail sérieux et de confiance. Un patron n’a pas besoin d’un CPE, pour recruter une personne de qualité s’il veut avoir du personnel fiable qu’il forme et qui lui sera fidèle. Mais si le patron n’a plus de travail ou de commande, que fait il de son employé même s’il l’a formé. Mondialisation. Un employé travaille dans le boulot que lui donne son patron, mais son patron lui doit chercher les commandes et le travail. Il doit se battre pour rester dans la course. Bien-sûr sans employé il ne peut rien, mais l’employé sans patron n’est rien. Donc il y a une complémentarité obligatoire. Tout cela est un climat de confiance. Cela est le patron ideal. Mais combien y en a t’ils. Mais beaucoup de jeunes ne sont pas prêts à se donner corps et âme pour un travail. On a tellment donné l’habitude de toucher de l’argent sans rtien faire, que mainteant il est difficile de renverser la vapeur.


    • (---.---.38.140) 22 mars 2006 11:28

      Oui, mais avec juste le droit de la fermer, le retour du cul de pied au cul n’est pas loin. Non merci.


  • choucroute68 (---.---.71.146) 22 mars 2006 14:38

    Je partage dans les grandes lignes les propos de votre article. Je souhaite pousser un peu plus loin l’analyse et dire pourquoi pour les mêmes raisons que vous, je considère que le CPE n’est pas la voie d’excellence pour les entrepreneurs. Le CPE est par définition un contrat précaire. Or comment être dans l’excellence quand pèse sur soi le spectre chaque jour amplifié de la fin de contrat. Bien sur chacun d’entre nous en naissant sait que sa destinée est de mourir un jour et l’objectif de chaque nouvelle journée qui se présente est d’arriver à survivre et pouvoir recommencer le lendemain. Le CPE et sa philosophie vont induire encore plus qu’aujourd’hui le réflexe de survie et plutôt que se concentrer sur l’objectif qui est de promouvoir l’entreprise, les CPEISTES vont développer des stratégies personnelles. Ne pas s’exposer, devenir flatteur, bref sombrer dans la médiocrité telle qu’elle si bien décrite dans le Bourgeois gentilhomme. Les entreprises au contraire ont besoin d’acteur libérés des contraintes du temps. Les entreprises qui réussissent sont celles dans lesquelles le personnel est concentré sur un seul objectif : réussir sa mission et satisfaire le client. Ainsi le client se fidélise et les commerciaux de l’entreprise plutôt que de devenir selon votre expression des chercheurs de CPE, deviennent des interlocuteurs privilégiés des clients pour de nouveaux projets. Voilà les raisons pour lesquelles je suis contre le CPE


    • Pierre (---.---.108.219) 22 mars 2006 19:10

      Il est clair que le CPE ne développera pas à chaque fois la pérennité dont certaines entreprises ont besoin MAIS il n’est pas pour TOUTES les entreprises et est plutôt pour des emplois pas très qualifiés, donc remplaçables et par ailleurs il peut aussi dans certains cas être un « aiguillon » de « bonne conduite » pour certains jeunes qui ne sont plus habitués à notre époque aux règles généralement admises dans les entreprises et les rapports entreprises-clients, comme par exemple la tenue, le langage, l’allure générale, etc.. Il est très dur à notre époque de « forcer » quelqu’un à avoir un habillement neutre, pas de signes externes pouvant choquer, etc ;.. quand c’est nécessaire aux affaires. le fait de pouvoir pour de tels critères, que la loi et le politiquement correct NIENT alors qu’ils sont présents dans tous les esprits, être viré peut avoir des effets bénéfiques pour faire comprendre à certains qu’ils doivent faire un effort SI ils veulent être admis dansle système ou ne pas s’étonner si ils en sont rejetés (l imlportant est d’être conscient des efforts à faire même si on ne les fait pas pour éviter ensuite de rejeter la faute à.. pas de chance ou sur les autres...)


    • BarryAllen 22 mars 2006 22:31

      Je veux bien entendre votre raisonnement MAIS :

      Le CPE est destiné à tous les jeunes, et étant donné qu’il ouvre 3 ans de dégrèvement de charges, les entreprises ne vont pas le limiter à certains.

      Sans parler de la légitimité tangente de vos arguments pour virer, honnêtement si il vous faut 2 ans pour juger de ce genre de choses, vous êtes un peu lent à la détente. Les périodes d’essai actuelles sont largement suffisantes, voire même l’entretien d’embauche seul.


    • Pierre MECHENTEL 23 mars 2006 11:28

      Tout le monde n’a pas les mêmes acapcités d’anticipation et de divination sur l’avenir d’une entreprise smiley) Bravo à vos performances smiley)


    • BarryAllen 23 mars 2006 11:32

      Les critères que vous avez évoqués dans votre précédent message n’ont rien à voir avec l’anticipation et la divination.


    • Pierre MECHENTEL 23 mars 2006 20:15

      Mais je parlais de votre dernier commentaire et de votre « non lenteur à la détente » et de votre capavcité à déterminer certains choses dès un entretien d’embauche..


    • BarryAllen 23 mars 2006 20:36

      Vos histoires de tenue, langage, allure générale me paraissent effectivement détectables dès l’entretien, rien d’extraordinaire là-dedans.


  • Julien Arnoult (---.---.225.234) 22 mars 2006 23:03

    Cher Monsieur,

    Je vous remercie de rappeler dans votre article ces banales évidences... l’évidence signifie ce qui s’impose à l’esprit sans que cela ait besoin d’être démontré

    Il est triste d’en arriver là, de devoir rappeler puis expliquer l’évidence, mais il faut bien le faire.

    Alors Merci. Julien Arnoult


  • Fred (---.---.155.75) 23 mars 2006 09:46

    Je continue a lire que les 2 ans sont une periode d’evaluation de l’employe. Ce n’est pas uniquement le cas, c’est aussi une evaluation du succes de l’entreprise liee a l’embauche de ce nouvel employe, il faut bien plus que quelques mois pour voir si l’investissement vaut le coup. Une entreprise peut se laisser tenter d’embaucher un CPE a cause de l’exoneration de charge et de la flexibilite de l’employe, si ca marche tout le monde est gagnant, si ca ne marche pas l’entreprise peut mettre fin au contrat sans risquer plus de ressources l’employe a acquis une experience en entreprise et recoit une legere compensation.


    • (---.---.38.140) 23 mars 2006 10:20

      Cher Fred,

      On est sur 1 marché du travail donc il y a 1 offre et 1 demande.

      Si 1 profil est rare, l’employeur ne proposera pas de CPE-CNE mais directement 1 CDI. Si le profil est banal, et qu’il y a des avantages en matiere de charges sociales, ces contrats CPE-CNE dureront (au plus) 23 mois, car comme tu sais si tu as vécu aux states, quand on est gérant d’une entreprise, l’objectif c’est aussi de faire du bénéfices pour developper l’affaire et/ou des résultats pour les actionnaires.


    • Fred (---.---.193.208) 24 mars 2006 11:09

      Justement, la est la difference vous pensez que le profit se fait a travers des mesures juridiques alors que je pense que le profit se fait grace a des employes motives et efficaces. Si j’embauche un employe en CPE et qu’il me rapporte de l’argent de part son dynamisme, je ne vais pas le licencier au risque de me rerouver avec un employe moins dynamique.


  • cris29 (---.---.124.181) 23 mars 2006 18:58

    Le problème du cpe c’est qu’il ne va quasiment pas créer d’emplois (10 à 20000 par trimestre d’après l’insee) mais créer un effet d’aubaine. Des CCD sont actuellement transformés en CNE : On laisse donc croire aux gens qu’ils pourront rester dans l’entreprise alors que la durée de la mission est pertinement connue. Une autre remarque c’est qu’il y a autant de conards chez les patrons qu’ailleurs : j’en connais et ceux-là ne vont pas se priver de jeter les gens au moindre prétexte. Comme ils disent si vous n’êtes pas contents, il y a du monde qui attend à la porte.. Le système de la période d’essai actuel (et son renouvellement actuel) permet de juger quelqu’un, pourquoi changer ? Un autre problème est qu’il est impossible de faire un projet de vie et d’investissement dans ce cadre : Qui irait voir le banquier avant les 2 ans ? Et si le banquier accepte, à mon avis, il n’a rien compris à son job.. Sans compter le sentiment d’incertitude et de précarité qui ne fera qu’augmenter. Enfin, pour ceux qui ne jurent que par le modèle Américain et son taux de pauvreté record, avez vous remarqué qu’il existe un modèle respectant et accompagnant l’individu et qui marche, dans les pays scandinaves ?


    • Pierre MECHENTEL 24 mars 2006 13:01

      Le modèle scandinave marche mais n’a pas à gérer la même masse de gens que nous d’une part et n’est pas autant impliqué dans le commerce mondial que la FRance (les conséquences de l’affaire des caricatures pour des produits français si elles étaient venues de France auraient eu des conséquences bcp plus importantes sur notre économie que ce qui s’est passé pour le danemark) ; On pourrait aussi dans ce cas parler du système monégasque qui permet à 5000 monégasques de vivre avec bcp de garanties sociales). Le modèle anglo-saxon n’est pas la pancée mais c’est le modèle dominant au niveau mondial et je ne vois pas vraiment comment la France pourrait imposer ou avoir son propre modèle tant qu’elle est présente dans un monde globalisé ...


    • (---.---.38.140) 27 mars 2006 09:09

      Il ne faut surtout pas resister au modele dominant !!!


    • pierre (---.---.13.167) 27 mars 2006 15:36

      On peut faire le village gaulois mais si on ne trouve pas un dessinateur, on aura du mal à exister sauf si on crée une deuxième Suisse avec des petites affaires entre nous, comme la Contrée dans le Seigneur des Anneaux. Ca serait sympa


    • (---.---.38.140) 30 mars 2006 13:30

      les USA protegent leurs interets, mais la france ne peut plus le faire, a cause de l’Europe...


  • bart (---.---.39.78) 24 mars 2006 02:51

    Je suis d’accord avec l’article. Seulement, en France il est quasi impossible d’obtenir un logement (en location) sans un CDI et sans des parents aux revenus « confortables ». A ce niveau là, 2 ans c’est très long. Et comment vivre avec (moins que) le SMIC alors que la vie devient vraiment chère avec l’euro ?

    Un défaut de la mentalité (pas que) française, c’est de ne pas rémunérer les salariés à leur « juste » valeur, et surtout pour les motiver. Il n’y a pas que le patron qui mérite d’être récompensé pour son labeur.


    • Fred (---.---.193.208) 24 mars 2006 11:27

      C’est pour ca que je suis contre le CPE/CNE ; pas a cause de leur flexibilite mais de leur duree qui stigmatise une partie de la population, on devrait tous avoir un emploi flexible d’ou plus de probleme avec les locations ou les prets bancaires, on aurait tous un contrat egal.


    • (---.---.38.140) 24 mars 2006 14:38

      D’accord avec Fred , de la flexibilité pour plus de souplesse dans la gestion du personnel pour les entreprises... mais les salariés doivent avoir de bons salaires, garder des droits(maladie, maternité, paiement des heures supplémentaires...) et surtout savoir pourquoi on se sépare d’eux par écrit.


  • Joseph (---.---.91.240) 1er avril 2006 01:10

    Ce sont les entreprises qui sont en CNE en réalité. Pourquoi ? Parce que c’est le marché qui dicte sa loi. Lorsque l’on a une offre qui n’intéresse personne (de mauvaise qualité, mal ciblée, trop chère...) et bien l’entreprise n’a pas de travail. Rien n’oblige les clients à acheter. Ils sont libres et si ca ne leur plait pas ils vont voir ailleurs parfois sans aucun préavis (selon les contrats). C’est terrible la précarité des entreprises.

    Alors bien sûr ils y a des « ultras libéraux » qui disent que c’est très bien parce qu’au moins ils peuvent acheter les meilleurs services au meilleur prix quand ils en ont besoin et que cela profite à tout le monde. Mais la liberté est quelque chose de terrible, de terrifiants pour certains qui pensent que l’individu ne peut se penser au singulier et les droits de l’homme sont les droits au collectif et non pas à l’individuel.

    Comment faut il faire pour réduire cette précarité ?

    - >On peut fixer les prix. On dit que le prix du produit A est 100 pour le plan quinquennal qui vient. Ce n’est pas très efficace pour des produits complexes ou soumis à des rapides variations d’offre et de demande. Il y aura des pénuries et des surplus, bien sûr, mais organiser la pénurie peut être le rôle de l’état.
    - >On peut obliger les clients à acheter, par la force, la menace physique ou bien par l’appat du gain et la corruption. Ce n’est pas très bon non plus pour la société et l’indice de développement humain.
    - > On peut se mettre d’accord avec les concurrents pour ne pas qu’il y ait de pouvoir du coté des clients ou des consommateurs. C’est le Cartel. Ceux qui refusent le cartel ou qui font double jeu son éliminés par la force.
    - > On peut faire un monopole qui oblige les clients à passer par notre société. Et les taxer un maximum.
    - > On peut prendre controle par la force de la société cliente et s’assurer ainsi de la pérénité de sa fidélité.
    - > On peut faire appel à un hypnotiseur (ou un marabou ou un commercial) pour manipuler le client.
    - > On peut bloquer les routes pour empêcher les clients d’aller voir ailleurs.
    - > On peut dire que les concurrents sont diaboliques et que les clients iront en enfer s’ils leur parlent.
    - > On peut dire que les concurrents ne sont pas des hommes mais des sous hommes et qu’il ne faut pas faire affaire avec eux parce que c’est dégradant et impur. Cela ne marche que si les clients sont dans le même système de croyances bien sûr.
    - > On peut faire croire aux clients que la concurrence n’existe pas. Que les autres sont juste des escrocs et qu’ils ne peuvent pas se passer de nos services

    - > On peut faire mieux que les concurrents en connaissant mieux ses clients et étant plus malin, plus adroit, plus tenace, plus agréable, plus travailleur, plus appliqué, plus rapide, plus à l’écoute, plus humain, plus compréhensif... En ayant des initiatives qui devancent les demandes exprimées des clients ou les actions de la concurrence.

    Alors bien sûr tout le monde est précaire. La sécurité et le confort (psychologique et matériel), c’est tuer l’initiative, c’est tuer la liberté. Liberté ou sécurité ?

    Quand on prévoit un régime de fonctionnaire pour un entrepreneur il y a peu de chance pour qu’il fasse beaucoup de croissance et qu’il crée beaucoup d’emplois. Et s’il le fait il y a de quoi s’inquiéter que l’entrepreneur ne partage pas le risque de son entreprise alors que le sort des salariés en dépend.

    On ne peut pas dire que l’entrepreneur soit précaire. Il prend des risques, qu’il juge et gère. La précarité c’est quand il n’y a pas de vision d’avenir, seulement un angoisse, une peur sans objet précis. Le risque c’est au contraire une vision d’avenir, une action dans un but déterminé, une volonté dans un but précis. Dire que être patron c’est des CPE en permanence... c’est de la provoc’ parce que les termes sont mal choisis. L’entreprise est précaire, la société est précaire, c’est pour cela qu’il faudrait une société non pas qui offre moins de libertés (de statuts, de corruptions, de discriminations...) mais au contraire qui permette plus de passion, plus d’initiatives, plus de richesses, mais qui lutte en même temps contre la pollution, les discriminations et les exclusions pour que chacun ait sa place et sa liberté.


  • ELIAS (---.---.66.210) 12 mai 2006 23:15

    Ah ! C’est un doublé !! DEux fois le même « penseur », le même jour... Tout s’éclaire en effet. Le Patronat a interet pour camoufler ses énormes profits ( je ne parle pas de l’épicier du coin)à raconter toutes sortes de bêtises pour abrutir le peuple. Mme Parisot nous avait déjà expliqué avec le sourire des grandes dames que l’amour, etc « tout était précaire dans la vie ». Comme c’était charmant pour des millions de pauvres !

    Pas les dividendes touchés par les requins de la Finance en tout cas. En dessous de 15% assurés de profit, les actionnaires parasites s’en vont au bout du monde pour trouver des esclaves payés trois fois rien. Ils n’aiment pas du tout la précarité, les Actionnaires et pour accumuler à l’infini leur capital, fantasme no 1 du système, la richesse devenant un Himalaya de richesses, ils sont prets à liquider les 3/4 de l’humanité en lui retirant tous moyens de gagner honnetement sa vie et en attendant de l’exterminer dans des guerres très juteuses pour les industriels si discrets de l’armement, profiteurs de la mort comme industrie. Quel beau business que la guerre, si juteux ! Tiens ! Comme par hasard, on retrouve EADS, Gergorin, Thomson, MATRA, Camus et autres parasites occupés à se hair et s’entretuer tout en organisant le massacre du genre humain.

    L’auteur devrait nous faire part de son portefeuille d’actions, de ses stocks options éventuelles et autres doulces précarités comme les « parachutes en or » de Messier et des Grands Patrons. C’est parce qu’ils aiment la précarité, les PDG, qu’ils se font des parachutes en or quand ils quittent leurs postes ? Et qu’ils AUGMENTENT vertigineusement leurs salaires quand ils pressurent leur main d’oeuvre ?


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