mardi 7 mars 2017 - par velosolex

Fillon et Pénélope, au château de Sablé, dix ans après : En pensant à « Bouvard et Pécuchet »

Bien des années plus tard après ce qu’on nomma le Pénélopegate, et d’autres « un coup d’état institutionnel », nous sommes revenus à Sablé voir comment le couple a su rebondir. Pas si mal au fond, quand on considère à quelle profondeur ils avaient plongé…. Bref retour en arrière :

      Qui ne se rappelle pas des élections présidentielles 2017 ?…. Bien que cela soit loin, et que des événements autrement importants se soient produits depuis…. Mais le climat déjà était inédit... Rappelez-vous du meeting du Trocadéro, du baroud d'honneur de François Fillon, avec les derniers grognards républicains, faisant une haie d’honneur à leur empereur, avant que celui ci ne s’exile, surjouant un peu les adieux, comme dans un tableau du peintre David !…

      Oh, pas bien loin !….Juste dans leur castel de la Sarthe !. Après avoir louché sur les habits et la rectitude morale du général, Fillon cru bon à l’époque de s’identifier quelques jours à Napoléon, dans sa valse des costumes et des contradictions, comme dans le film "Zelig". Il singea pour finir le Bonaparte du 18 Brumaire, dans une folle course en avant. On l’avait retenu ! Il aurait voulu s’affranchir du Trocadero, trop étroit, monter sur la pyramide du Louvre…. « Soldats ! Du haut de cette pyramide quarante siècles vous contemplent !"..., etc, etc.... 

       C'est peut-être un détail pour vous. Mais pour lui, ça voulait dire beaucoup. Ça voulait dire qu'il était libre ! Heureux d'être là malgré tout !.....Même s’il reconnaissait maintenant des erreurs du bout des lèvres, "à l'insu de son propre gré", il n’avait jamais renoncé à faire des emprunts et du copié-collé en rapport aux personnages historiques, quitte à se mettre en danger !..

      « Ne pas se laisser abattre ! » François était une combattant, un crispé, un gars qui ne lâchait jamais, surtout la cassette des primaires qu'il s'était autoproclamé propriétaire historique et indiscutable  ! Il aurait voulu au moins ajouter du superbe à son départ, qu'on le monte dans un navire en partance pour l’ile d’Elbe, avec un quarteron de fidèles dévoués à sa cause.

      C’est là qu’il aurait préparé son retour, cent jours qui l’auraient mené au pouvoir après une marche triomphale sur Paris. Mais les juges ne l’entendaient pas ainsi. Encore moins les anciens copains, qui le poussèrent gentiment de la tribune, après « avoir évalué la situation »… Un euphémisme en forme de coup de pied au cul.

        Ils lui souhaitèrent bonne retraite au château, se cotisant même pour lui offrir une chaise longue, et des mitaines en cuir estampillées « Michael Schumacher » pour conduire sa vieille Peugeot.

        Ces gens là n’avaient aucune grandeur. Rien que des faquins !...Pénélope, qui avait été victime d’un complot sexiste, certains lui reprochant de ne pas avoir fait de marmelade, selon François, était là pour l’assister en ces tristes temps de déconfitures. C’en était fini pour quelques temps au moins de la politique.

   Un moment il se plut à recevoir quelques disciples dans une salle froide du château. Ils le regardaient avec des yeux de fidèles ébahis. Ils le voyaient comme un roi thaumaturge, capable de soulager les plaies, le chômage, par simple imposition des mains.

        Une nouvelle Jeanne d’Arc vint le voir. C'était la rançon de ces temps incertains de voir des âmes faibles se chercher des maîtres parmi tous ceux qui avaient des certitudes, et même les idiots du village rencontraient un beau succés dès qu'ils élevaient la voix. Dieu lui était apparu à elle aussi, et elle se disait prête à mettre heaume et habit d’homme pour représenter ses couleurs, et l’amener sur le trône. Mais il avait toujours été opposé aux transgenres, et ces histoires de mariage pour tous ne relevaient pas de sa conception du couple. «  Retournez à vos fourneaux, lui dit-il. Je vous ai assez entendue  ! »

       Il savait bien qu’il devait se mettre à l’écart du monde, pour mieux revenir un jour. Il se consolait en pensant à tous ceux qui avaient eu leur traversée du désert : De Gaulle en Angleterre par exemple...Il évitait de penser au maréchal Pétain à l’ile de Noirmoutier…Comment s’occuper, quand on n’est plus candidat ?

       Sa première idée fut d’écrire ses mémoires, semblablement encore au général. Il se sentit inspiré. Il fallait battre le fer quand il était chaud !. Et surtout mettre les choses au clair, ! C’est à dire sauver son honneur, et celui de sa famille ! . Le personnage de Montaigne l’avait influencé dans cette entreprise, version magazine de bon goût, genre « Maison chic », et « Marie-Claire »,…

   Les locaux où le grand homme avait écrit ses essais avaient belle allure..Il aménagea donc lui aussi un pigeonnier, comme cet ancien maire de Bordeaux l’avait fait en son temps. Cela l’occupa les derniers mois de l’été, quand la rumeur de la présidentielle s’était éloignée …..Montaigne...Rien à voir bien sûr avec ce fielleux félon de Juppé, ce traître opportuniste, qui avait occupé lui aussi ces charges de maire dans la même ville !

       Une table et un fauteuil furent montés là haut et installés face à un mur, contigu à une large bibliothèque, où Pénélope installa les œuvres de Shakespeare. Il convoqua l’inspiration sur le champ, comme un attaché parlementaire payé à la tâche, après avoir aiguisé ses crayons. Le silence lui pesa un peu. 

       Il relut les maximes de Montaigne tant elle lui plaisaient : « Il s’agit de mettre son âme et sa vie à nu : Je veux qu’on m’y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention ni artifice : car c’est moi que je peins. Mes défauts s’y liront au vif. »

       Sur ce dernier point, il divergeait. Lui ne tenait à montrer que ses qualités. Il y avait bien assez de gens pour souligner ses maigres défauts. Un stylo à la main, il se laissa aller à des essais, les biffa, les envoyant rageusement à la corbeille.

      Penny crut bon de lui donner quelques conseils, en rapport avec son ex boulot d’attaché. Elle surgissait ainsi de derrière les tentures. Il la laissa jouer du stylo rouge, comme une gouvernante anglaise, et préféra se taire, en fronçant les sourcils, quand elle confondait effets de style et fautes d’orthographe. C’était ainsi qu’il obtenait la paix familiale. C’était assez des ennemis de l’autre coté des murs en pierres du château, sans en ajouter de l’intérieur.

 Il avait beau faire, tourner les phrases comme il pouvait, il voyait bien que les moqueurs auraient tôt fait de dénoncer ces demies vérités, ces gros mensonges, et les oublis derrière lesquels il tentait de se donner une posture… Toute référence explicite au général De Gaulle lui était maintenant interdite ! Et il ne pouvait même plus incarner les belles valeurs d’honnêteté, de la probité et de morale, qui lui allaient naguère comme un costume de curé un jour de mardi gras….

       C’était comme si on avait volé le stradivarius à un musicien de concert, pour l’obliger dorénavant à jouer avec un crincrin... …..Lui qui savait si bien mentir, et utiliser tant d’artifices, il se trouva fort mal à l’aise avec la vérité nue !

       Le pigeonnier fut abandonné. Voilà qu’il s’était trouvé une autre marotte. Le présent, trop décevant, ne l’intéressait plus. Il s’était mis à la généalogie, persuadé de pouvoir trouver dans les secrets du passé, une explication à sa noblesse naturelle. Ce devait sans doute être à la révolution que les manants volèrent à la famille De Fillon sa particule.

       Il se lança dans de grandes recherches, explorant les registres de mairie de Sablé et des ses environs. Il voulait restaurer les armoiries en son nom, au dessus de la grande porte du château, et prouver au vulgaire combien il était issu de noble extraction. Ce fut dans un premier temps décevant. Du coté paternel, ce n’était que d’humbles et modestes gens de labeur, maçons, sabotiers…

       Il n’aurait pas manqué qu’il trouve une famille de rétameurs, s’occupant à forger casseroles et couverts toute la sainte journée ….Les échotiers se seraient encore déchaînés. Mieux valait oublier cette vile branche et passer à la page suivante.

       Un cabinet de généalogiste opérant en bande organisée trouva de plus sérieuses références, du coté de l’arrière grand-mère maternelle. ( GénéInfos : La généalogie de François Fillon ) http://bit.ly/2lOx3a6 Ils lui garantirent qu’il tenait d’un écuyer du roi. Autrement dit de la famille royale. C’était là en descendance lointaine de Charlemagne assurément une bonne affaire !

       A vrai dire, il n’en attendait pas moins, et aurait été déçu de n’être que descendant du chevalier Roland…. Mauvaise pioche : Cette aïeule, surprise du destin semblait appartenir aussi à la même branche que le sieur Dominique de Villepin.

       On n’est jamais mieux trahi que par les siens ! Murmura François. Villepin avait été en effet un de ceux qui l’avait jeté sans vergogne aux chiens ! http://bit.ly/2mHTQZn&nbsp ;

      Plus intéressant, les Fillon, lui avait on assuré, seraient en bien de demander des milliards de dédommagement en rapport avec ce qu’il faut bien appeler déjà une infamie historique. http://bit.ly/2lODKsE (L'héritage colossal de François Fillon | Le Club de Mediapart)

   Mais les chances de retrouver ses fonds, après enquête, lui parurent bien minces. Il y avait autant de filous que de Fillon dans ce pays, et le nombre de prétendants à cette bonne fortune de quelques milliards d’euros était aussi astronomique qu’une chaîne de Ponzi alimentant les chimères de pauvres gogos !

      C’était à vous dégoutter de la généalogie ! Il n’y avait rien à tirer de cette science insipide ! D’ailleurs il y avait là dans l’arbre des ancêtres d’autres noms, très sulfureux, qui auraient fait rire les méchantes langues, si d’aventure il leur était tombé dans les mains.

     Ainsi cette « Jeanne Fumée », et cette autre « Jeanne Coquine. ». (génération 16 et 18) dont on unirait fatalement les qualificatifs pour dire, une fois de plus qu il n’y avait pas de fumée sans feu !...Le canard en attrapera le hoquet !

      Il retourna un temps à l’oisiveté, se passionna un peu pour les mots croisés du journal ….Une définition malheureuse, où il fallait trouver un nom en six lettres en rapport avec un « politicien français ayant abusé des finances publiques » le brouilla avec la science cruciverbiste, et lui fit résilié son abonnement.

   Beaucoup de mauvaises langues affirmèrent que toute son agitation stérile tenait du même comportement désordonné que l’on trouvait chez « Bouvard et Pécuchet  » ce magnifique roman de Gustave Flaubert. : Deux vieux rentiers, qui brassaient tout et ne retenaient rien.

      Ce fut « les 24 heures du Mans » qui l’agitèrent un moment, quand revint le mois de Juin. Tout son goût pour la compétition sportive avait été ranimé par le bruit des puissants moteurs sur la grille de départ. Il pensa un moment se lancer ainsi dans une carrière de pilote d’endurance. Le sport automobile avec ses têtes à queue et ses queues de poisson avait beaucoup à voir en effet avec l’arène du monde politique.

  Fidèle à sa légende, il serait celui qui ne décroche jamais, toujours au volant même quand la voiture serait renversé sur le toit.. Mais désormais il aurait un casque sur la tête pour le protéger des mauvais coups.

      Mais las,….Les puissants industriels qui l lui prêtaient auparavant des Ferrari faisaient maintenant la sourde oreille. Et s’acheter une voiture de ce type aurait ruiné ses finances ! C’est que l’homme était un peu pingre. Un défaut qu’il avait camouflé pendant longtemps ! C’est que la prodigalité des autres lui permettaient d’avoir grande vie, sans solliciter son porte monnaie, qu’il n’ouvrait qu’à l’office, le dimanche pour se débarrasser des ses pièces jaunes dans la corbeille de la quête, depuis que Bernadette Chirac ne lui faisait plus les poches.

      Mais maintenant qu’il devait faire le plein d’essence, comme un citoyen lambda, il se surprenait à considérer qu’un boulot d’attaché parlementaire lui aurait bien arrondi ses fins de mois. Après tout, faire une note de lecture ou deux sur dix ou quinze ans ne devait pas bien être compliqué.

      Justement il venait de lire « Touche pas au grisbi ! » avec grande jubilation, pensant jusqu’aux dernières pages, que c’était là un livre sur les mœurs politiques qu’il connaissait si bien. Il avait fallu que les pandores passent les menottes aux mafieux, pour qu’ils se rendit compte de son erreur. Ces choses là ne se faisaient pas dans le monde ouaté des chambres politiques.

 Mais Pénélope ne voulait rien entendre. «  It was my job  ! » Soutenait-elle, très en colère...Même s’il était avéré qu’elle n’avait rien de produit de concret, avec le temps elle avait fini par se convaincre qu’elle avait réellement tenu un emploi, !..En fait qu’avait elle gagné ? Bien peu de choses, à peine un million d’euros si l’on déduisait les frais de bouche.…

      Elle en revenait souvent à cette triste affaire, surtout les jours de pluie, quand les gouttes tambourinaient contre les vitres du château... Des fourbes avaient été à l’œuvre, écrivant missives sur missives à ce vilain canard.. Elle avait été effaré de voir son saint nom de Pénélope traîner dans la boue, comme celui d’une gourde qu’on abuse, qu’on force à faire des confitures.

  Il y avait là quelque chose de profondément shocking ! Bien sûr Shakespeare qu’elle adorait l’avait préparée aux facéties du destin et aux retours de fortune ! Mais parfois en son fort intérieur, elle se demandait elle aussi si elle n’aurait pas laissé son royaume pour un cheval !

Surtout si celui ci avait traîné une carriole chargé de bons lingots d’or vers la suisse !

  Peut-être bien y avait il quelque chose de pourri au domaine de Sablé ! Voilà le fond de sa pensée, alors qu’elle marchait des heures et des heures dans la campagne avec ses chiens, semblablement à Jeanne Eyre, ou à Jeanne Birkin sans son Serge…

      Son husband était devenu irritable. L’été avait été très court, et ressemblait déjà à l’hiver, cette saison où tout se rétrécit. Les courtisans, même les plus bigots, ne venaient plus au château. De même les manants du village se permettaient maintenant des sourires à peine voilés, quand ils la croisaient au supermarché acheter des boulettes pour les chiens.

   Il fallait se ressaisir, de peur de devenir semblable à des vampires s’enfermant dès que le jour apparaissait dans un cercueil de la crypte familiale. Un endroit vraiment « awfull » où elle trouvait à François une ressemblance avec Dracula, les soirs de pleine lune, quand il fronçait les sourcils.

      Dans cette valse des masques qu'il avait fait tourner sur sa figure, de De Gaulle à Napoléon, celui-ci assurément était celui qui lui plaisait le moins.

      L’idée germa quand ils étaient tous deux au fond du trou. Non pas en lisant Chateaubriant, mais en regardant TF1 un soir….Oh, pas pour la plaisir ! Mais Que voulez-vous mon monsieur il faut bien garder contact avec la base de ce pauvre pays, si l’on veut revenir un jour en pleine lumière !

      Il était question d’un reportage sur « Dysneland »...Assurément les gens étaient prêts à payer une fortune pour une journée de rêve supposé, en s’étourdissant dans des leurres et des manèges. Ce château de Sablé qui leur restait ne pouvait-il pas être le socle de leur fortune, au lieu d’être un puits sans fond d’impôts locaux et fonciers ?…..

      Ah, s’il avait été élu, François aurait réformé tout cela, et au nom des principes républicains, fait en sorte que l’impôt soit le plus juste possible. Un impôt égal pour tous, qu’on soit une bonne logée dans une chambre sous les toits à paris, ou qu’on habite en province comme il le faisait. N’était ce pas là justice la plus élémentaire ? Voilà le brillant produit d’un de ses plans d’économie, et qui aurait mérité du Nobel. Mais ce pays tourne le dos à ces plus grands chercheurs, les méprise ! N’allez pas vous étonner s’ils partent dans la Sarthe ou en dans la Sillicon valley !

 Il citait volontiers ses sources. Dame Thatcher avait été toujours la grande guide pour François. Une marraine, même. Et souvent il se plaisait à imaginer Margaret, très court vêtue, comme un égérie quelque peu licencieuse. Brillante de mille reflets comme une figure de Samothrace ornant le radiateur d’une voiture de maître ! Et c’est lui qui serait le conducteur, sur une autoroute dorée, faisant crisser les pneus dans les virages, écrasant au passage les sales canards qui cancanaient sur son passage.

       Un rêve d’adolescent qu’il préférait taire à Pénélope.

      C’est elle, très pragmatique, qui avait eu la première fulgurance. C’était à propos de cette écurie vide de chevaux, mais remplie de casseroles, dont ils ne savaient maintenant que faire. Ils en avaient des milliers, une batterie considérable que leurs détracteurs s’étaient crus malin d’agiter et de jeter sur leur passage, à l'époque des "boules puantes"..

      Elle avait tout ramassé, brave petite main, avec l’intuition que rien n’est jamais perdu si l’on sait le transformer. Une belle idée écologique qui serait à rétamer en or blanc en temps voulu. L’idée d’en faire des boomerangs lui avait déjà traversé l’esprit. On voit par là que cette esprit pétulant méritait son statut d’aide parlementaire.

       Un moment Penny avait émis l’idée de proposer au public une œuvre monumentale, contemporaine, un agglomérat qui se serait dressé vers le ciel, et qui aurait siégé dans la cour du château, avant d’être acheté à prix d’or par le musée Beaubourg, ou encore monsieur Pinault, dont la fondation, dans la bonne ville de Venise lui semblait le meilleur écrin…

      Mais contactés, ils refusèrent tous. C’était décevant. Cette vie d’artistes, de « créatifs », ou autres « performers »,comme on dit maintenant semblait tout autant leur échapper... Les vrais talents ne sont jamais reconnus de leur vivant, et c’était bien la preuve de leur valeur. Mais il n’en tirèrent aucune vanité. D’ailleurs ils n’avaient pas la patience d’attendre d’être d’être morts une seconde fois pour faire un come-back !

 Ils résolurent d’ouvrir démocratiquement les portes de leur château au tout venant. Bien sûr il faudrait payer un droit d’entrée. En fidélité avec certains principes républicains qui vaut que tout travail mérite rétribution.

       Bien sûr c’était un peu fatigant de voir tous ces gens mettre à l’épreuve leur intimité. Sans compter les voies de faits ! Car plus pékin étranger à Sablé tenta de chiper une des ces fameuses casseroles et de partir sans payer. C’était facile de reconnaître ces escrocs et de les arrêter au portillon du château, car les objets du délits n’étaient alors pas signés du seigneur des lieux. Maître Fillon vendait en effet fort cher ses créations.

 C’était la une bonne fortune de guerre à exploiter pendant des années. Mais même si le stock de gamelles en tous genre restait considérable, ce genre d’entreprise ne pouvait tenir dans la durée qu’en se diversifiant. En dehors de la vente des "confitures de Pénélope" que les stagiaires proposaient aux fins gourmets, une visite fléchée et commentée du château fut organisée.

      Au delà du fameux pigeonnier où notre maître écrivait ses mémoires posthumes, et qui avait paraît il inspiré Montaigne, au point qu’il en construisit un semblable dans le Bordelais, ce fut assurément le bureau de Pénélope qui rencontra le plus beau succès !

      Personne n’aurait pu se douter que six mois plus tôt, ce modeste local n’était encore qu’un placard à balais. Mais à présent qu’il avait été repeint d’une patine à l’ancienne, on restait pantois, bouche ouverte, devant l’authenticité évidente des lieux, comme la grotte de Bernadette à Lourdes. Des endroits que seuls la foi évidente des convertis authentifie et éclaire.

  Ainsi donc, c’était dans cette cellule monacale, si simple, si touchante, avec sa vieille table d’écolier branlante et sa chaise en bois, tachée d’encre, que Pénélope avait tant œuvré, tête basse, silencieuse, modeste, attachée à la réussite exclusive de son époux.

      On ne pouvait que mettre ses mérites en parallèle avec l’’autre Pénélope, la Grecque, figée dans l’antique, celle qui défaisait la nuit l’ouvrage qu’elle faisait le jours, pour mieux tromper ses courtisans.

      Pour ceux qui naguère avaient tant ricané en lisant les dépêches méchantes du vilain canard enchainé, l’hologramme de Penny, grandeur nature, penché sur son pupitre, travaillant 24 heures sur 24, comme les 24 heures du Mans, leur faisait honte d’avoir douté.

     Ils pouvaient acheter un cierge et l’allumer, pour se faire pardonner.

      Et promettre de bien voter la prochaine fois.

                                                   FIN

 

 



24 réactions


  • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 7 mars 2017 08:52

    Merci pour ce moment de rigolade.


    L’allusion à Bouvard et Pécuchet, roman inachevé, est particulièrement bienvenue. Le manuscrit de Flaubert contient un plan de la fin du roman, : lassés par leurs échecs, lâchés par leurs « amis », il leur vient l’idée de copier, comme autrefois. Raymond Queneau a suggéré qu’ils copieraient le Dictionnaire des idées reçues, ce qui irait assez bien au couple Fillon.


    • velosolex velosolex 7 mars 2017 09:38

      @Jeussey de Sourcesûre
      Merci. Mais le mérite revient à Fillon, Pénélope, et à Flaubert. Qui n’a pas eu le temps d’achever son roman, mais celui ci ne s’en ressent pas trop. Et ainsi chacun reste libre d’extrapoler sur la suite des aventures de ces deux vieux garçons, qui avaient eu le bonheur d’hérité, et ainsi de rompre avec leur petite vie de fonctionnaire, et d’aller ainsi au bout de leurs désirs 

      Flaubert leur lance un regard sévère, mais amusé aussi. Si ce sont des amateurs qui se plantent dans tout ce qu’ils font, ils ont au moins su garder l’enthousiasme de la jeunesse, et autres qualités, aspirent à s’instruire, même si tout cela est bien désordonné. Mais ce ne sont pas des rentiers ni des conservateurs...Ils restent dans l’émerveillement des lumières et des connaissances...Vous avez raison au sujet de Queneau. Flaubert avait laissé un brouillon, au sujet de la suite, où il suggérait que les deux compères, fatigués de leurs aventures, reviennent à leurs premières occupations de copistes...Ce qui est la morale de beaucoup d’œuvres classiques...Le candide de Voltaire, concluant qu’il vaut mieux cultiver son jardin..Du Bellay ne dit rien d’autre, quand il conclut son poème « Heureux qui comme Ulysse », par « Vivre auprès de ses parents, le reste de son âge, » ce qui est l’apologie du retour à la maison....et à la raison..


    • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 7 mars 2017 10:28

      @velosolex

      Flaubert était profondément pessimiste et assez misanthrope. Votre lecture de son dernier roman est recevable, mais réduit les personnages principaux à des vieux larbins inhibés qui retrouveraient la fraîcheur de l’enfance. 
      Je ne serais pas aussi positif que vous concernant le sens que l’auteur entendait donner à son oeuvre, et le caractère acide du fameux dictionnaire, écrit au vitriol et là pour montrer que le regard de Flaubert est davantage teinté d’ironie que de bienveillance. Il s’agit pour moi de la caricature de personnages qui confondent érudition et culture, lieux communs et pensées, ces dilettantes pleins d’illusion qui croient qu’un amateur peut faire l’économie de l’expérience, du savoir-faire transmis et du travail pénible pour produire un résultat comparable à celui d’un professionnel.
      Pour moi Bouvard et Pécuchet ne sont pas des innocents, mais des naïfs victimes d’une manipulation idéologique qu’ils prennent pour la vérité. Même s’ils étaient célibataires, ils ont de nombreux descendants.

    • velosolex velosolex 7 mars 2017 10:53

      @Jeussey de Sourcesûre
      Chacun fait sa lecture d’une oeuvre, et sa réussite réside autant dans sa beauté littéraire, que dans les interprétations qu’on peut en faire. Plus elle sont multiples, et plus on peut dire que c’est réussi, en montrant qu’on en n’a jamais fait le tour, ce qui potentialise l’intérêt de ce livre, et son coté circulaire et universel, car s’attachant à l’encyclopédisme. Peut être sommes nous tout un peu des « Bouvard et Pécuchet ». Il y a la lecture académique qu’on peut en faire, les critiques évidentes du comportement de deux hommes qu’on peut dire ridicules, en s’attachant à la raison pure. Et sans aucun doute Flaubert est parti avec ce cahier des charges quand il s’est lancé dans ce projet. 

      Mais quelque chose me dit qu’à un moment du livre ces deux escogriffes se sont plus ou moins emparé de lui, l’ont assez amusé, pour qu’il y mette une partie de lui même, dans ce récit où brille l’humour. Et quand celui ci apparaît, la tendresse et la compréhension humaine,, voir la connivence, ne sont jamais loin.
      Tolstoï avait été lui même vampirisé par cette « Anna Karénine », personnage secondaire et superficielle, qu’il détestait, et à qui il avait prévu de régler son compte, avant que celle ci se rebelle, et s’imposa assez, pour prendre le nom du titre du roman, et en être la pièce centrale, « en dépit de son propre gré ».
      Flaubert, Maupassant, tous ces grands ogres, vivant une vie faite de paradoxes, de passions et de reniements, où il fallut payer parfois au prix fort leurs erreurs, ne sont ils pas des Bouvard et Pécuchet en puissance, avec pour différence deux grands avantages : Le style de l’écriture, et la qualité de mettre si bien en histoire les facéties du destin, qu’elles ressemblent à des mécanismes d’horloge.

    • Et hop ! Et hop ! 8 mars 2017 21:29

      @Jeussey de Sourcesûre : Je trouve au contraire que ça n’a absolument rien à voir :


      - Bouvard et Pécuchet sont deux vieux garçons employés de bureau en fin de carrière qui décident d’acheter une maison de campagne avec un domaine agricole en Normandie pour y vivre de leurs cultures et de leurs élevages.
      - François et Pénélope Fillon sont un couple marié jeune qui a racheté une grande bâtisse genre manoir dans la région où le père était notaire, pour la retaper, y vivre, et y élever leurs enfants, lui étant député suppléant, puis député du bourg d’à côté.

    • velosolex velosolex 8 mars 2017 23:58

      @Et hop !Votre commentaire me ravit, dans le sens où jamais je n’aurai pensé qu’on aurait pris cette farce au premier degré. 

      Cette histoire est une parodie construite sur le besoin de faire un peu d’humour en utilisant le matériel à disposition : Honorabilité, volonté d’exemplarité même, chez ce politique qui s’ était fait le parangon de la vertu, et puis la révélation du scandale, le coté sombre, fait de vénalité, de mensonge, de paranoïa,et de suspicion de trafic d’influences..
      L’explosion intervient quand les ingrédients réactifs les uns aux autres se rencontrent d’une façon chimique dans le flacon.
      .Il aurait été possible aussi d’en faire une fable en exploitant la trame de Stevenson, à travers l’histoire du « Docteur Jykell et de mister Hyde »
      L’humour est une soupape nécessaire , quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. 
      C’est ma façon de me défendre des pics du destin, et d’éviter des ulcères de l’estomac. 
      Je ne suis pas seul. Tant sont scandalisés comme moi, tout en se bidonnant en voyant ce couple tenter de se justifier dans une course folle et autistique en avant....il y a là quelque chose de moral qui n’échappe à personne : Le menteur rattrapé par la peau du cul.....Shakespeare que soit disant Pénélope apprécie aurait du pourtant la mettre en garde dans son adhésion à ce scénario vénal. 
      « La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène ... »
      Mais Shakespeare n’imaginait pas que cet acteur au delà de son heure se crisperait assez pour ne pas vouloir quitter la scène, entraînant sa famille avec lui.

    • Et hop ! Et hop ! 10 mars 2017 00:19

      @velosolex : Je pense qu’il a une faute qui est beaucoup trop grave pour être risible, le trafic d’influence d’un homme politique qui perçoit d’importantes sommes, la plupart certainement encore inconnues, pour faire bénéficier de grosses entreprises internationales des privatisations : France télécom,…. les autoroutes bradées à Vinci,... et bientôt la Sécurité sociale au groupe Axa.


      Macron avec les affaires SFR et Alshtom doit aussi être corrompu.

  • devphil devphil 7 mars 2017 09:34

    Article sympa

    Merci à vous


  • ARMINIUS ARMINIUS 7 mars 2017 09:34

    Excellent, mais quel travail ! Et pas de médisance sur « nous entrerons dans la carrière quand nos ainés n’y seront plus » en allusion au dauphin du ci-derrière Le Theule, pas plus que sur l ’allusion
    grossière du « vilain » Chirac de l’époque déclarant « les pédés vont trinquer » au sujet de l’affaire Marcovic . Car si « Maggie » Thatcher était la marraine de François qui était sa tante ? Ou fallait-il chercher du coté de Clovis, quand un Coluche affirmait qu’un certain Mourousi avait cassé le vase de Soissons ! Les dessous de l’histoire dépassent l’affliction...


  • ZEN ZEN 7 mars 2017 11:22

    It was my Job !


    Merci, vélosolex, de prendre la défense d’une gauloise, pardon, galloise, injustement décriée.
    L’histore reconnaîtra son expertise-es-marmelade qui a bien adoucit l’humeur parfois ombrageuse du Châtelain.

    • velosolex velosolex 7 mars 2017 12:16

      @ZEN

      Il faut faire l’éloge de la confiture. 
      Cet art n’est pas une mince affaire : Celui de ramasser les fruits mûrs à point, de les tenir en cuisson jusqu’à ce moment parfait où le liquide n’en est plus tout à fait un ! Pas besoin de paraffine, pour celui qui sait retourner le pot, à peine refermé. Reste l’étiquette, qui comme pour toute chose, est essentielle à la mise en forme ! 
      C’est un exercice culinaire et philosophique ! J’adore ramasser des mûres le long de la côte sauvage. Du coté d’Erdeven, dirons nous, afin de garder jalousement mes coins (un fruit qui gagne assez à mettre en pot). Le fruit sucré à un gout de sel et d’embrun. Je parviens à chaque fois à faire un petit dessin, afin de mettre en conserves là aussi ces folles aventures qui ne me mènent pas au bout du monde, mais me remplissent néanmoins la tête d’assez d’odeurs et de parfums. 
      Ce fiéfé fieleux Fillon, avec ses mœurs de filou et de félon n’y entend vraiment rien à la modernité. Faire des confitures soi même est devenu farouchement moderne, une activité noble et pourvue de tant d’avantages philosophiques que ceux qui s’y essaient ne peuvent être que bons conseillers des princes ! Si au moins Pénélope pouvait nous montrer de belles rangées de marmelade en pots, disposées sagement sur les étagères du chateau, alors elle n’aurait pas besoin de nous présenter ces soi disant preuves de son travail d’attaché. Les étiquettes vaudraient bien mieux en valeur que d’improbables fiches de lecture. Et ainsi nous en nous laisserions nous compter sans demander davantage qu’une petite cuillère pour nous servir de ses trésors.... 

    • velosolex velosolex 7 mars 2017 12:26

      @ZEN
      SUGAR MAN....Non il n’est pas là question de sucre, ni de celui des confitures, ni des qualités de certains hommes en sucre, qui se dissolvent au contact des valises de liquide....Rien à voir avec Fillon, mais tout, cependant. 

      Car voici un reportage que j’ai regardé hier au soir sur arte + 7 et qui m’a ému. 
      IL est question de talent, de légende, d’un homme resté dans l’ombre, mais qui reste un modèle de rectitude et d’esprit ZEN, conformément à votre avatar. 
      Voici le lien
      Sugar man...Un reportage sur qu’il faut regarder absolument, qui réconcilie avec l’humanité. 

    • ZEN ZEN 7 mars 2017 14:33

      @velosolex


      Il faut Sablé le champagne
      C’est reparti pour le Grand Prix de l’Elysée
      Mais attention aux sorties de route...

  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mars 2017 12:40

    L’excellente journaliste américaine Diana Johnston, une spécialiste des élections s’il en est :

    « L’horrible campagne électorale française : quand l’état profond remonte à la surface »


    • Armelle Armelle 7 mars 2017 17:18

      @Fifi Brind_acier
      Je sors du cadre...
      Vous allez être ravie, 480 parrainages validés par le CC au 07 mars pour Mr Asselineau !!!!!
      L’UPR tient le bon bout...
      Encore une fois, je le répète, ce n’est pas ma tasse de thé, mais j’avoue être impatiente d’un débat Asselineau/Fillon(peut être) ou Asselineau/Macron, oui enfin finalement le plus drôle serait Asselineau/Mélanchon
      Toujours est-il que ça ouvrirait une porte de plus pour emboîter le pas du Brexit et de Trump...
      L’établishment Français peut serrer les fesses !!! Sauf qu’ils en ont peu l’habitude, ils tiennent « l’autre rôle » depuis des lustres...le sphincter doit être distendu, ça pourrait bien les scouer cette fois et renter bien plus profond qu’ils ne le pensent !!!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mars 2017 18:24

      @Armelle
      Oui, nos efforts depuis des années n’ont pas été inutiles ! Il manque encore une vingtaine de parrainages, mais d’ici le 17 mars, je crois que nous les auront ...

      Les débats seront intéressants, mais tous ceux que vous listez ont toujours refusé le moindre débat public avec Asselineau, pas sûr qu’ils soient d’accord ... ! C’est fou l’attachement qu’ils peuvent avoir avec cette usine à gaz européenne ... ! Avant même de connaître les analyses d’Asselineau, j’avais compris en 2007 lors du truandage sur le référendum de 2005, que l’UE, c’était une arnaque !


  • Le421 Le421 7 mars 2017 17:42

    Parlant de Fillon, on tombe dans la machination abjecte digne de méthodes fascistes.
    Donner volontairement de fausses infos pour rameuter les gogos à soi.
    Ce type est donc bien un menteur sans scrupules...
    Quand le personnel hospitalier au bout du rouleau mets fin à ses jours, cet horrible type mets en scène le suicide annoncé de sa femme avec l’aide de ses complices de « sens commun ».
    Une vraie honte.
    « Ca » Président ?
    Sans moi...
    http://www.20minutes.fr/high-tech/2025515-20170306-francois-fillon-prend-cher-web-fake-news-suicide-penelope-medias


    • velosolex velosolex 7 mars 2017 19:25

      @Le421
      Ce drame illustre une fois de plus la dislocation de la qualité du soin, et un personnel à bout, et impuissant, tentant de faire face. La maltraitance est évidente, et l’état devrait être condamné. C’est un métier qu’on est obligé d’aimer pour pouvoir continuer à le faire quand les conditions sont aberrantes, et s’apparentes à un équipage de pécheurs qu’on obligerait à prendre la mer par vent de force 7. 

      J’en vois ici qui gueulent contre les fonctionnaires, faisant un amalgame entre ceux qui sont planqués en tant que hauts fonctionnaires, et les pékins de base qu’on fait passer selon les moments, entre la qualification d’admirables, à celle d’opportunistes. Fillon précisément, qui a accablé la fonction publique, et qui a détourné les fonds pour son usage personnel. Un casus belli qui dans tout pays normal, l’aurait emmené droit en prison...
      La colère dans ce pays doit monter, et tel un ras de marée imposer des hommes nouveaux..

  • Sergio Sergio 7 mars 2017 18:12
    Parcourant la Sarthe sur mon vieux vélo usé par tant de kilomètres parcourus, en ces terres d’histoires, mes jambes ne me suivaient plus. C’est avec grand espoir que je découvris, à l’orée du crépuscule, la demeure ancestrale du châtelain dont, l’histoire parlée et le destin tragique, s’étaient endormis dans ce linceul de pierre. Je frappai à la porte, attendis qu’on m’ouvrit et, entra dans cette salle inondée d’ombres qui tressaillaient au jeu mobile des flammes de l’âtre, je découvris, le maître des lieux qui me dit,
    « Asseyez-vous, buvez, mangez, je vais vous raconter » 

    Homélie féodale

    Dans une tour carrée de pierre

    Vit et survit un Seigneur,

    Maître et Dieu sur ses terres

    Mais solitaire en son cœur.


    La douce chaleur de l’âtre

    Ne réchauffe plus son corps,

    Le froid envahit son âme,

    L’obscur le mine de remords.


    Dans les douves de son esprit

    Surgissent tant de souvenirs,

    Qu’il trouve sa mie en la nuit

    Et se refuse à dormir.


    Il repense à sa jeunesse,

    Aux hobereaux indomptables

    Qui fondaient avec hardiesse

    Sur leurs proies comme des tombeaux.


    Il se souvient des Merveilles

    Nées des Pays d’Orient,

    Des dunes de sable vermeil

    Qui rejoignent le firmament.


    Fallait-il qu’il se rappelle,

    Écœure par cette violence,

    De spirituelle

    D’hommes en éternelles errances.


    Maintenant dans sa tristesse

    Il songe à l’enfant perdu,

    A son regard de noblesse,

    Fruit d’un Amour défendu.


    Dans une tour carrée de guerre

    Vit et vieillit un Seigneur,

    Maître et Dieu sur ses terres

    Et solitaire dans sa peur.


    • velosolex velosolex 7 mars 2017 19:12

      @Sergio
      Il y a là écho des contes d’Edgar Poe...La chute de la maison Usher...Si certains textes partent fort bas, comme « pendant longtemps je me suis couché de bonne heure », de la recherche de Proust, « la chute de la maison Usher », part au galop, sur une cheval noir.....« Alors que j’avais galopé pendant toute une journée dans les landes, sous un ciel lourd et pesant, par une contrée singulièrement triste, et que le soir s’avançait, j’arrivais en vue de la maison Usher...

      §uperbe, non...Du 3 D sans même avoir un casque virtuel sur la tête.
      . » La traduction n’a pas été faite par Penny, et c’est bien dommage pour elle, par les preuves de son travail, elle aurait gagné plus d’une sucette à la menthe...Ah, que n’eut elle été présente sur agoravox ! J’adore le gothique, relu dernièrement Dracula, prince de Transylvannie dont Sarkosy tenta de s’emparer des pouvoirs, tout en n’arrivant jamais à donner assez de puissance à son vélo dans le deuxième col...
      Nous avons besoin des fantômes pour vivre...Cependant ne pas confondre fantômes et guignols dans cette valse des masques...Ceux ci tombent actuellement, et le roi est nu. Pourtant on nous demande de voter pour lui...Il n’y a pas de plan B, nous dit-on dans de film de serie B......
      Il vous faut venir en Bretagne pour accorder votre lyre ! Vos accents sont ceux des bardes qu’on croise parfois dans les landes. Le Morbihan est propice aux émerveillements et aux terreurs quand tombe le soir et que les menhirs commencent à bouger. En certains coins de la côte une étrange sorcière se prenant pour la fée Mélusine se cache derrière un dolmen et fait de l’œil aux promeneurs, leur montrant sa jarretière ! Les gens du coins qui en ont vu d’autres sont immunisés contre cette Marine qui opère en bande organisée. Mais les pauvrets venus d’ailleurs succombent à ces charmes graveleux, quand elle leur fait mille promesses. Entre celle ci et le vampire aux sourcils broussailleux de la Sarthe, prions de ne pas avoir à choisir, comment fuir !. « May God bless us ! », comme dirait Penny. 


    • Sergio Sergio 7 mars 2017 19:56

      @velosolex


      C’est vrai que pour l’intro, je me suis inspiré de l’ambiance de Dracula, mais je me suis fait vraiment peur et j’ai tourné ’le guidon’ court. 

      Quant à choisir, un ami me disait : « Serge, il faut s’exposer ! », la belle affaire ! A défaut de s’exploser, je tenterai bien l’aventure avec votre Sylphide que je préférerai quand même à la goule ; toutefois, j’envisagerai pour le retour, de venir visiter vos sauvageonnes en camion, c’est toujours bien de venir, c’est encore mieux de pouvoir revenir. 
      Pour le broussailleux ombrageux ’Méfillonceles’, je me tâte, mais je me méfierai d’autant plus que, Torquemada n’étant pas mon préféré en matière d’éducateur, de même pour sa chère et tendre Pénélope, habituée des incessantes turpitudes de Satanas et Diabolo sans le fra et le b plutôt que le v, bien sûr.

      Ah les mots ! Léo disait-il qu’ils tuaient ? 

      Monsieur Vélosolex, je vous invite donc à en rire. Demain, j’achète une remorque pour vélo, et j’arrive chez vous visiter vos succubes, bien à vous.

      OUF !

    • velosolex velosolex 7 mars 2017 20:43

      @Sergio

      Je viendrais en bon « rider of the storm »
      Donnez moi un rdv au pied d’un crucifix ou d’un calvaire, ou d’une chapelle
      Vous avez le choix des armes
      Avec j’espère pour me donner la direction du marais
       Ce fieleux Fillon changé en diable de pierre
      Killer on the road
      , La tête fourchue décrochant les nuages de son œil glauque

    • Sergio Sergio 7 mars 2017 22:09

      @velosolex

      Et vous proposerai donc, au chant des corbeaux et sans témoin, car indigne de notre probable réconciliation, de vous mesurer en mesures binaires, par votre ’celtitude’, à mon ’’ vélo ci rap à tord ’’, contre, ’ vos trois marteaux à l’aube’. Nous terminerons notre combat sans vainqueur, mais vainqueurs en amitié que, nous scellerons, en buvant la cervoise dans les cornes de ce felon fallacieux.


  • Sergio Sergio 7 mars 2017 18:14

    Fallait-il qu’il se rappelle,

    Écœure par cette violence,

    De la Quête spirituelle

    D’hommes en éternelles errances.


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