vendredi 11 janvier - par Lem Civa

Gilets jaunes : une violence légitime ?

Surtout pas de violence. Tel est le leitmotiv ressassé par le Pouvoir et les médias depuis le début de la crise des gilets jaunes. Et de fait la violence semble être une cause indéfendable. Mais la violence des gilets jaunes n’est-elle pas en partie légitime ?

La violence, c’est mal

Depuis le début de la crise, les médias mobilisent tout leur savoir-faire en matière de manipulation de l’Opinion afin de discréditer le mouvement des gilets jaunes. Cette tentative de disqualification du mouvement s’appuie essentiellement sur la dénonciation de la violence.

Car en effet, qui oserait défendre la violence ? Même les plus fervents partisans du mouvement des gilets jaunes s’efforcent de bien distinguer les gilets jaunes des « casseurs ». S’il est vrai qu’un certain nombre de groupes opportunistes ont profité du mouvement pour semer le désordre et se livrer à des pillages, il faut néanmoins regarder la réalité en face : il y a une violence inhérente au mouvement des gilets jaunes - et cette violence est au moins en partie justifiée.

Car que voudrait le Pouvoir  ? Des gilets jaunes qui manifestent bien gentiment, sans que cela ne dérange en rien l’ordre établi et surtout que tout puisse continuer comme avant. En deux mots : « cause toujours,… ». Ce fut la stratégie de la manif pour tous sous Hollande, on connait le résultat.

La vérité crue est que la violence présente avant tout un danger pour le Pouvoir en place : celui d’être balayé.

 

Plein d’amalgames

Ayant perçu le danger mortel que constitue la violence pour sa survie, le Pouvoir sait qu’il doit absolument conserver la loyauté des forces de l’ordre. Or cette loyauté ne va pas nécessairement de soi, car chacun voit bien la proximité sociale qui existe entre le gendarme ou le gardien de la paix de base et le gilet jaune. Il convient donc de sur-médiatiser les violences envers les forces de l’ordre afin de faire naître et entretenir la haine entre eux. Accessoirement, cela permettra aussi d’effrayer le bon bourgeois conservateur. Et transformer Emmanuel Macron, l’homme du désordre euro-libéral, en rempart de l’ordre public.

L’autre argument des défenseurs du président Macron consiste à faire l’amalgame entre la violence des gilets jaunes et celle des « cités ». Et de dénoncer les soutiens politiques des gilets jaunes qui hurlent contre la violence des cités, mais semble s’accommoder de celle des gilets jaunes. Cet amalgame grossier fait toutefois l’impasse sur les motifs de ces violences. Car peut-on vraiment mettre sur le même plan la violence des cités - qui a pour fondement le rejet de la France et la défense de trafics plus ou moins crapuleux - avec celle d’une immense part de la population qui a été victime d’un déni de démocratie caractérisé lors des dernières élections de 2017 ? La réponse est contenue dans la question.

 

Quand la violence devient le dernier moyen d’expression possible

Légitime, la violence des gilets jaunes apparaît comme leur ultime moyen d’expression dans une société totalement cadenassée par l’oligarchie en place (1). Cette oligarchie est - rappelons-le - composée de quelques milliers de décideurs, souvent parisiens : hauts fonctionnaires, magistrats, cadres dirigeants des grandes entreprises, journalistes des grands médias. Tout ce petit monde se fréquente dans les dîners en ville et partage les même valeurs et la même vision du monde. Et surtout, il a totalement verrouillé le système à son profit.

Les premiers instruments de ce verrouillage sont les grandes écoles : ENA, Sciences Po, Ecole Nationale de la Magistrature, grandes écoles de commerce, grandes écoles de journalisme. Les élites font mine de se plaindre que l’ascenseur social est en panne, mais ce sont elles qui l’ont cassé ! En détruisant l’Education Nationale à grands coups de nivellement par le bas, elles se sont assurées que seuls ceux qui avaient accès aux meilleurs lycées privés pourraient ensuite envoyer leur progéniture dans ces grandes écoles. Des écoles dont l’oral des concours d’entrée permet ensuite d’écarter ceux qui ne pensent pas « correctement » et qui réservent accessoirement quelques strapontins à leurs obligés issus de la « diversité ».

Le résultat apparaît aujourd’hui au grand jour : un incroyable conformisme règne au sein de cette oligarchie qui occupe toutes les hautes fonctions administratives, politiques, médiatiques et économiques. La redoutable efficacité de ce système est apparu au grand jour lors des dernières élections de 2017 qui ont montré que - si nous ne sommes pas encore en dictature - nous ne sommes déjà plus en démocratie, le bourrage des urnes ayant été avantageusement remplacé par le bourrage des crânes.

 

Une lutte à mort

Face à un système totalement verrouillé, la violence devient l’ultime moyen d’expression du peuple. L’oligarchie était persuadée que les Français, abrutis de propagande euro-libérale par les médias et harassés par le rythme que leur impose la société actuelle, n’auraient pas le courage ni la force de protester. Ils l’ont fait, et cela devrait être un motif de fierté pour tous ceux qui croient encore en ce pays et en la démocratie.

Cette lutte ressemble pourtant à celle du pot de terre contre le pot de fer, car l’oligarchie en place dispose de tous les pouvoirs. Les mesures annoncées par le président Macron ne trompent personne (2) et ne résolvent rien sur le fond, et surtout pas son "grand" débat. Si le président avait réellement été de bonne volonté, il aurait dissout l’Assemblée. Au lieu de cela il a démontré sa psychorigidité et engagé une lutte à mort avec le mouvement.

Dès lors, soit le Pouvoir réussira à discréditer ou écraser la révolte, soit le mouvement perdurera et pourrait finir par provoquer des failles dans le front pour le moment uni de l’oligarchie en place - en particulier de ses maillons faibles : les forces de l’ordre (qui ont vaguement conscience de jouer contre leur camp), les milieux économiques (qui souffrent du désordre), voire les médias qui ont soutenu E. Macron jusqu’ici mais pourraient finir par retourner leur veste, un mouvement qu’ils maîtrisent parfaitement.

 

(1) https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-gilets-jaunes-et-la-fin-de-la-210248

(2) https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/emmanuel-macron-jette-de-l-argent-210568&nbsp ;



27 réactions


  • leypanou 11 janvier 12:22

    Si le président avait réellement été de bonne volonté, il aurait dissout l’Assemblé

     : pourquoi voulez-vous qu’il dissolve l’Assemblée ?

    Aux législatives, personne n’était obligée de voter pour les députés LREM. Si les gens ont été assez c.ns soit pour s’abstenir, soit voter pour LREM, c’est tant pis pour leurs g.

    On a là la limite de la démocratie bourgeoise : semblant de liberté mais système verrouillé. 80 ou 90% d’informations distillées sont pour l’ordre économico-sociale ambiante, c’est normale si les gens n’ont pas de discernement.

    Je pense que l’urgence est de dénoncer les partis leurres, des partis qui n’arriveront jamais au pouvoir car trop clivants mais font semblant d’y croire. Pareil pour les syndicats bidons.

    Les GJ ont démontré qu’on peut faire avancer les choses en se passant et des partis et des syndicats.


    • DantonQ DantonQ 11 janvier 21:15

      @leypanou Surtout que ce n’est pas a Macron de dissoudre l’Assemblée, c’est à l’Assemblée de dissoudre Macron par l’article 68 de la Constitution...mais à part un seul député LR, tous ces traitres ont refusé de faire leur travail correctement malgré un dossier d’accusation accablant et incontestable. ( voir le dossier préparé par l’UPR sur son site https://www.upr.fr


    • Le421 Le421 12 janvier 10:31

      @leypanou

      Les GJ ont démontré qu’on peut faire avancer les choses en se passant et des partis et des syndicats.

      Oui, les GJ ont amélioré la condition... Des flics !! Impunité et prime à la clé.
      Pour le reste, avec le PAS et pour le moment, mon imposition de retraité a fait un bond de 53.1% en plus !! Même le demi de bière a fait un bon de 5% en plus au 1er Janvier dans mon bistrot préféré...


  • math 11 janvier 12:27

    Gilets jaunes : une violence légitime face aux attaques assassines de la police… ?


  • Sozenz 11 janvier 12:48

    votre article est dangereux .

    onb peut comprendre la violence de certaines personnes qui sont en continue mal menées ; par contre inciter à la violence non .

     il faut utiliser l intelligence ;

    par les contradictions , les violences , les mensonges que l etat fait . on doit «  l etat se met lui meme en porte à faux .

    c est en denombrant ces actes que les gilets jaunes devront montrer que l etat ne fait pas son devoir de proteger la france et les français .

    poussez les GJs à la violence permettra juste l etat d utiliser de façon » legitme « la force .

    c est pervers de la part de l etat , mais c est ainsi ; il va falloir faire preuve d une grande maitrise ; et de savoir rayonner pour rassembler l ensemble des français et les autres pays qui peuvent eux aussi faire pression face à la dictature macronienne . Macron ne peut pas passer des lois qui engagent le pays et meme l europe sans avis ni du peuple français , ni des pays européens .

    Dans tous les cas , pour retrouver la juste valeur de notre constitution , nous devons sortir de l UE .

    le combat peut se faire sur le plan légal .

     si encore un fois je peut me permettre ; demandez à asselineau de participez au grand debat .

    ils veulent restreindre le débat sur trois thèmes ; pourtant il y a moyen de faire apparaitre de manière judicieuse des points que macron tente d esquiver par ces trois thèmes .

    ils veulent ruser ; il faut l être plus .

    je pense qu il y a suffisamment de personnes intelligente en france pour déjouer les pièges et qu’ ils deviennent même des avantages .

    c est le problème du » mal « ou de l injuste » ; c est qu il est obligé de se contredire à un moment pour se justifier .

    comprenez vous où je veux en venir ?


    • Konyl Konyl 11 janvier 16:56

      @Sozenz
      « il faut utiliser l intelligence »
      Vous avez vu la page FB d’Eric Drouet ? Tuning, voiture de sport, et musculation...


    • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 11 janvier 17:36

      @Konyl

      Il aurait aussi besoin de prendre quelques cours d’orthographe smiley

      Grâce à lui la France découvre que ses racailles ne sont pas tous black ou beur ...


  • Jeekes Jeekes 11 janvier 13:15

    ’’Surtout pas de violence. Tel est le leitmotiv ressassé par le Pouvoir et les médias depuis le début de la crise des gilets jaunes.’’

     

    C’est vrai que si c’est pas de la violence, faudra qu’on me dise ce que c’est ?

     

    https://desarmons.net/index.php/2019/01/04/recensement-provisoire-des-blesses-graves-des-manifestations-du-mois-de-decembre-2018/


  • GatoNegro GatoNegro 11 janvier 13:16

    Vous devriez avoir honte !

     

    La violence n’est JAMAIS la solution et les exemples historiques abondent :

     

    TOUTES les révolutions ont été accomplies grâce à une marche blanche !


  • Christian Labrune Christian Labrune 11 janvier 13:19

    à l’auteur,

    Je vous conseille de lire ou de relire, dans Michelet qui était ce qu’on appellerait aujourd’hui un progressiste et qui s’était toujours attaché à dégager les apports positifs de la révolution française, le chapitre qu’il consacre aux massacres de septembre 92. C’est édifiant.

    Clémenceau avait eu cette parole malheureuse : « la révolution est un tout », qu’il finira cependant par nuancer.

    Si on ne dissocie pas les principes de 89, qui sont légitimes, de la terreur de 93, on ne peut rien comprendre à l’histoire, et on ne verra pas en particulier que par un de ces mouvements de balancier qui s’observent partout dans l’histoire, le grand écoeurement de Thermidor après tant de massacres ignobles, conduit tout droit au despotisme et aux grandes boucheries européennes de l’Empire.

    Les horreurs qu’on a pu voir ces derniers temps, en particulier sur le pont Senghor, me rappellent des scènes atroces. En particulier des scènes de meurtres au coin des rues en août 1792, celui de la princesse de Lamballe en particulier. Tout cela est indigne de l’idée qu’on doit se faire de l’humanité.


    • Julien Esquié Julien Esquié 11 janvier 14:29

      @Christian Labrune

      Quand la base d’un mouvement est une émotion ou un sentiment - la colère ou l’ « indignation », pour citer un con authentique - et que tout cela se produit au sein des mouvements d’une foule hétéroclite, inorganisé, confuse - la violence est tout à fait inévitable. Si tant est qu’une amélioration soudaine des conditions d’existence du plus grand nombre soit possible, elle ne se produira que sur une seule base : l’exercice de la raison. Nous en sommes très loin.


  • Clocel Clocel 11 janvier 15:40

    Contrairement à ce que pense les éthérés du concept, la non-violence n’est pas performative, il ne suffit pas de la réclamer pour l’obtenir, pour faire la paix il faut être deux à le vouloir !

    Les gilets jaunes ont merveilleusement réussi un truc :

    La France, pays des droits de l’Homme donneuse de leçons au reste du monde, c’est terminé, tous nos futurs interlocuteurs se seront constitués un florilège de nos méthodes, (que n’aurait pas renié Aussaresses !), des petits dossiers prêts à être remis à nos futurs missionnaires du pays de la Liberté, de l’égalité et de la fraternité !

    Le roi est nu, la suite, c’est à nous de l’écrire.


  • pipiou 11 janvier 16:57

    La violence ne menace pas le pouvoir, elle menace les citoyens, surtout les plus faibles : ceux qui vont perdre leur emploi à cause de cette violence, ceux qui vont voir leur voiture ou leur scooter incendié, etc ...

    Et donc d’après l’auteur il faut légitimer la violence contre les faibles et les innocents.

    Alors si je croise l’auteur je lui mettrai légitimement la main sur la figure. smiley


    • DantonQ DantonQ 11 janvier 21:27

      @pipiou Ptdr, c’est p’têtre lui qui te mettra un pain avant mon gars...
      On ne fait pas une Révolution sans casser des oeufs. Et pour l’instant, la violence institutionnelle de l’Etat est largement supérieure à celles des manifestants, qui, s’il n’y avait pas de robocops venus les brutaliser, manifesteraient sans casse... 


    • pipiou 11 janvier 21:49

      @DantonQ
      Ou peut-être pas, dans ton cul !

      On ne fait pas de révolution sans casser de manifestants, c’est très bien alors félicitez-vous des personnes décédées et dites à leurs familles qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs.
      Quant à ton alibi de la violence institutionnelle tu peux le garder : tu crois vraiment que les manifestants ne bruleraient pas des bagnoles, ne casseraient pas des abribus et ne vandaliseraient pas des magasins s’il n’y avait pas flics ?
      Vraiment ? En fait tu n’y crois pas une seconde.


  • oncle archibald 11 janvier 17:01

    "Car peut-on vraiment mettre sur le même plan la violence des cités - qui a pour fondement le rejet de la France et la défense de trafics plus ou moins crapuleux - avec celle d’une immense part de la population qui a été victime d’un déni de démocratie caractérisé lors des dernières élections de 2017 ? La réponse est contenue dans la question.« 

    Cet extrait de l’article, mais bien d’autres aussi, permettent de bien définir le »mouvement des gilets jaunes« . Leur contestation ne s’inscrit pas dans le fonctionnement de nos institutions. Elle ne peut être approuvé par aucun citoyen attaché à l’exercice des lois républicaines et la violence est très néfaste à l’ensemble de la population.

    Un déni de démocratie les dernières élections ?? MONSTRUEUX MENSONGE !

    Ce sont les abstentionnistes qui n’ont pas apprécié la portée de leur geste !

    Le moins que l’on puisse dire est qu’il y avait du choix au premier tour de la présidentielle et que le jeu était ouvert. Des candidats qui voulaient changer les règles du jeu en modifiant la constitution voire en souhaitant en écrire une de complètement nouvelle il y en avait plusieurs. Des candidats qui voulaient »faire payer les riches« il y en avait plusieurs aussi, souvent les mêmes.

    Le deuxième tour était un vote contre et non une adhésion au programme de Macron ? Oui mais qui était arrivé en tête du premier tour sinon Macron ?

    Même en admettant que ce deuxième tour ne soit pas un plébiscite pro Macron, il restait les législatives pour envoyer au Palais Bourbon une majorité qui l’empêche de mettre en œuvre son programme !

    Force est de constater que rien de cela ne s’est passé. LE DENI DE DEMOCRATIE EST LE FAIT DES ABSTENTIONNISTES. Ils n’avaient qu’à s’organiser et s’exprimer dans les urnes pour prendre le pouvoir sans que personne ne puisse le contester.

    Il est clair par contre que le mouvement des gilets jaunes lui est bien clairement antidémocratique. Crier Macron démission alors que sa légitimité républicaine est parfaitement incontestable et que tout le monde le sait c’est vouloir prendre le pouvoir en dehors des règles de la république.

    Manifester sans demander aux autorités locales une autorisation en précisant les lieux et heures de la manifestation c’est clairement sortir des règles de la République.

    Se prétendre majoritaire sans que ce soit vérifiable par un comptage de bulletins après un vote c’est tout simplement une affirmation gratuite et sans aucun effet.

    Se prétendre un mouvement pacifique et ne jamais condamner la violence, les vols, les saccages, qui accompagnent les manifestations, c’est une ambiguïté d’autant plus perverse qu’en même temps certains Gilets Jaunes nous expliquent que sans violence ils n’auraient rien obtenu. Ce qui est vrai mais qu’ils dénient aujourd’hui en criant que les mesures prises en urgence par le gouvernement en faveur des plus petits revenus »ne sont rien" !

    Quant aux conséquences financières et sociales des violences et exactions commises à l’occasion de ces manifestations elles sont énormes et même si nous n’avons pas été directement concernés nous en serons tous victimes.

    Des commerces et des entreprises empêchés de travailler ont déjà mis leurs salariés en chômage technique, les plus fragiles ne vont pas survivre et leurs employés seront définitivement au chômage.

    Les réparations des dégâts occasionnés aux biens publics seront payés par nos impôts et taxes, ceux occasionnés aux entreprises assez solides pour survivre, par exemple les sociétés d’autoroute, seront payés par leurs clients sous forme d’augmentation des prix de vente, et tout le monde verra ses primes d’assurances augmenter pour le risque émeutes et attentats.


  • Taverne Taverne 11 janvier 17:39

    Etat de Droit contre état de fait

    La question posée est trop complexe à traiter. Je vous le montre en quelques exemples :

    La violence est légitime si sa condamnation est illégitime.

    Il peut exister une concurrence et une confrontation de deux légitimités de nature différentes.

    La violence peut être illégitime au moment où elle se produit et se trouvée légitimée après coup seulement, comme la Prise de la Bastille.

    Quels sont les fondements de la légitimité ? Certains diront que l’Etat a le monopole de la force violente dans une démocratie. Si un citoyen se sent agressé par des manœuvres de dispersion non létales d’une foule dont il fait partie, il n’a aucun droit à agresser physiquement les gardiens de la paix. La constitution ne lui reconnaît que le devoir de résistance à l’oppression dans ces cas très rares et bien circonstanciés (la politique conduite par un tyran : on n’en est pas là).

    L’usage de cette force par l’Etat ne doit pas sortir pas des limites acceptables par les citoyens sinon on est dans un cas de non légitimité. Si le citoyen n’a pas le droit de faire justice lui-même, il doit porter plainte.

    Il faut faire la différence entre la légitimité du Droit (la légalité) et la légitimité de fait (que l’Histoire juge en son temps...).

    Et je m’en tiens là car il y a aurait ici tant à dire sans pouvoir apporter une réponse définitive.


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 11 janvier 18:24

    Les cancrelats (ou cafards, voir leurs alimentations :wiki.), qui composent ce gouvernement de pieds nickelés ont quand même le chic pour mettre de l’huile sur le feu, la preuve la sortie d’Élisabeth Borne exclut toute renationalisation des autoroutes :source.

    Vivent bien dans un autre monde, .. mais patience le peuple va enfin utiliser :ceci !


    Pour info, voir les salaires des ministres avant d’entrer au gouvernement :Ici.


    @+ P@py


  • lloreen 11 janvier 20:03

    Attali prédit une révolution avant 2022...Ne tombez pas dans le piège de la violence.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=63&v=hnySPEZ9Bfw

    La solution existe ainsi qu’une transition dans la sérénité.

    Tout est expliqué en détail par la porte-parole du conseil national de transition de France, Eric Fiorile dans cette vidéo à diffuser massivement.

    https://www.youtube.com/watch?v=OIwyJ4_BGqE


  • anamo 11 janvier 20:30

    La violence n’est pas legitime à ce stade. Par contre, elle est explicable, sans être justifiée.

    Que faire lorsque l’on est minotaire, sans objectifs communs cohérents, sans volonté d’echanger, ne serait-ce qu’avec ses partenaires, sans bases ideologiques, même faibles et contradictoires, sans arguments sérieux et pérennes.

    On ne discute pas, on frappe, on casse.

    Maintenant, expliquer moi. Quelle issue ?


  • DantonQ DantonQ 11 janvier 20:47

    Oui, j’affirme que le recours à la violence est légitime face a ce gouvernement qui lui, déchaîne les moyens de l’Etat contre les manifestants, en estropiant des centaines pour la vie. La grosse brute épaisse de Toulon qui a cogné des manifestants devrait être radié de la gendarmerie et faire l’objet de poursuites pénales, mais non...il ne risque pas grand’chose.alors qu’on va faire un exemple du boxeur Duttinger qui a donné quelques gnions contre des robocops suréquipés...

    Il faut arrêter 5 minutes avec le tabou de la violence physique : l’histoire de France est jalonnée d’événements bien plus violents que le mouvement des gilets jaunes, le faisant presque passé pour des enfants de cœur ! 

    Et l’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme de 1793 donne raison au mouvement insurrectionnel :

    « Quand le Gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque partie du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » 

    Mais à partir de demain, ils vont être servis en matière de violence et même d’ultra-violence, car si les gitans montent sur Paris, ce n’est certainement pas pour faire des calins aux flics ou pour une promenade de santé. Ces gens-là n’ont aucune limites en matière de violence et ils viennent avec un objectif clair : renverser le gouvernement. 

    Nous souhaitons tous voir ce Gouvernement tomber, Macron démissionner, ils sont haïs et rejetés par tout un peuple, et ils se comportent comme de dangereux dictateurs. Mais les parlementaires aussi, devront rendre des comptes devant un tribunal Révolutionnaire, eux, qui ont laissé faire ce malade mental à l’Elysée et qui n’ont pas daigné vouloir engager la procédure de destitution contre lui comme le réclame avec insistance l’UPR... 

    Tout ça, ils vont le payer CASH, la vengeance du peuple en colère sera TERRIBLE. 


  • Sparker Sparker 12 janvier 20:41

    Je ne veux pas faire l’apologie de la violence car une démocratie digne de ce nom devrait permettre de ne plus y avoir recours, dans un sens comme dans l’autre.

    Car c’est là que ça se situe, les GJ ont du avoir recours à la violence pour être pris en compte.

    Cela ne veut pas dire que la violence est leur mode opératoire.

    Le gouvernement à pris la mesure de sa fragilité, 15/20.000 personnes diablement motivés et remontés peuvent les mettre dehors avec coups de pieds au cul et ça, ça n’était pas dans leur logiciel. Et ce sont les violences du 1er décembre qui ont retourné la situation et déplacer la peur. Même si c’est triste à dire mais nous en sommes encore là, pour exister dans le collectif il faut encore se battre et des fois comme des chiens.

    Ce gouvernement orwellien, à toucher le fond et arrivé au fond il a trouvé les GJ, décente amorcée depuis quarante ans.

    Je répète que les GJ ne sont pas forcément violents mais qu’ils ont du avoir recours à la violence comme le ferait chacun de nous pour sauver sa peau ou ce qui lui est cher et peut-être son honneur.

    Ce qui est rassurant est que ça va virer en intelligence peut-être, la rencontre les discussions c’est presque un moment d’éducation populaire politique, je ne sais pas si ça aboutira mais le pavé à été jeté dans la marre, que les ondes se propagent...

    Nous sommes vraiment en monarchie reconstituée...


  • Jonas 13 janvier 10:19

    A l’auteur , 

    Les « Gilets jaunes » n’ont aucune légitimité d’utiliser la violence, dans un pays démocratique de 67 millions d’habitants où ils ne représentent que quelques millions si je veux être charitable. L’Etat seul a le monopole de la violence , pour paraphraser M.Weber.

    Est-ce que demain ou après-demain , vous légitimerez la violence des islamistes , et leurs partisans pour obtenir des lois spéciales contraires à celles de la Républiques ? 

    Si vous devez légitimer la violence , des « Gilets jaunes » il faut être conséquent avec vous-même et accepter les autres violences dont celles .

    Ce des islamistes qui sont légitimes à leurs yeux. 

    Je pense que manifester, revendiquer , critiquer la politique du gouvernement , sont légitimes et ne peuvent souffrir d’aucunes restrictions.Mais la violence non et non

    Même dans des pays comme la Chine, la Russie , Cuba , le pays de Mélenchon/Chavez , Corée du Nord et d’autres , les femmes et les hommes , qui souffrent de tout , évitent d’utiliser la violence , parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas la chance d’avoir affaire à un service d’ordre a la française. 

    PS : Je rappelle à toutes fins utiles que j’ai soutenu les revendications légitimes des « Gilets jaunes », mais plus maintenant , parce que cela tourne au folklore et au faux courage. 


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