jeudi 31 janvier - par Luniterre

Grève du 5 Février : Martinez aurait-il subitement trouvé la lumière ?

 

 

Après deux mois de luttes intensives des Gilets Jaunes Martinez aurait-il été en quelque sorte subitement touché par la grâce ? Aurait-il vu enfin la lumière jaune des GJ envahissant les rues parisiennes et provinciales ?

Était il resté aussi longtemps dans l’inconscience sociale et politique des enjeux en cours à travers ce mouvement ?

Vouloir considérer ainsi, comme un élan sincère vers le mouvement de masse la volte-face apparente de la CGT, ce serait simplement prendre l’ensemble de sa direction, et Martinez en premier, pour une bande d’imbéciles…

Ce qu’ils ne sont pas, et dès lors, il est urgent de s’interroger, à quelques jours du 5 Février, sur les véritables raisons de ce revirement.

On comprend que des syndicalistes sincèrement de gauche et progressistes, comme J-P Page (1), se réjouissent de cette initiative officielle, mais il est néanmoins important de chercher à comprendre les causes réelles de ce prétendu « retard à l’allumage », si ces syndicalistes sincères ne veulent pas tout simplement servir de caution « de gauche » à une nouvelle manœuvre de récupération, et en fin de compte, de collaboration avec le système, en vue de mettre un terme au mouvement.

En effet cette « initiative » apparemment surprenante intervient donc, après deux mois de luttes, à un moment où, en réalité, les premiers signes d’usure se font voir et où la structuration « spontanée » du mouvement n’en est encore qu’à ses balbutiements.

C’est donc tout simplement, en réalité, le moment stratégique idéal, pour la direction de la CGT, de reprendre la main en se positionnant comme le seul interlocuteur « valable » dans le conflit social en France.

Et à partir de là, faire rentrer le flot des manifestants dans un cycle usuel de « grèves-défilés » plutôt mensuels qu’hebdomadaires, c’est déjà un soulagement en perspective pour le pouvoir en place, et d’autant plus qu’il sait que ce type d’ « action syndicale » est désormais tout à fait déconsidéré, et à juste titre, par les travailleurs, et qu’il entraînera à brève échéance l’enterrement de première classe de ce mouvement, comme des précédents, retraites, loi-travail et autres… !

J-P Page nous dit :

« Prenons acte positivement de cette importante décision de la CGT soutenu par des gilets jaunes, tout en ajoutant que la question qui se pose dorénavant est celle de la suite qui sera donnée et de quelle volonté l’on va faire preuve pour que cette journée se poursuive en grève générale reconductible. Doit-on se satisfaire de grèves par procuration, s’accommoder de l’éparpillement des luttes, de leur pourrissement comme d’une fatalité ? Va-t-on reprendre le controversé chemin des « grèves saute-mouton » dont la faillite est consommée ? « Ne faut-il pas reconsidérer les vertus des grèves reconductibles » ? »

Il a donc également bien conscience, en réalité, de la duplicité de la direction CGT… En effet, même le mot d’ordre de simple « reconductibilité » de la grève est celui de l’ « appel de Commercy », une coordination encore très partielle de divers groupes GJ, et non celui de l’appel national de la CGT (2).

Quant au mot d’ordre de grève générale illimitée, il est celui du courageux Eric Drouet, et repris, dans la foulée, par un Besancenot en mal d’audience…

A noter, toutefois, que quelques syndicats CGT, localement ou par branche, on introduit la notion de reconductibilité dans leur dépôt de préavis…

Autrement dit, une incertitude règne encore quant aux lendemains de la journée du 5 Février…

Concernant les objectifs et revendications précises de la grève, c’est également le flou le plus total qui est entretenu par ce prétendu « réveil » de la direction CGT, alors que deux mois ont passé sans qu’elle intervienne sérieusement dans leur élaboration. Après deux mois, voilà donc, étrangement, un appel à se mettre à ce travail d’élaboration… De qui se moque-t-on, sinon des travailleurs qui ont réellement tenté pendant ces deux mois, de parvenir à exprimer leurs revendications sociales ?

A ce sujet, J-P Page nous dit :

« La contradiction capital/travail est posée fortement et l’on revendique l’exigence de justice sociale d’augmentation du salaire minimum à 1800 euros, la revalorisation des retraites et pensions, une fiscalité qui fait payer les riches et les entreprises, l’annulation de la CSG, le rétablissement de l’impôt sur la fortune ou encore l’abrogation du CICE ce crédit d’impôt aux entreprises remplacé par un allègement des charges sociales voulu dès le début de son mandat par Macron. »

Or qu’en est-il en réalité ? Le SMIC à 1800 euros, en net ou en brut ? Très officiellement, la revendication nationale CGT est de 1800 brut… Ce qui fait sensiblement, selon le régime actuel, autour de 1400 euros net… Pourquoi J-P Page ne précise-t-il pas ce point essentiel, dans un article aussi long ? Les revendications des trotskystes, au passage, sont à 1800 net (NPA , LO). Celle des syndicats « solidaires » à 1700 net (3).

Entretenir le flou sur cette question, comme sur les autres, c’est déjà ce que fait l’appel national CGT, qui, au lieu de rappeler sa revendication à 1800 brut se contente d’une généralité :

« __une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et pensions ainsi que des minimas sociaux ; »

En lien avec cette problématique, J-P Page évoque la question du CICE et des allègements de charges sociales pour les entreprises…

L ‘appel national CGT revendique, quant à lui, une suppression pure et simple de tous les allègements actuels…

« __la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ; »

Juste quant au fond, cette position devient absurde en parallèle avec l’augmentation du SMIC, même à 1800 euros brut, dans la mesure où il est évident qu’un très grand nombre de TPE-PME ne pourront pas l’assumer, dans les conditions actuelles, sans les divers « allègements » dont elle peuvent encore bénéficier… Autrement dit, si la direction CGT entendait réellement être prise au sérieux par le pouvoir, cela équivaudrait à une destruction de milliers d’emplois… ! On comprend donc tout de suite mieux pourquoi elle a omis de rappeler ce qui est sa revendication officielle concernant le SMIC ! Il s’agit simplement donc de tenter de « coller » suffisamment à l’esprit revendicatif du mouvement pour tenter d’en reprendre le contrôle et retourner ensuite à ses jeux habituels de « concertation » et de « négociation » avec le pouvoir, mais bien évidemment sans volonté réelle d’y changer quoi que ce soit, sauf à regagner une once de crédibilité et un peu de poids en vue de la répartition des prochaines subventions…

JPEG

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Une augmentation réelle du SMIC n’est possible, si les aides publiques au paiement des charges sociales sont effectivement supprimées, ce qui est évidemment souhaitable, qu’avec une nouvelle répartition des charges au prorata à la fois du nombre de salariés et du chiffre d’affaire, avec une fonction progressive croissante qui amène à la fois les grands groupes financiers à payer réellement leur quote-part sociale et à un allègement systémique de plein droit pour les TPE-PME, et non pas financé par le contribuable.

A ce propos, voir la pétition :

 

 

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Gilets Jaunes – Les 42 Revendications

 

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-mettre-fin-au-scandale-%C3%A0-40-milliards-du-cice-et-de-son-substitut-actuel-82eed49b-2055-4be5-a0b0-4dcc8e80e771

qui reprend, pour l’essentiel, cette idée .

 

Bien entendu, il n’y a pas pour autant d’illusions à cultiver concernant la capacité du système actuel à se réformer, mais avancer concrètement des revendications effectivement praticables d’un point de vue comptable, et non pas purement démagogiques, comme le font actuellement aussi bien la direction CGT que la prétendue « extrême-gauche », c’est enfin véritablement mettre le système devant les responsabilités sociales qu’il est incapable d’assumer et donc mettre réellement en lumière la nécessité d’en changer.

Luniterre

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NOTES :

 

( __1 http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/gilets-jaunes-et-syndicats-par-jean-pierre-page-article-en-pdf-en-fin-a158501084

https://ekladata.com/i8NRpbkUngces4Goht4SY3uyLm8/Gilets-Jaunes-et-Syndicats.pdf  )

 

( __2 http://syndicollectif.fr/cgt-appel-a-la-greve-le-5-fevrier/ 

 http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/appel_de_l_assemble_e_des_assemble_es_des_gilets_jaunes_a_commercy_27_janvier.pdf )

 

( __3 http://www.lefigaro.fr/social/2019/01/12/20011-20190112ARTFIG00016-la-tres-revolutionnaire-carte-de-voeux-du-syndicat-solidaires.php )

 

Sur le même thème, voir aussi :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/29/maintenant-sur-agoravox-la-petition-ab-cice-smic-a-1400-net/

 

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/01/15/2019-grand-debat-ou-grand-gaspi/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/01/05/unite-cgt-gj-le-baiser-qui-tue/

 

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32 réactions


  • Laulau Laulau 31 janvier 13:53

    "Une augmentation réelle du SMIC n’est possible, si les aides publiques au paiement des charges sociales sont effectivement supprimées

    « 

    Très révélateur des idées »révolutionnaires" de l’auteur.

    Mais quel traitre ce Martinez, c’était pourtant facile de décréter la grève générale.

    Yavéka le dire et la masse des travailleurs se serait levée comme un seul homme...... pour demander la suppression des charges patronales ?


    • Luniterre 31 janvier 22:22

      @Laulau
      Bonsoir,

      Je n’ai pas eu le temps de répondre aujourd’hui sur Agoravox, mais j’ai néanmoins, ce matin, noué une brève correspondance avec JP Page, notamment à propos de savoir s’il faut revendiquer en salaire net ou brut. Il me précise donc que sa revendication est 1800 euros net pour le SMIC. Dans sa dernière réponse il nous dit, et avec autorisation de le publier :

      « je suis opposé au concept de partage des richesses qui est en fait l’équivalent à mes yeux de la recette du pâté d’alouette(un cheval+une alouette) voir mon article et mon livre à ce sujet ! »


      Ma réponse, retardée pour les mêmes raisons : « Effectivement le partage des richesses entre Capital et Travail tient de la recette du pâté d’alouette, où l’alouette du Travail se fait constamment et nécessairement plumer. Et d’autant plus en période de crise.

       

      Mais pour que cela paraisse évident au plus grand nombre, au point de prendre conscience de la nécessité de rupture avec le capitalisme, il faut donc mettre le système au défi d’apporter des solutions d’amélioration comptablement cohérentes. C’est face à son refus que se forge la détermination d’en changer. C’est l’incapacité du système à répondre aux besoins sociaux élémentaires de catégories sociales de plus en plus étendues qui attise le feu de la colère. C’est quand toutes les solutions d’améliorations les plus évidentes auront été officiellement rejetées par le pouvoir que cette colère se transformera réellement en force politique révolutionnaire.

       

      D’ici là, il n’y a aucune étape qui puisse être escamotée, ni même simplement négligée, prise à la légère.

       

      C’est dans ce combat que commencera à se forger une force capable de répartir les richesses créées par les travailleurs entre les travailleurs eux-mêmes, en fonction de leurs besoins sociaux réels et de ceux de leurs familles. Une répartition qui ne sera plus un partage entre capital et travail, mais qui se fera par contre en correspondance avec le partage du travail nécessaire et suffisant pour répondre à ces besoins.

       

      Des besoins sociaux urgents et incontournables qui auront déjà commencé d’être définis au cours de la lutte revendicative, qui est en quelque sorte, à travers cette définition des revendications immédiates, la première pierre de la construction d’un programme d’alternative révolutionnaire.

       

      Un programme qui devra donc unir autour du prolétariat l’ensemble des classes sociales populaires, sur un ensemble de revendications et d’objectifs complémentaires, et non pas contradictoires.

       

      C’est pourquoi il est d’ores et déjà important de faire preuve de cohérence dans l’élaboration des revendications, tout en essayant non seulement de conserver l’unité la plus large qui était celle du 17 Novembre, mais en plus de lui donner une première base concrète sous la forme d’une plate-forme revendicative unitaire.

       

      C’est dans cet esprit que la question de savoir s’il faut revendiquer en brut ou en net n’est pas sans importance, car elle est liée directement à la question de la répartition des cotisations sociales entre les différentes classes sociales, selon leur rôle économique.

       

      Il est donc utile, et même essentiel de montrer comment, à partir de la situation concrète actuelle, on doit finalement arriver à une situation entièrement nouvelle, rationnelle et cohérente, qui est celle du socialisme prolétarien.

       

      Malgré l’ampleur de la juste colère populaire, nous n’en sommes encore qu’aux tous premiers pas, et à un stade où il est crucial d’éviter les faux pas pour rester sur le bon chemin, qui restera encore longtemps périlleux malgré les premiers succès. »

       

      Luniterre




  • Croa Croa 31 janvier 16:54

    La CGT n’a, ce coup-ci, fait que accrocher son wagon à un mouvement lancé par d’autres. Martinez est passé l’autre matin sur France-Inter et il s’est, en toute franchise, révélé plutôt à la ramasse smiley

    De toute façon une grève ne se décrète pas et celles qui marchent partent de la base. Le passif est aujourd’hui énorme et tous les travailleurs sont concernés (pas que les salariés et pas que les très pauvres.) Il est donc normal qu’il y ait du « flou » sauf qu’il y en a gros et donc peu importe que ce soit flou : Les gens sont très en colère !  smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


  • Le421 Le421 31 janvier 16:55

    Entre parenthèses, j’avais dénoncé en réunion ce très fort rejet des formations politiques et syndicales chez les Gilets Jaunes.

    En effet, se couper de ceux qui, généralement, défendent le Bifteck des travailleurs ne me semblait pas forcément intelligent.

    D’autant plus que, dès le premier jour, par souci de transparence, je me suis présenté en tant que militant LFI, sans afficher quoi que ce soit bien sûr, et ait apporté tout ce que mon expérience pouvait fournir.

    Après, quand les GJ ont parlé hausse du SMIC, pouvoir d’achat, retour de l’ISF ou RIC (qui s’appelle RIP dans LAEC !!), je me suis encore posé plus de questions...

    Pour ma part, si les GJ ne veulent pas des syndicats, ils ne peuvent interdire à ceux-ci de manifester. Et je ne pense pas que des GJ au milieu de manifs CGT soient mal vus.

    Mais la position des syndicats jusqu’à maintenant tient de la logique « réponse du berger à la bergère », vous ne voulez pas de nous, ben, on reste de côté...


    • michelm michelm 31 janvier 21:45

      @nytt

      Excellent et merci.

      Car, en effet, le commentaire que vous brocardez est juste digne de ceux de ces indécrottables gauchos / néo-gauchos qui, jusqu’à la fin de la pérénité de leur Système (de référence, de survie, de confort fantasmé, etc.), refuseront de se laisser aller dans l’inconnu, quand bien même ils ont pigé depuis belle lurette à que pont ils étaient tondus et retondus par les différents types pur lesquels ils votent. Car ces gens sont contre l’abstention, qui fait obligatoirement le jeu des méchants épouvantails systématiquement agités devant leurs œillères (désormais RN & FI).

      Accessoirement et que l’on sache, depuis toutes ces décennies, jamais ces deux monstres fasciiiiste et communiiiste n’ont présidés aux destinées de ce pays.
      Néanmoins, c’est après chaque élection pire encore... Qu’on m’explique ce mystère, svp.

      Un inconnu forcément, et même férocement en ce qui les concerne, jugé comme se révélant être « ultra » dangereux pour « la démocratie », car détrônant à coup sûr leur « tranquillisme existentiel », ce simulacre de bonheur occidentaliste « gagné » à coup de subventions étatiques pour les syndicats, et à coup de consumérisme « rassurant » pour les simples craintifs du Changement.

      Vivement la suite !


    • michelm michelm 31 janvier 21:50

      @Le421 : " Mais la position des syndicats jusqu’à maintenant tient de la logique « réponse du berger à la bergère », vous ne voulez pas de nous, ben, on reste de côté...

      « 
      Inversion accusatoire (hé oui, hé oui !!!).

      Lisez donc ce merveilleux texte qui date du début du mouvement des Gilets jaunes, svp. Vous vous souviendrez alors (chiche ?) que ce sont bel et bien les syndicats qui ont craché sur ledit mouvement.

      Extrait : » Le dénigrement le plus grave est celui qui a consisté à assimiler les Gilets jaunes au fascisme et à l’extrême droite

      Les manifestations de ces bassesses sont innombrables :

      • L’Humanité des 16, 17 et 18 novembre signale que fin octobre, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) et Solidaires étaient unanimes pour refuser de se joindre à la journée du 17 novembre. Motif : la récupération par « plusieurs partis d’extrême-droite » de cette colère « légitime ». La CGT, dans un communiqué du 30 octobre, écrivait que « de nombreux militants font savoir que c’est une manifestation d’extrême droite. » Philippe Martinez, le 16 novembre sur France Inter, faisait le service après-vente de M. Macron, servilement, en tentant de disqualifier les Gilets jaunes avant la manifestation. De manière odieuse et absurde il affirmait : « impossible pour la CGT de défiler à côté du Rassemblement national ». Personne n’a envie de défiler à côté du RN. Ce n’était de toute façon pas la question puisque le RN n’a jamais envisagé de participer en tant que tel à ces manifestations. Il a tout de suite compris, contrairement à M. Martinez dont le système d’information semble particulièrement déficient, que les Gilets jaunes ne permettraient pas cette récupération.
      • Laurent Berger, le patron de la CFDT, préposé aux trahisons en tout genre, ne pouvait laisser le leadership syndical anti-Gilets jaunes à la direction de la CGT. Il a donc fait de la surenchère en qualifiant ce mouvement de « totalitaire ». Il a fait une proposition au gouvernement particulièrement perverse, consistant à réunir « les syndicats, les organisations patronales, les associations pour construire un pacte social ». Evidemment les Gilets jaune ne seraient pas de la partie ! "

      http://www.pardem.org/actualite/luttes/896-comment-faire-gagner-les-gilets-jaunes


      De rien.


    • Deepnofin Deepnofin 1er février 11:14

      @Le421 Les GL pourraient très bien interdire les syndicats, et à mon avis ce serait la chose à faire, car ces derniers ne sont pas fiables, susceptibles d’être infiltrés par la CIA (ou je ne sais quoi), et remplis de gens qui, comme toujours dans les « communautés », sont strictement incapables de voir ce que l’endoctrinement les empêche de considérer.

      Quant aux questions que vous vous posez... à mon avis, vous devriez vous poser celle ci : pourquoi, malgré vos si bonnes idées (car l’AEC en a, je pense qu’on est nombreux à se rejoindre là dessus...), vous continuez d’être malaimés par un paquet de gens (enfin, je généralise peut-être mon cas... qui sait) ?

      Réponse, selon moi : parce que votre parti fait partie de l’ancien monde, c’est à dire : celui du clivage factice servant le Pouvoir et de l’opportunisme politique. Tant que vous conservez JLM et d’autres têtes qui ont toujours appelés à la haine des « facho » (tout ce qui est à droite est facho, selon bon nombre d’entre vous), vous n’aurez pas de légitimité dans ce mouvement*, en tout cas c’est mon avis, car la division populaire à laquelle vous avez délibérément participé pendant tant d’années, afin de satisfaire vos égos à grands coups de dissonances cognitives, a été une des grandes raisons de notre incapacité à nous réveiller plus tôt.

      L’opportunisme politique, bon, pas besoin d’épiloguer, suffit de jeter un oeil sur la carrière de JLM, ses propos et ceux du parti, qui ont trop souvent appuyé les pires choses du pouvoir (les guerres contre les vilains dictateurs par exemple) jusqu’à ce que, tiens, le peuple commence à se réveiller...

      Et puis, le coup de votre RIP, ça ressemble bien à une autre manoeuvre électorale, une légère modification du RIC déjà disponible dans la constitution mais qui ne sert à rien car inapplicable. Vous pouvez me dire que jme trompe, et c’est peut-être le cas, mais on se trompait pas quand on disait que le PlanB c’était de l’arnaque car JLM ne sortirait jamais de l’UE. Alors bon...

      Et puis, vous continuez de vous obstiner sur certaines choses que le peuple commence à refuser en bloc, comme par exemple l’immigration (j’ai vu un court extrait de la vidéo du 421 d’hier). Tout le monde comprend que c’est l’outil du capital, une des finalités de leurs saletés de guerre (même si personne ne parle de Kalergi), mais vous, vous continuez de tomber dans l’humanisme naïf... Refuser l’immigration massive, ça veut pas dire laisser crever des migrants dans la Méditerranée, au passage.

      Aussi, et là ça n’engage que moi, même si le peuple semble se réveiller là dessus également, vous propagez la religion du RC d’origine anthropique. Vos partisans censurent encore ceux qui émettent des critiques légitimes. Purée... Comme si c’était pas évident que notre Système est complètement capable de nous enfumer là dessus... Qui sait ? Pas moi, mais vous non plus. Alors avant de tomber dans d’autres pièges, et de chialer après, hop, Démocratie, on place toutes les sécurités aux endroits clé, et comme ça, on saura. Arrêtez de nous imposer des ordres qui viennent d’en haut, on connait l’argument d’autorité, on connait les méfaits et les méthodes du système, c’est bon...

      Jamais un Mea Culpa. Personne n’est capable d’assumer ses torts, encore moins d’accepter d’avoir été manipulés. Toujours ce satanée 3ème stade de la vérité de Schopenhauer. Et bien sûr, jparle pas que des FI, mais de l’ensemble des communautés. Si on veut avancer, on doit tous lâcher du leste sur nos certitudes, car le seul moyen de savoir, c’est de s’unir.

      Alors, pour moi, et j’espère pour les autres GJ, c’est mort, vos partis, vos syndicats, ouste. Y a que le peuple, et il créera bien ce qu’il veut, mais il n’a aucun intérêt à continuer d’utiliser des fondations complètement pourries.

      *pas de légitimité, selon moi, en tant que membres actifs d’un parti qui a toujours divisé le peuple. Mais en tant qu’être humain, bien sûr. Faut juste mettre de côté vos étiquettes, à défaut de vous en débarrasser complètement.
      PS : la dernière de Vincent Lapierre, avec les gars du NPA... preuve que le peuple est super tolérant, quand même, parce qu’ils auraient salement mérités d’être coudepiéocutés hors de la manif, les bougres.


    • Deepnofin Deepnofin 1er février 11:27

      @Deepnofin Navré... jréalise que j’suis fort mal luné ce matin. J’ai pas à vous parler comme ça... On a tous étés manipulés, moi le premier. J’ai encore du mal à garder mon calme, car j’ai énormément souffert de ce clivage gauche/droite absolument débile, toute cette ingénierie sociale visant à démocratiser la pensée manichéenne.

      Bref, le peuple fera bien ce qu’il veut, j’ai entièrement confiance en nous et en notre avenir. On y arrivera, tout simplement car on n’a pas le choix...
      Bien à vous, et encore désolé !


    • capobianco 1er février 12:43

      @Deepnofin
      «  Les GL pourraient très bien interdire les syndicats, et à mon avis ce serait la chose à faire, car ces derniers ne sont pas fiables »
      Cela ferait au moins plaisir au patronat ! Plus sérieusement le syndicat c’est d’abord le camarade de travail que l’on choisi pour nous représenter dans l’entreprise et en qui l’on a confiance. Concernant le GJ, croyez vous qu’aucun syndiqué, aucun « syndicaliste » n’y participe ? 
      «  Si on veut avancer, on doit tous lâcher du leste sur nos certitudes, car le seul moyen de savoir, c’est de s’unir. »
      Cela peut aussi s’appliquer à vos certitudes ! Perso je soutiens aujourd’hui la FI qui est justement le seul mouvement politique où se trouve une diversité d’opinions. On retrouve d’anciens du PS, du PC, d’écologistes.... et des gens qui ont toujours été de gauche et jamais encartés. Ce dernier point est essentiel à mes yeux car mon soutien ne peut me laisse toute liberté et notamment celle du désaccords. Pas d’idéologie mais un projet pour une société où le peuple aura enfin la première place. D’où mon soutien au GJ malgré des divergences bien sûr, mais je n’imagine pas être soutien de la FI sans justement soutenir une action aussi populaire. 
      Vous dites vous même qu’il faut s’unir alors pourquoi vouloir exclure, de ce mouvement des GJ, les syndicats, les politiques proches du peuple ? Il faut au contraire tout faire pour unir tous ceux qui, avec des idées même différentes, ont le même intérêt à changer notre pays pour une vraie démocratie.
      Le problème ne me parait pas lié aux syndicats, aux politiques mais aux pouvoirs que se sont octroyé les forces de l’argent.


    • Deepnofin Deepnofin 1er février 13:06

      @capobianco Ma réaction reflétait certains griefs que j’accumule depuis des années par rapport à... ce dont je parlais.
      Si le syndicat, c’est d’abord le camarade de travail etc.. ok, de toutes façons j’y connais rien au travail. Mais peut-être que les syndicats, partant d’une bonne intention au départ, ont vite été repêchés et détournés par le pouvoir. S’ils étaient réellement utiles, en serait-on là ? Peut-être que le pouvoir s’en fou complet des syndicats, et les autorise, en fait même la promotion détournée, pour nous donner l’impression de pouvoir « lutter »... mais il fait de toutes façons bien ce qu’il veut, depuis toujours. Et on commence à peine à le découvrir... vous pensez peut-être que j’exagère, ma foi c’est possible, mais selon moi, on n’est pas dans un système qui dérive vers la dictature, on est dans une dictature qui se dévoile, et c’est bien différent.

      Et non, la FI n’est pas le seul parti politique où se retrouve une diversité d’opinion, et vous le savez très bien. Ou alors vous êtes aveuglés...
      Et je ne vois pas bien la compatibilité entre un groupement politique où tout le monde est de gauche, avec « pas d’idéologie, mais un projet où le peuple aura enfin la première place »... Le peuple, c’est gauche, droite, et en dehors. Vous comprenez bien que si l’étiquette de gauche est essentielle pour votre parti, alors c’est pas le peuple que vous défendez, mais c’est votre idéologie... non ?

      Après, comme je l’ai dit après coup, c’est au peuple de décider. Pour moi, les syndicats n’ont pas leur place, je n’ai aucune confiance en eux (même si je me doute bien que la plupart des syndicalistes sont honnêtes et bordés de bonnes intentions). Pour moi, c’est à peu près aussi inadapté à la situation que de vouloir établir une liste aux européennes, ou ce genre de chose. Le changement de paradigme doit être total, et puisqu’on doit faire Tabula Rasa, autant commencer dès maintenant : le peuple seulement, les étiquettes, aux chiottes... Tant qu’on continue de jouer le jeu du système, c’est foutu, et si on utilise encore les « armes » qu’il nous propose, on ne fait pas preuve d’une grande maturité. Enfin, c’est mon avis. Qui vivra verra !


    • Yanleroc Yanleroc 1er février 13:13

      @Deepnofin, salut


    • Croa Croa 1er février 13:34

      À michelm « que ce sont bel et bien les syndicats qui ont craché sur ledit mouvement. »
      Ils ne sont pas les seuls et le mouvement de GJ était très suspect au début. Rien que la nature des revendications l’était. En effet jamais ou presque la CGT par exemple n’a mis dans ses revendications la contestation d’une taxe. Traditionnellement les revendications syndicales sont orientées plutôt vers l’augmentation des revenus par exemple du SMIC. Ce sont les mouvements poujadistes qui refusent l’impôt. Que le RN ait été le premier à soutenir les GJ était naturel vu l’orientation de départ.
      Ceci dit les choses ont évoluées dans le bon sens et GJ comme syndicats devraient pouvoir mieux se comprendre et agir ensembles.


    • Deepnofin Deepnofin 1er février 14:25

      @Yanleroc Salut à toi ! Ça va bien ? (ton « salut » est souligné, comme si c’était un lien, mais y a rien qui s’ouvre, c’est normal ?)


    • capobianco 1er février 15:08

      @Deepnofin
      «   ok, de toutes façons j’y connais rien au travail. »
      Merci pour votre honnêteté. On ne peut parler « des » syndicats d’une manière générale. Il suffit de voir le nombre d’organisations pour comprendre à qui sert cette pluralité. Il suffit également de voir ce que deviennent les anciens cadres de la cfdt pour situer où se trouvent les traitres dont vous parlez :(https://blogs.mediapart.fr/robert-mascarell/blog/180316/cfdt-les-carrieres-juteuses-des-anciens-secretaires ). 
      Depuis la libération tout a été fait pour diviser les travailleurs des entreprises en créant de nouveaux syndicats plus proches des pouvoirs, ou plus contestataires.
      Donc il ne s’agit pas d’un problème « d’utilité » dont vous parlez mais d’efficacité que la division ne permet plus.
      Les syndicats ne peuvent pas « décider » d’une grève et de sa réussite. Quelques semaines avant les grèves de mai 68, dans l’entreprise où j’étais un modeste salarié, personne n’aurait pu croire que l’usine serait occupée durant 5 semaines. Par contre le rôle du syndicat cgt (la cfdt s’étant tenue à l’écart) a été remarquable avec l’aide de salariés (ées) qui se sont révélés. Voyez les GJ, aucune organisation n’est à l’origine de ce mouvement et pourtant quelle force... Manque maintenant une unité dans ce mouvement pour aller plus loin, l’appel de la cgt pour le 5 février sera-il déclencheur... ?
      «  Et non, la FI n’est pas le seul parti politique où se retrouve une diversité d’opinion, et vous le savez très bien. Ou alors vous êtes aveuglés... »
      Déjà la FI n’est pas un parti, aucune carte de membre ni cotisation. Sans doute pensez vous à lerm et c’est vrai qu’on y retrouve des socialistes, des ex écolos, des anciens lr des banquiers et même un ancien sg du pc je crois, excusez mon erreur.
      «   c’est pas le peuple que vous défendez, mais c’est votre idéologie.  »
      Vos avez compris cela en me lisant ? Être de gauche n’est pas une idéologie mais un positionnement social du coté du peuple qui n’est pas composé que de gens ayant ma conviction. Votre affirmation repose sur un à priori et n’est pas fondé à mon avis.
      «  Le peuple, c’est gauche, droite, et en dehors. »
      N’est ce pas ce que je dis ? Je soutiens et je suis GJ comme on y retrouve des syndicalistes et les tendances et « non tendances » politiques !
      Enfin faire table raz en « virant » ceux qui soutiennent et qui sont aussi le peuple ne vous parait pas être une façon de condamner cette belle action ? Avec qui voulez vous vous unir si vous excluez ceux qui sont généralement les plus déterminés (voyez l’histoire du mouvement ouvrier) parmi le peuple ? Vous me paraissez jeune ce qui expliquerait votre ton volontaire mais aussi « catégorique », croyez moi on aura besoin de tous, syndiqués ou pas, de gauche ou pas, jeunes ou vieux et j’aimerai tellement voir cela avant que mon âge me rattrape... (Qui vivra verra !)


    • Yanleroc Yanleroc 1er février 15:25

      @Deepnofin, ben non c pas normal, ( juste un clin d’ oeil par rapport à tes états d’ âme + ht) @+


    • Deepnofin Deepnofin 1er février 21:34

      @capobianco Concernant la FI, je cite Wikipédia « La France Insoumise [...] est un parti politique français de gauche fondé en 2016 ».
      Je suis prothésiste dentaire, mais ne travaille plus depuis le début de cette décennie car j’ai compris qu’on fonçait droit dans le mur et que travailler ne servait qu’à accélérer cette entreprise. Ce n’est que mon point de vue, mais je trouve le peuple très incohérent, à médire les conséquences des causes qu’il chérit.
      Après, et bien, c’est vous le calé au niveau syndicat, je vois pas ce que jpeux dire d’autre... pour moi, on doit arrêter avec ces choses là, car on s’est suffisamment fait avoir, et que ça nous maintient dans l’illusion d’un « rapport de force » alors que les éventuelles miettes qu’on récolte se « gagnent » au prix de terribles efforts, et donc ça ne sert strictement à rien (ce serait comme balancer de l’eau pour tenter de refroidir un objet tombé sur le magma d’un volcan).

      Quant au fameux parti politique où l’on retrouve de tout, je me demande si vous le faites exprès... C’est à dire qu’en France, on a un parti qui a été visionnaire depuis 12 ans sur tout un tas de questions très pointilleuses et cruciales ; ses partisans ont fait un prosélytisme plutôt extrême afin de faire connaitre ce parti (qui était boycotté par les médias de masse), qui a enfin pu se présenter aux dernières présidentielles grâce à cet activisme et aux confirmations par les évènements des propos de son président. Ce prosélytisme a tellement énervé les internautes des autres partis que c’en est devenu un cliché. Donc, le fait que vous ne voyez pas de qui je parle... ça me parait étonnant :p

      Non, ce n’est pas en vous lisant que je parle d’idéologie de gauche, et à vrai dire ma culture superficielle fait que jme plante probablement là dessus aussi, c’est vous qui vous y connaissez en politique ; mais ce que je constate, c’est que presque toujours, quand les gens se revendiquent de gauche, ils souhaitent les mêmes choses, répondent à la même idéologie. C’est bien entendu pareil pour la droite, et pour toutes les branches en général. J’ai peut-être mal compris le terme « idéologie » ; toujours est t-il que pour moi, c’est un des fonds du problème. Un parti qui se veut à gauche, ne va parler qu’aux gens qui se définissent à gauche (idem pour la droite). Et les étiquettes ne servent à quoi, sinon à nous empêcher de considérer sereinement les choses intérieures et extérieures à ce cloisonnement... ? Pour moi, les étiquettes impliquent nécessairement de l’affect, donc du jugement, donc de l’erreur et de la division. Ça provoque notre dépolitisation en vue de renforcer notre « communauté identitaire ». C’est pour ça que, de gauche comme de droite, on voit autant de réactions pavloviennes, de gens qui se crachent dessus sans s’écouter, etc. Enfin, à mon avis...

      Et, jme suis peut-être mal exprimé ; je ne souhaite virer personne, car les syndicalistes sont avant tout des humains, des gens du peuple. C’est juste les étiquettes qui me gonflent (enfin, jdis ça.. c’est un peu malhonnête de ma part puisqu’il y a bien un parti politique que je supporte), et les syndicats, à qui je ne peux faire confiance, connaissant un peu les méthodes de l’Empire (ou peu importe le nom) pour déstabiliser ses adversaires et asservir ses sujets. M’enfin... oui, qui vivra verra ;) Bonne émancipation à nous tous !

      @Yanleroc : haha... je ris jaune :x merci... y a des jours avec, des jours sans... Mais ok pour aller boire un coup et chanter comme avant ^^


    • capobianco 2 février 17:06

      @Deepnofin
      «  Concernant la FI, je cite Wikipédia »
      Wikipédia est un média comme un autre, les infos peuvent être mises en doute.
      «  Je suis prothésiste dentaire » , dommage de ne pas vous rencontrer....
      «  ses partisans ont fait un prosélytisme plutôt extrême afin de faire connaitre ce parti   »
      Ah, je viens de comprendre, « fifi, l’argentin, et leurs nombreux copains plus ou moins agressifs sur Avox !?
      Désolé mais je ne vois en ce parti qu’une diversion de plus dans le paysage politique et regarder les oeuvres de l’argentin accompagnant les propos du »grand homme« ne peut que conforter mon opinion.
        » les gens se revendiquent de gauche, ils souhaitent les mêmes choses, répondent à la même idéologie. « 
      Être de gauche ne se revendique pas c’est, pour moi, comme une évidence. Ce sont des valeurs d’humanité comme »liberté, égalité, fraternité« qui se traduisent par la justice sociale et les mêmes droits pour tous par exemple. Pour ne pas être long, l’idéologie est souvent considérée comme un dogme, assimilée à une doctrine ou un système. C’est dans un parti politique que l’on s’assimile à une doctrine ou idéologie qui engendre souvent une forme de sectarisme qui fait que l’on finit par considérer que certains détiennent LA vérité comme » le grand homme" qui semble vous influencer. Ce n’est pas ce que je ressens à la FI où le débat et la contradiction font parti du fonctionnement même s’il peut y avoir des ratés, le système parfait n’existe pas du fait même de la diversité des gens. Ce qui les relie c’est une vision de la vie, avec les mots affichés aux frontons de nos mairies.
      Bonne chance. 


    • Deepnofin Deepnofin 3 février 13:48

      @capobianco Wiki est faillible, mais bien fiable en ce qui concerne les sujets « populaires » et non-sujets à des clivages politiques / idéologie du PC, ce genre de chose. Enfin c’est comme ça que je le vois... Maintenant, ce n’est pas une question bien importante, si vous considérez que la FI n’est pas un parti, soit..

      Vous voyez dans le parti de l’UPR une diversion... et vous le jugez par rapport aux propos de Fifi et de l’Argentin... Mais quid de l’analyse extrêmement pertinente et en avance de FA concernant la structure et le fonctionnement de l’UE ? Les vérités que disent les têtes de la FI au sujet de l’UE n’ont-elles pas toutes été reprises de l’UPR (ou en tout cas, postérieures) ? En quoi un parti qui décrit les réalités que s’évertue à dissimuler la collusion des politiques / médias / « experts » (bien dénoncée par « les Nouveaux Chiens de Garde », que tout le monde connait maintenant) serait une diversion ??? N’est ce pas faire preuve de complotisme que de penser ça ? (c’est à dire en l’occurrence, le conspirationnisme qui repose sur des bases « intangibles », le même complotisme de nos élites sur l’affaire Skripal par exemple)

      « le Grand Homme » qui m’influence sort en effet des vérités qui sont vérifiables, mais connues quasiment exclusivement de ceux qui le suivent, étant donné que justement, le Pouvoir a tout intérêt à cacher ces vérités et à tout mettre en oeuvre pour le discréditer. Maintenant, je vous rejoins sur certains points, l’UPR a des défauts, notamment sur le fait que FA prenne trop de haut ceux qui sont pas d’accords. Quoi de plus normal, en même temps : comment seriez-vous, si vous étiez le seul politique du paysage à asséner les vérités cruciales de l’UE, et que vos propos avaient 10 ans d’avance sur ceux de vos concurrents, qui vous narguent sans arrêt et n’assument aucun de leurs torts en la matière... ?

      Quant à ce que vous dites concernant la gauche, et bien... Vous avez peut-être raison, qui sait, mais ce que je vois, c’est que le Pouvoir sait très bien utiliser nos fibres humanistes et notre propension à la liberté, pour les retourner contre nous : le fameux libéralisme libertaire, post 68, qui a retourné nos volontés légitimes de renversement de l’autorité et d’aspiration à la liberté, pour les transformer en « je consomme, donc je suis », ou encore « j’ai une opinion, donc je suis ». Aujourd’hui, la « politique identitaire » est plus que jamais mise en avant, dans les pays occidentaux gouvernés directement ou indirectement par des traitres (E.U., France, Suède, Australie...). Dans toutes les couches de la société, on pousse les gens à « penser » en fonction de ce prisme là, sous les prétextes de Liberté et d’Égalité... Bref, nous sommes très facilement manipulables, et je crois qu’on serait naïfs d’ignorer le talent de notre Système en la matière (pensez à Edward Bernays par exemple...).

      C’est pour ça que je crache sur les étiquettes, car ce que je décris là concernant le « piège de la gauche », est aussi vrai pour la droite, dans la mesure où le Pouvoir a tout intérêt que le peuple, par réactance aux politiques foireuses estampillées à gauche, en vienne à élire un personnage autoritaire d’extrême droite par exemple. Tous manipulés !!! Sortons de ces étiquettes, je crois qu’elles nous ont assez causé de tort...


    • capobianco 3 février 15:06

      @Deepnofin
      «  Mais quid de l’analyse extrêmement pertinente et en avance de FA concernant la structure et le fonctionnement de l’UE ? »
      Vous pensez que seul ce monsieur ait analysé cette europe ? Et pour arriver à ce slogan du « frexit » comme projet, je trouve cela vraiment très succin. L’analyse critique ne suffit pas, il faut se dire, et après ? Voyez qui est votre référence, ce n’est pas un problème de faciès mais de parcours. On peut changer d’opinion dans une vie mais encore faut-il que cela soit crédible autrement que par une critique même légitime. Perso pour avoir bien débattu avec ses soutiens, nombreux ici, je n’ai aucune confiance en ce personnage qui, avec ses soutiens ne perd jamais l’occasion (ou sans occasion) de salir le seul mouvement qui veut et est en capacité de combattre cette europe de l’argent.

      «  c’est que le Pouvoir sait très bien utiliser nos fibres humanistes et notre propension à la liberté, pour les retourner contre nous »
      Et ? C’est la faute de la FI si le pouvoir sait et a les moyens de manipuler l’opinion ? Pourquoi, la FI est-elle une cible pour le pouvoir, les médias et la plupart des partis de droite ou voir même du pc ou npa ? Le projet et l’analyse de la FI font peur aux tenants du système parce qu’ils savent bien que c’est eux qui peuvent favoriser un vrai changement et notamment redonner la parole à la population qui sera LE pouvoir.
      «  Bref, nous sommes très facilement manipulables  »
      Je confirme, c’est pour cela qu’il ne faut pas s’arrêter à une analyse surtout venant d’un homme « providentiel » . Perso je ne soutiendrai pas la FI si elle se résumait à la personnalité, même forte et compétente, de JLM. Le programme a été l’oeuvre de 3000 personnes et est présenté comme adaptable et modifiable, qui peut en dire autant et montrer un fonctionnement aussi démocratique. Je ne crois pas aux hommes providentiels qui auraient « la bonne parole » et détiendraient seuls les solutions. Plus nous sommes nombreux moins on risque de se tromper.
      « aux politiques foireuses estampillées à gauche, en vienne à élire un personnage autoritaire d’extrême droite par exemple. »
      D’où la nécessité d’avoir toujours les yeux ouverts sur ce que font, disent ou proposent les « moi je » qui pensent détenir la vérité.
      Les étiquettes servent aussi à se reconnaitre, à se rassembler et donc à agir mais si vous avez d’autres propositions.  


  • Dan22 31 janvier 18:06

    Les syndicats !!!!

    ça fait bien longtemps que plus personne ne leur fait confiance ....

    En fait depuis 1968 , quand ils ont trahis les travailleurs .

    Et puis leurs revendications ....il y a de quoi se marrer êtant donné que tout le monde est conscient que macron ne lâchera pas un centime !


    • capobianco 1er février 12:02

      @Dan22
      «  Et puis leurs revendications ....il y a de quoi se marrer êtant donné que tout le monde est conscient que macron ne lâchera pas un centime ! »
      Et donc, vous nous proposez quoi ? Supprimons les syndicats et donc le copain de travail délégué syndical dans l’entreprise et, à vous lire, un traitre. 
      Vous êtes sans doute un petit patron ou ce que les ouvriers avant appelaient un jaune, pas un gilet bien sûr....


  • baldis30 31 janvier 19:23

    bonsoir ,

    « Martinez aurait-il subitement trouvé la lumière  ? »

     Où ?

     hou... hou.... hou... 


  • Paul Leleu 1er février 00:32

    j’avoue que je suis de plus en plus perplexe par la tournure des événements...

    d’abord les G-J qui s’enferment sur eux-mêmes, dans le trip « politisé sur internet » qui refuse le moindre lien avec l’extérieur... et qui n’arrivent pas à atteindre une masse critique de mobilisation de plus de quelques dizaines de milliers de personnes réellement mobilisées... c’est peu par rapport à un soutien de sympathie de 70% de la population...

    ensuite ils refusent tous les chefs... et puis subitement ils nous sortent Eric Drouet (le nouveau Cohn-Bendit de la révolution jaune ? ) ... le type a déjà 2 procès au cul, il est complètement tenu...

    et puis on nous bassine avec le RIC de Chouard, alors que les revendications tournaient autour de la Vie chère... On s’excite maintenant avec le RIC comme si on allait faire une « votation citoyenne » pour renverser le capitalisme mondialisé !

    Et puis toutes ces manifs sans service d’ordre (parce-qu’on veut pas être récupéré, alors que c’est justement la porte ouverte à toutes les infiltrations !)...

    et puis BFM TV qui nous fait un direct complaisant chaque semaine ... à quel jeu jouent-ils ? Les mêmes qui après nous avoir vendu Macron nous avaient sorti Benalla... maintenant ils nous vendent les G-J...

    Et maintenant cette « convergeance » avec la CGT et le NPA ????? Il y a 3 mois Drouet était au FN, et le voici maintenant au NPA ????? Et la CGT et le NPA qui trouvent maintenant super les GJ qu’ils trouvaient avant fachos ???

    c’est qui ces gens ????


    • Luniterre 1er février 01:45

      @Paul Leleu

      « c’est qui ces gens ???? »

      Tout simplement un mouvement qui se cherche...

      Un mouvement quasiment parti de zéro « back-ground » spécifique et sans aucune culture politique réelle...

      Il se la forme donc par expériences-réussites-échecs-leçons-nouvel essai, etc...

      Une voie nécessairement en zigzags...

      Rien ne dit qu’elle mène forcément quelque part, et d’autant moins que les tentatives de récup et de manip sont quasi incessantes...

      Instinctivement, le mouvement utilise « spontanément » les contradictions de tous ces manipulateurs pour en retourner la force contre le système lui-même, mais cela ne peut effectivement avoir qu’un temps...

      Tôt ou tard il doit acquérir à la fois une certaine autonomie et une certaine unité, sur la base d’une plate-forme revendicative unitaire, et d’une organisation de masse pour la faire avancer.

      S’il n’y a pas un rebond en ce sens à l’occasion du 5 Février et surtout, des jours suivants, cette journée risque fort de marquer le début d’un reflux significatif du mouvement, et c’est plus que probablement le but recherché par la CGT, en complicité objective avec le pouvoir pour retrouver son rôle d’« opposition de sa majesté »...

      Luniterre

      PS : pour une autre issue, actuellement hypothétique, voir mon premier post :

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/greve-du-5-fevrier-martinez-aurait-212187#forum5417808

      .

      ***********************


    • Garibaldi2 1er février 03:47

      @Paul Leleu

      Vous vous posez des questions, c’est bien, continuez !


  • Habana Habana 1er février 12:29

    Crevards de syndicats !

    Vous cotisez pour vous entendre dire qu’il est indispensable d’accueillir des immigrés, et ce, sur papier glacé SVP.

    En revanche, lorsqu’il faut être vent debout contre une loi El Konnerie...y’a plus personne !

    Saloperies !


  • alinea alinea 1er février 13:48

    Les syndicats ont l’habitude de piauner des petits restes, de petites miettes au capital ; étonnés de cette insurrection populaire, ils ont du retard à l’allumage.

    Voyons, s’agit-il bien de ce que nous feignons d’espérer depuis des décennies ? Ou bien est-ce un feu de paille ?

    Timides, ils se lancent, aux autres, à ceux des leurs les plus purs, de les coincer !!


    • capobianco 1er février 15:26

      @alinea
      Bonjour Alinea,je vous trouve un peu sévère avec « les » syndicats. Je donne mon avis dans une réponse plus haut. 
      De même comme je le dis, un mouvement comme les GJ ne se prévoit pas, il arrive à un moment sur une étincèle, une erreur du pouvoir mais ne peut être prévu et décrété. C’était déjà cela pour les grèves de 68, personne n’avait imaginé en avril que la France serait arrêtée 5 ou 6 semaines par les grèves. Cela même à l’intérieur des entreprises les plus syndiquées. 
      Il faut espérer que les salariés non encore GJ vont nous surprendre et renforcer le mouvement, mais cela ne dépend pas « des » syndicats dont certains sont clairement proches du pouvoir. 


    • alinea alinea 1er février 15:57

      @capobianco
      Oui, c’est vrai ; mais ils se sont trahis en 2010 et depuis lors je ne peux plus les blairer !


    • capobianco 1er février 16:10

      @alinea
      Ah, quel caractère..... !!!


  • alinea alinea 1er février 13:51

    voici ce qu’en dit mon ami Mélenchon :

    "Dans ce contexte, la date du 5 février prend un relief particulier. Le gilet jaune Éric Drouet a appelé à l’action le jour où la CGT a lancé son mot d’ordre de grève générale. Des forces politiques, dont le mouvement insoumis et le NPA ont appelé à s’associer à cette initiative. Un test se profile. Cette convergence se fera-t-elle ? Mobilisera-t-elle ? Se prolongera-t-elle ? Ces questions sont cruciales dans le contexte. Un succès à partir du 5 ouvrirait une nouvelle phase de l’insurrection citoyenne qui dure depuis onze semaines. Les insoumis sont donc tous mobilisés, j’en suis sûr, pour encourager partout au passage à l’action. Cette date fixe une possibilité de grand saut du mouvement vers ses objectifs politiques.

    "


  • Luniterre 1er février 19:08

    Bonsoir à tous,

    Pas beaucoup de temps, non plus, aujourd’hui, pour participer à ce forum...

    Bien évidemment, il est essentiel de franchir le barrage des « étiquettes » pour construire quelque chose de neuf et d’unitaire.

    Toutefois, il est encore plus essentiel de savoir dans quel but on s’unit.

    Le rejet des « élites » politiques et syndicales est justifié par les liens d’intérêts communs qu’elles ont noué entre elles, et au détriment des classes sociales populaires, et même lorsqu’elles prétendent les défendre et les représenter.

    C’est en ce sens que « gauche » et « droite » ont perdu leurs significations pour la plupart des électeurs de base de ces partis.

    Leurs discours démagogiques ne visent qu’à ramener ces électeurs à eux, et non à apporter des solutions à ces problèmes qui nous accablent au quotidien.

    Les revendications doivent proposer des solutions complémentaires entre elles pour toutes les catégories sociales concernées, et non pas contradictoires, comme c’est malheureusement le cas actuellement avec l’appel national de la CGT pour le 5 Février. Et la surenchère démagogique « de gauche », même celle de M. J-P Page, n’apporte évidemment aucune amélioration à cette situation. Il s’agit seulement de régler des comptes au sein de la CGT et d’attirer quelques électeurs vers les petites boutiques de la pseudo « extrême-gauche », tout aussi complice du pouvoir, en réalité, que la gauche classique.

    Le 5 Février, soit le mouvement populaire continue de balayer la bureaucratie syndicale et politique, soit il sera à nouveau piégé par le jeu politique et syndical traditionnel et se trouvera à nouveau en situation d’échec chronique, sans organisation autonome et sans programme.

    Ces deux éléments essentiels, organisation autonome et programme revendicatif cohérent, ne viendront ni des partis actuels ni des syndicats. Ils restent à construire à partir du mouvement lui-même.

    Luniterre


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