samedi 16 mai - par Eric Rivoire

Guerre interne à l’UPR : l’affaire Asselineau prend une tournure judiciaire

Voilà, ça y est, c'est fait : un ex-employé de l'UPR a porté plainte le 5 mai 2020 contre François Asselineau, président de l'UPR, le parti qui réclame le Frexit depuis 2007. Les chefs d'accusation : harcèlement et agression sexuelle.

Un énorme poids se libère donc désormais des épaules de l'UPR : le parti n'aura pas à juger cette affaire en interne, la justice ayant désormais cette charge.

Sans ce dépôt de plainte, l'UPR aurait été plongée dans une situation ardue : François Asselineau n'aurait jamais accepté d'être jugé par un tribunal improvisé par le Bureau National de l'UPR. Ce dernier n'a pas la légitimité statutaire pour le faire. Et il n'a d'ailleurs certainement pas non plus les compétences pour juger d'affaires aussi sensibles, qui sont plutôt du ressort de magistrats professionnels.

Paradoxalement, ce dépôt de plainte pourrait donc donner une meilleure chance à l'UPR pour que la guerre interne se transforme en un dialogue constructif.

Il se pourrait même que le parti ait une opportunité historique d'évolution fructueuse, c'est ce thème que je développerai dans les dernières sections de cet article.

 

1/ Mathieu

« Mathieu » est le pseudonyme donné au plaignant dans l'article publié par le journal Libération le 9 mai 2020.

Outre Libération, L'Obs a également publié un papier, et ces deux articles cumulés donne les informations suivantes sur cet ex-employé de l'UPR.

 

Mathieu, âgé aujourd'hui de 26 ans, a travaillé en usine et en Ephad, et a été également menuisier et peintre en bâtiment.

Il rencontre pour la première fois François Asselineau en 2017 au Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand.

Au fil des rencontres, les deux hommes deviennent amis.

Ils se tutoient, « un privilège très rare quand il s'agit de François Asselineau », selon un membre du parti.

Ils se promènent ensemble dans Paris, François Asselineau faisant découvrir à Mathieu divers lieux comme le Père Lachaise, les arènes de Lutèce, etc.

Mathieu voyage également à travers la France avec François Asselineau.

Les deux hommes passent des week-ends ensemble.

Leur relation amicale est « très forte ».

Mathieu présente François Asselineau à ses parents, à sa grand-mère, à ses amis.

Puis il est embauché par l'UPR le 16 septembre 2019 comme attaché de presse et chauffeur. D'après Libération, cette embauche est pilotée en solitaire par François Asselineau et « l’embauche du jeune homme à un poste aussi proche du président, sans qualifications, sur la foi de son bagou, n’a pas été vue d’un bon œil en interne ».

Mathieu s'installe dans un studio de 17 m2 à Paris, François Asselineau s'étant porté garant pour lui.

Visiblement, François Asselineau et Mathieu ont une relation assez singulière. La remarque du Secrétaire général de l'UPR à ce sujet est assez représentative : « Cela fait penser à une relation socratique, sans la dimension sexuelle ».

Et effectivement, que ce soit l'article de Libération, ou celui de L'Obs, toutes les péripéties que l'on découvre, racontées pourtant du point de vue de Mathieu, font penser à un théâtre des sentiments tout à fait classique dans n'importe quelle relation émotionnellement intense qui connaît des hauts et des bas. Evidemment, les évènements relatés dans ces articles de presse ne sont que des bas : jalousies, volonté de faire enrager l'autre, menaces grandiloquentes, etc.

A priori, ce cas de figure ne correspond pas à des affaires de harcèlement classiques entre un patron et un employé : ici, le plaignant est engagé dans une intimité émotionnelle de longue date avec celui qu'il accuse. C'est un point essentiel car, comme je le disais dans mon article précédent, lorsque les faits incriminés s'inscrivent « dans le cadre de relations de familiarité réciproques » cela peut exclure totalement toute notion de « harcèlement sexuel » (jurisprudence).

 

Concernant le chef d'accusation « agression sexuelle », Mathieu le motive de la façon suivante : François Asselineau lui aurait caressé la main alors qu’il conduisait la voiture du parti et il l’aurait embrassé sur la bouche un jour où Mathieu dormait sur le siège passager. « A chaque fois, je lui dis d’arrêter, mais ça le fait marrer. » déclare Mathieu.

Le fait qu'Asselineau prenne les choses à la rigolade pourrait laisser penser par exemple que lui aussi voulait faire « enrager » son jeune compagnon de route. La « finalité sexuelle » des contacts physiques, en admettant que ces derniers aient bien eu lieu, reste donc à démontrer.

De plus, apparemment, Mathieu savait en devenant salarié de l'UPR qu'il pouvait s'attendre à une relation pas forcément évidente avec François Asselineau, puisque l'un des amis de Mathieu, à qui ce dernier s'est confié, témoigne à Libération : « Il m’a dit très tôt ses craintes de travailler avec une personnalité pour le moins complexe, dont les sentiments pourraient franchir les bornes de la simple amitié. Tout bien pesé, il a fait le pari qu’une relation tant amicale que professionnelle avec François Asselineau était possible, et qu’il saurait, dans tous les cas, la contenir dans des limites du raisonnable. »

 

2/ Démarrage d'une procédure judiciaire, quelle conséquence pour l'UPR ?

Dans son communiqué du 9 mai 2020, qui a suivi la sortie de l'article de Libération révélant que Mathieu avait porté plainte, François Asselineau déclare :

Je nie bien évidemment avec force les accusations qui sont portées à mon encontre et me tiens à la disposition des enquêteurs pour leur apporter tous les éléments nécessaires à démontrer mon innocence. Mon avocat déposera par ailleurs dès lundi une plainte en dénonciation calomnieuse à l’encontre de celui qui tente, par vengeance ou sous influence, de salir mon nom. 

(...)

Soyez assurés du fait que je ne laisserai pas détruire mon honneur, mon intégrité, ma famille et l’œuvre que je bâtis avec vous depuis treize ans.

Il est clair que François Asselineau n'a pas l'intention de démissionner de son poste de président de l'UPR.

 

L'avenir de François Asselineau se jouera dont sûrement lors du prochain Congrès de l'UPR, qui se réunit cette année et au cours duquel les adhérents de l'UPR voteront pour renouveler la direction du parti, c'est à dire la présidence et le Bureau National.

Logiquement devraient se présenter au moins deux listes :

- celle de François Asselineau avec un Bureau National renouvelé et expurgé des cadres contestataires.

- celle des cadres contestataires, avec par exemple à leur tête, au hasard, les sympathiques Charles-Henri Gallois ou Zamane Ziouane.

 

Lors de ce vote, dans quelle mesure les adhérents vont-ils être influencés par l'existence de cette plainte de Mathieu ?

Les adhérents vont-ils faire comme les contestataires, c'est à dire juger François Asselineau coupable avant même que la justice ne se soit prononcée ?

Il est difficile de répondre à cette question avec une certitude absolue.

Mais quel crédit peut avoir la plainte de Mathieu aux yeux des adhérents, alors que lui-même savait en acceptant le poste à l'UPR qu'il se mettait dans une situation complexe, ayant déjà une relation « très forte » avec François Asselineau ?

Les adhérents ne vont-ils pas penser qu'il eût été logique, une fois que Mathieu avait constaté que son « pari » de concilier une relation à la fois amicale et professionnelle avec François Asselineau avait échoué, qu'il présente tout simplement sa démission et quitte son poste à l'UPR ?

Les adhérents de l'UPR vont-ils considérer a priori que Mathieu est une « victime », comme il est devenu à la mode de le faire à notre époque, en faisant fi de la présomption d'innocence de l'accusé  ?

Difficile de répondre à ces questions.

Pour le moment, la seule chose claire qui peut être éventuellement retenue contre François Asselineau est qu'il a engagé à l'UPR un ami très proche sans l'approbation des membres du Bureau National, Mathieu manquant d'expérience pour un poste d'attaché de presse.

Mais est-ce suffisant pour que les adhérents votent pour la liste des contestataires ?

 

3/ Une guerre interne stérile

Rappelons que les cadres contestataires ont été fort maladroits au démarrage de leur action.

J'évoquais dans mon article précédent comment les cadres contestaires s'étaient engagés sur le registre du bras de fer stérile, plutôt que celui d'une discussion fructueuse.

Notamment, dans la lettre envoyée le 18 avril 2020 à François Asselineau, les cadres indiquaient que sa démission était jugée « inéluctable » et « nécessaire » à la bonne marche de l'UPR.

Envoyer ce type de message à l'homme qui a fondé l'UPR et pour qui la promotion du Frexit est LE combat de sa vie était à la fois le meilleur moyen de ne pas engager un dialogue serein et se faire passer aux yeux de tous pour des « putschistes » complètement déconnectés du réel : on ne demande pas à un Everest de rentrer sous terre simplement en affirmant que sa démission paraît inévitable, et encore moins avant même d'avoir effectuer une enquête digne de ce nom et mis en place un débat contradictoire.

Il faut noter tout de même que les cadres contestataires ont singulièrement manqué de chance.

Lorsque François Asselineau leur renvoie sa réponse le 19 avril 2020, cette réponse se retrouve publiée et fuitée dans la presse deux jours plus tard !

Probablement l'un des destinataires de la lettre de François Asselineau a fait fuité ce message de réponse.

De plus, le Bureau National émet un communiqué le 24 avril que l'on découvre relayé sur le compte twitter d'un journaliste du Figaro. Nouveau manque de chance.

Notons également que le communiqué du Bureau National, au lieu de se montrer plus diplomate que la première lettre envoyée à François Asselineau, fait encore preuve d'un autoritarisme déplacé, « convoquant » le président comme s'il devait se rendre à un tribunal, et faisant fi de la proposition de François Asselineau de se réunir une quinzaine de jours plus tard, après la fin du confinement dû au coronavirus.

Cette attitude achève de mettre le feu aux poudres : François Asselineau parle dès lors des cadres contestataires comme de forbans sans foi ni loi.

 

Et pour le moment, la dynamique de guerre interne semble intacte :

Le communiqué du 9 mai 2020 de François Asselineau fait l'hypothèse voilée que Mathieu puisse être l'instrument des cadres contestataires : Mathieu « apparait désormais comme l’instrument de tous ceux qui ont intérêt à me nuire » déclare le président. François Asselineau reprend ainsi une thématique déjà développée dans son message du 25 avril 2020, où il parle d'une « conjuration emmenée par quelques individus désireux d’accaparer pour leur compte le mouvement politique que nous avons collectivement construit depuis 13 ans, et par d’autres emmenés par le seul désir de nuire pour venger des différends personnels ».

Bref, il est probable que, du point de vue de François Asselineau, la solution à la crise soit que les collaborateurs en qui il ne peut plus avoir confiance quittent la direction du parti.

 

Regardons maintenant du côté des cadres contestataires.

Si l'on se réfère par exemple à ce fil de discussion sur Twitter : tweets, ou encore à cette vidéo : Youtube, ansi que les interventions sur Twitter des contestataires, par exemple ceci, il est facile d'en déduire également que l'humeur du moment n'est pas à la recherche de solutions constructives mais simplement à la critique du chef et à la construction d'une liste alternative à proposer aux adhérents lors du Congrès.

 

Bref, il semblerait que le divorce soit consommé et que la seule issue soit de départager les frères ennemis par un vote des adhérents réunis en Congrès, qui désignera le président de l'UPR et le Bureau National pour les trois prochaines années.

Mais la partie n'est pas tout à fait finie et il existe encore quelques espoirs que l'UPR sorte de la crise par le haut comme je l'expliquerai dans les derniers chapitres de cet article.

 

Mais pour l'instant faisons une petite pause détente.

Je vous propose de tirer à boulets rouges sur la presse nationale.

C'est un exercice facile, et cela vous permettra je l'espère de reprendre des forces pour la suite.

 

4/ Petit commentaire sur la presse

La photo de François Asselineau qui a été choisie par le journal Libération pour illustrer son article a une portée symbolique assez navrante. 

En effet, la photo choisie rappelle les bonnes vieilles recettes nazies de propagande anti-juive et anti-communiste qui consistaient à représenter les personnes visées sous des traits repoussants : 

La photo de François Asselineau, choisie par Libération, le fait ressembler à un tueur de vieilles dames dans un film noir allemand des années 1930 :

Notons que Mathieu, le plaignant, se retrouve donc ainsi placé dans une opération aux relents si nauséabonds, ou si comiques pour ceux qui considéreront ce grossier artifice journalistique pour ce qu'il est, que son histoire risque de ne guère faire pleurer dans les chaumières UPR.

Il faut remarquer par ailleurs que Libération et L'Obs ont enquêté à l'occasion de cette histoire de « harcèlement » et qu'ils n'ont jamais enquêté pour savoir si les analyses de l'UPR étaient pertinentes : ce n'est pourtant pas bien difficile, puisque les journalistes n'ont qu'à lire les articles des traités européens dont l'UPR donne les numéros pour vérifier que les bases des raisonnements de l'UPR sont solides.

Ainsi, Libération et L'Obs font figure ici de simple presse à scandale, après avoir oublié de se comporter en organes essentiels au bon fonctionnement de la démocratie : en principe, ils devraient fournir les informations nécessaires pour que les électeurs puisse avoir un vote « éclairé ».

Et connaître le fonctionnement de l'Union européenne est à ce titre fondamental.

 

5/ Le compteur d'adhérents

Dans son allocution du 8 mai 2020, François Asselineau annonce qu'une réunion du Bureau National de l'UPR aura lieu le 6 juin 2020, et qu'au cours de cette réunion, toutes les questions soulevées par les cadres contestataires seront abordées.

Donc, la question du compteur d'adhérents présent sur le site de l'UPR, dans le bandeau supérieur sur toutes les pages du site, sera à l'ordre du jour.

Il serait peut-être bon que l'UPR en profite pour clarifier ses statuts.

Ceux-ci indiquent :

Toute personne n'ayant pas renouvelé sa cotisation pendant deux années consécutives perd sa qualité d'adhérent, sauf décision contraire prise par le Bureau national et dûment motivée.

Il faudrait voir si la formulation n'est pas source d'ambiguïtés qui pourraient causer des conflits dans la façon de comptabiliser les adhérents.

Je m'en explique ci-dessous, mais vous pouvez sauter cette explication technique, qui n'est pas utile à la compréhension pour la suite de l'article.

 

Logiquement, une personne qui adhère pour la première fois à l'UPR, par exemple le 15 février 2017, et qui ne paye qu'une seule cotisation, le 15 février 2017 et pas par la suite, perd sa qualité d'adhérent le 15 février 2020.

En effet, il aurait dû renouveler sa cotisation lors de la seconde année en tant qu'adhérent, c'est à dire entre le 15 février 2018 et le 15 février 2019.

Puis il aurait dû renouveler sa cotisation lors de sa troisième année en tant qu'adhérent, entre le 15 février 2019 et le 15 février 2020.

N'ayant pas renouveler sa cotisation deux années de suite, il perd sa qualité d'adhérent le 15 février 2020.

 

Ou bien alors, il faut compter deux années à partir de la dernière date à laquelle il aurait verser sa cotisation ?

Dans ce cas, il n'aurait plus la qualité d'adhérent dès le 15 février 2019 ?

 

Et s'il paye une première cotisation le 15 février 2017 lorsqu'il adhère, puis qu'il paye une autre cotisation par exemple en décembre 2019, comment fait-on ? 

Est-ce que la cotisation versée en décembre 2019 vient payer sa seconde année d'adhérent, celle du 15 février 2018 au 15 février 2019 ? (première option)

Ou bien considère-t-on que l'UPR fait grâce à l'adhérent de payer une cotisation pour l'année du 15 février 2018 au 15 février 2019 ? Si oui, alors sa cotisation de décembre 2019 vient régler l'année en cours, c'est à dire l'année du 15 février 2019 au le 15 février 2020. Cela reporte donc au 15 février 2022 son éventuelle perte de qualité d'adhérent en cas de non paiement de cotisation après décembre 2019. Alors que dans la première option, son éventuelle perte de qualité d'adhérent se situera le 15 février 2021.

 

Bref, il serait bon que le règlement intérieur de l'UPR vienne préciser très exactement comment tout cela fonctionne.

 

6/ Un conflit possible sur la détermination de la date du prochain Congrès

Il y a fort à parier que, vu les relations exécrables entre François Asselineau et les cadres contestataires, que François Asselineau cherche à se débarrasser au plus vite des « conjurés ».

Pour François Asselineau, il pourrait donc paraître nécessaire que les adhérents passent le plus vite possible au vote pour désigner la nouvelle direction de l'UPR (président + Bureau national) pour les trois prochaines années.

De leur côté, les cadres contestataires ont intérêt à ce que le vote soit reporté le plus longtemps possible, afin d'avoir le temps de s'organiser pour convaincre les adhérents du bien-fondé de leurs positions.

La date du prochain Congrès va donc probablement être l'objet d'un nouveau conflit.

Des traces sur Twitter et Facebook semblent prouver que le conflit est même déjà en cours. Par exemple :

Tentons d'y voir clair.

Les statuts de l'UPR stipulent que le Congrès « est convoqué par le Président, après consultation du Conseil national, au moins trente jours avant sa tenue » (article 11.3).

Et par ailleurs, il est indiqué dans les statuts que le Conseil National de l'UPR « fixe la date et les modalités de convocation du Congrès » (article 12.2).

Tout cela donne le sentiment que la procédure normale est que le président demande au Conseil National de se prononcer sur la date et les modalités du Congrès, puis qu'il applique les décisions prises par le Congrès.

Pour l'instant, rien ne dit que François Asselineau s'opposera à la volonté du Conseil National, qui est tout de même composé d'environ au moins 150 cadres de l'UPR.

Mais admettons qu'il le fasse tout de même.

Comment pourrait-il le justifier ?

 

C'est assez simple : 

Il est indiqué dans les statuts de l'UPR que le Congrès « est convoqué par le Président, après consultation du Conseil national, au moins trente jours avant sa tenue »

Dans la langue française « consulter » veut dire « demander un avis, un conseil ».

Il n'y a aucune notion de contrainte.

François Asselineau pourra argumenter que si les statuts avaient voulu indiquer que l'avis du Conseil National était contraignant, ils auraient été rédigés par exemple comme ceci :

« Le Congrès est convoqué par le Président, conformément à la date et aux modalités fixées par le Conseil national, au moins trente jours avant sa tenue ».

 

On pourra objecter que même si le président n'est pas contraint de tenir compte de l'avis du Conseil National, il lui faudra donner tout de même une bonne raison pour ne pas suivre les recommandations des 150 et plus cadres de l'UPR. 

Mais cette raison pourrait être vite trouvée.

Il suffit de lire ce message posté sur Twitter par le responsable de secteur UPR à Libourne :

« J'ai reçu un texto me disant que j'étais "Partisan" et qu'à la prochaine réunion serait proposé au vote ma suspension de responsable secteur. En gros fallait que je soutienne le putsch ou que je sois neutre et me taise ( ce qui revient à acquiescer en sommes). »

Si les contestataires enveniment la situation, participent à un embrasement guerrier tel que pourrait le suggérer le message ci-dessus, le président pourrait estimer que le conflit interne à l'UPR prend des proportions inquiétantes et qu'il a donc toute légitimité pour ne pas suivre l'avis du Conseil National.

 

Les cadres contestataires ont probablement tout intérêt à jouer l'apaisement, plutôt qu'une éventuelle aggravation des conflits. L'idéal serait même qu'ils reviennent sur leur lettre du 18 avril 2020, où ils disent souhaiter la démission du président, une posture qui a mené à un clivage délétère entre « partisans d'Asselineau » et « putschistes ».

Si le Bureau National aborde sa prochaine réunion le 6 juin 2020 dans un état d'esprit guerrier, ressassant les amertumes du passé, avec accumulation de griefs à l'encontre de François Asselineau, cela n'est pas forcément la voix idéale pour une réforme de l'UPR.

Abandonner toute idée de « dégager Asselineau » serait recréer un climat propice au dialogue.

En ce temps de crise, la multiplication des réunions du Bureau National paraît indispensable.

Logiquement, il devrait en ressortir que c'est à l'ensemble des adhérents de l'UPR de décider s'ils veulent continuer avec un président empêtré dans une affaire de moeurs.

Il n'y a pas de raison que cela soit décidé en petit comité : n'importe quel adhérent peut juger de cette question.

Et rappelons que si les cadres contestataires décidaient d'une Commission de Discipline pour François Asselineau, cette Commission, qui pourtant a le pouvoir statutaire de le juger, serait suspectée de conflit d'intérêt alors que se joue une guerre dont aucun adhérent ne peut savoir si elle ne cache pas des ambitions personnelles. D'ailleurs, il faudrait peut-être que soit indiqué dans les statuts que les cadres supérieurs du mouvement ne peuvent pas être jugés en Commission de Discipline, justement afin que celle-ci ne puisse jamais être instrumentalisée par des factions malveillantes.

 

Pour ma part, j'estime que les affaires de moeurs concernant François Asselineau doivent être jugées par la justice, et qu'il vaut bien mieux profiter de la crise actuelle pour discuter des problèmes de fond concernant le fonctionnement de l'UPR.

 

En fait, il est probable que François Asselineau ait énormément à gagner à ce que démarre une réflexion de fond à ce sujet, quitte à reporter le prochain Congrès à l'an prochain s'il le faut.

Si au final, après avoir réussi une refonte structurelle de l'UPR, François Asselineau est reconduit par les adhérents, et avec le même Bureau National, et non un Bureau remanié, cela serait une énorme source de prestige pour lui, puisqu'il prouverait qu'il est ce qu'on lui reproche de ne pas être : un conciliateur.

Et, inversement, s'il sort de la crise par un simple changement de Bureau National, il lui sera reproché une épuration politique du genre « Nuit des Longs Couteaux » ou « Terreur rouge », surtout s'il doit également faire le ménage jusqu'au niveau de chaque département français.

Les conséquences pourraient en être effroyables pour l'UPR, tant en interne qu'en externe où le parti serait désormais vu, à juste titre cette fois, comme une épouvantable secte.

 

7/ La sortie de crise idéale

Rappel de la section précédente : on peut comprendre que François Asselineau soit pressé de se séparer de collaborateurs en qui il n'a plus confiance. Et, si on se rapporte à ce fil de discussion sur Twitter, plus longtemps dureront les dissensions internes, et plus le climat en interne risque de devenir délétère, donnant toute légitimité à François Asselineau pour adopter des mesures d'urgence.

 

Un apaisement permettrait au contraire de se pencher sur des questions de fond concernant le fonctionnement de l'UPR.

 

Notons que le problème soulevé par les cadres contestataires concernant le compteur d'adhérents présent sur le site de l'UPR incite à penser qu'il existe à l'heure actuelle un véritable dysfonctionnement au sein de l'UPR.

Le Bureau National est censé s'occuper de la gestion quotidienne de l'UPR et le problème du compteur aurait donc dû, a priori, être résolu bien avant que ne survienne la crise provoquée par les AsselineauLeaks.

Il suffisait de se mettre d'accord sur la méthode de comptage des adhérents, puis ensuite demander à un informaticien de programmer une requête qui mette le compteur à jour de façon automatique, sans aucune intervention humaine. La programmation de ce type de requête ne présente a priori aucun problème particulier.

Il ne devrait donc y avoir aucun litige possible à ce sujet à l'heure actuelle.

S'il y en a un, c'est qu'il y a un problème dans le fonctionnement de l'UPR.

 

Ceux qui ont fait partie de l'UPR constatent en général que le fonctionnement de l'UPR est vertical, avec des prises de décision dépendant essentiellement du président. Quelques témoignages à ce sujet peuvent être trouvés deci delà sur internet. J'avais moi-même remarqué lorsque je militais au sein de l'UPR qu'il était difficile, voire impossible, de proposer des améliorations, ce dont m'ont témoigné également des cadres de l'UPR, et dont on retrouve des échos sur twitter en ce moment, par exemple sur ce fil de discussion

 

Le problème de fond pourrait se situer au niveau des statuts de l'UPR.

D'une part, les membres du Bureau National ont été choisis par le président, qui les a mis sur sa liste lors des élections du Congrès, et ce n'est pas forcément évident pour un membre du Bureau de s'opposer à celui à qui il doit sa place au Bureau National.

D'autre part, le Bureau National est animé par François Asselineau lui-même, ce qui pose la question de l'autonomie de ce Bureau.

Logiquement, il faudrait que le Bureau National soit coordonné et animé par une personne spécifique, qui ne soit pas le président, et dont l'objectif soit uniquement d'organiser les débats. C'est un travail important car il faut d'abord identifier les objectifs, organiser des groupes restreints de réflexion sur des problèmes précis, rédiger des documents synthétiques des travaux effectués dans les groupes restreints, envoyer ces synthèses à chaque membre du Bureau National, préparer les réunions à l'avance, hiérarchiser les questions abordées, cadrer les débats pendant les réunions, faire des tours de table pour voir s'il n'y a pas des oppositions argumentées, reporter certaines décisions tout en identifiant les points à éclaircir, refaire passer ces points en commission restreinte, faire circuler à nouveaux les informations, etc, etc, etc.

Il est nécessaire que la personne qui s'occupe de tout cela le fasse dans l'optique d'un fonctionnement le meilleur possible du Bureau National, et non pas dans l'optique de mettre en place ses propres idées de ce qu'il faut faire au sein de l'UPR.

 

En outre, séparer les pouvoirs, d'un côté le président et de l'autre le Bureau National, relève d'une gestion pertinente quant à l'utilisation des capacités de François Asselineau : pourquoi celui-ci perdrait-il du temps à gérer le parti au quotidien, alors que tout le monde sait que ses points forts sont la pédagogie, les conférences, les vidéos pour UPR TV, les passages en radios, etc ?

 

Par ailleurs, un fonctionnement autonome de l'appareil militant de l'UPR pourrait avoir une importance vitale.

L'UPR, dont l'accès aux grands médias est quasiment impossible, ne pourra percer que par des méthodes militantes innovantes, qui permettraient de diffuser les analyses concernant l'Union européenne dans une grande part de la population française.

Il est évident que le tractage et l'affichage sont clairement insuffisants pour un tel objectif, car les analyses de l'UPR ne peuvent se résumer à quelques slogans. François Asselineau le reconnaît, puisqu'il a déjà plusieurs fois déclaré qu'il lui faudrait une émission de deux heures sur une chaîne de télé nationale pendant laquelle il ne soit pas coupé pour que ses analyses puissent être comprises par le grand public.

La seule solution désormais est que l'UPR se structure pour faire remonter toutes les idées militantes innovantes de ses membres, les évaluer par le biais de tests, puis mettre en pratique les plus prometteuses au niveau national, tout en continuant à en contrôler l'efficacité.

Dans cette optique, une des tâches essentielles du Bureau National devrait être de superviser ce processus.

 

Remarquons que François Asselineau n'a pas grand-chose à perdre à déléguer totalement la gestion du militantisme au Bureau National : au pire, les militants continueront uniquement à tracter sur les marchés et coller des affiches, ce que n'importe quel Bureau National devrait pouvoir réussir à gérer.

Notons également que l'industrie a depuis très longtemps repérer combien il peut être profitable de responsabiliser ses salariés, autonomisés en petites cellules auto-gérées.

Un processus de décentralisation au sein de l'UPR pourrait réveiller une intelligence collective pour l'instant étouffée, ainsi que le formidable enthousiasme qui existe chez certains adhérents, et qui ne demande qu'à pouvoir se manifester si on leur en donne l'occasion. Au contraire, les exemples abondent de personnes talentueuses et motivées qui se sont éloignées de l'UPR.

Et si vraiment le président craint qu'une autonomisation du Bureau National ou même un processus de décentralisation lui ôte le contrôle sur certains choses vitales pour lui, il faut envisager de lui offrir des garanties sur certains points cruciaux en modifiant les statuts de l'UPR si nécessaire.

 

Quoiqu'il en soit, même si François Asselineau devait être défait lors du prochain vote des adhérents, alors, sans changement préalable des statuts de l'UPR, l'avenir du parti risque bien de ressembler à son passé : un homme fort émergerait, deviendrait le « leader suprême », et rien ne changerait vraiment.

 

8/ Synthèse

En réalité, dans la crise interne de l'UPR actuelle se joue peut-être aujourd'hui une formidable opportunité pour le parti.

En principe, l'impossibilité d'accès aux grands médias condamne l'UPR à végéter.

Il faudrait un miracle pour sortir de cette impasse.

Et d'où pourrait provenir le miracle autrement que d'idées militantes géniales et d'une organisation géniale pour les mettre en pratique ?

Pour cela il n'y a qu'une seule solution : que l'UPR modifie son fonctionnement interne.

C'est tout l'enjeu véritable des semaines et mois qui vont venir.



142 réactions


    • Fatal piquette Cyrus de cylonie 18 mai 00:44

      @HELIOS

      Une classe dirigeante qui se respecte agirait ensuite, en accord avec les français et soutenus par cette volonté peuvent se presenter devant les institutions europeennes et leur demander d’engager diverses reformes incompatibles avec les traités actuels... ce qui entrainerai a l’évidence un refus des autres pays pour l’obligation d’unanimité (au maximum mais pas necessairement) et donc un retrait « sans volonté de retrait justifiant de l’article 50 » mais par atteinte directe à la souveraineté de l’état, ce qui manifestement n’exigera pas le cadre administratif de cet article 50 (principe de subsidiarité étendu).


      >j’ ais dit plusieur fois a fifi , que le mieux pour nous etait de sortir de fait face au carence incompatible avec notre souverainneté ( la derniere mais pas la premiere occurenc etant la politique de santé europeene :)


      ce qui permetrais de courcircuité les negociation de sortit ...


      j’ avoue que tu le formalise bien mieux que moi :)

      bon boulot je t’ en remercie .reste a voir si le peuple est pret a l’ entendre et la c’ est pas gagné ...


  • V_Parlier V_Parlier 16 mai 12:17

    L’auteur voit une « formidable opportunité » là où je vois la mort d’un des rares partis eurosceptiques. Il ne reste donc plus que MLP et NDA à l’eurosceptiscisme plus ou moins garanti (au moins une intention de référendum, alors que LFI n’est abslolument PAS eurosceptique, je le rappelle)... Donc à défaut il reste le choix du plus gros : RN. N’en déplaise aux fines bouches qui voteront encore pour un sarkollandomacron 2.0 présenté par la TV.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:04

      @Le Sudiste
      De moi particulièrement je ne sais pas mais il semble qu’il se moque un peu du monde, probablement.


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 16 mai 21:00

      @V_Parlier
      Ben oui, mais entre la compétence d’un Asselineau et d’une Le Pen, y’a pas photo, hélas.


    • V_Parlier V_Parlier 17 mai 22:11

      @Un des P’tite Goutte
      Certes, mais on fait avec ce qu’on a.


    • simir simir 18 mai 09:10

      @V_Parlier
      MLP a déclaré à Valeurs Actuelles : «  Dans de nombreux domaines, on peut améliorer la vie quotidienne des Français sans quitter l’Europe ni l’euro  »,
      De nombreux cadres frontistes souhaitaient de longue date que le parti d’extrême droite abandonne sa promesse de quitter à court terme la monnaie unique, un point du programme selon eux beaucoup trop coûteux sur le plan électoral.
      Elle s’accommode très bien de l’UE et c’est pour cela que Philippot est parti.

      Mélanchon lui casse l’Europe dans chacun de ses discours.


    • cettegrenouilleci 18 mai 10:11

      @simir

      Bonjour Simir.

      Vous affirmez que « Mélenchon casse l’Europe dans chacun de ses discours ».

      L’Europe, elle existait avant l’UE et elle existera encore après l’UE. Dire qu’on va casser l’Europe, ou qu’on va changer l’Europe, ou qu’on va faire une Europe sociale, une Europe des nations, c’est brasser du vent.
      L’entité qui opprime les peuples et détruit les nations pour le compte de l’oligarchie euro-atlantique, c’est l’Union Européenne, une dictature sophistiquée, mais une vraie dictature quand même.

      L’Europe, ce n’est pas l’Union Européenne.

      Pour ce qui est de Mélenchon, un bel orateur, ses discours ne doivent pas faire oublier la substance de son programme politique : il prétend mener des réformes sociales et démocratiques, défendre l’environnement, mettre en place une sixième république, en maintenant la France enfermée dans la dictature de l’UE.
      Mélenchon est arc-bouté sur le maintien de la France dans l’UE et dans l’euro (donc dans l’Otan parce que ça va avec, incontournablement, quoi qu’il en dise).

      Même s’il arrivait à convaincre nos compatriotes, électeurs ou pas, de sa bonne foi, Il n’y a aucune chance qu’il puisse, s’il accède au pouvoir, infléchir en quoi que ce soit la casse économique, sociale, environnementale, institutionnelle, liberticide épouvantable infligée à notre peuple sans sortir la France et les Français de l’Union Européenne. (et non pas de l’Europe qui continuera d’exister si la France sort de l’UE, et si l’UE disparaît pour de bon).

      Ce qu’il faut remettre en cause , c’est l’enfermement de notre pays dans l’UE.

      L’UE est une machine infernale qui set à exploiter les peuples sans aucune limite, à les désarmer, à les dresser les uns contre les autres, pour engraisser les clans mafieux de l’oligarchie euro-atlantique qui tire toujours les ficelles quelque soit la couleur politique des guignols qui sont placés à la tête de l’état.

      Ne pas nommer correctement l’Union Européenne, cette machine détestable et destructrice , la confondre avec l’Europe, la diluer dans un brouillard sémantique en l’appelant frauduleusement, que ce soit délibérément ou non, l’Europe, c’est distraire le peuple des réalités et des dangers qu’il doit affronter, c’est le tromper sur l’identité et la nature de ses ennemis, c’est être complice de son asservissement et des sévices qui lui sont infligés par les vampires qui contrôlent l’UE.


    • révolQé révolQé 18 mai 10:48

      @V_Parlier,
      ’’les Républicains" de F. Philippot reste une alternative pour la sortie de l’UE, mais je reste pour le moment sur mes positions avec l’UPR qui n’a pas dévié d’un iota de son programme depuis bientôt 15 ans.


    • doctorix doctorix 21 mai 23:04

      @cettegrenouilleci
      Je voulais vous remercier pour vos appréciations flatteuses sur mes articles, et accessoirement pour ma personne.
      J’espère que vous passerez par ici pour me lire.
      Malheureusement, je suis blackljisté, ça devient évident, et vos efforts ne servent à rien.
      Vous aurez plaisir à voir cette vidéo de Pujadas, dont je n’attendais pas une telle prise de conscience sur LCI : il démystifie largement la VO du coronavirus :
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=271&v=TIKbv9hWaY4&feature=emb_title
      Il n’est peut-être pas si pourri, ou alors il sent le vent tourner, je ne sais pas.


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 16 mai 12:27

    « Le Bureau National de l’UPR n’a pas la légitimité statutaire pour le juger. »

     

    Eh bien si, il a la légitimité pour le juger :

    Dans le règlement de l’UPR il est écrit :

    « En​ ​particulier,​ ​la​ ​sanction​ ​d’un​ ​membre​ ​est​ ​prononcée​ ​par​ ​le​ ​Bureau​ ​National​ ​ :

    S’il prend des positions publiques incompatibles avec les objectifs de l’Union Populaire Républicaine,… ou de nature à nuire à la bonne réputation du mouvement. »

    Il me semble que le Président de l’UPR a pris des positions publiques de nature à nuire à la bonne réputation de l’UPR.

    Quelles sont ces positions publiques ?

    « j’affirme ici hautement que c’est Romain Justo lui-même qui a été l’auteur de comportements totalement inappropriés… » dixit Asselineau.

    Quels comportements inappropriés ?

    Romain Justo qui n’accuse autrui que de ses propres agissements. » dixit Asselineau.

    De quels propres agissements peut-on l’accuser ?

     

     

    « Un énorme poids se libère donc désormais des épaules de l’UPR… Il n’a d’ailleurs certainement pas non plus les compétences pour juger d’affaires aussi sensibles, »

     

    Eh bien non, Le Bureau National de l’UPR a les compétences pour juger si un membre prend des positions publiques de nature à nuire à la bonne réputation du mouvement. Nous-mêmes qui sommes à l’extérieur avons compris tout de suite que l’UPR était gravement atteint par cette affaire et ceci de par la faute des positions publiques de son Président lors de sa défense qui consistait à accuser la victime sans aucune précision de faits coupables.

    Il suffisait donc que le Bureau National lui demande solennellement sur quels faits se base-t-il pour accuser Romain Justo et l’obliger à décrire ces faits précisément.

    Est-ce que le Bureau National de l’UPR est si pauvre en homme de qualité pour mener un tel interrogatoire ?


    • Eric Rivoire 16 mai 13:38

      @Daniel PIGNARD
      Voilà ce que je disais dans mon article précédent :

      Pour être précis, les statuts de l’UPR définissent dans l’article 17.2 une procédure de jugement en deux étapes : un premier jugement est rendu par la Commission de Discipline, puis, si l’adhérent sanctionné fait appel du premier jugement, un deuxième jugement est effectué par le Bureau National.

      Les statuts de l’UPR sont parfaitement clairs sur ce point.

      On notera d’ailleurs que l’article 16.2 qui définit la champ de compétence du Bureau National indique que ce dernier « prononce les radiations ou exclusions des membres de l’UPR, sur avis de la Commission​ ​de​ ​Discipline ».

       

      Entre parenthèses, il faut cependant remarquer que le règlement intérieur de l’UPR peut éventuellement mettre de la confusion dans les esprits. Voici ce que l’on peut y lire :

      « La Commission de Discipline ou le Bureau National de l’Union Populaire Républicaine peuvent sanctionner tout membre pour motif grave, après avoir entendu l’intéressé oralement ou par écrit. »

      « En particulier, la sanction d’un membre est prononcée par le Bureau National, s’il prend des positions publiques (...) de nature à nuire à la bonne réputation du mouvement. »

      On pourrait penser, à la seule lecture de ce règlement intérieur, que dans certains cas, lorsqu’un adhérent prend des positions publiques, le Bureau National peut sanctionner sans que la Commission de Discipline ait été consulté. Or, un règlement intérieur ne doit jamais contredire les statuts. L’UPR devrait donc repenser son règlement intérieur afin de clarifier la situation.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 16 mai 13:43

      @Eric Rivoire
      Je ne vois aucune contradiction dans ces textes, à la limite deux manières de procéder, mais plutôt, l’une complète l’autre dans la mesure où elle oblige à entendre l’intéressé, ce qui est le B A BA d’un jugement.


    • Eric Rivoire 16 mai 14:04

      @Daniel PIGNARD
      Le règlement intérieur est pourtant bien en contradiction avec les statuts, puisque les statuts indique que le Bureau National prononce les radiations sur avis de la Commission​ ​de​ ​Discipline. (article 16.2)
      Cela indique donc bien que la Commission de Discipline intervient en premier lieu.
      Et d’ailleurs, lorsque l’on regarde ce qui est indiqué dans les statuts concernant la Commission de Discipline il est parfaitement clair que le Bureau National n’intervient qu’en cas d’appel :
      Il peut être fait appel de la décision par le Président ou l’adhérent sanctionné dans un délai de sept jours francs. En cas d’appel, l’affaire est définitivement tranchée par le Bureau national, seule instance élue par les adhérents. (article 17.2)


    • Eric Rivoire 16 mai 14:07

      @Daniel PIGNARD
      Je suppose que le règlement intérieur a été écrit pour parer à des situations d’urgence, si un membre de l’UPR écrivait une horreur antisémite sur son blog par exemple, qu’on puisse le radier immédiatement, sans passer par la procédure normale, qui la suivante : Commission de Discipline en première instance, et jugement en appel par le Bureau National.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 16 mai 14:54

      @Eric Rivoire
      Une horreur anti-française serait plus appropriée parce que Jean-Marie Le Pen par son détail n’a fait que donner son opinion dont la liberté est garantie par l’article 10 des droits de l’homme de 1789 et les prosémites lui ont fait un procès et l’ont gagné sans toutefois que cette opinion soit une horreur.


    • Eric Rivoire 16 mai 15:39

      @Daniel PIGNARD
      Peut-être que les magistrats ont estimé que c’était une manière de minimiser le génocide ? 


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 16 mai 16:07

      @Eric Rivoire
      Peut-être que les magistrats devraient appliquer les droits de l’homme comme les textes les y obligent :

      « L’autorité judiciaire doit demeurer indépendante pour être à même d’assurer le respect des libertés essentielles telles qu’elles sont définies par le préambule de la Constitution de 1946 et par la Déclaration des droits de l’homme à laquelle il se réfère. » (loi constitutionnelle du 3 juin 1958 - 4°)

      « Afin que cette déclaration constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif…afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.... » (préamb Déclaration 1789)


    • Eric Rivoire 16 mai 16:22

      @Daniel PIGNARD
      Je crois que là on est dans un cas particulier : il y a une loi spéciale sur le génocide, on a plus de liberté d’expression me semble-t-il dans ce domaine.


    • Eric Rivoire 16 mai 16:27

      @Daniel PIGNARD
      Enfin si, on a une liberté d’expression du moment qu’on reste dans les clous. Mais on n’a pas le droit de minimiser le génocide.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 16 mai 17:27

      @Eric Rivoire

      ART. 10. — Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

       

      Troubles à l’ordre public :

      Une menace à l’ordre public ne suffit pas pour empêcher des opinions de s’exprimer. Il faut pour ce faire que le trouble à l’ordre public soit manifeste, et pour le moment le trouble à l’ordre public est caractérisé par la suppression de liberté d’opinion violant ainsi les articles 10 et 11 des droits de l’homme de 1789.

      Notre droit est assis sur le principe énoncé par Saint Louis : « Nul ne sera privé de son droit sans faute reconnue et sans procès. » Il faut donc une faute reconnue et un procès.

      Qui définit un trouble à l’ordre public ?

      En France, ce sont uniquement la police et la gendarmerie qui peuvent décider qu’une personne est en train de porter trouble à l’ordre public.

      Elles seront alors chargées de maintenir l’ordre public par tous les moyens possible. Cela peut notamment passer par des arrestations, ou par l’emploi d’unités spécialisées, à l’instar des CRS. L’atteinte à l’ordre public peut justifier le recours à la force policière.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 mai 12:31

    comment écrire un non-article sur un non-événement...


    • mmbbb 16 mai 16:20

      @Le Sudiste ce n est pas la peine LIBE est devenu un journal de chiotte ; Lire cet article donnerait une légitimité à cet auteur qui regarde par le trou de la serrure concernant l épanchement sentimental de ce Mattieu. Libe peut se rassurer son audience est aussi faible . Quant a la présentation d Asselieau , l image a ete choisie a escient , Du journalisme de merde qui me conforte dans l idée qu en France nous n avons plus de grand titre. La presse ne doit sa survie qu a la dotation de l etat LIBE egale TABLOID 
      C est normal ce journal comme le Monde sont anti nation ! 
      Quant a l UPR , il ne represente helas pas le peuple , je l ai dis a ces deux reprensentants de ce media Levray et surtout a FI FI qui a pris un autre pseudo étonnement hérmétique au probleme des banlieues et du radicalisme religieux 
      L UPR ne sait jamais réellement préoccupé du sort du francais , celui du peuple . 
      J ai toujours et etonné par certaine position etrange d Asselineau voulant se detourner de l Allemagne et de se joindre avec les pays du maghreb .
      In fine , la division ne mène a rien, les partis francais sont déjà peu representatifs et les elections se jouent au billard francais a trois bandes . Un predident elu par defaut .


    • Eric Rivoire 16 mai 16:30

      @mmbbb
      Sauvegarder les services publiques et les protections sociales, c’est tout de même « s’occuper du peuple », non ?


    • mmbbb 16 mai 20:00

      @Eric Rivoire nous faire accroire que l ultra libéralisme a démantelé le service public est exagérer , deux chiffres , l Allemagne et la France consacre en point PIB le même taux de depense pour sa santé soit 11 % Quant au depenses publiques francaises elles absorbent 56 % du PIB Je connais l administration , une situation de rente pour beaucoup , des administratifs en surnombre et des syndicats qui ne pensent qu a leur carriere .
      Ce que je reproche a Asselineau est de ne jamais avoir enoncer le cout indirect de l immigration et le cout monstrueux de la délinquance . Ce sont des sujets tabous en France et ils ne sont pas abordes .
      Le peuple est passe par perte et profit , il n est pas etonnant que RN a de bons scores 


    • Eric Rivoire 16 mai 20:12

      @mmbbb
      Non, je ne dis pas que le service public est démantelé. Je dis juste qu’être dans l’UE s’est allé vers une déliquescence des services publics. La crise sanitaire provoquée par le coronavirus est souvent vue comme révélatrice de la baisse des moyens hospitaliers par exemple. Et puis on va toujours dans le sens d’un affaiblissement des droits du travail : la tendance est claire. Et même en admettant que le « peuple » veuille moins d’immigrés, il faudra de toutes façons également sortir de l’Union européenne.


    • mmbbb 16 mai 21:16

      @Eric Rivoire C est faux les chiffres sont tires de l OCDE , la gestion du COVID l a demontre Quant a moi , j ai fréquente ls bancs de l ecole publique , l egalite des chances n est qu une chimere des profs de gauche . Je regretterais de ne pas avoir frequente le prive .Il s agit pas de stigmatiser limmigre mais de denoncer la carence des politiques qui ne veulent pas voir les derives notamment la violence 


    • Eric Rivoire 16 mai 21:31

      @mmbbb
      Des dizaines de milliers de lits d’hôpitaux ont été supprimés depuis 20 ans :
      https://www.lesinrocks.com/2020/03/18/actualite/societe/coronavirus-comment-les-reformes-liberales-ont-casse-le-service-public-hospitalier/

      Si vraiment pour vous le problème c’est l’immigration, l’UPR devrait vous convenir puisqu’Asselineau veut remettre en route la démocratie en France : s’il est élu, vous pourrez voter par référendum sur au moins trois sujets qui seront soumis aux français : l’immigration, la dette, et le nucléaire.


    • mmbbb 17 mai 10:51

      @Eric Rivoire Pourquoi l Allemagne s en sort mieux ? 
      Vous feignez de ne pas comprendre que nous avons le meme taux de depense en point PIB . Ou passe le pognon ? 
      Les inrocks ; quelle reférence dans le serieux de l analyse comptable !
      Vous auriez pu citer GALA 
      Quant a l immigration , c est un choix , mais les francais doivent payer ce fric pourrait etre mieux utilse 
      Le cout de l aide medicale aux personnes en situation irreguliere pres de 1 milliard d euros
      Le cout indirect de cette immigration illegale qui devient legale le plus souvent n est jamais chiffre 
      Le seul economiste a avoir denonce cette incoherence est Maurice Allais , Economiste jamais cite 
      Le cout du sejour de la famille Leonarda chiffre par l ass des contribubles de l ordre de 430 000 €
      Le cout de la delinquance etude d un universitaire lyonnais M BICHOT
      In fine , il faut payer et les francais sont saignes parce que nous avons un des taux de prelevement obligatoire les plus eleves.
      Avancez que l ultra liberalisme a casse les services publics est une vaste blague .
      Je vous suivrais lorsque nous consacrerons en point PIB 36 % en depense publiques comme aux USA .


    • Eric Rivoire 17 mai 11:43

      @mmbbb
      Ce que vous reprochez à FA au fond est de ne « pas avoir dénoncé le coût de l’immigration ». Cela fait partie de la charte de l’UPR : ne pas aborder de sujets clivants, afin de pouvoir réunir tous les français sur le projet de Frexit, au delà des querelles politiques habituelles. Si vous voulez absolument un Frexit que se fasse selon un angle politique bien précis (RN), alors vous devrez tenter votre chance avec le RN.


  • leypanou 16 mai 13:13

    En tout cas, à mon avis, Zamane Ziouane a plus de chance d’attirer des adhérents à l’UPR que Danièle O à LFI (pire que Philippot quand elle passe à la télé).

    Cela étant, le passage dans les grands médias pour l’UPR est actuellement dans les rêves et marteler l’article 50 à chaque occasion pas une stratégie efficace.


  • QAmonBra QAmonBra 16 mai 13:34

    Après que cette étrange pandémie ait révélé de façon flagrante la vaste arnaque qu’est leur europe, cette nauséabonde affaire de mœurs visant a salir le président fondateur de l’unique parti politique français, n’ayant cessé de dénoncer l’escroquerie européenne et pronant le « frexit » sans aucune ambiguïté, tombe trop à pic pour ne pas être éminemment douteuse, car chacun sait qu’en matière politique, nationale ou internationale, le hasard n’existe pas et la calomnie ainsi que les coups bas les plus vicieux sont monnaie courante. . .


    • berry 16 mai 15:20

      @QAmonBra
      Les reproches faits à Asselineau viennent des cadres les plus importants du parti et ceux-ci n’ont pas changé d’avis sur l’Europe. Ils ne proposent pas une ligne politique différente, ils considèrent juste qu’Asselineau n’a pas un comportement à la hauteur de ses responsabilités.
      Un complot pour éliminer quelqu’un qui fait 0,9 %, ça ne tient pas la route.


    • Eric Rivoire 16 mai 15:41

      @berry
      Exact. Personne ne dépenserait un centime pour éliminer Asselineau. Cela n’aurait aucun sens : vu qu’il n’a pratiquement pas accès aux grands médias, ses chances de succès sont infimes.


    • foufouille foufouille 16 mai 16:15

      @Eric Rivoire

      mais si c’est un complot, c’est évident.


    • Eric Rivoire 16 mai 16:28

      @foufouille
      C’est un coup de la CIA ?


    • foufouille foufouille 16 mai 16:48

      @Eric Rivoire

      certainement un coup de macron qui a peur.

      si il est président de la république, c’est uniquement car les médias refusent de l’inviter.

      Besancenot a évidement été président vu qu’il était invité partout.


    • Eric Rivoire 16 mai 17:22

      @foufouille
      Besancenot a fait plus de 4% aux présidentielles de 2002 et 2007. Et il a un programme très marqué à gauche, ce qui est assez handicapant, vu qu’il a pas mal de concurrence. Avec une médiatisation identique, Asselineau aurait certainement plus de 4%.


    • foufouille foufouille 16 mai 17:27

      @Eric Rivoire

      Besancenot a mouillé la chemise, fait des tas de manifs, a du charisme et en plus il est pas riche. il a pas 6 biens immobiliers.

      mais il n’a pas été élu ............


    • Attila Attila 16 mai 18:32

      @berry
      «  Un complot pour éliminer quelqu’un qui fait 0,9 %, ça ne tient pas la route »
      Attendons avant de nous prononcer. Même si le parti a peu d’audience, ses idées seraient dangereuses pour les très riches cupides si elles se répandaient.
      Rappelons-nous : le Vatican, combien de divisions ?
      .


    • foufouille foufouille 16 mai 18:42

      @Attila

      oui, 0.7% est dangereux pour macron.

      avec 6 logements, il est pas richou .........


    • Kapimo Kapimo 16 mai 18:53

      @Eric Rivoire

      « Personne ne dépenserait un centime pour éliminer Asselineau. Cela n’aurait aucun sens : vu qu’il n’a pratiquement pas accès aux grands médias, ses chances de succès sont infimes. »

      Oui, mais s’il avait accès aux grands médias, cela voudrait dire qu’il est prêt à se vendre. Il ne vous aura pas échappé que les vrais opposants aux pouvoirs en place (la grande banque, les multinationales & l’OTAN) ne passent pas dans les médias.
      Relisez Udo Ulfkotte.


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 16 mai 22:10

      @berry

      Renseignements pris, visionnages et lectures faites, au maximum de mon temps de confiné, réflexion menée assidûment ; Sir Charles-Henri De Gallois, et dame Zamane Ziounane ont les dents qui rayent le parquet.
      Je ne dis pas q’Asselineau est parfait mais même jeunes ou doublement minoritaire, telle une Sibette - Avia ces énergumènes n’ont malheureusement aucune chance d’assurer la succession. Ils n’ont donc pas la carrure, sont animés d’animosité suspecte, et surtout, ont déjà vendu leur âme.

      N’ayez crainte, à moins d’avoir les moyens des meilleurs coachs, tels ceux de maqueron, trop chers, et de toute façon à un moment ou à un autre, ce genre de chose se « voit » , niveau petit parti, d’autant plus vite.

      Ce que n’a pas fait F.A.


    • Eric Rivoire 17 mai 00:11

      @Un des P’tite Goutte
      Ils ont vendu leur âme ? A quoi, ou à qui ?


    • mmbbb 17 mai 10:55

      @foufouille comme Asselineau ! 


    • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 18 mai 06:34

      @Eric Rivoire
      Il y a le choix, c’est tout une pantalonnad...euh, un panthéon, un bric à brac de dieux  : fric, pouvoir, prestige, intelligence intellectuelle brillante, photogénie télévisuelle...


    • Attila Attila 18 mai 15:33

      @Kapimo
      D’où la nécessité vitale de trouver des moyens pour faire connaître les idées de l’UPR malgré les médias. Internet est un moyen mais il est clair que cela ne suffit pas.

      .


  • Oncle-Paul Pollux 16 mai 14:53

    François Asselineau avait une relation avec son mignon et celui-ci l’a quitté , c’est plutôt une tragédie sentimentale .

    Nous souhaitons à François de se remettre rapidement de son échec amoureux .

    Rappelons qu’au départ François voulait simplement agrandir le cercle de ses collaborateurs .


  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 mai 16:02

    Bonjour,

    Vous avez choisi d’aborder un sujet sur lequel je ne veux pas m’exprimer car je viens de quitter l’UPR tout en restant d’accord avec l’essentiel (le Frexit) pour développer une autre stratégie et parce que la situation politique m’amène à avoir un second projet : rassembler une avant-garde du mouvement ouvrier. En étant à l’UPR j’avais pensé le faire au sein de l’UPR mais il est manifestement plus facile de le faire en dehors de l’UPR. C’est plus clair. Mes décisions de quitter l’UPR et de construire une autre organisation sont donc sans rapport avec cette crise interne. C’est pourquoi j’évite de me prononcer sur la crise proprement dite afin de ne pas tout mélanger.
    Je remarque que vous l’avez fait de manière intelligente et avec un soucis d’objectivité. Félicitations. Ce n’était pas facile. C’est une bonne contribution au débat.


  • Eric Rivoire 16 mai 16:20

    Merci pour le compliment, ça fait toujours plaisir. A lire vos écrits, je me demande tout de même pourquoi vous quittez l’UPR. Si le fonctionnement interne de l’UPR changeait, est-ce que cela ne pourrait pas vous convenir d’y rester ? 


  • alinea alinea 16 mai 17:11

    D’ici que cette histoire soit résolue, l’Allemagne aura déjà fait exploser l’UE ; aussi l’ UPR sera-t-il devenu obsolète.

    En tout cas pour une heure de gloire, c’est une heure de gloire ! personnellement ça me rend Asselineau plus sympathique car beaucoup plus humain ! Le dictateur de la rationalité du droit éprouve nonobstant quelque sentiment coupable !

    ( je ne sais pas si celui-ci convient :

     smiley )

    • Eric Rivoire 16 mai 17:23

      @alinea
      C’est vrai : cela le rend très humain. Si ça se trouve, il va faire un carton en 2022 !


    • Giordano Bruno 16 mai 17:42

      @Eric Rivoire
      Oui, ça doit être un false flag, un coup de l’intérieur visant à donner de la visibilité et à améliorer l’image d’Asselineau.


  • Attila Attila 16 mai 18:26

    Pour le moment, la seule chose claire qui peut être éventuellement retenue contre François Asselineau est qu’il a engagé à l’UPR un ami très proche sans l’approbation des membres du Bureau National, Mathieu manquant d’expérience pour un poste d’attaché de presse. "

    Je crois que cela s’appelle du favoritisme.

    Si l’UPR se met à fonctionner comme les partis pourris que nous avons sur le dos depuis tant d’années, je ne donne pas cher de son avenir.

    .


    • foufouille foufouille 16 mai 18:38

      @Attila

      meuh non, il a embauché son benalla qui lui plaisait mais hétéro comme pour frédo.

      faut lire le reste.


  • Cyril22 16 mai 19:02

    Aux yeux des instances dirigeantes du parti, on peut supposer qu’une « promotion canapé » constitue un manquement, et s’il y a ensuite des remous sur le canapé, c’est une atteinte à l’image du parti.


  • stef 16 mai 21:28

    Finalement c’est un sacré coup de pub pour le Parti que peu de gens connaissent

    Asselineau qui défend la France et propose le Frexit a bien évidemment plus de compétences que MLP


    • Eric Rivoire 16 mai 21:35

      @stef
      Marine, si elle voulait, elle pourrait devenir compétente. Mais la politique, c’est pas trop son truc. Elle aime bien ronronner dans l’opposition, et n’a pas l’intention de gouverner la France : elle a bien vu ce qui est arrivé au parti au socialiste. Il ne fait pas bon d’arriver au pouvoir quand on rien envie d’y faire de nouveau.


    • Emohtaryp Emohtaryp 17 mai 00:17

      @Eric Rivoire

      Marine ne sera jamais compétente, et ne sera jamais élue, son seul rôle est de fracturer l’opposition sérieuse à une vraie alternative dangereuse pour le « système ». Autrement dit, un « leurre » qui monopolise 1/5 de l’électorat contestataire en pure perte....

      Je ne sais pas quand les électeurs du RN vont comprendre qu’on leur vend du vent ! Avec un parti criblé de dettes ( + de 25 millions ) !


    • Eric Rivoire 17 mai 00:40

      @Emohtaryp
      C’est un peu ce que je disais : Marine Le Pen se contente juste de capter une partie de l’opposition et n’a aucune intention de gouverner. Les électeurs RN comprendront si un jour le RN accède au « pouvoir » : il ne l’exercera pas vraiment, et se limitera à l’application des recommandations de la Commission européenne... comme tous les autres...


    • cettegrenouilleci 17 mai 15:59

      @stef

      Non, ça, ce n’est pas de la pub.


  • CoolDude 16 mai 23:37

    Asselineau a écrit les status de son Parti ! Encore une chance qu’il les connaisse.


    Il lui a montré sa bite au Mathieu, c’est ça ? On veut des photos...


    Si on ne peut plus pisser tranquillement sans se faire accuser de harcèlement, ou va t’on ?


  • Hijack Hijack 17 mai 00:09

    Pourrie cette affaire ; la plus grande victime c’est et ce sera le Frexit !

    Il y a les contestataires et/ou les signataires de la fameuse lettre, mais dans une vidéo, Zamane Z. ... dit qu’elle fait partie des signataires ... pourtant il avait été écrit qu’elle, ainsi que d’autres, avaient retiré leurs signatures de la fameuse lettre de demande de démission du président F.A.

    .

    Serait-ce un coup fatal porté à l’Upr ? Ou alors, une opération d’auto-destruction.

    J’aimerai me tromper, mais je doute que F.A retrouve sa stature passée ... qu’il soit coupable ou innocent des faits de harcèlement qui lui sont reprochés.


    • Eric Rivoire 17 mai 00:16

      @Hijack
      Difficile à dire. Cela dépend d’énormément de choses. Notamment la façon dont il va gérer la crise actuelle.


    • Emohtaryp Emohtaryp 17 mai 00:28

      @Hijack

      Pourrie cette affaire ; la plus grande victime c’est et ce sera le Frexit !

      Avec ou sans FA, le « frexit » se fera car cela va devenir de plus en plus une nécessité incontournable.....quand les pieds nickelés auront dégagé...on souhaite tous le plus tôt possible !


    • Eric Rivoire 17 mai 01:14

      @Emohtaryp
      Pas sûr que le salut vienne d’une réaction française : on est encore un peu trop riche par ici. L’italie peut-être. Leur dette est de 135% du PIB. D’ici quelques années l’Italie risque de se retrouver au même niveau que la Grèce. Et là, par sûr que les italiens acceptent de se laisser dévorer par leurs créanciers avec l’aide de l’UE. On verra.


    • Hijack Hijack 17 mai 01:38

      @Eric Rivoire

      Manifestement F.A, a pris un sacré coup sur la tronche ... et, malgré ce qu’il laisse croire le contraire, la réalité est qu’il est sérieusement touché (ça se voit à l’œil nu) : dans sa personne, dans sa famille ... dans sa stature au sein de l’Upr et surtout, sa crédibilité est à présent lourdement handicapée. Les médias l’attendent au tournant et s’amuseront à le titiller la où ça fait mal le moment venu.

      Je le dis depuis le début, coupable ou pas ... Asselineau, en sa qualité de leader, se défend très mal


    • Hijack Hijack 17 mai 01:42

      @Emohtaryp

      F.A maîtrisait l’argumentation contre l’U.E et l’€uro mieux que quiconque ... et, ce n’était pas facile. Je doute donc qu’un inconnu puisse faire décoller le mouvement ... en souhaitant me tromper. Concrètement, le Frexit sans F.A ... j’ai des difficultés à l’imaginer.


    • Eric Rivoire 17 mai 02:21

      @Hijack
      Je pense effectivement que François Asselineau est atteint.
      Mais cela peut être un mal pour un bien. Peut-être que cela va lui apporter certains enseignements.


    • Hijack Hijack 17 mai 12:52

      @Eric Rivoire

      Espérons qu’il en sorte renforcé ... et qu’il descende un peu de son « trône » ...


    • popov 17 mai 15:05

      @Eric Rivoire

      Peut-être que cela va lui apporter certains enseignements.

      Et peut-être que cela va servir à le faire connaître.

    • Eric Rivoire 17 mai 16:37

      @popov
      On parle de lui à la télé en ce moment ?


    • popov 18 mai 13:01

      @Eric Rivoire

      Je n’en sais rien, je n’ai que des canaux chinois, russes, coréens et japonais. 


  • rita rita 17 mai 08:36

    Au royaume des « folles » Asselineau ce veut la reine ?


  • Hélène 17 mai 09:36

    François Asselineau ne peut plus gérer cette crise de manière digne, il est allé trop loin. Le bureau national de l’upr lui a tendu une perche qu’il n’a pas su saisir en lui proposant une réunion pour discuter d’éléments assez clairement exposés pour être pris au sérieux.

    Sa réaction est tout à la fois « ridicule, délirante, minable, indigne, indécente et ignoble » comme l’a si bien dit un cadre du bureau national.

    Ridicule, parce qu’il n’a pas mesuré l’ampleur de la contestation interne, délirante, parce qu’il s’enferre dans des explications qui évacuent les problèmes posés.

    Enfin, son attitude générale minable, indigne, indécente et ignoble vis à vis de cadres qu’il a lui même choisis n’échappe pas aux adhérents qui suivent l’affaire de près et qui comprennent mieux maintenant pourquoi tant de personnes valeureuses et estimables ont quitté le parti.

    Il ne tirera aucun enseignement de cette crise parce que pour y parvenir il faudrait qu’il arrête de se croire au dessus de tout et de tous, autrement dit qu’il ne soit plus lui même.


    • Eric Rivoire 17 mai 10:32

      @Hélène
      Les choses se sont passées ainsi : François Asselineau a proposé une date de réunion du Bureau National à la mi-mai 2020, en sortie de confinement (dû au coronavirus), où il annonçait que toutes les questions des cadres seraient abordées. Les cadres ont alors émis un communiqué, que l’on a découvert sur le compte twitter d’un journaliste du Figaro, où ils « convoquaient » François Asselineau pour une date anticipée, faisant fi de la proposition du président : ils se sont adressés à lui comme s’il devait se rendre à un tribunal, ce qui n’était pas lui « tendre une perche », mais le meilleur moyen de l’humilier et de déclencher sa colère. Donc la suite était prévisible.


    • Hélène 17 mai 11:51

      @Eric Rivoire
      Le bureau national avait proposé la date du 30 avril, la proposition de réunion mi-mai n’est venue qu’après, le confinement n’étant qu’un prétexte pour gagner du temps et n’étant pas réaliste comme les événements l’ont prouvé avec la limitation des déplacements à 100 km (tous les membres du bureau national ne sont pas parisiens).

      La fameuse « fuite » au Figaro, avec la fine équipe qui gravite au siège en vénérant ostensiblement le président, comment peut-on savoir qui l’a orchestrée ?

      "ils se sont adressés à lui comme s’il devait se rendre à un tribunal, ce qui n’était pas lui « tendre une perche », mais le meilleur moyen de l’humilier et de déclencher sa colère." 

      Et que dites-vous des ragots que colporte FA sur les uns et les autres afin de se mettre en valeur et de décrédibiliser ceux qui l’ont servi ?

      Seriez-vous de parti pris ?

      Comparer Asselineau à l’Everest, il fallait oser !

      Moi, je parlerai plutôt d’iceberg, dont la partie cachée n’est pas très belle à voir, malheureusement pour lui la fonte des glaces est en route.


    • Eric Rivoire 17 mai 12:05

      @Hélène
      Vous vous trompez Hélène : les cadres envoient leur lettre le 18 avril 2020 à François Asselineau et ce dernier répond dés le lendemain :
      https://www.youscribe.com/BookReader/Index/3135255/?documentId=3702846

      Il propose une réunion mi-mai en fin de réponse.
      Cette proposition date donc du 19 avril 2020.
      C’est dans leur communiqué du 24 avril 2020 que les cadres convoquent François Asselineau pour le 28 avril 2020 : 
      https://twitter.com/csapin/status/1253732546304708608
      Donc la proposition de François Asselineau a bien été faite AVANT.
      J’ai fait la chronologie des événements dans mon article précédent, c’est bien pratique pour s’y retrouver : 
      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/grave-crise-interne-a-l-upr-223702


    • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 17 mai 13:44

      @Hélène

      Et ce son de cloche, on en fait quoi ? : https://www.youtube.com/watch?v=Sp2qX3AkPGE&feature=youtu.be


    • Hélène 18 mai 21:16

      @Eric Rivoire Vous avez le ton de quelqu’un qui supporte mal la contradiction, « les choses se sont passées ainsi », « vous vous trompez Hélène » et vous aligniez des éléments qui sont à mon avis sans intérêt tout en éludant soigneusement mes arguments.
      Du coup, j’ai relu votre article, ce qui a confirmé ma première impression. Vous êtes apparemment très bien renseigné sur le détail de certains événements mais il y a de grosses lacunes, on peut se demander si c’est volontaire ou si votre documentation est un peu faiblarde. On trouve pourtant sur le net tout ce qu’il faut pour avoir une bonne vue d’ensemble des faits.
      D’emblée votre entrée en matière est limitative, puisque la justice est en charge de l’affaire, le parti n’aura pas à intervenir, et de dessiner un schéma de plaidoyer avec les mots clés : « relation socratique », « familiarité réciproque », « jurisprudence », ce qui évacue, au choix, la question de la moralité ou de l’immoralité.
      Que faites-vous du 1er cas de harcèlement évoqué par plusieurs témoignages, que faites-vous de la lettre pré-rédigée envoyée à Mathieu qui le fait s’autodénoncer en le psychiatrisant, que faites-vous de la relation d’emprise sur subordonnés ? etc...
      Pour envisager le moindre débat contradictoire entre FA et les cadres contestataires, il faudrait d’abord qu’il entende les questions qui lui sont posées et qu’il y réponde précisément sans noyer son auditoire sous des tonnes de considérations accessoires... Un peu comme vous ?


    • Eric Rivoire 19 mai 01:40

      @Hélène
      Vous commenciez votre message ainsi : « Le bureau national avait proposé la date du 30 avril, la proposition de réunion mi-mai n’est venue qu’après ».
      Vous commenciez par une contre-vérité. Et j’ai donc simplement rappelé la chronologie des faits. Maintenant, vous me dites que cette chronologie est « sans intérêt » ? J’avoue que je ne vous suis pas : à partir du moment où le débat porte sur un « avant » ou un « après », c’est bien de chronologie dont il faut parler ! Et je n’ai fait que rappeler ce qui s’est réellement passé. Si ce qui c’est réellement passé est pour vous « sans intérêt », il n’y a aucune raison que nous discutions de votre premier message, et il n’y a aucune raison que nous discutions tout court.

       


    • Hélène 19 mai 11:38

      @Eric Rivoire

      Aurais-je visé juste ?
      Effectivement la discussion est sans intérêt, je vous laisse à vos monologues.


    • berry 17 mai 22:10

      @Hélène
      Intéressant.
      Les accusations portées contre Asselineau proviennent de plusieurs personnes et s’étalent sur plusieurs années, ce n’est pas seulement le fait d’un individu isolé, présenté un peu vite comme « fragile et dérangé ».


  • cristobool 17 mai 09:47

    Un enregistrement vient de sortir qui ;si il est authentique démontre bien la tentative de putch et vient corroborer toutes mes suppositions sur cette affaire :

    https://www.youtube.com/watch?v=tKyzrRxUu74

    Alors à moins d’avoir de très bons acteurs pour réaliser un faux il est probablement authentique.

    Je crois que les juges vont apprécier. Les putchistes s’enferment dans une fuite en avant qui risque de leur coûter cher car là il pourrait y avoir des peines de prison ferme au final.

    Je crois que les Anti-FA n’ont plus qu’à aller se cacher.


  • JMBerniolles 17 mai 11:38

    Cette affaire ne m’intéresse pas trop dans la forme présentée par l’article.

    La question qu’il faut se poser est : Qu’est qui amène à étouffer l’idée d’une sortie volontaire de l’UE et de l’Euro  ? 

    En France la situation politique paraissait verrouillée avec la marionnette du système Macron, l’inexistence de la droite ancienne (LR), l’opposition complice des insoumis, de Marine Le Pen  et la montée de l’ « écologie politique » qui est le véritable pilier théorique et pratique du néo libéralisme.

    L’Allemagne profitait au maximum de l’UE pour l’exploitation des autres pays, y compris par l’achat des terres, en Roumanie, du patrimoine comme les ports et aéroports grecs …

    Mais les choses ont commencé à mal tourner pour l’Allemagne d’abord à cause de son engagement imbécile dans l’ « energiewende », et puis avec la montée commerciale et technologique de la Chine.. Au plan politique l’Allemagne maintenait un équilibre fragile entre ses intérêts, notamment les relations avec la Russie, et sa vassalisation par les USA.

    Mais là nous sommes à un tournant parce que les pays latins de l’UE sont en faillite, les règles monétaires de l’UE ont volé en éclat, et que pour maintenir l’UE dans son état antérieur il faudrait que l’Allemagne paie, ce qu’elle ne veut pas faire.

    La France est devant le choix d’une vassalisation ou bien de s’engager dans la voie de l’indépendance. Certainement avec des alliances repensées avec les autres pays latins, une ouverture vers la Russie, l’Iran… 

    Macron, avec les décrets sur l’arrêt de 14 réacteurs nucléaires supplémentaires et le doublement de la puissance théorique fictive de l’éolien en France, ce qui représente des dépenses et manques à gagner de plusieurs centaines de milliards d’euros (exactement ce qui a plombé l’économie allemande) sans retombées économiques et avec la destruction de dizaines de milliers d’emplois, nous a engagé dans le premier choix mortel. Pour cela il peut compter sur l’aide active de l’ « écologie politique » et la complicité des autres partis politiques principaux.


    • berry 17 mai 21:54

      @JMBerniolles
      « Qu’est qui amène à étouffer l’idée d’une sortie volontaire de l’UE et de l’Euro ? » 

      Le réalisme politique, parce que les français n’en veulent pas, comme on a pu le voir aux dernières élections. 
      Ils voient la sortie de l’UE et de l’euro comme une gigantesque dévaluation de leurs économies, avec une essence plus chère, des vacances à l’étranger plus chères, des biens de consommation plus chers, et pour les moins bien informés ils imaginent carrément le solde de leurs comptes en banque divisés par deux. Les politiciens et les journalistes pro-europe ne se gênent pas pour enfoncer le clou.

      Vous pouvez leur dire que c’est faux, que nos exportations y gagneraient, ainsi qu’à terme le taux de chômage et notre indépendance nationale, ils n’y croient pas et se sont faits à l’idée que nous étions affaiblis et qu’il valait mieux être arrimés à l’économie allemande, avec un euro fort.
      De toute façon la politique monétaire dépasse le niveau de compétence de 99 % de nos concitoyens et c’est objectivement extrêmement compliqué à comprendre et à expliquer. C’est pratiquement mission impossible.


    • JMBerniolles 18 mai 14:38

      @berry

      Merci pour ce commentaire.
      Je ne sais pas si on peut savoir ce que les français pensent dans une situation qui évolue rapidement. Dans le sens d’une forte dégradation….
      Je pense qu’ils ont compris que dans le cas d’une crise majeure notre pays se retrouvait seul face au problème.
      Et là, à mon sens on se dirige vers une solution à la grecque, un asservissement, une austérité majuscule, la vente de notre patrimoine… 
      Les Grecs ont été trahis par Tsípras et nous suivrons sans doute la même voie


  • korv ulle 17 mai 15:25

    Bizarre , comme c’est bizarre , un ecolo LFiste se préoccupant d’un parti de droite nationaliste et en défendant le ténor. J’ai pas bien compris.


    • Eric Rivoire 17 mai 16:39

      @korv ulle
      Rien de bizarre là-dedans : l’UPR est un rassemblement provisoire de tous les français qui veulent sortir de l’Union européenne. Il y a autant d’adhérents de gauche que de droite. Ce n’est que dans l’esprit des journalistes que ce parti est « de droite ».


Réagir