jeudi 5 septembre 2019 - par Jean Dugenêt

Il serait temps qu’ils démarrent

Présidentielles 2022

En septembre 2014, démarrait l'énorme campagne de promotion du produit "Macron". Si les milliardaires qui possèdent les médias veulent reconduire leur stratégie pour 2022, il serait temps qu'ils démarrent la campagne publicitaire pour la prochaine présidente de la république.

Eh oui ! Ce sera une femme ! C'est Jacques Attali qui l'a dit. Et il a précisé sa prophétie en disant qu'il a maintenant plusieurs pouliches dans son écurie. Mais Jacques a dit beaucoup de choses et Jacques s'est souvent trompé. Vous pouvez voir à ce sujet l’article du 23 décembre 2015 des inrockuptiles intitulé : « Jacques Attali, le Nostradamus catastrophiste qui (heureusement) se trompe souvent. » Il faut donc se demander s’il est encore utile de jouer à « Jacques a dit ».

Cependant, il est certain que la presse parle de plus en plus souvent d’une femme pour 2022. Elle parle même d’une percée spectaculaire des femmes sur la scène politique et ceci à l’échelle internationale. En France, celle qui en parle le plus souvent c’est évidemment Ségolène Royal. La pauvre ! Elle n’a pas encore compris qu’elle est définitivement grillée auprès de tous les électorats. Elle n’a jamais été réélue depuis 2002 si ce n’est dans des élections au deuxième degré (Présidente de la région Poitou-Charente) ou dans des élections internes au PS (Elle a été choisie par le PS pour être opposée à Nicolas Sarkozy). Elle ne doit qu’à ses relations d’être restée sur le devant de la scène. Mais, laissons Ségolène à ses illusions d’autant plus que si on parle beaucoup de femmes on parle aussi beaucoup d’un rajeunissement du personnel politique. Alors, la pauvre Ségolène n’est plus dans le coup : trop âgée, peut-être, et trop usée, assurément. Adieu Ségolène et passe dire bonjour à Lionel de notre part. Lui il a fini par comprendre alors tu t’y feras aussi.

Car, c’est aussi une nouvelle règle, il faut avoir l’air de ne pas faire partie du système même quand on en est un pur produit. La formule a d’ailleurs réussi à Emmanuel Macron en 2017 et tout le monde l’a compris. Les contours de la recette commencent à se dessiner : une femme, assez jeune et peu connue dans l’univers de la politique. Même chez les insoumis de Mélenchon, voilà qu’on parle de Mathilde Panot. Ce serait d’ailleurs la bonne solution pour éviter que ne s’exacerbe les divergences au sommet dans une compétition entre les autres leaders.

Autre donnée qui semble acquise : Macron sera complètement grillé en 2022 et ne pourra plus se présenter. Lui-même ne parle jamais de 2022 et son entourage a compris.

Alors, il est temps en effet qu’Arnault, Niel et les autres expliquent à Emmanuel Macron qu’il est gentil, qu’ils l’aiment bien mais qu’il est temps qu’il dégage. Et il faut qu’ils mettent maintenant sur le devant de la scène la jeune femme « pleine de talents » qu’ils ont choisie.

Alors ! Qui est-ce ?

Notre intention n'est pas d'examiner les qualités et les défauts des différentes pouliches que les milliardaires pourraient proposer. Le pire serait d’ailleurs d’essayer de leur coller des étiquettes : « gauche », « extrême-gauche », « droite » ou « extrême-droite ». Il y a longtemps que ces expressions ne veulent plus rien dire. D’ailleurs voyez vous une différence entre la politique menée en Grèce par Alexis Tsipras ou celle menée en Hongrie par Viktor Orban, ou encore celle menée en Italie par Matteo Salvini ? Pourtant certains ont voulu coller des étiquettes différentes aux uns ou aux autres. Et, en France, voyez-vous des différences fondamentales entre les politiques de Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Emmanuel Macron. Bien sûr la situation est de pire en pire quel que soit le pays d’Europe considéré car les exigences de l’Union Européenne se font de plus en plus cruellement sentir dans tous les pays. Mais, en fait, il n’y a que deux politiques possibles : rester dans l’Union Européenne ou en sortir. Donc celle que les milliardaires vont mettre en avant sera là, tout comme Emmanuel Macron, pour appliquer la politique de l’Union Européenne et donc, par la même occasion, pour défendre les milliardaires.

Notre intention est de contribuer, autant que possible, à faire capoter leur projet. Pour cela, il est bon d'anticiper le plus possible afin de leur couper l'herbe sous le pied.

Celle qu’ils ont choisi sera la première qui fera trois couvertures de revue. Nous en avons préparé quelques-unes (voir la photo). Nous avons entendu d’autres noms comme Aurore Bergé ou Brune Poirson. Mais peu importe. Préparons-nous à mettre les bouchées doubles pour défendre la liberté de la presse, le droit au pluralisme, l’égalité dans l’accès aux médias… Il va y avoir du travail

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121 réactions


  • Croa Croa 5 septembre 2019 17:22

    On ne va tout de même se taper Macron jusqu’en 2022 !  smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


    • Croa Croa 5 septembre 2019 17:24

      Houps ! Lire : On ne va tout de même PAS se taper Macron jusqu’en 2022 !         


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 5 septembre 2019 18:21

      @Croa

      On va encore se taper des élections o_O !? smiley ^^


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 septembre 2019 19:10

      @Croa
      J’espère que non.
      Je parle ici de la prochaine candidate des milliardaires. Celle-ci devrait apparaître au cours du mois ou juste après les élections cantonales.
      Nous n’allons pas attendre qu’elle soit élue pour ruer dans les brancards.


    • quid damned quid damned 5 septembre 2019 20:11

      @Croa
      Il y a de fortes probabilités pour que si.
      Mais la prochaine présidente nous le fera regretter comme celui-ci nous a fait regretter Hollande qui lui-même nous a fait regretter Sarkozy.
      Mais ils/elles ont tou(te)s au moins un point commun : Attali qui était déjà conseiller de Mitterrand. Attali, lié à Rothschild, à l’instar de Giscard, Pompidou et Macron.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 septembre 2019 08:43

      @Jean Dugenêt
      Bonjour, je pensais à Christine Lagarde, qui n’est plus toute jeune, mais en lui taillant un habit « d’économiste qui va sauver la France », elle pourrait faire usage...

      Mais s’il faut qu’elle soit jeune, je ne vois pas dans le PAF qui pourrait remplacer Macron ? S’ils n’ont pas commencé leur campagne électorale (qui a duré 3 ans pour Macron), c’est qu’ils ne doivent pas savoir non plus. Ou que Macron espère, (Sarkozy et Hollande le croyaient aussi), qu’il est indispensable...

      La Gauche est en état de dispersion avancée, mes condoléances.
      Reste le FN et Marion Maréchal. Elle va participer fin septembre à la « Convention de l’ Union des Droites ». Si je comprends bien, les Républicains ont été explosés par Macron, et Marion Maréchal, avec des invités du FN, vient ramasser les morceaux qui trainent pour en faire une variante du FN, plus libérale que le FN, jugé trop étatiste.

      On ne sait jamais, ça peut servir, suivant ce que diront les sondages.
      Car chez eux, les programmes se font en fonction des sondages.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 septembre 2019 10:44

      @Fifi Brind_acier
      Bonjour,
      Je ne veux pas jouer à Jacques-Attali-Nostradamus mais les noms qui reviennent le plus souvent (j’ai fait une opération du même genre sur facebook) sont Marion Maréchal et Agnès Verdier-Molinié.
      Pour la date de départ, on est encore dans les clous par rapport à 2014. Il faudrait retrouver la date de la sortie du Nouvel Observateur qui titrait « l’homme de la situation » mais je pense que c’était mi-septembre.
      Je m’en tiens à notre stratégie : tout pour le Frexit et anticiper de notre mieux pour leur couper l’herbe sous le pied. Je veux dire par là que dès qu’on aura vu l’une d’elle faire trois couvertures de magazine on saura qu’elle a tous les médias derrière elle et il faudra d’emblée, et sans attendre, dénoncer la manip sur le ton de « vous nous avez déjà fait le coup. ça suffit ».
      Sinon, je reste aussi partisan d’un candidat unique du mouvement ouvrier mais cela semble en effet désespéré. C’est sur cette ligne (Frexit, Front Unique ouvrier) que je propose de regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l’UPR.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 septembre 2019 11:50

      @Jean Dugenêt
      J’ai bien compris, mais vu l’état de la Gauche, je serais plutôt favorable à un syndicat qu’à un Parti politique. Un syndicat regroupe des gens indépendamment de leurs options politiques. Il n’existe pas déjà le POID ?


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 septembre 2019 13:59

      @Croa

      En 2022, Macron aura 5 années de règne or la prophétie de Daniel 7 que j’ai tentée d’introduire en tribunes libres (en vain pour l’instant) dit que Macron et la République ne dureront qu’un temps, des temps et la moitié d’un temps. Ça nous mène en principe en novembre 2020.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 septembre 2019 14:23

      @Fifi Brind_acier
      Le POID a viré de manière catastrophique. Voir à ce sujet mais deux articles :
      Où vont les lambertistes ?
      et : Où vont les lambertistes (suite) ?
      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ou-vont-les-lambertistes-210338
      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ou-vont-les-lambertistes-suite-211721

      Pour l’instant je ne propose pas de créer un parti politique ni un syndicat, je propose seulement que ceux qui se réclament du mouvement ouvrier se regroupent dans l’UPR. Pour l’instant je propose que cela se fasse de façon informelle mais il est possible de dégager des moyens pour que les intéressés communiquent entre eux. Je ne veux rien faire dans le dos de François Asselineau. Tout doit se faire en pleine clarté. Mais, il serait tout à fait possible de solliciter à plusieurs une audience auprès de François Asselineau pour préciser quelques points.
      Je pense que François Asselineau est l’homme qu’il nous faut pour regrouper tous les opposants au Frexit de même que De Gaulle était l’homme qu’il fallait pour regrouper tous les résistants dans le CNR. Cela ne m’empêche pas d’avoir sans doute autant de divergences avec François Asselineau qu’avec De Gaulle.
      Mon orientation devrait amener des milliers de militants de la FI à rejoindre l’UPR...


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 septembre 2019 18:49

      @Jean Dugenêt
      Pour l’instant je n’ai pas de divergence sauf sur le CO2 !
      Pour les militants de la FI, j’ai comme des doutes quand je lis les commentaires de ceux qui postent sur Agoravox, mais ils ne sont peut-être pas représentatifs.
      J’ai retrouvé un billet intéressant de Paul Leleu sur la FI et le Frexit de septembre 2018


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 septembre 2019 20:06

      @Fifi Brind_acier
      (Pour l’instant je n’ai pas de divergence sauf sur le CO2 !)
      Je ne comprends pas de quoi tu parles. Tu parles de divergences avec qui ? et que vient faire le CO2 là dedans. Je suis dans le brouillard.

      Pour ce qui est de la FI, je ne vois pas les choses comme toi. Malheureusement sur AgoraVox les militants de la FI qui interviennent suite à nos articles viennent pour se battre en duel contre nous. Cela donne une impression complètement fausse de l’état d’esprit général des militants de la FI.

      Je suis bien placé pour en parler car je me suis moi-même interrogé longuement avant d’opter pour l’UPR. C’est le résultat d’un raisonnement rigoureux qui m’a amené à ce choix. C’est dire que je n’ai nullement fait ce choix par instinct. Je suis un militant du mouvement ouvrier. J’ai d’ailleurs été un moment à l’OCI, organisation à laquelle adhéré aussi Jean-Luc Mélenchon avant qu’il décide de devenir un politicien professionnel à haut salaire. A cette époque nous considérions lui et moi qu’il s’agissait d’une organisation révolutionnaire. Mais elle a connu une grande métamorphose à partir de 1981 et elle a en fait servi à alimenter le PS en militants et en cadres nombreux (Jospin, Cambadelis, DSK...). Je les ai quitté là sans rien renié de ce passé pendant que Jean-Luc Mélenchon, en parfait renégat, se faisait le commis de Mitterrand et continuait jusqu’à ce qu’on connait aujourd’hui de lui.

      Pendant ce temps, pour l’essentiel, François Asselineau en gaulliste convaincu s’inquiétait de la dérive européenne qui faisait perdre sa souveraineté à la France mais restait dans une perspective capitaliste en cherchant des solutions avec des forces réactionnaires traditionnelles ( MF Garraud, Pasqua, Tiberri) conformes avec celles qu’il fréquentait dans son travail de haut fonctionnaire.

      Pendant ce temps aussi les organisations ouvrières politiques et syndicales étaient de plus en plus corrompues par la CEE puis l’UE. Jean-Luc Mélenchon n’échappait pas à cette corruption généralisée qui lie maintenant à l’UE toutes les organisations du mouvement ouvrier y compris la sienne.

      Il n’en demeure pas moins qu’actuellement il apparait comme le seul leader du mouvement ouvrier ayant une stature internationale. Par ailleurs, beaucoup se laissent impressionner par sa gouaille, sa verve, son bagou, sa faconde et ses envolées lyriques sans chercher à voir ce qu’il y a derrière au niveau des faits. Mais je comprends par exemple les réactions des militants de la FI du fait par exemple qu’il vient de rendre visite à Lula en prison au Brésil ou qu’il a rencontré Pépé Mujica.

      Dans un long texte que l’on trouve ici https://www.legrandsoir.info/chemin-faisant.html il écrit à propos de Pépé Mujica :
      "Et c’est en l’écoutant et en le voyant faire, il y a de cela plusieurs années que je jetais à mon tour l’uniforme des guerriers en politique et entrais dans le registre des poèmes lus sur les tribunes et du lyrisme assumé en politique, par amour de la vie elle-même« 

      Il a du culot de parler ainsi de son reniement. Il ose dire » je jetais à mon tour l’uniforme des guerriers en politique". Il se compare ainsi à Pépé Mujica qui a participé à la politique aventureuse et dramatique du guerillérisme.

      A l’OCI nous n’avons jamais défendu cette politique qui était erronée, ni lui, ni moi. Nous combattions pour changer le monde en premier lieu là où nous vivions : en France. Nous avons créé la Fédération des Étudiants Révolutionnaires 15 jours avant que n’éclatent les évènements de mai 1968 alors que bien d’autres ne voyaient de salut possible que dans les luttes du Vietnam ou dans le tiers monde. Il est intéressant cependant de voir comment il dépeint son changement puisqu’il dit qu’il s’agit maintenant pour lui d’être entré "dans le registre des poèmes lus sur les tribunes et du lyrisme assumé en politique« . J’avoue que c’est la seule chose de bien qu’il sache faire et il faudrait que les militants de la FI y réfléchissent.

      Je m’en tiens là puisque sinon je fais trop de digressions et je vais me perdre. Il faudrait pour suivre mon raisonnement que tu lises mon livre »De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon".


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 septembre 2019 20:18

      @Jean Dugenêt. Merci.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 08:09

      @Jean Dugenêt
      La divergence sur le CO2 avec le programme de l’ UPR sur l’écologie, mais c’est un sujet mineur. Pas la peine de me faire un tableau sur Mélenchon, il y a longtemps que j’ai compris. Ce qui me pose un problème, c’est l’incapacité de la Gauche de s’unir, où que ce soit, dans l’ UPR ou en dehors.

      La Droite sait très bien le faire, l’UMP était une union de 7 ou 8 organisations. L’oligarchie a décidé que les mouches devaient changer d’âne, d’où Macron et En Marche, qui associe l’aile droite du PS, les Centristes, une partie des Républicains + des gens de la société civile, comme ils disent.

      Rien de tel à Gauche. Alors que les classes populaires y verraient un grand soutien, ils ne sont pas obsédés par l’unité, mais par leur singularité.
      Si on rassemblait des militants du NPA, de LO, des Communistes, des anars, des socialistes, des Insoumis etc, voici ce qui se passerait :

      chacun va se prétendre « plus à Gauche que le voisin », la course à l’échalote peut commencer.

      à l’appui de ses dires, chacun va sortir ses grimoires et ses citations : Proudhon, Lénine, Marx, Laclau etc, tous les ancêtres fondateurs, morts ou vivants vont défiler. Que le peuple de Gauche souhaite l’unité, ils s’en foutent complètement, ce qui leur importe, c’est de se différencier du voisin, toujours plus à Droite que lui.

      — chacun va vouloir prendre le leadership du groupe, puisqu’il est « plus à gauche que le voisin », la direction lui revient de droit, « lui seul peut défendre les intérêts des classes défavorisées »... etc

      les autres ne seront pas d’accord, ils vont tous entrer en conflit et partiront en claquant la porte, chacun espérant que tous les autres crèvent.
      Les haines recuites n’existent pas qu’à Droite, elles existent à Gauche, mais sans l’union, que la Droite sait réaliser pour protéger les capitalistes de son camp.

      En 2012, Asselineau a participé à un meeting à Aix en Provence « Pour un nouveau CNR », avec les rares organisations de Gauche voulant sortir de l’ UE. J’y étais, ils ont tous trouvé de bonnes raisons pour refuser de s’allier à l’ UPR ! Tout en se revendiquant du CNR, les contradictions ne les étouffent jamais.

      Alors, qu’on ne me parle plus des Partis de Gauche, je ne peux plus les supporter, ils me sortent par les trous de nez ! Comme dit Guy Bedos : « Il est de plus en plus difficile d’être de Gauche, surtout quand on n’est pas de Droite ! »


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 08:12

      @JC_Lavau
      Bonjour, je me suis permis d’utiliser un de vos articles sur la France Insoumise.
      J’espère que vous ne m’en voudrez pas.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 08:12

      @JC_Lavau
      Mes excuses, je vous ai confondu avec Leleu !


    • Francis, agnotologue JL 7 septembre 2019 08:23

      @Fifi Brind_acier
       
      Je ne crois pas que ce soit une spécificité de droite (ou de gauche), le fait de savoir faire l’union pour remporter les élections ; je pense au contraire que c’est une capacité, je dirais l’apanage des forces socio-politico-économico—etc (le vrai pouvoir partagé), que de savoir opportunément s’unir à droite ou au centre exceptionnellement à gauche   : homme providentiel, contexte national, international, etc.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 septembre 2019 09:49

      @Fifi Brind_acier
      La question que tu poses est très ancienne. Elle est à la base de la stratégie du Front Unique Ouvrier qui est de fait une stratégie révolutionnaire car si l’unité à laquelle la plupart des militants du mouvement ouvrier aspirent se réalisait ils prendraient immédiatement le pouvoir car les forces réactionnaires seraient extrêmement minimes face à un front regroupant toutes les organisations ouvrières. Dans ce cas les couches de la petite bourgeoisie se rangent du côté des ouvriers. En fait ces organisations ne veulent pas de l’unité puisqu’elles sont corrompues au niveau de leurs dirigeants. Il faut manier la dialectique pour voir comment peut évoluer dans la lutte cette contradiction entre la politique des dirigeants et l’aspiration des militants. C’est le rôle d’une avant-garde du mouvement ouvrier d’agir dans le sens de la réalisation de cette unité.
      Très concrètement, dans les jours qui viennent cela prend la forme de chercher à unir le mouvement des gilets jaunes avec les mouvements revendicatifs qui se déclenchent dans plusieurs secteurs. Il faut lier cette aspiration à l’unité avec la question du Frexit. C’est pourquoi je propose de regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l’UPR. Je ne vois pas d’autre solution. Tous ceux qui refusent cette proposition le font puisqu’ils pensent se pervertir en s’alliant avec quelqu’un « de droite » comme ils disent alors qu’ils considèrent qu’ils sont « de gauche ».
      Il faut répéter autant que nécessaire la comparaison avec le CNR. En fait je comprends que cette comparaison passe mal à l’heure actuelle car l’UPR est loin d’avoir l’apparence du CNR. Mais l’UPR est prévue pour être comme le CNR d’après sa charte. Elle le deviendra effectivement si nous arrivons à regrouper cette avant-garde ouvrière en son sein. Dans le CNR dirigé par De Gaulle, il y avait beaucoup plus de communistes que de gaullistes. Il y avait aussi quelques trotskistes. Je propose de faire la même chose.


    • JC_Lavau JC_Lavau 7 septembre 2019 10:12

      @Jean Dugenêt. Je crains que tes organisations ouvrières aient disparu.
       
      J’ai constaté la même attrition fatale des organisations de pères. Dans un premier temps, les petits chefs s’excitaient à couper toutes les têtes qui dépassaient hors-communauté, puis ils se sont battus entre eux, et ont coulé des bases documentaires irremplaçables.
      Il est vrai qu’ils étaient pilotés en sous-main par une petite coterie d’avocats, à qui ils servaient de rabatteurs.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 septembre 2019 12:31

      @JC_Lavau
      Je ne comprends pas grand-chose à ce que tu dis là. Je ne vois surtout pas ce que tu appelles des « organisations de pères ».


    • JC_Lavau JC_Lavau 7 septembre 2019 13:43

      @Jean Dugenêt. Un exemple :
      http://info.deonto-famille.org/index.php?topic=286.0

      Cet exemple est hélas loin d’être exhaustif. SOS-papa a suivi le même chemin, et bien d’autres encore.


    • Le421... Résistant Le421 7 septembre 2019 13:48

      @Jean Dugenêt
      Marion Maréchal !!
      Et pourquoi pas Fogiel aussi...
      Hanouna, ça aurait de la gueule !! Non ??  smiley


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 16:54

      @JL
      Je ne parle pas d’union pour des élections, je parle d’union tout court.

      Il y a plus d’une vingtaine de Partis qui se revendiquent de Gauche ou d’Extrême-Gauche en France ! On besoin de plus de 20 Partis ?
      Ils sont si différents que cela ?
      Pourquoi ne se rassemblent-t-ils pas en 3 ou 4 Partis ?
      A quoi et à qui ça sert d’émietter ainsi l’électorat ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 septembre 2019 17:37

      @Fifi Brind_acier
      Le fait qu’il y ait un certains nombre de partis du mouvement ouvrier s’explique essentiellement par l’histoire du mouvement ouvrier. Cela fonctionne un peu comme pour les religions. S’il y a trois religions abrahamiques (je ne parlerai pas des autres) cela s’explique historiquement à partir de l’apparition de la religion chrétienne qui au départ était une dissidence de la religion juive puis par l’apparition de la religion musulmane. A chaque fois la nouvelle religion apparaissait comme pour répondre à une demande que les plus anciennes ne pouvaient pas satisfaire puis les dissensions internes à chaque religion expliquent qu’elles se soient subdivisées (séfarade et ashkénaze, catholique et protestant, chiites et sunnites pour ne parler que des principaux).
      Pour le mouvement ouvrier cela commence au XIXe avec les anarchistes contestés par les marxistes. C’est à ce moment que se crée successivement la 1er puis la deuxième internationale. Mais en 1914 la plupart des partis de la 2e internationale reviennent sur leurs engagements et acceptent la guerre en se rangeant derrière leurs bourgeoisies respectives. Ceux qui s’y opposent crée la 3e internationale dont la naissance est liée à la révolution russe qui est une manifestation essentielle du refus de la guerre. Toutes les bourgeoisies d’Europe se retournent alors contre la révolution russe après s’être dépêchées de mettre fin à la guerre mais elles sont limitées dans leur agressivité par le refus de combattre qui se manifeste dans tous les pays. La révolution russe finit par être victorieuse dans des conditions extrêmement difficile après une terrible guerre civile dans laquelle les russes blancs avaient le soutien de toutes les bourgeoisies européennes. A ce moment d’ailleurs De Gaulle s’engage en Pologne dans l’armée du général Weigand contre la révolution russe. Dans les années qui suivent, à cause de toutes ces difficultés, la révolution connait son thermidor et de même que la révolution française a finalement laissé place à Napoléon (un empereur) la révolution russe va laisser la place à un dictateur (Staline). Ceux qui refusent cette dégénérescence crée la IVe internationale. A chacune de ces étapes d’autres partis se détachent des organisations traitres sans pour autant rallier le camp de la nouvelle internationale révolutionnaire. Ce sont des partis « centristes ».
      Nous héritons inévitablement de toute cette histoire du mouvement ouvrier. C’est pourquoi dans quasiment tous les pays du monde se trouvent des partis socialistes (2e internationale), des partis communistes (staliniens de la 3e internationale), des trotskistes (4e internationale) et une multitude de partis « centristes » sans parler des anarchistes et des maoïstes. Tous se disent plus unitaires les uns que les autres mais tous se combattent. Tu vois d’ailleurs que moi-même je n’en trouve aucun qui me convienne. Je suis, comme toi fermement convaincu qu’il faut le Frexit. Je me suis posé à ce sujet la même question que Leleu qui a écrit un article il y a près d’un an sur Agora Vox à ce sujet. Lui aussi se demande quelles sont les organisations du mouvement ouvrier qui proposent cela et il n’en trouve pas de satisfaisantes. Je pourrais au besoin en faire le tour en essayant de mettre des nuances mais il n’y a vraiment rien de satisfaisant. C’est pourquoi je propose de rassembler au sein de l’UPR tous ceux qui viennent de toutes ces organisations du mouvement ouvrier et qui veulent se battre pour le Frexit. Quand à ceux qui sont contre le Frexit, je m’intéresse peu au fait qu’ils se regroupent ou restent divisés.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 20:05

      @Jean Dugenêt
      Personnellement je ne suis pas favorable à la création de courants au sein de l’ UPR, car les autres voudront en faire autant, et ça va finir en conflits internes, comme le PS. 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 septembre 2019 20:28

      @Fifi Brind_acier
      Pour ma part, au contraire, je ne suis pas partisan que l’UPR continue à se présenter comme un parti dont l’orientation est donnée par son leader. Je pense que c’est un obstacle au recrutement. Cela rebute nombre de militants du mouvement ouvrier pour qui l’UPR apparaît avant tout comme une organisation étrangère au mouvement ouvrier. Cela est d’ailleurs exact mais incomplet si on ne prend pas soin d’ajouter qu’elle peut accueillir en son sein des tendances du mouvement ouvrier. Le pluralisme dont tout le monde se réclame dans l’UPR doit être visible. Ceci dit, je ne précise pas sous quelle forme doit se faire ce regroupement de militants. Pour l’instant, je propose qu’il reste informel. Au besoin, le moment venu, plusieurs militants pourraient envisager une structuration minimale auquel cas, nous en discuterions avec François Asselineau pour que ce soit précisé et officialisé. Je ne sais pas comment cela fonctionnait au sein du CNR.


    • doctorix, complotiste doctorix 8 septembre 2019 01:36

      @Jean Dugenêt
      Si on me demande mon avis, je trouve que vos raisonnements sont beaucoup trop compliqués pour les gens simples qui votent.
      Je pense qu’ils en ont marre de ces dissections visant à savoir quelle est la tendance vers ceci ou vers cela, et qui a dit quoi il y a cinq ou dix ans, et comment on pourrait faire pour empapaouter celui-ci ou celui-là, flatter untel, vouer tel autre aux gémonies.
      Le peuple, il en a marre des calculs d’apothicaire qu’on a beaucoup trop vus.
      Il demande qu’on lui parle simplement et avec sincérité, et qu’on ne fasse plus comme s’il était trop bête pour comprendre.
      C’est tout l’intérêt des entretiens d’Asselineau, à l’écoute desquels les gens se sentent plus intelligents, après qu’on les ait pris si longtemps pour des cons. C’est pour cette raison que les gens commencent à l’aimer au fur et à mesure qu’ils le connaissent.
      Alors, commencer à faire des petites divisions dans les grandes au sein de ce parti, c’est commencer à ressembler aux autres, ceux dont ils ne veulent plus.
      C’est à ne surtout pas faire, car le temps de la simplicité et de la sincérité est peut-être arrivé.
      Le bon calcul, c’est parfois de n’en point faire (citation qu’on attribuera à Voltaire ou à Boileau, je ne suis pas assez connu).
      Ugh ! J’ai dit.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 septembre 2019 07:51

      @Jean Dugenêt
      Le CNR était une alliance entre organisations.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 08:04

      @doctorix
      Bonjour,
      « Si on me demande mon avis »... Mais bien sûr que ton avis est important. L’avis de tous les militants de l’UPR est important. Comment traduire dans les faits que l’UPR refuse le clivage « gauche/droite » sans remettre en question l’unité de l’UPR ? Il est clair pour tout le monde que le ciment de l’UPR c’est l’objectif du Frexit. Il faut cependant rester ouvert à toutes les possibilités d’évolution de la société post-frexit. Or, si vous dîtes que l’après-frexit ce sera la vision de la société souhaitée par François Asselineau vous éliminez d’emblée nombre de militants à commencer par moi. Ce serait un peu comme dire aux résistants : ce que nous voulons après la libération c’est ce que veux De Gaulle. Avec ce discours, tous les communistes, les trotskistes... auraient quitté le CNR.
      Je reste donc ouvert à cette discussion qui me parait fondamentale mais je rejette l’argument selon lequel il ne faudrait pas en parler parce que ce serait trop compliqué pour les gens simples qui votent... D’ailleurs les gens simples ne se contentent pas de voter, parfois ils font grève, ils manifestent avec ou sans gilets-jaunes... Cela aussi est discutable : les perspectives de l’UPR sont-elles exclusivement électorales ? Là encore je veux maintenir la comparaison avec le CNR. Je crois que personne au CNR n’envisageait que la libération se fasse par une élection. Nous sommes pour le frexit en toutes circonstances et sans présumer de la façon de le réaliser. En période électorale, nous votons pour le frexit mais je n’exclus pas qu’un gouvernement pourrait être balayé avant que le frexit ne soit réalisé et que nous agissions en pleine transformation avancée de la société (grève générale, assemblée constituante, révolution...).


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 08:17

      @Fifi Brind_acier
      Oui. C’est exact le CNR était une alliance entre plusieurs organisations et je sais que pour l’instant ce n’est pas le cas de l’UPR. Mais, faut-il nécessairement qu’il en soit autrement dans l’avenir pour l’UPR ?
      Prenons un cas concret. Si demain le PRCF (une organisation de « communistes » qui sont pour le Frexit) demandait à adhérer à l’UPR sans se dissoudre à l’intérieur de l’UPR, faudrait-il leur répondre que nous acceptons que les militants adhèrent individuellement mais nous refusons qu’ils entrent sous forme de « tendance » ou de « fraction ». Je n’ai pas de réponse toute faite à cette question mais je pense qu’il faut y réfléchir. Je sais aussi qu’une question du même genre s’est posée avec Florian Filippo et je suis d’accord avec la façon dont a été réglée la question. Je n’en suis pas là. Je me prononce pour un regroupement d’une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l’UPR, ce regroupement étant pour l’instant informel. J’ai offert mon livre « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon » à François Asselineau pour qu’il soit informé de mon orientation et de ma démarche. C’est toute la troisième partie du livre. Je n’ai pas eu de retour.


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 septembre 2019 09:03

      @Jean Dugenêt : « qu’il y ait un certains nombre de partis du mouvement ouvrier ». Ce sont des animaux territoriaux comme les autres.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 septembre 2019 11:46

      @Jean Dugenêt
      Quand on prend une adhésion à l’ UPR personne ne vous demande vos opinions politiques. Je suis adhérente depuis plusieurs années à l’ UPR, dans les réunions de travail, personne ne sait quelles sont les opinions politiques des participants et cela évite tout conflit.

      S’allier n’est pas se dissoudre. S’il y avait une alliance avec le PRCF, certains adhérents de l’UPR de tendance communiste iraient peut-être au PRCF, et vice versa, je ne vois pas où est le problème du moment que tout le monde va dans la même direction.

      Pourquoi n’allez-vous pas à la FI pour y défendre l’ idée du Frexit ? Parce que vous seriez immédiatement censuré. C’est la raison de la présence de très nombreux électeurs ou militants de la FI à l’ UPR.

      Ce n’est pas la question des adhésions à l’ UPR qui pose problème, mais la censure des médias.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 12:12

      @Fifi Brind_acier
      Merci d’être toujours avec moi. Tu es adhérente... Merci de te présenter. Je ne savais que tu étais une femme. Je ne parlais pas seulement d’une alliance avec le PRCF (ou le ParDem, le POI, le POID ou n’importe quelle autre organisation plus ou moins minuscule qui se prononce pour le Frexit). Une alliance qui peut être électorale est une chose toujours envisageable. Dans ce cas chacun reste chez soi. Je parlais d’une intégration dans l’UPR car, pour ma part, je reproche à toutes ces organisations de ne pas venir dans l’UPR. Je dis bien « dans l’UPR » c’est à dire qu’elles fassent partie de l’UPR comme les dizaines d’organisations qui étaient parties intégrantes du CNR.
      Je suis d’accord avec toi pour dire qu’il n’est pas nécessaire d’expliquer toutes ses positions politiques quand nous sommes dans une réunion de l’UPR. De ce point de vue, je fais exactement comme toi.
      « C’est la raison de la présence de très nombreux électeurs ou militants de la FI à l’ UPR ». Là, je ne suis pas d’accord car malheureusement les militants de la FI ne viennent pas à l’UPR. C’est d’ailleurs ce que je regrette. Mon orientation et ma proposition vise à faire venir à l’UPR des milliers de militants qui actuellement se tournent vers la FI. Je pense d’ailleurs exactement le contraire de toi quant aux militants « UPR-FI ». Je veux parler des militants de la FI qui seraient plutôt favorable au Frexit. Je regrette qu’ils restent dans la FI et qu’ils votent pour Jean-Luc Mélenchon. C’est précisément à eux que je veux m’adresser. Je crois qu’ils viendraient à l’UPR s’ils pouvaient s’y reconnaitre en tant que militants du mouvement ouvrier.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 septembre 2019 19:16

      @Jean Dugenêt
      Le rationnel d’ Asselineau est aux antipodes des méthodes de Mélenchon.
      Ce n’est pas l’offre qui provoque le changement d’opinion.

      Pour que quelqu’un s’intéresse à des informations qui ne l’intéressaient pas auparavant, il faut que ses certitudes précédentes se soient fissurées pour une raison quelconque et que le doute s’installe. Cf Changer d’opinion. 

      Ce ne sont pas les électeurs et les militants de la FI qui vont s’intéresser à l’ UPR, ce sont les militants, les électeurs et les sympathisants qui ne votent plus pour la FI pour des raisons diverses et qui se posent des questions sur l’UE, sur la souveraineté etc. Pareil pour tous les autres Partis politiques.

      Quand je rédige mes commentaires, c’est uniquement aux gens en recherche d’informations à qui je m’adresse. Les autres, comme l’explique la vidéo, ça les renforce dans leurs opinions, ça ne les fait pas changer d’avis.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 20:38

      @Fifi Brind_acier
      Je te remercie pour ta persévérance car cette discussion me parait importante. Dans ton dernier message tu ne dis pas clairement où tu veux en venir. Je dois donc interpréter de mon mieux au risque de me tromper. Je crois que tu fais réponse à mon intervention précédente où je disais que ma démarche et ma proposition visaient à faire venir vers l’UPR des milliers de militants qui actuellement se tourne vers la FI. Tu essaies donc de montrer que ce n’est sans doute pas ainsi qu’on pourrait les convaincre. Tu commences par donner des généralités sur le processus de changement d’opinion. Tu fais à ce sujet des remarques justes. J’ai pour ma part, dans le livre que je leur consacre, parlé du phénomène de dissonance cognitive qui amène un individu à repousser toute information nouvelle si elle vient contredire une croyance dont il est certain. Tu commences d’ailleurs par rappeler qu’Asselineau fait davantage appel à la raison que Mélenchon.
      « Le rationnel d’Asselineau est aux antipodes des méthodes de Mélenchon. » C’est exact. J’ai expliqué dans tout un chapitre de mon dernier livre ce qu’il fallait penser de la position de JL Melenchon à propos de l’Europe et j’ai démonté tous ces propos volontairement ambigus. Il y a certes d’un côté une volonté d’expliquer clairement la réalité et de l’autre une volonté de brouiller les cartes.
      La suite sur les conditions qui permettent un changement d’opinion est aussi exacte. Il faut que, pour une quelconque raison, les convictions se fissurent, se fragilisent. Certes il ne manque pas de bonnes raisons pour que les convictions des militants de la FI se fissurent. J’en ai toute une liste.
      Ensuite ce que tu dis est pour moi beaucoup moins clair puisque tu sembles indiquer d’emblée que c’est peine perdue de vouloir faire changer d’avis les militants de la FI. Tu dis en effet : « Ce ne sont pas les électeurs et les militants de la FI qui vont s’intéresser à l’ UPR ». Tu ne t’adresses donc qu’à ceux qui ne sont plus à la FI, au PCF, au PS... et qui peuvent dès lors se poser des questions sur l’UE...

      Il est exact, et je le déplore ici-même dans d’autres messages, que sur Agora Vox les échanges entre militants de la FI et l’UPR prennent le plus souvent l’aspect d’un duel sans intérêt où chacun essaie d’humilier l’autre le plus possible ce qui ne peut avoir pour effet que de le renforcer dans ses convictions. Quand je parle de convaincre des militants de la FI, il est évidemment question de tout autre chose. J’essaie de me mettre à leur place et de comprendre pourquoi, malgré tout ce que ça a d’irrationnel, il préfère la FI à l’UPR. J’en viens à conclure que ce n’est pas la logique qui fait défaut c’est tout autre chose qui est d’ailleurs, malgré tout, véhiculé dans leurs interventions notamment quand ils insistent sur le passé de F. Asselineau. Ils voient l’UPR comme un parti classiquement pro-capitaliste comme tous les autres partis étrangers au mouvement ouvrier et autant il leur parait possible de discuter de divergences et éventuellement même de changement d’adhésion quand il s’agit des organisations ouvrières (PS, PCF, NPA, LO, POI, POID...) autant il leur parait inimaginable d’adhérer à un « parti » qui est pro-capitaliste. Il faut donc, si on veut avoir la moindre chance de les gagner, que l’UPR n’apparaisse plus comme un parti mais comme un rassemblement dans lequel une avant-garde du mouvement ouvrier peut trouver sa place.


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 septembre 2019 21:23

      @Jean Dugenêt. La sociologie et la démographie ont condamné « la plupart des militants du mouvement ouvrier ». Depuis le 19e siècle, la bourgeoisie a appris à ne plus jamais commettre la même erreur stratégique. Elle a pulvérisé et atomisé la classe ouvrière en les divers continents, Afrique et Asie notamment, et entre diverses sous-classes sans communication entre elles.
      Arme ultime (de destruction massive) : la désindustrialisation forcenée de la France.
      Irréversible en pratique, car les savoir-faire, qu’ils soient ouvriers, techniciens ou ingénieurs s’annulent vite sans pratique constante.
      La paysannerie aussi est condamnée à l’impuissance, depuis longtemps.
      Arme subsidiaire : encourager à la guerre civile contre les instruits. Une autre « lutte des classes », de substitution.
      Plus toutes les autres guerres civiles subventionnées, les guerres de religion et la guerre sexiste.
      http://debats.caton-censeur.org/index.php/tous-les-articles/feminazies/35-delires/55-lultragauche-malade-du-fminazisme
      http://debats.caton-censeur.org/index.php/tous-les-articles/feminazies/35-delires/86-wwwalternativelibertaireorg


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 septembre 2019 21:54

      @Jean Dugenêt
      autant il leur parait inimaginable d’adhérer à un « parti » qui est pro-capitaliste.

      Et en restant dans l’ UE, ils combattent le capitalisme ? Ils pensent qu’on peut rassembler plus de 50% des Français avec un programme anti capitaliste ?

      La FI a obtenu 6% des voix en mai dernier, Poutou a obtenu 1,09% et Arthaud, 0,64% en 2017, voilà le poids des anti capitalistes actuellement.
      Nous ne sommes plus en 1945 avec un PCF à 30%.

      L’UPR n’a pas pour vocation à détruire le capitalisme, mais à rendre la France souveraine, pas plus que le CNR n’avait vocation à détruire le capitalisme.

      Il est utile de leur rappeler la liste des participants au CNR pour libérer la France : toutes les organisations, du PCF à la Droite la plus catho et conservatrice :

      • les représentants des huit grands mouvements de résistance :

      Au lieu de crachouiller sur l’ UPR, qu’attendent-ils pour transformer leurs Partis de Gauche en défenseurs du Frexit, eux qui sont si malins et qui sont si anti capitalistes ?? Qu’ils prennent exemple sur le PRCF, ce sont les seuls qui soient cohérents. Ils sont pour la révolution, pour le communisme et pour le Frexit.

      S’ils considèrent l’UPR comme un rassemblement de Droite, malgré le programme CNR, qu’ils balayent d’abord devant leur porte, qu’ils fassent le boulot en interne.
      Quand ils auront réussi à obtenir de leurs Congrès, le Frexit comme proposition principale de leur programme, on verra s’il est possible de faire des alliances avec eux.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 septembre 2019 08:19

      @JC_Lavau
      Bonjour,
      Il y a du vrai dans ce que vous dîtes puisque pour imposer leurs plans les exploiteurs ne se contentent pas de réprimer individuellement les militants qui les dérangent mais ils s’attaquent aux « bastions » du mouvement ouvrier eux mêmes qu’ils font disparaître. Il en a été ainsi avec la fermeture des mines, de l’usine Renault-Billancourt, de toute la sidérurgie et du textile. Mais à chaque fois renaissent d’autres foyers de résistance : les enseignants, les cheminots et surtout l’éternelle crainte des puissants : la jeunesse étudiante et même toute la jeunesse.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 septembre 2019 08:57

      @Fifi Brind_acier

      Il ne faut pas tout confondre. Tu es en train de défendre la politique de l’UPR contre celle de la FI. Tu prêches pour un converti. Ce que je propose pour ma part c’est de défendre encore davantage l’UPR en l’ouvrant effectivement à tous sans aucun clivage.

      Or, nous sommes bien d’accord que l’UPR n’a pas vocation à lutter contre le capitalisme pas plus que le CNR. Le but du CNR était la libération et le but de l’UPR est le Frexit.

      Pour parvenir à leur but le CNR comme l’UPR ont pour stratégie d’être ouverts à tous ceux qui veulent parvenir à ce but qu’ils soient pro-capitalistes ou anti-capitalistes.

      Si l’UPR n’a pas vocation à lutter contre le capitalisme elle n’a pas non plus vocation à défendre le capitalisme et il faudrait que cela se voie. De mon point de vue cela n’apparaît pas suffisamment.

      Il y a une nette distinction entre les organisations pro-capitalistes (Frontistes, gaullistes, centristes...) et les organisations du mouvement ouvrier.

      Or, à l’heure actuelle, l’UPR proclame qu’elle est ouverte aux uns et aux autres (aucun clivage gauche/droite) mais cela n’apparaît pas dans les faits. Si je me trompe, il faut me dire qu’est-ce qui laisse entendre que les courants du mouvement ouvrier s’expriment dans l’UPR : rien.

      Il y a de ce point de vue une nette différence entre l’UPR et le CNR. Dans la liste que tu donnes des organisations du CNR on voit d’ailleurs plutôt une prépondérance inverse avec beaucoup plus d’organisations du mouvement ouvrier que des autres notamment les syndicats, le PCF, la SFIO, les principaux mouvements de résistance qui étaient dirigés par des communistes.

      Pas plus aujourd’hui qu’hier (pendant la guerre) cette question n’est liée à l’efficacité des organisations du mouvement ouvrier dans la lutte contre le capitalisme. Il était question hier des accords Hitler/Staline qui n’étaient certainement pas le meilleur moyen pour lutter contre le capitalisme. Il est certain aujourd’hui que sans sortir de l’UE personne ne remettra en question le capitalisme mais c’est une autre affaire. Quant aux pourcentages obtenus par les uns ou les autres aux élections (je ne fais aucune fixation là-dessus) je pense que de tout temps les deux camps qui s’affrontent perpétuellement sur tous les terrains (pas seulement celui des élections) sont plus ou moins équilibrés...


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 septembre 2019 08:57

      @Jean Dugenêt. La jeunesse étudiante ? Je l’ai été, avant d’être bien plus tard une maturité étudiante, puis plus tard encore, senior étudiant. J’ai de plus en plus de doutes à son sujet. L’ascenseur social est en grande panne, les pesanteurs sociales sont écrasantes, les manipulations de leur naïveté sont triomphantes, pour de nouvelles guerres de religions. Revoir « Skolstrejk för klimatet » de la mouflette suédoise.
      C’est sans surprise qu’on a vu la jacquerie du 19 novembre partir en eau de boudin. Les manipulateurs professionnels ne sont pas près d’être inquiets ; ils ont usuellement trente coups d’avance.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 septembre 2019 09:10

      @Fifi Brind_acier

      Je n’attends pas du tout que le PCF, le PS ou la FI se prononcent pour le Frexit.
      Je ne demandent pas à leurs militants de faire en sorte que ces organisations se prononcent pour le Frexit (C’est leur problème. Qu’ils fassent leur expérience).
      Je ne cherche nullement à ce que l’UPR passe des accords avec ces organisations anti-Frexit.

      Ce que je veux c’est que les militants de ses organisations sachent que s’ils veulent lutter pour le frexit il existe une organisation prête à les accueillir sans qu’il aient quoi que ce soit à renier de leurs convictions de militants du mouvement ouvrier : cette organisation c’est l’UPR.
      Ils en auront l’assurance s’ils savent que, dans l’UPR, il existe un regroupement de l’avant-garde du mouvement ouvrier.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 septembre 2019 12:42

      @cettegrenouilleci
      Tu as mieux que moi expliqué ce qu’il fallait dire.

      "Si ces organisations étaient accueillies « es-qualité » au sein de l’UPR, elles n’y apporteraient qu’illusions, pagaille, ambiguïtés, paralysie, impuissance, luttes de clans, discrédit et désillusions. "

      Si l’ UPR acceptait un courant de Gauche, il faudrait en accepter pour tous les autres : un courant écolo, un courant socialiste, communiste, des Républicains, du FN, des centristes... , et ceux qui ne se reconnaissent dans aucun des courants précédents, on en fait quoi ? Des clubs régionaux de Bretons, de Savoyards, de Corses et d’Auvergnats ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 septembre 2019 14:03

      @cettegrenouilleci

      Bonjour Gérard,
      et Merci pour ton intervention.

      Nous avions sans doute besoin de toi pour mettre tout le monde d’accord. Tout comme Fifi j’approuve la formule :

      "Si ces organisations étaient accueillies « es-qualité » au sein de l’UPR, elles n’y apporteraient qu’illusions, pagaille, ambiguïtés, paralysie, impuissance, luttes de clans, discrédit et désillusions.« 

      De toute façon il n’a jamais été question, pour personne, d’accueillir dans l’UPR quiconque ne serait pas d’accord avec la perspective du Frexit. Ma proposition vise à faire voir, davantage que ce n’est le cas actuellement, que le »mouvement ouvrier« est présent dans l’UPR. SI j’ajoute l’expression »avant-garde« c’est essentiellement pour dire que ce sont des militants du mouvement ouvrier qui sont pour le Frexit. Afin que cela se voie, je ne trouve pas de meilleure proposition que celle que j’ai formulée : je propose que soit regroupée au sein de l’UPR une avant-garde du mouvement ouvrier.

      Il faut bien comprendre ce que j’appelle le »mouvement ouvrier« . Il ne s’agit pas d’une distinction sociologique sur l’appartenance à une classe sociale : la classe ouvrière. Le plus souvent d’ailleurs les leaders du »mouvement ouvrier« n’ont jamais été des ouvriers. Marx, Engels, Lenine, Trotsky... n’ont jamais été des ouvriers. Le »mouvement ouvrier" pour moi regroupe toutes les organisations issues du combat séculaire pour le socialisme. La plupart d’entre-elles (toutes ?), au fil de l’histoire, ont trahi leur objectif premier. J’ai essayé dans un message précédent de résumer cette histoire qui va de la 1ère à la 4ème internationale et au-delà maintenant puisqu’à mon avis la construction d’une 4ème internationale n’a jamais abouti. Ce serait une autre analyse que de le montrer. Je m’y attellerai sans doute.

      Je précise que je reste ouvert à la discussion sur ma proposition ou sur toute autre proposition qui viserait à ce qu’il devienne évident pour tout le monde que le mouvement ouvrier à sa place dans l’UPR.

      Il s’agit par là même de montrer que de nombreux militants du mouvement ouvrier sont (seraient) pour le frexit mais ne trouvent pas de moyen actuellement pour l’exprimer puisqu’ils ne cherchent de solutions que dans les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier (PS, PCF, FI, NPA...) qui refusent le frexit.

      Je veux faire remarquer de plus que ma proposition n’engage à rien car pour l’instant il ne s’agit que d’un regroupement informel. Toutefois, il me paraît nécessaire d’envisager une forme minimale d’organisation pour que les militants puissent échanger entre eux... Je remarque d’ailleurs que ce que nous faisons ici à quatre (Fifi, Doctorix, CetteGrenouilleCi et moi) va dans ce sens. Pour l’instant je trouve très bien que cet échange se fasse sur Agora Vox. Cela permet de montrer que les militants de l’UPR ne craignent pas de discuter entre-eux au grand jour. Cela obligera peut être aussi certains à constater que nous ne considérons pas notre leader (François Asselineau) comme un gourou.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 septembre 2019 19:57

      @cettegrenouilleci
      Je pense que le BN doit être débordé par les remarques et les questions des adhérents. Il y a un responsable du militantisme de terrain au BN, tu peux essayer de le contacter, il y a aussi le responsable de ton département et de ta région.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 septembre 2019 21:46

      @cettegrenouilleci

      Avec le doigt sur la couture en révérence !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 septembre 2019 22:09

      @Cadoudal
      Je vois qu’être raciste demande en effet toute une culture qui m’est étrangère et il faut être tellement sûr d’être supérieur qu’il faut sans arrêt exprimer son mépris non seulement pour les races et religions inférieures et ennemies mais aussi pour tous les tolérants qui ne sont pas d’accord pour participer à la croisade.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 septembre 2019 09:48

      @Cadoudal
      Si les va’t’en guerre contre les immigrés ne sont pas des racistes alors se sont ceux qui les protègent qui le sont.
      J’attends toujours les références sur les bons gaulois qui refusaient l’immigration des Francs... Les bons normands de souche qui refusaient les vikings... Les provencaux qui rejetaient les sarrasins...
      A moins que vous soyez d’accord pour dire qu’ils ont tous été les bienvenus.


  • Zolko Zolko 5 septembre 2019 20:02

    Bien-vu, bien écrit, super article, merci.

     

    Je ne sais pas qui sera la pouliche des Rotschild, mais celle d’en face sera Marion.

     

    En 2002, Agnès Verdier-Molinié rejoint le think tank Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Fondation iFRAP) dirigé par Bernard Zimmern enregistré comme lobby à l’Assemblée nationale

    ah ben alors ce sera Agnès Verdier-Molinié, c’est plié


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 septembre 2019 11:52

      @Zolko
      ah ben alors ce sera Agnès Verdier-Molinié, c’est plié

      Je l’ai entendu quelques fois, ce n’est pas une libertarienne ?


    • Zolko Zolko 6 septembre 2019 12:19

      C’est une libérale. Est-ce la même chose ? Pour moi libertarien c’est Ron Paul, liberal c’est Macron.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 septembre 2019 18:34

      @Zolko
      Les Libertariens, pour faire court, sont des anarchistes de droite, ils sont contre
      l’ Etat, la redistribution, la Sécu obligatoire etc. Je crois que Ron Paul en fait partie.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 septembre 2019 19:16

      @Fifi Brind_acier

      Quelques petites citations d’Agnès Verdier-Molinié qui donnent le ton :

      "Les agents de la Fonction publique sont 5,4 millions ; soit 15% d’augmentation en dix ans, surtout dans les collectivités territoriales. Ces dernières sont 36 769 communes, 15 903 syndicats intercommunaux, 27 régions (bientôt réduites sans guère d’espoir), 101 départements. Ne faut-il pas penser que le mille-feuille serait dégrossi « par la suppression de l’échelon départemental et la fusion des communes françaises en 5000 super-communes » ?

      "

      Elle propose exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire pour revenir à une vraie république nationale : garder et renforcer les départements et les communes. Supprimer le reste. Elle propose le modèle américain.

      " un gouvernement a eu le courage, en trois semaines, de faire un ménage salutaire. Simplification, réduction drastique du nombre des taxes, des élus, des dépenses de l’Etat, des mandats syndicaux, des fonctionnaires, plus que 5000 super communes, impôt sur les sociétés à 18 % : « La France respire, on a évité le mur. » Agnès Verdier-Molinié Presidente de la République ! Cela vaudra mille fois mieux que nos quatre tyrans obèses de socialisme qui se sont succédé depuis 1981."

      Là, il est nettement envisager d’en faire la présidente de la république avec l’idée de réduire encore l’impôt sur les sociétés. Réduire aussi le nombre des taxes mais sans préciser lesquelles elle veut supprimer. Il ne s’agit certainement pas de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité. Virer des fonctionnaires.



    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 septembre 2019 07:47

      @Fifi Brind_acier
      Errata
      Ce que j’ai présenté dans mon précédent message comme des citations de Agnés Verdier-Molinié sont en fait les réflexions d’un journaliste à propos d’un livre qu’elle a écrit.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 08:17

      @Jean Dugenêt
      Macron dit et fait la même chose, mais avec un emballage.
      Elle, elle est brut de décoffrage !


    • Attila Attila 7 septembre 2019 11:48

      @Zolko
      « liberal c’est Macron »
      Faux. Macron n’est pas libéral. Macron est comme la caste de très riches cupides qui l’a porté au pouvoir, il est néolibéral.
      Ça a l’air d’être la même chose, mais c’est très différent :
      les libéraux et les ultralibéraux refusent l’intervention de l’État dans la vie économique. Le rôle de l’État doit être confiné aux fonctions régaliennes de base. Police, Armée, Justice.
      pour les néolibéraux, au contraire, l’État doit intervenir dans l’intérêt du marché.
      "Du libéralisme « classique » au néo-libéralisme, on transite de l’opposition – l’Etat contre le marché – à une alliance de l’Etat pour le marché et pour son développement. L’Etat, auparavant considéré intrusif et dangereux pour les libertés individuelles devient un acteur fondamental dans l’imprégnation du néolibéralisme au cœur de la société. Ainsi n’est-il pas étonnant de voir l’Etat voler au secours des banques " Lien
      .
      En fait, grâce à leurs énormes moyens financiers, les très riches cupides détournent le rôle de l’État pour qu’il serve leurs intérêts plutôt que les intérêts du peuple : privatisation des services publics, destruction du droit du travail, destruction de la protection sociale, etc.
      Une idéologie à la source de nos problèmes : le néolibéralisme

      .


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 16:58

      @Attila
      Merci pour ces précisions, effectivement je ne faisais pas la distinction.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 septembre 2019 20:15

      @Yaurrick
      Je ne suis pas spécialiste de la question mais je pense qu’il faut éviter de parler de « mensonge » dans une discussion où il est question de définir un concept surtout quand "La signification du mot « néolibéralisme » a beaucoup varié au cours du temps : le terme ne fait pas consensus et son utilisation requiert une grande prudence, tant il a oscillé entre différentes significations« (Wikipédia) et je retiens une autre remarque de la Wikipédia qui semble assez consensuelle : »Les critiques ou adversaires des idées néolibérales lui reprochent selon des formes et à des degrés divers d’entretenir ou d’accroître les inégalités, la fracture sociale ou le pillage des ressources naturelles."



    • Attila Attila 7 septembre 2019 20:22

      @Yaurrick
      J’en ai rien à foutre de votre cacapitalisme de connivence, ça existe, mais le néolibéralisme, c’est autre chose.
      Le terme de néolibéralisme a été inventé par ceux-là même qui l’ont créé :
      "Contrairement à ce qu’il laisse penser, le terme néo-libéralisme n’est finalement pas si jeune. La naissance du mot remonte en effet à plus de soixante-dix ans. On le retrouve dés 1934, lorsque Gaétan Pirou, un économiste français, utilise le terme dans un numéro de la Revue d’Economie politique… Le concept est ensuite célébré lors d’un colloque prenant appuis sur le livre La cité libre du journaliste américain Walter Lippmann. La réunion est organisée à Paris entre le 26 et 30 Août 1938 par le philosophe français Louis Rougier. Y sont réunis 26 intellectuels, dont plusieurs économistes, pour discuter de l’avenir du libéralisme. Parmi ces intellectuels, nommons les autrichiens Friedrich Von Hayek et Ludwig Von Mises ainsi que l’allemand Wilhelm Röpke, les français Raymond Aron, philosophe, et Jacques Rueff, économiste, ou encore Michael Polanyi, frères du célèbre épistémologue hongrois" Lien
      .
      Aux lecteurs : je vous conseille de lire les documents en liens et vous constaterez par vous-même l’inanité des propos de Yaurrick qui est un libéral borné.

      Une idéologie à la source de nos problèmes : le néolibéralisme

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 septembre 2019 20:41

      @Attila
      Dans le teste du deuxième lien, je lis "Or nous intériorisons et reproduisons ces croyances. Les riches se persuadent qu’ils ont acquis leur richesse par le mérite, en ignorant les avantages – tels que l’éducation, l’héritage et la classe d’origine – qui peuvent avoir contribué à son obtention.« 
      Les riches pour faire croire qu’ils ont mérité leur richesse doivent surtout faire oublier qu’ils ont truandé. Ils essaient de s’acheter une honorabilité. Or, il n’y a pas de »fortune propre« . Le neolibéralisme me semble être davantage une »idéologie de justification" que la description d’une réalité. Cette idéologie justifie le surenrichissement des plus riches.


    • Attila Attila 7 septembre 2019 20:47

      @Attila
      Faut quand même être sacrément dégénéré du bulbe pour traiter de menteur quelqu’un qui ne fait que transmettre une analyse qui fait consensus chez les économistes, comme ce blog d’économie que je cite :
      "Du libéralisme « classique » au néo-libéralisme, on transite de l’opposition – l’Etat contre le marché – à une alliance de l’Etat pour le marché et pour son développement. L’Etat, auparavant considéré intrusif et dangereux pour les libertés individuelles devient un acteur fondamental dans l’imprégnation du néolibéralisme au cœur de la société. Ainsi n’est-il pas étonnant de voir l’Etat voler au secours des banques " Lien

      .


    • Attila Attila 7 septembre 2019 20:52

      @Jean Dugenêt
      Le néolibéralisme est surtout une action. Après, coup classique, on invente un discours de justification. Mais il faut prendre le temps de lire les articles car entre l’histoire de l’évolution du capitalisme pour aboutir au néolibéralisme, le décorticage de la mécanique du néolibéralisme, l’évaluation de ses effets, il y a de la matière à lire.

      .


    • Attila Attila 7 septembre 2019 21:54

      @Yaurrick
      « l’interventionnisme d’état n’a rien, mais absolument rien à voir avec une quelconque forme de libéralisme »
      Ça fait dix fois que je vous dis que je suis d’accord avec vous sur ce point : l’interventionnisme d’État ce n’est pas du libéralisme.
      Les économistes nous expliquent que le néolibéralisme n’est pas du libéralisme malgré son nom trompeur. La différence entre le libéralisme et le néolibéralisme, c’est l’intervention de l’État.
      Ce n’est pas moi qui le dit, je m’en remet aux analyses des économistes. Si vous n’êtes pas d’accord, c’est à eux qu’il faut vous adresser.
      .
      « Et tant pis pour vos liens. »
      Ça, c’est de l’imbécillité.

      .


    • Attila Attila 7 septembre 2019 22:04

      @Jean Dugenêt
      L’ouvrage célèbre de Naomi Klein, « La stratégie du choc », évalue les résultats de l’application du néolibéralisme dans de nombreux pays. A chaque fois, le néolibéralisme aboutit à un appauvrissement de la population et à un enrichissement de la minorité qui était déjà la plus riche.
      Le but du néolibéralisme est bien démontré : transférer la richesse des peuples au profit d’une caste d’ultra riches.
      Un tel but est évidemment inavouable publiquement. C’est pour cela que le mot « néolibéralisme » s’est petit à petit effacé. Vous n’en trouvez pas trace dans les médias corrompus.
      Diffuser le nom de néolibéralisme, ses buts et son fonctionnement est donc faire acte de résistance.

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 09:39

      @Fifi Brind_acier

      Agnès Verdier Molinié veut se faire passer pour une scientifique en économie alors qu’en fait elle n’est diplômée que d’histoire contemporaine. Elle a obtenu une maîtrise (bac +4) dans cette discipline à Bordeaux. Alors, pour se faire passer pour une spécialiste d’économie, elle met en avant qu’elle elle directrice de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques dîtes « IFRAP ». Avec le mot « recherche » dans le titre chacun se dit qu’il s’agit d’un organisme regroupant des chercheurs, d’un haut niveau intellectuel, en économie.

      Il n’en est rien. L’IFRAP repose sur un nombre réduit de contributeurs qui n’ont jamais publié d’article scientifique et pour cause : ils n’ont ni qualité ni compétence pour cela. L’IFRAP produit des notes. Elle en a produit 229 en 2017. Seulement 2 d’entre elles ont été produite par Samy Azzam qui était un thésard en droit public, devenu docteur depuis et qui est donc, à ce titre, le seul à pouvoir être considéré comme un scientifique.

      Mais l’IFRAP produit surtout des discours visant à dissimuler cette médiocrité. C’est ce qu’on appelle se faire mousser avec du baratin. A commencer par le titre mais aussi les présentations qui sont données. Ne parle-t-on pas d’un « réseau de près de 150 chercheurs, contributeurs et experts qui participent à la conception de (ses) études ». Dans les statuts de l’IFRAP, il est indiqué que le but est « d’effectuer des études et des recherches scientifiques sur l’efficacité des politiques publiques, notamment celles visant la recherche du plein emploi et le développement économique ».

      En plus d’Agnès Verdier Molinié et Samy Azzam, qui sont donc les autres membres de l’IFRAP ? Pour l’essentiel, ils sont six et aucun n’est diplômé en économie. On trouve des titulaires de Master 2 en affaires publiques, en gestion, un ex-avocat, un ancien consultant… Ces six-là produisent près de 80% des travaux et on trouve 14 autres signataires pour le reste : des stagiaires (9%), des cadres dirigeants ou retraités du privé passés pour l’essentiel par les secteurs de la banque ou de l’assurance. Trois sont passés par d’autres secteurs d’activité.

      La réalité, on le voit, est très éloignée des discours de présentation. On est loin d’un « réseau de près de 150 chercheurs… ». Pourquoi tant de bluff ! Parce qu’il s’agit de masquer que l’activité de l’IFRAP relève plus du lobbying que de la recherche. Il s’agit de faire passer des idées politiques pour le résultat de travaux scientifiques. Il s’agit seulement de défendre l’idéologie ultra-libérale c’est-à-dire la liberté de surexploiter les plus pauvres pour le bénéfice des plus riches. Il s’agira, au bout du compte, tout simplement d’appliquer les directives de l’Union Européenne mais en les faisant passer pour une nécessité apparue aux termes de recherches hautement scientifiques qui ne sont donc pas accessibles au commun des mortels. Il s’agit par là même de répondre au mieux à l’attente des milliardaires français.


    • Legestr glaz Legestr glaz 8 septembre 2019 09:48

      @Jean Dugenêt

      Excellente mise en perspective. C’est ce genre d’approche qui manque véritablement aux électeurs pour comprendre comment ils se font manipuler ! Il y a donc la boutique et l’arrière boutique. 


    • Attila Attila 8 septembre 2019 10:09

      @Aux lecteurs
      « La différence entre le libéralisme et le néolibéralisme, c’est l’intervention de l’État. »
      « La faiblesse de cet argument est évidente parce que le point central des principes libéraux réside justement dans l’absence d’intervention de l’état et de la primauté des libertés individuelles. » Lien
      Ça, c’est génial. On l’informe d’un consensus chez les économistes comme quoi le néolibéralisme ne fonctionne pas comme le libéralisme, sa réponse est : c’est faux parce que le libéralisme ne fonctionne pas comme ça.
      .


    • Attila Attila 8 septembre 2019 10:28

      @Aux lecteurs
      Dans la plupart des pays occidentaux, il est difficile de mesurer les résultats du néolibéralisme car il a été appliqué petit à petit pendant des dizaines d’années et il n’est pas évident de séparer les effets du néolibéralisme quand il est mélangé à d’autres politiques économiques.
      D’où l’intérêt du livre de Naomi Klein, « La stratégie du choc ». Naomi Klein est une économiste (London school of economics and political science), elle a recherché et trouvé un ensemble de pays où le néolibéralisme a été appliqué de manière soudaine et brutale : de cette façon, on a un moment précis où le pays bascule dans le néolibéralisme. Il y a un avant et un après, c’est très net.
      Puis elle a étudié la situation économique de ces pays en évaluant bien leur évolution entre l’avant et l’après. Conclusion : dans tous ces pays, le passage au néolibéralisme a provoqué un appauvrissement de la population et un enrichissement de la minorité qui était déjà la plus riche.

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 11:42

      @Attila
      "Conclusion : dans tous ces pays, le passage au néolibéralisme a provoqué un appauvrissement de la population et un enrichissement de la minorité qui était déjà la plus riche."

      Cela je l’avais compris sans être un spécialiste d’économie. J’ai l’intention d’écrire prochainement un article intitulé « le néo-libéralisme pour les nuls » où je m’adresserai à ceux qui sont encore plus incompétents que moi ce qui justifiera pleinement le titre. Il y aura pour l’essentiel deux parties : la théorie et la pratique.

      Dans la théorie le néolibéralisme postule « A bas l’Etat ». Ce n’est toutefois pas la même chose que l’anarchie (Attendez la deuxième partie). Mais, en théorie, l’état ne doit pas intervenir et il faut laisser faire le marché. Pour cela tout doit être privatisé les hôpitaux, les écoles, les retraites, la recherche...

      Dans la pratique le néolibéralisme c’est « Vive l’Etat ». Précisons : c’est « Vive l’Etat Providence ». Précisons encore c’est « Vive l’Etat providence pour les riches ». Car, dans la pratique, il est tout à fait normal que l’Etat intervienne pour sauver des banques de la faillite. Il est tout à fait normal que l’Etat fasse des cadeaux faramineux à Arnault qui promet de sauver Boussac et... licencie tout le monde. Il est tout à fait normal que l’Etat laisse Niel faire fortune en pillant l’annuaire téléphonique des télécoms. Il est très bien que l’état assure quelques milliardaires de continuer à s’enrichir en leur laissant la téléphonie mobile. Il est très bien que l’état laisse la fabrication et la vente des armes à Dassault, Jean-Luc Lagardère... Il est tout à fait normal que des régions ou autres collectivités territoriales donne à Drahi tout le fric qu’il demande pour installer le câblage numérique puisqu’il a quasiment le monopole. Il est normal que ces gens-là ne paient quasiment pas d’impôts. Pour plus de précisions sur ces questions je vous renvoie à mon précédent article : « Ce sont des truands ».

      Les spécialistes d’économie partagent-ils tout ou partie de mon analyse ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 12:22

      @Legestr glaz
      Merci. J’essaie de persévérer.


    • Attila Attila 8 septembre 2019 12:45

      @Jean Dugenêt
      « Cela je l’avais compris sans être un spécialiste d’économie »
      Oui, mais l’étude de Naomi Klein nous en apporte la preuve.
      .
      Je ne sais pas démêler la théorie et la pratique dans le néolibéralisme mais je pense qu’il faut examiner la question de la cupidité. Par exemple, le budget de la Sécurité Sociale est d’environ 400 Milliards d’€ suivant les années. Mettez vous à la place d’un très riche cupide quand il voit ce chiffre de 400 Milliards : c’est de l’argent public qui lui échappe. Il aimerait bien que ces Milliards soient redirigés vers le Marché pour investir dans l’assurance santé.
      C’était le projet de François Fillon pour Axa. Donc, François Fillon élu Président aurait œuvré, comme il l’a déclaré, pour privatiser la Sécu. C’est aussi la direction des Gope :
      « Les dépenses de santé n’ont cessé d’augmenter au fil des ans. Les dépenses totales ont été estimées à 11,5% du PIB en 2017, soit le niveau le plus élevé parmi les pays de l’UE membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Une nouvelle réforme du système de santé a été annoncée à l’automne 2018, et un projet de loi présenté le 13 février 2019. Cette réforme ne pourra réussir que si un cadre juridique et organisationnel clair, créant les bonnes incitations et promouvant la collaboration entre les acteurs publics et privés, est mis en place »
      Lien
      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 13:30

      @Attila
      Merci. Ce genre d’info est en effet très clair.
      Ici, il s’agit bien de désengager l’Etat en privatisant à outrance. Ce n’est pas pour autant que ’l’Etat n’interviendra pas pour choisir à qui il donnera le cadavre de la sécu.


    • Attila Attila 8 septembre 2019 13:52

      @Jean Dugenêt
      Oui, le rôle de l’État est clairement indiqué dans les Gope :
      «  Cette réforme ne pourra réussir que si un cadre juridique et organisationnel clair, créant les bonnes incitations et promouvant la collaboration entre les acteurs publics et privés, est mis en place  »
      Qui d’autre que l’État peut créer un »cadre juridique et organisationnel" ?

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 14:02

      @Attila
      Bien sûr. Merci.


    • Attila Attila 8 septembre 2019 17:58

      @Jean Dugenêt
      @Tous
      J’ai dit plus haut que je ne savais pas démêler la théorie et la pratique dans le néolibéralisme. J’avance quand même la cupidité comme le moteur du capitalisme en général. Mais je viens de trouver quelques documents d’analyse qui permettent d’y voir plus clair :
      —"En même temps que l’état est censé se tenir à l’écart du fonctionnement du marché, les théoriciens néolibéraux soutiennent que son rôle est de créer un environnement favorable aux affaires . Ils accordent donc à l’État un rôle économique et même un rôle actif puisque l’État doit agir afin de créer de bonnes conditions pour les entreprises.« 
       L’écart entre la théorie néolibérale de l’État et la réalité
      .
       »L’Etat néolibéral n’est donc pas un Etat qui se met en retrait, mais un Etat interventionniste. Il se crée un outil à cette fin, l’Europe« 
      Figures de l’Etat néolibéral et enjeu démocratique
      .
      Et pour rappel : »Du libéralisme « classique » au néo-libéralisme, on transite de l’opposition – l’Etat contre le marché – à une alliance de l’Etat pour le marché et pour son développement. L’Etat, auparavant considéré intrusif et dangereux pour les libertés individuelles devient un acteur fondamental dans l’imprégnation du néolibéralisme au cœur de la société. Ainsi n’est-il pas étonnant de voir l’Etat voler au secours des banques "
      Qu’est-ce que le néo-libéralisme ?

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 septembre 2019 18:52

      @Attila
      Je suis d’accord avec tout ça. Le problème, quand on veut être pédagogue et expliquer tout cela à des personnes qui ne sont pas intéressées par l’économie et que tout cela rebute, est qu’il faut faire attention aux termes qu’on emploie et à leurs connotations. Je précise que je fais plutôt partie de ceux que tout cela rebute c’est dire que je comprends le point de vue de mes lecteurs favoris.
      Le verbiage des défenseurs du neo-libéralisme est fait de mots dont la connotation va à l’opposé du sens. Déjà la racine « liberté » dans l’expression « libéralisme » est une énorme tromperie car il n’y a là dedans de liberté que pour les exploiteurs. Il n’y a de « liberté » que dans le fait qu’ils ne veulent aucune entrave, aucune règle, aucune limite, aucun protectionnisme pour que s’exerce la « libre » concurrence. Ce qu’ils veulent c’est le capitalisme sauvage où aucune règle ne viendra protéger les exploités. Dans ces conditions ne peuvent produire que ceux qui le font au moindre coût c’est à dire avec le plus grand profit pour le capitaliste, la plus forte exploitation. Il faut donc faire travailler les enfants et tuer au travail les ouvriers au tarif le plus faible du pays le plus pauvre du monde. Voilà ce qu’est la « liberté » du « néo-libéralisme » ! Belle liberté en effet pour les enfants en question et les ouvriers qui se tuent au labeur ! Il en est de même quand on parle de « libertés individuelles » en affirmant que l’état est considéré comme intrusif et dangereux pour les « libertés individuelles ». Il ne s’agit là, en matière de « libertés individuelles », que de la « liberté » pour les capitalistes d’exploiter autant qu’ils le veulent sans aucune limite. Il veulent être « libre » d’avoir des esclaves s’ils en ont envie. Voilà ce qu’est la notion de « liberté » chez les exploiteurs. C’est bien évidemment supprimer toute liberté aux esclaves-travailleurs.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 septembre 2019 19:30

      @Jean Dugenêt
      Sur le néolibéralisme, un petit livre « Les Evangélistes du marché » de Keith Dixon analyse comment cette idéologie s’est mise en place et en quoi elle consiste.


    • Attila Attila 8 septembre 2019 22:16

      @Fifi Brind_acier
      J’ai lu le résumé mais je ne trouve pas la mention du rôle particulier de l’État dans le néolibéralisme, sauf à la fin :
      "Afin d’affaiblir les syndicats, point de résistance de leur programme, ces derniers ressentaient la nécessité d’un Etat fort susceptible de tenir tête aux revendications « sociales ».
      Je ne lis pas l’analyse de la différence du rôle de l’État avec le keynésianisme.
      Dans le keynésianisme, c’est la politique qui ordonne à l’économie, dans le néolibéralisme c’est le monde économique qui ordonne au politique : c’est flagrant avec Macron.
      .
      Comme livre éclairant sur le néolibéralisme, je recommande « La stratégie du choc » de Naomi Klein. C’est d’ailleurs vous qui me l’avez fait découvrir, vous le citiez souvent il y a quelques années avant que je m’inscrive sur Agoravox.

      .


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 9 septembre 2019 07:57

      @Attila
      Merci, je ne suis donc pas tout à fait inutile ! Le petit livre que je conseille apporte plein d’informations sur la manière dont le néolibéralisme s’est implanté, particulièrement en GB, qu’il n’est pas possible de résumer dans une préface.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 septembre 2019 12:05

      @Jean Dugenêt
      et surtout la Suisse n’est pas dans l’Union Européenne et elle n’applique donc pas les directives d’obédience néolibérale de l’UE. Elle ne contribue pas à l’énorme gaspillage de cette institution de Bruxelles qui, comble du paradoxe, paient des milliers de fonctionnaires pour expliquer qu’il faut supprimer des fonctionnaires dans les états de l’UE.

      Le licenciement en Suisse est difficile car le patron a souvent du mal à trouver des employés. C’est le recrutement qui est difficile. Il y a de fait un salaire minimum plus élevé qu’en France. Quel que soit la manière dont s’exerce la contrainte (qu’il y ait ou non une règle écrite) personne en Suisse n’est payé au SMIC français. La Suisse fait du protectionnisme. Elle ne liquide pas son industrie pour trouver de la main d’œuvre moins chère à l’étranger. Elle soutient son agriculture... Tout ce qui est autorisé aux capitalistes en France est interdit en Suisse ce qui, évidemment, donne plus de liberté à ceux qui travaillent... Essayez de passer la frontière avec 10kg de viande dans votre voiture pour voir... Les éleveurs Suisse vendent leur viande.


    • eau-pression eau-pression 9 septembre 2019 12:38

      @Jean Dugenêt

      La noblesse du mot ouvrier est depuis longtemps salie par le regard des contremaîtres. Depuis quand celui qui fait se condamne-t-il à être le dindon de la farce ? Je ne sais pas.
      Mais quand on voit triompher la devise « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », on doit se demander s’il faut déclencher le combat contre la perversité, en tant qu’instrument de la pulsion de domination, ou s’il ne faut pas plutôt y voir le constat de l’imprévisibilité de l’action humaine. Il faut creuser la deuxième alternative, sans se soucier des ricanements cyniques.
      En effet, on peut ricaner de la loyauté des soldats de Bonaparte, et s’interroger sur les moyens par lesquels ils convainquaient leurs chevaux à aller au combat. Mais que voulait Napoléon ? Avoir sa statue équestre ?

      Je ne sais pas grand’chose de son ambition pour l’Europe, mais tout le monde sait son implication dans le Code Civil.

      A mes yeux, ce qui pousse FA dans la case extrême-droite (je parle des cases artificiellement créées par les médias), c’est son perpétuel rappel aux règles. Personnellement, je n’entends pas dans son discours « tout irait bien si on obéissait aux règles ». J’entends un « ouvrier juriste » qui met à la disposition de tous les projections qu’il fait de l’application des règles en cours.
      Parmi ceux qui ridiculisent le Frexit, il y a des cyniques qui se sentent les pilotes du vaisseau NOM, mais il y a aussi des gens qui se croient étrangers à l’élaboration des règles. Ceux qui croient d’un ricanement se libérer de la parole.

      Tenez : sur ce site il y a un article qui voudrait évacuer les postulats de la physique ou des mathématiques. A coup de mots, on prône de se libérer du langage ! Les conventions n’ont pas pour intérêt de décider de ce qui est vrai ou faux, mais de partager sa vision du monde avec les autres. Les conventions ne figent pas la société, mais permettent à chacun d’y participer.

      A l’heure où d’aucuns rêvent de l’assistant google pour leur Noël, ne serait-il pas opportun de présenter l’UPR comme un « assistant juridique » ?

      Une façon de lier le peuple et le politique.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 10 septembre 2019 08:39

      @eau-pression
      Ben oui, Asselineau fait référence au Droit et aussi au Droit international.
      Le droit est un facteur de civilisation, sans lui, il ne reste que le rapport de force, qu’affectionnent tout particulièrement ceux qui veulent l’exercer sur les autres, et qui râlent quand ils en sont victimes !


    • eau-pression eau-pression 10 septembre 2019 09:27

      @Fifi Brind_acier
      Si vous me lisez avec attention, je n’attaque en rien FA.
      Il y a un travail pédagogique énorme à réaliser pour montrer aux gens qu’ils ne participent plus à l’élaboration des règles mais qu’ils continuent à leur obéir.
      L’UPR le dit frontalement, ça passe mal.
      Pensez à ce qui se passe à l’école, où, sous couvert de bons sentiments, on limite son ambition à passer des recettes.

      En termes crus, une majorité est addict à la vaseline, c’est un vice qui sera difficile à extirper.


    • foufouille foufouille 11 septembre 2019 15:10

      @Yaurrick

      tous les uber machin démontre le contraire : ils sont payés sous le smic.


    • eau-pression eau-pression 12 septembre 2019 09:20

      @Yaurrick
      Les mots sont connotés, qu’on le veuille ou non. Chez nous, rapport de force fait penser au loup et l’agneau. Sans y réfléchir, libéralisme = loi de la jungle.
      Si bien que, même si dans votre idée (libéralisme = une philosophie du droit applicable à la plus petite des minorités : l’individu), c’est tout le contraire de l’interprétation courante, vous risquez d’avoir beaucoup de mal à vous faire entendre.

      De mon côté, je parle d’expérience. Chaque fois qu’il n’y a pas de loi explicite, ce sont des lois occultes qui s’appliquent. Et elles sont bien plus contraignantes.
      Même s’il se croit très malin, Normal 1er a-t-il compris que sa capacité à enfumer les gens en fait le meilleur allié de la finance ?
      En pratique, la banque met la main sur l’activité économique quand les acteurs économiques acceptent de n’être conçus que comme porteurs d’un savoir-faire. A ce moment, ils servent l’autre comme le ferait un robot.

      Nous sommes tous tentés par une vision mécaniste de nos rapports à l’autre. On pourrait presque remercier E.Macron de nous réveiller, qu’on risque, en cédant, de n’être rien.

      Ce que je disais dans un post plus haut, c’est que trop souvent on acquiert des savoirs-faire sans le savoir-pourquoi qui va avec. Bien sûr, la vie sociale serait impossible sans une part de soumission, mais on a atteint un stade inquiétant. Je crois que très peu de députés ont été favorables à la demande de destitution formulée (mieux que ça) par F.Asselineau.

      Finalement, l’aspect légaliste de ce dernier fait peur car il impose de sortir de sa passivité.

      Mais, dans ma vision des choses, si la loi est nécessaire comme lien entre les gens, elle ne peut en aucun cas être le moteur de la vie sociale. L’important est de sortir de l’amalgame loi=contrainte, car pas de loi=encore plus de contraintes.
      Il suffit de regarder ce qui se passe quand vous faites réaliser chez vous un travail par un artisan. Il est bien rare que vous puissiez définir précisément l’opération au départ. La prestation ne sera réussie qu’avec des petites concessions de part et d’autre. Et s’il y a blocage, le droit sera difficile à rendre.
      L’aspect légaliste de FA dit, à mes yeux, que des bases de discussion préalables sont nécessaires, et qu’on s’y reportera en cas de désaccord. Dans un monde qui offre tant d’opportunités d’innovations, une vision de la Loi comme juge suprême serait absurde.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 septembre 2019 10:55

      @eau-pression

      Je me permets d’intervenir dans votre discussion seulement en faisant deux remarques qui ne concernent pas directement le fond de votre problème.

      « Les mots sont connotés, qu’on le veuille ou non. »

      C’est exact les mots sont connotés. Mais les connotations viennent le plus souvent de consonances ou tout simplement de l’étymologie, de la racine. La première connotation de « libéralisme » vient de « liberté » alors que le libéralisme n’est que la liberté d’exploiter ce qui implique de s’attaquer aux libertés des exploités. Les défenseurs du libéralisme veulent être libre d’avoir des esclaves qui n’auront aucune liberté.
      « libéralisme » ne connote donc pas « loi de la jungle ». Il s’agit là d’un sens attribué, à tort ou à raison (je vous laisse en discuter), par ceux qui sont déjà sensibilisé à la question.

      « L’important est de sortir de l’amalgame loi=contrainte, car pas de loi=encore plus de contraintes. »
      Cela mérite discussions ou explications. Il y a de mon point de vue deux manières d’installer l’arbitraire et/ou la dictature soit en supprimant l’état soit en faisant un état fort au service d’une idéologie.
      Je suis donc partisan d’un état fort démocratique c’est à dire d’un état qui se donne les moyens de se référer autant que possible au peuple pour prendre les décisions avant de les faire appliquer.
      Il n’est pas besoin que j’explique beaucoup en quoi les états forts au service d’une idéologie, d’un homme... sont des dictatures (nazisme, fascisme, stalinisme...).
      Les exemples du règne de l’arbitraire avec des états faibles sont plus rares. Il me semble que le meilleur exemple est le « western ». Cette période ou l’Amérique s’étendait à grande vitesse vers l’ouest sans qu’un état s’installe au fur et à mesure sur les nouveaux territoires conquis. Cela est illustré par une quantité de films de western où on voit des rapports de force s’établir sans loi, avec des bandes armées, et où se sont les plus forts qui finissent par gagner. Les plus forts sont alors sont qui ont les moyens de se payer les plus puissantes bandes armées. Je suis donc d’accord pour dire « pas de loi = contrainte » mais on a aussi souvent « loi=contrainte ». Les grosses dictatures ont des lois. C’était le rôle du juriste Walter Hallstein, sous Hitler, de formuler des lois adaptées au nazisme avant de chercher plus tard, au service des américains, des lois pour la dictature européiste.


  • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 6 septembre 2019 03:46

    J’apprécierai beaucoup que le FN passe aux prochaines présidentielles que l’on se rende compte qu’il n’est qu’un rouage du système et qu’il continue la politique contre laquelle il prétend se battre. On pourra alors en finir avec ce parti soit-disant patriote et nationaliste de nostalgiques du 3è reich.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 septembre 2019 08:53

      @dr.jambon-beurre
      Je préfèrerais éviter, si possible... ! Mais je regrette que Salvini soit parti, j’aurais bien aimé voir comment il allait préparer le budget de l’ Italie en ce mois de septembre. Avec le nouveau gouvernement, aucune surprise, il va s’aplatir devant la Commission européenne. Mais Salvini avait dit qu’il s’y opposerait, j’aurais bien aimé voir ça.


  • ticotico ticotico 6 septembre 2019 10:01

    Bien vu l’auteur !

    « ces gens là » (l’oligarchie...) pensent en termes de marketing.

    Hollande est passé grâce à l’impopularité de Sarkozy...

    Macron est passé parce qu’il était vendu comme incarnant la nouveauté par rapport aux deux précédents...

    Macron n’ayant qu’un CDI de 5 ans, et vu son ardeur « réformatrice », il sera invendable en 2022.

    Placer une femme en tête de gondole est de loin la meilleure stratégie pour plaquer sur la même politique une apparence de nouveauté. C’est même la seule qui a une possibilité de fonctionner.

    Après, laquelle ? On s’en fout... Celle qui sera choisie n’aura pas d’autre rôle que d’entretenir la croyance dans le simulacre démocratique...


  • lloreen 6 septembre 2019 12:44

    Il faut arrêter de penser que ce ramassis d’escrocs, d’assassins et de leurs larbins opportunistes sont puissants.
    Le jour où les gens dans leur grande majorité, comprendront leurs manigances contractuelles et leur système de spoliation organisé fondé sur le racket, le vol, l’intimidation, le détournement de fonds publics, les faux en écriture, le faux-monnayage grâce à leur escroquerie de la dette et les assassinats et que les gens se mobiliseront -cela commence pour que ces malfrats atterrissent derrière les barreaux pour les empêcher de nuire davantage, le changement sera effectif.

    Certains commencent par mettre un pied dans la fourmilière comme cet homme, Serge Petitdemange, exposant publiquement la franc-maçonnerie spéculative c’est à dire l’ensemble de personnages qui parasitent la tête de l’ état et de ses institutions.Le bouche à oreille faisant le reste, ce sont de plus en plus de français qui se réveillent, s’informent ailleurs que chez les boutiquiers de l’information à leur sauce personnelle, se rassemblent et commencent à échanger des informations.
    https://www.youtube.com/watch?v=ICKMSCGHIms

    Le vernis qui a longtemps servi à ce système féodal de maquillage démocratique pouvant servir au gré de leurs intérêts particuliers de faux-semblant pour massacrer « démocratiquement » tout ce qui résiste à leur entreprise expansionniste et de collecte de matières premières commence à s’écailler, exposant la réalité douloureuse.
    C’est ainsi qu’un collaborateur du nom de Wesley Clark pouvait officialiser à la planète entière-du moins pour ceux qui s’informent un tant soit peu le plan suivi par ces assassins en bande organisée pour mener à bien leur politique de colonisation en massacrant les gêneurs.
    https://arretsurinfo.ch/video-quand-le-general-wesley-clark-devoilait-le-plan-des-etats-unis-pour-envahir-7-pays/

    Ce syndicat du crime organisé a une double façon pour mener son programme à bien:la manière douce tant que les échines se plient et la manière forte quand les gens sont atteints au porte-monnaie, ce qui est l’avant-dernière étape du programme avant les sévices corporels comme le démontre -entre autres l’affaire du CRS Marc Granier et de ses internements successifs en psychiatrie -comme à la plus « belle époque » de l’ère soviétique suite à ses révélations dans cette interview avec Eric Fiorile, le fondateur du conseil national de transition de France, un outil juridique reconnu par le droit international pour reprendre la souveraineté du pays.
    https://www.youtube.com/watch?v=zfJ1i5B1YMA


  • McGurk McGurk 6 septembre 2019 13:37

    Article qui ne nous apprend absolument rien.

    Cette « stratégie » est probablement déjà en place depuis plusieurs années et les candidats-potiches ne manquent sûrement pas, du moment qu’ils sont serviles et malléables à volonté pour que le marché du travail reste aussi incontrôlable, une machine à créer des chômeurs et à extraire les capitaux sans contrepartie.

    Il y a un vivier extraordinaire à EM de personnes littéralement prêtes à tuer (cf. le député défonceur de crânes) pour être sous le feu des projecteurs et faire semblant de donner un avenir à la population.

    Je pensequ’ils « démarreront » vraiment cette nouvelle supercherie d’ici à la fin de l’année prochaine car il y a encore largement le temps avant de trouver un pigeon qui prolongera l’illusion et fera voter en masse les électeurs français (cons comme des balais, faut-il encore le préciser ?).

    Attali ne se « trompe » pas. C’est une sorte de tiercé truqué dans lesquels les « formateurs d’avenir politique » font le pari que telle personne pourra prendre les rênes du pouvoir en usant de leur influence, en les faisant rencontrer les bonnes personnes/entreprises. Suivant les résultats des candidats à attirer le public, ils redirigent leur appui vers celui qui est « le plus probable ».

    Une politique qui est, en France, tout à fait possible étant donné qu’on ne sait toujours pas d’où vient exactement l’argent (et sûrement aussi combien on leur a donné) des campagnes (cf. le nombre d’ancien candidats dans le collimateur de la Justice), que les différents organes de l’Etat/milieux économiques sont interdépendants (ex : pas de campagne sans une grosse enveloppe des multinationales).


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 septembre 2019 14:05

      @McGurk
      Bonjour,
      Des choses intéressantes dans ce que tu dis mais quelques points à préciser.

      « Article qui ne nous apprend absolument rien. » Il faut se méfier de la prétention de ceux qui n’ont rien à apprendre. Pour ma part, je crois avoir beaucoup de choses à apprendre des autres en discutant avec eux même (et surtout) quand ils ne partagent pas mon avis.

      « les électeurs français (cons comme des balais, faut-il encore le préciser ?) » Voilà une forme de mépris, peut-être différente du mépris de classe de Macron mais qui ne fait pas avancer davantage les choses. J’ai essayé de faire une analyse avec d’autres arguments dans mon article « Pourquoi ont-ils voté pour Macron ? » https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-ont-ils-vote-pour-macron-202784. Dans la discussion ci-dessus, il est aussi questions des expériences de psychologie sociale qui nous apprennent beaucoup. Il faudrait être bien prétentieux pour penser que nous sommes à l’abri d’avoir des comportements déviants en toutes circonstances. Réfléchissons par exemple à nos ainés qui ont été embarqués contre leur gré dans la « guerre d’Algérie » et qui ont assisté voire même participé à des tortures, des viols, des massacres. Qui est certain qu’il n’aurait pas fait de même dans les mêmes circonstances ?

      « Une politique qui est, en France, tout à fait possible étant donné qu’on ne sait toujours pas d’où vient exactement l’argent ». Pour l’essentiel l’argent vient des milliardaires, surtout ceux qui possèdent les médias et les mettent à la disposition de leur poulain (Arnault, Niel, Drahi et Lagardère pour l’élection e Macron).


    • McGurk McGurk 6 septembre 2019 15:52

      @Jean Dugenêt

      La plupart des gens ne souhaitent pas se poser de questions et avoir quelqu’un qui prend en charge ce qu’ils ne peuvent/souhaitent pas faire. D’où cet aveuglement à « voter pour le moins pire » ou bien pour « prolonger la démocratie » (argument qu’on m’a ressorti avant les élections en voulant me culpabiliser de ne pas voter).

      La psychologie de l’électeur français se résume simplement à la poule qu’il faut rentrer dans le poulailler. Si elle n’obéit pas, on sort les chiens de berger qui l’y conduisent en aboyant, suivis si échec par la matraque électrique (pas besoin d’électricité avec la BAC et leurs copains démolisseurs de commerces).

      Les ficelles de l’élection présidentielle étaient tellement grosses que presque personne ne s’est aperçu de cette manipulation grossière de masse. Même en avertissant mes proches, je me suis aperçu que les arguments d’autorité des médias avaient déjà fait leur travail et qu’ils étaient « conditionnés ».

      Ce n’est pas du mépris, c’est juste un constat. On ne peut pas à la fois vouloir un meilleur avenir et se laisser influencer à ce point tout en ne souhaitant pas réfléchir ni même changer le système biaisé dans lequel nous sommes. Or, c’est ce que veulent les électeurs...qui ne savent en fait pas du tout ce qu’ils veulent...paradoxal non ?

      C’est donc une forme de connerie crasse qui participe grandement à la démolition de notre société et de son idéal social pour laisser place à la marchandisation à tous les niveaux.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 6 septembre 2019 18:59

      @McGurk
      S’ils utilisent la propagande, qui consiste à vendre un candidat comme un paquet de lessive, c’est que ça marche encore suffisamment bien, sur suffisamment de personnes.... J’ai du mal à considérer les gens manipulés comme des abrutis, je les considère plutôt comme des victimes. 
      « Psywar la guerre psychologique »


    • McGurk McGurk 6 septembre 2019 21:12

      @Fifi Brind_acier

      Oui bien sûr mais le résultat est le même, non ?

      Au final, on habitue les gens à ne pas se servir de leur cerveau. D’où l’analogie et l’équivalence avec l’abruti.

      Et puis bon, ces « arguments » sont assez faibles et donc facilement « repérables ». On est pas dans un système de propagande, surtout de « marchandisation » comme vous le dites. Les personnes manipulées parce qu’elles veulent bien l’être, donc pas des victimes finalement plus des complices par assistance.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 septembre 2019 08:27

      @McGurk
      Quand un message est le même toute la journée,sans information contradictoire, cela finit par s’imprégner dans le cerveau des gens. Sinon, les tireurs de ficelles ne dépenseraient pas des milliards en relations publiques.

      Les considérer comme des abrutis amène la conclusion qu’il n’y a rien à faire pour contrer les médias. Or, il y a beaucoup à faire...
      Comme dit l’ italien Carlo Cippola :

      "Lorsque la démocratie est malade, il faut la soigner avec une inoculation massive d’information correcte : c’est, hélas, la seule thérapie que l’on connaisse, quoique son application exige une très grande discipline et un effort surhumain chez le médecin (qui vous écrit en sait quelque chose).(...) " 



  • Désintox Désintox 6 septembre 2019 14:56

    Moi je verrais bien Nabila. Non, mais allô, quoi !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 septembre 2019 15:15

      @Désintox
      J’ai regardé la wiki pour voir de qui il s’agit. La sélection de Macron et de la prochaine est un peu du même style en visant toutefois la gamme au-dessus du point de vue intellectuel mais les dispositions morales sont les mêmes. Comme le faisait remarquer un autre intervenant il y a une quantité de connes dans le mouvement « En Marche » prêtes à n’importe quoi pour réussir. Le style « j’assume de mentir pour défendre le Président » en dit long sur leurs motivations, leur mentalité, leur personnalité.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 septembre 2019 15:25

      @Désintox

      Je ne vois pas en ce que Nabilla ne pourrait se poser pour être présidente. Il me semble que vous fassiez de la petassorophobie . C’est indigne !


    • Shaw aka CVN42-OSe-F-HD Shaw 6 septembre 2019 15:28

      @Aita Pea Pea

      Après tes pudeurs de gazelle inter-minablement interminable(s) vis à vis de « Fufu », c’est ... caustique


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