mardi 9 mai 2006 - par Sivis Amarisama

Immigration choisie : un mauvais débat ?

La sécurité fut le thème de la campagne présidentielle de 2002 ; l’immigration sera sans doute au coeur de celle de 2007. Pourtant, le débat s’engage sur un terrain friable, qui cache derrière des faux-semblants de pragmatisme des idéologies et des intérêts personnels peu empreints du bien commun et des valeurs de la République.

Le débat sur ce sujet vient d’être relancé par l’avant-projet de loi présenté par Nicolas Sarkozy, qui met en point d’orgue la notion d’immigration choisie. Ce concept doit devenir pour le ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle « le principe fondateur de [sa] nouvelle politique d’immigration ». Le leitmotiv de cette nouvelle politique est désormais connu : la France doit « choisir » son immigration et ne plus la « subir » en attirant les travailleurs et étudiants étrangers les plus compétents et en freinant l’entrée des migrants les moins qualifiés.

Nicolas Sarkozy et son staff justifient la mise en avant de ce concept d’immigration choisie par la nécessité pour la France de répondre aux besoins de main-d’œuvre et de financement de la protection sociale qui vont se faire sentir au cours des prochaines années en adoptant une attitude pragmatique, responsable, loin des idéologies et de ce que Claude Goasguen a qualifié de « cache-immigration de la gauche, qui n’a jamais eu le courage de gérer la question ».

Dès lors, le débat s’est durci entre une gauche qui crie à la récupération des thèses d’extrême droite par un candidat en quête d’élargissement de sa base électorale, et une droite qui prône la responsabilité et le pragmatisme, se regroupant derrière le célèbre adage : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

Ainsi, cette question relative à l’immigration sera sans nul doute à la une de l’actualité politique durant toute la période qui va nous mener à l’échéance électorale de 2007, dans la mesure où le thème est porteur électoralement et plutôt favorable à la droite, plus à l’aise sur cette question, mais également car le débat, qui repose sur des bases fragiles, ne manquera pas de tourner en rond.

En effet, sur quoi repose la discussion aujourd’hui ? Sur des chiffres, qu’on peut considérer comme fiables mais qui sont interprétés diversement. Par exemple, lorsque certains mettent en avant la progression de l’immigration dite familiale, ils oublient d’en indiquer toute la diversité (couples mixtes, regroupement familial, etc.) et omettent de préciser que malgré cette augmentation, la proportion d’immigrés dans la population française est stable depuis 1975, à environ 7,5% de la population totale.

La discussion repose également sur la légitimité de l’accueil des immigrés et sur le nombre d’entre eux qui devront être accueillis ; toutefois, la question de l’impossibilité de mettre en place une barrière infranchissable aux portes de l’Europe n’est que rarement évoquée. Pourtant, à l’évocation de cette idée, le projet de Nicolas Sarkozy ne peut être considéré que comme naïf ou malhonnête : naïf parce qu’inapplicable, malhonnête parce qu’il est conscient de son inapplicabilité, et mis en avant uniquement pour des raisons électoralistes.

Mais ne nous y trompons pas ; le débat qui nous est proposé aujourd’hui n’est pas, comme l’affirment certains des protagonistes, porté par le pragmatisme et l’esprit de responsabilité, mais bien par une idéologie : l’utilitarisme, entendu comme la volonté de faire se conformer le comportement des faibles aux besoins des forts. Il ne s’agit pas, bien sûr, de verser dans l’angélisme béat, mais la question est de savoir s’il ne conviendrait pas de replacer le débat sur ses pieds en réfléchissant aux fondements idéologiques des positions qui sont défendues, avant de débattre des questions matérielles que soulève l’immigration.

Ainsi on pourrait mettre à jour les idéologies sous-jacentes aux arguments avancés par nos hommes (et femmes) politiques, et on pourrait mettre des concepts derrière des slogans, par exemple l’eugénisme derrière l’immigration choisie...



21 réactions


  • Martine (---.---.186.86) 9 mai 2006 14:10

    « la proportion d’immigrés dans la population française est stable depuis 1975, à environ 7,5% de la population totale. »

    Allez faire croire ça à d’autres !


    • carnac (---.---.7.104) 9 mai 2006 14:28

      il ne faut pas confondre les français issus de l’immigration et les personnes qui ont encore un statut d’immigrés


    • Adolphos (---.---.59.170) 18 mai 2006 08:54

      C’est la même chose, soyont un peu sérieux !


  • carnac (---.---.7.104) 9 mai 2006 14:18

    voir pour les résultat d’une politique inadequate à l’adresse suivante :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9279&id_forum=55330


  • carnac (---.---.7.104) 9 mai 2006 14:20

    Je pense par ailleurs que l’idée que nous nous faisons de l’immigration en France ne correspond pas aux réalités statistiquement établies .

    Il n’y a pas eu en France un afflux soudain d’immigration : depuis 1975 il y a en France 7.4% d’immigrés par rapport à la totalité de la population française et cette proportion est demeurée stable année après année.

    Sur ces 7.4% d’immigrés français , 50% sont sur notre territoire depuis au moins 30 ans : c’est dire s’ils ont fait pratiquement toute leur carrière professionnelle en france.

    Dans les autres pays de l’Europe à 25 , l’immigration représente les 4/5ième de la croissance démographique . En France le 1/4 parceque notre vitalité démographique autochtone a été préservée.

    Par contre des inégalités flagrantes dont mon témoignage n’est qu’une illustration demeurent dans l’intégration : 16.4% des immigrés étaient au chomage en 2002 contre 8.2% pour les non immigrés : la discrimination à l’embauche cela existe.

    Les petits boulots (travail à temps partiel ) représente 8.4% des emplois offerts aux immigrés contre 4.9% des emplois occupés par des français . Ce travail à temps partiel affecte 16% des femmes immigrées contre 8.4% des femmes françaises alors que l’on sait que le travail des femmes immigrées participe beaucoup à l’intégration de la famille.

    En 2003 23% des immigrés avaient accès à la formation continue alors que 43% des français de souche en bénéficiaient .... après 30 ans d’activité professionnelle pour la moitié d’entre eux ils seraient normal qu’ils bénéficient du même droit que les autochtones

    La scolarité est aussi plus difficile pour eux : 10.7% des enfants d’immigrés sortent de l’enseignement secondaire sans qualification contre 6.1% pour les français de souche.

    « L’ascenseur social » semble être coincé au second sous-sol pour les immigrés , quand il est coincé au 1er sous-sol pour les français mais en fin de compte c’est le même problème qui est à régler : créer une véritable égalités de chances pour tout le monde .


    • Fred (---.---.155.75) 10 mai 2006 12:42

      Il serait interessant de voir ces chiffres en fonction du pays d’origine des immigres et comprendre quels immigres arrivent a mieux s’integrer.


    • Adolphos (---.---.59.170) 18 mai 2006 09:10

      D’aprés une enquéte (http://www.college.interarmees.defense.gouv.fr/03pub/memoire/geo/GCHARDEF31 031.pdf)

      Il y a "De telles estimations ont été réalisées par les essayistes Jean-Paul Gourévitch (cf. La France africaine, pp 27 à 69, ouvrage figurant en n° 2 dans la bibliographie commentée) et Thierry Desjardins (cf. Lettre au Président à propos de l’immigration, pp 71 à 92, ouvrage figurant en n° 1 dans la bibliographie commentée). Leurs analyses se recoupent et permettent d’arriver à un nombre d’environ sept millions de personnes d’origine extra-européenne résidant à titre permanent en France abstraction faite de tout critère de nationalité.

      Cette population extra-européenne a cru rapidement sur le sol métropolitain : elle représentait moins de un million de personnes en 1945 et atteignait entre trois et quatre millions de personnes en 1975. Elle a donc doublé depuis cette date. Le taux d’accroissement annuel de cette population (+1,5%) est quatre à cinq fois plus important que celui de l’ensemble de la population de la métropole (+0,3%). Il est vrai que la fécondité des femmes immigrées décroît rapidement au fur et à mesure des générations pour se rapprocher de la moyenne de l’ensemble de la population (les femmes algériennes avaient un taux de fécondité de 4,4 enfants par femme ; ce taux n’est plus que de 3,2 pour leurs filles nées en France). Plus généralement, le taux de fécondité des jeunes femmes immigrées de la seconde génération tend progressivement à se rapprocher de celui des Françaises. Ainsi, en 1982 le taux de fécondité s’établissait à 3,2 enfants par femme immigrée contre 1,8 enfants par femme française alors qu’en 1990, la comparaison de ces taux de fécondité faisait apparaître 2,8 enfants par femme immigrée contre 1,7 enfants par femme française. Cependant, cette érosion sera largement compensée par la persistance du flux migratoire extra-européen. En 2030, si les taux de croissance démographique restent à leur niveau actuel, la population métropolitaine devrait atteindre environ 67 millions de personnes. Sur ce nombre, environ 12 millions seront issus de l’immigration extra-européenne (17,6% de la population). Ce pourcentage encore relativement modeste ne doit pas cacher le fait que la majorité de la population française d’origine européenne aura un âge moyen élevé et un faible taux de fécondité alors qu’il en ira inversement pour la population d’origine extra-européenne. Cette réalité se traduira par un accroissement naturel plus rapide de cette composante extra-européenne qui représentera aux alentours des années 2040 plus de 50% du total de l’accroissement naturel de la population française. Dès lors, à la fin du XXIème siècle, la population d’origine extraeuropéenne deviendra majoritaire dans une métropole qui devrait compter environ 78 millions d’habitants. Le premier facteur d’incertitude est lié au volume des flux annuels d’immigrants qui pourraient être supérieurs aux 150 000 personnes par an que préconise le CES pour stabiliser le volume de la population active à son niveau actuel. Ainsi, la division de la population de l’ONU (Organisation des Nations Unies) a calculé qu’il faudrait que la France fasse venir 89,5 millions de migrants entre 2000 et 2050 si elle veut que le rapport entre la population active et la population âgée de plus de 65 ans (qu’on appelle rapport de support potentiel ou RSP) reste constant afin d’éviter une dégradation des comptes sociaux de la nation."

      Et d’aprés http://www.institut-thomas-more.org/pdf/36_fr_TribuneITM5ChaupradeFr.pdf

      "Considérons le cas français, l’un des pays les plus concernés par les flux migratoires extra-européens. Nous disposons de chiffres récents de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques). Officiellement, 9 % de la population de la France métropolitaine8 est originaire du continent africain et d’Eurasie (Turquie). A eux seuls, ces 9 % assurent 16 % des naissances en France (qui donnent accès à la nationalité française), soit 110 000 naissances. Une projection pour 2030 ouvre sur la perspective suivante : dans 25 ans, la France compterait 10 millions de résidants légaux d’origine extraeuropéenne, ce qui représenterait 15 % de la population (on serait donc passé de 9 % à 15 %) et 30 % des naissances. Autrement dit, au tiers de ce siècle, un tiers de la « future France » serait déjà d’origine extra-européenne9. Dans ces conditions, il paraît assuré qu’à la fin du siècle, la population de France serait très majoritairement de souche extraeuropéenne, les derniers « Gaulois » étant en train de mourir... Plus les années passeront, moins les écoles européennes seront en mesure d’assimiler les petits enfants d’origine extra-européenne. Regardons à ce propos les chiffres en France et notamment celui des effectifs des enfants d’immigrés d’origine extraeuropéennes (âgés de moins de 15 ans) : ils constituent déjà 13 % des enfants dans les classes. En 2030, ce chiffre sera passé à 25 % mais dans les grands centres urbains (Paris, Marseille, Strasbourg...) cette proportion pourra être de 50 voire 75 %26. On voit bien que l’idée même d’assimilation n’a déjà plus de sens."

      Interressant.


  • Luc (---.---.241.159) 9 mai 2006 14:28

    Faux et archi-faux :

    Malgré la censure on arrive à savoir quand même :

    - il y a entre 10 et 12 millions d’immigrés en France

    - depuis 1974, cela ne s’est jamais arrété ; cessez de nous servir la propagande officielle, il en est rentré 300 000 par an depuis cette date !


    • Jojo (---.---.184.168) 9 mai 2006 18:17

      Ca sort d’où ce chiffre de 12 millions ?


    • (---.---.219.8) 10 mai 2006 10:14

      alors là on arrête le délire tout de suite.

      Prenons vos chiffres : 300000 par an depuis 1974, ça fait 9,5 millions entre 1974 et aujourd’hui. Ce qui implique en considérant qu’aucun de ceux-ci n’ont été naturalisés (assez marrant comme hypothèse) qu’avant 1974 il y avait de 500000 à 2,5 millions d’immigrés, ce qui serait absurde (fin de la guerre d’Algérie et autres qui avaient dès les années 50-60 engendré une immigration importante).

      Alors remballez vos chiffres sortis du chapeau, même le FN n’ose plus des arguments aussi gros. A moins que vous ne remettiez en cause le droit du sol....


  • t-h (---.---.247.25) 9 mai 2006 15:36

    Il faudrait qu’on se rende compte d’un truc :

    En fait, si on prend depuis les origines de la france, 100% de la population française est immigrée. Nous descendons des celtes gaulois, des romains, des barbares germaniques francs, des celtes de Bretagne (la Grande-Bretagne d’aujourd’hui), des ibères (par une bonne partie du sud de la France), des populations germaniques ou nordiques (normands, alsaciens), ne parlons pas des enfants de prussiens, allemands, italiens, maures qui naquirent après les guerres, mais aussi de toutes les populations descendantes de serviteurs venus d’anciennes colonies... Et on l’oublie souvent, mais on peut parler des populations métissées des DOM, ils sont français eux aussi, avec des mélanges d’européens, africains, voire amérindiens. (j’en oublie sans aucun doute) Et pour en finir précisons que nos ancêtres les francs sont tous des immigrés venant d’outre-Rhin. Qui eux-mêmes descendent de populations présentent dans le coin à l’époque, qui descendent de... qui descendent de... les copains de Lucie au coeur de l’Afrique (ceux du coté gauche de la rivière et de ceux de la montagne d’en face)... qui descendent... qui descendent de trois bactéries qui se battent en duel dans un espèce de mélange humide et fumant.

    Et pour rassurer les gens, les français aussi ont emigré. On peut d’ailleurs trouver aujourd’hui de grandes communautés de descendants de français au Québec, en Louisianne, à New-York ou encore dans quelques villes australiennes.

    Enfin bref, je pense qu’il ne faut pas se focaliser sur l’immigration, çà fait partie de la vie.

    Etant moi-même un authentique espagnol-breton, je confirme que je suis un français comme les autres ! Et je profite de cet espace pour faire un coucou à mon plus proche ancêtre à deux pattes ! (salut vieux !)


    • Yak (---.---.186.86) 9 mai 2006 17:49

      Ne dites pas de sottises et cessez de nous répéter cette propagande médiatique du style : « Nous sommes tous des immigrés, cela ne résiste pas au moindre début d’examen ».


    • Bulgroz (---.---.212.66) 9 mai 2006 17:53

      Il y une différence entre quelqu’un qui joue du Bignou ou de la guitarre et quelqu’un qui se balade en djellabah avec son coran dans les rues de France.


    • Jojo (---.---.184.168) 9 mai 2006 18:20

      Le problème c’est pas d’être immigré, c’est de s’intégrer. Il y a des africain(es) (et fait surtout maghrébin(e)s) en France depuis plus de 20 ans et qui ne parlent pratiquement pas Français. C’est d’ailleurs de là que vient une partie du problème des djeûnes. Les parents ne leur ont été d’aucune utilité pour leur scolarité.


    • Adolphos (---.---.59.170) 18 mai 2006 09:17

      Hum, c’est assez faux.

      Car certes nos ancétres les gaulois ont parfois été envahi. Mais par qui ? Les Normands ? 2000 personne à tout casser ! Même les francs ne devait pas dépasser 1% de la population.

      En fait des tests génétique comparant les français actuel avec un peu d’ADN préhistorique montre une remarquable stabilité. Il y a plein de français qui sont les descendant direct d’une femme qui vivait il y à des milliers d’années !

      "Les amateurs de généalogie vont devoir ajouter des branches à leur arbre de famille. Le professeur britannique, Bryan Sykes a révélé, grâce à ses travaux sur la génétique, que 95% de la population européenne descend de sept femmes ayant vécu entre 45.000 et 8.000 ans avant Jésus-Christ. Dans Les sept filles d’Eve (éditions Albin Michel), ce chercheur de l’Institut de médecine moléculaire d’Oxford, au Royaume-Uni, revient sur cette surprenante découverte.

      Crottes de hamster et fil invisible

      Expliquer l’histoire des origines par la génétique, telle est la démarche de Bryan Sykes. Il s’est pour cela concentré sur l’analyse de l’ADN mitochondrial (ADNmt), présent dans toutes les cellules humaines. Cette molécule se transmet uniquement par les femmes et mute très lentement, traçant ainsi un « fil invisible » de mère en fille qu’il suffit de suivre pour « remonter dans le temps ». Après avoir validé sa méthode avec des crottes de hamster, Bryan Sykes la met en pratique au début des années 90, en identifiant le cadavre congelé d’un homme vieux de 5.000 ans, retrouvé dans les Alpes autrichiennes, puis les restes de la famille impériale russe. Surprise : leurs séquences d’ADNmt sont similaires à celles d’Européens contemporains. Une révélation qui incite le savant à répondre à une question qui divise les archéologues : dans l’Europe préhistorique, « y a-t-il eu un remplacement des chasseurs-cueilleurs par les agriculteurs » venus du Proche-Orient, comme l’affirme une théorie dominante ?

      Sept mères originelles

      Dans des échantillons de sang ou de salive, les équipes de Bryan Sykes étudient les séquences d’ADNmt de milliers d’Européens. Les résultats aboutissent à une classification en sept souches génétiques principales, soit sept « clans » qui descendent de sept mères fondatrices. L’âge de chaque groupe est « calculé à partir du nombre moyen de mutations découvertes chez les membres modernes de nos sept clans », explique le chercheur. Plus le nombre de mutations est important, plus le groupe est ancien. Or, ajoute-t-il, six des sept femmes « avaient à un âge génétique très supérieur à 10.000 ans », c’est-à-dire antérieur à l’arrivée des agriculteurs du Proche-Orient, au Néolithique (9.000 à 3.000 av. J-C). Ebranlée dans ses certitudes, la communauté scientifique se déchaîne contre Sykes avant de se ranger tant bien que mal à ses arguments.

      [Pourtant les automobiles existent au Japon sans que les Japonais soient des descendant de français. Les techniques se transmettent plustôt facilement]

      Le chercheur britannique peut ainsi affirmer que plus de 95% des Européens descendent de sept mères : 11% descendent d’Ursula la Grecque (-45.000 ans), 6% de Xenia la Caucasienne (-25.000 ans), 47% d’Helena la Pyrénéenne (-20.000 ans), 5% de Velda l’Espagnole (-17.000 ans), 9% de Tara la Toscane (-17.000 ans), 6% de Katrine la Vénitienne (-15.000 ans) et 17% des Européens ont pour maman originelle Jasmine (-10.000 ans), venue de Syrie. Le clan de chacune de ces femmes a essaimé dans toute l’Europe. Vingt-six autres groupes génétiques ont été identifiés dans le monde, dont treize sont africains.

      [Cela colle aussi avec la linguistique. Les Indo-Européens auraient « conquis » une Europe déja Indo-Européenne, Indo-Européen ancient comme ont dit pour l’instant.]

      Cette approche offre l’occasion à chacun de mieux connaître ses origines. Bryan Sykes a d’ailleurs fondé la société Oxford Ancestors Oxford Ancestors qui propose de déterminer la mère originelle du curieux qui en fera la demande."


  • Scipion (---.---.130.235) 9 mai 2006 18:32

    « La sécurité fut le thème de la campagne présidentielle de 2002 ; l’immigration sera sans doute au coeur de celle de 2007. »

    Comme je peux voir les choses, la surpopulation étrangère visible - pour user d’un euphémisme politiquement correct à la con - sera l’affaire Dreyfuss du XXIe siècle !

    L’ampleur des débats qu’elle suscite déjà ici, et la dureté de l’affrontement indiquent que les affrontements entre Français pourraient atteindre des sommets...

    Et je dédie cette prédiction au dénommé t-h, rabâcheur de lieux communs usés jusqu’à la corde.


  • t-h (---.---.62.20) 9 mai 2006 19:42

    Oulà, j’aurais dû mettre des smileys dans mon commentaire, il y avait un peu d’ironie dans le message, par contre je suis étonné par les réactions... Il va bientôt falloir s’excuser de NE PAS se méfier de « ces gens là » ou bien des « autres ». Désolé, les musulmans ne me font pas plus peur que les catholiques.

    Mais comme tout le monde sait toujours mieux que tout le autres comment sont les choses, je ne peux que nous recommander de passer sur le site de l’INSEE (par exemple), et de lire ce qui porte sur l’immigration en France, on y apprend plein de choses intéressantes.

    De mon coté, je retourne jouer du biniou et des castagnettes en attendant de manger des crèpes à la paëlla... ;)


  • Noproblem (---.---.38.153) 10 mai 2006 07:49

    Il faut bien voir que l’immigration choisie est une astuce imaginée par les conseillers de Sarkozy pour lui attirer les votes de ces millions de Français qui en ont marre, complètement marre, de voir leur pays submergé par des millions de gens, de toutes les couleurs, affluant des quatre coins du monde, sans prendre position contre l’afflux et la submersion. Ils sont payés pour faire gagner Sarkozy en 2007 et ils se moquent qu’il soit retoqué, pour escroquerie morale e abus de confiance, en 2012.


  • Manu Manu 11 mai 2006 10:47

    Merci pour cet article qui met en lumières les vrais enjeux : comment chercher à se faire élire par tous les moyens !

    A ceux qui justifient ces mesures sur le principe de « l’impossible intégration des musulmans » (au fait, j’habite dans le XIXè à Paris, un des arrondissments les plus « populaires », je n’ai jamais vu de quelqu’un se balladant en djellabah le coran à la main et même alors...), peuvent-ils m’expliquer les difficultés des mexicains à s’intégrer aux USA ? Ne sont-ce pas de bons catholiques (surement plus pratiquant que vous et moi) ?

    Alors ?


    • Fred (---.---.155.75) 11 mai 2006 12:01

      Les Mexicains s’adaptent mieux par exemple que les noirs Americains pourtant originaires du pays. Le debat actuel avec l’immigration Latine aux US est principalement sur l’immigration clandestine.


    • Adolphos (---.---.59.170) 18 mai 2006 09:19

      Intégration ? Non, c’est l’assimilation que « nous » voulons. Le communautarisme actuel prouve que l’integration, ca ne veut rien dire.


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