jeudi 13 septembre - par Krokodilo

Intense propagande pro-anglais dans les médias !

La remise ce jour d'un rapport sur l'apprentissage des langues vivantes a donné lieu à des reportages sur l'anglais à l'école primaire, plus précisément l'enseignement de matières (maths, histoire, etc.) EN anglais !

Le même sur Youtube

Que ce soit sur TF1, France2, 3, France-info ou probablement d'autres (pas vus), ces reportages sont un modèle de propagande digne de servir d'exemple aux écoles de journalisme sur le thème « Comment manipuler l'opinion publique » !

Tout d'abord, le « hasard » a bien fait les choses puisque, dans tous ces reportages, les radio-trottoirs de parents, enfants et professeurs des écoles (ex-instituteurs) n'ont trouvé que des témoignages allant de satisfaits à enthousiastes, voire extatiques !

De plus, les parents peuvent être rassurés : deux maîtresses ont certifié, enthousiastes elles aussi, que le niveau de français des petits n'en souffrait pas. On sentait qu'elles se retenaient de dire « bien au contraire », « ça ouvre l'esprit » ou autres clichés sur l'apprentissage précoce.

Le ministre lui-même n'a pas craint de mentir, par stratégie ou ignorance, argumentant à la radio qu'il avait été prouvé que l'apprentissage précoce augmentait le niveau de langues. Non, car cela dépend de la suite, de la pratique régulière (une langue étrangère à ce stade peut s'oublier, suite à un déménagement par exemple) et surtout de la motivation tout au long des années suivantes.

Mais sur ce sujet, le dogme vaut preuve. Plus fort encore, ils ont réussi à embrouiller encore plus la question par la parution presque simultanée d'un rapport sur l'enseignement de l'arabe – un sujet propre à des polémiques politiciennes. Alors que le programme qui fait une place aux langues ethniques existe depuis des années (ELCO).

Rappelons brièvement quelques points-clés.

- Une absurdité pédagogique :

Les enfants ont une aptitude musicale plus grande, seule chose prouvée, et pour utiliser au mieux ces capacités en matière de langues, une initiation linguistique non spécialisée suffit : apprendre plusieurs alphabets, prononcer les autres langues européennes, dont les sons qui n'existent pas en français, comme la jota espagnole, le « r » roulé (que tous les Français ne savent pas prononcer), etc. La spécialisation à un âge précoce est une aberration pédagogique.

- Une confusion entre deux apprentissages différents :

L'article du Figaro aborde, mais trop brièvement, un point essentiel : « D'après le médecin, l'apprentissage d'une langue doit s'établir de façon naturelle. Dès qu'on lui apprend avec un programme scolaire, il n'a plus de but et apprend moins rapidement », nous explique-t-elle »

Dit autrement, cela veut dire qu'on confond ou fait semblant de confondre l'apprentissage scolaire et l'immersion familiale, ethnique. Il n'y a pas la même motivation, ni le facteur émotionnel, ni la permanence.

- Des études biaisées : on nous compare à la Suède !

Un pays qui a quasiment abandonné sa langue, ne l'utilise plus à l'université, diffuse des films et des dessins animés en anglais sous-titré. Mais qui n'a pas une industrie du cinéma développée, à l'inverse de nous, ni un passé de langue diplomatique, et encore largement répandue. Si nous devions nous comparer, ce serait à l'anglais. Or, la GB est largement derrière nous question apprentissage des langues. Un des rapporteurs, le journaliste anglophone Alex Taylor a justement précisé que nous sommes dans la moyenne (en tenant compte à la fois de la première et deuxième langue scolaire). Arrêtons de parler de "retard" !

Un tabou : l'apprentissage des langues à l'école n'est pas une question pédagogique mais politique !

Le plus fascinant des ces reportages, c'est la totale absence du problème de fond : ils partent tous d'un présupposé qu'il faut de l'anglais à l'école primaire et qu'il faut en améliorer le niveau. Mais qui a décidé 1. qu'il fallait faire de l'anglais une matière obligatoire et 2. enseigner en anglais au primaire ? Sans même vérifier que cela ne nuit pas au français, déjà bien malmené même à l'université...

A quel titre ? S'il s'agit d'apprendre la langue de l'Empire du moment, celle du plus fort, pourquoi ne pas faire du chinois comme les enfants de certaines élites américaines ? S'il s'agit de l'UE, depuis le Brexit l'anglais n'est plus selon les textes une des langues de travail – alors pourquoi pas l'allemand, notre premier partenaire commercial ? S'il s'agit de reconnaître l'anglais comme langue mondiale obligatoire, la décision n'appartient-elle pas au Parlement, ne devrait-elle pas faire l'objet d'un débat public ? Et quelqu'un au ministère se rappelle-t-il qu'à l'école on est censé choisir ses deux langues vivantes ? La définition de choisir échappe-t-elle à nos élites ?

Bravo donc aux quelques personnes quirestent lucides :

« Interrogé par RMC, Antoine Dierstien, directeur d'école primaire et membre de la CGT-éducation, estime que les élèves ont d'autres priorités. « En CP, imaginer un enseignement autre que la langue en langue étrangère c'est pour moi complètement absurde. La priorité c'est la lecture, l'écriture. Chaque matière a son vocabulaire problématique. C'est aussi problématique pour les enseignants d'arriver à ce niveau de maîtrise de la langue. »

« Un cours entier en anglais, c'est infaisable, on a seulement les moyens d'introduire quelques mots anglais durant la séance », déplore-t-elle. »

Et bravo au Figaro pour avoir fait un article moins dogmatique qui ne cache pas les enjeux et les difficultés de la question. Ou Ouest-France

On crée de l'inflation et des frustrations : pour faire comme certaines écoles privées (dixit le ministre), il faudrait toujours plus de profs, de natifs, augmenter la formation des professeurs des écoles (en anglais, of course), voire diviser de moitié les classes, etc., toutes choses vraisemblablement impossibles à généraliser, ce qui entraînera automatiquement un sentiment d'injustice sociale (mon papier humoristique récent était finalement prémonitoire !)

On a introduit l'anglais au primaire sous couvert d'initiation AUX langues. Voici maintenant l'enseignement de matières EN anglais, jusqu'à supplanter le français au primaire – un comble ! On s'éloigne encore un peu plus de l'esprit de la loi, on se rapproche de ce qui semble le but réel : faire de l'anglais la langue mondiale de communication.

Ce n'est nullement un problème pédagogique mais structurel (combien et quelles langues proposer, où ça, comment gérer tous ces profs) et politique, la volonté d'imposer l'anglais de plus en plus jeune, de gré ou de force !

Par aveuglement ou dogmatisme, peut-être par atlantisme, on complique à l'extrême le sujet des langues à l'école, alors que la solution est très simple : initiation diversifiée aux langues en CM1 et CM2, suivie d'un libre choix de deux langues vivantes en 6e. Nous l'avions proposé comme projet de réforme, qui permettrait une vraie liberté de choix, y compris parmi les langues mortes, récemment renvoyées au rayon souvenirs...



78 réactions


  • devphil30 devphil30 13 septembre 08:32
    Entièrement et totalement d’accord avec votre article coup de gueule.

    La colonisation rampante des USA ....

    Pourquoi pas en Russe ... j’imagine le tollé, la langue de l’ennemi alors que là personne ne réagit.

    On mange ,on pense , on parle pro anglo saxons et maintenant on va apprendre les matières de base avec l’anglais ....

    Bientôt le Français sera la deuxième ou troisième langue après l’anglais et l’arabe

    Nous sommes des carpettes et si Jupiter se complait tant à faire le caniche vis à vis de Bruxelles et des USA qu’il n’oublie pas le caractère des Gaulois

    Philippe

    • NEMO Joker 13 septembre 08:40

      @devphil30

      « La colonisation rampante des USA .... »


      rampante ?

      avez-vous déjà vu un éléphant ramper dans un magasin de porcelaine ?

    • devphil30 devphil30 13 septembre 16:30
      @Joker

      Effectivement c’est rare mais cette vision de l’éléphant dans le magasin de porcelaine peu de gens l’ont.

      Ils voient surtout un gentil ami , un allié prompt à mettre des armées à travers le monde pour mieux capter les richesses et créer une zone tampon avec les rocheuses.

      Sauf qu’aujourd’hui les missiles n’ont plus de limite alors sam ( comme celui qui vous raccompagne le samedi soir ......) , notre oncle adoré dicte au monde une politique unipolaire dépassé depuis la renaissance de la Russie

      Quelques livres de Antony sutton et son profil via Wikipédia même si on peut s’en méfier.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_Cyril_Sutton

      Les USA sont exactement le contraire de ce que l’on veux nous faire avaler , ils sont parfaitement ce qu’ils décrivent des autres , roublards , menteurs , fourbes et dangereux.

      Par USA , je parle des élites et des banquiers pourvoyeurs de guerre 

      Philippe


    • Alren Alren 14 septembre 17:03
      @cric

      Pour mettre leur or hors d’atteinte des nazis en cas d’invasion de l’Angleterre, en 1940, les Anglais firent traverser l’Atlantique à leur précieux métal sur des bateaux rapides pour échapper aux sous-marins ennemis.

      Mais les bateaux débarquèrent l’or ... au Canada, un dominion, pas aux USA !

      Pas fous les Anglais !!!

    • Oceane 14 septembre 20:57

      @devphil30

      « La colonisation rampante des USA... »

      « L’Afrique est...le continent où se joue l’avenir de la Francophonie » E. Macron, le dernier en date.

      Et la France ne se contente pas le proclamer, elle fait mieux, elle finance. Colonisation, pas colonisation ?


  • NEMO Joker 13 septembre 08:38

    De quoi vous plaignez-vous ?


    Certains se souviennent peu-être d’articles informant des sanctions subies par des élèves de primaire parce qu’ils parlaient breton, basque, alsacien ou patois lambda dans la cour de récréation !

    Pourtant, pouvoir échanger dans sa famille est primordial, et la famille des petits urbains ajuourd’hui, c’est la télé et internet 

    pour la télé, ça coûtera quand même moins cher de pouvoir diffuser 90% des merdes actuelles sans avoir besoin de refaire la bande son et pour internet, c’est quand même mieux de comprendre le vocabulaire qui permet de s’en servir

    non ?

    • L'Astronome L’Astronome 13 septembre 12:02
       
      @Joker
       
      « et pour internet, c’est quand même mieux de comprendre le vocabulaire qui permet de s’en servir »
       
      Je ne vois pas l’intérêt de ramper devant tout ce qui est « merde in U.S.A. »
       

    • skirlet 13 septembre 15:47

      @Joker
      « non ? »
      Non.


    • devphil30 devphil30 13 septembre 16:32

      @L’Astronome



      L’astronome redescend de l’espace , Joker est au deuxième degré ....

    • Ruut Ruut 13 septembre 17:10

      @Joker
      Coder en Français nous assurerais un meilleur contrôle de nos programmes sensibles.
      Coder en Anglais n’est pas une obligation, juste un choix de naze qui ne font que du copier coller de code qu’ils ne comprennent pas et pire qu’ils ne maîtrisent pas (valable pour tous les codeurs).


    • Djam Djam 15 septembre 13:01

      @Joker


      On sent chez vous la hauteur de plafond ! Continuez-donc sur ce genre d’argument et vous allez traverser le sous-sol...

  • Decouz 13 septembre 08:58

    Juste une précision la jota espagnole (le son existe aussi entre autres langues et avec des nuances en allemand, en arabe et il me semble en russe) n’est pas un r roulé.


    • Krokodilo Krokodilo 13 septembre 09:23

      @Decouz La phrase n’est pas assez claire, c’étaient effectivement deux exemples différents de sons inexistants en français.


    • NEMO Joker 13 septembre 09:37

      @Decouz

      en français, ce phonème existait aussi, plus ou moins prononcé, dans certains patois (qui à la différence des dialectes ne sont pas des langues différentes, ais une variante locale et rurale d’une même langue).

      Ce phonème a d’ailleurs été parfois transcrit quand il était toujours utilisé, au XIXeme siècle, par la lettre X : Xavier pour le prénom espagnol Javier.

      Certains toponymes commençant pas la lettre X (Xonrupt, Xamontarupt, Xaintois, Xaronval dans les Vosges) n’étaient pas du tout prononcés comme aujourd’hui, mais l’initiale était une sorte de de très forte aspiration et non un « KSS ».

      Les langues évoluent, les écrits restent et les préjugés sont incrustés comme de la vieille crasse.

    • Krokodilo Krokodilo 13 septembre 09:54

      @Joker Et le « r » roulé est naturel en catalan, entre autres. Je parlais seulement du français national en somme !


    • Giordano Bruno 13 septembre 11:59

      @Decouz
      Ce phonème est présent dans mon exemplaire du Petit Robert, 1983. On le retrouve par exemple aux mots, « jota », « khamsin » ou « xérès ».


    • Djam Djam 15 septembre 13:02

      @Joker


      Ben oui, on avait remarqué, vous, vous n’avez aucun préjugé !!!! MDR smiley

  • ticotico ticotico 13 septembre 09:54
    @Krokodilo

    Vous avez tout à fait raison. 

    Oui, les USA essaient de maintenir et d’accroître leur domination par les armes et l’économie mais aussi par leur « culture » (nom de code de l’industrie du divertissement et de la propagande) et les « réseaux sociaux » (nom de code de « je sais tout de ta vie »). 

    Sur l’apprentissage, un témoignage personnel

    Apprendre tôt est tellement plus facile... ma fille est « née bilingue » (espagnol), elle parle les deux langues sans accent et du coup elle a appris l’anglais très rapidement. 
    Tout cela étant acquis, à 13 ans elle a décidé d’apprendre le coréen, plus motivée par les dramas et la K Pop que par le désir de comprendre Kim Jong Un dans le texte.

    Dans le cas de ma fille, même si j’ai de gros doutes sur la valeur artistique de ses centres d’intérêt, je crois qu’elle y est venue parce que la culture anglo-saxonne est tellement dominante auprès des jeunes qu’elle n’y trouvait pas l’attrait « exotique » qu’on recherche quand on construit sa personnalité.


    • Nobody knows me Nobody knows me 13 septembre 11:21
      @ticotico

      J’ai toujours été subjugué par la facilité de mes camarades bilingues au collège.
      J’ai eu des camarades dont les parents étaient allemands ou hollandais, et qui parlaient trois-quatre langues sans problème.
      Je me dis que si la possibilité se présente (parents de langues maternelles différentes par exemple), ce serait bête de ne pas en profiter.
      Bon évidemment, si ça aide l’impérialisme rampant des Etats-Unis, c’est moins cool...
       smiley

    • skirlet 13 septembre 16:02

      @Nobody knows me
      Les multilingues impressionnent toujours, mais quand on regarde de plus près leur niveau de langues, c’est moins reluisant. Et même pour les parents de langues différentes, c’est pas gagné... Voilà l’un des exemples : une femme russe (mon ancienne compatriote) épouse un Norvégien rencontré en Russie et qui parle quelque peu russe. Ils s’installent en Norvège et décident que leurs enfants seront bilingues. Donc, le norvégien dans le pays et à la maison, + de gros efforts pour le russe qui n’est pas perçu par les enfants comme indispensable (le truc « maman ne te comprend pas quand tu parles norvégien » devient vite inefficace, les enfants voient leur maman parler avec les voisins, au téléphone etc.) Ensuite le père reçoit une proposition de bosser en Russie pendant quelques années, avec la possibilité d’emmener toute la famille. Ça tombe bien smiley Une fois sur place, les enfants vont dans une école russe. Et c’est la cata : tout le monde se rend compte que leur russe, bien que « fluide », n’est pas au niveau permettant d’étudier à l’école... Des gros efforts à la clé pour améliorer ce niveau, l’objectif est atteint, mais là, c’est le norvégien qui décline sérieusement. Donc, de gros efforts pour relancer le norvégien, mais par trop, sinon l’école... etc. Cinq ans plus tard, retour au pays et rebelote.

      Je ne veux pas dire que la connaissance des langues est totalement inutile. Mais ce n’est pas le plus important dans la vie, en tout cas pas pour tout le monde, loin de là.


    • devphil30 devphil30 13 septembre 16:37
      @ticotico

      Parfois , je pète un cable et je me dis , je retire tous les mots anglophone de ma conversation par jeu comme le ni oui ni non ...
      Liste non exhaustive
      Week end , camping , tee shirt , smartphone , mail , football etc
      Pas simple

      Le lien c’est bien mais il faut travailler pour la postérité donc mettre le titre qui vaut son pesant de garçons de cheval ( cow boys )
      Spotted : les looks off-duty des tops à la Fashion Week

    • Ruut Ruut 13 septembre 17:12

      @skirlet
      Bien vue une langue doit se pratiquer pour être maîtrisée.


    • skirlet 13 septembre 18:49

      @devphil30
      Cowboy = (garçon) vacher
      mail = courriel
      smartphone = ordiphone (après tout, c’est juste un appareil)
      camping = campement
      fashion = mode
      etc


    • babelouest babelouest 14 septembre 03:56

      @skirlet

      Le terme « smart » est bien plus complexe que cela : c’est un ami d’origine anglaise qui l’a souligné devant moi.

      https://44contrelinky.blogspot.com/2017/02/smart-vous-avez-dit-smart.html

      On sent bien là la perversité de ce langage....


    • skirlet 14 septembre 12:35

      @babelouest
      Meuh je le sais smiley En anglais, plein de mots sont vachement polysémiques. Ça ne change toutefois pas mon avis sur le mot « smartphone ».


  • leypanou 13 septembre 10:14
    La spécialisation à un âge précoce est une aberration pédagogique : même si c’est pour faire de bons valets anglosionistes comme l’aurait dit le Saker ?

    D’où vient d’après vous le grand succès du globbish si ce n’est du formatage très tôt, en particulier dans les écoles de commerce ?

  • Giordano Bruno 13 septembre 10:20
    Miser sur l’anglais, c’est-à-dire sur la langue des Etats-Unis, au moment où ce pays est sur le déclin est un anachronisme. Le monde de 2050 ne sera pas le monde de l’an 2000.

    Ma fille (7 ans et demi), suivant l’actualité, a décidé d’apprendre le russe.

    • skirlet 13 septembre 16:03

      @Giordano Bruno
      Она правильно сделала smiley


    • Giordano Bruno 13 septembre 21:16
      @skirlet
      J’espère. En tout cas pour l’instant ça donne pas mal de boulot au papa qui n’y connaissait rien il y a un mois. Mais je suis joueur d’échecs ; je me dis que ça peut servir.

    • skirlet 13 septembre 23:20

      @Giordano Bruno
      Que ça peut servir ? Et la structuration de pensée, l’ouverture au monde, l’approche de l’autre dans sa singularité et son altérité (enfin, tout ce qu’on sort au sujet de l’anglais) ? smiley Je blague.
      C’est alors vous qui lui enseignez la langue ?


    • Giordano Bruno 14 septembre 00:15

      @skirlet
      Elle ne va pas à l’école. Je pratique l’instruction en famille. Pour l’instant nous avons de très bons résultats dans tous les grands domaines (lecture, grammaire, arithmétique, ...). En français, elle lit en ce moment « Le seigneur des anneaux », une épopée de plus de 1000 pages. Elle a une ou plusieurs années d’avance selon les disciplines. Elle fait déjà de l’espagnol (niveau collège) et un peu d’anglais (langue qu’elle n’aime pas et dont elle ne connaît que quelques rudiments - que je lui dise que cette langue va sans doute devenir obligatoire ne suffit pas à la motiver). Avec sa demande d’apprendre le russe, je suis confronté à un nouveau défi : enseigner quelque chose de complexe que je découvre avec elle. Ce sera nécessairement moins efficace que si je maîtrisais la langue. Pour l’instant cela ne nous empêche pas d’avancer. Plus tard, si sa motivation est stable, je chercherai s’il est possible de recevoir des cours par quelqu’un de plus compétent sans que cela ne nous coûte trop cher, car nous vivons sous le seuil de pauvreté. 


    • skirlet 14 septembre 12:12

      @Giordano Bruno
      « Le seigneur des anneaux » ? Bon courage, je n’ai pas réussi à accrocher, et pourtant j’ai plusieurs « gros livres » à mon actif...

      langue qu’elle n’aime pas et dont elle ne connaît que quelques rudiments - que je lui dise que cette langue va sans doute devenir obligatoire ne suffit pas à la motiver

      Normal. Ça ne suffit jamais pour motiver. La motivation doit être suffisamment puissante, et les raisons sont multiples et parfois assez inattendues smiley

      Avec quel(s) manuel(s) vous travaillez le russe ? Enfin, si ça devient trop ardu, vous pouvez me poser des questions. Le russe, ça me connaît smiley


    • Giordano Bruno 14 septembre 13:58
      @skirlet
      Je vous remercie pour votre proposition.

      Pour l’instant nous travaillons avec les livres suivants :
      - Kohtakt ! Méthode de russe pour débutants (A1 - A2). Ellipses.
      - Lire et écrire le russe. Larousse
      - Petit cahier d’écriture en russe.
      + quelques ressources sur internet.

      Notre principal problème pour l’instant est de prendre un bon départ avec la prononciation. Les diverses sources dont nous disposons présentent des contradictions entre elles et des contradictions internes. Par exemple les accents que nous entendons dans les enregistrements de la méthode Kohtakt portent bien souvent sur des phonèmes différents de ceux indiqués dans le livre. Disposer d’un livre ou d’un site internet présentant la prononciation des mots russes de façon claire et fiable nous serait des plus utile.

    • skirlet 14 septembre 19:03

      @Giordano Bruno
      Je ne connaissais pas la méthode KOHTAKT, j’ai jeté un oeil sur l’extrait visible. En tout cas, sur les fichiers sonores les voix parlent bien, sans accent. Quelques remarques :
      - inutile de trop étirer les voyelles accentuées, c’est pas l’italien smiley Le plus souvent, elles ont pratiquement la même durée que les autres voyelles
      - ils disent que le son « u » n’existe pas en russe ; c’est pas vraiment faux, mais pour éviter la prononciation « à l’étrangère », il vaut mieux prononcer Нюра comme « nura » et non comme « nioura » ou « nïoura »
      - de même, нет c’est comme dans le mot « ma_gnet_oscope »
      - pour réussir les sons « mous », imaginez que ces voyelles sont suivies par le « i » et retenez la position de la langue
      - le son ы est comme le « i » mais avec la base de la langue baissée

      Sur le site Forvo la prononciation est pas mal.
      Sinon quelles contradictions avez-vous rencontrées ?


  • zzz'z zzz’z 13 septembre 10:33

    Après, l’on pense avec des mots… La désuétude de l’usage du français dans les médias, l’usage de la novlangue font qu’il devient impossible de penser avec les mots que nous offre le spectacle de la marchandise dans les médias de masse ; c’est son but primaire selon l’inventeur du terme.


    Si cela permet, au bout du compte, de refaire penser les gens, dans une France diluée dans l’Union Européenne, je suis pour ; La défaite est là. 

  • Nobody knows me Nobody knows me 13 septembre 11:12
    Tout d’abord, le « hasard » a bien fait les choses puisque, dans tous ces reportages, les radio-trottoirs de parents, enfants et professeurs des écoles (ex-instituteurs) n’ont trouvé que des témoignages allant de satisfaits à enthousiastes, voire extatiques !

    Sans aborder le sujet, les micro-trottoirs n’ont absolument aucune valeur.
    Si les médias font semblant de ne pas le comprendre, ayons au moins l’intelligence de ne pas les prendre au sérieux et ne tenons pas compte de ces techniques bidonnées.
    Les questions sont orientées, les interviewé(e)s sont choisi(e)s, les réponses possibles sont limitées, et si la réponse ne convient pas, on ne diffuse tout simplement pas.

    • Krokodilo Krokodilo 13 septembre 11:49

      @Nobody knows me Bien sûr, mais le contraste entre ces « reportages » télés et des articles qui au moins abordent les enjeux et les doutes est frappant.


    • skirlet 13 septembre 16:05

      @Nobody knows me
      Aucune valeur, certes, mais y en a qui se font avoir.


  • Olivier 13 septembre 11:31

    La stratégie constante du système est de détruire tout ce qui fait l’identité et l’essence même de notre pays. Il n’est donc pas surprenant qu’il veuille promouvoir une langue étrangère comme langue d’enseignement et ramener le français au rang d’un patois. Le meilleur exemple est l’UE, dont toute la littérature est en anglais (ou plutôt un pseudo anglais d’une qualité déplorable d’ailleurs).


    Maintenant c’est bien ce que les français ont voulu, en votant systématiquement pour des partis qui favorisent ce phénomène (à commencer par le remplacement ethnique par l’immigration de masse). 

    Alors ce n’est pas la peine de venir maintenant pleurnicher...

  • journalpdf journalpdf 13 septembre 11:33

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous, la langue française doit continuer à grandir et ne pas blâmer les Anglais.


    • Krokodilo Krokodilo 13 septembre 11:51

      @journalpdf les Anglais défendent leurs intérêts, à nous de défendre les nôtres.


    • ZEN ZEN 13 septembre 12:21

      @Krokodilo

      Bonjour,
      J’en remets une couche...Bis repetita.

      Ce n’est pas l’anglais qui est à remettre en question, ni même le globish en usage dans les aéroports ou dans certaines transactions internationales (sous -langue que parlent plus ou moins bien nos élites), mais l’anglomanie en vogue, jusque chez mon coiffeur..

       Comme disait Churchill : l« anglais est facile à parler...mal.

      (Ce que l’on peut entendre ou presque)- »C’est aussi indispensable dans un brainstorming que pour un one to one au desk du boss. En effet, si vous ne comprenez pas les résultats du benchmarking sur le B to C offshore, gare au downsizing. Une place dans l’open space, ça se mérite. Vous devez être simply the best. Mais no stress : avec un bon coach, sky is the limit quel que soit votre background. Travaillez straight to the point pendant les jours en day off et vous serez on top.« 

      -«  L’anglais est la langue du vainqueur. »(général Jean Béca)

      - »L’anglais est l’avenir de la francophonie
      " (B.Kouchner)

      -Dans son rapport de 1987/88, le directeur du British Council écrit «  Le véritable or noir de la Grande-Bretagne n’est pas le pétrole de la Mer du Nord mais la langue anglaise . Le défi que nous affrontons est de l’exploiter à fond »



  • L'Astronome L’Astronome 13 septembre 11:52
     
    C’est le principe de la glorieuse mondialisation, dont les trois axes ont été définis par le brillant Silvio Berlusconi : l’anglais, l’informatique et l’entreprise.
     

  • Nobody knows me Nobody knows me 13 septembre 12:18
    Tout ce qu’on veut former maintenant, ce sont des travailleurs...dans une économie mondialisée.
    Quoi de plus judicieux que d’apprendre les langues étrangères aux futurs esclaves qui seront disséminés à travers le monde ?
    En particulier l’anglais qui concentre beaucoup de termes technologiques actuels.

    Je dis pas que c’est joli, c’est juste logique du point de vue d’un Macron (par exemple) qui s’en bat le steak de savoir si un étudiant français devra aller à l’étranger ou rester en France pour travailler.
    La finalité, c’est le travail, le reste (famille, amis, bien-être), c’est superflu.

  • Laurent 47 13 septembre 13:26
    Il est tout-à-fait normal que l’anglais supplante le français dans notre pays !
    Comme depuis 1945, nous sommes les esclaves serviles des Etats-Unis, il faut aller jusqu’au bout de la déchéance et de la lâcheté, et apprendre correctement la langue de nos maîtres !
    Rien n’interdit aux pays dont les dirigeants sont intelligents, d’avoir un avis différent, et d’ailleurs ils ne s’en privent pas ( essayez par exemple de parler anglais en Croatie, je vous souhaite bon courage ! ).
    Qu’est-ce que la France, finalement ?
    Ce n’est que l’un des 27 états qui composent le protectorat américain en Europe !
    D’où la nécessité impérative ( pour les Etats-Unis, pas pour nous ) d’avoir l’O.T.A.N. pour nous défendre !
    De qui ? La question mérite d’être posée !

  • rogal 13 septembre 13:41

    De bonnes observations, certes, mais ensuite ? Que faire ?


    • skirlet 13 septembre 15:46

      @rogal
      Bonne question. Faire à quel niveau - personnel, national, international ?


    • Ruut Ruut 13 septembre 18:20

      @rogal
      Résister.
      Utiliser le Français le plus possible et surtout le mieux possible.
      Ne pas acheter de produits ayant des notices incorrectes en Français (notices Google)
      Privilégier les produits Français qui sont en Français.

      Combien de poupées utilisent un Français correcte.
      Arrêter ces vieilles comptines pour enfants bourrées de fautes de Français.
      Cesser d’utiliser le on.

      etc...
      Mettre en évidence les incohérences de tout ce qui nous est imposé en Anglais.

      Utiliser lorsque c’est obligatoire un anglais de haut niveau qui sera forcément mal compris par les non anglophones et générera des erreurs lá, où la version en Français, sera parfaitement comprise par l’ensemble des travailleurs et ce sans ambiguïté.


  • Laurent 47 13 septembre 13:46
    D’ici que l’anglais supplante le mandarin comme première langue mondiale, il aura coulé beaucoup d’eau sous les ponts !
    Actuellement, les habitants des pays de l’Afrique francophone se mettent tous à apprendre le chinois, ce qui leur permet de travailler avec les asiatiques, suivis par les russes qui en font autant pour leurs échanges commerciaux avec la Chine.
    En contrepartie, l’espagnol progresse rapidement aux Etats-Unis, au point que certains états en ont fait la 2ème langue officielle !
    Une autre langue note une progression importante : c’est le russe ( business is business ).
    La langue anglaise est tellement associée à tout ce qui se fait de délétère et de nuisible sur cette planète, que de plus en plus de gens s’en détournent, ce qui est une bonne chose !

  • ZenZoe ZenZoe 13 septembre 15:49
    Pourquoi l’apprentissage de l’anglais devrait-il se faire au détriment du français ? Des tas d’enfants apprennent deux langues dès le plus jeune âge, sans problème, et parlent les deux aussi bien. C’est un vrai plus. Même si on refuse l’impérialisme américain, quand on veut voyager, étudier voire vivre à l’étranger, l’anglais est plus utile que le français, c’est comme ça. Plus on a d’armes dans la vie, mieux c’est.

    Maintenant, concernant le rayonnement de la langue française, il y aurait beaucoup à dire. Que du négatif. Le RU par exemple, avec la BBC, met des moyens colossaux au service de l’anglais : cours de langue gratuits partout, émissions télé partout dans le monde, etc. La France, elle, coupe les crédits aux instituts culturels. La Francophonie est une rigolade, et reste cantonnée à quelques régions du monde comme l’Afrique. Sans effet d’ailleurs, là-bas aussi, le français recule.
    Bref, il n’y a pas de miracle, et faut pas s’étonner si l’anglais reste en tête !

    • skirlet 13 septembre 16:12

      @ZenZoe
      Vous croyez vraiment que « étudier à l’étranger » est forcément en anglais ? Évidemment, si c’est la seule (ou presque) langue qu’on apprend, le choix se porte vers les établissement en RU ou EUA... Pareil pour y vivre : c’est assez hasardeux si on ne connaît pas la langue du pays. Pour voyager, il n’est pas utile de consacrer des années pour apprendre les rudiments de l’anglais.
      Quant au rayonnement du français - comment voulez-vous qu’il rayonne à l’étranger, si en France elle-même il est souvent dénigré et en permanence bourré d’anglicismes ?


  • Tom France Tom France 13 septembre 20:15

    Les mondialistes créer des problèmes qui n’existent pas et parviennent à maintenir l’illusion en apportant leurs fausses solutions !

    Le grand remplacement est là aussi, l’américanisation massive qui amène après à l’africanisation puis l’islamisation etc... 
    Encore une fois, si les gens veulent du changement, qu’ils changent eux mêmes mais au vu du résultat des élections, on voit bien qu’ils ne le veulent pas !
    Pour le reste, la priorité de l’école primaire est d’enseigner avant tout le Français mais justement, la plupart des « francais », ont t’ils encore du respect pour leur langue ??

  • Mmarvinbear Mmarvinbear 13 septembre 22:39

    Un pays qui a quasiment abandonné sa langue, ne l’utilise plus à l’université, diffuse des films et des dessins animés en anglais sous-titré. Mais qui n’a pas une industrie du cinéma développée, à l’inverse de nous, ni un passé de langue diplomatique, et encore largement répandue. Si nous devions nous comparer, ce serait à l’anglais.


    C’est un tantinet exagéré en ce qui concerne l’université suédoise, qui sur 1700 formations de tous niveaux universitaires n’offre « que » 75 formations en anglais.

    Pour le reste, c’est aussi largement faux. Le suédois est assez fier de sa langue et il la pratique quotidiennement.

    C’est un peu plus vrai pour le cinéma et la télé : le problème du suédois est qu’il n’est parlé qu’en Suède et aux îles Aaland, à la frontière finlandaise.

    Doubler des programmes en suédois n’offre que peu d’intérêt économique au contraire du doublage français qui peut être exporté massivement en Afrique francophone par exemple. Le recours à la VO y est plus simple et pratique.


    • Krokodilo Krokodilo 14 septembre 09:20

      @Mmarvinbear Merci pour les précisions. Avez-vous des sources sur l’enseignement universitaire en Suède ? C’est un sujet sur lequel nos médias se taisent... je sais pourtant que le débat existe aussi là-bas. Pour le reste, le doublage, vous confirmez les enjeux économiques de la question linguistique, aspect lui aussi soigneusement tu par nos médias.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 15 septembre 01:21

      @Krokodilo


      Pour le doublage, c’est loin d’être une question prioritaire. Et avec la montée en puissance de la VO, cela risque de l’être de moins en moins.

      Depuis que j’ai Netflix, je regarde mes séries et films en VO et quand c’est possible en VOSTVO. Incroyable comme parfois la trad’ française est à coté de la plaque et déforme complètement le sens de certaines répliques parfois...

    • zzz'z zzz’z 15 septembre 06:39

      @Mmarvinbear

      Après, faire une traduction correcte, dans le même temps de parole — à cause des lèvres des acteurs qui bougent — est réservée aux superproductions. Vous n’avez qu’à voir les rattrapages sur l’intrigue quand les acteurs sont de dos pour vous en convaincre. 

      Les américains ont résolu ce problème avec leurs « remakes », ainsi pas de problèmes de doublages, et, toutes les personnes qui lisent sur les lèvres, à force de visionnage en gros plan sur la bouche des locuteurs, sont satisfaites.

    • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 septembre 13:02

      @zzz’z

      Les doubleurs ont plein de truc pour arriver à synchroniser les voix, quitte à tricher un peu sur les répliques.

      Mais ce que je ne comprendrai jamais, c’est leur obsession de changer parfois les prénoms et de faire un « Josh » un « Michel »... Ce qui n’apporte rien et confine au ridicule quand « Michel » porte un t-shirt « My name is Josh »...

  • Shopi 14 septembre 07:09
    La réaction majoritaire, anti apprentissage des langues étrangères à un jeune âge, m’étonne peu. Il dénote du repli français et marque l’immense retard par rapport aux autres pays d’Europe de l’Ouest et du Nord.
    Il est notoire que l’apprentissage des langues étrangères très jeune est bénéfique pour le développement intellectuel et l’apprentissage en général. Une plus grande ouverture d’esprit et plus de facilité à intégrer de nouvelles connaissances.
    J’ai eu beaucoup de chance de naître dans un milieu multiculturel et j’étais bilingue dès mon plus jeune âge.
    Aujourd’hui, je maitrise 5 langues (3 niveau langue maternelle et 2 niveau professionnel).
    C’est vrai que le seul pays où ça n’a impressionné personne c’était la France smiley
    En revanche, à l’étranger, je n’ai aucun problème à trouver un boulot !

    Si je devais apprendre une nouvelle langue, ça serait clairement le chinois (mandarin). Et pas dans les bouquins ou en classe, mais en séjour prolongé sur place.

    Mais l’anglais reste indispensable aujourd’hui. Son avantage : une langue très facile à apprendre avec une grammaire toute douce quand on compare avec la grammaire française.
    Ne pas inciter l’apprentissage de l’anglais (ou autre) dès les plus petites classes ne fera que conforter la stagnation de la France.



    • Krokodilo Krokodilo 14 septembre 09:16

      @Shopi Vous êtes polyglotte dont un niveau professionnel dans deux langues, je suppose donc que c’est professionnel. Doit-on tous devenir des interprètes ou des traducteurs ? Ceux qui auront besoin d’un bon niveau en anglais (o u autre, au fait, pourquoi ne vous en êtes-vous pas tenu à l’anglais ?) pourront tout à fait y arriver sans commencer à la maternelle. J’ai justement expliqué que la comparaison entre un milieu culturel, familial et un apprentissage scolaire est biaisé, ce sont deux situations très différentes : motivation ,émotion, permanence.
      "Il est notoire que l’apprentissage des langues étrangères très jeune est bénéfique pour le développement intellectuel et l’apprentissage en général. Une plus grande ouverture d’esprit et plus de facilité à intégrer de nouvelles connaissances.« 
       »Notoire« , oui, c’est le genre de »preuve" scientifique qu’on apporte à ces affirmations péremptoires ! Non seulement ça rend intelligent mais ça fait repousser les cheveux et guérit le cancer.


    • Shopi 14 septembre 11:05

      @Krokodilo

      La seule langue apprise pour des raisons professionnelles est l’arabe. C’est celle que je maitrise le moins bien même si je lis et écris.

      Pour l’anglais, je ne suis même pas sûre de l’avoir « appris ». J’ai juste l’impression de l’avoir intégré tellement il faisait partie de mon environnement dès l’adolescence. Mais comme je parlais déjà allemand, la transition avec l’anglais a été facile.

      D’ailleurs, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’apprendre l’anglais à la maternelle. Il vaudrait mieux apprendre une langue un peu plus difficile et réserver l’apprentissage de l’anglais lorsqu’on voyage. Car, qu’on le veuille ou non, l’anglais EST la langue du voyage international.
      Le fait de connaitre plus qu’une langue très jeune permet un apprentissage bien plus rapide d’autres langues par la suite, c’est ce que j’ai pu constater, pas seulement chez moi.

      Pourquoi tout le monde devrait être traducteurs ou interprète ? Ce n’est pas ce que suggère ! Je ne le suis pas moi même mais travaille dans le tourisme.

      Bien sûr que le milieu familial et culturel (nombreux déménagements dans l’enfance dans plusieurs pays) est bien plus significatif que si j’avais suivi un cursus classique d’apprendre les langues traditionnellement à l’école.

      Et si vous ne pensez pas que l’apprentissage des langues jeune est bénéfique, c’est qu’apparemment vous n’avez pas bénéficié de ce merveilleux apprentissage smiley
      C’est pas de votre faute car la France a d’énorme lacunes dans cet apprentissage qui n’est pas du tout favorisé.



    • skirlet 14 septembre 12:33

      @Shopi
      Il est notoire que l’apprentissage des langues étrangères très jeune est bénéfique pour le développement intellectuel et l’apprentissage en général.
      Notoire - parce que l’on le répète à l’envi. Les bilingues ne sont pas plus intelligents que les autres enfants, ni plus ouverts d’ailleurs (je précise que « bilingue » n’est pas forcément « anglais-français »).

      Je constate une contradiction dans vos propos :

      Il dénote du repli français et marque l’immense retard par rapport aux autres pays d’Europe de l’Ouest et du Nord.

      C’est vrai que le seul pays où ça n’a impressionné personne c’était la France

      Les Français « monolingues » ne sont donc nullement impressionnés par votre polyglottisme, et les habitants des autres pays, tous en avance sur la France repliée et pour qui le polyglottisme serait banal, sont en admiration ?..

      De l’autre côté, si vous avez souvent déménagé et appris quelque chose en immersion, ce sont les hasards de votre vie, tout comme la couleur des yeux ou de cheveux. Si vous avez appris des langues dans le cadre de votre travail, alors ce sont vos outils, et chaque métier en a des siens.

      Certes, les enfants apprennent vite, mais aussi ils oublient vite, si une telle langue n’est pas perçue comme nécessaire.
      L’anglais indispensable, dites-vous ? Admettons. Mais pas forcément (loin de là) à un haut niveau. Pour voyager, quelques rudiments suffisent, et dans les pays non anglophones (qui sont une écrasante majorité) un doigt pointé ou des gestes explicites sont bien plus efficaces pour acheter ses souvenirs. L’apprentissage dans les petites classes n’apporte rien, sauf la perte de temps - ou pour qu’il soit efficace, il faudrait passer tout le système éducatif à l’anglais, ce qui totalement intolérable.

      (Moi, tout comme les autres habitants de mon lieu d’origine, j’ai grandi dans le milieu bilingue. Et nous étions comme partout : plus ouverts et moins ouverts, plus futés et moins futés, avec la même courbe de Gauss que le reste du monde. J’ajoute qu’on peut être polyglotte avec un esprit fermé et monolingue avec un esprit ouvert et une grande curiosité)


    • Krokodilo Krokodilo 14 septembre 18:50

      @Shopi Je ne m’oppose pas à l’apprentissage jeune mais à la spécialisation dans l’anglais. je propose une initiation linguistique aux différentes langues euorpéennes et divers alphabets (apprendre à les prononcer, etc.), une ouverture intellectuelle et musicale qui permet de « profiter » de l’aptitude des enfants sans les spécialiser. suivi en 6e du libre choix de deux langues.


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 septembre 16:53
      @Krokodilo

       Un libre choix de eux langues ?
       pourquoi se limiter à deux ?
       Pourquoi ne pas apprendre les phonèmes d’une langue plutôt que de se préoccuper à son orthographe ?
       Quand on voit le nombre de dialectes qui gravitent autour d’une langue, on a l’étendue du problème de se limiter à deux langues.

    • Krokodilo Krokodilo 16 septembre 19:10

      @L’enfoiré Il y a des limites à ce qui est possible à l’école, et c’est déjà beaucoup. Libre à chacun d’étudier tout ce qu’il veut, avec ou sans écrit !


  • zygzornifle zygzornifle 14 septembre 08:16

    Heureusement l’arabe va bientôt être enseigné dans nos école ....


  • mursili mursili 14 septembre 16:43

    Comme on peut lire en commentaire : Le journaliste devrait checker le wording de son header, qui me parait un peu borderline.

    Ou encore : Au fond c’est refreshing ce headline et ce paper en frenglish qui permettent de savourer les réactions pleines d’humour des readers du World...M

  • virelasu 14 septembre 18:16
    Perso....

    J’irais plutot retirer la garde des enfants aux parents qui ne parle pas un français correct a leur entrée en CP/CM, et j’abolirais les langues étrangères obligatoires de l’école publique.

    Dans tout les cas, un traitement équitable de l’enseignement des 4 grandes langues mondiales (Arabe littéraire, mandarin, anglais impérial, espagnol)

    ++

    • skirlet 14 septembre 19:05

      @virelasu
      Et pourquoi uniquement celles-ci ?


    • virelasu 16 septembre 11:09
      @skirlet

      Par concession, par étape intermédiaire entre l’objectif final « faite ce que vous voulez » et l’actuelle incitation systématique a l’anglais impérial.

      Par ce que le portugais et le russe m’on semblé moins stratégique que l’espagnol et l’arabe littéraire au moment d’écrire ca, dans cette décennie.



    • skirlet 17 septembre 10:47

      @virelasu
      L’arabe standard moderne, alias littéral, est une langue essentiellement écrite. Et puis, pourquoi quatre, pas trois ni cinq, par exemple ?


  • Armand Griffard de la Sourdière Armand Griffard de la Sourdière 14 septembre 19:23

     Pour moi c’est niet , le rosbif ne passera pas se dit-il !
     ... là dessus , il se couchit et disa : encore une journée bien remplite !
     puis il embrassit son Bescherelle et éteinda la lumière .....zzzz 


  • L'enfoiré L’enfoiré 15 septembre 10:42
    Bonjour,

     Les langues ont toutes des difficultés différentes d’apprentissage.
     Soit c’est à la prononciation, soit à l’écriture.
     Tant qu’on ne comprendra pas qu’il faut simplifier la langue écrite du français, le nombre de locuteurs dans cette langue ne progressera pas.
     Les phonèmes écrits à l’état brut, sans une orthographe discriminatoire

    • JL JL 15 septembre 11:25

      @L’enfoiré

       
       Simplifier la langue française écrite ? Bah ! A quoi bon ?
       
      Une telle langue n’aura plus de français que le nom.
       

    • skirlet 15 septembre 21:04

      @L’enfoiré
      Certains points méritent d’être régularisés, en effet. Mais ce n’est pas ça qui empêche la progression d’une langue...


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 septembre 16:44
      @skirlet & JL,

       D’accord avec vous deux.
       Ce qui fait vivre une langue, ce sont ses locuteurs.
       Ceux-ci font évoluer la langue en passant par des artifices de facilités.
       Il faut réduire les lettres utilisées pour aller plus vite dans une novlangue qui dévie ses origines.
       Les SMS ont été les premiers. Les tweets font la même chose quand on sait que dans 140 caractères ajouter une idée avec sa description devient une impossibilité.
       Si vous passez par chez moi, à Bxl, pouvoir se débrouiller en trois langues, deux nationales et une plus commerciale, est un must.
       L’hôte de cet article a fait un exercice qu’il n’avait pas l’habitude : ne pas parler de l’esperanto comme intermédiaire en se basant sur la facilité d’apprentissage.
       L’anglais joue ce rôle d’intermédiaire par l’habitude d’avoir des entreprises internationales, la CE et l’OTAN.
       Certains cours universitaires sont donnés en anglais.
       Difficile de contrer ce flux en s’excluant d’office.

    • Krokodilo Krokodilo 16 septembre 19:16

      @L’enfoiré prochainement des extraits de ce rapport.


  • hocagi@1shivom.com 16 septembre 21:58

    demain si l’islam dirige la france vous serez musulman quoi de plus naturel, donc aujourd’hui de la meme facon parler anglais et soyez cons car c est un pre requis essentiel a la survie, ou est le pb pour un humain, il est ne con de naissance ....


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