vendredi 7 mai - par Hamed

Islamisme, nationalisme musulman, Israël, pacte saoudo-américain, en 1973. La Raison dans l’histoire

 Le problème aujourd’hui sur la réalité du monde est très complexe difficilement déchiffrable. En particulier, avec la pandémie Covid-19 qui a fait irruption en novembre-décembre 2019. Et les gouvernements du monde entier ne savent pas comment réagir face à la pandémie, que ce soit cette pandémie ou des pandémies futures, si ce n’est les mesures de distanciation, de confinement, du masque de protection, ou l’élaboration de vaccins pour lutter contre le germe viral.

 

Au 21e siècle, déjà trois épidémies mortelles sont déjà survenues, dont celle en cours. Selon les scientifiques, ces épidémies impliquent des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’homme : les SRAS-CoV et le MERS-CoV. Face à la propagation du coronavirus SARS-CoV-2 dans le monde, la recherche se mobilise pour accélérer la production des connaissances sur ce virus, sur la maladie qu'elle provoque (Covid-19) ainsi que les moyens de la guérir et de la prévenir.

 

Si cette pandémie va certainement s’essouffler comme les pandémies passées, il demeure qu’une menace réelle plane sur l’humanité sur le plan sanitaire, dans les années ou décennies à venir. Et l’inconnu est le degré de virulence et donc le nombre de décès et de contaminés. Jusqu’à présent, la pandémie a fait plus de 142 millions de contaminés et plus de 3 millions de décès. Qu’en sera-t-il demain ? 

 

Et rien ne nous permet de dire que cette menace pandémique SARS-CoV-2 n’a rien à voir avec la structure du monde telle qu’elle s’articule aujourd’hui. Bien sûr, on peut penser que le Covid-19 n’est qu’un aléa du hasard. Cependant rien n’est moins sûr. Les êtres humains ne disposent pas de leur avenir qui est toujours à se construire avec eux et sans eux. Donc une grande incertitude dans le devenir de l’humanité.

 

Partant de ce constat, l’auteur se propose d’analyser la réalité du monde telle qu’elle est aujourd’hui et comment elle est y est parvenue. L’analyse qui a suivre ne cherche qu’à montrer des « pistes historiques » qui ont joué dans la structure du monde actuel. Et ce faisant, elle cherche à opérer un dépassement tant les pistes historiques les laissent entrevoir. En clair, une logique, une raison apparaît dans le développement du monde.

 

Aussi, nous allons commencer par le monde musulman qui est aujourd’hui en pleine effervescence. De l’islam, de l’islamisme, du nationalisme musulman, des monarchies arabes, en clair qu’en-t-il de ce monde complexe qui est traversé par des forces embrouillées, enchevêtrées, difficiles à démêler ? Tout d’abord l’Islam, c’est une grande religion, elle a plus de 1,6 milliard de fidèles. C’est la troisième religion après la religion juive et la religion chrétienne. De l’Islam est issu l’islamisme. Celui-ci est né de courant de pensées diverses dont essentiellement le wahhabisme et le réformisme. Diverses explications sont données sur le sens de son irruption, tel le choc colonial, ou encore la confrontation des musulmans avec la modernité occidentale et sa domination, ou encore la « perte des valeurs » musulmanes qui auraient affaibli l’Oumma musulmane.

 

D’autres avancent que le courant des Frères musulmans groupe fondé par Hassan el Banna, en 1928, seraient à l'origine de l'islamisme. Selon, les historiens occidentaux cette confrérie est le premier mouvement à entrer sur la scène politique pour réclamer l'application de la charia, la loi islamique, dans un premier temps en opposition à l'occupation britannique, en Égypte. En réalité, l’islam comme l’islamisme remonte très loin, des premiers califats omeyyade, abbasside à l’empire ottoman. L’islamisme a toujours été politique, depuis la naissance de l’islam.

 

Donc que le courant islamiste en soit issu ne change en rien à la donne politique. Que ce soit la religion juive, chrétienne ou islamique, le pouvoir spirituel et donc religieux a toujours cherché à avoir l’ascendant sur le pouvoir temporel, et longtemps l’Eglise cumulait le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel. Si, en Occident, le pouvoir temporel s’est émancipé de la tutelle de l’Église, cela est dû essentiellement au développement politique, économique et social qui a commandé la séparation du pouvoir spirituel de l’Église du pouvoir temporel reconnu aux souverains et aux pouvoirs civils qui ont la charge des affaires humaines et de l’ordre social, il n’en est pas de même pour le monde musulman.

 

Ce qui se passe dans le monde musulman est tout à fait naturel. On comprend pourquoi des républiques théocratiques musulmanes existent. Les républiques islamistes d’Iran, du Pakistan, par exemple. Des monarchies théocratiques, dont l’exemple rigoriste le plus frappant est l’Arabie saoudite. Les monarchies musulmanes théocratiques légèrement plus souples avec l’introduction du multipartisme dans la constitution constituent déjà un pas important dans l’évolution du monde de l’islam.

 

Il en va de même des républiques nationalistes nées de la décolonisation, telles l’Algérie, la Tunisie, la Syrie, le Soudan… Mais toutes ces républiques font de l’islam la religion d’État. Et là encore, l’islam est protégé, et donne à la république nationaliste à la fois le pouvoir temporel et spirituel, et la font rejoindre en quelque sorte aux monarchies conservatrices et les républiques islamiques qui cumulent naturellement les deux pouvoirs.

 

L’islamisme et le nationalisme musulman et donc de la théocratie républicaine, de la monarchie conservatrice ou de la république nationaliste constitue un seul et même problème. Ils ont tous pour fondement commun, l’islam, et l’islam est en fait l’identité des Musulmans dans le monde, comme les Occidentaux sont d’origine chrétienne, les chinois ont différentes religions ancestrale, bouddhiste, taoïste, musulmane…

 

Publicité

Un point important à souligner dans le réel entre l’islamisme et le dogme de l’Islam, une nette différence sépare le courant politique islamiste et l’islam qui est une religion universelle. Elle ne s’adresse pas seulement aux Musulmans, mais à tous les êtres humains. D’autre part, l’islam repose sur le Coran et la Tradition (Sunna), et le consensus des spécialistes de la Loi. Texte fondateur, le Coran est dans son intégralité la parole de Dieu dictée par l’ange Gabriel au prophète Mohamed. Alors que l’islamisme est constitué de plusieurs courants de pensées politiques aux discours divergents, et dont l’interprétation de l’islam propre à chaque courant agit en vue d’une action, d’un projet politique. Ces courants visent à transformer le système politique et social d’un État. L’islamisme est donc avant tout une visée politique, l’islam leur servant de cause pour la légitimation de la prise du pouvoir.

 

Et que défendent-ils les courants islamistes ? Le premier point est la charia islamique, la loi édicté par les préceptes de l’islam. Le second et le troisième point qui vont ensemble est l’unité du monde musulman et le retour au califat. Le quatrième point est l’élimination de toute ingérence étrangère. Se pose alors la question de la réalisation du projet islamique. Est-il possible dans un monde en pleine mutation où 194 États sont membres de l’Organisation des Nations Unies ? Faut-il alors effacer 22 pays arabes souverains et constituer un califat islamique ? Et ces pays ne viennent-ils pas de sortir tout juste de la colonisation de plus d’un siècle ? Et pourquoi le mouvement islamique ne s’est-il pas opposé à leur colonisation par l’Europe ? D’autre part, le mouvement prône toute élimination d’ingérence étrangère. Cependant n’est-ce pas les États-Unis et l’Arabie saoudite qui ont uni, financé et armé les islamistes arabes et afghans pour lutter contre l’armée rouge de l’ex-Union soviétique ? Et que ce sont ces islamistes qui ont mis en échec la deuxième armée du monde, lors de la guerre 1979-1989, en Afghanistan. Donc, quoi que sont les contradictions dans le mouvement, l’islamisme constitue un mouvement idéologique religieux naturel dans l’histoire. Il a tout son sens dans la marche de l’histoire.

 

Sur un plan plus général, tous les discours au fond sur l’islam se valent, ceux qui sont au pouvoir comme ceux qui visent le pouvoir. La seule contrainte, c’est la marche de l’histoire. En clair, c’est elle qui, selon les conjonctures historiques, a propulsé tel ou tel mouvement dans la réalité politique que l’on connaît aujourd’hui dans le monde musulman. Et il faut souligner tout mouvement politique qui prend le pouvoir, quel qu’il soit, est légitimé par l’essence même de l’histoire qui l’« a fait émergé ». Et c’est cela qui fait prendre conscience du sens de la marche de l’histoire du monde.

 

Par exemple, la colonisation par l’Europe qui a duré plus d’un siècle pour certains pays arabes, puis les deux Guerres mondiales qui surviennent, ces dernières n’ont-elles pas bouleversé et mis fin à l’ordre colonial européen ? Les nations musulmanes n’existaient pas comme elles le sont aujourd’hui. A l’époque, avant la colonisation, c’était l’Oumma musulmane qui avait cours, même divisée en quelques États. Des peuples regroupés pour la plupart et soumis aux califats puis à l’empire ottoman. Avec l’œuvre du temps dans l’histoire qui a fini par affaiblir l’empire ottoman, est venu le temps de son dépècement, au point qu’il a été surnommé l’« homme malade » de l’Europe. Ses territoires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord passèrent sous la coupe des puissances coloniales européennes.

 

De même, des monarchies conservatrices arabes, grâce au soutien européen (britannique et français) en conflit avec la Porte sublime, ont vu le jour. C’est ainsi que, après trente ans de troubles et de guerres internes entre tribus et communautés, avec l’aide britannique, l’Arabie saoudite s’est constitué en État, en 1932. C’est dire l’importance des puissances européennes dans le destin du monde musulman.

 

Pour résumer la réalité de l’histoire, le monde musulman devait passer par la colonisation, et celle-ci lui a permis de disloquer cette Oumma telle qu’elle a vécu plus de dix siècles. L’Oumma n’était plus viable au regard des avancées des progrès du monde. Les Arabes, et d’une manière générale, les berbères et autres ethnies musulmanes ne sont-ils pas restés huit cent ans en Espagne, deux cent ans en Sicile et au sud de la France ? Des peuples venus d’Asie qui se sont islamisés n’ont-ils pas créé l’empire Ottoman au Sud-Est de l’Europe ? Celui-ci a régné pendant cinq quatre sur les Balkans ? La conquête musulmane a laissé un important héritage historique en Europe. Mais l’histoire de l’humanité ne s’arrête pas, le monde change comme il a changé fortement en moins de 80 ans. Le monde n’est plus reconnaissable à ce qu’il était au début du XXe siècle.

 

Un point important dans l’étrangeté de la marche de l’histoire. Bien avant, la décolonisation, des prémices annonciatrices font apparaître que le monde musulman allait jouer un rôle pratiquement central dans la marche de l’histoire de l’humanité. En effet, la découverte du pétrole dans le monde musulman dans la première moitié du XXe siècle va constituer un tournant majeur à la fois pour le monde musulman, pour les puissances occidentales dans leur stratégie pour dominer que l’ensemble du monde. Les États-Unis n’ont-ils pas anticipé la marche de l’histoire ? Ils ont vu très loin la configuration du monde qui allait sortir après la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Mais ils n’ont pas vu aussi leur déclin se préfigurer précisément par les ambitions géostratégiques qui allaient les propulser au rang de première puissance du monde.

 

N’ont-ils pas noué un pacte avec l’Arabie saoudite en 1945 ? Le fameux Pacte du Quincy que le président américain Franklin Roosevelt, de retour de la conférence de Yalta, en Crimée, avait conclu avec le roi Ibn Saoud, le 14 février 1945, à bord du croiseur USS Quincy. Et, étrangeté de la géographie et de l’histoire, c’est en Arabie saoudite, un pays désertique où se trouvent les Lieux Saints, la Mecque et Médine, deux villes-phares de l’Islam, et aussi les gisements de pétrole parmi les plus grands du monde. Et cet accord, en échange d'un accès au pétrole, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud.

 

En 1948, les grandes puissances ont soutenu et créé l’États d’Israël en Palestine. La création d’un État juif a constitué une véritable onde de choc au sein des peuples musulmans dont une grande partie était encore colonisée. Est-ce que les grandes puissances sont allées trop vite dans leur projet de domination du monde ? Ou est-ce l’histoire qui s’est accélérée pour sortir les peuples musulmans de leur léthargie de plusieurs siècles dans une Oumma figée par le poids du temps ? La débâcle de 1948 a accéléré le délitement de plusieurs monarchies. En Égypte, Irak et Syrie. Des monarchies renversées et des nationalistes prennent le pouvoir. Quatre guerres ont suivi avec Israël et son sponsor, les États-Unis qui, dans la réalité, ne regardent que leurs intérêts géostratégiques.

 

Même la guerre d’octobre 1973 a été programmée par les États-Unis, et très probablement à l’insu des Israéliens, en pleine fête du Kippour, qui ne voyaient pas l’attaque égyptienne venir, et très confiant en leur armée Tsahal. Alors que les États-Unis, par ses satellites, avaient la situation en temps réel des forces armées égyptiennes massées sur la rive égyptienne du canal de Suez, prêt à passer à l’attaque.

 

Il faut rappeler qu’à cette époque, en 1973, en pleine crise monétaire internationale, les pays d’Europe avaient refusé les dollars américains pour les transactions commerciales avec les États-Unis. Le dollar US, monnaie de compte internationale et monnaie de réserve mondiale, n’était plus adossé à l’or depuis la décision du président qui a mis fin à la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971. Les États-Unis n’avaient plus assez d'or pour l’échanger contre leur monnaie. Il s’en est suivi un blocage pour le commerce extérieur américain. Les États-Unis ne pouvaient plus créer des dollars par la planche à billet pour financer leurs déficits commerciaux. Le seul moyen qui leur restait était d’augmenter les prix du pétrole pour obliger les pays européens d’acheter plus cher le pétrole du Moyen-Orient, et donc d'accepter des dollars créés ex nihilo. Et comme le pétrole, en entente avec l’Arabie saoudite, était facturé en dollar, une guerre avec Israël serait l’occasion idéale de provoquer un choc pétrolier. Et c’est ce qui est arrivé, quelques jours après la guerre, l’Arabie saoudite décréta un embargo contre les États-Unis pour soutien à Israël et quadrupla le prix du baril de pétrole.

 

A partir de cette date, les crises monétaires entre les États-Unis et l’Europe prirent fin, et les États-Unis, grâce au pétrodollar, recommencèrent à répercuter leurs déficits sur le reste du monde.

Publicité

 

Étrangeté de l’histoire, « le pacte saoudo-américain n’est-il pas dicté d’abord par l’histoire avant de l’être par les Américains de connivence avec les Saoudiens ? » En effet, représentons-nous qu’il n’y ait pas eu de choc pétrolier en 1973 ni de quatrième guerre israélo-arabe, que serait-il passé sur le plan économique mondial ? Le prix du pétrole restant entre 2 et 3 dollars US, les États-Unis se trouvant obligés de mettre fin à leurs déficits extérieurs, et donc à créer moins de dollars, l’Europe et le Japon se trouvant à exporter moins de richesses à la puissance américaine et au reste du monde, ce dernier pauvre en devises occidentales pour cause de prix très bas du pétrole et des matières premières, la conséquence est immédiate.

 

La demande mondiale va fortement baisser, et qui dit demande mondiale dit offre mondiale. L’Europe et le Japon vont se trouver à « dégraisser » leurs industries, et donc à mettre au chômage des dizaines de millions d’ouvriers, de même pour leurs agriculteurs qui brûleront leurs cultures qui n’est pas exportables, et donc des millions d’agriculteurs européens et américains, australiens sur la paille. De même pour le reste du monde qui sera obligé de restreindre ses exportations en pétrole et en matières premières. Partout les prix baissent, l’offre est plus forte que la demande mondiale. Une situation qui va nous rappeler la crise de 1929 et la Grande dépression des années 1930 qui a suivi.

 

Or, la situation des années 1930 ne s’est pas répété. Pourquoi ? Parce que deux guerres mondiales absolument motivées ont eu lieu et leur vrai objectif était de libéré plus de deux tiers de l’humanité de l’« esclavage coloniale ». Les êtres humains créés libres ne pouvaient restés indéfiniment esclaves de leurs prochain dusse-t-il être colonial. Or, dans les années post 1970, il n’y avait rien à libérer, les empires coloniaux ont pratiquement disparu, ne restait que les luttes intestines dans les plus de 100 nouveaux pays indépendants pour la prise de pouvoir, et la rivalité des deux blocs Est et Ouest dans l’enjeu est la domination du monde. Et « tout ce beau monde a besoin de manger, de travailler pour exister  ». Sinon il ne saurait y avoir histoire du monde.

 

On comprend dès lors que, dans les années 1970, comme dans les décennies passées, l’histoire avec un grand H a suivi intentionnellement sa trajectoire, et « le Pacte saoudo-américain en 1973 a sauvé l’économie mondiale, et permis la croissance économique à l’ensemble des pays du monde. » Aussi, peut-on dire que le pacte saoudo-américain, comme aurait dit G. W. F. Hegel, relevait d’une « Raison » dans l’histoire. Oui, il existe potentiellement une « Raison » dans l’histoire, comme de nouveau, elle sera en marche dans les années 1980.

 

Que s’est-il passé dans les années 1980 ? Même si l’économie mondiale a été sauvée par le choc pétrolier et la hausse de la demande mondiale, les déficits américains financés de nouveau par les pétrodollars vont affecter les pays d’Europe et le Japon par des déficits extérieurs dus à la hausse des prix du pétrole. En tant qu’émetteurs de monnaies internationales, ces pays se retrouveront à opérer comme les États-Unis, et donc à recourir à la planche à billet, par conséquent à émettre massivement des liquidités monétaires ex nihilo (à partir de rien) pour financer les déficits de leurs balances commerciales. Et comme tous les pays occidentaux ont abandonné le change fixe, et désormais c’est le change flottant qui a cours sur les marchés internationaux, cette émission monétaire de part et d’autre, entre les États-Unis et le reste de l’Occident (Europe, Japon…) va se traduire par la hausse de l’inflation.

 

Un deuxième choc pétrolier fut nécessaire pour absorber la masse de dollars inflationniste dans le monde poussant à l’inflation les autres monnaies internationales. De nouveau, une décision historique est prise par Paul Volcker, le gouverneur de la Réserve fédérale ou Fed (Banque centrale américaine). Il releva le taux d’intérêt directeur court de la Fed, entre 1979 et 1980, de 10 % à 20 %. Les conséquences sont immédiates. Le reste du monde qui avait beaucoup emprunté, lors du boom de la hausse des prix pétroliers et des matières premières, à des taux d’intérêt faibles, les banques occidentales poussés à des prêts massifs pour cause de forte hausse de création monétaire par les Banques centrales, se retrouva piégé du jour au lendemain par l’endettement. La hausse des taux d’intérêt qui s’est généralisé en Occident fit envoler leur endettement. La décennie 1980 fut le contraire de la décennie 1970 pour les pays hors-Occident que pour le reste du monde, certes celui-ci a été affecté plus par l’endettement.

 

Mais cet endettement des pays du reste du monde, en particulier de l’Afrique, de l’Amérique du sud, et une partie de l’Asie, comme nous le verrons, a été « nécessaire  » pour la marche de l’humanité. Rien ne vient sans cause, et tout qui arrive a un but, une finalité. Et c’est cela qui doit être compris dans le sens que « rien ne vient de rien », que tout a un sens.

 

Et là encore, dans cette nouvelle séquences de l’histoire, « c’est l’histoire qui a parlé ». Elle avait un objectif, elle avait une « Raison » dans l’histoire.

A suivre dans une prochaine analyse…

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

 



15 réactions


  • Attila Attila 7 mai 18:38

    « Il en va de même des républiques nationalistes nées de la décolonisation, telles l’Algérie, la Tunisie, la Syrie, le Soudan… Mais toutes ces républiques font de l’islam la religion d’État »

    L’Égypte de Nasser, la Tunisie de Bourguiba, l’Algérie à son indépendance, l’Irak et la Syrie dirigée par un parti socialiste arabe Baas, étaient des états laïcs.

    « De l’Islam est issu l’islamisme »

    La violence des islamistes n’est pas liée à l’islam mais bien aux manigances des gouvernement américains qui ont utilisé des extrémistes religieux au départ minoritaires pour déstabiliser les gouvernements arabes laïcs lors de la guerre froide. Et gouvernements américains qui continuent d’utiliser les islamistes comme mercenaires, en Syrie notamment.

    Sans le soutient, le financement et l’armement de ces extrémistes religieux, l’islamisme serait resté marginal :

    Les islamistes sont des agents du colonialisme occidental.

    Plus de 80 % des victimes du djihadisme sont des musulmans
    .

    Dans les années 1950-70, beaucoup de pays arabes étaient des régimes laïcs en voie de modernisation : Tunisie, Égypte, Syrie, Irak et Algérie.
    Nasser et le voile
    .
    Photos d’étudiants à l’université du Caire de 1959 à 2004.
    .
    Concerts d’Oum Kalsoum : peu de voiles dans le public
    .
    On voit bien que le voile est revenu progressivement après les années 70. C’est le résultat de l’action américaine de soutient et de financement des Frères Musulmans et de pressions sur l’Arabie Saoudite pour qu’elle diffuse son islam wahhabite jusque là confiné à l’intérieur du pays.
    « À l’origine, c’est à la demande de nos alliés que nous nous sommes investis dans la création d’écoles coraniques, de mosquées et dans la propagation du wahhabisme dans le monde musulman »
    .

    Déclaration sous serment devant une Commission d’Enquête Parlementaire américaine d’une Secrétaire d’État du gouvernement de Barack Obama, Mme Hillary Clinton :

    Al-Qaeda, les Talibans, c’est nous, les américains, qui avons créé tout cela
    .

    L’absurdité en boucle : tuer les islamistes que nous créons

    .

    Sur les Frères Musulmans :
    Photo d’une réunion à la Maison Blanche où le président Dwight D. Eisenhower s’entretient dans le Bureau ovale avec la délégation des Frères Musulmans conduite par Saïd Ramadan (le second à droite) le 23 septembre 1953.
    Lien
    .
    Obama soutient toujours les Frères Musulmans
    .
    La confrérie des Frères musulmans

    .



    • Attila Attila 9 mai 01:06

      @cettegrenouilleci
      Oui, il y a plein de documents intéressants sur ce sujet, j’ai dû me limiter et cela fait quand même un beau pavé.
      L’essentiel est de montrer que l’extrémisme religieux n’est pas l’apanage des musulmans, toute religion et toute idéologie génère ses extrémistes.
      Et quels que soient ces extrémistes, quand ils sont soutenus, conseillés, financés et armés par une puissance comme les États-Unis, cela aboutit à une catastrophe.

      .


    • Hamed 9 mai 03:21

      @Attila

      Absolument, très juste. Sauf que les Musulmans sont devenus une arme tant pour les Etat-Unis coté Arabie saoudite, et une arme pour la Chine et la Russie contre les US-Europe, côté Iran.

      On comprend pourquoi les Musulmans ont mauvaise presse puisqu’ils sont désunis, les uns pour un camp, les autres pour le camp adverse. Plus le retard flagrant sur le plan scientifique, technique, institutionnel... Mais le monde est ainsi découpé.

      Merci Attila, c’est grâce à vous que cette situation de non-sens dans mon prénom a été détectée et dont je n’ai pas fait attention. J’avais effectivement un site mais je l’avais supprimé. Sans penser qu’il a été changé en mal.

      Mais la Providence est là, vous avez été providentiel. Je ne sais combien vous remercier. Merci Attila, fléau de Dieu contre les méchants les plus abjects. Vous méritez votre surnom dans le bon sens. Merci

       


    • Hamed 9 mai 12:02

      @cettegrenouilleci

      « Il ne me semble pas exact, et encore moins correct, de dire que la Russie et la Chine instrumentalisent les Musulmans. »

      il vous semble seulement, mais la réalité est là, et que l’on ne peut occulter. Le monde est confronté à un monde bipolaire ou encore mieux un « monde bi-axiale ».

      Qui sont-ils ces deux axes qui, tout en s’opposant, régentent le monde. Le premier est connu, l’éternel axe qui ne veut pas abdiquer, c’est l’Occident censé être démocratique mais en fait il est totalitaire. Son crédo est la « domination mondiale ». S’il ne réussit pas par ses forces armées, il utilise son « armée de réserve ». Quel est cette armée de réserve ? C’est la « pieuvre financière mondiale ». Cette pieuvre étend ses tentacules sur l’humanité entière, 

      Et dès lors que la finance occidentale a mis le monde en coupe réglée, on peut estimer là que c’est un totalitarisme. Et par totalitarisme, on entend un régime politique dans lequel un parti unique détient la totalité des pouvoirs et ne tolère aucune opposition. Et c’est la cas du pouvoir financier occidental qui a une mainmise totale sur le monde. Et ce pouvoir financier totalitaire occidental est l’Axe Washington-Londres-Berlin-Ryad.

      En face, l’Axe adverse qui veut neutraliser l’Axe hégémonique qui est ce pouvoir financier occidental, en fait un pouvoir totalitaire mondial. C’est l’Axe Pékin-Moscou-Téhéran. Trois pouvoirs politiques totalitaires. Que ce soit la Chine, la Russie ou l’Iran.

      Et le monde musulman est divisé en deux camps, un aligné à l’Axe occidental, l’autre à l’Axe adverse.

      Telle est la situation actuelle du monde.


    • Hamed 9 mai 16:13

      @cettegrenouilleci

      Qui défend l’Iran ? Qui défend la Syrie ? A l’ONU et tous les veto opposés par la Chine et la Russie pour sauver la Syrie, allié à l’Iran. Deux pays musulmans.

      Et les islamistes à la solde des Américains et autres, de l’autre axe pour détruire la Syrie.

      Qui a sauvé la Syrie de la destruction ? N’est-ce pas la l’entrée de la Russie en septembre 2015 au côté de la Syrie et des troupes loyalistes. Bachar el assad a demandé le secours de la Russie. Ce qui a faussé complètement les plans américains. Aujourd’hui, ils amorcent leur retrait.

      Les enjeux sont planétaires. La guerre menée par l’Axe occidental ne voit pas la Syrie ou l’Iran en ennemies, il les voit en tant que maillon de l’Axe adverse. Plus au sein de la rivalité inter-musulmane Iran-Arabie saoudite. Un processus complexe.


    • Hamed 9 mai 19:02

      @cettegrenouilleci

      Merci pour la réponse. Cependant, il faut rester froid pour analyser. Être émotif n’aide pas.

      Il y a des enjeux planétaires. S’il pouvait l’Occident, il aurait rayé la Syrie de la carte. Sauf qu’il y a la Russie, la Chine et l’Iran qui mettent en échec les plans diaboliques de l’Occident qui veut demeurer maître du monde.

      Ce n’est pas possible, la Russie et la Chine le mettent en échec. Et il y a aussi « Dieu le tout puissant qui veille au grain sur la marche de l’humanité. »

      Donc il ne faut pas désespérer.


  • nemesis 8 mai 09:42

    L’islamisme est sorti de sa coquille après l’avènement de Khomeyni.

    Les femmes voilées ont commencé à apparaître en Iran, puis ça a fait tache d’huile sans pétrole (Afghanistan, Pakistan etc...), jusqu’à parvenir à la Méditerranée occidentale avec un sentiment de :

    « revanche » pour les populations complexées émigrées

    révolte pour les populations brimées sédentaires.

    J’ai bien vu à chaque traversée Alger-Marseille, les Algériennes changeant de tenues d’un jour à l’autre, dans les années 70.

    Je suppose qu’aujourd’hui, elles conservent la même tenue.


    • sirocco sirocco 8 mai 19:56

      @nemesis

      Quand les jeunes Iraniennes se promenaient maquillées et en mini-jupe à l’époque du Shah, il y a belle lurette que les Saoudiennes, Yéménites (et autres...) étaient déjà « bâchées ».


    • nemesis 9 mai 12:37

      @sirocco

      Tu m’excuseras mais, la prise d’otages de l’ambassade US à Tehran a eu plus d’écho dans le monde que les tenues vestimentaires des Saoudiennes...

      D’ailleurs, qui en Occident évoque les travers de la Sté Saoudienne : à Ryad on décapite à tour de bras et µicron remet la Légion d’Honneur à Ben Salman.
      Et j’évoque à peine, le sort réservé au journaliste Kashogi... sous le fès d’Erdogaz


    • Zolko Zolko 11 mai 15:04

      @nemesis

      L’islamisme est sorti de sa coquille après l’avènement de Khomeyni.


      non, c’est sous le Shah : en effet, celui-ci était un dictateur sanguinaire, et comme tout dictateur il avait besoin de laisser une soupape de sécurité pour laisser les critiques se défouler : il laissa les mosquées libres, et c’est donc là que, tout naturellement, ses opposants se sont organisés.
       
      Avant le Shah, le régime de Mossadegh était laïque et égalitaire (et souverainiste)

  • Eschyle 49 Eschyle 49 8 mai 17:10

    Rappelons que le Coran est un outil politique de destruction du christianisme, de surcroît un faux et usage de faux, ainsi que le démontrent mathématiquement ces six livres :

    https://www.librairietequi.com/A-56805-le-coran-revele-par-la-theorie-des-codes-studia-arabica-xxii.aspx

    https://legrandsecretdelislam.com/

    Une révolution sous nos yeux : https://numerique.lalibrairie.com/LIVRES/ISBN/9782810004447.Livre

    L’étrange suicide de l’Europe : https://www.decitre.fr/livres/l-etrange-suicide-de-l-europe-9782810008254.html

    https://www.ring.fr/livres/la-france-interdite

    https://www.editionsdutoucan.fr/livres/essais/projet

    Sinon : https://ripostelaique.com/lislam-cest-un-oradour-sur-glane-par-jour-depuis-1400-ans.html

    Certes après rectification de l’histoire officielle : https://reseauinternational.net/oradour-sur-glane-les-faits/

    Voire plus : https://www.dreuz.info/2019/11/01/670-millions-de-morts-lislam-est-la-religion-du-genocide-2/

    De 711 à 975, invasion des Alpes : https://www.dreuz.info/2020/05/26/invasions-des-alpes-par-les-musulmans/

    À rapprocher de  Saint Jean Damascène [676-749] : https://www.dreuz.info/2020/03/25/mansour-ibn-sarjoun-alias-jean-damascene-1er-critique-de-lislam-7eme-et-8eme-siecles-3/

    La Reconquista, c’est de 711 à 1492, soit huit siècles : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%27al-Andalus

    Encore : http://www.contre-info.com/al-andalus-linvention-dun-mythe-la-realite-de-lespagne-des-trois-cultures

    Ou [1559-1619] : http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2020/07/21/saint-laurent-de-brindes-6252746.html

    Ou Benoît XVI : https://www.dreuz.info/2020/05/28/le-message-du-pape-benoit-xvi-sur-la-violence-de-lislam/

    Ce sont encore trois congrégations, les trinitaires (https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Trinitaires), les mercédaires (https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_Notre-Dame-de-la-Merci), ainsi que les lazaristes (https://www.dreuz.info/2020/05/27/saint-vincent-de-paul-contre-les-pirates-esclavagistes-maghrebins/),qui ont été fondées pour libérer les chrétiens prisonniers des barbaresques, en leur substituant des martyrs ; ce sont encore la moitié des 7000 martyrs (étymologiquement, tués en témoignage de leur foi) inscrits au Martyrologe romain de 2004, par exemple : http://www.contre-info.com/cetait-un-18-avril-le-martyre-de-st-parfait-ou-la-tolerance-dal-andalus#comment-353121 ; c’est surtout Saint Thomas d’Aquin, dans la « Somme contre les Gentils », chapitre 6 : https://www.dreuz.info/2020/05/11/sur-mahomet-et-lislam-saint-thomas-daquin-nous-avait-prevenu-2/  

    Rappelons que la 13e division SS « Handschar », la 23e division SS de montagne « Kama », et la 21e division SS « Skanderbeg » étaient des divisions SS exclusivement musulmanes. En 1943, ce sont plus de 200.000 musulmans qui combattirent dans les rangs de l’Allemagne nazie, soit probablement plus que dans toutes les autres guerres réunies ; les liens entre le grand mufti de Jérusalem et le IIIe Reich sont bien connus : opposé à la présence britannique en Palestine et séduit par l’antisémitisme des nazis, Amin al-Husseini a approuvé la constitution de divisions musulmanes dans la SS, dont il est devenu aumônier.

    La rémanence du nazisme fut l’élection comme premier président de la Commission européenne de Walter Hallstein (1958-67), nazi convaincu et auteur en 1938 du projet approuvé par Hitler d’une Europe sans juifs ni frontières régie par le IIIe Reich et économiquement liée au monde arabo-musulman : https://www.editionsladecouverte.fr/les_musulmans_et_la_machine_de_guerre_na zie-9782707199348

    Et : https://www.dreuz.info/2021/03/30/les-musulmans-et-la-machine-de-guerre-nazie-critique-de-bat-yeor/

    Rappelons aussi le rapport de la 9ème Conférence islamique de Doha du 13 novembre 2000 (109 pages) : http://www.guerredefrance.fr/Documents/STRATEGIEVFLR1.pdf

    Également accessible ici :

    http://www.abhatoo.net.ma/maalama-textuelle/developpement-economique-et-social/developpement-social/culture/politique-culturelle/strategie-de-l-action-islamique-culturelle-a-l-exterieur-du-monde-islamique

    Ce sont enfin, non seulement des hommes d’État, du général Paoli : https://www.drapeaucorse.fr/origine-du-drapeau-corse , à Mustapha Kemal : https://entrepreneurs-pour-la-france.org/Libres-propos/article/La-lutte-de-Mustapha-Kemal-contre-l-islam-en-Turquie-au-siecle-dernier , de Gaulle : http://sf.donntu.org/sf091615.html , mais encore de multiples écrivains et musiciens, de Ronsard, Bossuet, Molière, Mozart, Voltaire, à Dante Alighieri (https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/la-divine-comedie-de-dante-raciste-115011), ou Victor Hugo (http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/chanson_de_p irates.html), tous passibles de 7 ans de prison et 100 000€ d’amende pour islamophobie, de : φόβος [phóbos], crainte, et de : الإسلام [islam], soumission ; étymologiquement, la peur de la soumission ; à ne pas confondre avec la racine « haine », d’origine grecque : μίσος [misos], άχτι [áchti], έχθρα [échthra], απέχθεια [apéchtheia], et θυμός [thymós] :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_contre_le_racisme_et_les_discours_de_hain e

    https://www.causeur.fr/anne-hidalgo-rue-alain-antisemitisme-150258?utm_source=interne&utm_medium=sidebarshare


  • Jonas 9 mai 10:48

    Bonjour Hamed

    Comme d’habitude , vos obsession sont le colonialisme et l’esclavagisme de l’Occident et de l’Occident seulement.

    Heureusement que de temps en temps , des intellectuels arabo-musulmans , remettent les pendules l’heure . Votre compatriote l’écrivain Rachid Boudjedra , reconnaît que vous, les Arabes, vous avez été des colonialistes et des esclavagistes des siècles avant les Occidentaux. Votre pays l’Algérie , avant l’invasion arabe , n’était pas arabo-musulmane. C’est par le sabre et le sang qu’elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Comme d’ailleurs tous le pays que comptent l’OCI a part l’Arabie saoudite , pays du prophète. 

    Il ne faut pas escamoter l’histoire , je sais que chez vous , ce ne sont pas les historiens qui écrivent l’histoire , mais les dirigeants ( Mohammed Harbi).

    Pour moi Hamed , vous êtes plus un propagandiste qu’un économiste ou historien. Votre discours est un simple habillage. . Vous sollicitez le passé , mais vous occultez toujours le colonialisme qu’ont subi les pays arabo-musulmans , pendant plus de quatre siècles dont votre pays l’Algérie, par l’Empire Ottoman. Quatre siècles Hamed , ce n’est pas rien !

    Je reviens sur l’Arabie saoudite .Comment est né ce pays qui est le seul au monde à porter le nom de son fondateur et qui s’appuie ,sur une des quatre écoles sunnites le Hanbalisme.Donc cela fait partie de l’islam. 

    L’Arabie saoudite a été fondée par un chef bédouin , ibn Saoud après une guerre atroce , longue et meurtrière qui avait fait 300 000 morts et en chassant de Médine et de la Mecque , les Hachémites qui régnaient sur les deux lieux saints depuis des siècles.

    Ces Hachémites , se sont vus offrir par les Anglais en compensation , une partie de la province de Palestine, ( qui n’a jamais été un Etat) devenue royaume de Transjordanie. Sur une superficie de 120 466 km2 , le nouveau royaume a reçu 89 210 km2 soit 74% de la province de Palestine . 

    Aucun pays Arabo-musulman ne conteste cette création d’un pays sur la province de Palestine , de la volonté seule des britanniques sans passer par une instance internationale. 

    L’autre fait, c’est que l’Arabie saoudite tant décriée , par certains arabo-musulmans , aujourd’hui , avait sauvé l’honneur des dirigeants arabes du champ de bataille  après leur nouvelle défaite de la guerre de 1973. Guerre a laquelle a participé l’armée Algérienne , sous les ordres de  Saïd Chengriha, le nouveau chef de l’armée algérienne. Comment ? En utilisant l’arme fatal le pétrole , en quadruplant le prix du baril. Tous les pays pétroliers se sont enrichis dont le vôtre du jour au lendemain. 

    Et l’Arabie Saoudite fut vénérée , et les pays arabo-musulmans , lui ont ouvert leur pays , grâce à sa générosité , pour construire des Mosquées , des Centres culturels et la formation des imams Wahhabites. 




    • Hamed 9 mai 16:16

      @Jonas

      Bonjour Jonas,

      Merci pour ce long commentaire. Désolé de ne pas vous répondre. Vous vivez dans le passé. Le monde avance. Voilà, mon ami Jonas.


    • Jonas 9 mai 20:13

      @Hamed
      Merci pour cette réponse brève. 
      Je vous répondrez par cette citation brève aussi. Si comme le disait Charles Péguy : 
      « Il faut dire ce que l’on voit , surtout , il faut toujours , ce qui est difficile voir ce que l’on voit » est du passé , je suis du passé. 
      Salut à vous. 


  • Zolko Zolko 11 mai 14:54

    une menace réelle plane sur l’humanité sur le plan sanitaire

    non : 0.2% de morts en un an n’est pas une menace, sachant que 1.2% (environ, en estimant l’espérance de vie à 80ans) meurent chaque année de toutes façons. Et on n’est même pas certains que ces 0.2% soient en plus des 1.2% ou parmi ces 1.2%.

     

    Et découler une tirade sur l’Islam historique à partir de cet épiphénomène faux est quand-même tiré par les cheveux.

     

    Elle avait un objectif, elle avait une « Raison » dans l’histoire.

    c’est curieux, cette notion de destinée revient déjà plusieurs fois à propos de l’Islam. J’imagine que c’est le « Inch’Allah » (si Dieu le veut) que implique ça. Pour votre gouverne, sachez que cette notion n’existe pas chez les Chrétiens, pour qui compte plutôt : « Aide-toi et Dieu t’aidera » (librement interprété par sors-toi les doigts du cul). S’en remettre à Allah (ou à l’Homme blanc colonisateur) est de la feignantise intellectuelle.


Réagir