mardi 21 novembre 2023 - par Paul ORIOL

Israël-Palestine la guerre sans fin ?

Tout le monde sait comment cela a commencé. Comment ça finira ?

À l’origine, Dieu. Qui aurait dit à Abraham et à quelques autres, Isaac et Jacob, et Moïse, de se rendre à Canaan pour prendre possession du pays où coule le lait et le miel, dans les lieux où vivent des idolâtres, en faisant toutes les abominations odieuses à l’Éternel : Vous détruirez complètement les Hittites, les Amorites, les Cananéens, les Perizites, les Hivites et les Jébusites, comme le Seigneur votre Dieu vous l’a commandé.
Justification inaltérable pour des juifs religieux intégristes qui ont des vues sur ce territoire qui couvre, plus ou moins, Israël, Palestine, Liban, Ouest de la Jordanie et de la Syrie d’aujourd’hui : La Terre promise.
La Terre sainte pour les chrétiens. Une terre sainte pour les musulmans.

Après de multiples persécutions et l’éclosion des nationalismes dans l’Europe de 1848, des personnalités juives, souvent non religieuses, pensent aussi à une patrie pour les juifs où leur sécurité serait assurée. En 1862, Moses Hess, philosophe allemand, proche de Marx, engagé dans les luttes ouvrières en Allemagne, impressionné par le Printemps des peuples et l'unité italienne, propose de créer un État juif socialiste.

Au début des années 1880, la Palestine est peuplée d’Arabes musulmans ou chrétiens et de quelques juifs. Dont le nombre va croître avec les persécutions en Europe et l’influence de l’idéologie sioniste (nostalgie de Sion et aspiration nationale).
La population juive est alors chiffrée à 25 000, 80 000 en 1917, au moment de la déclaration de Balfour, promettant l’instauration d’un foyer national juif, soit 11 % du nombre d'Arabes de la population de Palestine. Un tiers de juifs palestiniens (Yishouw Yashann, vieux peuplement), les autres sont des immigrés plus ou moins récents, à titre religieux, personnel. Les colons d’origine européenne sont moins de 8 %.

En 1922, la Société des Nations (SDN) attribue au Royaume-Uni (1) un mandat sur la Palestine, avec comme objectif la création d’un foyer national pour le peuple juif sur la base du lien historique existant entre le peuple juif avec la Palestine dans le but de reconstruire leur foyer national dans ce pays, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existantes. Le Royaume-Uni doit placer le pays dans des conditions politiques, administratives et économiques qui permettront l’établissement d’un foyer national juif et le développement d’institutions d’autogouvernement, faciliter l’immigration juive et encourager l’installation compacte des Juifs sur les terres.
Le Livre blanc de Winston Churchill, secrétaire aux colonies, précise que cela ne signifie pas, comme l’estiment les sionistes, que la Palestine en entier devrait être convertie en un foyer national juif, mais qu’un tel foyer devrait être fondé en Palestine.

L’interprétation sioniste du mandat entraîne des conflits entre Arabes et juifs et particulièrement la grande révolte arabe, 1936-1939, aux conséquences importantes : démantèlement des forces paramilitaires arabes et arrestation ou exil de ses dirigeants (certains s’allieront aux nazis), renforcement paramilitaire sioniste, avec l’aide des Britanniques.

Les Arabes palestiniens obtiennent, dans le Livre blanc britannique de 1939, une limitation de l'immigration juive, du transfert de terres arabes à des juifs et la promesse de la création d'un État unitaire dans lequel juifs et Arabes partageront un gouvernement qui permette de préserver les intérêts de chaque communauté. Cette proposition est rejetée par la communauté juive palestinienne et ses paramilitaires qui lancent à leur tour une révolte générale interrompue par la Seconde Guerre mondiale.

Déclaration d'établissement de l'État d'Israël ou d'indépendance de l'État d'Israël, par David Ben Gourion, président de l'Agence juive, Premier ministre, le 14 mai 1948, à Tel Aviv.

Refusée par les Palestiniens et les États arabes. C’est le début d’un affrontement avec les Palestiniens, soutenus pour des motifs politiques (nationalisme, solidarité anticoloniale), ethniques (peuples et pays arabes) ou religieux (solidarité musulmane) mêlés, plus ou moins sincères… De leur côté, les pays occidentaux apportent leur aide en toutes circonstances et par tous moyens (pour la France, le nucléaire notamment) à Israël et à ses gouvernements quand ils ne l’utilisent pas : expédition de Suez, alliance de la France, du Royaume-Uni et d’Israël à la suite de la nationalisation du canal de Suez par l'Égypte en 1956.

Finalement, le peuple palestinien est entraîné dans un affrontement où son devenir n’est pas toujours la préoccupation fondamentale des forces qui interviennent.

En gagnant la guerre de 1948, Israël conquiert 26 % de territoires supplémentaires par rapport au plan de partage de 1947. De 700 000 à 750 000 Arabes fuient ou sont expulsés de leurs terres, Exode palestinien, la Nakba (désastre  ou catastrophe), créant une population de réfugiés tandis que, dans les années suivantes, les communautés juives des pays arabes les quittent, certaines multi-millénaires comme en Irak ou en Égypte, et que beaucoup de leurs membres se réfugient en Israël. Une série d'opérations est programmée comme au Yémen (opération Tapis volant) ou en Irak (opération Ezra et Néhémie).

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Le peuplement juif de la Palestine.
Sans reprendre toutes les persécutions, innombrables, dont ont été victimes les juifs de l’Oural à l’Atlantique, certaines ont un rôle dans la création de l’État d’Israël.

À partir de 1882, le nombre de juifs de Palestine augmente par vagues successives, le plus souvent à la suite de violences antisémites dans des pays européens. Après des pogroms en Russie, première alya, 1881-1890, les Amants de Sion, pour le renouveau du peuple d'Israël par le retour vers Sion et la reconstruction de sa patrie. Parmi eux, Eliézer Ben-Yehoudah, père de l’hébreu moderne.
À cette époque, les notions d’alya politique et de sionisme sont très minoritaires chez les juifs malgré de nombreuses persécutions sur un fond d’antisémitisme multiséculaire. Beaucoup croient l’assimilation possible dans les démocraties. C’est le cas de Theodor Herzl. Qui rejoindra le sionisme et prendra la tête du congrès mondial sioniste en 1897.

Theodor Herzl, né en 1860, à Vienne, est confronté à l’antisémitisme et à l’intégration dans les sociétés européennes. Pour lui, l’assimilation, les idéaux de la Révolution française, l’égalité des droits de tous les citoyens triompheront. Le retour en Palestine est un mythe.
Correspondant d’un quotidien viennois à Paris, chargé de couvrir l’affaire Dreyfus, il comprend la profondeur de l’antisémitisme en France, premier pays à avoir proclamé l’égalité des juifs en 1791 ! Qui a donné la nationalité française aux juifs d’Algérie en 1871 !
Un juif quoi qu’il fasse sera toujours considéré comme un étranger. Seule solution : la création d’un État juif indépendant. En 1896, il publie L’État des Juifs et devient un des principaux sionistes de la fin du XIXe siècle.
Le sionisme de Herzl
est laïc. La création d’un État répond à son souci de sécurité. Il l’envisage même hors de Palestine. Il obtient du ministre britannique des Colonies, la possibilité de l’établir en Ouganda. Une colonie tout de même. Le projet Ouganda est rejeté par l’OSM (Organisation sioniste mondiale) en 1905.

Au cours de la première moitié du XXème siècle, les persécutions se succèdent en Europe. Jusqu’à l’Holocauste, la solution finale nazie.

Les vagues d’immigration se suivent de l’Empire russe, d’Europe centrale ou orientale. Deuxième alya (1903-1914) avec notamment Ben Gourion. Troisième alya (1919-1923) après la déclaration de Balfour et la Révolution soviétique, Quatrième alya (1924-1928), provenant essentiellement de Pologne. Enfin, Cinquième alya (1929-1939) : 180 000 juifs d’Europe centrale et orientale. Environ 50 000 d’Allemagne, d’Autriche au pouvoir des nazis. Un accord est même conclu entre l’OSM et le Reich pour le transfert de fonds des migrants et l’arrivée de jeunes juifs allemands en Palestine (1933-38)

1946 à 1948, les autorités britanniques s’opposent à l’arrivée de juifs en Palestine et les internent dans des camps à Chypre. Épisode illustré par Exodus.

Cette immigration entraîne une augmentation importante de la population juive de Palestine.
Pendant les années 1931- 1942, la population de la Palestine augmente de 56 %, de 30 % pour les musulmans, 42 % pour les chrétiens, 29 % pour les autres et pour les juifs de 176 %.
Sur la période, 1914-1947, la population passe de 525 000 musulmans, 60 000 juifs et 70 000 chrétiens à 1 181 000 musulmans, 630 000 juifs et 143 000 chrétiens : soit un doublement du nombre de musulmans et de chrétiens et une multiplication par dix de celui des juifs.

ISRAËL-PALESTINE LA GUERRE SANS FIN ?

Le partage de la Palestine.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU (2) vote, par 33 voix pour, 13 contre, 10 abstention, la résolution 181, plan de partage de la Palestine peuplée de deux tiers d’Arabes et d’un tiers de juifs en 2 États séparés, arabe et juif, et une zone sous régime international avec 106 000 Arabes et 100 000 juifs, comprenant les Lieux saints, Bethléem et Jérusalem.
 - L’État juif, 14 000 km2, 558 000 juifs et 405 000 Arabes, en 3 parties : la plaine côtière, le long de la frontière syrienne et le désert du Néguev ;
 - L’État arabe, 11 500 km2, 804 000 Arabes et 10 000 juifs en 4 parties : la zone autour de Gaza, la ville de Jaffa, les montagnes de Judée et de Samarie, la majeure partie de la Galilée au Nord.

Ainsi, 2 % des juifs se retrouvent soumis à la législation arabe et 31 % des Arabes à la législation juive.

Les États-Unis (ÉUA) ont exercé de très fortes pressions notamment sur le Liberia, Haïti et les Philippines qu’ils forcent à changer de position à la veille de la décision finale (aussi sur la France). Le secrétaire américain à la défense écrit dans son journal que les moyens de coercition exercés sur ces pays confinaient au scandale.

Ont voté pour : 33 États.

- 29 États de culture chrétienne de l’Ouest : Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, Canada, Costa Rica, Danemark, Équateur, ÉUA, France, Guatemala, Haïti, Islande, Liberia, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, République dominicaine, Suède, Tchécoslovaquie, Union sud-africaine, Uruguay et Venezuela ;

- 4 de culture chrétienne de l’Est : Biélorussie, Pologne, Ukraine, URSS

Ont voté contre : 13 États.

- 9 États de culture musulmane : Afghanistan, Arabie saoudite, Égypte, Iran, Irak, Pakistan, Syrie, Turquie et Yémen ;

- 2 pays avec des religions dominantes : Inde (musulman-hindou), Liban (musulman-chrétien) ;

- 2 de culture chrétienne : Cuba et Grèce.

Se sont abstenus : 10 États.
Argentine, Chili, Chine, Colombie, Éthiopie, Honduras, Mexique, Royaume-Uni, Salvador, Yougoslavie.
Le Siam n’a pu prendre part au vote.

Arthur Koestler a dit, à propos de la déclaration de Balfour (3 : une nation promettait solennellement à une seconde nation le pays d’une troisième.
Le jugement de Koestler peut être élargi en considérant l’adoption de la résolution qui n’est plus seulement une promesse. L’ONU, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, donne une couverture légale à la dernière aventure coloniale européenne du XX° siècle.

Les communautés juives approuvent la partition, soutenue par l'Agence juive rejeté par la droite nationaliste sioniste, Parti révisionniste, Irgoun, Lehi.
Les Arabes palestiniens et l'ensemble des pays arabes, favorables à l’instauration d'un seul État arabe sur toute la Palestine la rejettent sauf le parti communiste qui s'aligne sur Moscou.
Le lendemain du vote, la guerre éclate entre les deux communautés palestiniennes juive et arabe.

Des États, dont certaines puissances colonialistes, de culture chrétienne et antisémite depuis des siècles, à l’origine des persécutions qui ont donné naissance au sionisme en Europe battent leur coulpe sur la poitrine des Palestiniens chargés de la pénitence et se donnent habilement l’absolution.

Absolution pour avoir popularisé pendant des siècles la culpabilité des juifs déicides qui pèse lourdement sur l’antisémitisme européen, propagé largement par l’église catholique même si les protestants, notamment Luther, n’en sont pas indemnes.
Il a fallu plusieurs siècles et l’Holocauste pour que l’Église catholique prenne conscience de son rôle et reconnaisse que, si des juifs étaient responsables de la mort du Christ, ce n’était pas tous les juifs. Certains avaient suivi le Christ. Et tous les juifs, ni d’alors, ni depuis, ne pouvaient être tenus pour responsables. Un temps bien long pour abolir une culpabilité collective à perpétuité. (Nostra Aetate, 1965)

En janvier 1933, il y avait 523 000 juifs en Allemagne. En septembre 1939, 282 000 l’avaient quitté et 117 000 l'Autriche nazifiée : 95 000 pour les États-Unis, 60 000 la Palestine, 40 000 la Grande-Bretagne, 30 000 la France, 75 000 les Amériques Centrale et du Sud, 18 000 pour Shanghai, sous occupation japonaise.
En octobre 1941, l'émigration des juifs d’Allemagne est interdite. Ils étaient 163 000. L'immense majorité est assassinée durant la Schoah.

Jusqu’en 1941, la politique allemande encourage officiellement l'émigration juive. L'arrivée au pouvoir des nazis entraîne une vague d'émigration importante (37 000-38 000 personnes), vers les pays voisins (France, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Tchécoslovaquie et Suisse).
Après l’Anschluss, annexion de l'Autriche en mars 1938, et malgré la difficulté de trouver une destination d'accueil, 36 000 Juifs quittent l'Allemagne et l'Autriche en 1938 et 77 000 en 1939.
La Nuit de Cristal se déroule du 9 au 10 novembre 1938 et la journée qui suit : 267 synagogues et lieux de culte détruits, 7 500 commerces et entreprises gérés par des juifs saccagés, une centaine de juifs sont assassinés, des centaines d'autres se suicident ou meurent des suites de leurs blessures et près de 70 000 sont enfermés dans des camps de concentration. Le but de cette violence, accélérer l'émigration….

Conférence d’Évian de juillet 1938.
Aux États-Unis, l'afflux de migrants juifs allemands et autrichiens est important mais en vertu de la législation de 1924 sur les quotas par nationalité, ne sont autorisées que 27 000 entrées par an pour les Allemands et les Autrichiens : fin juin 1939, 309 000 juifs allemands, autrichiens, tchèques ont déposé une demande…

En pleine crise économique, devant un antisémitisme très répandu, un sondage de l’époque par le magazine Fortune indique que 83% des Américains étaient opposés à un allégement des restrictions dues à la législation sur les quotas, Franklin D. Roosevelt propose une conférence internationale à Évian en juillet 1938, peu après l'Anschluss, pour faciliter l'émigration des réfugiés politiques.

Cette conférence réunit 32 pays, 9 européens, 20 latino-américains et 3 du Commonwealth. L'Italie refuse d’y participer. L’URSS, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, l’Afrique du Sud envoient des observateurs.

Tous les pays présents refusent de recevoir de nouveaux réfugiés : la Grande-Bretagne refuse même d'en accueillir en Palestine alors sous mandat britannique craignant des troubles avec la population musulmane. La France fait de même. La Suisse ne peut plus accueillir de réfugiés autrichiens et a rétabli le système des visas avec l’Autriche. L’Australie ne veut pas importer un problème racial…
Seule la République dominicaine propose d'accueillir 100 000 réfugiés juifs contre des subventions : 800 seulement seront accueillis.

Alors que de nombreux juifs sont arrêtés et internés en camp de travail forcé. Que les lois sont devenues plus sévères pour émigrer, cette unanimité montre aux juifs l’intensité du rejet dont ils sont victimes.
Golda Meir, pour l'Agence juive, assiste aux séances publiques, seules ouvertes aux ONG.

La grande majorité des pays qui ont participé à la Conférence d’Évian, qui ont refusé d’accueillir quelques dizaines de milliers de juifs fuyant les persécutions nazies, ont voté pour reconnaître la création de l’État d’Israël, 6 se sont abstenus dont le Royaume-Uni, seul Cuba a voté contre.

Aller-retour avec le Saint-Louis.

Dans une situation de plus en plus difficile, en mai 1939, près d’un millier de juifs embarquent à Hambourg sur le Saint-Louis (4), paquebot transatlantique allemand, munis d’un visa touristique ou d’un permis d’immigration à Cuba.
Arrivés à Cuba, débarquer leur est interdit. Après le refus des ÉUA et du Canada de les recevoir, le Saint-Louis revient en Europe. Ses passagers débarquent à Anvers et sont répartis entre le Royaume-Uni (288 passagers), la France (224), la Belgique (214), les Pays-Bas (181). Que sont-ils devenus ?
Deux autres bateaux ont connu la meme mésaventure. Le Flandre, français, 104 passagers à bord repart pour la France. L’Orduña, britannique, poursuit sa route et 72 passagers trouvent un port d'accueil à Panama, dans la zone du canal.

Plus de 60 ans après la Conférence de Berlin (1884-85) pour établir les règles officielles de la colonisation en Afrique, Israël est le dernier exemple d’une décision coloniale européenne, au milieu du XX° siècle. À l’approche du déclin des empires coloniaux européens.

Les États partagent la terre de Palestine qui ne leur appartient pas en un État, Israël, peuplé par une immigration récente, européenne, colonisatrice à leur image. Colonie sans métropole mais avec le soutien des occidentaux, politique, économique, financier, militaire.
Et la Palestine avec une population autochtone spoliée de sa terre.

La mèche est allumée. Le conflit israélo-palestinien, au départ conflit entre deux peuples pour la même terre, se révèle de plus en plus, faute de solution, d’espoir, de compromis, comme un affrontement guidé par des forces de plus en plus extrémistes, souvent religieuses, ce qui ne peut que rendre les compromis beaucoup plus difficiles.

 

1 - En 1922, le Royaume-Uni, à son apogée, est la première puissance mondiale, avec un quart de la population mondiale, environ quatre cents millions d'habitants et une superficie de 33,7 millions de km² (environ 22 % des terres émergées). Le plus grand empire jamais créé au cours de l'histoire.

2 - L’Assemblée générale de l’ONU ne comptait en 1947 que 57 États, 193 aujourd’hui, la grande majorité était alors sous domination coloniale.

3 - La déclaration Balfour est mal reçue dans le monde arabe. En contradiction avec cette promesse, les Britanniques avaient déjà promis à Hussein ben Ali, chérif de La Mecque, la création d'un grand royaume arabe unitaire sur le Moyen-Orient (1915-1916). Pour obtenir l’aide militaire des nationalistes arabes contre l'Empire ottoman.

4Ironie. Louis IX, Saint Louis, roi de France, mort à Tunis lors de la IXème Croisade, a instauré en 1269 le port de la rouelle pour les juifs à la demande du pape Alexandre III.

 



29 réactions


  • Sirius Grincheux 21 novembre 2023 08:41

    Sous le titre "la croix et les affaires", Cairn présente ainsi un livre paru en 2016 livre intitulé "Histoire mondiale de la guerre économique".



    "Au départ, un pape du XIème siècle particulièrement inspiré qui canalise la violence des grands barons envers les chrétiens d’Occident pour la détourner sur les infidèles d’Orient. Le résultat, des milliers de croisés qui s’engagent, pour la plupart avec sincérité, la foi ancrée au plus profond d’eux-mêmes, afin de reconquérir Jérusalem et de créer les États latins d’Orient… À l’arrivée, une succession de défaites militaires contre les Sarrasins, la perte de Jérusalem et la quasi-disparition des chrétiens d’Orient.
    Pourtant, l’Église romaine et les cités italiennes profitent de ces siècles de croisades pour s’enrichir. Car la conquête de l’Orient, c’est aussi l’histoire d’un monumental affrontement économique entre chrétiens et musulmans, et également entre chrétiens eux-mêmes. En envahissant l’Orient au nom de Dieu, les Latins partent aussi à la conquête des richesses de la région. En prenant Jérusalem, en édifiant des cités latines en Orient, ils mettent la main sur l’immense marché des produits asiatiques. Les croisades sont l’occasion d’éliminer un intermédiaire – les commerçants arabes – sur la route des Épices et sur celle de la Soie. Notre propos ne consiste donc pas à écrire une énième histoire des croisades, mais simplement à montrer en quoi celles-ci se présentent également comme une formidable opportunité pour porter la guerre économique en Orient.
    Pour l’Église, les croisades répondent à deux menaces, l’une intérieure, l’autre extérieure… "

    Remplacez « grands barons » par « opposants politiques », « église » par « membres de l’OTAN et »cités italiennes« par »grandes banques" vous avez un texte actuel.


    • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 08:59

      @Grincheux
      « Remplacez « grands barons » par « opposants politiques », « église » par « membres de l’OTAN et »cités italiennes« par »grandes banques » vous avez un texte actuel."
      Un peu orientée votre conclusion... anti-chrétienne ?
      Les événements concernent des musulmans et des juifs et que le Pape actuel est pour la Paix.
      Les chrétiens non concernés, comme les européens ne devraient pas mettre les doigts dans cet engrenage mortifère.


    • Sirius Grincheux 21 novembre 2023 09:15

      @L’apostilleur

      Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort.


  • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 08:46

    « ..des personnalités juives, souvent non religieuses, pensent aussi à une patrie pour les juifs où leur sécurité serait assurée.. »

    Une solution qui exonère les juifs de l’effort d’assimilation nécessaire à une meilleure intégration dans les société hôtes. 

    En 1962, 100000 juifs séfarades « français » sont rapatriés d’Algérie, ils reprocheront à la France de leur avoir enlevé leur pays. Ils s’opposeront aux juifs ashkénazes gaullistes en France.

    ils préféreront quand même la France à Israël où les ashkénazes les envoyaient dans les kibboutz défricher les terres palestiniennes.

    Israël n’a jamais été une solution pour tous les juifs.


    • njama njama 21 novembre 2023 15:28

      @L’apostilleur
      En 1962, 100000 juifs séfarades « français » sont rapatriés d’Algérie, ils reprocheront à la France de leur avoir enlevé leur pays.

      Les « israélites indigènes » se sentaient peut-être dans leurs petites chaussures avec le Décret Crémieux (1870) qui leur accordait la citoyenneté française Décret 136 et le 137 qui les naturalisait. Le pouvoir français les manipulait déjà !
      Wiki dit que 35 000 en bénéficièrent. Se seraient-ils reproduit comme des lapins ?

      Vous allez pas nous refaire le coup de « la valise ou le cercueil » j’espère ! Ils pouvaient rester en Algérie qui était leur pays depuis des siècles.
      A moins que certains d’entre eux n’avaient pas l’esprit trop clair, collabos ?


    • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 18:43

      @njama
      « ...Se seraient-ils reproduit comme des lapins ? » La source des 100000 Charles Enderlin.
       
      « ...Le pouvoir français les manipulait déjà ! »
      Le pouvoir français...en la personne de 
      Isaac Jacob Adolphe Crémieux, Ministre Garde des Sceaux, président fondateur de l’Alliance Israélite Universelle.. 
      Le pouvoir français a fait preuve de ségrégationnisme en offrant une naturalisation sélective. Crémieux a oeuvré pour ses seuls coreligionnaires juifs.
      Qui a manipulé qui ?


  • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 09:39

    @ l’auteur 

    « ...Des États, dont certaines puissances colonialistes, de culture chrétienne et antisémite depuis des siècles... de nombreuses persécutions sur un fond d’antisémitisme multiséculaire... de quelques juifs. Dont le nombre va croître avec les persécutions en Europe.. »

    Voilà une présentation victimaire fréquente avec un Occident chrétien coupable qui justifie l’existence d’Israël.

    D’autres ont abordé comme vous une présentation trop succinte de l’antisémitisme https://onenpensequoi.over-blog.com/2022/06/une-histoire-de-l-antisemitisme-engagee.html.

    Les juifs n’ont jamais voulu s’assimiler dans les nations hôtes, ils ont contribué avec leur Talmud et leur haine des chrétiens à la ghettoisation de leurs communautés, quand l’antisémitisme n’existait pas encore.

    https://onenpensequoi.over-blog.com/2020/04/la-civilisation-l-education-ou-la-morale-judeo-chretienne-de-pieux-poncifs-infondes.une-histoire-autant-juive-que-chretienne-1/3.htm 


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 novembre 2023 11:11

      @L’apostilleur

      une présentation victimaire fréquente

      Et surtout très bien établie historiquement, puisqu’on dispose d’un élément de comparaison, à savoir la condition des juifs dans les empires musulmans. Et si tout n’a pas toujours été rose là-bas non plus, il est incontestable que la situation des juifs y a toujours été bien meilleure d’en Europe. Vous ne pouvez pas évacuer un fait très simple, dans le christianisme, les juifs sont déicides, ce n’est pas le cas dans l’islam. Certains universitaires parlaient de « concurrence théologique », le christianisme étant une scission du judaïsme, il a particulièrement cultivé sa distanciation. Moralité, on ne peut pas tout mettre sur le compte du refus de l’assimilation.

      D’autre part, cette notion « d’Occident chrétien » est à prendre avec précaution, orthodoxes, anglicans, catholiques, protestants se sont allègrement entre-massacrés pendant des siècles. 
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liver_turcx_dan_paus


    • Sirius Grincheux 21 novembre 2023 13:22

      @Opposition contrôlée

      tout à fait

      D’ailleurs, les Juifs de Cordoue contribuaient à la prospérité du pays, en s’adonnant à l’étude des sciences et au commerce, en particulier celui de la soie et des esclaves. Ceux de Tolède s’étaient spécialisés dans les traductions de textes arabes en langues romanes ainsi que de textes hébreux et grecs en arabe (alors que les mêmes textes des philosophes grecs faisaient l’objet d’autodafés organisés par l’inquisition dans les pays chrétiens qui les ont récupérés ensuite en les traduisant de l’arabe).

      Et l’apothéose de la « Reconquista », qui a rattaché le Califat à la couronne d’Espagne, s’est traduite par l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492. La disparition des uns ne pouvait pas se faire sans le départ des autres. Il s’agissait d’éradiquer tout ferment de transgression.

      de toute façon, parler d’« occident chrétien », ça a à peu près autant de sens que de parler des « pays arabes », comme si tout ça était homogène

      mais le crétinisme va envcore plus loin : pour justifier le refus de la candidatuer à l’UE, on a entendu des arguments comme :
       l’Europe est chrétienne historiquement et culturellement (alors qu’il y a des chréteins en Asie, au Moyen-Orient en particulier et qu’il n’a jamais été question de les intégrer à l’UE)
       il suffit de regarder une carte pour voir que la Turqui n’est pas en Europe (alors que la Grèce antique s’étalait sur plusieurs rivages de la Méditerranée et que Troie était située en Ionie)


    • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 14:37

      @Opposition contrôlée
      « ..la condition des juifs dans les empires musulmans... »
      Voyez en Ouzbékistan, pour sortir de leur maison les juifs devaient avoir une petite porte afin de baisser la tête au cas où un musulman passerait, le cheval leur était interdit et ils recevaient régulièrement une gifle en versant le djizîa. Le statut discriminant de dhimmi a eu raison d’eux aussi en Asie Centrale comme généralement en terre islamique. 


    • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 14:41

      @Opposition contrôlée
      Les conflits en Europe entre chrétiens avaient moins des origines religieuses que politiques. Les relations avec les juifs étaient semblables dans toute l’Europe 


    • tiers_inclus tiers_inclus 21 novembre 2023 14:48

      @Grincheux
      Les juifs sont là où ils sont le mieux. Soyons factuels.

      mise à jour en janvier 2022.

      1. Israël : La plus grande population juive, avec plus de 6 millions de personnes.
      2. États-Unis : Environ 5,7 millions de Juifs.
      3. France : Environ 450 000 à 500 000 Juifs.
      4. Canada : Environ 375 000 Juifs.
      5. Royaume-Uni : Environ 292 000 Juifs.
      6. Russie : Environ 172 000 Juifs.
      7. Argentine : Environ 180 000 Juifs.
      8. Allemagne : Environ 118 000 Juifs.
      9. Australie : Environ 118 000 Juifs.
      10. Brésil : Environ 93 000 Juifs.

    • Seth 21 novembre 2023 17:29

      @L’apostilleur

      Notez qu’en France on avait les cagots...


    • njama njama 21 novembre 2023 19:00

      @tiers_inclus
      Au final environ + ou 14 millions de Juifs dans le monde sur 500 fois plus, 6 ou 7 milliards de terriens, 05 % de la population mondiale si je ne me trompe pas..., un juif sur 2000 terriens
      C’est sûr chaque être « humain » est aussi important, b.a.ba de l’humanisme, mais tout de même, le monde devrait-il être cornaqué par cette secte sioniste millénariste rabbinique qui n’en représente pas la moitié, de la moitié !... un sur 4000 terriens...


    • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 19:14

      @Grincheux
      « ...les Juifs de Cordoue contribuaient à la prospérité du pays.. »
      En voyant la petite statue de Maïmonide dans le quartier juif de Cordoue on pourrait croire à « l’heureuse entente multiconfessionnelle sous domination musulmane. »
      En voyant sa tombe sur les hauteurs du lac de Tibériade on se doute que sa vie a été mouvementée. Il a été chassé avec sa famille de Cordoue à 13 ans et d’Espagne à 25 ans, et on nous parle de la belle vie des juifs avant la Reconquista... Les juifs dhimmis comme les autres s’accomodaient comme ils pouvaient de leur statut.
      Les juifs qui avaient subi la pression des Wisigoths avaient été favorables à la venue des arabes en Espagne. 
      Qui pourrait ne pas comprendre la Reconquista avec la récupération de leur terre par les virulents catholiques d’Espagne ?


    • L'apostilleur L’apostilleur 21 novembre 2023 21:08

      @njama
      « ..le monde devrait-il être cornaqué par cette secte sioniste millénariste rabbinique .. »
       
      Évidemment non.
      La singularité du peuple juif c’est d’être disséminé dans des pays qui leur ont finalement donné une nationalité supplémentaire à laquelle ils ne sont pas tous atttachés, avec d’autres qui ont oublié leurs origines.
      Attali et le rabbin Josy Eisenberg commentaient un rapport commandé par une institution juive, qui annonçait un judaïsme en voie de disparition un peu partout dans le monde, seuls les orthodoxes à Jérusalem pourraient assurer sa pérennité encore.
      Une perspective insuffisante pour justifier votre crainte. 
       


    • L'apostilleur L’apostilleur 22 novembre 2023 09:22

      @Grincheux
      « ... le crétinisme va envcore plus loin : 
      pour justifier le refus de la candidatuer à l’UE, on a entendu des arguments comme :

       l’Europe est chrétienne historiquement et culturellement (alors qu’il y a des chréteins en Asie, au Moyen-Orient en particulier et qu’il n’a jamais été question de les intégrer à l’UE
      ) »

      Houlala Grincheux !! A propos de crétinisme...

      Qui pourrait dire qu’au motif qu’il subsiste qqs chrétiens dans un pays, cette condition le rendrait UE compatible ??
      Qui pourrait nier qu’historiquement et culturellement l’UE n’est pas chrétienne ??


  • LVOLC 21 novembre 2023 19:09

    La bible et l’ancien testament n’est pas la lumi ?re du monde. L’Ancien Testament de la bible est une succession de fratricides, de sacrifices et de distillation de la peur de Dieu un peu comme le coran ou l’orthodoxie juive. Pour ma part, je ne crois pas que cet Ancien Testament soit une lumi ?re pour le monde non, il est plut ?t l’obscurantisme et l’enfermement. En dehors de tous les dogmes, la lumi ?re et la d ?livrance c’est la parole de J ?sus de Nazareth ou tout est humilit ?, r ?demption, pardon et amour pour Dieu. J ?sus nous apprend ? aimer et accepter notre condition humaine pour vivre notre destin sans peur.


  • LVOLC 21 novembre 2023 19:11

    H ?, Isma ?l et Isaac les fr ?res s ?mites, abandonnez la loi du talion, arr ?ter de vous entretuer, embrassez-vous et construisez.


  • LVOLC 21 novembre 2023 19:13

    Pour moi, les sionistes du monde entier sont les descendants des adorateurs du veau d’or qui ont choisi d’adorer une statue d’or, plut ?t que de nourrir une spiritualit ?, et c’est en ?a que le sionisme est m ?prisable, mais les juifs, les musulmans et les chr ?tiens eux ne le sont pas. M ?ditez l ?-dessus


  • quijote 21 novembre 2023 19:39

    Vous êtes au courant qu’il y a une guerre chez nous ? Ou pas ?


  • quijote 21 novembre 2023 19:53

    Putain d’immigrationnistes... C’est vous qui êtes responsables de ça :

    https://twitter.com/RadioGenoa/status/1727001846823506319

    Responsables et coupables !


    • Seth 22 novembre 2023 19:10

      @quijote

      T’as un vocabulaire de charretier et la vulgarité qui va avec.

      Et à part radiogenoa (?) t’as quelque chose d’autre de plus sérieux ?


  • AmonBra AmonBra 22 novembre 2023 12:01

    Merci @ l’auteur pour le partage.

    Enfin un article n’émanant pas d’un historien, mais qui ne dépareillerait pas, même sous cette forme succincte,

    dans le travail de vulgarisation d’un véritable professionnel en la matière, et dont un certain prétendu docteur en Histoire, mais véritable $ionnard(*) sévissant sur AV, feraient bien d’en prendre de la graine, si ses neurones et synapses en sont encore capables.

    [. . .] "Arthur Koestler a dit, à propos de la déclaration de Balfour (3 : une nation promettait solennellement à une seconde nation le pays d’une troisième. [. . .]

    Cette personnalité avait élégamment résumé, une connerie sans nom, ayant déjà commencé d’empoisonner l’atmosphère de cette région, et la pourrir encore davantage après et durant des décennies, jusqu’au point d’orgue génocidaire auquel nous assistons en mondovision et en direct.

    Ainsi, au lendemain de la seconde guerre mondiale, une ONU à 57 états, largement dominée par les nations coloniales, "donne une couverture légale à la dernière aventure coloniale européenne du XX° siècle.« 

    Vous avez aussi dit l’essentiel, c’est un conflit de décolonisation, une lutte de libération dont cette ONU coloniale des débuts, est le premier responsable et qui dure depuis plus de 75 ans.

    Ce n’est pas un record, loin s’en faut et tout algérien cultivé est bien placé pour vous démontrer que, si cela n’a pas déjà été fait durant votre coopération algérienne, tout, absolument tout sous le soleil cher auteur a une fin et cette dernière ne sera pas celle d’un formidable Peuple palestinien, ayant prouvé par son admirable et indestructible résistance, que la terre ancestrale et dite sacrée de Palestine, qu’il abreuve quotidiennement de son sang, coule également dans ses veines.

    Un certain, qui lui aussi n’était pas historien, aurait affirmé qu’en Histoire  »Il y a des décennies où rien ne se passe et des semaines où des décennies se produisent" et bien nous y sommes. . . Enfin ! . . .

    .

    .

    .

    .

    (*) Mot-valise des termes sioniste et cornard, en raison du cocufiage historique imminent de cette idéologie, n’en déplaise au ci-devant E. Zemmour.

    Est donc pour moi un(e) $ionnard(e) tout individu soutenant, acceptant et/ou tolérant, de façon et à un degré quelconque, le « droit à l’existence » et le « droit à se défendre » du dernier état colonial et, ceci expliquant cela, l’ultime apartheid de l’Histoire, quelle que soit son appartenance ethnique, politique, philosophique ou/et religieuse.


  • https://reseauinternational.net/les-israeliens-forces-de-se-retirer-de-plusieurs-fronts-a-gaza/

    A bout portant , les blindés Israèliens en feux ..... 

    Quand ils tirent sur l’infanterie Israèl... avec des roquettes .

    Un vrai barbecue d’enfer, à chaque coin de rue ! 

    En fait le sataniste Netanayhou a tenu ses promesses, c’est l’enfer pour Tsahal !


  • La guerre est l’art de détruire les hommes .
    La politique est l’art de tromper les hommes .


  • microf 24 novembre 2023 14:34

    Bruno Kreisky ( Chancelier Autrichien et Juif ) sur la Palestine

    https://youtu.be/TAPW8R6cnWI?si=1BszCDn6FrI3M_QI


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