jeudi 21 septembre 2017 - par Djam

Jeune aujourd’hui, vieux demain !

Réflexions et témoignage

Toutes les générations jeunes se comportent de la même manière, et chacun d’entre nous qui est jeune aujourd’hui ou qui l’a été, sait à quel point l’homme moderne, dans son agitation perpétuelle pour « réussir » sa vie, pose loin devant lui cette inquiétante période de sa vie qu’on appelle encore parfois le 3ème âge et qui s’est transformée, par la grâce des manipulations sémantiques propres à notre démocratie illusoire, en ce titre typique des études à la Palo Alto : les seniors.

Et comme tout le monde, je me suis, fritté à la nécessité de « placer » un vieux parent dans ces établissements qu’on appelle EHPAD. Après 3 ans de bataille pour tenter de maintenir ma vieille mère à son domicile, j’ai dû céder devant la fragilisation galopante, les chutes à répétition et les limites d’un personnel à domicile pourtant d’un rare professionnalisme et d’une résistance inouïe.

Outre le coût exorbitant du maintien à domicile (6 personnes pour une surveillance et des soins sur 24h) qui oblige à trouver des solutions acrobatiques mais dont une partie rapporte gros aux URSSAF, le coût affectif est souvent tout aussi lourd. Il faut beaucoup de réflexion, de discussions (avec le personnel, la famille, les « conseillers ») pour se décider et surtout, pour trouver le bon établissement.

Le choix des critères en la matière est aussi complexe que pour l’achat d’une maison ou d’un appartement. Mais là, on se focalise essentiellement sur le coût mensuel, l’environnement intérieur et extérieur (le site de l’EHPAD) et l’organisation des soins. J’ai, pour ma part, opté pour la proximité du domicile, afin de pouvoir organiser des visites fréquentes, mais aussi pour la dimension petite de l’EHPAD, sa récente création et son emplacement. Construit au cœur d’un nouveau lotissement dans les Pyrénées Orientales, région en plein développement et en passe de devenir le nouveau département des derniers retraités moins argentés que ceux de la région PACA, cet EHPAD fait indiscutablement parti de ces nouvelles réalisations rassurantes parce que joliment décorées, lumineuses où l’on voit en permanence aller et venir un ballet de jeunes femmes et quelques jeunes hommes – tous AS : aides-soignants, infirmières ou responsables administratifs – dans le hall et les larges couloirs.

Mais… c’est au bout de plusieurs longs séjours d’aide et de visites, que j’ai fini par comprendre comment tournaient effectivement ces fameux nouveaux EHPAD un peu partout en France. De nombreux rapports ont été produits sur les divers financements nécessaires à la « gestion » du vieillissement des populations occidentales. La Toile propose pléthore de liens sur ce vaste sujet et leurs conclusions convergent vers les mêmes constats :

  • Le nombre de vieux augmente partout dans l’hémisphère nord.
  • Les coûts augmentent forcément au prorata de l’hystérie de rentabilité.
  • Les familles doivent contribuer de plus en plus lourdement en terme financier mais aussi en terme de temps, d’énergie et de tracas anxiogènes.
  • Les aides proposées (APA, Sécu…) sont symboliques par rapport au coût global et ne changent pas grand-chose à la charge réelle.
  • L’organisation mondiale des nécessités du travail (esclavage moderne) explose les liens familiaux et isole de plus en plus les individus jeunes comme vieux.

Mais plus problématique, la gestion même des EHPAD a été décidée par des technocrates (une fois de plus !) que l’on peut imaginer aisément comme probablement jeunes, donc n’ayant absolument aucune expérience de la réalité de cet état, ou moins jeunes mais vraisemblablement à l’abri de ces tracas financiers.

J’ai donc découvert à mon tour cette réalité et je n’évoquerai là que les conditions pratiques les plus pertinentes en terme de santé, d’humanité, de bon sens et… de réflexions philosophiques que cette expérience m’enseigne notoirement.

De quoi les « sénioriales » et autres EHPAD sont-ils les symptômes ?

Ces nouveautés de « gestion des populations vieillissantes » sont les symptômes d’une civilisation, essentiellement occidentale en attendant que le modèle s’impose partout ailleurs par la « grâce » de la mondialisation, d’une déliquescence flagrante d’humanité.

Formatées par le délire globalisateur, fascinées par les modèles promulgués à jet continu par les médias et le cinéma made in Hollywood , les nouvelles générations sont dressées loin, très loin, des lois essentielles de la Vie. Famille, valeurs à l’ancienne, partage, affection et soutien naturel fonctionnent à minima. On connaît tous l’importance accordée à ce que les spécialistes de la chose nomment la « cellule familiale ». Cette cellule est donc réduite à sa dimension la plus restreinte : un couple de parent (plus de papa ni de maman, on fait dans le neutre à dessein) + un ou deux enfants max + un chien ou un chat.

Fini les familles à lourdeur et obligations que la pseudo révolution de 68 a conchié et bienvenue aux familles « recomposées » et le plus souvent décomposées. Résultat, quand on est encore jeune on est forcément loin des affres de l’inévitable finitude. On y pense pas ou peu, et les parents encore relativement jeunes et souvent « branchés » partent régulièrement en tourisme avec leurs vaccins rassurants et leurs valises à roulettes. Devenus jeunes adultes, les enfants font leur vie et rêvent d’un avenir plein de pognon ou tout simplement un bonheur qui sera forcément mieux ailleurs qu’au lieu de vie familiale. On part donc « faire de la thune » au Canada, aux « states », à Londres et quelques fois en Chine ou à Hong Kong. Les centres nerveux de la thunerie mondialisée sont très prisés.

Alors, quand survient l’inéluctable, parfois trop tôt parfois tard, on s’affole, on cherche – sur le net ! – les lieux de résidence qui pourront apaiser la conscience. Après avoir visité les nouveaux établissements décorés façon « maison du monde » ou « meubles pas chers » où cavalent toute la journée des équipes… réduites d’aides-soignantes en blouse blanche et « croqu’s » aux pieds, on fait le choix qu’on croit le moins pire. Dans ces établissements les CDI sont peu nombreux. On y compte d’ailleurs, et ça vaut mieux, quelques infirmières qui auront à charge de distribuer les dizaines de pilules en tout genre que l’on fait ingurgiter aux vieux pour le bonheur des labos. Le reste des employés, souvent d’origine africaine pour le nord et hispanique pour le sud, sont des intérimaires. On ne les voit que pendant quelques jours voire au maximum quelques semaines. Pas le temps de créer du lien avec les résidents, on a une fiche de « soins » et on la suit en un temps record pour éviter de se faire virer.

Chiffre et protocole officiel  :

1 aide-soignante doit assurer 12 toilettes de personnes âgées (souvent invalides, dépendants à 50, 70 ou 100 %)

Qui n’a jamais pratiqué une seule fois dans sa vie l’aide à une personne dépendante ne sait rien de l’énergie que cela exige et rien non plus de la solidité psychique requise. A plus forte raison lorsqu’on fait cela toute l’année.

Le salaire net mensuel médian s’élève à 1.732 euros, selon les chiffres de 2012, toutes spécialisations comprises.

(source : Medic Actu)

 

C’est indiscutablement l’un des métiers les plus difficiles et les plus usant psychologiquement que j’ai expérimenté personnellement pendant un mois et demi.

 

Les EHPAD sont à la culture du pays ce que la world music est à la musique authentique. Au mieux, un pis-aller, au pire un cauchemar pour les accompagnants et les employés.

 

Gestion du « vieillissement » de la population

 

Sans surprise, les EHPAD gèrent comme ils peuvent et le plus souvent à la façon d’une entreprise. On calcule au plus juste, on compte avec de multiples aides sociales, la sécu, aides du Conseil Régional. Mais les accompagnant familiaux doivent palier la plupart des manques cruciaux. En effet, si les EHPAD ont des budgets pour faire venir des groupes de chanteurs de variétés pour « anciens », des conférenciers pour animer des groupes sur des thèmes « vie », des spectacles avec cotillons et gâteaux industriels, en revanche l’embauche d’aides-soignantes supplémentaires en CDI n’est pas envisagée et le travail est assuré selon l’équation classique : équipe réduite de CDI + une tournante d’intérimaires.

 

Résultat des comptes de la France « modernisée » et « en marche »

 

Il faut se débrouiller pour être largement disponible quotidiennement pour assurer :

 

  • Des changes suffisants en cours de journée (pas le temps de changer des vieux plus de 2 fois par jour, sauf si vraiment « cata »).
  • Compléter la toilette personnelle pour éviter que votre vieux parent ressemble à une folle ou à un pauv’type.
  • Assurer au moins un brossage de dents journalier… sinon, pas de brossage du tout et forcément des complications en matière d’hygiène buccale et par extension en matière digestive.
  • Réorganisation quotidienne des placards à vêtements qui, sinon, se transforment en placard en vrac.
  • Pistage des vêtements et objets personnels perdus et rarement retrouvés. En effet, on fait laver à l’extérieur en industriel. N’apportez jamais un lainage à votre vieux parent, vous le retrouvez passé de la taille 42 à la taille 4 ans ! (merci la surchauffe en machine de séchage).
  • Vérifier les quelques meubles et objets installés dans la chambre… le ménage est fait mais à l’arrache. Alors les objets se « déplacent », se perdent.

 

Si vous êtes suffisamment impliqués, vous pouvez aussi avoir à aller aider dans des chambres voisines car les chutes ne sont pas rares, les incidents non plus et les personnes immobilisées dans leur chambre et incapables d’autonomie peuvent passer pas mal de temps à appeler en vain. Si vous n’êtes pas loin, forcément vous y allez et il n’est pas rare non plus que vous aidiez une aide-soignante, seule, qui tente de relever une personne âgée. Allez donc soulever un corps inerte, vous m’en direz des nouvelles…

 

Je ne parle même pas des repas et de la qualité des aliments. On mange mieux chez Flunch que dans la plupart des EHPAD, et les établissements où l’alimentation est meilleure, coûtent au bas mot 3500 à 3800 mensuels si ce n’est pas plus en région parisienne (jusqu’à 5000 et plus). Qui peut payer ça ??

 

Conclusion

 

L’expérience dont je parle me concerne, vous l’aurez compris. Le lieu où réside ma vieille mère est un lieux récent et implanté dans un bel environnement. Cela n’empêche pas que les dysfonctionnements posent de réels problèmes et pourtant, la résidence coûte cher.

 

Hormis le fait que je vive une expérience très répandue (on ne parle même pas de la « gestion » des cas d’Alzheimer), je souhaitais témoigner surtout pour faire réfléchir à la signification d’un certain choix de « gestion des anciens » dans une société. Tout un symbole où l’indifférence, la distance, l’éloignement et une certaine angoisse collective traduisent la déliquescence des véritables valeurs humanistes et, d’après moi, également la fin même d’une civilisation qui atteint sa phase finale de déclin.

 

Dans un pays comme la France qui n’en finit plus de s’auto proclamer « pays des Droits de l’Homme », on a tous vite fait de vérifier que ces droits étaient bien appliqués mais exclusivement à ceux qui rapporteront des % supplémentaires aux créanciers privés qui mettent progressivement tous les domaines de notre société en mode BU (Business Unit).

La fosse commune ne reviendra vraisemblablement plus car les pieuvres de la financiarisation totale ont ce génie diabolique de transformer la moindre minute de notre vie et de notre mort en autant d’opportunités de profits et de rentes.

 

Quand on a 20 ans, voire même aujourd’hui 30 ans, on est loin de tout ça. On se dit qu’on fera autrement, que ça ne nous arrivera pas comme ça, qu’on fera ceci ou cela, qu’on saura anticiper, trouver la bonne solution… Erreur mes amis ! Face à la finitude et à la mort, on est tous, sans exception, vraiment égaux. Dans la soie ou dans le drap  made in china, dans un EHPAD à 3000 boules mensuels ou un « château » à 5000, entouré de proches sincères ou seul en tenant la main de l’aide-soignante qui vous aura accompagné, on passera tous, SEUL, l’épreuve finale, et bien malin celui qui continue à dire « moi, quand je verrai que, je ferai ceci, je ferai cela ». Nous serons tous comme les enfants… on aura peur, on l’exprimera ou pas, mais on saura qu’on ne peut strictement rien faire.

 

Notre modernitude a choisi de parquer les vieux… ayant détruit les solidarités de tous ordres, elle impose aux accompagnants et aux aidants des conditions qui traduisent son véritable état d’esprit.

 

Ma suggestion finale sera : Faites tout ce que vous pouvez (ou pourrez) pour être proche de celle ou celui qui part. C’est la dernière transmission qu’aucun créancier ne pourra jamais nous enlever. La solidarité n’est pas un mot pour politicien, elle EST l’humanité vraie.

 



36 réactions


  • confiture 21 septembre 2017 17:42

    Bel article , merci à vous mais seules les personnes « agées » peuvent le comprendre


  • L'enfoiré L’enfoiré 21 septembre 2017 18:38

    Le conflit des générations a toujours existé.
    Le conflit dans une même génération existe quand la génération précédente disparait et qu’il y a un héritage à la clé.


  • Macondo Macondo 21 septembre 2017 22:35

    Article lumineux, avec un observateur au premier rang. Ce sujet va s’imposer, mais je continue à dire que : « moi vivant, jamais ! » j’en ai d’autant plus apprécié ce texte qui pourrait me renvoyer un jour à contempler le monde tel qu’il est devenu et découvrir que je suis dans un wagonnet moi aussi avec ma grande gueule. Il est dit : "... faire réfléchir à la signification d’un certain choix de gestion des anciens dans une société« . On est loin du compte, n’est-ce-pas ? Comme d’autres ici probablement, je suis de la dernière génération ayant vu une arrière-Grand-Mère restée à la maison jusqu’au bout, ensuite trois petits jours d’hôpital avant le grand départ. Il me semble (je peux assurément me tromper) que les pathologies actuelles de nos Anciens correspondent au schéma global ambiant installé dans l’avidité et aussi brillamment décrite dans l’article. Comme tous les autres pans de notre société décadente, je n’insiste pas on est sur Avox, tout le monde est au courant. Pas encore »soleil vert", mais quand même un peu vert-pâle ...


  • chocolatine chocolatine 21 septembre 2017 23:03

    bonsoir @ tous
    je connais cette face « cachée ? » de notre devenir..Que ce soit EHPAD,maisons de retraite, ou cliniques tout celà fonctionne de la méme façon : personnel réduit au minimum,conditions de travail extrémement pénibles ( les toilettes cassent le dos des AS) rentabilité en ligne de mire et salaires déplorables ! Alors quand j’entend que telle ou telle catégorie sociale n’y arrive pas parce que çi ou ça....j’aimerai qu’une d’elle arrive au petit matin à l’heure des soins et des toilettes...pour voir..
    Quant au prix il est scandaleux,sachant que l’aide affective,d’écoute,de temps partagée avec les personnes agées,base de toute relation humaine n’a plus de place en ces lieux
    Alors en ces jours ou quelque dirigeant tape sur les séniors « riches,égoistes coupables d’avoir travaillé des 16 ,ou 18 ans et d’avoir pensé à autre chose qu’à aller manger du foodfast et à se balader aiphoné,d’avoir anticipé,économisé pour finir sa vie à peu pres correctement......laissons les séniors continuer à aider leurs enfants leurs petits enfants puisque notre société,ne sait ou ne veux pas faire autre chose que du fric,si ce n’est casser les liens entre catégories sociales,entre générations,entre ceux qui »en ont" et les autres.


  • chocolatine chocolatine 21 septembre 2017 23:06

    et surtout
    n’oublions pas que nos enfants sont amenés à devenir égoistes et individualistes,c’est le « self yourself ».


  • Djam Djam 22 septembre 2017 00:26

    @ chocolatine, macondo, l’enfoiré, confiture...


    Merci pour vos commentaires smiley 
    Je crois que nous comprenons toutes et tous qu’il va falloir la jouer fine au fur et à mesure de l’avancée vers l’âge de la dépendance plus ou moins importante. Anticiper ? oui, si l’on peut... mais l’économisme en cours risque de faire pas mal de victimes express....


  • Pauline pas Bismutée 22 septembre 2017 08:02

    Merci pour cet article. Tant de sujets sont abordés, les enfants loin (souvent pas le choix, faut bien bosser !), les coûts, le personnel … alors seulement quelques pensées ..

    Comme beaucoup, j’ai un parent atteint d’Alzheimer, encore à la maison, et je me suis occupée de patients Alzheimer « en phase terminale » dans une facilité (pas en France).

    Quant au personnel soignant, ils ont chacun leur manière pour ‘survivre ‘ : il y a les super blindés, ceux qui picolent ou fument des joints (en dehors), avalent divers médicaments, et ceux qui continuent, simplement, jour après jour à essayer de donner le meilleur d’eux-mêmes, et, non, c’est pas facile ..

    Quand étudiante, dans une même semaine, plusieurs patients dont je m’occupais sont morts (je vous rassure, pas à cause de moi) et j’étais effondrée de ne pas avoir été là pour, au moins, leur tenir la main … le choix : déprimer et pleurer seule chez moi.. ou ? .. je suis allée danser avec eux dans la tête, pour célébrer leurs vies.

    Tout, ou presque est maintenant géré par des ploutocrates, technocrates, bureaucrates..

    Rien ne remplace l’expérience, et  c’est là que je « me renforce » :

    TOUS les décisionnaires devraient OBLIGATOIREMENT faire des stages ANONYMEMENT dans divers hôpitaux et maisons de retraite en tant qu’aides non qualifiés, et aider aide soignantes et infirmiers/res (Ça inclus changer les draps, les couches, nettoyer les diarrhées,  TOUT. Et les familles en pleurs. Et les patients qui « craquent ». Et la violence quelquefois. Et les « codes blue » quand toute une équipe essaie de récupérer une vie. Et bien sûr payés en conséquence.)

    Ce sont des boulots qui vous apprennent l’humilité, et aussi vous rappellent la chance d’être en vie, avec quatre membres qui marchent et une tête à moitié pleine … Quand vous vous occupez de jeunes paralysés sous respirateurs, marcher devient autre chose …

    Et encore plus loin : stages chez les grands brûlés pour tous les cons qui mettent le feu aux forêts (volontairement ou pas), et on ne leur cache RIEN (j’ai des images imprimées dans la rétine)

    Un autre grand sujet : les générations « sandwich », avec parents âgés ET enfants …

    UN ÉNORME PROBLÈME jamais abordé : les générations « manquantes ». De plus en plus de femmes ont un premier (ou unique) enfant a l’âge ou elles pourraient être grand-mères. Sûrement les conséquences vont être astronomiques, non (juste une question) ?

    Je crois que seules les structures tribales peuvent résister (genre tribus soi-disant « primitives »)

    Pour les autres ils vont sûrement inventer une troisième pilule (pas bleue, pas rouge), oui, genre soleil vert … car franchement comment associer vieillesse, pauvreté et maladie dans le futur ?

    Certains d’entre nous n’ont/n’auront ni retraite, ni revenu, ni boulot, ni couverture sociale … alors malades, en plus ? … il n’est pas question que j’emmerde mes descendants qui auront des vies assez difficiles comme ça …

    PS A ceux qui mettent de leur âme dans leur boulot, TOUS, de la femme de ménage au professeur  bon courage, vous savez toutes les petites différences que vous faites …


    • Djam Djam 22 septembre 2017 10:09

      @Pauline pas Bismutée
      Merci également à vous pour cet extension parfaitement pertinente.

      J’ai décidé de m’occuper de ma vieille mère, comme je le détaille dans l’article, parce que cela m’a indéniablement permis de me mettre dans la peau d’une AS. C’est édifiant et j’ai, depuis, une admiration réelle pour ces gens qui font un boulot que l’on devrait faire découvrir, sous forme de court stage d’observation, par des enfants et des jeunes... 

      Au lieu de cela, on apporte des ordinateurs dans les écoles ou on les emmène découvrir les camps nazis... c’est sain n’s’pas ? 

      Je suis née et j’ai vécu en Afrique. Les derniers modes de vie familiaux que j’ai vus dans les derniers villages de brousse non encore envahie par l’Occident délirant, sont les plus efficaces que j’ai jamais vu en Occident. 

      Ne nous trompons pas, chers amis. Pas besoin de tomber dans un supposé complotisme pour comprendre que le système a délibérément choisi d’embarquer les masses vers un isolement définitif. C’est plus efficace pour en faire un esclave consommant jusqu’à en crever. La destruction des structures familiales n’est pas hasardeux, le maintien d’un état émotionnel épuisant par l’inquiétude permanente est également un choix. On tient les populations par ces procédés que les américains, très « forts » en ce domaine, appellent les opérations « psyop » (opérations psychologiques de masse). 

      Partout en occident les enfants sont en danger, leur avenir risque à l’évidence d’être un autre type d’enfer. Nos parents et grands parents ont subi les affres de la guerre et de l’occupation, nos enfants subiront l’aliénation douloureuse d’une société de surconsommation, de dépendance en tout genre (accessoires, portables, ordinateurs, matos fonctionnant par ondes... voir ma réponse ci-dessus). 

      Un individu isolé et fragilisé par une santé lentement détériorée est un individu qui ne remettra jamais en cause la dictature morbide et masquée qu’on lui inflige. 

      Lire :
      « La Stratégie du Chaos » de Naomie Klein
      « L’homme sans gravité » de Charles Melman
      « La société liquide » de Zigmunt Bauman
      « La maffia médicale » de Ghislain Lanctôt

      Nous baignons dans un monde totalement réécrit. Mensonges en matière d’Histoire véritable, en matière de médecine et plus grave encore, en matière de politique sociale et santé...

      Travailler dans un EHPAD permet de saisir l’état d’esprit véritable d’une « modernité » qui entend s’imposer au monde entier.
      La question a se poser et à laquelle il serait urgent de se répondre est : PENDANT COMBIEN DE TEMPS LES PEUPLES, ICI COMME AILLEURS, VONT-ILS CONTINUER A ACCEPTER UN TEL TRAITEMENT ????



    • Pauline pas Bismutée 22 septembre 2017 10:47

      @Djam

      Ah, quel plaisir de lire ça ! Des cellules grises qui synapsent avec un coeur qui fonctionne !

      Je suis complètement d’accord avec votre commentaire.
      Quelques uns essaient de secouer l’endormissement général ... pas évident ;

      quand on dénonce : on est « misérabiliste » ,
      quand on humanise on est « bisounours »,
      quand on « relie les points » (« connect the dots ») on est « complotiste » ...

      Alors ? Laisser les masses dormir ? Difficile, ce n’est pas dans ma nature d’abandonner COMPLÈTEMENT, seulement quelquefois, parce que ça me fatigue ...

      Mais le jour ou ça pétera, je préfère mourir debout.

      Amicalement


    • Djam Djam 22 septembre 2017 11:50

      @Pauline pas Bismutée
      Merci pour votre soutien smiley

      Cependant, je crains que le « jour où ça pètera » ne soit qu’un espoir de rêveur en souffrance... mon père disait déjà ça il y a des décennies, Coluche dénonçait déjà la « crise » et alertait sur le « on va tout faire péter ». C’est une ritournelle à laquelle nous aimons nous accrocher.

      Je crains, chère Pauline, que nous allons devoir vraiment prendre de vrais risques. Nous ne changerons absolument rien si nous ne nous regroupons pas tous, ici et avec tous les autres peuples éreintés comme nous. 

      Le pouvoir ne craint qu’une seule chose : un soulèvement massif, global... d’où l’organisation d’événements anxiogènes à répétition... ça maintient en état figé. 

      J’aime la phrase suivante :
      « ILS NE SONT GRANDS QUE PARCE QUE NOUS (RESTONS) SOMMES À GENOUX ».

    • Pauline pas Bismutée 22 septembre 2017 12:46

      @Djam

      Tout a fait vrai, mais quelques uns s’attachent a grignoter leur grandeur, a leur manière ... smiley

      Un jeune Saoudien, a Riyadh, m’avait raconté que, il y environ une vingtaine d’années, son grand père, âgé et sénile, disparaissait quelquefois pendant plusieurs jours.
      Sa famille ne s’inquiétait jamais. Il était toujours ramené sain et sauf, reposé, propre et nourri.
      La communauté s’en occupait d’abord, puis cherchait d’où il venait et le ramenait.
      Il est vrai que c’était alors plutôt une communauté de bédouins, arabes et musulmans en plus. Des sauvages, quoi.
      Depuis ils ont fait des progrès, regardent des séries américaines et boivent du coca.

      Mail il est conseillé de bien enfermer ses vieux (et très jeunes) a la maison.


    • Pauline pas Bismutée 22 septembre 2017 13:08

      @Pauline pas Bismutée

      L’histoire a Riyadh est évidement reliée a l’article ... avant qu’on m’ accuse de terrorisme !


    • Djam Djam 22 septembre 2017 15:06

      @Pauline pas Bismutée

      Belle histoire smiley
      Quand je m’occupe de ma vieille mère, et accessoirement d’autres dames seules et immobilisées là, même les AS me disent : « et ben dites donc... on en a pas beaucoup des enfants qui s’occupent ainsi de leur mère !! ».
      Je ne suis pas flattée, je suis juste triste et me sens impuissante grave....


    • François Vesin François Vesin 22 septembre 2017 15:08

      @Djam
      « PENDANT COMBIEN DE TEMPS LES PEUPLES, ICI COMME AILLEURS, 

      VONT-ILS CONTINUER A ACCEPTER UN TEL TRAITEMENT ???? »

      Aussi longtemps que nous continuerons à n’avoir pas honte
      de ce que nous sommes !
      Que chacun en conscience se demande comment il en est arrivé là,
      comment il peut encore se supporter subissant cela et, 
      loin des mots, des idées, des concepts,
      comment il peut réorienter sa vie et celles de ses semblables.

      Merci pour votre témoignage qui illustre sans complaisance
      l’une des facettes tragique de notre civilisation mourante. 



  • leypanou 22 septembre 2017 08:47

    Très bel article que l’auteur nous fait partager et qui fait réfléchir.
    J’emprunte la conclusion de Pauline pas bismutée : Je crois que seules les structures tribales peuvent résister (genre tribus soi-disant « primitives »).


    • Djam Djam 22 septembre 2017 10:15

      @leypanou
      Absolument !

      Mais une certaine génération, qui s’est auto proclamée « Lumières », ont intentionnellement qualifié les modes de vie d’antan (Moyen Âge, entre autre) comme terribles, horribles, noirs, arriérés... il leur fallait ça pour pouvoir imposer la nouvelle religion du « Progrès » comme forcément à la pointe du meilleur.
      Toujours présenté comme « devant nous » ou « pour demain », la religion du Progrès, basée sur l’homme auto engendré (l’Homme Dieu d’un certain Luc Ferry ou d’un Vincent Peillon) est une imposture dont les conséquences désastreuses commencent à se manifester à grande échelle.

      Mais... saurons-nous reprendre nos vies en main ou allons-nous continuer à CROIRE ?

    • Djam Djam 22 septembre 2017 16:26

      @arthes
      les « lumières » étaient des anti cléricaux obsessionnels. Il faut connaître la réalité sur l’avant révolution pour comprendre pourquoi une poignée de types, persuadés d’être des « lumières » (pas prétentieux les gars...) parce qu’ils prônèrent le modèle anglais protestant qui les fascinait. Et en effet, il fallait bien faire passer la religion catholique pour une énorme horreur, responsables de tous les maux, pour pouvoir présenter la nouvelle religion (celle du profit, de l’usure et de la « laïcité ») comme génial.
      On sait ce qu’il en est aujourd’hui. Cette fumisterie continue aujourd’hui car rien n’est plus difficile que de demander à un individu de reconnaître que peut-être cela fait 30 ou 40 ans qu’il se trompe. les cocus ne croient jamais leurs copains quand ces derniers lui confirment son cocufiage. L’homme se construit sur des croyances, difficile ensuite de lui dire qu’il s’est fourvoyé !

      La religion était devenue moralisatrice, à l’évidence, mais il faut connaître les événement terribles qui précédèrent cette nouvelle orientation (la grande peste des années 1380 partie d’Italie et qui ravagea l’Europe). La religion de l’époque s’orienta alors vers la nécessité d’une rigueur et d’une morale pour conjurer cette horreur. Autre temps, autres moeurs. Les « lumières » eurent comme objectif de « libérer » l’homme de ses aliénations... fort bien... et vers quelles aliénations gravement plus destructrices a-t-il foncé ? Vous le savez...

      Lisez donc l’ouvrage de Vincent Peillon (franc maçon actif) sur la nécessité d’une Religion Laïque... rien que ça, en substitution à celle qu’il abomine. L’homme auto engendré, l’homme sans entrave, l’homme Dieu... c’est cela la religion portée par les « lumières » et défendue aujourd’hui par des fous qui entraînent les humains vers le néant.


    • François Vesin François Vesin 22 septembre 2017 16:48

      @Djam
      «  L’homme auto engendré, l’homme sans entrave, l’homme Dieu... 

      c’est cela la religion portée par les « lumières » »

      Faire de Môsieur Peillon l’aboutissement programmé des Lumières
      c’est comme faire du « Big Mac » l’issue incontournable de l’élevage Charolais !!

      Les bourgeois ont « tué Dieu » en décapitant Louis XVI
      mieux que les « Lumières » en prônant « la raison »...

    • Djam Djam 22 septembre 2017 19:59

      @François Vesin

      Bonne rectification François ! Merci smiley

    • Djam Djam 22 septembre 2017 20:17

      @arthes

      Vous avez raison, il n’y a pas « que » cet événement qui explique cette bascule...

      Le mieux que je puisse faire, si vous voulez vraiment comprendre l’affaire (qui n’est ni un événement isolé ni un complot !) c’est de vous suggérer de lire :

      1/ « La Mystique de la laïcité » (Généalogie de la religion républicaine de Junius Frey à Vincent Peillon) de Youssef Hindi (Ed. Sigest),
      2/ « La légende noire du Moyen Âge, 5 siècles de falsification » de Claire Colombi (Ed KontreKulture)

      Les deux ouvrages sont de lecture très accessible, très sourcés et n’excèdent pas 180 pages. Les deux auteurs sont respectivement historiens et spécialistes l’un et l’autre des périodes étudiées. Pour la falsification du Moyen Âge, Régine Pernoud, plus connue par les gens, est l’une de celle qui a tenté d’alerter sur cette falsification, mais vous aurez remarqué comme moi qu’elle n’’a jamais été invitée dans les grands médias... des fois que l’auditeur lambda s’interroge sur ce qu’on lui refourgue dans les programmes scolaires et les livres « d’histoire de France »...

      Quel rapport avec notre thème de départ ? Et bien, comme pour tout ce qui nous désole par sa dévastation et sa régression (les valeurs évoquées dans mon témoignage et les commentaires) il faut remonter loin en amont pour saisir les origines et les causes des régimes qui nous sont imposés au nom de la « modernité » et du « progrès ». Le culte des « lumières » est une sorte de totem en France, et bien que la plupart des gens ne se soit jamais penchée sur qui était Voltaire et les encyclopédistes, ils considèrent leur idéologie comme indiscutable. Et bien si, elle est discutable.

      Si vous êtes sincèrement interpellée, je crois mieux que vous vous fassiez votre propre opinion et en prenant le temps de vous intéresser à ces deux ouvrages (ou ceux de Pernoud). 

      Ce qui permet aux hommes de pouvoir de nous embarquer dans leur délire mortifère et leur doxa abrasive, c’est notre ignorance. Il nous faut réapprendre nos études par nous-même... Mais je vous l’accorde, il faut être motivé...


  • microf 22 septembre 2017 11:03

    Très bon article qui décrit ce qu´est notre société aujourd´hui, et dire que le pire est á venir.

    Pendant ce temps, les Dirigeants ce réunissent aux Nations-Unies pour parler de quoi ?, des ménaces, de la guerre.
    Partout, on augmente les budgets pour fabriquer les armes de destructions massives.
    En France on prépare les jeux Olympiques oú des milliards seront investit dans des infrastructures dont le pays n´a pas besoin, quel monde !


    • Djam Djam 22 septembre 2017 11:45

      @microf
      Oui tout à fait, mais nous ne pouvons pas totalement nous épargner une certaine auto critique nécessaire... s’ils agissent ainsi, à l’encontre et au détriment total de l’intérêt commun, c’est que nous avons relâcher notre vigilance.


      La modernité a cela de pervers c’est qu’elle apporte un tel confort, essentiellement pratique, qu’elle nous endort. On finit par perdre jusqu’à notre propre instinct de survie et constatons, si l’on est honnête, que nous avons aimé être caressés dans le « bon sens » du poil, nous avons aimé croire que l’après guerre qui ouvrit la déferlante de l’american way of life serait forcément une vie chouette. 

      Nous n’étions pas habitués à réfléchir comme il convient, nous n’étions pas non plus habitués à voir surgir des traitres à la tête du pays, traitres qui allaient progressivement détruire nos fondations sociétales et nos valeurs philosophiques saines.

      Un avantage malgré tout au merdier dans lequel on nous maintient : c’est indéniablement une circonstance qui devrait, en principe, nous obliger, ainsi que nos enfants, à reprendre notre destin en main et à agir en conséquence. Mais... le ferons-nous ? N’avons-nous pas déjà trop intégrée la peur et l’angoisse savamment orchestrées par nos « gouverneurs » malfaisants ?

    • microf 22 septembre 2017 13:51

      @Djam

      Merci @Djam.
      Nous sommes bien sûr aussi responsables d´avoir mis nos espoirs sur ceux qui nous gouvernent aujourd´hui, car le monde n´a jamais changé, ceux d´y hier n´ont fait que pareils.
      Et c´est vrai c´est á chacun de nous de prendre aujourd´hui son destin entre ses mains, et comment ? en changeant.
      Le changement que nous souhaitons ou attendons, commence d´abord en nous, en celui qui le souhaite, et ce changement en nous, je ne le vois pas, et nous n´aurons pas de choix si nous voulons le changement, que de prendre notre destin en main et á agir en conséquence comme vous l´écrivez. Car pendant ce temps, le camp d´en face ne fait que faire avancer son agenda.
      Prenons le cas de la France, les trois derniéres Législatures.
      Celui qui a fait détruire la Lybie n´a plus été élu parcequ´il n´a pas éte bon, celui qui l´a remplacé, parceque mauvais après cinq ans, a été remplacé par un de son groupe, ce nouveau vient de s´illuster á la Tribune des Nations-Unies par un Discours surréaliste, dans cinq ans, il s´en ira laissant la place á toujours á une autre personne de son groupe, á se demander si ceux qui subissent n´analysent pas, s´ils ne réfléchissent pas, s´ils ne pensent pas ?.


  • Ciriaco Ciriaco 22 septembre 2017 12:46

    Très bonne prise de position (et très bons commentaires, ça fait plaisir). Si on pouvait être plus nombreux à tenir ces propos...


    • Djam Djam 22 septembre 2017 15:24

      @Ciriaco

      Merci pour tous les commentaires et les apports de soutien !
      Oui, nous pouvons être plus nombreux à penser et agir avec plus de noblesse d’âme mais il faut éradiquer la colère en soi sinon on passe son temps à râler contre tout sans vraiment agir...

      Ne rien lâcher, agir, faire, essayer quand même, tendre la main, sourire pour demander qu’on ôte les pieds d’une banquette, tenir une porte, porter un sac trop lourd, offrir les 2 balles qu’on a dans la poche plutôt que de payer un café qu’on boira seul au comptoir, offrir son journal ou son magazine à quelqu’un dans un métro ou un bus quand on a fini de le lire, sourire et dire une phrase gentille si l’on vient d’être un peu bousculé, bref... que des attitudes humaines normales parce que tout le monde est dans la même galère. Ne pas céder à cette saloperie qui pousse à la division et à la guerre de tous contre tous !


  • Rincevent Rincevent 22 septembre 2017 13:10

    un boulot que l’on devrait faire découvrir, sous forme de court stage d’observation, par des enfants et des jeunes... Là où ça se fait, le résultat est éventuellement contre- productif. J’ai été référent de stagiaires en milieu hospitalier. Une fois que ces jeunes ont réalisé le travail à faire, les horaires, les plannings (adieu les week-ends) et l’échelle des rémunérations, beaucoup, pourtant intéressés, ont déchanté sévère.

    Quant aux EPADH, c’est le dernier must en matière d’investissement. http://www.ehpad.com/pourquoi-investir-en-ehpad.html Des annonces comme ça, j’en ai régulièrement dans ma boite mail. Il parait que le business concernant les vieux s’appelle « l’or gris », tout un programme… http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/05/l-or-gris-de-l-economie-du-vieillissement-attire-les-convoitises_3442537_3234.html


    • Djam Djam 22 septembre 2017 15:11

      @Rincevent

      Vous avez tout à fait raison quant à la réaction des jeunes réalisant l’exigence du métier en question...
      La résidence où se trouve ma vieille maman a été construite intentionnellement au milieu d’un lotissement village. Les résultats sont assez étonnants et encourageant : lorsqu’on promène les personnes âgées dans leur fauteuil dans les rues du village, les familles ont des réactions quasi familiales parfois et les enfants trouvent normal la présence des vieux parmi eux... comme quoi...


  • Macondo Macondo 22 septembre 2017 17:20

    Ca fonctionne à merveille en effet ! Submergé de bonheur de bonne heure par ces hectolitres d’humanité sortis du fond d’un puits que je pensais tari, j’ai filé dix balles à un type dans le besoin. C’est arrivé sur Avox, mais il est impératif que ça reste épisodique, Djam ...


    • Djam Djam 23 septembre 2017 11:28

      @Macondo

      Ce que votre geste (ponctuel ?) doit vous enseigner, ce n’est pas d’avoir eu à nouveau le réflexe d’aider mais tout simplement de réaliser que les 10 balles donnés ne vous ont pas plongé dans le manque... vous continuez à vivre votre vie comme d’habitude mais le gars qui a empoché vos 10 balles passera certainement un moment plus rassurant... même si c’est aussi très passager !


    • Yanleroc Yanleroc 25 septembre 2017 08:21

      @kalachnikov, divulgue ? où, où, divulgue.. ?  ?


  • Pauline pas Bismutée 22 septembre 2017 18:56

    Bien sur qu’on ne peut pas être gentil tout le temps, et qu’un peu d’égoïsme nous protège accessoirement ...

    Mais Djam a tout a fait raison. Car de quoi sommes nous responsables ?

    Pas de notre couleur, de notre sexe, de notre date et lieu de naissance, de nos parents ... (quoique ... la réincarnation, mais c’est un autre sujet ! ...)

    Alors, il reste quoi ? Nos choix et notre attitude.
    Unis dans l’humanité ou la barbarie ? (un film terrifiant a ce sujet « the road », « la route »)

    Et nous en sommes arrives la (citation de Nigel Marsh, pardon pour l’anglais) :

    "There are thousands and thousands of people out there leading lives of quiet, screaming desperation, where they work long, hard hours at jobs they hate to enable them to buy things they don’t need to impress people they don’t like« 

     »Des milliers de gens vivent leurs vies dans un état de désespoir silencieux, et travaillent durement de longues heures dans des boulot qu’ils détestent, pour acheter des trucs dont ils n’ont pas besoin, afin d’impressionner des gens qu’ils n’aiment pas" (ma traduction approximative)

    Et il parait qu’on est prêts a aller bousiller d’autres planètes, au lieu de s’occuper de nos vieux ...
    Y’a comme un truc qui déconne ...
    Alors oui, ça dépend de chacun d’entre nous.

    Alors bravo Djam et a tous les commentateurs constructifs, surtout ne changez pas !


    • Djam Djam 23 septembre 2017 10:24

      @Pauline pas Bismutée

      Encore merci pour votre apport précieux...
       
      Les échanges sur les forums, AV en l’occurrence, permettent précisément de saisir l’état véritable de nos frères et soeurs humains dans ce moment de modernité exténuée.
      La tentation est toujours facile de verser dans l’insulte, la dérision, le discrédit de celle ou celui qui tente une réponse, une hypothèse, une piste atypique ou juste plus humaniste.

      Dans une société inversée, renversée, molestée, brisée et méprisée comme la nôtre, l’agressivité et la dérision sont les dernières « armes » des faibles et des impuissants. Ce n’est pas totalement pour rien que nous sommes envahis par un tsunami d’humoristes, toutes et tous plus grossiers les uns que les autres et dont l’angle de réactivité est toujours la dérision. Se moquer d’autrui est facile et ça rapporte, alors pourquoi se gêner. 

      La plupart d’entre nous n’a plus de véritable courage. Celle ou celui qui se lève et tente quelque chose est volontiers taxé de doux rêveur, d’utopiste ou de délirant. Le courage est même devenu suspect. Allez donc tenter de parler avec fermeté à un supérieur hiérarchique dans les entreprises d’aujourd’hui transformées en réalité en BU (Business Unit : Unité de Profit) ! 

      Qu’importe les quolibets et les attaques Pauline, il faut continuer sur le chemin ouvert. C’est bête ce que je vais écrire mais je le pense alors je le fais : « l’amour est plus fort que la mort » 

    • Pauline pas Bismutée 23 septembre 2017 13:39

      @Djam

       smiley

      En Inde, j’entendais souvent : « la vieillesse est d’or, et l’or n’est jamais vieux »

      Egoistement, le coté positif de tout ça, même quand on en prend plein la g.... :

      Comme on n’aime pas l’ abrutissement, jamais d’ antidépresseurs (et autres)
      Du pain sur la planche, on ne s’emmerde jamais
      Se faire insulter par certains imbéciles, c’est un sacré compliment !
      Des rencontres extraordinaires, vous savez de quoi je parle ...

       smiley

      Amicalement


    • Djam Djam 23 septembre 2017 13:50

      @Pauline pas Bismutée

      reçu 5 sur 5 Pauline !
      Passez une belle journée... un redoux semble s’installer.... prenons l’offre smiley


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