mercredi 12 décembre 2007 - par vlb95400

Justice pour Villiers-le-Bel

Un accident stupide qui a déclenché des violences grâce à des politiques stupides et bornés, des médias tellement à la botte, des flics si mal formés et les Français si crédules ?

Dans l’après-midi du 25 novembre, le "pilote de la moto" allait faire un tour sur le "terrain d’aventure" situé rue des Erables à Villiers-le-Bel.

Ce terrain est utilisé librement pas des jeunes motocyclistes depuis de nombreuses années et ils se contentent de faire des "pointes" sur un terrain herbeux, 400 m A/R et un peu de sauts de bosses.

En se rendant sur les lieux, il est contrôlé et les papiers sont en règle, contrairement à ce qui avait été clamé partout par la police et les politiques.

Vers 16 heures, il fait sa balade et rentre chez lui, mais il est contrôlé une nouvelle fois par la même patrouille qui lui fait les mêmes problèmes, contrôle des papiers, fouille, etc.

Le ton monte des deux cotés et il repart, énervé.

Au lieu de rentrer directement, il tourne un peu en ville et il rencontre dans le quartier du Puits-la-Marlière "son copain" qui rentrait d’une après-midi dans le quartier de la Fauconnière à Gonesse.

Lui aussi était énervé parce qu’ils avaient été contrôlés sans motif par la BAC avec qui il y a eu des mots.

Etant voisins, il lui demande de le raccompagner sur sa moto.

En arrivant au carrefour Louise Michel/Gambetta, ils remarquent une voiture de patrouille qui se dirige dans leur direction, venant du village.

Craignant une fois de plus d’être harcelés comme c’est trop fréquent, ils tournent rue Louise-Michel en même temps que la Scénic, ce qui pouvait laisser penser à certains qu’il y avait poursuite.

Il y a deux possibilités et on ne cannaîtra jamais la bonne :

- la moto subit une poussette, chose très commune de la part des nos chers patrouilleurs, la moto monte sur le trottoir, dérape et vient se planter dans la calandre de le Scénic ;

- ils se croient ou se sentent suivis, ils prennent un peu d’élan pour tourner au carrefour suivant, rue du Pressoir, ils entament une boucle en montant sur le trottoir, mordant sur une bande de terre où on a pu voir la trace des pneus.

Malheureusement, il semble qu’il y ait eu erreur d’appréciation de la vitesse, autant de la part de la moto que de la Scénic.

La moto est heurtée par le flan gauche et comme il s’agit d’une mini-moto, elle vient s’encastrer dans l’avant de la voiture et les jeunes garçons sont projetés sur le pare-brise.

Ceci explique pourquoi la moto n’a pas subi de véritables dégâts mécaniques et qu’il n’y ait eu aucune fuite de fluides.

La moto frotte par terre et sa roue avant vient prier l’aile gauche de la Scénic.

Les deux véhicules roulaient à vitesse limitée, ce qui explique que l’impact s’est produit pratiquement sur 50 cm et que les marques de frottement au sol sont peu profondes

Le policier conducteur de la Scénic est tellement surpris qu’il n’a pas le temps de piler, ce qui expliquerait qu’il n’y ait pas de trace de freinage.

Les deux membres de la patrouille ont peur d’être pris à partie par les voisins, ce qui ne s’est pas produit, et appellent du renfort qui vient les ramasser sans tenter de porter secours aux deux blessés.

Une personne en visite chez son cousin commence à pratiquer un massage cardiaque et une tentative de réanimation en attendant les pompiers qui arrivent à 17 h 21, bientôt suivis par les véhicules de police et des CRS qu’on a pu voir sur la fameuse vidéo si mal diffusée.

Toujours pas de gestes hostiles de la part des spectateurs qui ont pourtant été présentés par les médias comme une foule incontrôlée.

Les corps sont emmenés par le SMUR au poste des pompiers où les parents viennent les reconnaître dans les conditions horribles décrites par un père.

Pendant ce temps-là, aucune agitation, juste un choc moral des jeunes qui s’appellent au mobile et se réunissent devant la caserne des pompiers.

Toujours aucun policier sur le lieu de l’accident, mais les passagers d’une voiture de patrouille tentent de récupérer ou au moins de déplacer la moto, ce que refusent les voisins et les jeunes du quartier qui y voient une tentative de manipulation et les deux policiers sont "repoussés" sans brutalité autre que verbale, sans le caillassage décrit par les médias tels qu’on le verra plus tard lorsque les ouvriers municipaux balayeront les lieux.

Pour être sûr que ça ne se reproduise pas, les gens du quartier, de tous âges et toutes origines, décident de monter la garde sur les lieux de l’accident en attendant l’arrivée des enquêteurs.

Le commissaire de Sarcelles tente une médiation, mais certains jeunes prennent son geste pour une nouvelle tentative de détournement et, malgré l’opposition physique de plusieurs assistants, il est frappé et blessé gravement par des gamins exaspérés.

C’est donc, lui aussi, une victime des médias et des politiques.

Il s’est passé plus d’une heure depuis l’accident et toujours rien.

Pendant ce temps, relayés par l’AFP, les responsables de la police font courir le bruit qu’il s’agissait de jeunes voyous qui faisaient un rodéo sur une moto volée et les images des clips de cascades de Piranha-Prod commencent à circuler et à prendre le pas sur la réalité des faits.

Vers 18 h 30, arrivée des CRS sur le rond-point côtoyant la caserne des pompiers où sont regroupés les jeunes collégiens qui accompagnaient les familles.

Les deux victimes étant musulmanes, les jeunes demandent la restitution des corps, mais ils comprennent l’explication des pompiers concernant les problèmes de médecine légale et ils restent sur place pour une "veillée" funèbre.

Qui a demandé aux CRS de dégager la caserne des pompiers ?

Pas eux, toujours est-il que, vers 19 heures, ils débarquent de leurs véhicules, ils se regroupent et avancent sur les jeunes qui n’ont toujours commis aucun geste de violence.

Les CRS chargent et commencent à taper sur les 12/18 ans présents et qui n’ont aucune possibilité que de riposter à coup de jets de pierre.

Ils sont repoussés par les CRS vers la ZA de Villiers où, pour faire barrage, ils sortent trois véhicules du parking du garage Petillon et y mettent le feu pour résister à l’attaque des CRS.

Malheureusement, la traînée d’essence met le feu au hall d’exposition.

Deux des jeunes tentent d’accéder aux extincteurs mais, poursuivis par les CRS, ils sont obligés de s’enfuir, ce qui implique que le garage a brulé, mais les traces démontrent que les vitres ont explosé sous la chaleur et non sous les coups et qu’il n’a pas été dévasté.

Il est aux environs de 20 heures, les événements commencent.

Pris entre deux feux, les jeunes, auxquels se sont joints quelques agités sont repoussés vers le centre-ville de Villiers et ce n’est que coincés dans le cul de sac de la gare qu’ils cassent les vitrines.

Villiers est une ville qui n’a qu’un axe, la RN-370.

Bien entendu, on dénonce des vols et les incendies et certains jeunes seront arrêtés, mais aucun en flagrant délit.

Celui qui a été accusé d’avoir été pris avec les poches pleines de bijoux a été dénoncé par une identification ultérieurement par deux adjoints de sécurité.

Il a pris huit mois sur dénonciation, ce qui permet de comprendre le geste des habitants vis-à-vis des deux ADS et leur déménagement dans la nuit, ce qui démontre qu’il y a des passe-droits pour avoir un appartement.

Comme d’habitude, le quartier de la ZAC "Derrière les Murs" est assailli par les CRS dont c’est une cible privilégiée et qui savent très bien depuis des années qu’une tentative d’intrusion provoque une agitation qui tourne souvent mal.

Pendant ce temps, les lieux de l’accident sont toujours calmes malgré une tentative de la BAC de dégager les lieux au flash-ball, mais la vigilance reste permanente.

Pour beaucoup, on pense que l’absence des policiers est uniquement destinée à ce que des exaltés mettent le feu à la voiture accidentée et détruisent les lieux de l’accident.

Compte tenu de ces informations, nous faisons intervenir plusieurs rédactions, chaînes TV et agences de Presse que nous emmenons sur les lieux où tout est calme alors que la ville "s’embrase" et où ils peuvent interviewer les témoins et où ils constatent que les événements ne sont pas toujours les images spectaculaires qui font vendre.

Les assertions de la police et de la procureure, qui continue à diffuser de fausses informations, transforment un malheureux accident de la route en une agitation populaire.

Bien entendu, les politiques de tous bords interviennent et, quelles que soient leurs orientations, diffusent les informations fausses sans venir voir sur place.

Vers minuit, le préfet annonce son arrivée et la BAC fait évacuer les lieux avec une violence inattendue en chargeant les spectateurs dont certains seront arrêtés et condamnés en comparution immédiate pour violence et destruction, jusqu’à dix mois fermes juste pour avoir voulu faire leur devoir civique.

Le préfet reconduit la thèse officielle et insiste encore sur l’histoire de casque sans vouloir écouter personne, les témoins ayant été chassés à la matraque et la bombe à gaz.

La scientifique est intervenue sept heures après les faits et n’a pas voulu prendre en compte les éléments avant le carrefour ni les traces au sol.

Ce qui est triste, c’est que les télés (à part France 3) ont continué à diffuser des informations fausses ou tronquées, ce qui explique la perte de confiance des jeunes. TF1 est persona non grata dans nos rues.

Ce qui est déplorable, c’est que des gens comme J.-J. Bourdin ou les Grandes Gueules de RMC aient ridiculisé tous les témoignages allant dans le sens inverse de la vérité officielle et qu’ils ont illustré leurs émissions avec de la musique de Piranha-Prod pour montrer que les motards de Villiers sont des fous dangereux

Ces images ont été reprises par les chaînes de télé en faisant croire que c’étaient des reportages et non des clips où les cascades étaient contrôlées.

Après l’intervention de Nicolas Sarkozy et les déclarations de M. Fillon et Mme Alliot-Marie qui reprennent les explications de la police, la flambée de violence reprend, cette fois-ci avec des blessés soi-disant par balle.

Les images de voiture de police capot en feu reprises sur toutes les chaînes de télé représentent le même véhicule !!!!!!

Les CRS "attaquent" toujours suivant un même axe qui est un cul de sac, juste pour faire de l’image.

Les images prise à "l’arrière de front" démontrent qu’il n’y avait pas les centaines de CRS annoncées face aux "émeutiers".

Si vraiment il y avait eu des tirs directs contre la police, est-ce qu’ils n’auraient pas fait intervenir un VAB ou une voiture bélier ?

Les documents filmés par les habitants montrent que la "violence" était concentrée.

La bibliothèque n’a pas été incendiée par les mêmes du quartier, mais par deux hommes qui ont versé de l’essence avant d’y mettre le feu et se sont enfuis sur des motos qui les attendaient dans la rue derrière.

Les personnes qui les ont poursuivis ont tenté de signaler cet incident le lendemain au poste de Sarcelles, mais leurs réclamations n’ont pas été enregistrées et elles ont reçu des menaces.

J’ai tenté de prendre rendez-vous avec le directeur de cabinet de Mme Alliot-Marie en lui envoyant un fax dès lundi 26, mais j’attends toujours, j’ai des documents qui démarrent en 1999 sur les exactions de la police.

Pour information, lorsque j’ai fait la même tentative en 2005, j’au reçu un courrier de M. Giraud, DGPN de l’époque, qui m’a menacé de poursuites.

Mardi, calme total à Villiers-le-Bel.

Ce n’était pas à cause de la police et de la présence du couple Fillon/MAM, mais du match Lyon/Barcelone...

Mercredi, on annonce la cassette et l’ouverture d’une instruction et les jeunes mettent leurs revendications en attente.

"Génération 88.2", qui avait les droits sur la cassette, la cède à TF1 au lieu d’une chaîne d’information, mais BFMTV n’a pas les mêmes moyens financiers.

Jeudi, le seul qui fasse du bruit, c’est l’hélicoptère de la police qui réveille les habitants de Villiers.

Le maire, Daniel Vaillant, totalement dépassé, n’a jamais tenté de calmer le jeu, surtout pas dans ses interviews, lui qui connaît bien si mal la situation de ses administrés.

Le grand problème, c’est que les politiques ont tenté d’en faire une affaire de société et soit de dénoncer les voyous (sic), soit de déplorer la vie malheureuse des habitants des quartiers.

Certains ont tenté de faire comprendre aux pompiers où était leur devoir et qu’il fallait s’aligner sur les informations officielles.

Dimanche 2, émission 7 à 8, la cassette décrivant les lieux peu après l’accident est diffusée entre le générique de début et le premier sujet et elle est littéralement démolie par un "expert de la police" qui nie toutes les assertions de sabotage du véhicule qui avaient été lancées par les syndicats policiers et le document disparaît du PAF.

Lundi 3, distribution de tracts d’appel à dénonciation des tireurs de flics avec prime à la clé. Cette opération est-elle destinée à dissimuler les vrais tireurs ?

J’ai eu la grande surprise de voir Nicolas Sarkozy serrer la main d’un agent "blessé", lequel agent est bien connu pour son ultra-violence et pour avoir, entre autres, menacé mon fils avec son arme de service afin qu’il lui ouvre la porte du garage de l’immeuble.

Lundi 3 décembre, lors d’une réunion de crise à la préfecture de Cergy, le sous-préfet chargé de la Ville et le directeur de la sécurité du Val-d’Oise confirme que la majorité des "tireurs" étaient des gamins et annoncent que les personnes qui ont tiré les premiers coups de feu contre la police ont été identifiés comme étant "deux individus de type européen, de 30-35 ans, athlétiques" et "ne pas être à l’origine de l’appel à délation qu’ils regrettent".

Mardi, le directeur de la police de Versailles précisait que ces personnes étaient identifiées et que "leur interpellation était une question d’heure, mais qu’il doutait du résultat parce qu’elles semblaient jouir de protections"

Après le discours de Sarkozy, je suis interviewé par une chaîne de radio nationale, mais mes observations sont trop éloignées de la vérité politiquement correcte et des appréciations officielles

Suite à la "décision" de Nicolas Sarkozy de faire ouvrir une instruction, le dossier est confié à Mme Magali Tabareau, ancien procureure près la Cour d’appel de Versailles et qui a été en charge, entre autres, de l’affaire Borel.

Très orientée "Honneur de la police", son bureau est orné d’une silhouette de tir.

Elle est l’épouse de M. J.-Marie Charpier, président de la 6e Chambre correctionnelle 3, celui qui détient le plus grand nombre de condamnations de jeunes.

Leur fils serait mort d’une overdose il y a quelques années et, depuis, il en rend responsable tous les jeunes ou les mal-blanchis qui comparaissent devant lui.

Ce président est connu pour son extrême sévérité et pour ne tenir absolument aucun compte des avocats et des éléments de défense des jeunes des banlieues et, bien qu’anti-sarkozystze convaincu, il fait confiance aux rapports de police plus qu’aux comparants et il ignore le terme de "bénéfice du doute" ou de "doute raisonnable".

Son taux d’incarcération est supérieur à 80 %.

Si M. Sarkozy n’apprécie par les TGI de Bobigny et de Créteil, c’est que, contrairement aux instructions officielles, ils examinent les dossiers avant de condamner, contrairement à Pontoise.

Il est même question, en fonction de l’évolution de cette affaire, de faire ressortir le dossier d’un des deux jeunes, le passager, qui est poursuivi (oh comme c’est bizarre) pour outrage à agents, mais chez nous, l’outrage ça peut être de ne pas laisser sa place de parking à la femme ou de s’engueuler avec le fils d’un policier ou de refuser l’injure raciste et les fouilles répétitives.

Serait-on en train de nous préparer, pour le 4 janvier, une chambre d’exception destinée uniquement à condamner comme en 1943 ?

Les personnes arrêtées le dimanche sont tous (à l’exception des condamnés) en préventive avec comparution à partir du 4 janvier 2008.

Nous n’avons pas eu de nouvelles de Fadela Amara, Rachida Dati et, surtout, rien du tout malgré de nombreuses prises de contacts pressantes de Rama Yade.

Contrairement à ce qu’a dit M. Sarkozy, j’ai eu des échanges de courrier avec Claude Guéant depuis 2001 et dans lesquels j’énonçais les risques si la police continuait ses agressions.

Nous avions même à l’époque, puis plus tard, transmis les numéros des véhicules, sérigraphiés ou non, les heures et lieux et parfois noms des policiers impliqués dans divers trafics allant du stupéfiant aux armes ou à l’usage abusif de la force ou de leur arme de service et sans que ça ne porte d’autres fruits que de nous amener des ennuis personnels.

Toutes les enquêtes "internes" ont été étouffées par la hiérarchie locale et les plaintes jamais transmises au Parquet.

Un syndicat policier, soutenu par Madame le ministre de l’Intérieur, veut que l’on retire les "images dégradantes pour leurs collègues" et les commentaires injurieux, mais qui permettra à ceux qui subissent depuis si longtemps de s’exprimer ?

Si quelqu’un connaît Mme Alliot-Marie ou un de ses conseillers (un bon), je serais très heureux de leur présenter mes pièces, mais pas aux RG, merci.

L’explication

Réfléchissez et croyez qui vous voulez, les faits ou les politiques.



120 réactions


  • vlb95400 vlb95400 14 décembre 2007 11:49

    ERRATUM...

    Le Maire de Villiers le bel s’appelle DIDIER Vaillant et non Daniel.

    Mes excuses à tous les deux


  • Jean-Charles DUBOC Jean-Charles DUBOC 14 décembre 2007 14:38

    Une analyse et des commentaires réellement très intéressants.

    Qu’il y ait des abus de contrôles d’identité par les forces de police est une évidence, comme il est évident que cela exaspère les jeunes...

    Le gouvernement du Canada a créé une police de proximité qui a permis de faire baisser la délinquance, à Montréal, de 13% depuis 2000, et de 38% depuis 1991 (Dossier Le Monde 2 du 6 octobre 2007).

    Ce modèle doit être repris parce qu’il est, tout simplement, efficace, et je propose, pour ma part, de rétablir une police de proximité, mais avec des grands voiliers :

    http://euroclippers.typepad.fr/mon_weblog/pour_le_rtablissement_de_la_polic e_de_proximit_mais_avec_des_grands_voiliers/index.html

    L’une des grandes particularités de la police de proximité du Québec est que la loi canadienne interdit à un policier de contrôler un individu si celui-ci n’a pas commis d’infraction ; il n’y a donc pas de harcèlement des jeunes par la police.

    D’autre part, il est souhaitable d’établir les véritables responsabilités sur la situation actuelle des banlieues en France, et c’est ce que j’ai fais dans un article d’Agoravox intitulé « Voyoucratie des banlieues et voyoucratie d’État » :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32745

    Vous y découvrirez des considérations politiques totalement incorrectes...

    Jean-Charles Duboc


    • vlb95400 vlb95400 14 décembre 2007 15:23

      Le problème de la police de proximité est au centre du débat de la sécurité.

      Elle a été instauré en 1997 (sauf erreur) dans nos banlieues jusqu’à l’avènement de J Chirac.

      Malheureusement, les premiers problèmes chez nous ont commencé avec des gardiens de la police de proximité qui avaient monté des rackets assez juteux et contre qui nous avons remonté (dès 1999) des affaires de vol dans les garages et de trafics divers avec les bandes organisées.

      Très déplorable, n’est ce pas !!!!!!!!!

      Dans notre affaire, le problème est surtout dans les instances dites supérieures qui en ont fait une crise sociale vs une histoire de voyous.

      Ils sont TOUS STUPIDES, ces politiques, car s’ils n’avaient pas cherché à faire des 2 jeunes des voyoux et si la presse n’avait pas renchéri, chacun serait resté à sa place et rien n’aurait dégénéré.


    • armand armand 15 décembre 2007 13:00

      Et si tu arrêtais, toi l’original, auteur de cet article, de nous ressortir tes comparaisons à la con avec la guerre de ’40, les rafles, etc.

      A ce qu’il me semble, les raflés de l’époque n’étaient pas en état d’insurrection/pègre en permanence, n’avaient pas transformé en zone de non-droit la rue des Rosiers, ne gueulaient pas ’nique la France’ et autres gentillesses du même acabit. Et tes gentils mômes qui insultent la police, leur tirent dessus, font de l’infraction un mode d’existence et une culture, ne risquent pas non plus d’être envoyés dans les camps et gazés.

      A toutes fins utiles, pour casser ce raisonnement imbécile qui attribue l’agressivité des ’jeunes’ à leur seule rélégation en banlieue, à des considérations purement sociales, je peux attester que le comportement, l’attitude caillera existe largement là où aucune raison sociale ni policière ne le justifie. Elle est sous-tendue par une sous-culture de m...de recyclée des ghettos U.S., renforcée par le communautarisme, et encouragée par le trop-plein hormonal des groupes de mâles traînant en bas des immeubles - là aussi une pratique culturelle, car où sont donc les soeurs et les mères ?

      Savoir qui a commencé, des bavures et brutalités (bien réelles) de la police, ou d’une attitude systématiquement hostile et insultante envers tout ce qui symbolise, de loin ou de près, l’autorité, chez tes ’mômes’, peu importe. Il existe une formule, ’force doit rester à la loi’ - les câïds de quartier n’ont pas à discuter d’égal à égal avec les autorités, et les familles feraient mieux d’empêcher leurs petits de faire des conneries plutôt que de se mobiliser seulement quand il y a un tragédie.


    • vlb95400 vlb95400 15 décembre 2007 13:08

      garryowen@wanadoo.fr, c’est bien la musique que Custer faisait jouer lorsqu’il massacrait les indiens, non ?

      Dommage que toi et ta milice n’aient plus le droit de faire des ratonnades, on sent bien que tu le regrette dans tes paroles.

      Force doit rester à la Loi ? C’est TOUT CE QU’ON DEMANDE.

      TOUTES LES RACAILLES EN PRISON POUR QUE LES FLICS HONNETES PUISSENT TRAVAILLER SAINEMENT.

      Mais pour ça, il faudrait que les syndicats de Police arrêtent de les protéger, les racailles et les voyous.


    • vlb95400 vlb95400 15 décembre 2007 13:13

      Bon, on arrête avec les débat anti-flics attisé par une bande de racistes et on se reporte à la 3ème partie du texte, celle qui débute à « Ce qui est triste, c’est que les télés ».

      Il ne sera plus répondu aux messages sur les relations banlieues/police qui ne représentaient pas le but de ce texte et qui ont écrasé le débat.

      Parlons politique, économie, médias, justice, ce sera plus constructif.

      Merci d’avance.


    • vlb95400 vlb95400 15 décembre 2007 13:29

      @armand As tu déja lu et compris le texte de la chanson ?

      Let Bacchus’ sons be not dismayed / But join with me, each jovial blade / Come, drink and sing and lend your aid To help me with the chorus :

      Instead of spa, we’ll drink brown ale / And pay the reckoning on the nail ; / NO MAN FOR DEBT MUST GO TO JAIL / From Garryowen in glory.

      WE’LL BEAT THE BAILIFFS OUT OF FUN, / WE’LL MAKE THE MAYOR AND SHERIFFS RUN / WE ARE THE BOYS NO MAN DARES DUN /IF HE REGARDS A WHOLE SKIN.

      NOUS BATTRONS LES CONSEILLERS MUNICIPAUX PAR PLAISIR / NOUS FERONS COURIR LE MAIRE ET LE SHÉRIF / NOUS SOMMES LES HOMMES QUI NE CRAIGNENT AUCUN DEFI / SI ÇA N’ENGAGE QUE NOTRE PEAU

      Our hearts so stout have got no fame / For soon ’tis known from whence we came / Where’er we go they fear the name / Of Garryowen in glory.

      DONC, si tu aimes cette chanson, tu dois aimer ceux qui se révboltent et qui luttent pour leur reconaissance et leur avenir


  • armand armand 15 décembre 2007 13:50

    Mais c’est qu’il a des lettres ! Pas mal la comparaison ! Je te rappelle tout de même les règles qui gouvernent ce site... You know what I mean...

    Le problème c’est qu’il s’agit des ’dragons’ stationnés à Limerick au début du XIXe siècle qui avaient l’habitude de bien boire (instead of spa (de l’eau) we’ll drink brown ale). Ensuite de se bastonner avec les autorités (’we’ll beat the mayor out of fun...)

    Et cependant de payer leur note (’pay the reckoning on the nail’).

    Il s’agit donc d’un chahut de soldats irlandais en garnison, et on trouve quantité d’autres chansons à boire analogues, relatant les bagarres homériques avec les sergots et compagnie.

    Donc, je ne crois pas que le contexte soit le même, ni que les ’Garryown’ se soient vus en justiciers.

    Et je réponds ce que j’ai écrit plus haut : s’il y a avait vraiement ’révolte’ dans les banlieues, le phénomène ne serait pas quasi-exclusivement masculin. Et l’injustice (j’en conviens qu’elle existe, énorme) frappe tous les salariés de France et de Navarre, réduits à la précarité par la pression libérale.


    • vlb95400 vlb95400 15 décembre 2007 14:02

      ça y est encore un qui porte ça sur le plan social et politique.

      Le vrai Gary Owen , c’est là qu’on le trouve http://www.contemplator.com/ireland/gowen.html, pas sur les sites militaristes du 7è cavalry.

      Quand à mes lettres, puis te remémorer la tirade des nez de Cyrano qui se termine par :

      - Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres, Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot ! Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries, me servir toutes ces folles plaisanteries, Que vous n’en eussiez pas articulé le quart De la moitié du commencement d’une, car Je me les sers moi-même, avec assez de verve, Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.

      Aisi que celle de Pierre Dac : « La culture, c’est comme la confiture, moins on en a et plus on l’étale » ou encore mieux « la culture, c’est comme un parachute, ou on en a ou on s’écrase »

      Amen à ça

      Donc raccroches, tu encombres la ligne.


    • armand armand 15 décembre 2007 14:33

      cyp bhai :

      On va pas être copains sur ce coup...


    • armand armand 15 décembre 2007 14:37

      cyp :

      Ah, c’est vrai qu’à part l’ennemi commun à la Maison Blanche euhhh... je voulais dire à l’Elysée... quoique, disons les deux...


    • armand armand 15 décembre 2007 14:41

      cyp :

       smiley

      kya ham karen...


    • armand armand 15 décembre 2007 15:19

      cyp :

      Sur le second point je suis d’accord, mais chaque fois qu’on agite les comparaisons ’collabo’, ’milicien’, ’nazi’, etc. on minimise les crimes de la 2ème guerre mondiale.

      Mais vivant en ’cité’ je suis confronté tous les jours à des incivilités qui relèvent désormais plus d’une sous-culture se revendiquant comme telle que d’une réaction de révolte contre l’injustice. Maintenant à titre personnel je me fais respecter, je n’ai pas de problème avec les groupes qui tiennent le mur en bas de chez moi - j’ai même évité récemment à l’un de leurs membres qui chahutait bruyamment à une heure du mat’ d’être inculpé pour tentative d’effraction en témoignant que la vitre qu’il avait cassée n’était qu’un accident (strictement exact). Mais je trouve dangereux que pour toute une catégorie on trouve normal d’être en délicatesse avec la loi pour les petites choses comme les grandes. Et même si la mafia au sommet de l’Etat nous en montre l’exemple...


    • vlb95400 vlb95400 15 décembre 2007 18:27

      Nicolas Sarkozy a, il y a quelques années, écrit un sujet, pas trop mal fait et bien documenté au demeurant qui s’appelle « Georges Mandel, le pélerin de la République ».

      Il se décrivait comme « Si on ne voit pas le Mandel qui est en moi, alors on ne comprend pas ce que je fais »

      Né le 5 juin 1885 à Chatou (Seine-et-Oise) d’une famille qui a quitté l’Alsace en 1871, pour rester française, les Rotschild (putain, encore un juif, ils sont partout)

      Journaliste à L’Aurore, il devient chef de cabinet de Clemenceau, président du Conseil (1917-1918), où il coordonne l’activité politique du gouvernement.

      Député de Gironde entre 1919 et 1940 (sauf 1924-28), Ministre des PTT (1934-1936) puis des Colonies (1938-1940), il tente de réorganiser ces ministères avec autorité.

      Appelé à l’Intérieur par Reynaud le 10 mai 1940, antinazi notoire, il fait arrêter les sympathisants aux régimes fascistes.

      Contre la capitulation, il s’embarque sur le Massilia, pour le Maroc, avec d’autres parlementaires.

      Arrêté, interné, il est remis aux Allemands, déporté puis livré à la Milice qui l’assassine en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944.

      Sauf erreur, Georges Mandel n’a jamais fait arrêter d’étrangers en situation irrégulière pour les renvoyer dans leur pays surtout s’ils courraient des risques bien qu’après la capitulation, la « Bolice Vranzaize » ait su où était son devoir...

      Nico devrait s’en souvenir, je pourrais peut être commencer à l’aprécier. Il a mon mail, qu’il me passe un message


  • armand armand 15 décembre 2007 14:31

    Evite d’utiliser l’impératif avec moi, mon vieux - ça ne marche pas. Et j’interviendrai là où bon me semble. Je te rappelle aussi que pour un post plus haut tu frôles l’infraction. Remarque, compte tenu de tes fréquentations ça doit être une seconde nature...


  • frédéric lyon 15 décembre 2007 18:23

    L’émeute de Villers-le-Bel est terminée, attendons la prochaine.

    Et le soir ou les émeutiers bruleront un Tribunal de la République, ou une de ses Préfectures, sera la dernière goutte qui fera déborder le vase.


  • donino30 donino30 5 janvier 2008 11:05

    Brrr... L’extrêmisme et la noirceur des réponses de l’auteur envers ceux qui ne sont pas de son avis fait froid dans le dos. Le temps qui passe ne semble pas avoir enseigné le respect de l’opinion des autres à ce Monsieur. Heureusement qu’il s’agit de son seul article, au plaisir de ne plus jamais le relire....


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