vendredi 4 juin - par Hamid Enayat

L’élection présidentielle iranienne, une mise à l’épreuve de la légitimité du régime à Téhéran

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Les derniers mois ont marqué la scène politique iranienne par une remise en question anonyme de la légitimité du régime par certaines de ses factions. Elle est consolidée par le faible taux de participation aux élections présidentielles, qui peut être interprété comme un signe d’instabilité du régime ; et remet en question la valeur des négociations avec le régime des mollahs dont le soutien populaire est en déclin.

Le membre du Conseil de discernement, Mesbah Yazdi, a annoncé : “La démocratie, qui est à l’origine occidentale, n’est pour nous qu’un outil. Le vote n’est pas la source de notre légitimité … Dans le gouvernement islamique, le vote n’est pas source de légitimité, ni pour le choix du système politique, ni pour les validations législatives et constitutionnelles, ni pour l’élection du président et de l'Assemblée des experts.”

Malgré ces déclarations, la faible participation aux élections démontre que les iraniens ne soutiennent plus le régime, qu’ils sont prêts pour engager un changement et qu’un soulèvement imminent mettra le pouvoir en place en péril.

Etemad Newspaper a publié dans son numéro du 8 octobre 2020 : “si le (faible) taux de participation aux élections législatives de 2019, qui s’est produit pour la première fois depuis 42 ans de la théocratie iranienne, se reproduit lors des élections présidentielles de l’an 1400 (calendrier iranien, correspondant à 2021), et le peuple élit son 13e gouvernement avec une faible participation, il mettra en cause la légitimité du régime. A cet effet, toutes les factions politiques, les groupes et les institutions gouvernementales doivent œuvrer pour éviter la chute des votes, et primer un taux de participation important qui que ce soit le candidat qui remporte les élections et son affiliation politique.

Selon le Morning Star, média official, le taux de participation aux élections législatives à Téhéran a été de 16%. Et dans d'autres villes, le chiffre a été plus bas, et la majorité des votants l’ont fait par crainte de perdre des subventions et des avantages gouvernementaux. Ces jours, Il circule même une rumeur que quiconque s’abstient au vote, ne bénéficiera pas du vaccin anti covid-19.

Un membre du Conseil de discernement déclare : « une faible participation est alarmante pour le régime. Vous pouvez constater que ceux qui veulent renverser le régime appellent à boycotter le vote. C’est une situation critique pour la République Islamique de l’Iran. Cette situation menace la stabilité du régime et présente l’étincelle pour son renversement », a publié le journal Resalat le 20 mai. En Iran, c’est comme une poudrière qui risque d’exploser.

Après les deux soulèvements de novembre 2017 et décembre 2019, où le régime a su de visu les revendications des iraniens ; au lieu de s’investir pour instaurer de significatifs changements, le régime a adopté une politique oppressive. Et au lendemain des manifestations pacifiques des jeunes révoltés en 2019, selon Reuters, 1500 personnes ont été tuées par les unités de résistance. Celles-ci se sont rapidement déployées sur l’étendue du pays.

Ceux qui soutiennent l'opposition démocratique iranienne, qui adopte la légitimité par le vote et la séparation de la religion et de l’Etat comme idéologie, ont boycotté les élections. Un jeune de 19 ans, dont la mère a été tuée lors du soulèvement de 2019, reconnaît que le vote populaire sous le régime n’a jamais apporté de changements tel que revendiqué par le peuple, et ce pendant 42 ans, la solution comme déclarée par lui : « Garantissez l'avenir de vos enfants en boycottant cette élection ».

Le chef du système judiciaire iranien, Ibrahim Raisi, est candidat aux élections présidentielles. Il est l’un des acteurs du massacre de 1988, au cours duquel 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés. Raisi faisait partie de la « commission de la mort ». Cette commission menait des interrogatoires avec les détenus, et ceux qui insistaient sur leurs convictions retrouvaient la mort comme sort. Ce n’est pas que Raisi, mais tous les candidats futurs à la présidentielle participaient aux 42 ans d'activités criminelles du régime. En conséquence, toute élection sous le régime des mollahs n'a pas de légitimité aux yeux du peuple.

Les unités de résistance iraniennes ont appelé au boycott du vote sur tout le territoire iranien, et ce en écrivant des slogans sur les murs des villes et en distribuant des tracts dans les lieux publics. En réponse à ce mouvement, Ashtari, le commandant des forces de police, a annoncé la mise en place d'une sécurité électorale qui intervient en cyberespace ainsi qu’en espace réel. Il a déclaré : "Toute insulte et diffamation qui incite à s’abstenir de voter et toute action contraire à la loi ; la police les identifiera et les traitera conformément à la loi." (News Network TV 29/2/140)

Dans le cas où le régime essaie de terroriser et d’oppresser le peuple, les unités de résistance chercheront à briser cette atmosphère de terreur et donneront de l'espoir aux iraniens qui souffrent de la pauvreté, l’oppression et la pandémie. La question qui se pose est si la communauté internationale accusera le régime pour responsable de ces abus et soutiendra le peuple iranien.



6 réactions


  • xana 4 juin 16:06

    Hélas... encore de la propagande anti-Iran.

    Ca devient comme à la télé.

    Je comprends pourquoi le site est en perte d’audience.

    Mais ta propagande peux raconter les pires horreurs sur l’Iran (ou la Chine, la Russie, le Venezuela etc) nous savons bien reconnaître lesquels sont nos ennemis, et lesquels sont dans notre camp.

    L’ennemi, ce sont les gens comme toi, Hamid Enayat, ou quelque soit ton vrai nom et ta vraie nationalité. Je ne sais pas si tu adores Yahvé, mais les dollars ne doivent pas te manquer. Une prostituée rougirait de faire ton sale métier.


  • Lonzine 4 juin 16:54

    Bof... si vous pouviez m’expliquer le silence en France des élections dans quelques jours ?


  • nemesis 7 juin 08:30

    Si on envoie nos fonctionnaires européens à Tehran... tu vas voir le bordel qu’ils mettront. Les camés dans tous les parcs au milieu des enfants, harcèlement des femmes etc...


  • Jonas 7 juin 10:04

    Comme en Syrie , l’élection présidentielle dans le pays du  régime criminel des mollahs est une simple mascarade. Le Guide , trie, élimine et choisi son candidat, comme d’habitude. 

    Dans une réponse que j’ai faite à l’article du Dr Salem alketbi du 1er juin 2021 , sous le titre « La démocratie selon le Guide suprême », j’avais écrit qu’ayant perdu son candidat préféré , Qassem Soleimani  , lors du frappe américaine , le Guide a jeté son dévolu sur Ibrahim Raïssi , l’un des plus sanguinaires et bestiaux des candidats triés. Sans être pythonisse , il  sera certainement le prochain président. Son passé plaide pour lui avec en 2019, de 251 et en 2020, de 260 . personnes exécutées , c’est sa meilleure carte de visite. 

    Devant la crise économique et sociale graves , une inflation dépassant les 40%  un chômage galopant (+20%) une monnaie qui a perdue plus de 85% de sa valeur . Sans parler , que le régime criminels des mollahs est un des pays au monde qui comptent le plus héroïnomanes et d’opiomanes. Ibrahim Raïssi a part les exécutions , dont il est devenu un spécialiste et la répression ne saura en aucun cas résoudre la situation du pays, qui a tant besoin. 

    Courage au grand peuple iranien dont je resterai un soutien indéfectible.


  • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 24 juin 01:42

    L’auteur est un traitre à son pays.

    Il sert l’’ état fasciste qu’est l’OTANAZIE, contrôlé par les USA.

    Exiger de son pays des « liberté » quand celui si est assiégé par des criminels, c’est être un criminel et un traitre.

    L’auteur se fout de l’IRAN, Il veut vendre son pays à l’Empire Otanaziaque.

    L’Iran est victime d’une guerre unilatérale, dès lors

    tout article contre l’Iran est un non sens, c’est approuver la guerre.

    Un pays en guerre, ne peut se développer normalement en respectant les « droits de l’homme » et la « démocratie ». 


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