mardi 4 mai - par skrik ulfr

L’Homme moderne : Une erreur d’évolution ?

L’image que j’ai choisie pour illustrer ce texte est celle d’une châtaigne dissimulée sous sa coque épineuse. La sagesse masquée par une réalité arrogante, crue et verte. Le spirituel enfoui au cœur du temporel. Le Tout sous l’apparence. On ne voit que la bogue, l’apparence, aveuglante, et ça fait mal. La chair substantielle du fruit est à l’intérieur, il faut aller la chercher, au fond de soi, au fond de sa psyché et, pour cela, il faut pouvoir écouter le bruit du Silence perdu au milieu du vacarme assourdissant de la propagande qui nous pique sans cesse et qui nous sera bientôt injectée pour mieux nous déshumaniser.

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François Couplan a eu cette phrase terrible qui résume pourtant si bien les derniers 10000 ans de notre existence :

"Dans la première graine mise en terre, se trouvait le germe de la bombe atomique !"

En effet, c’est à partir du néolithique, en inventant l’élevage et l’agriculture, que l’homme a déclaré la guerre au monde vivant pour s’approprier la planète à lui tout seul. Puis il a proliféré, il avait besoin de place et de ressources, les écocides et les génocides se sont succédés avec des moyens toujours plus redoutables. Il est devenu sa propre victime, pris au piège du cercle infernal des technologies qui le possèdent et dont il ne peut plus se passer. Animal malade, sans niche écologique, être perdu sans âme ni amour, il ne vit que de rêves qui tournent au cauchemar !

L’homme, cette Erreur ! Combien de temps encore ? Jusqu’où ira la folie de l’homme ?

Arne Næss a prévenu : "La planète est dévastée. Il est urgent de changer nos mentalités et nos modes de vie."

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Alexandre Grothendieck l’a répété comme un dernier appel : "Retrouvons notre spiritualité, évoluons enfin vers ce que nous devons être".

L’homme devait transcender le monde, il a créé le mal et la désolation. Le diable n’existe pas, la méchanceté est humaine, tout le reste est amour. Et que peut l’amour contre la haine ?

Papusza (Bronisława Wajs, poétesse Tzigane des Polska Roma) l’a si bien chanté : "Terre, tu pleures, criblée par la douleur. Terre, ton rêve meurt."

Bien sûr, on peut croire aux miracles, divins ou scientistes, on peut se targuer de douce béatitude et autres balivernes.

Pourtant …

Depuis le Big Bang et Lucy, quelque chose s’est mal passée : Une erreur d’évolution ? l’homme est inachevé ! Saura-t-il trouver son chemin ? Dieu seul le sait !

Mais attention, évolution n’est pas synonyme de progrès :

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Parce que la sélection naturelle entraîne la survie du plus apte, certains voudraient placer l’homme, ce dernier maillon, au sommet de l’échelle du vivant. Ce serait oublier que, parfois, la sélection naturelle favorise des caractères désavantageux. Voir cet article

La mouche sans ailes de Kerguelen, grâce à son évolution, a pu rester sur ses îles balayées par des vents très forts qui ont chassé toutes les autres de son espèce volantes mais elle ne peut désormais plus migrer et si les îles Kerguelen s’embrasaient, alors le progrès adaptatif de cette mouche lui serait fatal.

Comme la mouche de Kerguelen, qui a perdu ses ailes, l’homme moderne a perdu sa spiritualité et sa liberté. Dépersonnalisé par l’intelligence artificielle, possédé par la technologie, il est devenu immature, laid et pervers, un homoncule que Nietzsche et Konrad Lorenz ont très bien décrit.

Au nom de Dieu, que s’est-il donc passé ?

Certains nous parlent de fin du monde. D’autres s’émeuvent que la nature ne soit plus si belle à contempler ni si pure à ressentir. Mais, au juste, de quoi parlons nous ? Et qu’adviendra-t-il donc exactement ?

Ne faisons surtout pas d’anthropocentrisme ! C’est la fin de l’humanité qui est menacée. Quant à la beauté du monde vu par l’homme, elle n’est qu’hédonisme. Hormis quelques tribus sauvages, que nous continuons à exterminer sur l’autel du progrès et du gain, les sociétés humaines ont perdu à la fois leur animalité et leur spiritualité. Quelque chose s’est effectivement mal passée, peut-être bien une erreur d’évolution, mais il est certain que l’homme moderne est inachevé et que ses jours sont comptés. La nature élimine les formes inadaptées et c’est ce qui est en train de se passer : La dégénérescence de l’espèce humaine (que Konrad Lorenz rapportait à notre auto-domestication d’homme civilisé) nous aura ainsi conduit tout droit à notre auto-destruction. D’ailleurs, le monde ne s’en portera que mieux et plutôt que de parler de fin du monde, parlons plutôt de résurrection : La vraie, celle des arbres, des saisons, des cycles naturels. Nous n’avons eu de cesse que de vénérer des éléments supérieurs construits à notre image, à l’envi et à notre profit : paganisme, religions et depuis peu le dieu technologie, le pire de tous par sa puissance destructrice. Tous ces subterfuges que nous avons inventés nous ont détourné de notre spiritualité - cette intime connaissance de soi qui nous permet de combler notre carence d’être -. Ils nous ont déconnecté de notre humilité - qui nous lie à l’humus, à la terre, à nos racines profondes -. Ils nous ont exempté de notre humanité.

La crise écologique que nous avons déclenchée n’est qu’une conséquence de l’immense crise spirituelle que nous subissons depuis des millénaires et qui s’est spectaculairement accélérée avec l’ère technologique.



43 réactions


  • Clocel Clocel 4 mai 14:37

    Nous devons mourir à l’humanité (forme ultime de la barbarie) pour renaître à une autre forme d’existence, on retrouve ça dans diverses cultures dont le foyer de naissance semble venir d’Inde, comme tout ce qui concerne l’humanité.

    Nous sommes en chemin...

    Ça ne saute pas aux yeux lorsqu’on voit un Bill Gates ou un Elon Musk, mais nous sommes en période d’ébriété, ça ne peut qu’aller mieux, les tonneaux commencent à sonner fort.


    • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 16:38

      @Clocel

      La vie sur terre, une aventure de quelques milliards d’années comme il peut y en avoir d’autres ailleurs ou à un autre instant. L’endroit et le temps ne comptent pas. Celle-ci a commencé par le big-bang à partir de rien, la naissance d’une bille, puis de l’univers, puis la vie sur terre. Appelons Dieu l’Âme qui incarne le monde, chaque âme (fractale de l’Âme) incarne un être dont nous sommes. C’est comme un jeu de poupées russes où tout est imbriqué dans tout et tout s’agite dans une grande valse, la valse de la Création. Quand celle-ci sera terminée, nos âmes retourneront à l’Âme pour de nouvelles aventures. Un petit lien qui illustre, en poésie, ce Rien qui incarne le Tout.

      https://vimeo.com/545028381


    • Ben Schott Ben Schott 4 mai 16:41

      @skrik ulfr
       
      « Celle-ci a commencé par le big-bang à partir de rien »
       
      T’es sûr de cette affirmation ?...  smiley
       


    • Clocel Clocel 4 mai 16:55

      @skrik ulfr

      J’aime beaucoup la vision de Satprem.


    • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 17:02

      @Ben Schott

      Oui, par un raisonnement par l’absurde car si avant le commencement il y avait eu quelque chose, cela signifierait que ce n’était pas le commencement.


    • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 17:29

      @Clocel
      Très intéressant ce que dit Satprem.

      Je pense que c’est l’authenticité de ce qu’on n’est plu qui crée le malaise actuel. L’homme est grand, certes, mais pas assez pour l’être vraiment car il s’est trompé de grandeur. Il a cru que la grandeur était le gigantisme, la surexploitation du monde. Non, ça c’est la folie des grandeurs. La vraie grandeur doit se faire en toute humilité. C’est la grandeur de l’âme, la recherche existentielle, la recherche en soi qui doit servir à combler notre carence d’être. Quand on naît, on n’est pas, on doit se construire tout au long de sa vie et pour cela il faut revenir aux sources. Nos ancêtres avaient bien plus de maturité que nous, comme le loup a bien plus de maturité que le chien domestique quelque soit son age. Nous sommes issus de la terre, de la forêt, et l’avenir est le retour à la terre, à l’humus, ce qui fait de nous des hommes et non pas des machines. Nous devons sonner le glas de cette société prétentieuse qui a inventé la modernité créant ainsi l’enfer dans ce qui était un paradis terrestre. Mais soyons optimiste, déjà, on ne parle plus d’exode rurale mais, au contraire, de retour aux sources. Le retour des animaux pour remplacer le tracteur est un bon exemple de ce besoin d’intégration dans une nature meurtrie par nos excès et notre indifférence. De ci, de là, on voit poindre cet homme nouveau ayant pris conscience de sa vie et de son rôle. Bien sûr il y a encore beaucoup trop de mutants robotisés, nourris par des succédanés hybrides (gavés aux pesticides et OGM), formatés par nos sociétés consuméristes, qui vivent au rythme des moteurs et de la propagande, réfugiés dans leur villes polluées sous la lumière artificielle de leurs néons urbains. Mais il y a aussi ceux qui s’échappent de cet enfer et retrouvent leur liberté de vivre sainement, au rythme des saisons, en paix et en harmonie dans leur environnement.


    • @skrik ulfr Cet aspect prométhéen est propre à Uranus qui fut associé au signe du verseau à partie de la révolution française. Mais Prométhée est aussi à tendance paranoïaque : gigantisme, Hubrys. Il n’est pas que le génie, le créateur qui prend des risques (Mozart),...Heureusement, saturne calme ses extravagances qui risquent aussi de nous entraîner dans le pire... A suivre... Le problème avec les paranos : ce sont les autres qui subissent les conséquence de sa psychose. Si vous connaissez un peu la mythologie, c’est grâce à Saturne qui castra son père afin qu’il ne viole plus sa mère, que les saisons et la civilisation ont pu naître. Avant c’était le chaos..Uranus est parfois bien pour sortir du train-train...Mais il ne doit pas DOMiNER...


    • Uranus, ou l’uranien, c’est aussi « le FOL » au tarot. C’est notre part psychotique...Il est dit que Bill Gates est autistes. 


    • dit autrement : Uranus c’est l’Hubris (hybris) avant l’apocalypse qui signifie révélation....Uranus, ce sont les excès de la’art dit contemporain qui selon certains marquait la fin de l’art. Sa mort...
      N’oublions pas qu’Uranus détestait tellement ses enfants : des hécatonchires, monstre comme le sont souvent génétiquement les enfants de l’inceste et ils s’en débrassait en les cachant dans le ventre de Gaïa. 


    • babelouest babelouest 4 mai 18:16

      @skrik ulfr en revanche, cela peut être un RE-commencement, après un cycle comme l’Univers actuel, mais différent, et retourné à travers les milliards d’années (si du moins la notion de temps existait dans cet univers-là) vers une entropie maussade. L’énergie qui EST l’univers doit se lancer de temps en temps (quelques centaines de milliards d’années, pour situer) une autre partie, avec de nouvelles cartes, de nouvelles règles aléatoires mais cohérentes entre elles.


    • Pauline pas Bismutée 4 mai 19:31

      @Clocel

      Ah Satprem « par le corps de la terre »
      On est maintenant de toute manière, dans l’ère de fer (Kali Yuga)...., les grands bouleversements sont sur nous..


    • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 19:32

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      "Si vous connaissez un peu la mythologie, ..."

      Seul Eros me parle en tant que force cosmique en œuvre dans l’Univers et en nous-même. Pourtant, beaucoup de spirituels, tant parmi les chrétiens que parmi ceux issus de traditions religieuses orientales, manifestent vis-à-vis de la pulsion érotique une attitude de méfiance viscérale, quand ce n’est celle d’un véritable antagonisme, d’une répression sans merci. Il est grand temps que les hommes sachent reconnaître dans Eros une grande force créatrice aussi bien sur le plan de la matière que sur le plan de la vie et celui de l’intelligence proprement humaine. En vérité, pour celui qui se laisse inspirer et porter par la pulsion d’amour et lui emprunte ses ailes pour voler, Eros est une des multiples voies qui mènent à l’adoration et à la connaissance de Dieu - l’humble voie de l’amour humain, vécu dans sa puissance et dans sa vérité. Eros est une émanation de Dieu, la force d’Eros une manifestation de la force créatrice de Dieu. Elle est la force créatrice divine en œuvre dans la matière.

      Mais Dieu et Eros ne suffisent pas à définir le Tout ou pour le dire plus simplement l’Univers. Nul ne pourrait dire jusqu’où il s’étend. Il est infiniment plus vaste qu’on ne l’imagine, sûrement, infiniment plus profond que l’esprit humain ne le peut concevoir. Ce n’est pas l’Univers “brut” seulement, réglé par le déroulement aveugle de lois physiques, biologiques, psychiques, sociologiques. Par lui-même, et dans la vision mécaniste et prétendument “objective” que nous propose “la Science”, ce déroulement ne nous révèle ou suggère aucun sens. Au cours des quatre siècles écoulés, la science s’est développée en réaction contre l’emprise étouffante des Églises sur la pensée humaine, en faisant profession d’ignorer ou de nier la dimension spirituelle des êtres et des choses - cette dimension qui seule leur donne un sens. Elle s’est constituée en une Nouvelle Église, aussi emplie de suffisance et plus aveugle encore et souvent plus criminelle que les Églises qu’elle a si radicalement supplantées. Au cours de ces dernières générations, cet esprit a fini par mener la vie humaine vers un non-sens de plus en plus délirant, à la fois débile et démentiel. L’humanité tout entière est sur le point d’y sombrer yeux fermés.

      L’Univers est autre chose qu’une mécanique imbriquée, qui sur la planète terre se serait malencontreusement emballée ; autre chose qu’un jeu de dés idiot du hasard avec la nécessité, autre chose même que la pulsion aveugle d’Eros en rut qui cherche assouvissement sans se soucier si elle crée ou si elle écrase et détruit. Au-delà du hasard, des mécanismes, des pulsions, l’Univers est Esprit. En lui se manifeste en tout lieux et en tout temps, secrètement et inlassablement, une liberté créatrice et clairvoyante, un mystérieux propos, une discrète et patiente intention. Il est Sens
      - un sens si indiciblement riche sûrement, si libre dans sa mouvance sans fin et si intemporel dans son immuable essence, si délicat et secret - comme une voix qui murmure dans l’ombre, comme un souffle imperceptible qui passe, comme une timide lueur qui sourd de l’épaisseur de la nuit - et pourtant manifeste et fulgurant comme la clarté insoutenable de mille soleils... - que nul d’entre nous ne le peut saisir dans sa plénitude, mais tout au plus le pressentir ou l’entrevoir, sous le biais et dans l’éclairage uniques que fournissent à chacun sa propre existence.


    • @skrik ulfr Merci pour ce beau. Gardez bien ce bel éros avant qu’il ne s’échappe ou ne s’envole parce que les monde d’aujourd’hui n’est pas en phase....L’EROS est en mode EGOS...L’intérêt de la mythologie est d’avoir une connaissance de l’histoire. Histoire qui semble-t-il n’a jamais pu perpétuer l’EROS qui est une comme une fleur. Il ’ouvre un jour, un semaine. Guère plus dans un pot. Thanatos l’attend déjà à peine épanouie. Tout l’art est de savoir comment résister à son inévitable corruption. Nous sommes toujours là, certes, même après l’épreuve de 45. Mais l’épreuve semble-t-il n’a servi à rien...Gardez déjà cette rose dans votre coeur. elle y sera mieux préservée..


    • skrik ulfr skrik ulfr 5 mai 18:15

      @Clocel
      « J’aime beaucoup la vision de Satprem. »

      Dans cette vidéo tournée en 1982, Satprem parle de crise évolutive au sens évolutionniste. Dans les années 70, Alexandre Grothendieck parlait déjà d’une telle crise à venir. Il comprit plus tard (vers 1986) qu’il s’agissait surtout d’une crise spirituelle mais pas au sens religieux du terme, absolument pas.

      Je cite ici Grothendieck :

      Je me souviens de mes années déjà lointaines de militantisme écologique et culturel, au début des années 70. J’ai pris conscience dès ce moment que le monde et nous tous étions engagés dans une Crise sans précédant. Je l’ai alors appelée “la grande Crise évolutionniste” car pour la première fois dans l’histoire de la vie sur la terre, au terme de six milliards d’années d’évolution biologique, psychique et enfin humaine, cet extraordinaire processus créateur se trouve menacé d’une fin soudaine, définitive, imminente, par suite d’une certaine logique inexorable inhérente à la société, et à la psyché humaine moulée par elle. Il était clair que pour surmonter la Crise et échapper à l’inéluctable Naufrage, il ne fallait rien de moins qu’une impensable “Mutation évolutionniste” à l’échelle de l’espèce humaine toute entière ; une mutation que tout ce qui m’était connu semblait rendre non seulement hautement improbable, mais proprement impossible. Cette mutation serait d’une nature créatrice et d’une portée comparables à ceux des principaux “sauts” qualitatifs dans l’évolution de la vie sur la terre depuis ses origines. Mais jamais dans le passé, une telle mutation, s’étendant sur des millions voire des centaines de millions ou des milliards d’années, ne s’était faite sous la pression d’une telle extrême urgence, et accomplie pour l’essentiel (comme il est nécessaire à présent) en l’espace de quelques dizaines d’années.

      (…)

      Au cours des quinze années écoulées, je n’ai plus consacré de réflexion à la Crise, réflexion qui m’aurait semblé entièrement vaine, à force d’être sans espoir - car ce qui se prépare dépasse manifestement de très loin les capacités d’appréhension de la raison et de l’intelligence humaines.

      (…)

      Il me semble à présent avoir accompli un ”grand tour” dans une vaste spirale ascendante, me ramenant non au point de départ de mon itinéraire, il y a quinze ou seize ans, mais en vue plongeante sur lui : “la grande Mutation évolutionniste” est devenue “la grande Mutation spirituelle” de l’humanité, l’avènement d’une humanité enfin humaine. Par ce changement de perspective draconien, à partir d’un point de vue plus élevé se plaçant au plan spirituel et non à celui de la seule intelligence humaine, apparaît maintenant le sens de cette mutation, lequel naguère n’était qu’obscurément pressenti. Je me rendais compte que la Mutation devait se faire sur un plan bien plus profond que celui des structures sociales, ou celui des ”codes” de morale promus par la société et professés et plus ou moins intériorisés et pratiqués par ses membres. Mais comme tout le monde, je n’avais qu’une perception des plus confuses de l’existence d’un plan spirituel, et j’avais même une nette réticence à utiliser le terme même “spirituel”, tant celui-ci pour moi s’associait au jargon religieux et suscitait en moi les réactions défensives bien ancrées vis-à-vis de l’endoctrinement et des clichés religieux.

      (...)

      À présent je sais que les hommes, aveugles et enchaînés de par leur propre choix, ne sont pas seuls et laissés à eux-mêmes devant le Seuil redoutable que personne encore (autant dire) ne voit. Et c’est par Dieu aussi que je sais maintenant ce que jamais je n’aurais eu l’audace d’affirmer par mes propres lumières, et aujourd’hui moins que jamais : c’est que l’impossible Mutation se fera !


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 mai 15:20

    Dieu dit à Adam : « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi Adam, laquelle veux-tu connaître en premier ? »

    « La bonne. », dit Adam

    « Je vais te donner des muscles, un pénis et un cerveau. Grâce à cela, tu auras beaucoup de plaisir, de grandes capacités intellectuelles et tu seras très fort », répond Dieu.

    Adam est content : « Super ! Alors, c’est quoi la mauvaise ? »

    « C’est que ta pression artérielle ne te permettra pas de faire fonctionner tout ça en même temps ».


    • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 18:35

      @Séraphin Lampion

      Faute de savoir affirmer et assumer notre animalité, sans réserve et sans honte mais avec reconnaissance pour cette richesse merveilleuse à nous confiée, nous sommes par là-même incapables d’assumer notre humanité, et jusque dans certaines de ses manifestations les plus délicates et les plus hautes. Ce n’est ni hasard ni aberration que dans toutes les langues du monde, le même mot “amour” désigne aussi bien la force qui attire l’un en l’autre la femme et l’homme et les fait devenir “une même chair”, et l’amour au plan spirituel qui transcende et la chair, et l’intelligence humaine.(Alexandre Grothendieck, « La Clef des Songes »)


  • Il est dit que l’ère du verseau (la faute à Rousseau ???). Serait celle de l’apocalypse. L’homme a tout essayé, tout épuisé. et pourtant, il fait toujours du sur-place. Pour ceux qui sont dans la spiritualité : ce sont toujours des « INSTANTS d’ETERNITE », il sont loin, mais pour les autres, plus ils avancent, plus ils reculent.. Très bon livre malheureusement épuisé qui analyse l’histoire du monde selon les ères astrologiques ; STUPEFIANT. Le symphonie des sphères....de Daniel BROT. Peut être lu sur INTERNET. 


  • Oui la science médicale a fait des bonds, pour passer de 1 milliard à presque huit milliards d’individus sur terre en 120. Maintenant, on procrée, comme on mange. Ce n’est plus acte d’amour, mais une production. Apocalypse ou révélation ??? 


    • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 16:57

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Ce sont ceux qui procréent le plus qui mangent le moins. Si la planète est exsangue, c’est bien à cause des américains et autres goinfres de l’UE qui gaspillent et polluent et non pas à cause des petits africains ou autres Bangladesh qui meurent de faim chaque 5 secondes. D’ailleurs, ce sont bien les pays riches qui semblent visés par un contrôle, non pas de leurs naissances mais de leur impact écologique. Pour les pauvres, ils suffiraient de réduire les naissances pour éviter toute surpopulation, c’est très facile et ça ne tue personne mais pour les riches pris dans le piège de la croissance continue et de l’éternelle jeunesse c’est bien plus compliqué.


  • Serons-nous la prochaine Atlantide... ?. Si c’est pour recommencer les mêmes erreurs ailleurs,... Vie-mort, tel est notre destin d’humain.


  • Ce n’est pas l’homo-deus, mais homo-dogmatus. dogme néo-libéral, communiste, capitaliste, 


  • babelouest babelouest 4 mai 16:46

    Tout n’est pas perdu : ainsi les Amish dont se gausse un Jupiter ignare et assis sur un trône dressé sur des pattes de coq comme la Baba Yga des légendes russes montrent-ils un autre chemin. Ainsi, paraît-il les jeunes de Californie commencent-ils à se détourner du smartphone et des gadgets électroniques (le temps que cette tendance arrive en nos contrées, comme souvent il faudra peut-être vingt ans).

    .

    L’humain a ceci de particulier dans l’échelle des êtres, qu’il est plus adaptable, plus souple mais à l’échelle des centaines d’années, pas d’un jour à l’autre. Rien n’est encore perdu, comme rien n’est encore gagné. Certes des ressources naturelles ont-elles été pillées, à la faveur d’un « instant » de mode, mais demain en aurons-nous encore besoin ?


    • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 17:40

      @babelouest
      Oui et ceux qui comprendront survivront, les autres pris au piège de la modernité qui va devenir diabolique avec la 4eme révolution industrielle qu’on nous prépare autour de la 5G et du tout numérique, ça veut dire les humains connectés qui ne seront rien d’autres que des robots inadaptés périront. 


  • OJBA 4 mai 20:19

    La coque épineuse d’une châtaigne (ou d’un marron) est une bogue.


  • Claudec Claudec 4 mai 20:32

    La recherche de sa propre immortalité a fait tomber l’être humain dans le piège de l’exonération de la loi de sélection naturelle ; et il est depuis atteint par le syndrome de l’autruche

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/le-syndrome-de-lautruche.html


  • Patrick Chêne 4 mai 22:08

    Je pense aussi que l’humain est bugué ... tel une cellule cancéreuse il envahit le corps qui le fait vivre, tel un cancer il prend l’énergie de son hôte et le détruit sans s’occuper de lui et échappe à toute régulation. Oui je pense qu’il faut réapprendre à vivre dans le même cercle que l’animal, le végétal et le minéral... tel l’homme premier, un pied dans la terre une main au ciel,

    et abandonner l’organisation pyramidale que nous avons mise en place. Mais cette année covid m’a tout simplement fait comprendre que nous toucherons forcément le fond de la piscine pour nous y noyer ou taper du pied et remonter. En attendant, la seule attitude cohérente pour moi consiste à « cultiver mon jardin » (zadig) au sens propre ...


  • skrik ulfr skrik ulfr 4 mai 22:50

    @Clocel

    « J’aime beaucoup la vision de Satprem »

    https://www.youtube.com/watch?v=MQQum4ke6JU

    Sacha Schapiro (1989-1942), le père d’Alexandre Grothendieck, était un résistant anarchiste ukrainien qui combattait auprès de Nestor Makhno contre la Russie Tsariste et l’armée Rouge. Il fut condamné à mort. Déporté à Yaroslavl en 1906, il reste 11 ans dans cette prison Tsariste, perd un bras lors d’une évasion ratée (en 1909) et passe un an au cachot, à l’isolement (en 1914). Il est libéré à la chute du régime Tsariste lors de la révolution Russe de 1917 puis à nouveau emprisonné (par les Bolcheviques) mais réussira à s’évader.

    Dans la Clef des Songes Grothendieck parle des conditions inhumaines subies par son père au fond du cachot puant et obscur de Yaroslavl, où il avait été isolé. Sacha toucha les fin-fonds de la misère humaine, celle du corps et celle de l’âme. À cet instant, il ressentit une vague de lumière d’une intensité indicible effaçant sa douleur comme un feu ardent qui brûle d’amour. Grothendieck appelle cet instant : une « illumination ». Cette grâce inouïe n’avait pourtant rien de religieux pour l’athée que Sacha Schapiro était, elle révélait surtout la force de sa foi en soi, la force de sa foi en un idéal, cet idéal qui le faisait combattre, une force tellement grande qu’elle rayonne encore aujourd’hui.

    Cette expérience me rappelle celle vécue par Satprem en KZ qu’il évoque dans la vidéo dont Clocel nous a donné le lien

    Voilà ce qu’écrit Grothendieck :

    Mon père, jeune révolté est battu comme plâtre, puis jeté dans les fers dans un cachot puant, dans l’obscurité totale, pour une durée indéterminée. Un jour sur trois, on ouvre les volets, et le jour relaye la nuit moite. Pourtant, la révolte n’est pas brisée : grève de la faim totale, sans manger ni boire - malgré le jeune corps qui obstinément veut vivre ; l’âme ulcérée, rongée par l’impossible révolte et l’humiliation de l’impuissance, et les chairs gonflées débordant en bourrelets vitreux autour des anneaux de fer aux poignets et aux chevilles. C’étaient les jours où il a touché au fin fonds de la misère humaine consciente d’elle-même
    - celle du corps et celle de l’âme.

    C’est au terme du sixième jour de cachot, jour à “volets ouverts”, qu’eut lieu la chose inouïe – qui fut le secret le plus précieux et le mieux gardé de sa vie, dans les dix années qui ont suivi. C’était une vague soudaine de lumière d’une intensité indicible, en deux mouvements successifs, qui emplit sa cellule et le pénètre et l’emplit, comme une eau profonde qui apaise et efface toute douleur, et comme un feu ardent qui brûle d’amour - un amour sans bornes pour tous les vivants, toute distinction d’“ami” et d’“ennemi” balayée, effacée...

    Je ne me rappelle pas que ma mère ait eu un nom tout prêt pour nommer cette expérience d’un autre, qu’elle me rapportait. Je l’appellerais maintenant une “illumination”, état exceptionnel et éphémère proche de ce que rapportent les témoignages de certains textes sacrés et de nombre de mystiques. Mais cette expérience se place ici en dehors de tout contexte qu’on appelle communément “religieux”. Cela faisait plus de dix ans sûrement que mon père s’était détaché de l’emprise d’une religion, pour ne jamais y revenir. Il est sûr pour moi-même sans avoir de précision à ce sujet, que cet événement a dû profondément transformer sa perception des choses et toute son attitude intérieure, dans les jours et les semaines au moins qui ont suivi - des jours de très dures épreuves sûrement. Mais j’ai de bonnes raisons de croire que ni alors, ni plus tard, il n’a fait de tentative pour situer ce qui lui était advenu, dans sa vision du monde et de lui-même. Ça n’a pas été pour lui l’amorce d’un travail intérieur en profondeur et de longue haleine, qui aurait fait fructifier et se multiplier l’extraordinaire don qui lui avait été fait et confié. Il a dû lui réserver une case bien séparée, comme un joyau qu’on serre dans un écrin fermé, en se gardant de le mettre en contact avec le reste de sa vie. Pourtant, je n’ai aucun doute que cette grâce inouïe, qui avait en un instant changé l’excès d’une misère en indicible splendeur, était destinée non à être gardée ainsi sous clef, mais à irriguer et à féconder toute sa vie ultérieure. C’était une chance extraordinaire qui lui était offerte, et qu’il n’a pas saisie, un pain dont il n’a mangé qu’une fois à pleine bouche, et auquel il n’a plus touché.


    • skrik ulfr skrik ulfr 5 mai 09:09

      @Clocel

      À propos de l’extrême souffrance de l’âme humaine, Czesław Miłosz écrivait dans son poème Walc, qu’à partir d’un certain seuil, on atteint un degré de plénitude spirituelle tel que tout fait matériel paraît futile, ce qui conduit à une paix intérieureplus rien ne fait peur - en attendant la mort. "Il y a un seuil de la souffrance, À partir duquel un sourire serein commence". En polonais (version originale) : "Jest taka cierpienia granica, Za którą się uśmiech pogodny zaczyna"

      Quand on parle du spirituel, la vérité n’est pas une chose qui se prouve, mais qui se voit. Elle ne peut pas être atteinte par le raisonnement mais à partir de son expérience et d’autres vérités déjà connues. Tous les mystiques, quelques soient leur tradition (orientale ou chrétienne) insistent sur l’importance de l’expérience comme seule source d’une authentique connaissance spirituelle. Mais elle doit être pleinement assumée et reconnue comme telle pour qu’elle se renouvelle et passe à un niveau d’expérience supérieur.

      L’Homme meurt à l’humanité pour renaître à autre chose.

      Pour le mystique, chaque expérience est une mort suivie d’une résurrection. Si on prend un grand mystique chrétien comme Jésus Christ, il est mort à l’humanité pour renaître à autre chose, l’exemple du mystique hindou Râmakrishna est une autre version dans une autre tradition. D’ailleurs, Râmakrishna l’entendait bien ainsi, il a été le premier grand spirituel et surtout le seul mystique à enseigner et à pratiquer un universalisme religieux. Hindouiste de caste brahmane, il a eu cette autonomie spirituelle quasiment impensable dans son milieu et à son époque, de considérer qu’aucune religion n’était supérieure ni inférieure à d’autres, et que pour le croyant animé d’une soif spirituelle, chacune était une voie vers Dieu.

      Peut-être cette renaissance à autre chose est l’expression de l’âme à travers l’être qu’elle incarne. Elle est le rayonnement de sa foi intérieure, de sa foi découverte en soi. Ce rayonnement était exceptionnel dans les cas de Jésus Christ et de Râmakrishna mais chacun de nous est capable de chercher Dieu en lui et de rayonner sa foi.


    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 5 mai 09:49

      @skrik ulfr
      Bonjours, pour moi ce post, le votre, est important , vital, profond et bien plus.
      N’ayant pas le temps là de suite je reviendrais lire l’article, ce que je n’ai pas encore fait et éventuellement dialoguer..

      merci du contenu..déjà..


    • skrik ulfr skrik ulfr 5 mai 10:33

      @Clocel

      "Tu renais, ou tu restes celui que tu étais - le vieil homme."

      Concernant le travail intime et personnel qu’il faut faire pour trouver la foi en soi, cette recherche existentielle qui nous rapproche de Dieu en nous, Alexandre Grothendieck (extraits de « La clef des songes ») propose une image tout à fait poétique que je vous livre ici.

      Les gens ont tendance à ne pas y faire attention, à ce sentiment d’évidence qui accompagne si souvent l’acte de création et l’apparition de ce qui est nouveau. Souvent même on refoule la connaissance de ce qui peut sembler, en termes des idées reçues, un étrange paradoxe. Mais la chose est sûrement bien connue, au fond, à tout un chacun qui a vécu un travail de découverte (qu’il soit intellectuel, ou spirituel), et même à celui qui a vécu simplement le jaillissement soudain d’une idée imprévue (et qui n’a vécu de tels moments !), alors que le travail qui l’a préparée est resté entièrement souterrain.

      Cette impression d’évidence, et cet étonnement, sont rarement présents dès le premier contact avec la chose nouvelle. L’œil ne la perçoit d’abord que d’une façon toute superficielle, voire distraite, dans une sorte de flou, englobant cette chose et d’autres également floues et incomprises, et dont elle n’a pas tellement l’air de se distinguer ; alors que c’est elle pourtant qui va se révéler être comme l’âme et le nerf quianiment tout le reste. Cette révélation se produit une fois seulement que l’image mentale a dépassé ce premier stade plus ou moins amorphe, qu’elle-même est devenue mouvement et vie, tout comme la réalité qu’elle reflète. C’est cette métamorphose justement, d’une image amorphe en une vivante réalité intérieure (expression fidèle d’une réalité vivante “objective”), qui est préparée par le travail et en est la véritable raison d’être. La chose n’est vue pleinement qu’au terme de ce travail. C”est alors seulement qu’elle apparaît dans toute son “évidence”, dans sa vivante simplicité.

      Le travail dont je veux parler est un travail d’approfondissement, une pénétration de la périphérie vers les profondeurs. C’est bien ainsi que je l’ai ressenti, de façon quasiment charnelle, dès la première fois où j’ai médité, et à nouveau, deux jours plus tard à peine, quand pour la première fois dans ma vie j’ai sondé le sens d’un rêve (Grothendieck rêvait beaucoup et les messages étaient portés par certains de ses rêves). Je perçois cet approfondissement de deux façons différentes, irrécusable l’une et l’autre, comme deux aspects également réels, et en quelque sorte complémentaires, d’un même et laborieux cheminement.

      Voici le premier. L’esprit entre et pénètre dans la chose qu’il s’agit de connaître, comme si celle-ci était formée de couches ou de strates successives ; sondant laborieusement une couche après l’autre, traversant celle-ci et la quittant à son tour pour pénétrer dans celle qui la suit, et poursuivant sans répit sa tenace progression jusqu’à ce qu’enfin il touche au fond. C’est au moment même où tu touches au fond que prend naissance la chose nouvelle - l’image vivante, incarnation d’une connaissance nouvelle et véritable, te livrant une réalité devenue soudain tangible, irrécusable. C’est là l’aspect en quelque sorte “externe” du travail d’approfondissement, où l’esprit qui pénètre joue le rôle actif, “masculin”.

      (Ici commence cette magnifique analogie avec l’insecte et l’oignon)

      Il y prend figure d’un opiniâtre insecte rongeur, se frayant un chemin à travers les couches successives d’un gros oignon, comme attiré par un obscur instinct vers le cœur du bulbe où il doit plonger pour y connaître, qui sait ? quelque éblouissante métamorphose, dont il serait bien incapable de se faire d’avance la moindre idée. Le franchissement de chaque “interface” d’une strate de l’oignon à l’autre représente le franchissement d’un “seuil”, par passage d’un certain “ordre”, déjà capté par l’image mentale, à l’ordre qui le suit, correspondant à un degré d’organisation et d’intégration supérieur.

      Et voici le deuxième aspect du travail d’approfondissement, l’aspect interne. C’est la psyché maintenant qui est pénétrée, c’est elle qui joue le rôle réceptif ou passif, “féminin”. L’“oignon” cette fois n’est pas la substance inconnue que l’esprit pénètre et sonde, mais c’est la psyché elle-même, perçue comme une formation de couches superposées, depuis la surface (l’écran où se projettent les impressions et prises de connaissance pleinement conscientes) jusques aux parties de plus en plus profondes et reculées de l’Inconscient. Ce qui maintenant doit se frayer un chemin, depuis la pelure périphérique jusqu’au cœur même de l’oignon, c’est la perception et la compréhension de la chose que je désire connaître - ou pour mieux dire, c’est cette chose elle-même qui, par la vertu de l’attention qui l’accueille et alors même qu’elle serait extérieure à moi, se trouve aussi en moi avec une vie qui lui est propre, participant et de ce qui est extérieur à moi, et de ce qui est intérieur et y répond. Le mûrissement progressif et le déploiement d’une compréhension d’abord embryonnaire, est visualisée et vécue comme une telle progression de la chose à connaître, comme sa descente obstinée à travers mon être, depuis la mince couche périphérique jusque vers les profondeurs de l’Inconscient. Au fur et à mesure, ce cheminement se trouve reflété, comme en un miroir, de façon plus ou moins claire, plus ou moins complète, sur l’écran de la connaissance consciente. Un peu comme si à chaque moment le chemin déjà parcouru servait de communication, tel le couloir optique d’un périscope, entre la périphérie et la couche extrémité du chemin, pour projeter dans le champ de la conscience et lui rendre accessible ce qui se trouve et se passe dans cette couche-là.

      Ce deuxième aspect du travail, l’aspect “féminin” ou “yin”, est important surtout, il me semble, quand il s’agit d’intégrer pleinement une connaissance qui est de nature avant tout spirituelle. Souvent, cette connaissance est déjà présente, peut-être depuis longtemps, voire depuis toujours, dans les couches les plus profondes de la psyché. Mais tant que les forces répressives provenant du “moi”, du conditionnement, la maintiennent prisonnière dans le fin fond de l’Inconscient, son action reste limitée voire minime, sinon nulle. Du côté opposé, une soi-disante “connaissance” qui serait limitée à la “pelure de l’oignon”, sous forme (disons) d’une “opinion” ou d’une “conviction”, provenant de lectures, de discussions ou simplement de “l’air du temps” culturel, ou d’une réflexion, voire même d’une intuition subite - une telle “connaissance” mérite rarement de nom. Je mettrais pourtant à part le cas de l’“intuition subite”, par exemple une première intuition du message d’un rêve, apparue sous le coup de l’émotion dès le moment du réveil. À coup sûr, elle est une projection instantanée, dans le champ conscient, d’une connaissance présente dans des couches plus ou moins profondes de la psyché (projection peut-être incomplète, ou déformée). Mais même dans ce cas, cette connaissance partielle, présente à la fois à la surface et au cœur, reste inefficace. Elle le reste, aussi longtemps que ne s’est pas accompli le travail d’approfondissement, assurant la “jonction” (pour ainsi dire) entre la connaissance profonde (faisant fonction de “source”) avec sa projection à la périphérie. Il faut d’abord que celle-ci se fraye un chemin, cahin-caha, couche après couche, jusqu’au fond, jusqu’au retour à sa source. Si ce travail s’arrête avant d’être arrivé à son terme, et ne manquerait-il que l’épaisseur d’un cheveu - c’est comme si aucun travail n’avait été fait. Comme si le spermatozoïde s’était arrêté dans sa course, avant de toucher l’ovule et de se fondre avec lui en un nouvel être. La fécondation ultime, la conception instantanée de l’être nouveau, a lieu (quand le cheminement se poursuit jusqu’au contact ultime) ou elle n’a pas lieu (quand il s’arrête avant d’être arrivé à terme). Il n’y a pas de moyen terme, pas de juste milieu. On ne naît ni ne renaît à moitié. Tu saisis ta chance, ou tu la laisses passer. Tu renais, ou tu restes celui que tu étais - le “vieil homme”.



  • prof.calinou prof.calinou 5 mai 17:58

    Bonsoir, je pense que pendant au moins 200 000 ans (peut-être 300 000)nous avons été en symbiose avec la Terre.C’est la durée du paléolithique. Au passage du Néolithique, nous sommes entrés dans des sociétés « de richesse », des sociétés avec accumulation de richesse. Et bien sûr nous n’étions pas faits pour maîtriser l’appât du gain, le désir de propriété (d’un champ, d’une contrée, d’un pays, d’un prochain...)la jouissance illusoire de l’argent... il faudrait revenir au stoïcisme et au vrai épicurisme (ascétique) pour arrêter de détruire notre planète. c’est faisable si si


    • mmbbb 9 mai 12:51

      @prof.calinou « Symbiose avec la terre » Si vous aviez vécu à cette période non seulement vous n auriez pas eu la chance de naître ( forte mortalité infantile ) et votre durée de vie aurait été très courte . Le néolithique c est avant tout la naissance de l agriculture qui a permit à l homme de moins dépendre de la nature . C est la venue de l homme « augmenté » par l appropriation et la maitrise de l outil .Le reflet du développement de son intelligence et la creation de societé structurée plus apte à la survie . Quant à l accumulation de richesse elle est plus tardive notamment avec la naissance des grandes civilisations  4000 pour les sumériens Naissance de l ecriture qui permit déjà une comptabilité primitive et la répartition des richesses par la levée de l impôt .
      Ce qui est étonnant c est que l ecolo moderne souvent urbain , n aurait aucune chance de survie s il devait retourner a un mode de vie primitif . L ecolo urbain ne supporte pas les bruits les odeurs de la campagne En France une loi a due être promulgué pour conserver ce patrimoine rural , Un comble ! 
      En montagne il exige le retour du loup Mais lorsqu un citadin se trouve devant un chien patou chargé de protéger le troupeau , il ne fait que son travail, il panique , il se fait tailler un steak et porte plainte Le berger doit payer des dommages intérêt Regardez les mlnutes des rendus des proces ! 
      L écolo urbain est une tare de la selection naturelle ! 


    • @mmbbb l’homme augmente, comme le transhumanisme. Oui c’est Caïn qu tua son frère. Premier meurtre de l’histoire qui en augura bien d’autres : après la charrue, les armes et les chars d’assaut pour finir pas la bombe atomique.. Ce qui nourrit peut aussi détruire..


  • mmbbb 9 mai 12:29

    l’homme moderne a perdu sa spiritualité et sa liberté. Dépersonnalisé par l’intelligence artificielle, possédé par la technologie, il est devenu immature, laid et pervers, un homoncule que Nietzsche et Konrad Lorenz ont très bien décrit." 

    C est bien un truc d intello, j ai connu ces générations antérieures qui ont bossé durant toute leur vie comme des forcenés . Ils n ont pas eu accès et le loisir de ce que j ai pu voir , étudier et écouter notamment la musique ;

    Quant à K Lorenz ,certes il fut un grand éthologue mais il se fourvoya dans l idéologie nazi

    Par essence , le nazisme c est l expression du nihilisme !

    Les écolos contemporains ont une similitude de pensée avec la doctrine nazi notamment avec les jeunesses hitlérienne Le retour à la nature , la crétion myyhologique de celle ci par exemple lorsque le terme " GAIA " est employé et surtout la promotion de l eugénisme ,

    Une eclolos aux pays bas proposait de ne plus soigner les vieux En France , un crétin d ’écolo du mouvement à la KON, EELV a pour crédo de zigouiller les « boomers  » source de tous les maux actuels ,

    il est à noter que tous ces écolos utilisent ce que la société met à disposition , Internet Telephone portable transport loisir et voyage ect 

    Cela commence ainsi et cela fini en général assez mal lorsque l on veut un homme nouveau !

    Quant à la crise actuelle , elle est surtout dû a la croissance exponentielle de la population

    Allez donner l ordre aux pays arabes eux qui sont portes par une force spirituelle de faire moins de mioches ! C est cette immigration qui nous donne un bon taux de la natalité .Quant à l IDH ou indice de développement humain , il est corrélé avec l énergie que nous pouvons disposer pour nous développer , Si j ai toute ces possibiltés c est grace a ce developpement technique du a l exploitation des ressources energétique et non pas au retour de l éolien ou anciennement moulin a vent qui l a permis . les pays du sud en voie de développement suivront le même chemin en l occurrence l Afrique .L ecolo de Lyon Doucet , son pere fit sa carriere dans la pétrochimie et ce dernier vient d avoir son 4 eme gosse . Le paradoxe des ecolos modernes, qui nous cassent les roubignolles . 




    • @mmbbb Surtout ne pas confondre écologistes et Décroissants. Les écologistes sont schizophrènes. CE qu’ils veulent pour la nature, ils le dénient aux humains. On doit connaître l’origine d’une vache, mais ils défendent la PMA avec donneurs anonyme (la GPA, lebensborn, je pense qu’ils ont fait marche arrière. Quoiqu’en Belgique, elle se pratique encore et le comble : dans la plannings familiaux,...voilà un beau détournement pervers de ce qui au départ était une excellente démarche : le contrôle des naissances...).


    • mmbbb 9 mai 13:10

      @Mélusine ou la Robe de Saphir. j ai fait des fautes dans mon commentaire je tape trop vite , Quant à votre argumentation , j acquiesce , Il y a un paradoxe dans l écologie, celle qui a été phagocytée par le politique et donne toutes les errances idéologiques et l écologie qui reste dans le domaine scientifique Cette dernière est une science pluridisciplinaire . Les écolos scientifiques sont plus rationnels mais ils sont vraiment desservis par les premiers. C est là que le bât blesse ! 
      J habite pres de Lyon , ces ecolos urbains , je les connais , des « bourgeois » comme le pedago ecolo Meirieu et d autres Le maire ecolo de Lyon a pu faire ses études puisque son pere etait cadre dans la pétrochimie .
      Quant à Alice Coffin elue ELLV et de la municipalité de Paris , c est une vraie tare 
      Il faut arrêter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes 
      La ou j ai un point d accord avec le prof Laurent Alexandre , est que ces « décroissants  » provoqueront des révolutions Mais qu ils prennent garde , ils risquent de « morfler » 


    • @mmbbb ne pas confondre l’outil extérieur (les lunettes restent des aides extérieures au corps) avec les prothèses intérieures au corps qui visent à dénaturer l’humain. La Bible : Aussi personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieux vêtement. Le vin neuf fait rompre les outres qui ainsi sont perdues...


    • @mmbbb les Décroissants ne font pas de politique. Ils comptent sur la nature...


  • jamais une prothèse ne permettra de remplacer un pervers-narcissique par un humain bienveillant...


  • On s’extasie devant les sportifs qui gagnent une course grâce à une prothèse. Mais ceux qui trichent comme ARMSTRONG sont exclus. La résilience ne consiste pas tricher, mais à faire de son invalidité un chef d’Oeuvre. comme le pianiste Petrucciani. 


  • Pour le moment ce sont les personnalité « ASPERGER » ou ADN NEPHILIM qui dominent la planète. Elon Musk vient de révéler qu’il souffrait du syndrome d’ASPERGER. Pour rappel : autisme maladie qui relève de la sphère psychotique. Seul le cerveau gauche surfonctionnent pour compenser la mort du cerveau droit. Je n’ai personnellement JAMAIS rencontré d’Asperger empathique. Ils sont uniquement concentré sur leurs performances techniques. 


  • Elon Musk avait sous-estime la gravité du Covid....Evidemment, il n’est pas dans la spiritualité et ne connaît le mot : HUBRIS.


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