mardi 19 mars - par Philippe Huysmans

L’hyperréalité, outil de contrôle des masses

Au cours de mes pérégrinations, je suis tombé sur un article fort intéressant du philosophe Jean Baudrillard, traitant de la communication, et plus précisément de la communication envers les masses, daté de juillet 1978. J’ai été frappé par l’actualité du thème, parce que la société qu’il dépeint, et surtout ses dérives, n’en étaient qu’aux balbutiements si l’on compare avec ce que notre société de l’information est devenue.

L’article est quelque peu inégal et l’argumentation parfois superficielle, comme lorsqu’il énonce de but en blanc :

Nous sommes dans une société de la communication, c’est vrai, mais il fait savoir qu’il existe des sociétés où il n’y a pas de communication ; celle-ci ne commence d’exister que dans les sociétés où quelque chose est radicalement perdu.

Affirmation péremptoire basée sur rien : on ne donne pas d’exemple de société qui n’aurait pas encore atteint le stade de la communication, on ne définit pas ce qu’on entend par communication (à partir de quel seuil d’interaction considère-t-on qu’il y a communication ?), pour dire le vrai, on ne sait même pas si l’auteur parle seulement de sociétés humaines ou si cela s’appliquerait également aux ruches des hyménoptères, par exemple.

Plus loin, on peut lire :

Nous vivons également convaincus que la communication, l’information, produisent du sens, et que c’est sur ce sens-là (entendu comme contenu) que repose la socialité, l’échange…

En omettant que cette communication n’est rien d’autre que la conséquence de la socialité, un véhicule pour les échanges : dès lors, le sens n’est pas intrinsèquement attaché à la communication qui peut parfaitement en être dépourvue.

Quoi qu’il en soit, nous touchons là une idée essentielle pour comprendre le monde dans lequel nous vivons désormais. Une société saturée de communication absolument dénuée de sens. Pire même, une société hyperréelle dans laquelle « la conscience perd sa capacité à distinguer la réalité de l’imaginaire et commence à s’engager avec ce dernier sans comprendre ce qu’il fait, elle s’introduit alors dans le monde de l’hyperréel. La nature du monde hyperréel se caractérise par une amélioration de la réalité. »

Amélioration est ici un doux euphémisme, s’agissant de dépeindre une société dans laquelle la description d’une réalité deviendrait plus tangible et réelle que la réalité elle-même, avec tous les dangers inhérents à la tentation de travestir cette nouvelle réalité à la poursuite d’objectifs politiques (propagande).

C’est là, sans doute, qu’il faut chercher les causes d’un certain nombre de dissonances cognitives. Prenons cet exemple d’un transgenre, née Paige Cross, qui arrête son traitement hormonal pour pouvoir porter un enfant et déclare « qu’il va donner naissance et devenir le meilleur des pères ». Doit-on conclure que cette personne n’a plus toutes ses frites dans le même sachet, ou tout simplement qu’elle ne vit plus dans la réalité mais dans une hyperréalité où ce genre de pensée magique fait sens ?

Considérons un autre exemple récent dans l’actualité, montrant de quelle manière des lobbies peuvent manipuler la communication afin de construire une représentation de la réalité en vue de débiner un concurrent gênant : en l’occurence, la cigarette électronique. À moins d’avoir passé les deux dernières semaines dans un congélateur ou à explorer les rives d’un quelconque affluent de l’Amazone loin de toute civilisation, vous n’avez pas pu échapper à cette « information ». Basé sur « une étude™ » publiée par l’American College of Cardiology. 

Les e-cigarettes sont-elles réellement meilleures pour la santé ? Rien est moins sûr…

Les vapoteurs souffrent plus souvent de maladies cardiaques que les non-vapoteurs, selon une grande étude préliminaire dévoilée jeudi aux Etats-Unis et qui n’établit pas de lien de cause à effet.

Sans blague ? Donc, on dit en préambule que l’étude ne peut en aucun cas établir une causalité, mais « que les vapoteurs souffrent plus souvent de maladies cardiaques que les non-vapoteurs » en passant sous silence que 99% des vapoteurs sont des fumeurs qui ont choisi ce moyen précisément pour arrêter de fumer… Ne serait-ce pas là qu’il faudrait chercher les causes d’une prévalence des cas de maladies cardio-vasculaires en comparaison d’un échantillon de non-fumeurs ?

Dans le résumé du document, publié en anglais, l’auteur, qui ne doute décidément de rien, écrit : 

Cigarette smoking carries a much higher probability of heart attack and stroke than e-cigarettes, but that doesn’t mean that vaping is safe (…).

Qu’on pourrait traduire par « Fumer la cigarette entraîne une probabilité nettement plus élevée de faire une crise cardiaque ou une attaque, mais ceci ne signifie pas que vapoter serait sans danger », ce qui est à peu près aussi intelligent que d’écrire : fumer la cigarette est nettement plus dangereux que de rouler à vélo, ce qui ne signifie pas que rouler à vélo serait sans danger. On voit ici le biais, gros comme une maison, à savoir qu’il n’y a aucune causalité ni même aucune corrélation entre ces deux comportements. Pire, on voit bien que les cohortes considérées ne sont pas distinctes : les anciens fumeurs sont sujets à des risques nettement plus élevés de développer des pathologies respiratoires ou cardiaques jusqu’à 20 ans après le sevrage tabagique.

Et les exemples de manipulation sont légion : vous souvenez-vous de l’affaire Skripal, et comment les médias avaient recréé une réalité totalement fantasmée dans laquelle le père et la fille seraient morts des suites d’un empoisonnement au Novitchok ? Tout le monde en était convaincu, pourtant, à bien y regarder, les médias n’ont à aucun moment affirmé que c’était le cas, tout était dans la suggestion. Et s’ils ne sont pas morts, ils ont bien opportunément disparu, n’est-ce pas ?

On pourrait aussi évoquer les incontournables « ingérences » Russes dans les élections un peu partout autour du globe (Russiagate). Force est de constater qu’après deux ans d’enquête serrée aux États-Unis, le dossier est désespérément vide, ce qui n’empêche pas nos médias de faire « comme si » ces ingérences étaient avérées. Vous avez dit hyperréalité ? 

Le lapin, les phares, toussa

Face au danger, ou en présence d’injonctions paradoxales qui induisent un stress, l’homme tout comme le lapin cherchera à se mettre à l’abri de ce qu’il considère comme une menace, soit en la combattant, soit en prenant la fuite. Or il se trouve que ces injonctions, tantôt paradoxales, tantôt décrivant un monde que nous ne sommes pas à même d’observer via nos propres sens, nous sont assénées par l’ensemble des médias dominants, dans un parfait unisson, conférant au message sinon un aspect de véracité, du moins un effet de masse qui influe sur notre propension sociale à la normalité. Eh oui, si « tout le monde le dit », ça doit être vrai !

La réaction la plus naturelle à ces stimuli qui arrivent par vagues est de les ignorer en bloc, et c’est ce qu’observait Baudrillard déjà en 1978, sans toutefois avoir bien cerné la cause réelle :

(…) je considère, au contraire, qu’il y a dans cette existence aveugle des masses, non pas du tout une abjection, ou une aliénation, mais un refus de sens  ; c’est ainsi que les masses (qui sont produites par l’information) résistent aux médias : elles ne répondent pas.

Les masses ne refusent pas le sens, elles refusent instinctivement un message portant un sens manifestement contrefait, ou carrément dénué de sens.

Une conséquence des plus fâcheuses de ce désintérêt est que face à un véritable déferlement de pseudo-informations ineptes, nous avons développé une tendance défensive qui quelque part, obère notre capacité naturelle à nous intéresser aux idées nouvelles, aux opinions adverses. 

Ce repli sur soi est la cause que la plupart des gens ne lisent plus, ne croient plus à rien, et surtout pas dans le pouvoir ou les médias dont ils comprennent qu’ils ne sont plus désormais que les porte-voix de nos maîtres.

Faut-il préciser que cet immobilisme profite avant tout au pouvoir ? Après tout, un citoyen lambda écoeuré par la politique et ne s’intéresse plus à rien ne sera pas forcément tenté d’aller rejoindre les gilets jaunes, à quoi bon d’ailleurs ? Le pouvoir n’a que faire de votre adhésion, votre passivité lui suffit !

Tirer les conclusions

Après pratiquement quatre années d’existence, le moment est venu pour Le Vilain Petit Canard de tirer les enseignements de son expérience. De ce qui précède, je conclus que de vouloir à tout prix rebondir sur la balle comme un joueur de tennis en analysant l’info et en la remettant à l’endroit revient à écoper le pont du Titanic avec une flûte à champagne alors qu’il faudrait trouver dare-dare une chaloupe…

L’immense majorité des internautes se fiche éperdument de ce que nous écrivons tout comme ils se fichent de ce que les médias dominants écrivent : ils sont désormais hors d’atteinte, dans une bulle qui s’apparente à une armure. Il est parfaitement vain de croire que je pourrais y changer quoi que ce soit, et je n’ai pas l’inoxydable optimisme des Shadocks dont une des devises était « Il vaut mieux pomper d’arrache pied même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »

Je songe donc désormais à d’autres manières d’écritures, peut-être le récit, mieux à même de captiver l’attention du lecteur, tout en abordant les thèmes qui me tiennent à coeur et qui sont la devise même de la République : liberté, égalité, fraternité.

Parce que ceux qui méconnaissent l’histoire sont condamnés à la revivre :

Bonne gens, les choses ne peuvent bien aller en Angleterre ni ne iront jusques à tant que les biens iront de commun, et qu’il ne sera ni vilains ni gentilshommes, et que nous ne soyons tous unis. À quoi faire sont cils que nous nommons seigneurs, plus grands maîtres de nous ? À quoi l’ont-ils desservi ? Pourquoi nous tiennent-ils en servage ? Et si nous venons d’un père et d’une mère, Adam et Ève, en quoi peuvent-ils dire ni montrer que ils sont mieux seigneurs que nous, fors parce que ils nous font gagner et labourer ce que ils dépendent ? Ils sont vêtus de velouz et de camocas, fourrrés de vair et de gris ; et nous sommes vêtus de povres draps. Ils ont les vins, les épices et les bons pains ; et nous avons le seigle, le retrait, la paille, et buvons de l’eau. Ils ont le séjour et les beaux manoirs ; et nous avons la peine et le travail, la pluie et le vent aux champs ; et faut que de nous vienne, et de notre labour, ce dont ils tiennent les états. (Sermon de John Ball in Chroniques de Sire Jean Froissart Vol II partie 1 – La révolte des paysans).

Rien n’a vraiment changé sous le soleil.

 



25 réactions


  • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 14:43

    Salut Vilain Petit Canard,

     Tu as enfin tout compris. Bravo pour ta conclusion.

     J’ai eu difficile à te faire comprendre que je n’écris pas pour les autres mais pour moi-même. Un journal qui m’est destiné dans le temps.

     Il fut d’un temps où je pensais comme toi. Je faisais le PUSH de mes billets en fin de mois dans un email.

     Oui, on a quelques lecteurs de plus.

     Des lecteurs qui viendront apprendre quelque chose qui n’avait pas été pensé au départ d’une analyse ? Absolument pas. 

     Depuis longtemps, c’est du PULL. Tu viens si tu veux. Tu viens pas c’est tout aussi bien. C’est toi qui s’amuse à écrire, sans propagande.

     Trop d’information , tue l’information

     Quand une analyse va de la partie « pour » à la partie « contre » en démarrant de la source de l’information jusqu’à l’embouchure en passant par tous les méandres à ramasser les scories et les alluvions., c’est assez difficile de trouver une faille au raisonnement. Tout doit être budgétisé, comptabilisé et en finale contrôlé pour s’apercevoir si les buts initiaux ont été atteints. 

     La vie, c’est comme une Bourse personnelle.

     Ceux qui n’ont rien à cirer avec ta thèse ou ton hypothèse, ils passeront leur chemin.

     Encore bravo. smiley

      


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 14:51

      Sache que je lis beaucoup à toutes les sources et je n’achète que quand je suis convaincu que cela m’apportera un plus personnel.
      Dernièrement, j’avais rencontré le Dr Laurent Alexandre à la Foire du livre.
      Là, j’ai acheté et je suis occupé à lire son livre « La Guerre des intelligences ».
      J’en parle à peine dans mon dernier billet concernant le 30ème anniversaire du Web.
      Ecrire à la manière du Web a été surtout inventé par l’intermédiaire des hyperliens.
      Sans eux Internet aurait été totalement différent. 


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 14:58

      Tu sais ; moi ce n’est pas quatre ans que je tire derrière mon expérience, mais plus de 14 ans.
      Avoir été éclectique dans mes sujets permet de ne pas trop se répéter.
      J’ai eu aussi quelques billets qui ont fait le bilan à certains moments. Cela permet de nettoyer les fausses idées que l’on acquière avec les habitudes.
      Sur ce, je passe la main à d’autres commentaires...
      Je ne faisais que passer.
      @+


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 15:22

      J’oubliais : merci de m’avoir fait connaître Jean Baudriard.
      Mort en 2007.
      Je me demande ce qu’il dirait de notre époque actuelle avec 12 ans de plus....
      Les fake news se ramassent à la pelle comme les feuilles mortes de la chanson....


  • zzz'z zzz’z 19 mars 15:43

    En 79, j’abandonnai la TV, vérifiant sans le savoir la thèse de Baudrillard. Allant encore en cours à l’époque, la tv me fournissait plus de préceptes que les institutions chargées de m’instruire.

    Une longue période pour échanger mon planning culturel qui était alors Télé 7 jours avec l’air du temps déboucha sur un cursus de rencontres qui évoquaient les téléspectateurs comme des droïdes, des zombies, des châtrés… 

    Livres, revues, disques, formations et connaissances ont constitué jusqu’à l’apparition d’internet mes seules sources d’information. Comme vous dans l’informatique ; je me suis appuyé sur l’évaluation des informations sur internet en rapport à leur propension à réaliser ce que je recherchais.

    Il n’y a pas de mystère, nous sommes uniques, et, chacun recherche quelque chose que la culture mass médias, et, sa contre-culture n’a pas beaucoup de chance de nous offrir. 


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 15:58

      @zzz’z bonjour,
       La télé est là pour m’informer et surtout pour me distraire.
       En 2006, la RTBF avait lancé une fausse nouvelle dans son JT : les Flamands ont scindé la Belgique. dans un docu fiction « Bye bye Belgium »
       Les téléspectateurs étaient tellement castrés sur leur JT que pas beaucoup se sont mis à contrôlé sur d’autres chaine la véracité de l’info....

       Il y a 30 ans, le Web a été lancé par Tim Berners-Lee (désolé j’ajoute le lien parce que je n’ai pas envie de répéter tout ici) avec trois idées utopiques : l’universalité, la gratuité et sans contrôle.
       « Est-ce que toutes les activités pourraient-elles se concevoir en oubliant l’argent ?
      Est-ce que l’universalité pourrait-elle oublier la différence entre les langues, les cultures, les us et coutumes ?
      Est-ce que l’homme pourrait-il vivre sans règles et sans contrôle pour lui-même dans la société ?
       »
       Le rêve cache parfois des cauchemars auxquels heureusement il y a l’humour pour y résister. ...


    • zzz'z zzz’z 19 mars 16:11

      @L’enfoiré Bonjour,
      Avec du logiciel libre l’Utopie n’est pas loin de se réaliser.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 mars 16:17

      @zzz’z

      Comme vous le dites, nous sommes tous uniques, mais tous en quête de sens, ce que les médias de masse ne peuvent offrir : ils offrent du prêt-à-bêler.

      Face à cette agression, n’importe quelle personne intelligente se placera en position défensive, et c’est finalement ce qu’on peut regretter puisque tout n’est pas par essence mauvais dans ce qu’on peut lire sur internet (ou dans la presse, soyons fous).

      Cette société hyperconnectée (et ses dirigeants) s’imaginent qu’ils peuvent changer en un clin d’oeil les modalités de la vie en société : c’est une grossière erreur de calcul. Et nous n’en sommes qu’au début : ils vont encore essayer de pousser un peu le bouchon avant de se retrouver face à un refus complet, puis d’un véritable mouvement pour exiger un retour à plus de sens... et moins de bruit.

      On pourrait comparer l’émergence des techniques de contrôle de l’information sur internet avec l’émergence d’un clergé centralisé dans l’Église catholique, le but étant de prendre le contrôle de tous les aspects de la vie des gens. C’est le graal de tous les petits tyrans de salon... 


    • zzz'z zzz’z 19 mars 16:33

      @Philippe Huysmans
      À la vue de la date de référence à Baudrillard, il faut quand même comprendre qu’il y a eu un schisme entre les croyants et les non croyants, et, qu’il est largement consommé.
      Le psittacisme sur Avx fait partie de la norme. Je ne lis plus beaucoup de membres, évincés d’office à la longue par leur pseudo voir leur avatar, à cause de leurs écrits navrants et redondants. Ce n’est pas pour cela que des échanges cordiaux ou pas, mais fructueux peuvent être pratiqués.
      C’est le moule que je renie…
      Ensuite, que les gens de pouvoir et d’argent essaient de phagocyter les moules sur leur rocher — désolé —, c’est du darwinisme pur et dur !


    • zzz'z zzz’z 19 mars 16:40

      @zzz’z
      En fait, je pense que je n’ai pas clarifié ma sensation sur la crise du sens. M. Drac a commis un bouquin la dessus et l’a plus ou moins chroniqué. Cela va tout à fait dans votre sens.
      C’est clair que progresser sans sens, on en revient à tourner en rond.


    • zzz'z zzz’z 19 mars 16:49

      @zzz’z
      … Et comme le chevreuil moyen, le chasseur n’a qu’à attendre qu’il recommence son tour pour le buter !


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 17:11

      @zzz’z

      Exact. Mais on appelle cela seulement du néo-darwinisme. On le maquille bien, ça c’est sûr.
      Il y a eu les 30 glorieuses, les 30 odieuses et maintenant nous sommes dans les 30 bêcheuses à chercher comment persuader les autres que l’on est le meilleur et qu’il faut voter pour elles.
      Il y a huit ans, je publiais mon premier eBook fiction « Le Grand maître virtuel », .
      Je suis occupé à préparer une suite, huit ans après
       


    • zzz'z zzz’z 19 mars 17:19

      @L’enfoiré
      Je suis bien d’accord. Merci pour le lien.


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 17:23

      Mon copain, Alain Sapenhine (son nom traduit en laotien) qui a écrit quelques fois sur cette antenne avec le pseudo Asterix, était très socialiste, voir communiste.,
      Il a mis plusieurs années à chercher le pays qui lui correspondait le mieux avant d’arriver à son point final Madagascar. Un peu comme Ferrat... Il en est revenu déçu avec la chanson « Dans la jungle ou dans le zoo » .
      Mi-février, j’apprenais sa mort par la bande.
      Par chapitres, j’ai après publié son livre « Le Phare de lumière » qui raconte une histoire (peut-être son histoire) sur l’île de Cuba.
      Il me manque quand je me rappelle de tous nos contacts emprunts de vérités et parfois de dureté....


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 mars 17:57

      @zzz’z

      Peut-être ne suis-je pas depuis assez longtemps sur Avox, mais j’ai quand même le sentiment que le niveau du lectorat fait nettement moins « lapin de trois semaines » que les médias dominants. Des bons auteurs, d’autres plus moyens, c’est vrai : quelques parasites, aussi.

      Ça reste l’un des seuls bastions d’un média authentiquement populaire, où chacun peut publier, tout en ayant la garantie d’avoir un lectorat assez conséquent.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 mars 17:59

      @zzz’z

      C’est à mettre en parallèle avec la perte de repères, de racines, pour aboutir à la dissolution de la culture et de la société en général : le poisson pourrit toujours par la tête, c’était vrai du temps de l’empire romain, ça l’est encore aujourd’hui.


    • zzz'z zzz’z 20 mars 04:59

      @Philippe Huysmans
      Cantonnez-vous aux samizdats — comme vous le suggère @l’enfoiré —.

      Vous essayiez de mener une bataille contre un système qui a supprimé le sens, issu de l’Église selon Michel Drac, en lui demandant de recréer un sens basé sur ses fondamentaux — typiquement en France, des rosicruciens croisés aux illuminati fourguant un être universel —. 

      Avec l’aide d’un compas et d’une équerre, vous pourrez certainement calculer la qualité du vecteur qui vous fait défaut.


    • zzz'z zzz’z 20 mars 07:07

      @zzz’z
      …Si vous êtes dans l’azimut Faire du fric & Soumettre le clampin, tout cela pour la gloire de Lucifer, je pense que votre initiation s’est bien déroulée.


  • Autre info non relayée dans la presse et les médias, le 19 mars les enseignants du primaire et du secondaire étaient en grève .

    ça commence par faire beaucoup.

     


  • JL JL 20 mars 10:53

    « Réel (définition) Le réel est un concept ontologique qui désigne ce qui existe en dehors et indépendamment de nous. Il se définit par rapport à celui de réalité empirique, qui, lui, désigne ce qui existe pour nous grâce à notre expérience. ... Ce qui existe en soi, indépendamment de nous, peut être nommé « réel » »

     

    J’ai un moyen simple pour distinguer : il y a LE réel, un et un seul ; et NOTRE réalité, mon réel, le tien, le leur.

     

     Aussi, j’ai beaucoup de mal à suivre un texte qui mélange, sinon les deux concepts, au moins les mot.s pour les dire.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 20 mars 11:02

      @JL

      Je n’ai pas inventé le terme ni la notion d’hyperréalité, et s’il m’avait fallu la nommer je l’aurais plutôt appelée hyporéalité...

      On pourrait comparer cela à un pilote qui ne volerait son avion qu’en se fiant aux instruments et non à ce qu’il voit à travers le cockpit.

      Ceci dit, s’il existe (théoriquement) une réalité indépendante de l’observateur, elle est toujours observée ou perçue ...


    • izarn izarn 20 mars 12:51

      @JL
      La réalité de Macron me fais chier.
      Alors son hyperréalité !
       smiley


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 20 mars 13:57

      @izarn

      Nan, lui c’est « en même temps », l’étape au-dessus : les mondes parallèles :p


  • izarn izarn 20 mars 12:48

    Hyper réalité= Hyper mensonge.

    Novlangue style « 1984 » (Orwell).

    Je n’ai rien contre les fantasmes et les romans, mais au moins qu’on nomme pas ça hyper réalité !

    Ces concepts détruisent le sens des mots.

    Conclusion, l’hyperréalité, c’est de la merde !


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 20 mars 13:56

      @izarn

      Ok, expliquez-donc ça à Baudrillard, en essayant de faire preuve d’un peu de patience face à un possible manque de réactivité, le pauvre est mort depuis 12 ans.

      Ou pour le dire autrement, si le terme est mal choisi, ce qu’il désigne n’en est pas moiins vrai.


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