mercredi 20 mai - par Opposition contrôlée

L’origine de notre République

« La République », « Les valeurs de la République », « L'école républicaine », autant d'expressions, de formules, qui, parsemées dans une déclamation, drapent immédiatement l'orateur de vertus universelles, et dont l'invocation ne nécessite pas plus d’éclaircissements que celle d'une sainte écriture, dont il serait inconvenant de vouloir justifier l'incontestabilité. Or, bien que l'exercice soit à la limite du blasphème, il est intéressant de se pencher sur l'origine de ce régime politique particulier, et de comprendre les motivations de ses promoteurs.

Notre cinquième République est l'héritière en droite ligne de la troisième, Vichy et l'occupation étant le seul intermède non-républicain de l'histoire contemporaine. L'histoire commence donc en 1870, fin catastrophique du règne de Napoléon III, grand bienfaiteur de la bourgeoisie, qui prospère considérablement sous son règne. Contrôle et censure étatique de la presse, brutalité policière, justice arbitraire sont en vigueur. Tandis que la bonne société est assidue des bordels et s'adonne aux orgies, la police des mœurs rafle les filles du peuple sur les trottoirs pour suspicion d'immoralité. Paris, « capitale de la fête et des plaisirs », autrement dit, de la prostitution et de la syphilis. La misère du peuple met la vertu des jeunes filles à bon tarif, pour la plus grande satisfaction du bourgeois. A une époque où l’impôt sur le revenu n'existe pas, c'est la masse du peuple qui doit remplir les caisses de l'Etat, et la commande publique qui fait la fortune des hautes classes. Le travail des enfants est généralisé, l'exploitation du peuple est totale.

Cependant, beaucoup s'inquiètent de l'archaïsme du régime et de ses méthodes de contrôle de la populace. L'Eglise catholique concordataire, qui est aux esprits ce que la matraque est aux corps, n'est plus un instrument efficace. La déchristianisation, déjà notoire au milieu du siècle, a énormément progressé dans le peuple. Le discours du curé : « si vous n'obéissez pas à l'agent de police, si vous ne payez pas vos taxes, vous irez en enfer » ne fait plus peur à grand monde. L'autre matraque des esprits, la presse, n'est guère plus satisfaisante. La débilité des flagorneries issues du bureau officiel de censure ne trompe pas les ouvriers, qui, de plus, font circuler des brochures et des tracts appelants à l'organisation des ouvriers, à la grève, voire à l'insurrection.

C'est pourquoi de nombreux intellectuels bourgeois réclament la modernisation des outils de contrôle des masses, et l'on voit émerger, en plus des trois courants politiques classiques, bonapartistes, légitimistes et orléanistes, un courant moderniste et réformateur, les républicains. Parmi eux, un intellectuel réellement brillant, dont je ne dirais pas qu'il est oublié puisque c'est le cas de tous : Charles Dupont-White. Avocat, économiste, et déjà en 1848, membre de la commission chargée de préparer la seconde république. Il est frappant de constater que ses analyses politiques et économiques sont très proches de Marx et Engels, mais contrairement à eux, il n'a aucune empathie envers la classe ouvrière, et la considère inféodée aux hautes classes de par la Nature même. Il sera, nous le verrons plus tard, un des meilleurs avocats de la République contre la monarchie.

En 1870, donc, le régime impérial s'effondre, suite à l'abdication de l'empereur, capturé par les prussiens, dans la guerre qu'il avait lui même déclaré, pour de pures raisons de politique intérieure. Un nervi du régime en faillite prend alors la décision insensée de distribuer des armes, sans distinction de classe sociale, à la population parisienne (la garde nationale) alors que les prussiens s'approchent de la ville. La bourgeoisie est prise de panique, beaucoup fuient. La vacance du pouvoir, dans une ville d'ouvriers en armes, est inacceptable. Une poignée d'avocats véreux, dont Jules Ferry, républicain de longue date, décident de s'en saisir au plus vite, afin, non pas d'organiser la résistance aux prussiens, mais bien la « défense sociale » de Paris. La République du quatre septembre est proclamée. La situation est grave, car les prussiens ne disposent pas d'assez de troupes pour effectuer un siège sérieux, une victoire militaire des ouvriers en armes aurait des conséquences psychologiques funestes pour la domination de l'élite. Il faut retenir l'ardeur des parisiens, expliquer qu'on ne peut pas traverser les lignes prussiennes, mandater des généraux "connaissant leur affaire", pour donner le temps aux prussiens se renforcer. Puis le temps passant, expliquer que les provisions sont épuisées, tandis que les commerçants vendent les denrées au compte-goutte et à prix d'or. Les chiens, les chats, les rats, les animaux du zoo de Vincennes, tout est consommé, à mesure que la famine s'installe. Les profits sont formidables, les commerçants peuvent tout acheter contre un œuf ou un morceau de pain. Les bourgeois, eux, ripaillent double, organisent des concours du plus gros mangeur, trouvent un intérêt renouvelé à la gastronomie, alors qu'ils rient de la peur qu'ils avaient éprouvé lors de la distribution des armes au bas peuple. Enfin, Ferry doit, après 5 mois de siège, appeler le peuple à cet amer constat, les prussiens ont gagné. Il va falloir capituler, c'est-à-dire : rendre les armes.

Or les commerçants ont fait des stocks, et voyant disparaître l'aubaine que constituait le siège, se dépêchent d'essayer de les écouler. Le peuple de Paris, sidéré, voit soudain sortir des hangars et des caves des quantités énormes de denrées, et comprennent alors qu'on les a affamé volontairement. C'est le point de départ d'une autre histoire, celle de la Commune de Paris, l'insurrection contre les traîtres et usurpateurs de la République du quatre septembre.

Ferry, menteur professionnel de par sa double qualité d'avocat et d'homme politique, évoquera, dans sa déposition à la commission d'enquête parlementaire sur les événements de la commune, qu'une « folie du siège » avait atteint les parisiens et que « Cinq mois de cette existence toute nouvelle, le travail interrompu, tous les esprits tournés vers la guerre, et cette lutte de cinq mois, aboutissant à une immense déception ; une population tout entière tombant du sommet des illusions les plus immenses que jamais population ait conçues, dans une réalité qu'il avait été malheureusement impossible de lui révéler à l'avance ».

Vient alors un autre personnage qui lui aussi sera grand zélateur de la République : Adolphe Thiers. Chargé par le "gouvernement", en fait l'assemblée parlementaire du second empire, replié à Versailles, de mettre fin à l'insurrection. Il sera l'organisateur du siège de Paris par l'armée "française", autorisée par les prussiens victorieux à se réorganiser pour donner l'assaut à Paris, en échange de l'Alsace-Moselle. Il trompera habilement les communards en faisant semblant de vouloir négocier, pour gagner le temps nécessaire au rassemblement des troupes, et mobilisera la presse de province, qui déversera un torrent de propagande littéralement délirante sur les « communeux mangeurs d'enfants » afin de convaincre les français, qui ignoraient les circonstances de la révolte, y compris la troupe, qu'aucune brutalité envers eux ne serait imméritée ou disproportionnée. Le massacre eut lieu (des dizaines de millier de morts), le prolétariat parisien, fusillé en masse, fût vaincu, et l'ordre bourgeois fût rétabli.

La situation est alors assez confuse. Cette "République" victorieuse du prolétariat est née d'une sorte de coup d'état, et le parlement qu'elle a élu à la hâte sous supervision prussienne se compose presque entièrement de "monarchistes" des diverses tendances. Commence alors le travail des républicains, minoritaires, pour convaincre le reste de "l'élite" de se joindre à eux. A cet effet, Dupont-White, présenté plus haut, en excellent politologue, rédige plusieurs ouvrages vantant les qualités de la République, et dissipant les craintes autour d'un sujet fondamental : le suffrage "universel" (en fait masculin). Voici un florilège de citations tirées de La République conservatrice (1872) et de Politique actuelle (1875).

 

« La question est de savoir comment les minorités riches vont se défendre contre une majorité souveraine et pauvre. »

« Vous estimez peut-être que l'alliance du pouvoir et des grands est nécessaire pour sauver l'état social. Mais cette alliance n'est assurée qu'à une condition, qui est la nomination du pouvoir exécutif par les grands. L'hérédité de ce pouvoir non seulement n'y suffirait pas, mais irait contre ce but, cette nécessité. »

« Il faut pourtant ouvrir les yeux. Une chose nouvelle et énorme, comme le suffrage universel, doit tout renouveler autour de soi. Cette force du nombre, érigé en souverain, si vous la considérez en elle-même, si vous la livrez à elle seule, est une force vaine, sans malfaisance pratique et sérieuse. Le nombre ignore absolument la besogne officielle qu'on lui propose. Où l'aurait-il apprise ? Comment pourrait-il la deviner ?

En cet état, le nombre ne saura pas prendre et exercer la souveraineté qui lui est offerte par le suffrage universel. Les classes supérieures demeureront maîtresses du gouvernement, directrices de la société. C'est la loi du monde, et, comme elles y font tout science, agriculture, industrie, choses d'art et d'esprit elles feront la politique aussi bien que le reste elles continueront à garder cette suprématie universelle. Ce n'est pas une explosion démocratique, ce n'est pas même une démocratie rédigée et organisée en articles de constitution qui va porter la main sur cette souveraineté naturelle. »

« De bons esprits, en tout cas des hommes peu alarmants, sont arrivés l'un après l'autre à cette conviction, que la souveraineté des classes supérieures est la seule chose fondamentale en matière politique, que ces classes peuvent être souveraines sous le nom de République tout aussi bien que sous l'invocation monarchique, que s'il s'agissait uniquement de trouver les institutions organiques de ce droit naturel, l'entreprise ne passerait pas nos forces. A ce compte, la République serait le gouvernement direct des hautes classes : direct est le mot, toute complication de roi disparaissant ; et l'on verrait pour la première fois dans notre histoire la vraie, la pure légitimité, c'est-à-dire le gouvernement aux mains de l'aristocratie. »

« Aussi bien, je crois lire dans notre histoire la plus récente, que la République excelle aux répressions, c'est-à-dire au maintien de l'ordre, de la paix publique, de la stabilité : autant de vertus nouvelles qui se sont révélées en cette forme de gouvernement. »

« Une dynastie hésitera quelquefois devant les répressions. A cette fin, rien ne vaut la république, qui a la force de tous, le nom et la responsabilité de tous, c'est-à-dire de personne, par où elle est faite, comme pas un gouvernement, pour mettre le pied sur les rébellions. »

Dupont-White, et plus généralement le camp de Thiers et des partisans de la République, surent convaincre leurs collègues du parlement, qui officialiseront définitivement la République en 1875.



25 réactions


  • rogal 20 mai 11:12

    Contre la République. Soit. Mais pour quoi ?


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 20 mai 12:07

      @rogal
      Surtout contre le fétichisme de la forme du gouvernement.
      Contre les formules creuses qui dispensent d’explications.
      Contre également les sempiternels « depuis 30 ans, nos élites nous trahissent ». Certains plus audacieux remontent à 40 ans, voir à 70 ans. Ça relève de l’ignorance crasse en matière d’Histoire, et c’est systématique. Et les blaireaux qui diffusent ces con**ries veulent se faire passer pour des révolutionnaires, des marxistes, etc...

      Le pour , on verra dans un autre article.


    • Arogavox Arogavox 20 mai 14:03

       En quoi ceci pourrait-il être interprété comme « Contre la République » ? :

      « En cet état, le nombre ne saura pas prendre et exercer la souveraineté qui lui est offerte par le suffrage universel. »

       Qui peut aujourd’hui se figurer que si les Français le voulaient vraiment ils ne seraient pas déjà arrivés à tirer parti de leurs clés USB et de tous leurs processeurs de poche, pour partager équitablement entre eux le temps de parole officialisé par lequel s’exerce la souveraineté démocratique ?!

      Et si le faux-citoyen commun était en fait à la fois plus retors et plus rusé que ceux qui se précipitent pour le représenter et l’incarner ? :
       — l’électeur qui n’assumera pas les ’traîtrises’ ou les compromissions des zélus qu’il a lui même validés et cautionnés (même par veaute-blanc) ne veut-il pas en fait (plus ou moins consciemment) préserver un prétexte rhétorique pour mettre à l’abri sa conscience morale quand l’élu aura décidé d’un acte indéfendable ?  ( du crime de guerre au banal éborgnement ... en passant par les ’partenariats’ problématiques décidés entre chefs d’Etat s’accordant sur la livraison d’un P4 sanito-guerrier sans soucier du stock de munitions en masques ...)
       MAD ? : - pas la prétention pour nous, simples zélecteurs, de se préoccuper de ce genre de Choses publiques réservées à un incarneur suprême ... Par contre, si un jour Il appuie sur le bouton ... les zélecteurs ne sauraient être tenus pour responsables de sa folie, n’est-il pas ?


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 09:58

      @Arogavox

       En quoi ceci pourrait-il être interprété comme « Contre la République » ? 

      Ça le peut d’autant moins qu’il ne s’agit que d’Histoire.

      Les français ne comprennent pas le double sens du langage de la classe des exploiteurs.

      Par exemple, on leur fait vénérer la déclaration des droits de l’Homme de 1789 (mais surtout pas celle de 1793), préambule de la constitution d’une monarchie parlementaire copiée sur la monarchie anglaise (la Ière République ne date que de 1792 pour rappel), dont le premier article lui-même a un double sens qui fait frémir.

      Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

      En d’autres termes, les distinctions sociales sont reconnues d’utilité publique et seront toujours justifiées par une « nécessité ». Que seul les exploiteurs sont en mesure de qualifier. Et l’histoire montre que le meurtre, le viol, le pillage, toutes les formes de cynisme les plus épouvantables trouvent toujours une « utilité commune » à leurs yeux.





    • Ausir 21 mai 11:56

      @Opposition contrôlée
      En d’autres termes, les distinctions sociales sont reconnues d’utilité publique et seront toujours justifiées par une « nécessité ».

      C’est une nécessité de les préserver dans le sens ou elles correspondent à la réalité des rapports humains , et qu’il serait vain de faire comme si tout le monde avaient les mêmes facultés et prédispositions :

      Les être humains sont fondamentalement différents structurellement certains sont des manuels d’autres des intellectuels d’autres des commercants , d’autres des guerriers , et vous ne pouvez aller contre cet état de fait sinon c’est une dictature qui ne respecte pas la nature humaine , qui est comme nier la différence des sexe :vous n’y pouvez rien , c’est la nature humaine et la différence structurelle des êtres.

      C’est un fait , vous ne pouvez nier le réel de la réalité . 
      les hommes s’organisent ainsi et si vous étudiez l’histoire vous verrez que toutes les socités primitives et après étaient organisées ainsi jsuqu’à une époque récente :les sages au sommet :les intellectuels , les guerriers , les commerçant , les paysans , ce n’était pas par idéologie mais parce que ca correspond à la nature humaine dans le respect des qualités de chacun .Et les sociétés vivaient en harmonie ainsi .



    • Arogavox Arogavox 21 mai 12:00

      @Opposition contrôlée
      Très juste remarque !
        J’avais déjà tiqué (en moi-même) devant cette phrase : «  Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
       Mais (par auto-censure ou par prudence diplomatique) je n’avais pas encore osé m’y attarder.
        Alors, puisque je ne suis pas seul à voir là une question digne d’intérêt, soyons fou et lâchons-nous ! Tout en restant peut-être plus mesuré que vous, j’avouerai alors que, même sans aucun a priori, le terme d’utilité commune est ici la clé des interrogations légitimes.
        Est-ce que ce terme est précisé quelque part dans la Constitution ?
      ( On n’y trouve que deux occurrence du mot « utilité » : « utilité commune » et « utilité particulière ». Aucun de ces deux termes n’est précisé ! ? )
       Ainsi, il apparaît donc que cette Constitution repose sur des sous-entendus ... que nous sommes alors en droit d’oser interpréter.
       Les termes ’la démocratie’, « démocratique » et « démocratiquement » n’y sont par ailleurs pas davantage précisés.
        
       Or, l’interprétation, nécessaire pour comprendre ce texte, ne saurait écarter le bagage culturel des Français, qui ne sauraient dissocier la notion de démocratie du concept de Volonté générale, premier devant le sous-produit du concept d’utilité !
       Une quelconque utilité peut-elle être non relative à la « définition des besoins » que constitue la Volonté générale ?
        
       Donc, si la Volonté générale passait bien par une égalité en dignité telle que le laisse entendre cette Constitution, comment arriver à rendre cohérente une « utilité commune » qui contredise cette égalité en dignité par des « distinctions sociales » ??!! 
        


    • Arogavox Arogavox 21 mai 12:22

      @Ausir
      « si vous étudiez l’histoire » ... vous ne pouvez passer à côté de l’origine (consensuelle) des mots, à côté de leur étymologie :

      démocratie : du grec ancien dêmos, peuple, population d’un pays (mais aussi le territoire appartenant à une communauté), et kratos, pouvoir, autorité.

      aristocratie :  du grec aristos, meilleur, excellent, et kratos, le pouvoir, l’autorité.
         
      « les sages au sommet  »  : cette vision se rapproche-t-elle plus de ’la démocratie«  que de l’erreur de logique de l’aristocratie ?
       
       N’y a-t-il pas un contre-sens à imaginer que l’égalité voulue par notre Constitution puisse être interprétée comme une »mêmeté« entre Homme/Femme ou »les intellectuels , les guerriers , les commerçant , les paysans" alors que, historiquement, cette Constitution est justement intervenue pour mettre fin à une division artificielle entre castes jadis nommées : Noblesse, Clergé, Tiers-Etat ! ...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 13:46

      @Ausir
      Qui nie le réel ?
      Sont-ce les qualités intellectuelles de BHL qui en font le « philosophe » le plus médiatisé en France ?
      Sont-ce ses qualités de gestionnaire qui ont placées Macron à la tête de l’Etat ?
      Sont-ce les qualités humaines de madame Avia qui lui permettent de décider qui a le droit ou non de s’exprimer sur Internet ?

      Tout cela relève-t-il de l’utilité commune ?

      Demandez-leur, ils vous l’assureront.


    • Ausir 21 mai 21:25

      @Arogavox
       alors que, historiquement, cette Constitution est justement intervenue pour mettre fin à une division artificielle entre castes jadis nommées : Noblesse, Clergé, Tiers-Etat ! ...

      ce n’est pas une division artificielle mais corespondant à une réalité ontologique , maintenant que les classes ont été abolies (en apparence) la société est devenue un chaos ou personne n’est à sa place , d’ou la cacophonie actuelle .Le système communisme s’est effondré , que reste t il à part des gens perdus et une société de violence ou personne n’est content de son sort .
      Dans une société équilibrée chacun est à sa place , ce sont les droits de l’homme qui sont artificiels , et ont abouti au fil des siècles au système dictatorial actuel .


    • Ausir 21 mai 21:33

      @Opposition contrôlée
      Aucun rapport avec ce que je dis , 
      avia n’est tout simplement pas à sa place , BHL n’est pas un décideur et un faux philosophe il ne vaut pas Platon , donc personne n’est à sa place depuis la déclaration des droits de,l’homme qui a détruit la sociétée française , résultat 2 siècles plus tard : destruction ds classe sociale et de la famille et établissement de l’état providence dictatorial .,c’est l’individualisme et le chaos ;La faute à l’esprit révolutonnaire et les droits de l’homme qui loin de l’avoir libéré n’ont fait que rendre l’homme esclave de l’état .


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 mai 09:22

      @Ausir

      Aucun rapport avec ce que je dis , 

      Effectivement, sans plus de contexte, j’ai mal interprété. 

      Cependant, votre vision « romantique » de l’organisation tripartite (je confesse m’y abandonner parfois également) n’est pas très historique. L’Ancien Régime s’est effondré parce qu’il a pourri de l’intérieur. Le conflit entre pouvoir royale et aristocratie a fait chuté les deux.

      Quant au résultat de la révolution bourgeoise, il n’a pas mis « 2 siècles » à se faire sentir. La misère du peuple dans les années 1830 n’a aucun équivalent dans l’Histoire. Même les esclaves de l’antiquité était mieux considérés.
      Cela dit, je vous accorde que l’agressivité actuelle du régime contre les vestiges sociaux de l’Europe (famille, christianisme etc.) atteint des niveaux sidérants. A ce rythme là, l’Eglise catholique aura bientôt de nouveaux saints martyrs. Modernité oblige, il mourront dans les hôpitaux psychiatriques du régime plutôt que dans l’arène.


  • Crab2 20 mai 11:27

    Proverbe macronien : qui ne dit la vérité a choisi sa tribu.

    SUITE

    https://laicite-moderne.blogspot.com/2020/05/librairie-boulinier.html

    .


  • rita rita 21 mai 10:44

    Macron et sa "raie-publique, ça compte dans le débat ?


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 11:29

      @rita
      Sans doute, mais pour insister sur le fait que Macron n’est que la partie visible du pouvoir, volontairement mise en scène pour offrir un crachoir au peuple. Il faut maintenir dans l’illusion qu’a la prochaine élection, on pourra changer la situation. L’auteur que je cite, Dupont-White, dit très explicitement qu’un gros avantage de la République sur la monarchie, c’est que le despotisme n’est pas visible. La responsabilité de la merde retombe finalement sur les électeurs, qu’on berne et qu’on bernera toujours, puisque les exploiteurs contrôlent 100% de la vie intellectuelle, et y font TOUT.

      Comme disait Trotsky :

      La bourgeoisie capitaliste se dit :

      « Tant que je posséderai les terres, les usines, les fabriques, les banques, tant que je dominerai la presse, les écoles, les universités, tant que je tiendrai entre mes mains - et c’est l’essentiel - l’armée, le mécanisme de la démocratie, de quelque façon qu’on le remanie, demeurera soumis à ma volonté. La petite bourgeoisie inepte, conservatrice et dépourvue de caractère, m’est aussi soumise spirituellement qu’elle l’est matériellement. J’écraserai ses aspirations par la puissance de mes entreprises, de mes bénéfices, de mes projet et de mes crimes. Quand, mécontente, elle murmurera, je créerai des soupapes de sûreté, des paratonnerres à la douzaine. Je susciterai, quand j’en aurai besoin, des partis d’opposition qui disparaîtront aussitôt après avoir rempli leur mission en donnant à la petite bourgeoisie l’occasion de manifester son indignation sans causer le moindre préjudice au capitalisme. Je maintiendrai pour les masses populaires le régime de l’instruction générale obligatoire qui les maintient à la limite de l’ignorance et ne leur permet pas de s’élever au-dessus du niveau reconnu inoffensif par mes experts en soumission des esprits. Je corromprai, je tromperai et je terroriserai les couches les plus privilégiées ou les plus arriérées du prolétariat. Grâce à l’ensemble de ces mesures, tant que ces instruments indispensables d’oppression et d’intimidation resteront entre mes mains, j’empêcherai l’avant-garde de la classe ouvrière de conquérir la conscience du plus grand nombre ».



    • Ausir 21 mai 12:02

      @Opposition contrôléeLa bourgeoisie capitaliste se dit : etc

      Ce n’est pas la réalité c’est juste ce que disait Trotsky et on voit on a mener le communisme , ca ne fonctionne pas , je ne comprend pas qu’il y ait encore encore des gens qui puissent croire encore aux sirènes du communisme .


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 13:08

      @Ausir
      Je ne fais que cité Trotsky, parce que dans ce passage il résume parfaitement le totalitarisme bourgeois. Et qu’il dit strictement ce que dit l’auteur bourgeois que je cite dans l’article, seule différence, l’un dénonce la tromperie faite au peuple, l’autre s’en réjoui.

      D’autre part, Trotsky n’a jamais participé au « communisme » puisqu’il a été évincé dès la fin de la révolution, et a vécu en exil, vivant de la vente de ses livres, jusqu’à son assassinat.


    • rita rita 21 mai 13:08

      @Opposition contrôlée
      Vous semblez oublier une chose importante, ce sont les électeurs qui votent et élisent cette bande de bars cassés, donc les responsable du désastre ce sont eux à mettre en gouvernance depuis trop longtemps des « voyous » ?
      Le peuple est si incompétent dans ses choix ?


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 13:55

      @rita
      Généralement, on le laisse choisir entre la mygale ou le scorpion...
      Je ne suis pas sûr de comprendre votre objection.


  • Cadoudal Cadoudal 21 mai 10:49

    Merci pour l’article...

    L’avis d’un Bonapartiste :

    Éric #Zemmour : « Le #populisme, c’est le retour du politique, et c’est le retour de la conception démocratique de base, c’est-à-dire que c’est le Peuple qui gouverne et non les experts, les juges… » #Facealinfo #CNews

    https://twitter.com/_samsonico_/status/1263180010950713350


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 11:40

      @Cadoudal
      Voir ma réponse à rita, qui vaut pour Zemmour. 
      Tout mon article vise a montrer, que de l’aveux même de ceux qui ont amené le suffrage universel en France, «  la conception démocratique de base », c’est de ba*ser le peuple sans qu’il s’en aperçoive.


    • Cadoudal Cadoudal 21 mai 11:48

      @Opposition contrôlée
      Il est bien gentil le Léon...

      Mais quand on voit la carrière des trotskystes, je vais garder mon Bonapartiste...lol...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 13:47

      @Cadoudal
      J’ai répondu a coté, zut. Bref, réponse plus bas.


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 21 mai 12:58

    Ne confondez pas Trotsky et les gosses de riches qui se sont prétendu révolutionnaires quand ils étaient boutonneux. L’idée même du « trotskisme » est absurde (c’est une expression de Staline d’ailleurs). Les NPA ou autres singeries de crasseux prétentieux lgbti.st.e.s inclusifs blabla ne sont que des organisations d’opposition contrôlée, qui servent la soupe à la bourgeoisie.

    D’autre part, il fait parti des auteurs très commentés mais jamais lus. Ça production littéraire est remarquable. 

    Enfin, si vous comparez attentivement cet extrait avec les extraits de Dupont-White que je produis dans l’article, vous constaterez qu’ils disent la même chose, bien qu’étant dans des camps diamétralement opposés. L’un dénonce la tromperie faite au peuple, l’autre s’en réjoui.


    • Ausir 21 mai 21:36

      @Opposition contrôlée

      des organisations d’opposition contrôlée, qui servent la soupe à la bourgeoisie.

      décidemment vous  êtes montés contre ce que vous appellez la bourgeoisie , qu’est ce que la bourgeoisie à l’heure actuelle ?

      des perzonnes qui travaillent plus que leurs employés et gagnent moins ? 


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 22 mai 09:44

      @Ausir
      Non, vous décrivez là la petite bourgeoisie, qui n’a aucun rapport avec la grande, se fait exploitée par elle, qui réussi à lui faire croire qu’ils sont dans le même camp, contre l’affreuse plèbe « assistée » ou que sais-je encore.


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