lundi 16 novembre 2020 - par Pierre Chazal

La croisée des chemins

 

A la une du Parisien, le dimanche 15 novembre de l’année 2020, une photo de Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur, accompagnée d’une citation : « Le cancer de notre société, c’est le non-respect de l’autorité de l’Etat. » Brejnev approuve, Goering applaudit, Robespierre s’incline et de Gaulle s’interroge. Montesquieu, lui, fait trois pas en arrière et nous invite à méditer cette autre citation :

Dans un temps d'ignorance, on n'a aucun doute, même lorsqu'on fait les plus grands maux ; dans un temps de lumière, on tremble encore lorsqu'on fait les plus grands biens. ’(Montesquieu, De l'Esprit des Lois, 1748)

 

En ces temps d’ignorance, de malaise social, de régression intellectuelle et morale gangrénant la société de bas en haut et de gauche à droite, l’Etat, on le voit, ne doute de rien. Il légifère, il verbalise, il contrôle, il censure, il s’arc-boute sur ses positions, use et abuse de son autorité non pas pour protéger le peuple, mais pour protéger ses arrières. Pour assurer son avenir, aussi, qui ne tient plus qu’à un fil et à la solidité de ses alliés. Tous les Macron, les Trudeau, les Conte, les Sanchez de ce monde forment aujourd’hui la nouvelle Sainte-Alliance, celle qui défit Napoléon à la bataille de Waterloo (1815) et tenta, en vain, de détricoter les acquis de la Révolution. Victor Hugo, dans Les Misérables, se fit le porte-voix lyrique et romantique de ce carrefour de la grande histoire, cette « victoire sinistre », comme il la nomme, des premiers mondialistes sur les premiers souverainistes, de l’ordre monarchique sur le désordre républicain :

‘Waterloo est une victoire contre-révolutionnaire. C’est l’Europe contre la France, c’est Pétersbourg, Berlin et Vienne contre Paris, c’est le statu quo contre l’initiative, c’est le 14 juillet 1789 attaqué à travers le 20 mars 1815, c’est le branle-bas des monarchies contre l’indomptable émeute française. Eteindre enfin ce vaste peuple en éruption depuis 26 ans, tel était le rêve.’

 

Si les états désunis d’Amérique et d’Europe de l’ouest serrent la vis actuellement, imposent et prolongent des états d’urgence au mépris du bon sens et des constitutions, c’est qu’ils n’ont pas le choix. Tel Moïse conduisant son peuple à travers le désert du Sinaï, ils ne peuvent s’arrêter en si mauvais chemin qu’en brandissant à bout de bras des courbes de contamination ; à l’autre bout de l’arc-en-ciel, un trésor nous attend, enfoui dans le sable de la terre promise. Une terre nouvelle, un monde meilleur. Sans populistes, sans pollution, sans pesticides, sans frontières, sans souverainistes, sans démagogues, sans extrémistes, sans intégristes, sans maladies, sans hôpitaux, sans Dieu et sans églises, quitte à les transformer en salles de conférence pour doctorants es mondialisation, qu’il faudra bien rendre heureuse – ou du moins supportable – à tous ceux qui pensent encore que l’on peut infléchir la marche de l’histoire, et qui devront rentrer dans le rang sous peine de marginalisation, prélude à leur disparition.

 

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La construction européenne, vassale du nouvel empire mondial des gloutons de la finance et des géants du numérique, doit désormais accomplir son destin « quoi qu’il en coûte ». Chômage de masse, massacre des indépendants, implosion des familles, délitement du lien social, suicides, dépressions, explosion des inégalités : il est trop tard, désormais, pour retraverser la Mer Rouge et repêcher les naufragés. Faute d’avoir su résister aux déferlantes de la tempête sanitaire, ils n’ont plus qu’à s’accrocher comme ils peuvent aux quelques bouées qu’on leur jette. Ils n’avaient qu’à tomber malade ou mourir du Covid, ces cons-là. Ou bien finir décapités des mains d’un islamiste. Au moins leur mort aurait-elle eu un sens et reçu les honneurs de la Nation en larmes. Ils sont, en quelque sorte, les inutiles de l’Histoire, ceux dont Paul Veyne aurait dit qu’ils « ne rentrent pas dans l’intrigue » et sont évacués du roman historique tel que les médias et les politiques sont en train de l’écrire :

‘L’histoire est un roman vrai, un récit d’évènements : tout le reste en découle. C’est une narration, ce qui permet d’éliminer certains faux problèmes. […] Les faits n'existent pas isolément, en ce sens que le tissu de l'histoire est ce que nous appellerons une intrigue, un mélange très humain et très peu « scientifique » de causes matérielles, de fins et de hasards ; une tranche de vie, en un mot, que l'historien découpe à son gré et où les faits ont leurs liaisons objectives et leur importance relative.’ (Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, 1971)

 

Pour les médias occidentaux et les gouvernements qu’ils protègent contre vents et marée, la narration officielle doit prévaloir dès maintenant sans attendre que s’en mêlent les relativistes, négationnistes et autres révisionnistes de tout poil qui pour certains vont jusqu’à évoquer un complot mondial contre les peuples. Enfants du monde, à vos cahiers, et que la dictée commence : « Un virus extrêmement mortel, apparu par hasard sur un marché de Wuhan, a infecté la planète entière et forcé les pays à prendre des mesures drastiques pour limiter sa propagation. Grâce aux confinements, au port du masque et aux gestes barrière, l’épidémie n’a tué que 40 000 personnes en France au lieu de 400 000. Malgré l’imposition généralisée d’un vaccin à renouveler chaque année, les mesures de distanciation sociale et les restrictions de liberté sont rentrés dans le droit commun pour protéger les populations et soulager les hôpitaux devant d’autres menaces futures… »

Cette version de l’histoire expurgée de ses zones d’ombre ne survivra peut-être pas à un possible réveil des peuples dans les années qui viennent. Dans le monde d’après, dont nul au fond ne connaît la teneur, ce ne sont peut-être pas Didier Raoult, le charlatan rassuriste, ni Pierre Barnérias, le pyromane complotiste, qui poseront leurs fesses sur le banc des accusés. Leurs vérités, leur insolence ne sont pas au goût du jour, mais qui peut dire ce qu’il en sera demain, quand l’histoire, justement, aura livré son verdict ? Dans l’attente du jugement, à l’horizon 2022, il est peu probable que la rue se mêle aux délibérations. Emmanuel Todd, fin sociologue de l’exception française, pose bien les termes du paradoxe né de la révolte – matée – des Gilets jaunes :

‘On ne peut qu’admirer Macron pour sa survie politique. Mais nous devons comprendre pourquoi il a survécu. Parce que la société, au-delà de l’aristocratie stato-financière et de la petite bourgeoisie CPIS, avait besoin qu’il survive pour incarner l’Etat. Ce qui l’a sauvé, ne nous y trompons pas, ce n’est pas son talent. C’est le besoin d’ordre qui existe en toute société, dans une logique hobbesienne : n’importe quel chef plutôt que l’anarchie. N’importe qui au pouvoir, même un enfant capricieux, même Joffrey Lannister de Game of Thrones. Tout sauf l’absence de pouvoir.’ (Emmanuel Todd, Les Luttes de classes en France au 21ème siècle, 2020)

Si le Français obéit si bien aux injonctions absurdes d’un pouvoir pour lequel il nourrit peu d’estime, c’est qu’au fond il porte l’obéissance en lui et qu’il préfère faire confiance à ses experts, élus ou non, légitimes ou non, intelligents ou non, pour réfléchir à sa place. ‘La vacuité du président, observe encore Emmanuel Todd, semble être entrée en résonance avec les aspirations, les besoins, les idées (le vide, peut-être, tout simplement) de certaines catégories sociales.’ Et à l’ère du vide, effectivement, le plus ridicule des feuilletons peut cartonner au box-office sans qu’aucun critique ne se hasarde à en relever l’indigence.

 

Les grands médias, puisqu’il s’agit d’eux, sont eux aussi, pourtant, à la croisée des chemins. La saison 1 de Covid 19 a démarré sur les chapeaux de roue et rencontré un franc succès sur tous les continents, mais la fin est nettement plus poussive. Effet de lassitude ? Obsolescence programmée ? Après des mois de rebondissements haletants, le débunkage du documentaire Hold-Up par les culs-bénis du sanitairement correct a constitué, en France, l’ultime soubresaut de cette tartufferie télévisuelle qui commence à lasser tout le monde, y-compris dans les rangs du personnel soignant.

De tous les traitements qui ont été proposés jusqu’ici contre cette Covid-19, le pire d’entre tous restera – et de loin – son traitement médiatique. Si apocalypse il y eut, elle le fut au sens étymologique du mot, celui de révélation. Révélation presque aveuglante de l’inanité intellectuelle de toute une profession, asservie à la ligne éditoriale d’une poignée de milliardaires mondialophiles dont l’empire se décline en marques faussement concurrentes, copié sur le modèle de diversification de la Coca-Cola Company  : Fanta (LCI), Minute Maid (20 Minutes), Nestea (Libération), Tropico (Le Figaro), Powerade (Le Monde), Sprite (L’Express)…

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La soumission presque embarrassante des médias à la caste dirigeante n’est évidemment pas nouvelle, comme le rappelle Jean-Marc Ghitti sur son blog Mediapart dans son billet du 13 novembre :

‘Le modèle de propagande montre qu’en réalité la fonction sociale des médias est plutôt d’inculquer et de faire valoir les objectifs économiques, sociaux et politiques de groupes privilégiés qui dominent la société civile et l’Etat.’

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est l’alignement complet des astres de la galaxie médiatique autour d’un soleil unique, sorte de divinité Inca incarnant l’indépassable renouveau. Emmanuel Todd fait ainsi remarquer que s’il a eu l’occasion de « traiter Chirac de ‘crétin’ sur France Inter, Sarkozy de ‘machin’ sur France 3, Hollande de ‘nain’ dans Marianne », les choses se sont compliquées avec l’avènement du Petit Prince :

‘Quand j’ai commencé à faire de même avec Macron, je me suis aperçu que, quel que soit l’interlocuteur, je touchais une corde sensible. Mettre en question l’intelligence supérieure du candidat puis du président Macron revenait à commettre un acte contre nature.’

 

L’œcuménisme médiatique constitue peut-être l’étape finale de son pourrissement, mais le « démantèlement des grands groupes de presse » qu’appelle de ses vœux Jean-Luc Mélenchon semble un projet bien illusoire, d’autant que les communiants – lecteurs et téléspectateurs – ne donnent que peu de signes, pour le moment, d’un quelconque désir d’émancipation. Quelle société pour demain ? Beaucoup s’en foutent, en vérité, du moment que rien ne change dans leur petit programme. Un programme de plus en plus nihiliste, individualiste et multiconformiste, consistant à gommer les aspérités d’un monde trop complexe, trop fatigant à analyser. Trop menaçant aussi, peut-être. La narration médiatique, de ce point de vue, a l’avantage de paver le chemin et de couper les mauvaises herbes sans qu’il soit nécessaire de débroussailler soi-même. Dans la forêt de mensonges couverts par les grands médias, la vérité tombe des arbres comme des châtaignes en automne. Une liturgie de lieux communs nourrit la conversation profane de l’homme du 21ème siècle, aussi éloigné de Dieu que de l’esprit de Voltaire.

Le confinement a sauvé des vies. C’est maintenant qu’on voit les effets du couvre-feu. Tous les autres pays font pareil. La Suède a beaucoup plus de morts que tout le monde sur la Terre. En plus, là-bas, ils sont disciplinés, donc on peut pas comparer. Et puis si tout le monde respectait les gestes barrière, on n’aurait pas eu besoin de fermer les piscines. Et puis si t’es pas d’accord, va faire un tour un réa. Et puis de toute façon, les complotistes, ils seront les premiers à se faire vacciner.

Ce buffet froid d’inepties aurait sans doute inspiré plus d’une pièce à Ionesco, et l’absurde en rendrait mieux compte que n’importe quel raisonnement. En d’autres temps, après tout, il n’aurait rien d’indigeste. A quelques marches de l’escalier qui risque de nous conduire tout droit dans les enfers de Demolition Man – en nettement moins marrant, on rêverait néanmoins d’avoir le ventre mieux rempli. Et d’autres équipiers de cordée, surtout, pour assurer la descente.



53 réactions


  • Bendidon Bendidon 16 novembre 2020 21:02

    ZERO VISITE smiley

    allez UN PEU DE RIGOLADE https://youtu.be/ad7MZkBFDpg


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 16 novembre 2020 21:33

      @Bendidon
      Très sympathique, ce Marcel. Avec un vrai succès, en plus. Y aurait-il encore de l’humour en France ?


  • yoyo 16 novembre 2020 21:11

    Et en plus « sérieux » que Marcel D., appel à un renversement du gouvernement :

    https://www.youtube.com/channel/UCVXUUFZAbgmWkyFwswslXYA/videos


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 novembre 2020 22:15

    Votre texte est inspiré mais vous avez commis une faute. Ils ne sont pas guidés par Moïse mais par César ; Moïse aurait cassé les table du Covid et libéré l’humanité de cette Egypte universelle et ténébreuse que représente Macron


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 16 novembre 2020 22:45

      « Moïse aurait cassé les tables du Covid. » Dieu que l’image est belle !


    • Jean Keim Jean Keim 17 novembre 2020 08:26

      @Bernard Dugué

      Pour trouver le carcan (mental) qui nous emprisonne, il faut remonter à la source et comme vous le dites si bien dans un commentaire destiné à Octave Lebel ci-dessous, aucun philosophe contemporain ou pas ne le perçois.

      Ce carcan se réduit à une formule aphoristique : la pensée ne peut exprimer que ce qu’elle connait, il y a 2000 ans, un homme singulier l’exprimait ainsi : « Ils vous faut redevenir comme des petits enfants ».


    • zygzornifle zygzornifle 17 novembre 2020 09:57

      @Bernard Dugué

       Salut nanard ça boume ?
      Je te rappelle que : 

      En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article.

    • JC_Lavau JC_Lavau 17 novembre 2020 13:18

      @Bernard Dugué

      Je dirais même plus : En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article


  • Octave Lebel Octave Lebel 16 novembre 2020 22:16

    Très beau texte et très stimulantes observations et réflexions sur ce que nous sommes en train de vivre. Aussi difficile que de s’arrêter de respirer pour mieux entendre les bruits de la vie.

    Vous allez jusqu’à écrire notre histoire au futur pour nous rappeler qu’elle se fait et se fera de toute façon, qu’elle pourrait se faire sans nous, que d’autres travaillent des scénarios sans nous consulter pour notre bien qui correspond au leur, que peut-être aussi décidément nous sommes plutôt bouchons contents de se maintenir à flot au mieux que barreur cherchant un cap.

    Vous évoquez E Todd dont nous sommes tous redevables pour sa rigueur de démographe et sa réflexion anthropologique sur le lien entre structure familiale et gouvernance des sociétés, pour aussi me semble-t-il le décalage socioculturel entre le niveau d’éducation de nos concitoyens et les modes de gouvernance de nos sociétés qu’il signale avec d’autres. Vous rappelez l’ambivalence fonctionnelle des médias, dont nous nous méfions mais dont nous dépendons parce qu’ils apportent une certaine cohérence dans un monde fait de milliers d’interactions à distance et de  connexions dont de plus en plus de gestes simples et essentiels du quotidien dépendent. Une forme de sociabilité se construit à travers les médias. E Todd a me semble-t-il des moments de découragements parce qu’il ne voit pas les effets de ce qu’il présuppose et espère, une dynamique de changement. Qui n’en a pas ? Qui peut dire les directions qui seront prises et quels seront les rythmes ? Que faire ?

    Ce n’est pas nouveau, cela était déjà là avant le covid, les classes dirigeantes et leurs affiliés subissent me semble-t-il une perte de légitimité sévère tout en ayant des moyens de contrôles et de productions de réalités fictives encore jamais vus qui enveloppent nos vies. Et visiblement elles n’ont pas envie de renoncer à cette puissance qui se double d’une construction continue de normes juridiques qui elles ne sont pas de la fiction.

    J’ai l’impression qu’il y a une course de vitesse entre notre soumission/consentement/aliénation à travers tous les liens d’interdépendances dans lesquels de plus en plus nos vies sont prises et nos prises de conscience collectives de notre capacité à mettre en place des solutions économiques et de gouvernance garantissant sécurité et autonomie. Je pense que cela dépasse en réalité les affiliations idéologiques immédiates de la plus grande partie de la population qui nous dispersent mais pas celles des professionnels de la politique qui eux ont des buts plus concrets et immédiats (se faire élire) et sont munis d’un réel pouvoir fait de savoirs et savoir-faire qui nous dominent parce que dans nos sociétés nous sommes entretenus dans une forme d’ignorance et impuissance citoyenne.

     

     


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 16 novembre 2020 22:52

      @Octave Lebel
      Bonsoir Octave, votre vision est juste et lucide. Il y a une nouvelle forme d’aliénation à l’oeuvre, en effet, et qui étend peu à peu son ombre sur nos vies à la fois « connectées » et étrangement déconnectées, comme si le réel nous échappait sans aucun pouvoir d’action ni de contrôle. Quant aux buts inavoués des classes qui nous gouvernent, j’avoue que ça m’effraye d’essayer de les deviner. J’ose croire qu’ils ont plus la pétoche de nous que nous n’avons peur d’eux. En tous les cas, Hold up ou pas, je n’arrive toujours pas à imaginer la fin du film. Un happy end, vous croyez ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 novembre 2020 23:55

      @Octave Lebel
      Ce n’est plus une question de classe mais d’anthropologie
      les hommes libres
      les soumis
      Il y a des affranchis dans toutes les classes
      des soumis dans toutes les classes
      Aucun philosophe n’a à ce jour vu la portée historique de ce que nous vivons
      Je pense que seul Sloterdijk a cette capacité mais je n’ai rien vu passer de sa plume ces derniers temps


    • zygzornifle zygzornifle 17 novembre 2020 09:58

      @Bernard Dugué
       

       Salut nanard ça boume ?
      Je te rappelle que : 

      En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article


    • troletbuse troletbuse 17 novembre 2020 10:04

      @Bernard Dugué

       Salut nanard ça boume ?
      Je te rappelle que : 

      En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article


    • JC_Lavau JC_Lavau 17 novembre 2020 13:15

      @Bernard Dugué

      Je dirais même plus : En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article


    • Octave Lebel Octave Lebel 17 novembre 2020 21:15

      @Pierre Chazal

      Peur ? Pas sûr, à mon avis déterminés et concentrés dans les profondeurs. Chacun d’entre nous par ailleurs est un atome qui distille un peu d’énergie en espérant alimenter une masse critique, sinon pour quoi s’embêter à s’exprimer ici et ailleurs.Bien à vous.


    • Octave Lebel Octave Lebel 17 novembre 2020 21:37

      @Bernard Dugué

      L’anthropologie est très importante et éclairante, c’est une discipline vaste en renouvellements et approfondissements continus puisque qu’elle se nourrit des sciences humaines et des sciences de la nature. Elle n’englobe pas les savoirs même si bien souvent elle les relie comme le fait l’écologie aussi.

      Par ailleurs, il y a bien des structurations fortes d’intérêts matériels qui confèrent des pouvoirs décisifs et déterminants notamment sur la sphère politique qui expliquent une partie de la trame de l’histoire des sociétés humaines.

      Je ne connais pas Sloterdijk et je vais explorer.Merci.


  • ETTORE ETTORE 16 novembre 2020 23:47

    Je crois que ce gouverneMENT est comme un surfeur attiré par la vague du siècle.

    Il sait qu’il pourrait s’y fracasser, si le peuple monstrueusement indomptable se réveille...

    Il pourras plastronner sans retenue, si, il la chevauche victorieusement.

    Mais après ? A quoi cela vas t-il servir ? Le temps de vie personnel de chacun de nous, ne laisse pas de dynastie régnante après soi .

    L’argent ? Comme héritage ? Une structure sociale différente ?

    Pour en faire quoi ? Pour qui ? Qui se penserait en jouir comme...immortel ?

    Il y auras toujours un nouveau planchiste, pour regarder au delà de l’écume de vie de chacun d’entre nous.


  • pipiou2 17 novembre 2020 00:20

    C’est bien écrit ... mais complètement à côté de la plaque.

    Les pays qui ont confiné sévérement comme la Chine ou l’Australie sont débarassés du virus. Mais bon.



    • Jean Keim Jean Keim 17 novembre 2020 08:07

      @pipiou2

      Parce que vous savez ce qui se passe en Chine ! Informez en les Chinois.


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 09:06

      @pipiou2
      Tout dépend de la plaque et de ce qu’on y fait frire : un virus létal à 0,2% et qui envoie 0,007% d’une population en réanimation. Je veux bien qu’on lui déclare la guerre ou qu’on essaye de l’éradiquer, mais ce pays a (beaucoup) d’autres maux à éradiquer en priorité, me semble-t-il.
      D’aucuns diraient, pour l’Australie et la Chine, qu’ils ont surtout eu la bonne idée de fermer leurs frontières...


    • pipiou2 17 novembre 2020 21:09

      @Pierre Chazal
      Sortez de vos bouquins et de vos jolies théories et allez expliquer au personnel soignant que ce virus n’a pas de conséquences concrètes , parce que ces abrutis font certainement partie du complot !


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 21:48

      @pipiou2
      Le personnel soignant soigne depuis la nuit des temps. Il réclame des moyens, pas des autodafés.


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 09:09

      @Patrick Samba
      J’en ai lu certains, et je m’en nourris, comme d’autres articles sur l’Agora...


    • Patrick Samba Patrick Samba 17 novembre 2020 20:09

      @Pierre Chazal

      « je m’en nourris » : franchement j’aime bien vous lire, mais si je me suis permis cette remarque, c’est bien que vos écrits ne laissent aucunement transparaitre la prise en compte de cette problématique majeure.
      Quand on a bien compris ce qui s’est passé en mai 1969 en France pendant un mois, on peut juste dire que c’est une vraie chance qu’il n’y ait pas eu de lynchages, tellement une partie de la population essentiellement féminine était délirante.

      S’il se passe un évènement similaire aujourd’hui, et personnellement j’en suis sûr, on ne peut que s’inquiéter de ses effets. On les constate tous les jours : loi d’état d’urgence sanitaire et notamment son article 4ter : des prisons spécifiques sans contrôle !!! Darmanin qui affirme que le cancer de la société c’est le non-respect de l’autorité de l’état !!! le masque fou, toxique, aux enfants, et aux adultes !!! l’humiliation quotidienne des attestations, le futur « vaccin », et, etc..... Jusqu’où ce délire réel, non maitrisable et potentiellement très dangereux va aller ?? Vous le savez ?
      Au minimum il faut en parler.


    • Francis Francis 17 novembre 2020 20:12

      @Patrick Samba
       
       ’’Quand on a bien compris ce qui s’est passé en mai 1969 en France pendant un mois, on peut juste dire que c’est une vraie chance qu’il n’y ait pas eu de lynchages, tellement une partie de la population essentiellement féminine était délirante.’’
       
       Vous parlez de quoi, là ?


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 20:55

      @Patrick Samba
      Tout cela m’inquiète aussi, mais pour que le pire n’arrive pas, il ne faut pas, je crois, tomber dans le piège qui nous est tendu. Ces gens sont fous  ou le sont devenus, et entraînent dans leur folie une partie du corps social (enseignants, médecins, élus, journalistes...) qui guette tout prétexte pour nous disqualifier. Regardez l’accueil réservé au film Hold up...


    • Patrick Samba Patrick Samba 17 novembre 2020 21:24

      @Pierre Chazal
      Quel piège ? Cette vision des choses vous condamne au silence.
      Ce qui se passe avec Hold Up est excellent !
      On ne pouvait pas rêver meilleure publicité pour une pensée alternative. Même si la critique est forte. Ça souffle juste très fort pour les réalisateurs, mais ils s’en remettront, et surtout ils seront plus pointus la prochaine fois.

      Penser différemment c’est fondamental pour sortir de la pensée délirante.

      A Francis : ah la la, tu n’as pas lu le 2è texte ? La rumeur délirante.


    • Ouam Ouam 17 novembre 2020 21:54

      @Patrick Samba
      Au fait merci pour tes videos surtout celle de 12mn que je n’avais pas vu.
      + 1 pour le delirant, sont devenus completement fous dans ce gvt...
      Ou ils se font un enorme coup de poker avec une mise énorme au bout (poour eux) au détriment de l’ensemble des Francais (pas à exclure non plus)


    • mmbbb 18 novembre 2020 20:01

      @Pierre Chazal Vous traitez le professeur Raoult de charlatan , vous ne faites pas preuve d une grande imagination Vous le voyez déjà sur le banc des accusés en lui faisant endosser la responsabilité de l incurie de notre haute administration Vous vous faites l idiot utiles des caciques de celle ci . Hircsh , ce haut fonctionnaire typique de notre administration lui vaut une haine féroce . Dommage , votre article tenait la route mais vous semblez ne pas choisir vos cibles efficacement . 
      une vue de l etranger 

      https://pgibertie.com/2020/04/01/nos-amis-de-letranger-nen-reviennent-pas-lignoble-proces-fait-a-raoult-ou-la-propagande-en-marche/

      A croire qu il eut ete preferable que ce prof vende des armes ou du MEDIATOR il aurait eu la legion d honneur ! , il aurait ete moins emmerder ! In fine vous etes dans le moule de la bonne pensee 


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 novembre 2020 20:54

      @mmbbb
      « Vous traitez le professeur Raoult de charlatan , vous ne faites pas preuve d une grande imagination » C’est totalement ironique, ne l’avez-vous pas senti ? Raoult a sauvé l’honneur de la France dans cette débâcle historique. Du moins est-ce mon ressenti.


  • Jean Keim Jean Keim 17 novembre 2020 08:11

    Quelque soit notre sentiment sur cette affaire (la pseudo pandémie), c’est toujours le même processus mental qui est en œuvre, croire ou ne pas croire telle est la question.


  • Francis Francis 17 novembre 2020 08:59

    ’’Ce qui est nouveau, en revanche, c’est l’alignement complet des astres de la galaxie médiatique autour d’un soleil unique, sorte de divinité Inca incarnant l’indépassable renouveau.’’

     

    « Les gouvernements sont intéressés à faire en sorte que la société ne soit pas éclairée car s’ils éclairaient la société qu’ils gouvernent, il ne faudrait pas beaucoup de temps avant qu’ils soient anéantis par cette société qu’ils auraient éclairée » (Thomas Bernhard, écrivain)


  • zygzornifle zygzornifle 17 novembre 2020 09:55

    « Le cancer de notre société, c’est le non-respect de l’autorité de l’Etat. »

    Alors on va mettre l’autorité de l’état en soin intensif.

    Les soignants en charge du patient seront les CRS, la BAC , les Gendarmes Mobiles le tout flouté pour ne pas que l’on reconnaisse leurs visages lors de leurs exactions et leurs outils seront les tonfas, les grenades de désencerclement et lacrymogènes , les LGB voire le tir a belles réelles si Darmanin en donne l’ordre....   


  • I.A. 17 novembre 2020 10:53

    Questionnement aussi limpide que lucide, en plus d’être agréable à siroter.

    En effet, nous en sommes tous à imaginer des buts ou des causes, des effets d’aubaine ou des plans longuement mûris, un dénouement, une conclusion.

    Nous cherchons à mettre du sens là où il n’y en a plus, et ça devient de plus en plus difficile...

    C’est un roman de gare, une série B que nous sommes quelques-uns, ici, à ne pas apprécier. La fin sera-t-elle poussive, en queue de poisson, ou bien ne viendra-t-elle jamais ?

    Quel es le rôle du corps médical, dans tout ça ? Sont-ils manipulés, ou participent-ils de l’intrigue ?

    Et tous ces silences... !?


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 14:44

      @I.A.
      L’ordre des médecins, au prochain Nuremberg s’il y en a un, aura à répondre à quelques questions en tout cas... Vous avez lu l’article avec une paille ? smiley 


  • ETTORE ETTORE 17 novembre 2020 12:08

    Nous verrons comment ce banc de sardines politiques va évoluer !

    On commence déjà à percevoir certaines espèces de maquereaux, qui rejoignent le banc de LaREM, histoire de se mettre en protection auprès du barracuda à petite queue, mais à grande dents.

    C’est que les écailles brillent tellement plus de ce côté là de la Mèr(e) Démocratie lustrée à coup de perche, et ,de coup de cannes.

    Puis, on ne sait jamais, vu le filet, à petites mailles qui se rapproche, vaut mieux rejoindre les gros poulpes, que de finir en friture, sur l’étal sans glace du marché Républicain.

    De toute façon, ils vont tous dans le sens du courant, même pas conscients, que bien d’entre eux serviront d’appâts, accrochés à la ligne politique qui racle le f(i)ond

    N’est pas toujours sauvé celui qui pensait ne pas être mangé.

    Et ils s’en apercevront bien tard, qu’ils ne sont que des pois-sons d’élevage.


  • AlLusion AlLusion 17 novembre 2020 12:42

    @Pierre Chazal,


    « Gaulle s’interroge » est-il mentionné dans le chapeau du billet.

    Je me demande si le verbe est bien choisi.


  • Ecométa Ecométa 17 novembre 2020 17:06

    Le jour où ils voleront... il sera chef d’escadrille le Darmanin !

    On ous conseille d’ouvrir les fenêtres de votre logement pour aérer.... et quand vous allez prendre l’air on vous oblige à porter un masque ; c’est kafkaïen : non ?

    Pourquoi les journalistes de la « conf de cons » pour expliquer le re-confinement, n’ont pas interrogés cet aréopage de ministres, sur l’ « hypoxie silencieuse », dont plusieurs personnes sont décédées car on leurs a demandé d’attendre chez eux... puis d’appeler le 15 : mais il était trop tard ! 

    En Ehpad et à domicile, on a laissé mourir des personnes. Elles partaient en trois jours à cause d’un simple déficit en oxygène qui pouvait être détecté avec un simple « oxymètre » qu’on trouve en pharmacie, afin qu’ils se rendent à ’hôpital car il y avait « urgence » !

    Bien plus important que le masque l’oxymètre ; alors, pourquoi ne pas avoir fait connaître le problème de la part des médecins urgentistes qui passaient à la télé dans les journaux télévisés, afin d’informer tout le monde !

    Ils ne savaient pas ou ils avaient l’ordre de se taire !


  • Eric F Eric F 17 novembre 2020 17:27

    D’accord avec l’article quant aux excès de catastrophisme des autorités sanitaires et politiques, à l’abus des mesures coercitives, ou encore à l’alignement médiatique (qui va même jusqu’à précéder le gouvernement dans les décisions).
    Mais on aimerait savoir au delà des aphorismes, quel est, selon l’auteur, le gouvernement le plus éclairé à prendre en modèle dans cet épisode (l’épidémie de Covid), et quel est le peuple le plus remarquable.

    Il semble en effet que de toute part les gouvernants sont pris au dépourvu et sur-réagissent par mimétisme avec les plus radicaux pour ne pas paraitre laxistes, et les peuples qui n’en peuvent mais subissent bon gré (convaincus ou résignés) mal gré (en rechignant) -plutôt mal gré en cette seconde vague-.


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 20:11

      @Eric F
      Bonjour Eric, c’est ce mimétisme qui pose question, justement, et que je trouve pour ma part très inquiétant. Au-delà des chiffres et des choix opérationnels, l’approche suédoise et scandinave plus largement doit faire réfléchir sur ce qu’est ou doit être une démocratie moderne.


    • mmbbb 18 novembre 2020 20:12

      @Eric F L Allemagne est un exemple ! L Allemagne a requistionné les gymnases , nous, nous avons construit un hopital militaire destine pour les OPEX ( operation extérieure ) , en zone urbaine c est a dire Mulhouse , 35 lits en 3 semaines Evidemment c est de la faute a Raoult !! .
      Nous sommes vraiment tres forts !!! 


  • Adèle Coupechoux 17 novembre 2020 18:04

    « C’est le besoin d’ordre qui existe en toute société, dans une logique hobbesienne »

    C’est vrai et c’est en même totalement paradoxal... Quand je constate le désordre que provoque l’ultralibéralisme (entreprises criminelles qui polluent et nous empoisonnent, qui abandonnent sans vergogne leurs bâtiments, les déchetteries qui poussent la population à déposer ses déchets sauvagement n’importe où, la population qui elle aussi participe à tout ce cirque).

    Avec ce besoin d’ordre, pour que rien ne dépasse, pas le moindre bout de nez, d’humain qui lui aussi ne serait pas essentiel à la société, pas le moindre microbe, virus...Pas qu’une impression de schizophrénie...

    La comparaison d’E. M. avec Joffrey Lannister est bienvenue Contrairement à la série, j’ai hâte qu’arrive l’acte final du COVID tout en appréhendant la fin de l’histoire.


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 20:40

      @Adèle Coupechoux
      C’est d’ailleurs Joffrey Baratheon, l’usurpateur fruit de l’inceste, pour être exact ! Je crois que l’anarchie couve en France, et que ce gouvernement le sent. Je suis comme vous, très curieux de la suite, avec une pointe d’inquiétude. Si notre président tenait à la fois de Joffrey et Ramsay, on est dans la panade..


    • Adèle Coupechoux 17 novembre 2020 22:29

      @Pierre Chazal

      Mais c’est sans compter sur Tyrion...


  • Citoyen de base 17 novembre 2020 19:48

    Toujours magnifiquement écrit, bravo ! Votre style est un rayon de soleil dans une époque qui en apporte bien peu.

    Sur le fond rien à ajouter.


  • Pierre Chazal Pierre Chazal 17 novembre 2020 20:41

    Merci citoyen. D’un citoyen à un autre.


  • Disjecta Disjecta 18 novembre 2020 14:26

    Bonjour Pierre Chazal,

    Hélas, trois fois hélas. Qu’est-ce que Robespierre vient faire dans votre liste initiale, à côté entre autres (excusez du peu) de Goering ? La légende noire de Robespierre date de Thermidor. Elle a été prolongée à partir des années 1980 par l’historien Furet et sa bande de fanatiques anti-communistes. Qui ne faisait pas de l’histoire mais de l’idéologie. La Terreur de 1793-1794 attribuée à la révolution est elle-même un concept complètement bidon. Lisez d’urgence Jean-Clément Martin, la Terreur : Vérités et légendes. Il y a eu environ 2500 guillotinés à Paris entre 1789 à 1794. Comparez ce chiffre au massacre de la Commune par Thiers en 1871 (dont tant de rues, d’avenues et de boulevards portent le nom) qui a fait entre 20 mille et 30 mille morts (voire 50 mille) à Paris en une semaine. Je répète : en une semaine. Et la prochaine fois, remplacez le nom de l’Incorruptible par celui de Thiers, vous serez déjà un peu plus crédible historiquement parlant.

    Bien à vous,

    Disjecta


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