mercredi 20 mai - par Régis DESMARAIS

La Démocratie a besoin du contrôle des juges

Une tendance actuelle est de montrer du doigt ceux qui portent plainte contre des responsables politiques pour les actes commis dans la gestion de la crise sanitaire. Curieuse conception de la démocratie que de dénier aux citoyens le droit de poursuivre en justice des responsables politiques.

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Les faits et leur représentation

Le 18 mai dernier, le professeur Raoult était invité dans la matinale de Guillaume Durand pour la cinquième fois depuis le début de la crise sanitaire. Didier Raoult s’est montré particulièrement agacé par le traitement de la crise au sein des médias. En l'écoutant, on a effectivement l’impression que dans ce pays, les gens se parlent mais ne s’entendent pas, les gens regardent sans voir, lisent sans comprendre. Ainsi, l’exposé d’un élément factuel (les résultats d’une étude ou les taux de létalité du Covid-19 par régions ou pays) ne change en rien la position de certains individus qui font de leur opinion une loi sacrée qu’aucun élément factuel, rationnel et scientifique ne peut remettre en cause.

Le professeur Raoult aura beau dire, expliquer, démontrer que les effets secondaires très dangereux, et allégués, de l’hydroxychloroquine sont un fantasme, preuves à l’appui, rien n’y fera ! Il a été dit et il sera dit que cette molécule a des effets secondaires particulièrement dangereux, un point c’est tout. C'est comme ça.

Ce même phénomène de dualité entre les faits et la représentation des faits trouve maintenant à s’exprimer au sujet des multiples plaintes, une "pandémie de plaintes" selon Libération, qui visent des responsables politiques et administratifs dans leur gestion de la crise sanitaire. 

Une sournoise dévalorisation des plaintes contre des membres du Gouvernement

Un discours se répand selon lequel ces plaintes traduiraient la volonté de faire condamner les responsables politiques et administratifs pour des choix jugés défaillants. Gérard Larcher, l’homme qui aurait exercé une grand influence pour le maintien du premier tour des élections municipales, déclare même que les plaintes contre le gouvernement font peser un risque de « paralysie de la décision publique ».  En clair, ce serait folie que de porter plainte contre des politiques, et contre des membres du gouvernement, au risque de paralyser l'Etat. Le fond de cet argumentaire serait de dire que les hommes politiques ne peuvent pas faire l’objet de poursuite pénale au motif qu’ils auraient pris de mauvaises décisions ou des décisions inefficaces. C’est là que nous touchons du doigt une argumentation particulièrement perverse et séditieuse.

Le motif invoqué pour dévaloriser celles et ceux qui portent plainte procède d’une forme de manipulation mentale. En effet, il est tout à fait juste de dire que traduire en justice un homme politique au motif qu’il aurait pris de mauvaises décisions ou des décisions inefficaces est une hérésie. Pourquoi ? Parcequ’un un tel motif, à le supposer avéré, est un constat d’incompétence ou d'échec. Or, en démocratie, l’incompétence et l'échec ne se jugent pas au pénal, ni même devant les juges administratifs, mais dans les urnes. Là où l’argumentation soutenue par M. Larcher est séditieuse, c’est que les plaintes ne sont pas justifiées par le constat de décisions mauvaises ou inefficaces. Dire une telle chose est soit une incompréhension, soit une manipulation. Les plaintes sont déposées car les plaignants estiment que les politiques mis en cause ont menti, ont falsifié la vérité, ont peut-être même privilégié des intérêts privés à l’intérêt général et ont commis des fautes graves ayant eu pour conséquence mort d'hommes. Ces griefs peuvent donc intéresser le juge pénal. L’Etat n’est pas critiqué pour défaillance dans la crise sanitaire. Ce qui est critiqué, ce sont les décisions prises par les responsables politiques et administratifs dès lors que ces décisions pourraient relever d’une sanction pénale.

Le droit et la nécessité de la saisine des juges

Il ne s’agit pas ici de dire si les griefs des plaignants sont fondés ou non. Il s’agit simplement de rappeler que dans une démocratie, des responsables politiques et administratifs peuvent être poursuivis en justice dès lors qu’ils ont commis des actes délictueux. Il convient donc de rappeler, d’une part, l’article 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 aux termes duquel « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration. » et l’article 68-1 de la Constitution aux termes duquel : « Les membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. / (.. .) ». Si le simple fait d’être un responsable politique ou un faut fonctionnaire vous protège des conséquences juridiques de vos actes délictueux alors les postes de commandements de notre République seraient vite infestés de criminels puisque ces derniers y trouveraient un asile idéal pour commettre leur crime en toute impunité. Cette perspective sordide est une hypothèse d’école, car aujourd’hui un responsable politique ou un haut fonctionnaire, dès lors qu’il a commis des fautes qui ne relèvent pas du domaine de l’incompétence professionnelle, doit en répondre devant la justice.

Il y a donc quelque chose de profondément malsain dans les discours qui désignent ceux qui portent plainte contre les membres du gouvernement comme des irresponsables enragés et dangereux pour le fonctionnement de la démocratie. Ceux qui dénient aux plaignants actuels toute légitimité à déposer plainte sont les vrais dangers pour la démocratie. En voulant faire des responsables politiques et des agents publics des individus dont on ne pourrait pas soumettre les actes à l’appréciation de la justice, on prend le risque de faire des postes de commandement de la République un repère de bandits. 

Nous devons en France réapprendre la démocratie. Cette remise à niveau passe par la reconnaissance de l’office de la justice même quand il s’agit de se prononcer sur des responsables politiques et sur leurs actes. La justice est la seule à pouvoir faire le tri dans les plaintes pour isoler celles qui sont recevables puis celles qui sont fondées. Il n’appartient pas à un élu, à un journaliste, à un bloggeur à n’importe quel citoyen de s’ériger en censeur des plaignants en les dénonçant comme des irresponsables.

Régis DESMARAIS

 



64 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 mai 17:49

    “Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.”

    Blaise Pascal


  • Responsabilis Responsabilis 20 mai 21:40

    Bonsoir, et si la Justice était en grande part corrompue ? Elle-même au service d’elle même et d’un système qui la nourrit, cracherait-elle dans la soupe ?

    Il faudrait des juges indépendants, élus comme aux states et révocables par les urnes !

    voilà un sujet que je manquerai d’aborder un jour dans mon blog.

    merci toutefois pour la réflexion que votre article suscite, c’est important.

    Responsabilis.over-blog.com


    • Responsabilis Responsabilis 20 mai 21:43
      que je ne manquerai pas... mon clavier est vraiment mort ! excusez moi.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 20 mai 22:08

      @Responsabilis
      Je partage votre avis sur la nécessité d’une indépendance de la justice. Je ne suis pas certain qu’il soit nécessaire d’adopter les mêmes règles qu’aux Etats-Unis. En France, il faut rendre le parquet indépendant, cesser les nominations par choix discrétionnaire du pouvoir et rendre aussi indépendant le Conseil d’Etat, du moins la juridiction administrative. En France, les juges ont passé un concours de la fonction publique et sont indépendants. Les problèmes viennent des sommets des hiérarchies des juridictions judiciaires et administratives dont les nominations sur un poste dépendent du bon vouloir du politique. Mais déjà, les juges judiciaires et administratifs font preuve d’indépendance. Le système actuel est loin d’être détestable. Il faut juste quelques corrections visant à couper le cordon avec les politiques. Bon, peut-être ai-je tort. Il faut surement mettre tout cela à plat et réfléchir à des pistes de réformes. Enfin, n’oublions pas que l’inamovibilité des juges les protège. Bien à vous !


    • V_Parlier V_Parlier 20 mai 22:53

      @Responsabilis
      En effet, quand on voit déjà comment la justice suit globalement les ordonnances, voire les recommandations plus « particulières » pour des affaires qui ne concernent même pas des membres du gouvernement, qu’attendre alors de cette dernière en l’état ?


    • Responsabilis Responsabilis 21 mai 00:09

      ah oui j’ai retrouvé ce que je voulais dire, on entends parler partout d’Orwell mais pour la Justice on oublie Kafka ! lui aussi était clairvoyant. 


    • Odin Odin 21 mai 12:32

      @Régis DESMARAIS

      Bonjour,

      «  Il faut sûrement mettre tout cela à plat et réfléchir à des pistes de réformes ».

      L’indépendance de la justice restera impossible tant que les politiques et les juges seront « frères »en portant le tablier maçonnique en loge.

      C’est la base du problème depuis plus de deux siècles. Changer cela est devenu impossible en raison de l’importance des postes qu’ils occupent ainsi, et surtout, de l’ignorance des peuples sur cette réalité très bien cachée (la base d’une secte).

      Tous les ministères sont noyautés, principalement à l’intérieur où un commissaire ne peut évoluer que s’il passe en loge pour devenir disciple d’un certain Bauer (33°) « spécialiste sur la sécurité ».


    • Jean Keim Jean Keim 21 mai 18:38

      @Régis DESMARAIS

      Pour que la justice soit réellement indépendante, elle ne doit plus être l’affaire de professionnels, elle pourrait être exercée, pour une durée limitée, pas des gens tirés au sort, comme le sont les jurés d’assises, aidés par des juristes et pourquoi pas par des moyens informatiques experts.

      Ce système d’ailleurs est applicable à pleins d’aspects de notre société comme la politique, la direction d’une entreprise, d’une commune, d’un club sportif, etc.


    • Responsabilis Responsabilis 21 mai 19:24

      @Jean Keim
      vous avez lu le code civil, c’est du lourd hein ! et je parle que de celui-ci que j’ai survolé disons durant 2 mois intensifs. Au départ vous n’y comprenez rien, ils écrivent à l’envers ou quoi on dirait du Nietzche… il faut le lire et le relire 100 fois pour comprendre les 1000 et 1 concepts qui se recoupent et même qui s’annulent parfois. bref, pour moi élire un juge révocable, un professionnel du droit tous les 10 ans mettons m’apparait comme une bonne garantie pour le peuple. et puis avec les moyens d’information d’aujourd’hui, tout finit par se savoir. Le peuple n’est pas assez technique pour rendre Justice, par contre il a le bon sens et pressent si c’est bien ou mal. après 10 ans le peuple apprécierait ou non la probité du juges que ce soit dans les crimes de droit commun relayés par les médias, comme nous pourrions évaluer son courage concernant sur les « grandes affaires ». Perso je délègue et rétribue en conséquence, par contre si magouille ou bavure judiciaire, ouste dehors !


    • germon germon 22 mai 07:51

      @Responsabilis
      Bonjour,

      Puisque l’on ne peut avoir confiance dans la « justice » et que tous les affidés du gouvernement on du sang sur les mains, on fait quoi .
      On attend qu’ils nous tuent ?


    • François Vesin François Vesin 22 mai 11:24

      @Régis DESMARAIS
      « Les problèmes viennent des sommets des hiérarchies des juridictions judiciaires et administratives dont les nominations sur un poste dépendent du bon vouloir du politique. »
      .
      Le problème majeur c’est que nous ne sommes plus en démocratie !!
      Macron, ses ministres, ses députés et sénateurs administrent sans
      vergogne et surs de leur impunité de « managers de lentreprise France ».
      .
      Ne parlons même pas du sens de l’honneur requis pour ces fonctions
      qui imposerait au minimum de démissionner lorsque l’on a failli... !
      Le système judiciaire actuel est non seulement détestable, il est haïssable
      parce que chaque jour apporte la preuve de sa soumission au pouvoir.


  • Responsabilis Responsabilis 20 mai 23:39

    encore vous m’sieur Desmarais, j’avais même pas vu hihi !

    décidemment nos centres d’intérêt s’entrechoquent et c’est un plaisir.

    oui, et si même le contenu des concours assuré consciemment ou non l’impunité de certains par la suite ? et si justement la réussite à ces concours offrait une garantie aux puissants. et puis avec le temps, juges ou pas juges, les petites compromissions vous savez, un certain niveau de vie auquel on tient etc... mais je suis parano me direz-vous ?

    M’sieur Parlier, qu’attendre ? franchement ? hélas pas grand chose en vérité. Ils n’agissent que lorsque qu’ils sont coincés. et souvent ça traine, une parodie.

    Ce n’est pas la Justice des Hommes le bien et le mal tel que nous le concevions, mais la Justice de la République à son service et dans son unique intérêt.

    quand elle passe c’est uniquement pour faire bonne figure et sauvegarder l’essentiel pour eux, càd l’ordre et l’économie. bonne fin de soirée.


  • rita rita 21 mai 07:10

    La démocratie (politicienne) commande aux juges !


  • Arogavox Arogavox 21 mai 11:17

    L’argument le plus fort de cet article est, à mon humble avis, celui-ci :

    "Ces griefs peuvent donc intéresser le juge pénal. L’Etat n’est pas critiqué pour défaillance dans la crise sanitaire. Ce qui est critiqué, ce sont les décisions prises par les responsables politiques et administratifs dès lors que ces décisions pourraient relever d’une sanction pénale.

    « 

     En effet, ceux qui craignent les »gaulois réfractaires« devraient être capables de comprendre que ceux qui portent plainte devant la Justice, témoignent par là-même de d’un minimum de confiance qu’ils accordent (encore) à cette Justice !

      En ces temps de crise (voire »guerre« ) sanitaire, pouvons-nous encore ignorer qu’il ne suffit pas d’ignorer le mal pour éliminer la maladie ?

      Si jamais le politiquement correct arrivait à dissuader tous les mécontents d’exprimer leurs griefs, et si l’esprit critique devait être vu comme un mal, que se passera-t-il lorsqu’une pression contenue, non détectée et inconnue des »meilleurs", deviendra, dans les faits, explosive au fond de la marmite ?


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 21 mai 12:30

      @Arogavox
      C’est effectivement le danger qui guette nos démocraties. Hélas, le politiquement correct a déjà commencé à déconstruire notre démocratie en faisant exploser le nombre d’abstentionnistes aux élections et en détournant de l’exercice des mandats politiques de nombreuses personnes « intelligentes » au sens où elles sont encore en état de décrypter le réel. Vouloir dissuader des plaintes légitimes, et alors que le système permet l’exercice de ce « contre-pouvoir », cela revient à créer une césure entre le pouvoir, ses cercles rapprochés et le reste de la population. A terme, si cette césure devient un gouffre, la situation basculera soit dans un monde devenu une véritable dictature, soit dans un monde au bord de l’explosion sociale. Dans tous les cas, l’avenir pourrait être sombre et une fois de plus, les plus faibles en pâtiront. Il est urgent de réagir en réinvestissant les institutions de la République et en faisant fonctionner ses contre pouvoirs. Une question essentielle devra être tranchée : l’indépendance de la justice par rapport au pouvoir politique et un accès plus facile des Français à cette justice et notamment faciliter les recours en inconstitutionnalité dirigés contre certaines mesures gouvernementales voire certaines lois liberticides. Le système des QPC c’est bien, mais cela est insuffisant. Bien à vous.


    • babelouest babelouest 21 mai 17:14

      @Régis DESMARAIS
      Allons, n’hésitons pas.
      Voici déjà un canevas, où d’un bout à l’autre c’est LE PEUPLE qui peut décider en dernier ressort s’il n’est pas content de la façon dont ceux qui appliquent sa grande politique générale l’ont pervertie.
      https://ti1ca.com/g8d3ucpa-2020-05-20-2020-05-20.pdf.html


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 22 mai 19:55

      @Régis DESMARAIS

      « Vouloir dissuader des plaintes légitimes, et alors que le système permet l’exercice de ce « contre-pouvoir », cela revient à créer une césure entre le pouvoir, ses cercles rapprochés et le reste de la population. »

       

      C’est pourtant ce qu’a fait le système judiciaire.

      J’ai beaucoup pratiqué les tribunaux au pénal pour les PV de la route et à l’administratif pour les impôts.

       

      Je vous cite trois lois que ces tribunaux refusent d’appliquer.

      « L’autorité judiciaire doit demeurer indépendante pour être à même d’assurer le respect des libertés essentielles telles qu’elles sont définies par le préambule de la Constitution de 1946 et par la Déclaration des droits de l’homme à laquelle il se réfère. » (loi constitutionnelle du 3 juin 1958 - 4°)

       

      « Afin que cette déclaration constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif…afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.... » (préamb Déclaration 1789)

       

      « L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi. » (Art.66 Constitution de 1958)

       

      En effet, Actuellement, toute la magistrature qui prétend juger au nom du peuple français ne reconnaît même pas la déclaration de 1789 opposable devant les tribunaux.

      Ils apprennent à l’école que la fameuse République nous a retiré le droit d’ester en justice en arguant des Droits de l’homme et du préambule de la Constitution de 1946. Les écoles de droit disent  :

      « Pour autant toutes les dispositions et principes n’ont pas une valeur exécutive, ce sont de jolies pétitions de principe qui n’ont aucune application concrète. Des voeux pieux si vous préférez. »

       

      alors qu’ils devraient être défendus par la justice comme les textes que je cite nous le rappellent.

       

      "Le peuple français réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République." (préambule de la Constitution de 1946 )

       

       

      Il suffirait qu’un Président proche du peuple français exige de l’autorité judiciaire qu’elle fasse le boulot pour lequel elle est instituée.

       « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. » (Art.5 Constitution de 1958)

       

      « Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. » (Art.64 Constitution de 1958)


  • alinea alinea 21 mai 13:44

    Je ne crois pas que la Cour doive suivre les désirs des Procureurs mais au cours des multiples procès des Gilets Jaunes, on a bien vu Belloubet venir donner ses ordres ! Les Juges ne sont pas tous de droite mais on n’en a pas beaucoup vus abandonner les poursuites !

    On ne voit pas aboutir les procès de politiques, sauf à la demande express du pouvoir en place !

    Bref la Justice n’est pas libre, n’est pas juste et coûte très cher !


    • Lugsama Lugsama 23 mai 00:20

      @alinea

      Le ministre donne des recommandations, et non des ordres, aux procureurs, ce qui est tout à fait normal dans le système français. On ne va pas annuler les poursuites contre un délinquant sous prétexte qu’il porte un gilet jaune, on abandonne les poursuites s’il il ny’a pas de preuves qu’il ait commis ceux pourquoi il est accusé. 


  • Jonas Jonas 21 mai 14:28

    « La Démocratie a besoin du contrôle des juges »  ??????

    Qu’est-ce que c’est que ça ? C’est une blague j’espère ??

    C’est justement par la démocratie des juges que l’Europe et la France sont en péril, ils ont retiré le pouvoir aux politiques !

    Il faut condamner le pouvoir des juges, le laxisme de la justice maçonnique, qui peut libérer un délinquant ou violeur multi-récidiviste (des milliers de cas en France) parce qu’il est issu d’une minorité ethnique soi-disant persécutée.

    Les juges de la CEDH, corrompus par Soros, qui détruisent nos libertés fondamentales.

    Lisez le livre de Vincent Jauvert, « les intouchables d’État — Bienvenue en Macronie », enquête sur la coruption des juges.

    Écoutez au moins Zemmour sur le sujet.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 21 mai 17:43

      @Jonas
      La justice, dès lors qu’elle est totalement indépendante, est un contre pouvoir utile. Regardez aujourd’hui le nombre de plaintes et de recours contre les décisions du Gouvernement. S’il n’y avait pas cette possibilité de faire des recours alors nous serions totalement soumis à l’arbitraire du pouvoir et des médias à la botte. Evidemment, il faut que les juges soient indépendants du pouvoir et des réseaux en tout genre. Je suis bien conscient de l’actuelle difficulté. Vous citez à juste titre l’ouvrage « Les intouchables d’Etat ». J’ai moi même abondement critiqué la nomination de Bruno Lasserre à la tête du Conseil d’Etat alors que tout indiquait qu’il allait faire l’objet d’une mise en examen pour complicité de harcèlement moral. Cette mise en examen a eu lieu, et ce monsieur reste à la tête de la juridiction administrative qui peut elle aussi être amenée à juger de cas de harcèlement moral. Le problème c’est que la plupart des postes de la haute fonction publique et de la République en général, sont occupés par des gens issus du même milieu. Cet entre-soi est délétère. C’est cela qu’il faut changer et non l’existence de la justice des hommes. Vous pouvez avoir la plus belle voiture du monde et la plus sécurisée, si vous la confié à un conducteur sans moral et mauvais, votre voiture a toute les chances de finir dans un mur. C’est pareil pour la justice : on peut avoir les plus belles institutions mais si elles sont pilotées par des êtres sans moral et mauvais, elles ne servent plus à rien. Ce pays a besoin de grande réforme.


    • Jonas Jonas 21 mai 20:07

      @Régis DESMARAIS "La justice, dès lors qu’elle est totalement indépendante, est un contre pouvoir utile....Le problème c’est que la plupart des postes de la haute fonction publique et de la République en général, sont occupés par des gens issus du même milieu"

      La justice n’est pas indépendante, puisque le peuple ne choisit pas les juges, ils sont castés par la super-classe mondiale.
      La justice était autrefois rendue au nom de la Parole du Christ, pour comprendre ce qui dans le comportement d’un homme, avait pu conduire à la faute.
      Aujourd’hui, c’est l’économie de marché, les lobby d’influence avec le pouvoir de l’argent qui choisissent les juges, en dehors de tout critère moral.
      Il ne s’agit pas de savoir si la victime a été injustement abusée, mais si elle représente un danger pour la caste mondiale au pouvoir, la mondialisation, le multiculturalisme, le vivre-ensemble et l’immmigration de masse.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 21 mai 23:32

      @Jonas
      Le juge des enfants, je juge des affaires familiales, le juge correctionnel, le juge administratif castés par la super-classe mondiale ??? Fichtre, il y a dans cette affirmation autant de lucidité que dans les propos du ministre de la santé disant qu’aucun traitement contre le Covid-19 n’existe ou que dans les propos du président de la République qui dit qu’il n’y a jamais eu de pénurie de masques. Tous ces juges n’existent même pas sur les radars de la super-classe-mondiale. Tous ces juges sont des gens qui ont passé des concours et les ont réussi. Parmi ces juges, il y a des gens de toutes origines. 
      Pour envisager demain, un demain meilleur qu’aujourd’hui, il faut mettre à la poubelle pléthore de concepts et d’idéologies qui nous ont, par ailleurs, amenés à cette situation. Si on veut que ça continue, si on veut un monde où des bons affrontent toujours des méchants, des possédants affrontent toujours des dépossédés, des sachants affrontent toujours des ignorants etc... il suffit de conserver ces bonnes vieilles idéologies qui ont un seul mérite : éviter de se creuser la cervelle pour inventer quelque chose de nouveau et penser différemment le monde et les rapports entre les individus.
      La justice a ceci de méritant qu’elle évite au plus fort d’imposer sa loi au plus faible, surtout dans un monde qui n’est pas fait de bisounours.
      Evidemment, il ne faut pas que la justice soit une mascarade, une façade. Pour cela, il faut la rendre indépendante. L’oligarchie mondiale se moque des juges que j’ai cité car pour elle, son soucis, est d’avoir des dirigeants imprégnés de sa logique et d’avoir des institutions internationales perfusées aux éléments de langage diffusée par cette caste. 
      Le problème, ce n’est pas le juge que vous croisez peut-être chaque matin sans vous en apercevoir, le problème ce sont les gens qui détiennent le vrai pouvoir et je doute que vous les croisiez, comme moi, chaque matin.
      Vous avez raison sur l’influence qu’exerce l’économie de marché sur nos vies. Sous Clinton, on nous a vendu la démocratie de marché pour faire chic et proche du peuple. Dans tous les cas, il faut ajuster les critiques sur les 0,5% de l’humanité qui possède plus de 90% de la richesse mondiale. 
      Il est vrai, l’oligarchie mondiale soit se délecter de voir des gens orienter leurs critiques sur des gens qui sont tout autant spoliés par cette oligarchie. C’est cool car cela évite de s’intéresser à eux.


    • Jonas Jonas 22 mai 02:32

      @Régis DESMARAIS « Tous ces juges sont des gens qui ont passé des concours et les ont réussi. Parmi ces juges, il y a des gens de toutes origines. »

      Les candidats ne passent pas de concours ni d’examens pour devenir juges, ils sont nominés par l’État.
      Si leur profil idéologique est incompatible avec celui de la caste, ils sont écartés, peu importe qu’ils soient sortis major ou dernier de la promotion de leur école.


  • Eric F Eric F 21 mai 19:09

    Une plainte contre un responsable politique peut se justifier pour un acte illégal, ou délibérément néfaste. Dans l’action politique, tout acte quel qu’il soit peut conduire à des effets négatifs, la plupart relèvent de compromis dans l’état d’alors des connaissances. La « crainte du procès » a conduit certains maires à ne pas rouvrir des écoles, on voit le risque de paralysie par « principe de précaution judiciaire ».


  • Esprit Critique 21 mai 19:25

    La democratie nécessite effectivement la mise sous contrôle des juges idéolo gochiottes !!!


  • Le Sudiste Le Sudiste 21 mai 19:58

    Le pouvoir en France est maçonnique. Nous sommes dans une république pédomaçonnique.

    Tant que ce n’est pas compris par le peuple, ce pays sombrera pendant que les pseudos révolutionnaires feront du vent.

    Réfléchissons un peu avec Sylvain Baron.


  • ribouldingue ribouldingue 21 mai 20:34

    La république désigne un mode de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par des personnes élues. Une république est typiquement antonyme d’une monarchie héréditaire, mais n’est pas toujours synonyme de démocratie.

    Et pourtant, beaucoup de partis politiques se cachent derrière la démocratie. Et ce, sans vergogne, de droite comme de gauche voire de l’extrême droite. Quant à l’extrême gauche, pas celle de Mélenchon, qui se situe à la gauche du ps à gauche donc.

    Je veux parler de l’anarchie, qui, elle, revendique une démocratie directe où la politique se fait horizontalement avec le peuple pour le peuple, et non pas sur un système hiérarchisé pyramidal, tel que nous le connaissons depuis toujours.

    D’où, le mensonge des partis politiques de droite comme de gauche qui se font passer pour des démocrates et qui décident seuls des lois et des réformes sans tenir compte de l’avis du peuple sous couvert qu’ils ou elles ont été élu(e)s voire parfois grâce à des bulletins de vote dans les chaussettes. (En 2008, l’élection municipale de Perpignan avait été annulée suite à la découverte de bulletins dans les chaussettes d’un président de bureau de vote et partisan du maire de l’époque, Jean-Paul Alduy.) , et de fait, par ce déni de démocratie s’octroie les pleins pouvoirs dès lors qu’un parti obtient la majorité à l’assemblée nationale.

    Contrairement à ces margoulins de la politique qui défendent leurs petits intérêts personnels, l’anarchie, elle, propose le vote décisionnel des lois votées à main levée par le peuple adoptées à la majorité.

    Le terme démocratie, et kratein (« commander »), désigne à l’origine un régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques au moins par le vote. Il désigne aujourd’hui tout système politique dans lequel le peuple est souverain.

    Aujourd’hui, pour que des plaintes du peuple soient recevables envers les représentants de l’état selon l’article 68 de la constitution de la cinquième république il faut assigner en justice tous les hommes et femmes politiques encore vivant(e)s à ce jour et qui ont participé et poursuivi la mondialisation des années 80 imposée par Tchatcher et Reagan en faisant passer l’argent avant l’humain avec un système libéral dévastateur en démontant pierre par pierre tous les acquis sociaux.


    • Le Sudiste Le Sudiste 21 mai 21:10

      @ribouldingue
      "ces margoulins de la politique qui défendent leurs petits intérêts personnels,"
      Non, ils défendent un projet bien plus grand. Un projet qui les dépasse, vous aussi visiblement.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 21 mai 23:36

      @ribouldingue
      Je crois que la démocratie grecque, athénienne en tout cas, ce n’est pas tout le peuple qui votait mais une caste. A vérifier. 


  • Responsabilis Responsabilis 21 mai 21:07

    mais oui mais non ! je le dis gentiment c’est de vieilles lune tout ça...

    l’anarchisme dans l’Absolu d’accord mais c’est effrayant en réalité. d’abord parce que les gens ne sont pas sages, t’en auras toujours un qui voudra écraser l’autre, d’une manière ou d’une autre. Tu comprends si les Hommes étaient des anges...

    les gens ont besoin de sécurité, donc d’ordre, pense aussi à tous les vieux, à ceux qui détiennent ne serait-ce qu’un pavillon de province, pour eux l’anarchie c’est plus de maison ! c’est bête mais ils ont raison, les anarchistes on sait où ça commence, plein de bonnes intention je n’en doute pas mais après. Il faut trouver autre chose, on ne maque pas d’imagination, un consensus entre les « possédants » et les « exclus » si j’ose dire. On va pas rétablir l’échafaud ni vivre comme le Dt Jivago à 12 familles par maison bourgeoise, même plus de place pour exercer dans son cabinet. Il faut trouver autre chose qui rassure nos vieux, et qui offre un avenir aux jeunes grosso modo c’est possible. Avec moins d’oppression financière, qu’ils puissent prendre le temps de se construire et de réfléchir sur le monde, créer.

    par contre oui mieux contrôler nos représentants semble une évidence.

    là où je te suis aussi c’est dans la distinction entre République et Démocratie. La République est autoritaire, mais est-ce que les français qui ont le sang chaud se montreraient dignes et sages en Démocratie ? j’en doute hélas. certains pourraient tout perdre, le peu qu’ils ont a transmettre etc. La France est un pays de petits propriétaires, faut-il que ça change, tout partager ? c’est un dilemme. 

    alors oui, petits propriétaires, petit bourgeois de province ça fait pas rêver, mais tout le monde n’est pas poète, artiste ou intellectuel tu comprends, il en faudrait pour tout le monde.

    perso j’essaie un truc sur mon blog, et ce truc est dingue ce qui fait que je n’y arrive pas enfin j’ai peut-être trouvé quelque chose d’important. Mais la solution ne pourra pas être extrême ou bien c’est la révolution et la violence. Pourra t-on passer outre ? je le souhaite.

    Responsabilis.over-blog.com


    • Le Sudiste Le Sudiste 21 mai 21:24

      @Responsabilis
      Lol. On t’a pas vu, t’inquiètes.


    • Responsabilis Responsabilis 21 mai 21:32

      @Le Sudiste
      oui désolé je pars un peu en sucette mais c’est ribouldingue qui part sur l’anarchie, et là je me dis c’est pas possible scuses.


    • Le Sudiste Le Sudiste 21 mai 21:55

      @Responsabilis
      Je ne suis pas sûr que tu t’en sortes ici. Tu devrais te concentrer sur ton site, les volatils que tu aimes bien et aller chercher le chaland ailleurs.
      N’attends pas de te faire déglinguer, tu vas foutre en l’air tout ton travail.


  • Responsabilis Responsabilis 21 mai 21:42

    Pis comme j’ai regardé 4H au moins de vidéo de Juan Branco, ce message s’adressait aussi à lui, c’est le gars hyper intelligent qui s’imagine que tout le monde pense et veut refaire le monde. ça me trottait dans la tête, c’est sorti, n’en parlons plus. mais j’ai des problèmes cognitifs c’est pour ça. 


  • La république des croupions fidèle à Macron jusqu’au plus profond des égouts parisiens . Les médecins font plus de politique que de médicale en pleine pandémie. Macron ayant détourné une crise sanitaire en crise politique . Nombreuses sont les vidéos montrant les agissements voyous du perchoir de l’assemblée . Exemple, une majorité de main levé pour le rejet de la loi malgré cela la loi est adoptée . La dictature en marche comme jamais , Pétain était un petit bras .


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 mai 05:54
    TOUS LES PEUPLES SONT CONFRONTES AU MÊME PROBLÈME :
    La désinformation pollue les esprits et empêche une meilleure compréhension ! La seule rupture qui peut amener un véritable changement (national et mondial) est LA TRANSITION vers de véritables Etats qui représentent non pas les milliardaires mais les peuples ! Le dé-confinement doit signifier le départ des régimes défaillants !
    Peuples du monde : VIGILANCE !
    Ne vous laissez pas emportez par les histoires de science fiction ! lire, comprendre et partager pour une meilleure prise de conscience collective ! Pour penser le monde de demain avec un minimum de fracas, il faut d’abord vaincre la pollution médiatique qui veut maintenir le même système d’exploitation et d’asservissement !


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 mai 05:55
    Peuples du monde : VIGILANCE !
    Ne vous laissez pas emportez par les histoires de science fiction ! lire, comprendre et partager pour une meilleure prise de conscience collective ! Pour penser le monde de demain avec un minimum de fracas, il faut d’abord vaincre la pollution médiatique qui veut maintenir le même système d’exploitation et d’asservissement !

    MARIANNE et tous les journaux en parlent... Le long terme !
    Oui le « long terme », le temps de se débarrasser de l’exigence de l’heure ! C’est ce que vous aimez, vous les journalistes de toutes les manipulations ! Vous projetez les opinions vers les horizons lointains pour les empêcher de voir et de comprendre le quotidien ! La question, c’est maintenant, la réponse doit-être maintenant !

    En clair : « Dé-confinement » doit être synonyme de « Départ des régimes défaillants » !
    Celui qui a failli doit partir, OU ALORS LA DÉMOCRATIE N’A AUCUN SENS ET N’AURA PLUS AUCUN SENS !
    Celui qui a failli doit laisser sa place, OU ALORS LA JUSTICE SOCIALE RESTERA UNE EXPRESSION BÂTARDE QUI NE VEUT RIEN DIRE !
    Quand on a peur de voir la réalité en face : On conforte son échec !

  • JL JL 22 mai 07:49

    ’’ Si le simple fait d’être un responsable politique ou un faut fonctionnaire vous protège des conséquences juridiques de vos actes délictueux alors les postes de commandements de notre République seraient vite infestés de criminels puisque ces derniers y trouveraient un asile idéal pour commettre leur crime en toute impunité’’

     

    Un lapsus qui est pardonné, compte tenu du contexte que j’approuve.

     

    Sarkozy nous dit : « il n’y a plus aucune différence entre le bien et le mal, le beau et le laid, le vrai et le faux, l’élève vaut le maître ». 

    C’est pour cela qu’il a dit : « La vérité, je n’aime pas ce mot de vérité. Parce que la vérité est multiple. »

    Ce n’est pas mai 68 le problème, ce sont les croyances de Sarkozy, et il semble y croire si fort qu’il réussit à semer le doute. En disant tout et le contraire de tout, il provoque chez ses partisans un sentiment d’insécurité. Sarkozy construit par clivage, alors que la pensée rationnelle construit par étayage. C’est pourquoi son monde est celui de la pensée magique : « je veux, je veux, je veux,... ».

     

    Sarkozy qui disait aussi : «  Macron c’est moi en plus jeune » De fait Jupiter c’est la figure du pouvoir.

     

     «  Je hais la justice, heu, l’injustice, et je ne laisserai à personne le monopole de la justice » Nicolas Sarkozy


  • zygzornifle zygzornifle 22 mai 08:18

    Des juges sous la tutelle de qui ????


  • Une démocratie qui s’appuie sur des juges (désignés par le pouvoir) pour étouffer les plaintes à l’encontre des politicards ne peut et ne doit s’appeler démocratie... C’est un nom à définir pour la désigner mais certainement pas ce si beau mot Démocratie (tout au plus juge-aux-craties).

    si je cherche la petite bête, suis-je différent ?
    Si j’analyse avec objectivité (et dans le seul souci de démontrer les « omissions » volontaires du pouvoir) suis-je différent ?
    Si je ne suis pas écouté, par ceux qui auraient besoin d’écouter (et ici, en l(occurence : lire) suis-je différent ?
    La différence c’est quoi dans l’indifférence générale ?

    22/05/2020 - https://wp.me/p4Im0Q-3JG
    - Le tour du monde pandémique n’épargne pas tous les pays. Certains s’en tirent d’autres pas. Il y a 91 pays qui passent au travers. Quels sont-ils et quel antidote utilisent-ils ? (le non-respect statistique en est-il un ?). Quel est donc le dénominateur commun de ces pays qui les mettrait ainsi à l’abri ? A voir dans nos colonnes à venir.


  • Hervé Hum Hervé Hum 22 mai 10:11

    vous écrivez

    . Les plaintes sont déposées car les plaignants estiment que les politiques mis en cause ont menti, ont falsifié la vérité, ont peut-être même privilégié des intérêts privés à l’intérêt général

    disons que les politiques peuvent toujours justifier le mensonge, puisque leur prise de pouvoir se base essentiellement sur l’acceptation du mensonge, où c’est la règle de base et ce, en accord avec les électeurs et le système judiciaire (parler de justice est insulter celle-ci). En tout autre cas, mentir pour tromper et abuser quelqu’un est un délit, sauf en politique. tout comme définir les salaires et autres avantages en natures des élus, devrait être du seul ressort des citoyens via un débat public et vote par référendum, puisque cette pratique est interdite car relevant de l’abus de biens sociaux. Ce qu’ils font sans vergogne.

    Par contre, le seul véritable point qui peut être porté au pénal, c’est d’avoir privilégié des intérêts privés au détriment de l’intérêt général et où le mensonge peut alors être utilisé comme preuve de la collusion, mais toute la difficulté est évidemment de le prouver.

    Sur ce dernier point, même le président de la république n’est pas théoriquement à l’abri, même si dans la pratique il l’est. Ceci, parce que privilégier des intérêts privés (surtout si la ou les entreprises sont sous domination d’actionnaires étranger) sur l’intérêt général relève de la haute trahison et non pas d’une simple prise illégale d’intérêt, qui n’est recevable que pour les fonctionnaires, mais pas pour un président de la république en raison même de sa fonction. Mais encore une fois, aucun juge n’ira dans cette voie, même si elle repose sur l’évidence. Seuls les ministres peuvent à la limite êtres poursuivi.


  • HELIOS HELIOS 22 mai 10:42

    Cher auteur, quand un homme politique, ayant en charge tout ou partie de la gestion d’un pays, il ne peut effectivement pas etre accusé de quoi que ce soit lorsque ses décisions respectent le protocole établi par les institutions.

    Mais, lorsqu’il s’affranchi de ce protocole, (par exemple outrepasser le parlement) et qu’il clame « J’ASSUME » pour forcer la décision et exiger qu’on le suive, lorsque il s’avère qu’il a failli, ce J’assume doit être appliqué, et quel est le lieu le plus adapté pour cela ? LA JUSTICE !!!


  • vieuxgrincheux 22 mai 16:41

    OUARFFFF La justice déjà devrait s’occuper nettement mieux des violations de droits quotidiens, des criminels et d’arreter de relacher voire de ne pas punir des délinquants recidivistes dans tous les domaines.

    Aucune nation ne s’est construite sur la judiciarisation de ses dirigeants. En fait, plus on a detruit volontairement tout esprit critique et civique chez les citoyens, plus on a judiciarisé (sans jury populaire d’ailleurs mais avec des juges idéologistes ce qui est intéressant non..) les actes gouvernementaux pour arriver au résultat lamentable que cette pandémie fait survenir...

    Un gouvernement doit diriger un pays pour le devenir DU PLUS GRAND NOMBRE pas pour une minorité... Comme dans un bateau qui affronte une tempete, il faut sauver la majorité des passagers quitte à sacrifier (même si c’est tres tres dur) une minorite...

    Avec ce confinement , on a voulu épargner des vies c’est respectable mais la destruction est produite va scarifier et demolir un nombre de vies tellment important que personne ne veut essayer de l’estimer car ca fera un choc horrible....et qui provoquera des remous sur une tres longue durée 

    La Démocratie a besoin du controle de citoyens éclaires qui vote et non pas de juges pour la diriger... Ceux ci doivent se plier au choix des citoyens exprimés via le vote ... La Democratie d’ Athenes ne s’est pas construite avec des juges !!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 22 mai 17:43

      @vieuxgrincheux
      Attention, mon propos n’était pas de dire que la démocratie devait se construire et être dirigée par des juges. Ce ne serait plus vraiment une démocratie dans ce cas. Mon propos est de rappeler aux gens qui critiquent ceux qui déposent des plaintes que c’est un droit et qu’un démocratie ne peut fonctionner sainement sans la possibilité de pouvoir faire arbitrer des différents par la justice, y compris faire sanctionner des fautes commises par des responsables politiques dans l’exercice de leurs fonctions.


  • DACH 22 mai 19:24

    ....Si ce contrôle des juges vous place sur le mur des cons du SM, il vaut mieux que les juges ne s’occupent pas de politique comme pour l’affaire F Fillon.


  • DACH 22 mai 19:30

    Si l’on n’intègre pas les préférences politiques et sociales des juges dans la réflexion sur leurs rôles, on perd son temps à vouloir améliorer le système.


  • Lugsama Lugsama 23 mai 00:40

    « Les plaintes sont déposées car les plaignants estiment que les politiques mis en cause ont menti, ont falsifié la vérité »


    Il faut arrêter les séries américaines, même si vous souhaitez visiblement l’américanisation de la société française, il n’est nullement interdit de mentir en France, sauf evidement après avoir prêté serment, sans cela vous pouvez même mentir à un juge. C’est un droit.

    La Justice ne juge pas la responsabilité politique collective, ça c’est le citoyen au travers de l’élection, mais la culpabilité individuel, ces plaintes n’aboutiront au mieux qu’a des shows médiatiques, qui croit réellement qu’on a volontairement voulu tué des malades avec le covid en France ? Même pas les plaignants.

    Sinon l’anesthésie de la décision politique est déjà en cours depuis longtemps, si Macron force son premier ministre, qui avance a pas de velour, à accélérer le déconfinement ce n’est peut être pas etranger à l’immunité du premier et la peur du second de nous faire une Fabius..


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 23 mai 01:11

      @Lugsama
      Fichtre, votre commentaire c’est du lourd. Je veux l’américanisation de la société française ? Alors soit vous ne lisez pas ce que j’écris, soit vous êtes une victime collatérale de la décadence de l’enseignement en France, et vous ne comprenez rien à ce que vous lisez. Alors chassons le malentendu, je ne souhaite pas du tout l’américanisation de la société française mais bon, ceux qui me lisent on du pouffer de rire en lisant ça.
      On peut mentir à un juge ? Dans une société sans morale, très cynique, très à l’américaine, oui on peut mentir à un juge, à ses parents, à la personne avec qui on vit, au peuple. C’est une société sans morale où les plus vils moyens justifient la fin du plus ignoble. 
      Vous pouvez mentir à un juge ? Vous oubliez l’outrage à magistrat, vous oubliez le code pénal qui sanctionne les déclarations fausses faites en justice.
      Les plaintes en pénal visent la responsabilité individuelles de personnes qui ont commis des fautes lourdes et dont les choix questionnent sur les intentions réelles. Qui croit que l’on a voulu tuer des malades ? Ceux qui justement ne regardent pas les séries mais le monde dans lequel on vit. Interdire le port des masques, interdire un traitement qui peut guérir, prescrire un médicament dont la notice déconseille formellement son administration à des personnes en détresse respiratoire, c’est au mieux de l’homicide involontaire, au pire un homicide non volontaire ou alors de la crétinerie poussée à son plus haut degré de raffinement. Mais il n’y a pas que la mort des individus qui est reprochée, il y a aussi la volonté éventuelle de favoriser des intérêts privés qui peut être recherchée.
      Le jour où on renoncera à exiger des comptes devant la justice alors nous serons au fond du trou et complétement abrutis par la télévision. 
      C’est très étrange ce discours visant à dévaloriser ceux qui déposent plainte contre des responsables politiques et administratifs. C’est un marqueur de décadence morale, politique et sociétale.


    • Hervé Hum Hervé Hum 23 mai 10:56

      @Lugsama

      mentir n’est pas un droit, c’est un choix. Le droit et le devoir, c’est toujours face à autrui, pas vis à vis de soi même.

      Bref, on ne peut pas interdire quelqu’un de mentir, seulement le condamner si son mensonge est découvert, dans le cas contraire, le mensonge sera pris pour la vérité et le serment fera passer le mensonge pour une vérité.


    • Lugsama Lugsama 23 mai 19:39

      @Régis DESMARAIS

      L’américanisation de la société c’est la judiciarisation, porté plainte contre les politiques au lieu de laisser le citoyen trancher en fait parti. Après c’est un droit constitutionnel, si certains avocats ont du temps à y perdre grand bien leur face mais ce sont les commissions d’enquête qui ici sont pertinente.

      Aux USA le mensonge est très mal vu et peut vous faire comdamner, pour rappel un président a faillit sauter parce qu’il avait menti sur un adultère, il a du faire un mea culpa pour éloigner les poursuites (qui concernait le mensonge et non l’adultère evidement). La société americaine est infiniment plus moraliste que la nôtre, je ne sais pas d’ou sort votre vision de la société US mais elle est complètement à côté de la plaque.

      En France il n’y a que sous serment que le mensonge peut mener à des poursuites. D’ou le terme certes abusif de droit au mensonge.


    • Lugsama Lugsama 23 mai 19:45

      @Hervé Hum

      Votre message est incohérent et non, en France on ne condamne pas le mensonge sauf si fait sous serment dans les conditions prévu par la Loi. Même en garde à vue les mensonges ne sont pas poursuivit puisque le Conseil Constitutionnel ne reconnait pas cette situation comme un serment, après vous risquez de la payer en cas de comdamnation mais c’est une autre histoire.


    • Hervé Hum Hervé Hum 23 mai 21:09

      @Lugsama

      mon commentaire n’est pas incohérent, car je ne conteste pas le fait que le mensonge est condamnable que sous serment, j’écris juste que ,sous serment, soit il n’est pas découvert et il à valeur de vérité, soit il est découvert et il est alors condamné, mais en tout état de cause, mentir n’est pas un droit, c’est un choix, car une personne est souveraine vis à vis d’elle même.


    • Hervé Hum Hervé Hum 23 mai 21:30

      @Lugsama

      là, c’est votre commentaire qui est incohérent, car le citoyen ne peut « trancher » qu’en votant, donc, où le politique ne risque absolument rien pénalement pour des actes délictueux. Après, les commissions d’enquêtes parlementaires, c’est comme l’igpn, ce sont des politiques qui jugent leurs pairs. Autrement dit, où les juges sont aussi partie prenante, où le copinage commande. De fait, seul des juges offrant le plus de garantie d’indépendance sont acceptable.

      Quant à l’histoire de Clinton, il me semble qu’il avait d’abord juré sous serment avant de devoir reconnaître l’adultère et le mensonge. Malgré tout, l’affaire n’est pas allé plus loin. Après, avoir une morale est une chose, mais cela ne dit rien de son contenu. Bref, ce qui pour vous relève de la morale, peut relever de l’immoralité pour un autre.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 24 mai 00:22

      @Lugsama
      Je parle de la justice comme un des fondement de la démocratie. Déposer plainte pour faire sanctionner des actes fautifs, ce n’est pas entrer dans la judiciarisation de la société. La judiciarisation c’est choisir de régler tous les différends, et quel que soit leur importance, devant un juge. On ne parle pas de la même chose. Entre le recours au juge systématique et l’absence de tout recours au motif que tout se traiterait par les urnes, il y a de la marge et même un continent. J’ignore d’om vous vient cette lubie que l’on peut mentir aux juges en France. Quand on est une crapule sans morale oui mais si ce n’est pas le cas on ne ment pas car mentir est sanctionné. Votre représentation du politique dont certains actes qui ne relèveraient pas des juges est le rêves des petits dictateurs. Faire des politiques des individus qui ne seraient « sanctionnés » que par les urnes, outre la signe d’une décadence, serait le symbole de la fin de la démocratie, surtout quand le nombre d’inscrits sur les listes électorales qui participent au vote est de plus en plus faible. 


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 24 mai 00:37

      @Régis DESMARAIS
      En complément de mon précédent message : mentir quand on est un témoin dans un procès est sanctionné, pour la partie au procès le mensonge n’est sanctionné que si le juge découvre le mensonge et la sanction sera une peine plus proportionnée. Dans tous les cas, ce n’est pas parce qu’un individu a la capacité de mentir que l’office de la justice perd son utilité. Un candidat peut mentir à ses électeurs (certains diront que c’est même toujours) pourtant, on ne va pas mettre un terme aux élections dès lors que la possibilité de mentir existe dans une campagne électorale.


    • Lugsama Lugsama 24 mai 09:32

      @Hervé Hum

      La Justice ne peut pas juger l’action politique, la democratie c’est aussi la séparation des pouvoirs. C’est pour cela que les plaintes sont jugés grotesque par les juristes. Après c’est son droit constitutionnel d’y perdre son temps. L’action politique est jugé par les comissions d’enquête, le juge n’a aucune légitimité pour cela. Ce sont les votants qui sanctionnent l’action politique, encore heureux.

      Vous avez le droit de mentir à un juge tant que vous n’êtes pas sous serment, ce n’est pas une lubie mais un état de fait.

      Et dire qu’un mensonge sous serment n’est sanctionné que s’il est decouvert, merci de cette trouvaille..


    • Lugsama Lugsama 24 mai 09:37

      @Hervé Hum

      Je parle de l’action politique, évidement que les politiques peuvent être jugé pour des actes délictueux individuellement, or pour que ces plaintes soient reconnu comme delictueuses il faudrait prouver que les décisions étaient volontairement prise pour donner la mort. C’est absurde.


    • Hervé Hum Hervé Hum 24 mai 16:41

      @Lugsama

      désolé, mais défendre des intérêts privés contre l’intérêt général est un délit qui relève de l’action du système judiciaire et non d’une pseudo commission d’enquête, qui cherchera toujours de savoir comment étouffer l’affaire. Le prouver est toute la difficulté !


    • Hervé Hum Hervé Hum 24 mai 16:44

      @Lugsama

      Et dire qu’un mensonge sous serment n’est sanctionné que s’il est decouvert, merci de cette trouvaille..

      ma réponse fait seulement écho à votre propre commentaire. Mais c’est surtout le fait que s’il n’est pas découvert, il tient lieu de vérité, c’est cela le plus important, car c’est comme cela qu’un innocent peut se retrouver coupable ou qu’un coupable être innocenté.


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