vendredi 19 avril - par Françoise Beck

La démocratie en souffrance

Michela Murgia, est une écrivain italienne, qui travaille depuis qu'elle était élève, à 14 ans. Elle a été ouvrière, serveuse, opératrice téléphonique, ... Depuis, elle écrit des ouvrages et des pièces de théatre de grand succès.

Ceux qui ne savent répondre aux personnes de gauche, cultivées, aux idées et au discours clairs, les traitent, dans la péninsule, de "radicaux chics". Cela ne veut rien dire, sauf que ceux qui emploient cette formule ont décidément un flagrant manque d'arguties. Aussi Michela Murgia se retrouve-t-elle actuellement au centre des applaudissements, non pas pour un livre, mais pour sa réponse claire et infaillible au fameux "radical chic" lancé inconsidérément par le non-moins fameux, mais pour de tristes motifs, Salvini.

Murgia a aussitot brandi son curriculum vitae, en en proposant la comparaison avec celui de Salvini, en ce qu'elle appelle la synthèse des curricula.

Et c'est évidemment irrésistible, mais aussi ... significatif.

Elle rappelle, et à l'origine la remarque a été faite par les collègues parlementaires européens de Salvini, que celui-ci s'est fait traiter de "fannullone" (fainéant) en réunion plénière, où il n'est quasi jamais présent.

Des journalistes l'ont dit, et elle le répète, Salvini s'agite beaucouop publiquement, mais il est peu souvent en son ministère. En revanche, elle souligne le fait que qui se permet comme lui de lui faire des remarques a toujours vécu, et grassement, de la politique, sans qualification.

Le triste spectacle d'un personnage politique qui s'en prend, individuellement, à des intellectuels et à ses détracteurs, pose question. Quand la politique s'oppose aux intellectuels, la démocratie est en danger.

Il est bien connu que l'ignorance est plus facile à gérer que la connaissance. Ceux qui pensent dérangent. Et s'ils pensent à contre-sens de qui veut le pouvoir, c'est encore plus perturbant. 

Avant de voter aux Européennes, les Italiens, et tous les électeurs européens ont l'urgent devoir de se demander s'ils tiennent aux valeurs démocratiques, s'ils veulent défendre les libertés fondamentales.

Une démocratie qui permet aux politiques de décider si des personnes protégées par une escorte pour menaces suite à la dénonciation de faits criminels, se retrouvent en plus menacées de ne plus en bénéficier, qui laisse ces politiques insulter les citoyens est une démocratie en souffrance. Elisons ceux qui se porteront à son aide !

 



3 réactions


  • Jelena Jelena 19 avril 19:10

    Macron, en plus de faire éborgner les manifestants tout comme à l’âge médiéval, se prend à présent pour Néron.

    Votre Salvani, c’est du pipi de chat en comparaison.


  • Julien S 19 avril 19:11

    Répondre aux gens de gauche n’est pas beaucoup plus difficile que répondre aux gens de droite, aux gens de devant ou de derrière. 

    Quand ils disent une chose pertinente il n’y a guère lieu de répondre, et quand ils disent une ânerie répondre n’est généralement pas compliqué. 

    Il est vrai qu’avec les gens de gauche on rencontre une difficulté spécifique : comment répondre à des propos fallacieux mais tournés de telle sorte qu’en répondant on se place dans la situation d’être appelé fasciste, antisémite, raciste, homophobe ? 

    Eh bien il suffit d’avoir pris le parti de s’en moquer dès lors qu’on sait n’avoir rien dit qui enfreigne une loi. Etre méprisé par les gens de gauche, de droite, d’en haut ou d’en bas ? Ah, mondieumondieu. Maman, j’ai peur. 

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    Les Italiens.............ont l’urgent devoir de se demander s’ils tiennent aux valeurs démocratiques, s’ils veulent défendre les libertés fondamentales

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    Ce n’est pas si simple. L’extrême-droite n’a pas le monopole des atteintes aux libertés fondamentales. Depuis cinquante ans la gauche au nom de la vertu et du respect d’autrui, pour faire taire ces fameuses opinions qui ne sont pas des opinions mais des délits, et même foule d’opinions sur lesquelles il n’a jamais été légiféré, est bel et bien à l’origine de solides régressions de jure ou de facto de la liberté de parole et même de conscience. 

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    L’honnête homme est bien seul  (Marcel Aymé, La Tête des autres)


  • samy Levrai samy Levrai 19 avril 23:50

    Un nouvel article sur la democratie qui omet d’en donner la définition... en fait il semblerait même que l’auteure en ignore complètement le sens pour l’utiliser à si mauvais escient.


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