vendredi 15 septembre 2023 - par Luc-Laurent Salvador

La double nationalité serait-elle comme la bigamie ? (Café Psy)

La fraternité humaine, ce n’est pas que du bonheur. Elle a ses exigences et la première est de la bien comprendre. Il va nous falloir pour cela mettre les pieds dans le plat et nous confronter à ce qui se trouve au cœur de l’Homme, donc de l’espèce Homo s. !

Nous en avons parlé récemment, dans la plupart des contextes, les relations humaines sont basées, à des degrés divers, sur la confiance, cette paradoxale prise de risque consistant à reconnaître l’autre comme son frère, son prochain ou, au moins, son semblable. Cela, serait-ce seulement par le fait de parler la même langue et d’être, en principe, respectueux de la loi commune. En supposant qu’un concitoyen est a priori tout acquis à la République comme à son slogan « Liberté, Egalité, Fraternité » nous lui reconnaissons de ce fait une certaine « fiabilité » et, nous sommes ainsi plus enclins à lui confier ce qui a pour nous de la valeur et, parfois, il peut s’agir de ce qu’il y a de plus précieux : nos vies ou celles de nos enfants.

Ainsi, par exemple, des soldats qui étaient de parfaits étrangers l’un à l’autre avant la guerre en viennent à « fraterniser » d’autant plus facilement qu’ils peuvent s’identifier comme semblables sous le rapport de la menace vitale que fait peser sur eux l’ennemi. Ce dernier, en tant qu’il leur est commun, a donc cette vertu formidable, celle de les rendre justement comm’un c’est-à-dire, non seulement semblables mais aussi solidaires dans leur antagonisme avec lui. L’ennemi a ainsi le pouvoir d’unifier ceux qui entendent lui résister, justement parce qu’ils sont amenés à le faire ensemble — ce qui veut dire en-semblables — au point qu’après s’être fait mutuellement confiance pour veiller l’un sur l’autre, ils seront prêts à donner leur vie, sinon pour leur patrie, au moins pour défendre celles de leurs compagnons de destin.

Le combat est père et roi de tout disait Héraclite. Il rend donc ces soldats ET solidaires ET loyaux ET honnêtes ET protecteurs etc. les uns envers les autres, c’est-à-dire que, ainsi qu’il est bien connu, il tend à magnifier les vertus civiques et morales en les amenant à la disposition de se sacrifier l’un pour l’autre. Le fait est que c’est précisément ce qu’on attend du mariage qui, lui aussi, via un même esprit de sacrifice mutuel, est censé construire une sorte d’unité entre les âmes-sœurs qui se confient l’une à l’autre et devraient, en principe, veiller l’une sur l’autre au point d’être disposées à donner leur vie pour l’être aimé [1].

Avec l’engagement total que constitue idéalement le mariage, l’autre devient la chair de ma chair, nous sommes un et, pour cette raison même, je peux lui faire confiance car je sais alors qu’elle aura le souci de moi autant que je l’ai d’elle. Mais, à l’évidence, rien ne va plus, si l’autre a, par ailleurs, un engagement de même nature avec un tiers qui, en principe, aurait dû être exclu. On le voit bien, l’interdiction de la bigamie obéit à une implacable logique tant il est clair qu’une double allégeance est incompatible avec l’idée même d’unité. La bigamie est, par excellence, l’exemple de la duplicité et de la dissimulation et du conflit de loyauté qui font le lit de toutes les malversations possibles et imaginables.

La question se pose alors de savoir pourquoi il n’en irait pas de même avec la double nationalité. Comment faire confiance à un concitoyen qui est aussi citoyen d’une nation étrangère, voire même d’une nation ennemie ? Après Pearl Harbor, les étasuniens ont placé tous leurs résidents et citoyens d’origine japonaise dans des camps, et même si c’était brutal et de nature à heurter leurs sentiments nationalistes pro-étasuniens (ainsi que renforcer leurs sentiments nationalistes pro-japonais au point de les amener alors à un vécu « déchirant »), c’était logique et même parfaitement psycho-logique.

Comme le décrit très bien cet article de la revue Plein Droit, dans la période postrévolutionnaire, la vision idéale mise en avant — mais aussi l’antagonisme avec les nations royalistes à l’entour — a fait qu’on s’est alors disposé à accueillir tout homme désireux de rejoindre « le camp de la liberté » en demandant simplement qu’il déclare son désir, une sorte de « oui, je le veux » patriotique sans jamais lui demander de renoncer à sa nationalité d’origine

On a alors instauré de fait une sorte de « bigamie nationale » [2] qui n’a été interdite qu’aux nobles partis se réfugier à l’étranger. De sorte qu’on a déchu de la nationalité française les exilés qui se mettaient au service de pays étrangers et/ou en adoptaient la nationalité. C’était donc l’état de guerre civile qui amenait à tolérer le principe de binationaux présents sur le territoire national. La Chine moderne, état monolithique s’il en est, n’accepte les binationaux qu’à l’étranger, là où il peut être bénéfique à ses nationaux [3] d’avoir aussi la nationalité du pays de résidence. En toute logique nationaliste, il conviendrait que ces expatriés binationaux renoncent à leur nationalité étrangère une fois revenu au pays [4]. Qui sait, en effet, si, entretemps, ils ne seraient pas devenus des adversaires à la solde des ennemis de la nation ?

Bien sûr, ceci n’offrirait aucune espèce de garantie car nous retrouvons ici la problématique éternelle de l’appartenance réelle, donc de l’identité véritable des personnes avec qui nous avons commerce. Le théâtre de Shakespeare est presqu’entièrement bâti sur de continuels jeux de dupes où l’un n’est pas celui qu’on croit [5]. Mais autant la chose consistant à s’avancer derrière un masque est propice à l’amusement et aux comédies autant elle a, depuis longtemps, sa place au cœur des tragédies qui font la matière première de l’histoire humaine.

Un mot résume la question du jour, c’est celui de trahison. Ce terme peut paraître excessif, mais s’il est souvent employé au sein des couples qui se déchirent c’est parce qu’il traduit excellement la fameuse opposition du « avec moi ou contre moi » [6] dont se servent tous les meneurs afin radicaliser leurs troupes quand vient le temps des luttes. Alors, bien sûr, en ces temps troublés qui favorisent ce que la propagande nous a appris à rejeter, à savoir le repli sur soi et le rejet de la différence, il peut sembler malvenu de se pencher sur un problème susceptible de flatter la parano du bon peuple. Mais jusqu’à quel point ce discours lénifiant et massivement présent dans un peu tous les médias depuis quelques bonnes décennies n’est-il pas lui-même le fait d’élites toujours-déjà traîtres à la nation ?

Comme la régente qui croît avoir épousé un prince charmant et se retrouve avec un pervers malfaisant au service d’intérêts étrangers, le bon peuple pourrait et devrait se demander jusqu’à quel point ses élites n’auraient pas, depuis la Révolution, œuvré à un idéal certes séduisant — puisque humaniste, individualiste et libéral — mais, néanmoins, foncièrement antinationaliste ? On nous l’a appris, et tout le monde le va répétant comme un perroquet, le nationalisme c’est mal car ce serait le rejet de l’autre. A supposer qu’il en soit ainsi, quid alors du mariage ? Serait-il mauvais parce qu’il signifie pour chaque conjoint le rejet de tous les autres partenaires possibles et imaginables ? Non, évidemment. Il n’y a à cela rien de mal, bien au contraire. Se marier ce n’est pas seulement l’affirmation d’une préférence, ce n’est pas seulement un choix de circonstance, c’est une décision qui consiste à écarter explicitement toute alternative. Alors pourquoi ce qui est encore tellement valorisé au plan individuel deviendrait-il diabolique au plan collectif ? Pourquoi proclamer avec ferveur et amour son appartenance à une nation devrait-il être regardé avec suspicion et, parfois, comme l’incarnation du mal ?

L’inquiétude suscitée provient des leçons que nous avons tirées de l’Histoire : les peuples fiers d’eux-mêmes qui sont mobilisés, rassemblés et solidaires autour d’un meneur, cela fait peur car ils ont une capacité d’action, de défense ou d’agression qui pourrait « mal tourner ». Toujours est-il qu’après avoir outrageusement flatté les nationalismes dans sa première moitié, le XXe siècle a proprement vacciné le corps social contre cette idée, il l’a affaibli au point de le laisser quasiment sans défense immunitaire, réduit à l’état de masses d’individus poursuivant leur quête narcissique et hédoniste sur des territoires gérés par des administratifs et des politiciens sans âme. Tout ce qui concourt à dévitaliser l’idée de nation semble une bonne chose au point que ce qui est refusé à la majorité, l’affirmation de son identité nationale, est jugé légitime et même souhaitable de la part de toutes les minorités forcément brimées et invisibilisées par l’affreuse majorité.

La chose en est à un point tel que la classique opposition mise en avant par Orwell au sortir de la seconde guerre mondiale entre nationalisme et patriotisme ne tient plus. Même ce dernier terme devient suspect ou, tout au moins, il nous est de plus en plus étranger, de sorte qu’après des décennies d’immigration réalisée sans rime ni raison, donc en toute indifférence à la question de la double nationalité, un Jacques Attali peut affirmer sans sourciller et sans être inquiété que « la France, c’est un hôtel  ». Après l’ONU que de Gaulle jugeait être un machin, il semble que ce soit la France qui le soit devenue. Les gouvernants sont juste un syndic de copropriété. Il n’y a plus que des intérêts à faire converger. Il n’y a plus de nation, il n’y a plus d’âme, seulement des êtres infantilisés en voie de zombification dans de la confiture politico-médiatique avec de gros morceaux de séries en streaming pour mieux anesthésier.

Qui ne voit la perversité de cette évolution ou, plutôt, de cet effrayant dévalement sociétal ? D’où cela vient-il si ce n’est de « puissances » auxquelles le sérail académico-politico-médiatique sert seulement de masque. Ce petit monde est une sorte de basse-cour nourrie au grain, des canards laquais qui tiennent le micro et les manettes qu’on leur a donnés afin de porter « la voix de son maître » et faire que tout le monde obéisse sagement.

Vous allez me dire que je m’égare avec ces propos complotistes en diable mais je ne fais qu’élargir le sujet à l’idée de double allégeance dont la double nationalité n’est qu’un cas particulier. Par exemple, les USA interdisent à tout natif d’un pays étranger de devenir président même s’il a uniquement la nationalité étasunienne. D’où l’effervescence suscitée par la rumeur selon laquelle Barack Obama serait né au Kenya. Quoi qu’on en pense, cette précaution légale existe pour une bonne raison et il serait proprement insensé de faire comme si elle l’était, insensée, justement.

Nous faisons là retour sur un danger que Cicéron avait magnifiquement résumé avant même le début de notre ère :

« Une nation peut survivre à ses fous, et même à ses ambitieux. Mais elle ne peut survivre à la trahison de l'intérieur. Un ennemi aux portes est moins redoutable, car il est connu et il porte sa bannière ouvertement. Mais le traitre se déplace librement parmi ceux qui sont à l'intérieur des murailles, ses rumeurs perfides bruissent à travers les ruelles et on les entend dans les allées même du pouvoir. Un traitre ne ressemble pas à un traitre : il parle avec l’accent familier de ses victimes, et il adopte leur visage et leurs arguments ; il en appelle à la bassesse qui se trouve ancrée dans le cœur des hommes. Il pourrit l'âme d'une nation, travaillant en secret, incognito dans la nuit, minant les piliers de la cité. Il infecte le corps politique qui ne peut plus résister. Un meurtrier est moins à craindre. Le traitre, c’est la peste. ».

 Dans les circonstances actuelles et le contexte de l’Europe, avec une prédominance de bonnes relations avec les pays d’origine, la binationalité peut passer pour une forme anodine de double allégeance parce que la question de la loyauté des personnes concernées ne se pose pas, parce qu’elle ne porte pas à conséquence.

Mais en des temps incertains, voire même si une situation de conflit direct ou indirect devait s’installer, la binationalité apparaîtrait terriblement problématique comme elle l’a été aux USA lors de la guerre avec le Japon. Les effets de l’immigration de masse étant ce qu’ils sont, on pourrait imaginer des communautés de binationaux se solidarisant avec leur pays d’origine — même lointaine — plutôt qu’avec la France. Au-delà d’un certain seuil, cela pourrait mener à une guerre civile.

Une conclusion s’impose je crois : les nécessités de cohésion sociale imposent une cohérence logique, donc une clarté dans les engagements que chaque citoyen prend vis-à-vis de la nation qui est la sienne. Il me semble que les binationaux devraient être mis dans l’obligation de choisir une nation comme on choisit sa femme ou son mari, sur le mode de l’exclusivité.

Les hordes victimaires qui rôdent toujours un peu partout — mais, heureusement, surtout dans le cyberespace — vont probablement fondre sur moi pour me diaboliser de toutes les manières possibles mais le lecteur honnête et rationnel a déjà compris que, dans la position exprimée ci-dessus, il n’y a ni xénophobie ni, bien sûr, aucune forme de racisme, seulement un appel à la clarté et à la franchise afin que chacun — d’où qu’il vienne, quelles que soient ses filiations — soit seulement et pleinement celui qu’il dit être : uni et dévoué à une nation France, et nulle autre, quelle que soit l’affection qu’il puisse porter par ailleurs à tel ou tel pays en fonction de son histoire personnelle.

Sans cela qui est la condition sine qua non d’un vivre-ensemble authentique — car porté par un esprit de fraternité auquel rien ne vient plus alors faire obstacle — nous serons incapables de nous protéger les uns les autres ; nous serons incapables de nous défendre alors que les « puissances de ce monde » sont passées à la vitesse supérieure et entendent s’arroger tous les pouvoirs normalement dévolus aux nations : le budget, la défense, l’énergie, la santé ressortissent déjà au supranational, qu’il soit européen ou mondial. Jusqu’où s’arrêteront-ils demanderait Coluche ? Mais nous le savons à présent, ils ne s’arrêteront pas et rien ne les arrêtera si nous ne formons pas une nation unie.

Face à des institutions supranationales titanesques qui se sont asservis les pouvoirs politiques, les masses d’individus désorganisés sont sans défense. On le voit bien, elles vont là où les pousse le vent de la propagande mondialiste, et cela pourrait aller jusqu’à l’holocauste nucléaire si c’était pour la bonne cause « humanitaire » et/ou l’impérieux devoir de ne pas transiger sur les principes ! Voilà pourquoi, face à la folie de ce monde qui ne pense plus, qui ne connaît que le rapport de force et le lynchage des « méchants » par des foules victimaires qui se pensent innocentes et donc moralement justifiées à la pire violence, il est temps de revenir à la raison, il est temps de revenir à la maison France et ça commence par le fait de se rassembler dans le but de se comprendre et de s’accorder sur la meilleure façon d’y vivre ensemble.

A cette fin, ne sachant pas très bien quel vent fripon, bon ou mauvais, m’a poussé, je viens de formuler l’idée que la double nationalité étant comme la bigamie, elle devrait être interdite. Que vous m’ayez lu ou non, vous en pensez quoi, vous, personnellement, en votre âme et conscience ?

 

[1] Dixit Thierry Meyssan qui m’a bien surpris sur ce coup-là !

[2] Accusation portée contre le communiste Maurice Thorez dans un article du Monde de mars 1949.

[3] Et donc bénéfique aussi au rayonnement de la Chine, à son emprise sur le monde, un peu comme les sayanims sont bénéfiques aux intérêts israéliens.

[4] Je suppose qu’il en va ainsi mais je n’ai pas vérifié.

[5] Comme dans la Comédie des erreurs, mais pas que, puisque c’est presque tout le théâtre shakespearien qui est basé sur cette ficelle à intrigues.

[6] Mathieu 12:30 : « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse ».



165 réactions


  • SilentArrow 15 septembre 2023 14:38

    @Luc-Laurent Salvador

    Bonjour

    Bon article. Rien à redire.

    La double nationalité présente cependant un avantage indéniable, c’est que vous pouvez priver un indésirable binationnal de sa nationalité française sans en faire un apatride, ce qui serait paraît-il violer je ne sais quel traité international.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 15:54

      @SilentArrow

      Merci !
      Je suppose que votre formulation est avant tout rhétorique.
      Je vais donc jouer à pinailler et, pour le plaisir de la conversation, tenter de nier que vous déclarez « indéniable ».

      Disons que la double nationalité n’a pas d’avantage, et qu’au mieux elle peut avoir son utilité pour contourner des problèmes engendrés par des traités internationaux dictés par les « puissances de ce monde », et ce ne sont pas les nations, malheureusement.

      Disons que si les lois étaient bien faites, ce problème ne se poserait pas et la double nationalité n’aurait aucun avantage.
      CQFD smiley


    • SilentArrow 15 septembre 2023 16:31

      @Luc-Laurent Salvador
       

      Disons que si les lois étaient bien faites, ce problème ne se poserait pas et la double nationalité n’aurait aucun avantage.

      CQFD

      Mais comme les lois sont mal faites, la double nationalité présente un avantage pour les pays qui veulent se débarrasser d’éléments nuisibles sans violer des traités internationaux.
      CQFD

    • Fergus Fergus 15 septembre 2023 16:41

      Bonjour, SilentArrow

      Il est en effet interdit de rendre une personne apatride.
      De là à « priver un indésirable binationnal de sa nationalité française sans en faire un apatride », ce n’est pas gagné, loin s’en faut. 
      On pense évidemment  j’ai suivi votre pensée  aux binationaux français-algérien ou français-marocain.
      Or, si l’état français engageait un bras de fer juridique de ce genre avec l’Algérie ou le Maroc, il serait, eu égard aux procédures d’appel suspensives, à tous les coups pris de vitesse en termes de déchéance, lesdits pays étant beaucoup plus réactifs au plan juridique ! 


    • Fergus Fergus 15 septembre 2023 16:46

      Bonjour, Luc-Laurent Salvador

      Je serais personnellement favorable à une réforme drastique de la double nationalité.

      Elle pourrait être conservée à vie si les deux parents sont de nationalité différente.

      Mais si l’une des nationalités résulte du droit du sol, il devrait être demandé à la majorité de choisir de manière irrévocable entre la nationalité parentale et la nationalité du lieu de naissance. Cela afin de mettre un terme définitif aux imbroglios que nous connaissons.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 18:18

      @SilentArrow

      OK, vous avez gagné, je vous laisse le point, j’arrête de jouer smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 18:21

      @Fergus

      Pour autant que j’ai bien compris les paramètres, je vous suis sur la question du droit du sol, mais je n’arrive pas à me faire à l’idée des deux nationalités conservées à vie. Le seul cas que je conçois c’est quand il s’agit de deux nationalités étrangères qu’un résident peut avoir mais qu’il ne pourra conserver s’il veut devenir français.


    • Fergus Fergus 15 septembre 2023 19:12

      @ Luc-Laurent Salvador

      Les « ’deux nationalités conservées à vie » uniquement si le père est d’une nationalité et la mère d’une autre nationalité.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 19:41

      @Fergus

      J’avais bien compris ça mais si l’une d’entre elle est française, s’il veut la conserver il devra renoncer à l’autre. C’est comme ça que je verrais les choses si j’avais mon mot à dire. 
      Si c’est deux nationalités étrangères, il peut les garder tant qu’il ne souhaite pas devenir citoyen français.


    • JPCiron JPCiron 15 septembre 2023 19:51

      @SilentArrow

       la double nationalité présente un avantage pour les pays qui veulent se débarrasser d’éléments nuisibles sans violer des traités internationaux. >

      La double nationalité a l’avantage de permettre d’infiltrer un pays jusqu’aux plus hauts niveaux, et de favoriser, au besoin, les intérêts d’un autre pays, dans tous les domaines, en totale impunité.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 20:28

      @JPCiron

      On est d’accord. La double nationalité a surtout de terribles désavantages et c’est pour ça qu’il faut en parler.


    • SilentArrow 16 septembre 2023 03:58

      @Fergus
       

      Or, si l’état français engageait un bras de fer juridique de ce genre avec l’Algérie ou le Maroc, il serait, eu égard aux procédures d’appel suspensives, à tous les coups pris de vitesse en termes de déchéance, lesdits pays étant beaucoup plus réactifs au plan juridique !

      Ce que vous dites semble logique.
      Cependant, vous en connaissez beaucoup de pays qui retireraient toute vitesse sa nationalité à un de leur citoyen pour éviter que la France ne lui retire sa nationalité française ? Il aurait l’air de quoi ce pays dans l’opinion de ses citoyens ?

    • Fergus Fergus 16 septembre 2023 08:02

      Bonjour, SilentArrow

      Je pensais surtout aux binationaux qui posent des problèmes, notamment aux délinquants nés en France ou dont les parents ont immigré très tôt durant leur existence. Quel intérêt pour les pays du Maghreb de récupérer ces personnes ?


    • SilentArrow 16 septembre 2023 13:04

      @Fergus
       

      Quel intérêt pour les pays du Maghreb de récupérer ces personnes ?

      Aucun. Ils ont même tout intérêt à ne jamais les revoir.

      Mais au nom de quoi leur retireraient-ils leur nationalité ? C’est la loi française qu’ils ont violé, pas celle du pays d’origine. Comment pourraient-ils retirer la nationalité à ces délinquants sans avoir l’air de faire peu de cas de cette nationalité ?

      La solution la plus simple pour les pays du Maghreb ce serait de ne plus reconnaître la double nationalité. Un ressortissant du Maghreb perdrait automatiquement sa nationalité d’origine dès qu’il en acquiert une autre.

      Au lieu de cela, ces pays refusent de fournir les autorisations pour rentrer au pays pour des nationaux qui se trouvent illégalement en France et y ont reçu une OQTF. Si la France en avait, elle considérerait cette attitude, qui revient à se rendre complice d’une invasion, comme un acte de guerre.


    • OJBA 16 septembre 2023 13:42

      @Fergus lesdits pays étant beaucoup plus réactifs au plan juridique ! C’est bien là le réel pb de la justice en france, sa « sérénité » qui permet aux justiciables de n’être jugés que très longtemps après les faits.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 15:04

    Mon compagnon Olivier n’a JAMAIS voulu devenir belge. Cela l’a tué.. il était français de MENDE.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 15:40

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Pouvez-vous nous en dire plus pour qu’il soit possible de comprendre et de répondre ? Sinon, on se perd en conjecture ! 


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 16:16

      RISQUE...


    • SilentArrow 15 septembre 2023 16:34

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       

      Mon compagnon Olivier n’a JAMAIS voulu devenir belge. Cela l’a tué..

      Comment peut-on mourir de ne pas être belge ?

    • Seth 15 septembre 2023 16:41

      @Luc-Laurent Salvador

      Vous êtes bien le seul à ne pas connaître Dame Mélusine envers/endroit.

      Enfin si l’on peut dire... Pas facile à comprendre... smiley


    • chantecler chantecler 15 septembre 2023 16:56

      @Seth
      L’affaire se corse !


    • eau-mission eau-mission 15 septembre 2023 17:24

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Oauis, pas si bête : vous l’auriez voulu Wallon, il vous aurait voulue flaMENDE.
      Il restait dans les 98% d’écartelés.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 17:30

      @eau-mission
      Vous ne croyez pas si bien dire. je suis née à Renaix. Sur la frontière (car il s’agit bien d’une frontière et deux peuples totalement différents) linguistique. Un pied du côté flamand et de l’autre francophone. Messieurs les Flamingants, j’ai deux mots à vous rire
      Il y a trop longtemps, que vous me faites frire
      À vous souffler dans le cul, pour devenir autobus
      Vous voilà acrobates mais vraiment rien de plus
      Nazis durant les guerres et catholiques entre elles
      Vous oscillez sans cesse du fusil au missel
      Vos regards sont lointains, votre humour est exsangue
      Bien qu’il y ait des rues à Gand qui pissent dans les deux langues
      Tu vois quand j’pense à vous, j’aime que rien ne se perde
      Messieurs les Flamingants, je vous emmerde.

      C’est grâce à Olivier que j’ai en partie réussi à me réconcilier avec la FLANDRE. Pour la musique classique, il écoutait un poste flamand. Il faut reconnaître que c’était meilleurs que du côté francophone... Mais merci d’évoquer le problème belgo-belge, car il est exemplaire. Peut-être qu’en 2024. il faudra changer sa carte d’identite : francophone de francophonie ou flamouches.


    • gnozd gnozd 16 septembre 2023 10:11

      @chantecler

      C’est plus sûr de mourir en étant corse que de mourir de n’être pas belge...


    • chantecler chantecler 16 septembre 2023 10:28

      @gnozd
      Mourir , la belle affaire !


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 15:15

    Comme l’explique bien le psychanlyste Michel Cautaerts, le choix du même, c’est LA FUSION. Seule la complémentarité ne risque pas de donner des enfants tarés comme dans les familles royales (consanguinité)... 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 15:16

    Mais la complémentarié n’est pas l’opposé. Comme le diable et la vierge. La sainte et le pervers... 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 15:28

    Pire encore. Avec tous ces enfants conçus par PMA (en Belgique, un seul homme a donné son sperme à 500 femmes), je vous dis pas les conséquences... et les rencontres consanguines...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 15:33

    Le titre du livre de Michel CAUTAERTS est : « je tu(e) il... » De la violence depuis l’origine du monde...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 19:43

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Merci pour la référence. J’irai voir car c’est déjà bien de lier violence et origine du monde. Pour le reste, si c’est psychanalytique, je vais avoir du mal...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 15:36

    il faut savoir que la violence commence justement quand l’autre vous absorbe. Toutes les guerres sont une tentative de sortir de l’inceste... Quand le moi n’est pas différent de celui de l’autre et qu’apparaît l’indifférenciation... Vivre à deux, c’est d’abord accepter que l’autre est un GRAND AUTRE...


    • SilentArrow 15 septembre 2023 16:37

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       

      il faut savoir que la violence commence justement quand l’autre vous absorbe. Toutes les guerres sont une tentative de sortir de l’inceste...

      L’article est rédigé par un girardien qui a une conception du tabou de l’inceste très différente de celle de Sigmund.

    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 18:23

      @SilentArrow

      Bien vu !
      Je confirme que j’ai du mal à suivre.


    • Seth 15 septembre 2023 18:40

      @Luc-Laurent Salvador

      Elle aussi a du mal à se suivre. smiley


    • gnozd gnozd 16 septembre 2023 10:13

      @Luc-Laurent Salvador

      Elle squatte systématiquement tous les articles. Moi je ne la lis plus, ça gagne du temps.


  • Xenozoid Xenozoid 15 septembre 2023 17:00

    et le peuple, bordel de merde est il bipolaire ou une construction vulvale de l’esprit ?


    • Xenozoid Xenozoid 15 septembre 2023 17:12

      @Xenozoid

      ex :
      les grecques et marocains ont toujours la double nationalité, car ils sont toujours grecque ou marocain de naissances,quelqu’un va surement metre un tableau pour montrer ceux qui sont et ceux qui ne sont pas


    • Xenozoid Xenozoid 15 septembre 2023 17:35

      @Xenozoid

      personellement j’ai déjà du mal avec une laisse alors avec 2...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 19:45

      @Xenozoid

      « Construction vulvale de l’esprit », c’est une synecdoque pour évoquer la dualité corps-esprit ? smiley


    • Xenozoid Xenozoid 15 septembre 2023 20:01

      @Luc-Laurent Salvador

      goed zo, tu as perçu l’humour


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 17:35

    Eriofné me fait remarquer assez justement : on dirait que le monde vire aux extrêmes, C’est comme le climat. Et de me rappeler HERMES TRISMEGISTE : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Observez le climat et vous aurez une idée des choix politiques..


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 septembre 2023 17:38

    Tous le belges par essence sont bi. Je voulais dire : bigame... un peu comme la russie et l’UKRAINE.


  • Jelena Jelena 15 septembre 2023 18:21

    >> on pourrait imaginer des communautés de binationaux se solidarisant avec leur pays d’origine — même lointaine — plutôt qu’avec la France. Au-delà d’un certain seuil, cela pourrait mener à une guerre civile.

    Ce n’est pas faux... Mais vous croyez que l’absence d’un bout de papier (soit la double nationalité) changerait quoi que ce soit ?


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 12:53

      @Jelena

      Ben oui. Si c’est pas des nationaux, alors c’est des étrangers et s’il y a conflit, alors c’est des envahisseurs donc il y a des combats mais ce n’est pas une guerre civile.
      Les choses seraient trop simples, donc trop faciles.
      La double nationalité donne la berlue et paralyse.
      Donc on est vaincu avant d’avoir commencé...
      L’art de la guerre à son sommet !


    • Jelena Jelena 16 septembre 2023 17:50

      @Luc-Laurent Salvador : J’ai écris que dans le cas de votre exemple (guerre contre pays d’origine) supprimer la « binationalité » ne changerait pas grand chose et vous, vous me répondez que supprimer la « nationalité » feraient d’eux des étrangers... Mais en cas de suppression de la « binationalité », il resterait la nationalité française.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 17 septembre 2023 05:31

      @Jelena

      Désolé, il y a eu quiproquo et c’est amusant car c’est précisément ce à quoi mène la double nationalité. 
      J’avais compris que vous disiez « supprimer la nationalité française » (donc la binationalité) ne changerait pas grand chose mais vous parliez de la perte de nationalité du pays d’origine. Celle-ci, en effet, ne changerait pas grand chose à la situation-problème. 


  • jocelyne 15 septembre 2023 18:31

    en parlant de café psy, des nouvelles de Bernard DUgué ?


    • Gollum Gollum 15 septembre 2023 18:55

      @jocelyne

      Si on consulte son historique son dernier message montre qu’il a mal digéré quelque chose.... smiley


  • Joséphine Joséphine 15 septembre 2023 19:14

    La double nationalité est un non sens, il faut la proscrire comme aux Etats Unis où il est impossible pour un bi-national d’accéder à certaines fonctions de la société américaine. Quoi de plus normal ? Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. Matthieu 6 : 24. 


    Même si on a deux parents de nationalité différentes, il nous faut choisir notre seule nationalité, celle qui nous colle à la peau jusqu’à notre dernier souffle. Je suis française, quel que soit le pays où je vis, je reste et demeure française. Là j’ai fait le plein de victuailles françaises, des Calissons, des Quernons, des macarons, des bouteilles de Champagne , et j’en profiterai avec grand plaisir quand je serai loin de ma France natale. 


    Sur la bi-nationalité, c’est encore et toujours Marine Le Pen qui a raison ; 


    Ensemble Avec Marine Ⓜ️ on X : « Marine Le Pen compte réduire l’immigration légale. Au programme : fin du regroupement familial, de l’acquisition de la nationalité française par le mariage, impossibilité pour les clandestins d’être régularisés, fin du droit du sol, et de la double nationalité extra-européenne. https://t.co/YBvYNGO6AN » / X (twitter.com)



    • Fergus Fergus 15 septembre 2023 19:35

      Bonsoir, Joséphine

      Il y a plein de binationaux aux Etats-Unis !
      Peut-être proscrits de « certaines fonctions », mais uniquement dans le public.
      Certaines personnes ont même, comme la journaliste Laurence Haïm la triple nationalité américaine, française et israélienne.


    • Joséphine Joséphine 15 septembre 2023 19:39

      @Fergus

      Bonsoir Fergus, 

      Aux Etats-Unis, les binationaux n’ont pas le droit de siéger au Congrès comme députés, au même titre que les personnes qui ne sont pas nées sur le territoire américain. La-bas, certains de nos députés bi-nationaux n’auraient aucun pouvoir....


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 septembre 2023 20:24

      @Joséphine

      Merci pour la référence à Mathieu. J’aurais dû y penser !

      A l’étranger, la nourriture française ne me manque pas. J’ai la langue française avec moi, pas mal de culture et l’esprit français, que demande le peuple ? smiley

      Ravi que MLP soit claire sur ce point. Il est des sujets où elle a cessé de l’être. Mais bon, on va pas de politique politicienne pour le moment. L’heure viendra smiley


    • Joséphine Joséphine 15 septembre 2023 20:52

      @Luc-Laurent Salvador
      Niveau bouffe quand je suis loin de la France il y a deux choses qui me manquent terriblement...Le Bleu d’Auvergne et la Rosette de Lyon ! Lol ! C’est entre autre dans ces moments là que je vois que je suis française jusqu’au bout de mes ongles, de mon âme et de ma peau. Et puis être française c’est également une attitude, une façon d’être et d’appréhender la liberté, et d’emmerder ceux à qui ça ne plait pas. Etre franc veut dire être libre ! 


    • Xenozoid Xenozoid 15 septembre 2023 20:57

      @Joséphine

      ...Et puis être française c’est également une attitude, une façon d’être et d’appréhender la liberté, et d’emmerder ceux à qui ça ne plait pas. Etre franc veut dire être libre ! 

      la france sur le net ...lol ça pisse pas loin en fait ,une attitude,,,,les autres te disent de grandir, pas de les emmerder


    • troletbuse troletbuse 15 septembre 2023 21:07

      @Fergus
      y’a plein de bisexuels aussi en macronie !
      Mais vous n’osez en parler ! smiley


    • Joséphine Joséphine 15 septembre 2023 21:13

      @troletbuse

      Lol ! Ces bisexuels sont ils bi-nationaux ? 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 05:23

      @Joséphine

      En fait moi aussi une chose m’a manquée quand j’ai vécu à l’étranger : la baguette et les viennoiseries. Je suis quand même petit-fils de boulanger !
      Boulanger espagnol d’ailleurs, ou plus exactement catalan.
      Je ne suis même pas sûr qu’il ait acquis la nationalité française.

      Mais là où je vois qu’il n’y a pas de violence particulière à demander à quelqu’un de renoncer à une double allégeance en faisant un choix, c’est qu’il m’a toujours paru tellement évident que j’étais français ayant seulement à connaître la langue française. Je n’ai jamais eu la moindre appétence pour apprendre le catalan alors qu’on parlait beaucoup des langues régionales à l’époque.

      Mes parents le parlaient à la maison afin qu’on ne comprenne pas. C’est dire comme nous faire hériter de leurs traditions était le cadet de leur souci. Bref, l’assimilation a été totale et la seule chose de catalan que j’ai gardé c’est l’amour pour ce pays de mon enfance en vacances. 


    • troletbuse troletbuse 16 septembre 2023 12:39

      @Joséphine
      Ils sont surtout ambivalents ! smiley


    • Joséphine Joséphine 17 septembre 2023 07:59

      @Luc-Laurent Salvador

      Nous avons exactement les mêmes origines catalanes ! A Barcelone il y a quelques boulangerie françaises (j’en connais au moins 3) si ça vous intéresse je vous file les adresses. Elles sont pas mal du tout, elles sentent bon la France ! 

      Il n’y a eu aucun problème d’intégration avec les populations européennes, c’est pourquoi je mets un point d’honneur à bien faire la distinction entre les extra européens et les européens. D’aucuns diront que cette facilité à l’intégration vient de notre substance commune helléno chrétienne. Je pense qu’il également un facteur ethnique. Et même un prédéterminisme ethnique qui fait que l’utopie vivrensembliste ne marchera pas. On peut bien sûr assimiler quelques personnes issues de pays afro-musulmans, il y’a d’ailleurs quelques exemple de belles réussites, mais on ne pourra assimiler des millions et des millions de gens. C’est pure folie de le croire. 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 17 septembre 2023 17:49

      @Joséphine

      Merci pour la proposition.
      C’est bon de m’imaginer revenir à Barcelone pour boire des horchatas de chufas.
      Mais il est douteux que cela soit de si tôt.
      J’habite dorénavant dans l’hémisphère sud.
      A la Réunion, c’est un petit paradis et ici le grand remplacement c’est l’invasion des métros qu’on appelle zorey.
      L’entrée en masse des mahorais laisse les bienpensants progressistes cois mais tôt ou tard ça va faire problème.
      Bref, mon petit paradis est en sursis, je le sais.
      J’essaie d’oeuvrer à l’unité mais c’est pas gagné.
      Le vécu victimaire anticolonisation est assez fort.


  • Lynwec 15 septembre 2023 20:33

    La double nationalité est surtout le permis de trahir, en servant prioritairement les intérêts de la nation préférentielle...


  • titi titi 15 septembre 2023 21:38

    @L’auteur

    Le Pen (père) avait déjà posé le problème en ces termes :

    « en cas de guerre entre la France et l’Algérie, quel camp choisiront les franco-algériens ? »

    A l’époque la question était éludée d’un revers de main : une guerre ? et puis quoi encore.

    Maintenant que la mondialisation heureuse s’achève, la question mériterait d’être reposée.


    • Joséphine Joséphine 15 septembre 2023 22:19

      @titi

      Jean Raspail a également parlé de la binationalité dans l’une de ses dernières interviews, peu de temps avant de mourir. La France a cru naïvement qu’elle pouvait « fabriquer » des français en série ,quel que soit le pays des « candidats » . Erreur fatale. Et puis c’est une chose d’assimiler des polonais, des espagnols, des anglais , mais c’est autre chose d’assimiler des populations extra européennes issues de pays qui sont aux antipodes de nos valeurs et de nos traditions. Autrefois, je pense que la France disposait d’outils d’intégration efficaces,  une économie en expansion, l’éducation surtout, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Juridiquement on peut en effet « fabriquer » des français à la pelle, mais ils ne deviendront jamais des français charnels. 


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 septembre 2023 22:45

      @titi
      La valise ou le cercueil.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 05:32

      @Joséphine

      Oui, je pense qu’il y a une différence avant / après qui s’est progressivement installée avec « la crise » économique permanente instaurée par les « puissances de ce monde ».
      Avant la France pouvait assimiler facilement et engendrer de vrais français parce qu’elle avait une économie qui permettait l’intégration dans le tissu d’échanges que constitue le « commerce » humain. 
      Les Français et pas seulement de Gaulle, avaient tous une certaine et même très haute idée de la France et donc chacun avait aisément le sentiment d’un « devenir davantage » par le fait de devenir Français.
      Après un demi-siècle de propagande antinationale (pro-européenne, pro-mondialiste, pro tout ce qu’on voudra qui culpabilise), et surtout un demi-siècle de déclassement économique et politique, c’est sûr que c’est moins exaltant de devenir Français ; ça ressemble plus à un concours de circonstances qu’à un destin.


    • Joséphine Joséphine 16 septembre 2023 11:48

      @Luc-Laurent Salvador

      « On ne peut pas devenir français par inadvertance », Hélène Carrère d’Encausse. Aujourd’hui tout le monde devient français par inadvertance, y compris des individus qui nous haïssent et qui méprisent notre culture. Contrairement à ce que pensent les gauchistes, les peuples ne sont pas interchangeables. C’est de la pure réification qui ne peut que mal finir, ce n’est qu’une question de temps. Il y a actuellement un continent qui se déverse dans un autre, c’est absolument terrifiant, inédit et jamais vu dans notre Histoire. Nos ancêtres ont construit difficilement notre pays , ils avaient un rapport charnel avec cette terre, certains sont morts pour elle. Et voir ces foutriquets au pouvoir qui distribuent la nationalité à tours de bras comme on servirait un menu au Mac Do est tout simplement nauséeux.

      Ce qu’il se passe à Lampedusa n’est rien d’autre qu’une attaque contre notre continent, notre civilisation et notre peuple européen. Ce n’est pas une affaire italienne, c’est une affaire européenne qui nous regarde tous. Nos dirigeants parlent de prendre « chacun leur part de migrants », alors qu’il faudrait les renvoyer à la case départ. Sans la moindre pitié, et sans sommation, c’est ce que font tous les autres pays du monde.  

      Hubert Védrine avait dit qu’un jour, face à l’immigration incontrôlable, nous n’aurons d’autres recours que celui de la force. Il a dit cette phrase il y’a plus de dix ans....


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 12:47

      @Joséphine

      Merci. 100% d’accord avec vous sauf pour « réification », je n’ai pas compris de quoi il s’agissait...


    • Joséphine Joséphine 16 septembre 2023 16:15

      @Luc-Laurent Salvador

      Quand les immigrationnistes et les migrantophiles considèrent que les peuples sont interchangeables, cela veut dire qu’à leurs yeux nous ne valons pas plus qu’une marchandise qu’on échange contre une autre . Nos peuples sont dès lors des marchandises comme les autres, réduits à l’état d’objet. Pour moi c’est ça la réification. 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 17 septembre 2023 17:42

      @Joséphine

      Ah ok. Pour moi c’est la chosification.
      Quand on vient du néant ou de l’évanescent, c’est une promotion puisqu’on devient une réalité et c’est cela que j’appelle réification.
      Par contre lorsqu’un sujet devient une chose, c’est une péjoration que je désigne comme chosification.
      Mais peut-être que quelque chose m’a échappé.
      Pas grave.
      On s’est compris, c’est l’essentiel.


  • Et hop ! Et hop ! 16 septembre 2023 02:05

    Vous confondez deux choses :

     la nationalité qui est le fait pour une personne d’être régie par le code civil national d’un pays qui fixe l’état civil, l’âge de la minorité, le mariage (polygame ou monogame), le divorce, les tutelles, les successions,.. mais aussi la langue, les moeurs, la culture et la civilisation.

    Avoir deux nationalité veut dire être régi par deux codes différents, c’est une aberration juridique. 

     la citoyenneté qui est l’allégence à un pays, la solidarité avec ses intérêts et avec ceux de sa population, les obligations de service militaire, le droit aux emplois publics (fonctionnaire, mandats politiques), le droit de vote. 

    Être citoyen de deux pays est aussi une aberration, d’une part à cause de l’inégalité par rapport à ceux qui n’ont qu’un pays, d’autre part à cause des conflits d’intérêts, les conflits d’intérêt, les risques de trahison.

    La double nationalité a été inventée et imposée dans tous les pays par les Juifs qui voulaient pouvoir être citoyens israéliens sans renoncer à leur nationalité. C’est récent, ça date des années 1960, ce n’est pas le cas dans tous les pays.

    Auparavant, l’acquisition d’une nationalité faisait perdre la nationalité antérieure. Dans le Code civil il y avait un article disant : « Nul ne peut avoir deux nationalités ». Tous les membres d’une même famille avaient la même nationalité qui était celle du père qui se transmettait à la femme et aux enfants, sauf pour les enfants naturels. Pour changer de nationalité il fallait en faire la demande, justifier d’une francisation (assimilation), d"un logement, de revenus suffisants, d’absence de condamnation pénales, d’une bonne moralité. Il y avait un jugement puis un décret individuel de naturalisation ou de refus pris en Conseil d’État.

    Dans quelques pays d’immigration comme les USA, le Canada, l’Australie qui se peuplaient avec des migration, il y avait le droit du sol : un enfant né sur place de parents étrangers pouvait obtenir sa naturalisation, mais uniquement à l’âge de la majorité. Ça n’avait jamais été le cas en France, ni en Allemagne, ni dans les autres pays d’Europe qui se peuplent avec leur propre démographie.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 06:06

      @Et hop !

      Merci pour cet éclairage. Vous avez raison j’ai raisonné sans distinguer l’un et l’autre. Heureusement, les deux suivent la même logique et sont donc, comme vous le soulignez, de semblables « aberrations ». D’ailleurs je vais devoir aller regarder les définitions de prêt pour bien comprendre ce qui différencie exactement les deux notions.

      Concernant la manoeuvre des juifs israéliens que vous évoquez, est-elle un fait historique établi ou seulement une allégation ?

      Il semble en effet qu’il y ait eu une forme de consensus international sur le fait que « nul ne peut avoir deux nationalités » sauf qu’en langue française, il n’en reste plus guère de trace. ça serait presque suspect. Là aussi je vais creuser la question. Il y a une piste à suivre, c’est sûr !

      Enfin, le droit du sol, la France l’a adopté aussi. La question serait de savoir pour quelles raisons, en quelles circonstances ?


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 06:08

      erratum  : « aller regarder les définitions de près »


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 08:36

      @Et hop !

      Je viens de demander à ChatGPT de préciser les différences et similitudes entre nationalité et citoyenneté.

      Le résultat me paraît intéressant car il m’a mené à une compréhension de la chose que je crois assez synthétique et surtout opératoire.

      Je vous laisse juge... :

      https://chat.openai.com/share/d97f7185-0d8a-4736-9eb1-dddeab3b61ac


    • Com une outre 16 septembre 2023 08:37

      @Et hop !
      Erreur concernant la France, la nationalité française selon le seul droit du sol est récente.


    • Com une outre 16 septembre 2023 08:52

      @Luc-Laurent Salvador
      La réponse de chatgpt est plutôt confuse et les tentatives de clarification n’apporte rien. Non, la citoyenneté n’entraîne pas automatiquement la nationalité droit de vote des étrangers par exemple. Etre citoyen c’est participer à la vie publique d’un pays, alors que la nationalité est un statut juridique accordé par un état. Deux choses bien différentes et indépendantes l’une de l’autre, même si elle sont souvent liées.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 11:58

      @Com une outre

      Le droit de vote dès lors qu’il est limité aux élections locales ne fait pas le citoyen.
      C’est juste de la vente à l’encan de la citoyenneté par une bande d’idéologues mondialistes qui détricotent l’Etat-Nation via des petites avancées « progressistes » en diable qui étranglent le pays comme une courrie à cliquer.

      Il nous faut de la clarté et ce genre de disposition ne fait que rendre les choses confuses.
      Je vous invite à bien lire la conclusion de l’échange que j’ai eu avec ChatGPT, je pense que l’analogie tient et qu’en tout état de cause ma discussion avec cette IA aide à y voir plus clair.

      Vous parlez de confusion. Très bien : montrez-moi où elle se situe. Et hop ! l’a fait, je pense que vous pouvez faire de même.
      Il me semble que de la sorte nous pourrons faire avancer le schmilblick...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 12:27

      @Et hop !

      De manière intéressante, hors notre discussion présente, la phrase « nul ne peut avoir deux nationalités » n’apparaît seulement que dans trois documents. Ce qui est consternant de pauvreté pour ce qui était quand même reconnu comme un consensus international au début du XXe siècle.

      La plus ancienne occurrence se trouve dans la revue La Belgique judiciaire n°21-22 qui indique ceci :
      "Il est de principe, en droit international, que nul ne peut avoir deux nationalités (WEISS, Droit international privé, t. I, p. 25 ; — ROLIN, t. I, n° 104).« 

      La suivante date de 1927 et se trouve dans un annuaire qui tarde à se charger donc j’y reviendrai juste après. J’aurai ainsi le temps d’aller voir les références ci-dessus, notamment Weiss qui a l’air de faire référence puisqu’on le retrouve juste après.

      La dernière est une très intéressante revue égyptienne de droit international qui, en 1945, affirme ceci :
       »« C’est un principe de notre droit, en même temps qu’un principe de morale internationale que nul ne peut avoir deux nationalités », écrivait Weiss à propos de l’art. 26 de la loi Delbruck promulguée par l’Allemagne le 22 juillet 1913. Le second paragraphe de cet article dispose : « Ne perd pas sa nationalité l’Allemand qui, avant l’acquisition d’une nationalité étrangère, aura obtenu sur sa demande, de l’autorité compétente de son Etat d’origine, l’autorisation écrite de conserver sa nationalité  ».

       Sur la portée de cette disposition, Delbruck son auteur, après avoir déclaré que « dans des conditions normales ordinaires, appartenir à deux Etats est une absurdité, car un homme ne peut servir deux maîtres  », ajoutait : « il est vrai que nous reconnaissons qu’il y a des cas o/ un sujet allemand se trouvant à l’étranger, pourrait avoir un intérêt à acquérir, à côté de sa vielle nationalité, une nouvelle nationalité, et que tout en possédant cette dernière, il pourrait en même temps représenter utilement les intérêts de sa vielle patrie »." (c’et moi qui souligne).




    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 septembre 2023 13:07

      @Et hop !

      La seconde référence de 1927 fait mille pages mais n’apporte rien de bien nouveau, elle résume la situation du point de vue personnel de M. Fernand De Visscher, un suisse je suppose  :

      "En proclamant les principes « nul ne doit être sans nationalité » et « nul ne peut avoir deux nationalités », le Droit international assure la sauvegarde des intérêts non seulement des Etats mais des individus comme tels. Ce faisant, il restreint, à bon droit ce nous semble, la compétence des Etats légiférer en matière de nationalité.

      "

      Pas eu le temps de retrouver Weiss ou Rolin. 
      Ce sera pour plus tard...


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2023 16:26

      @Luc-Laurent Salvador

      Nul ne peut avoir deux nationalités était un article du « Code civil des Français », titre original du Code napoléon, regardez un vieux Code civil, c’est au début du titre I.

      Le Code civil est le statut des Français, avoir deux nationalités veut dire qu’une même personne être régie par deux code civils différents, par exemple l’un disant que la majorité est à 21 ans, l’autre à 18.

      «  Il semble en effet qu’il y ait eu une forme de consensus international... »

      Vous avez la réponse, c’est comme pour le Covid19.


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2023 16:32

      @Com une outre

      D’après ce que je sais, mais je n’ai pas vérifié recemment, il n’y apas de droit du sol en France contrairement à ce qui est répété dans tous les médias. Un enfant né en France de parents étranger a la nationalité de ses parents, la nouveauté est qu’il peut automatiquement obtenir la nationalité française à la majorité.

      C’est différent dans les pays d’immigration comme les USA qui s’est peuplée à 90 % avec des familles de migrants.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 17 septembre 2023 17:17

      @Et hop !

      J’ai trouvé le livre d’André Weiss qui est intéressant car tout est bien articulé et explicité. 
      A noter qu’à un moment donné il s’autorise la formule « Nul ne peut avoir deux patries » qui montre une relative indistinction des notions.

      Le Code Civil des Français est lui aussi accessible mais malheureusement il ne dit rien de la nationalité et donc, la phrase « Nul ne peut avoir deux nationalités » ne s’y trouve pas, au moins dans la version consultée, celle de 1804.
      Se pourrait-il que ce soit dans des versions ultérieures ou dans les autres volumes ? Je regarderai ça plus tard. Merci quoi qu’il en soit pour cette référence.

      A noter que dans une thèse de 2015 qui revient sur la question, j’ai trouvé ce passage qui dit bien le consensus international à ce sujet puisqu’il a été celui de la Société des Nations, en 1930 :

      "...cette vision était également celle de la Société des Nations qui, dans le Préambule de la Convention de La Haye du 12 avril 1930 sur la nationalité a déclaré qu’il était « de l’intérêt général de la communauté internationale de faire admettre par tous ses membres que tout individu devrait avoir une nationalité et n’en posséder qu’une seule  » et qu’il fallait donc supprimer les cas d’apatridie mais aussi ceux de double nationalité85. Cette proposition est alors principalement guidée par la crainte que la double allégeance ne provoque, dans certaines circonstances, des conflits de loyauté."


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2023 17:44

      @Luc-Laurent Salvador

      Code civil, Article 17 : « La qualité de français se perd 1°. Par la naturalisation acquise en pays étranger ; 2°. par l’acceptation non autorisée par le chef de l’État de fonctoions publiques conférées par un gopuvernement étranger ; 3°. enfin par tout établissement fait en pays étranger sans esprit de retour. Les établissement de commerce ne pourront jamais être considérés comme ayant été faits sans esprit de retour. »
      Article 19. « Une femme française qui épousera un étranger suivra la condition de son mari. Si elle devient veuve, elle recouvrira la qualité de française pourvu qu’elle réside en France. »

      Ces articles ont été abrogés par l’Ordonnance du 19 octobre 1945, portant Code de la nationalité, dont un des rédacteurs est René Cassin, aussi co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui est fondamentalement différente de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen promulguée en 1789 par le roi Louis XVI, comme le montre son titre qui distinguait soigneusement les droits des citoyens (français) des droits de tous les hommes (français et étrangers), les Français ayant plus de droits. Les articles commencent soit par « Tout homme » soit par « Tout citoyen » (p.e. « a également accès à tous les emplois publics sans autre distinction que leurs capacité et leurs talents ».

      Mais dans le Code de la nationalité (de 1945, inséré dans le Code civil), on retrouve exactement le texte de l’article 17, 2° :
       Article 87 : « Perd la nationalité française le Français majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère. »

      Auquel est ajouté :
      — Article 88 : « Toutefois,... la perte de la nationalité française est subordonnée à l’autorisation du gouvernement français. Cette autorisation et accordée par décret. (...) (À partir de ce moment-là, un Français peut avoir deux nationalités, je ne crois pas qu’il y ait eu un seul cas d’opposition par décret du gouvernement).

       Article 92 : » Le Français qui perd la nationalité française est libéré de son allégeance à l’égard de la France : « (...)

      L’article 19 du Code civil devient : 

       Artcle 94 : » La femme française qui épouse un étranger conserve la nationalité française, à moins qu’elle ne déclare expressément avant la célébration du mariage ... qu’elle répudie cette nationalité. "


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2023 17:53

      PS : Il faut noter la perversité de la rédaction, ce n’est pas la faveur de déroger à la loi générale en conservant son ancienne nationalité, mais de la perdre qui doit être « autorisé par décret ». L’article 88 abroge complètement et de façon perfide la disposition de l’article 87.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 17 septembre 2023 18:00

      @Et hop !

      Merci pour avoir ciblé la chose avec précision.
      Je comprends que la formule « Nul ne peut... etc. » est un résumé efficace car éloquent des dispositions du Code Napoléon.
      J’imagine que la formule en question est d’André Weiss puisqu’on ne la retrouve pas avant lui (dans Google livres smiley ).

      J’ai noté dans la thèse de 2015 susmentionnée que dans l’Ancien Régime il était tout naturellement exclu pour un sujet du Roi de faire allégeance à un autre souverain en même temps. Donc tout ça vient de loin et rejoint bien la problématique de la bigamie à mon sens. Mais bon, on peut laisser cet aspect de côté à présent.


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2023 23:00

      @Luc-Laurent Salvador

      J’avais vue cet article, mais je ne le retrouve plus.

      L’article 17 qui est d’origine dans la Code civil, dit la même chose, on perd sa nationalité quand on en acquiert une autre volontairement.

      Le « volontairement » devait être pour les Acadiens ou les Lorrains qui se retrouvent Anglais ou Prussiens sans l’avoir voulu.

      Ce principe n’a rien d’original, il existait dans tous les pays pour la raison déjà dite.

      Le Code civil est une unification des statuts civils des différentes provinces que constituaient les coutumes (de Bourgogne, de Bretagne, de Paris, de Normanduie, d’Artois, de Sens, etc..) et le droit écrit (romain) pour les autres. Jean Domat avait déjà fait un grand tableau comparatif des dispositions des différentes coutumes, et essayé d’en unifier les principes.

      Les Pays à coutumes étaient appelées des nations, il y avait la nation d’Auvergne, la nation picarde, la nation normande, etc. Quand une nouvelle nation était acquise à la Couronne, par mariage, traité ou conquête, les coutumes, usages, institutions, mesures, langues étaient recueillies par des commissaire royaux pour pouvoir continuer à les appliquer. Cela avait été fait au Canada chez les Hurons, les Algonquins, etc.. Cela a été refait en Algérie, c’est l’origine du droit indigène. Dans le serment du sacre, le roi de France jurait de défendre les droits et libertés de « ses peuples », il s’agissait de leurs coutumes, usages, propriétés, institutions. Le roi n’avait pas de pouvoir législatif, ses ordonnances, édits, déclarations étaient des règlements d’administration publique, du droit administratif. il ne pouvait pas par exemple changer l’âge de la majorité, son pouvoir législatif ne portait que sur les routes, la monnaie, l’armée, la justice, les écoles, les municipalités, les hôpitaux, la fiscalité, il ne pouvait pas créer d’impôt sans l’accord des États provinciaux. 
      Avec les Jacobins, tout a été uniformisé, les petits Bretons ont commencé à avoir l’interdiction de parler breton. Maintenant, il est question de supprimer les nationalités, c’est-à-dire d’imposer les même droit, la même langue, le même costume, la même cuisine,.. aux Français, aux Chinois, et aux Iraniens, Nike, MacDo, Coca, Dollar, Hip Hop, LGBT, ARN-messager, etc dans le monde entier, le Marché devient monopolistique, personne ne doit vivre autrement.


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2023 23:12

      @Luc-Laurent Salvador

      La polygamie existe traditionnellement dans de nombreux pays, donc ça peut fonctionner. Relever personnellement de deux droits ne peut pas fonctionner, à moins d’uniformiser complètement le droit civil des personnes, ou de le supprimer complètement. C’est le but.
      Le mariage dit catholique, c’est-à-dire hétérosexuel, monogame, pour la vie, avec consentement préalable des deux époux, et égalité de capacité civile de l’homme et de la femme, absence d’adoption, n’est pas chrétien, il est antérieur, il existait chez les Celtes (Gaulois) qui connaissaient le régime dotal (la femme reçoit un patrimoine quand elle se marie, c’est sa part de succession dans le patrimoine de sa famille qu’elle quitte. Il est très différent du mariage juif (qui est sémitique, c’est le même que les arabes, polygame avec des femmes qui restent mineures toute leur vie, et possibilité de répudiation), et du mariage romain qui par exemple permettait l’adoption et la répudiation.


    • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2023 23:34

      @Luc-Laurent Salvador

      Si vous regardez de quoi traite le livre I du Code civil, il détermine l’état civil (les nom, le sexe, la nationalité, l’âge de la majorité, le domicile), puis le mariage, le divorce, et les droits et devoirs des parents sur leurs enfants mineurs. Or il est question actuellement de tout supprimer, il n’y aura plus d’enfance, l’identité sera numérique et internationale, onusienne, chacun pourra tout changer : son nom, son sexe, son âge, son poids, sa couleur de peau, tout sauf son numéro de matricule, son schéma vaccinal et son crédit carbone.
      Le Livre II traite de la propriété privée et des successions, deux institutions qu’il est aussi question de supprimer : « Vous n’aurez rien, vous serez heureux ».


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 18 septembre 2023 10:27

      @Et hop !

      Merci pour ces rappels historiques et l’excellente analyse qui suit.

      En fait, le Royaume de France était une sorte d’état fédéral comme les USA, avec un pouvoir régalien qui ne s’étendait pas aux coutumes des nations le composant.

      C’est intéressant !

      Et oui, nous sommes bien d’accord que le but est la destruction des nations de sorte que face au pouvoir mondial il n’y aura en principe que des individus forcément sans défense vu le rapport de force.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 18 septembre 2023 10:32

      @Et hop !

      Complètement d’accord avec votre dernier message.
      Nous devenons des individus avec un identité numérique et le reste devient presque accessoire.
      Le « puissance de ce monde » n’ont d’yeux que pour ce qui leur donne une complète emprise sur nous.
      A nous de nous accommoder du reste, cad, de la portion congrue de nos droits et libertés chèrement acquis dans les siècles passés.
      Tout ça va disparaître sans laisser de trace comme les larmes dans la pluie (dixit Roy Batty, le nexus 6 à la fin de Blade Runner)... smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 18 septembre 2023 10:42

      erratum : « LeS »puissanceS de ce monde« 

      Enfin, concernant la bigamie je n’ai visiblement pas été clair. Mon titre a amené à pensé qu’il pouvait y avoir problème sous le rapport de la double nationalité et des législations étrangères.

      Ce n’est pas du tout mon sujet. 

      J’ai seulement voulu dire que la bigamie a toujours été unanimement rejetée en France, elle est prohibée et, donc, passible de la loi.

      Je l’ai donc prise comme point de référence vis-à-vis de l’idée d’engagement qui lui est inhérente, en pensant que ça aiderait à comprendre pourquoi il doit en aller de même vis-à-vis de la nation et, d’ailleurs, il en a toujours été de même.

      Grâce aux références juridiques vers lesquelles vous m’avez amené, je peux pointer le fait qu’il y avait un consensus international relativement au fait que »nul ne peut avoir deux nationalités" (ou deux patries aussi parce que la signification sous-jacente est la même). Le conflit de loyauté était évident pour tout le monde.

      Maintenant, lorsqu’un individu à double nationalité commet un crime économique (ou pire) contre la France, il semblerait scandaleux qu’on puisse questionner sa loyauté alors que devrait être l’évidence même. Nous marchons sur la tête, pas surprenant que nous allions au désastre. La cinquième colonne est nourrie au grain chez nous... smiley


    • Et hop ! Et hop ! 18 septembre 2023 10:59

      @Luc-Laurent Salvador : « J’ai noté dans la thèse de 2015 susmentionnée que dans l’Ancien Régime il était tout naturellement exclu pour un sujet du Roi de faire allégeance à un autre souverain en même temps. »

      Sous l’Ancien Régime, il n’est pas du tout interdit pour un Français de s’engager dans une armée étrangère, même en guerre contre la France. Il n’y avait pas de service militaire ou de conscription sauf pour les nobles dont c’était la fonction premièrere (et pour des milices locales, urbaines, garde-côtes, marins), les armées étaient faites de professionnels, de régiments français avec des soldats engagés par contrats et des régiments étrangers (Ecossais, Croates, Suisses,..) avec des étrangers aussi engagés par contrat. De nombreux nobles étaient officiers engagés dans les armées prusses, etc.. y compris dans des batailles contre l’armée française.

      Sous l’Ancien -Régime, il n’est question ni de citoyenneté, ni de nationalité, ce dernier mot ayant été inventé au XIXe siècle.

      Citoyenneté. Sous la Révolution, le mot citoyen, citoyenneté a remplacé celui de bourgeois qui voulait dire ensemble des droits dont jouissait une personne domiciliée dans une ville ayant droit de cité : bourgeois, de Paris, de Limoges, de Bordeaux, etc, mais en prenant une valeur nationale : au lieu d’être bourgeois d’une ville on devenait citoyen du pays entier, de la Nation. Sous l’AR, on ne pouvait être bourgeois que de la ville où on élisait domicile, on ne pouvait pas être bourgeois de deux villes. Ce n’était pas les individus qui étaient bourgeois (par exemple d’Aurillac), mais des familles, plus exactement un foyer ou feux, les parents, enfants, éventuellement grands parents, oncles, tantes célibataires, domestiques, et autres personnes habitant la maison. Ce feu était représenté par le chef de famille qui pouvait être une femme. Le mot citoyen avait déjà le sens de bourgeois dans les villes calvinistes comme Genève, Amsterdam, et on était citoyen de Genève, pas citoyen helvétique, de même qu’actuellement on est citoyen de France ou d’Autriche, pas citoyen européen.

      Nationalité. Une personne sujette du roi de France était dite « régnicole », le mot pour dire non régnicole étant aubain (au-bain = d’un autre ban) ou étranger (etr-anger, autre gens, le mot « gens » voulant dire famille élargie, race, du grec « genos »). La seule différence de droit qu’avait un étranger, c’est que, n’étant pas soumis à une coutume française, à son décès ses biens revenaient au roi, car c’est une disposition du droit civil (coutume) qui donne à la veuve ou aux enfants la propriété des biens d’une personne décédée, or le droit civil français ne s’applique pas à des étrangers. Les étrangers vivant en France bénéficiaient, indépendamment de leur pays d’origine, d’un droit minimum reconnu internationalement et appelé traditionnellement « droit des gens », ancien nom des « droits de l’homme ».
      Pour devenir régnicole français, il fallait des lettre patentes de naturalisation du roi (l’équivalent actuel d’un décret pris en Conseil d’État).
      Les Juifs étaient non régnicoles, ils étaient considérés comme une nation étrangère, et ils avaient dans toute la France un statut civil royal équivalent à une coutume locale qui prévoyait l’héritage, donc ils n’avaient pas ce problème des autres étrangers. Ce statut leur donnait leurs tribunaux particuliers, leur état-civil particulier, leur fiscalité particulière, etc... Ils étaient extrêmement peu nombreux, localisés dans quelques villes du Sud-Ouest (Bordeaux, Narbonne, Bayonne,..), d’Avignon et de Carpentras, des trois évêchés, d’Alsace, il y avait moins de 100 familles juives à Paris en 1789. 

      Dans les Antilles, au Canada, en Louisiane, les population indigène étaient considérées comme régnicoles françaises dès qu’elles étaient baptisées catholiques, ce qui se faisait collectivement et permettait de leur établir un état-civil. Alors que les noirs étaient réputés étrangers jusqu’à l’ordonnance de Louis XIV connue par la suite sous le nom de Code noir, qui les naturalise collectivement dès qu’ils ont reçu le baptême.


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