jeudi 18 février - par Opposition contrôlée

La France, la politique, la religion et les musulmans (1/2)

 

Choc des civilisations, terrorisme international, ennemi de l'intérieur, s'il y a un sujet à la mode depuis quelques décennies, c'est bien « l'Islam ».

Pourtant, « l'Islam » est par excellence une notion vague et essentialisée, funeste au raisonnement. Il n'existe rien de concret qu'on puisse nommer simplement « Islam ». Le terme est d'ailleurs assez récent. Dans le passé, on parlait « d'islamisme », terme qui n'avait pas la connotation péjorative qu'on lui prête aujourd'hui, et qui avait la qualité de ne pas fixer un phénomène complexe dans un simple objet.

Essentialiser, c'est une technique, employée volontairement ou non, très appréciée pour embrouiller les esprits, et saboter toute tentative de perception de la réalité au-delà des apparences. Et particulièrement de nos jours, au-delà de la lucarne médiatique et son matraquage de slogans. 

On peut objecter que parler « d'Islam » est une facilité de langage, mais celle-ci entraîne fatalement le simplisme du discours. Comment affirmer quelque chose à propos d'un phénomène qui s'étend sur 1400 ans d'Histoire, et s'allonge du Maroc à l'Indonésie, et comporte des dizaines, si ce n'est des centaines de branches ? Certains osent, mais chacun sait qui sont ces gens « qui osent tout »... 

En effet, depuis 2001, il n'est pas rare de trouver des individus qui nous pondent des « théories générales de l'Islam » sous une forme ou une autre. Et une foule d'islamologues improvisés qui n'hésitent pas « à dire la vérité » et nous invitent à « ouvrir les yeux » sur un épouvantable complot contre notre culture, contre les femmes, contre la laïcité, contre la république, etc. De droite, de gauche, laïcards fervents républicains, « cathos tradi », identitaires, « marxistes », le sujet à le mérite de ratisser large. Mais ces généralisations outrancières ne sont pas l’apanage des « antis », puisqu'un certain nombre de courants musulmans font de même.

Les réquisitoires contemporains tendent à dessiner une image du "monde musulman" très proche des fumisteries évangéliques états-uniennes, et ce n'est certainement pas le fruit du hasard. Reprise en cœur par les sionistes, la vision projetée est à peu près celle-ci :
"L'Islam", fausse religion, fanatique et malfaisante dans son essence, serait un "bloc" qui cherche la destruction du "monde judéo-chrétien" par tous les moyens, et ce, depuis ses commencements. Ennemi du progrès et de la civilisation, il incarne l'obscurantisme, l'arriération, la violence et la soif de conquête.

Des idées simples pour des esprits simples. Un manichéisme hollywoodien, qui va puiser sélectivement dans les événements historiques pour produire des parallèles scabreux avec les événements contemporains.

En France, les rapports avec le monde islamique sont très anciens, puisque comme chacun sait, "Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers" en 732. Ce que chacun ne sait pas, c'est qu'une grosse partie des "Arabes" sont en réalité des berbères, récemment convertis, et que les blocs homogènes, chrétiens contre musulmans, sont une projection moderne.

En effet, à l'Ouest, l'empire Omeyyade s'est étendu par la conquête militaire dans le Maghreb, puis à envahi la péninsule ibérique, pour finir sa course en Gaulle. Mais c'est "business as usual" pour les habitants de ces régions, puisque Byzantins, Vascons, Wisigoths, Francs et encore d'autres se sont disputé l'Afrique du Nord et le Sud de l'Europe depuis 3 siècles. Rapidement, les ambitions des chefs de guerre vont provoquer des scissions et des alliances, surprenantes au regard de la vision manichéenne de l'Histoire.

Ainsi, un chef berbère musulman, Munuza, entrera en conflit avec les Arabes, et s'alliera avec Eudes d'Aquitaine, guerrier Vascon, chrétien, et ennemi des Francs, en particulier de Charles Martel. Il offrira sa fille en mariage à Munuza, mais celui-ci, intercepté par les Arabes, sera décapité avant que le projet se concrétise.

Quelques années plus tard, Charlemagne, Franc, a unifié la majeur partie de l'Europe occidentale. Mais l'empire musulman s'est au contraire divisé, le califat Abbasside prenant le pouvoir aux Omeyyades au moyen-orient, tandis que la péninsule ibérique reste omeyyade. Charlemagne ouvre une mission diplomatique auprès des Abbassides qui aboutit à une alliance contre les Omeyyades. Une opération conjointe contre l'empire byzantin, chrétien orthodoxe, sera également discutée.

Deux siècles plus tard, les enjeux politiques ont changé de nature. L'Europe se re-fragmente. Le monde musulman est lui plus divisé que jamais. Les Turcs Seldjoukides s'emparent de Jérusalem en 1073, tandis que l'Afrique du Nord, de l'Algérie à L'Egypte est sous le règne du califat fatimide. Le Maroc et la péninsule ibérique restent autonomes. 

Le commerce croit entre l'Asie et l'Europe, dont les intermédiaires sont les Arabes et les byzantins. L'agitation à l'intérieur de l'Europe occidentale est une source de préoccupation pour les pouvoirs politiques. L'idée de la croisade germe de ces deux phénomènes. Se servir des excédents de population en Europe et des seigneurs féodaux sans héritage, pour conquérir le moyen-orient, et ainsi s'exonérer des taxes prélevées par les intermédiaires. La première est lancée en 1075, et parviendra à conquérir la partie occidentale du moyen-orient.

Plus tard, durant la quatrième croisade, les Francs mettront à sac la Byzance chrétienne, en 1204, suite à un arrangement avec les Vénitiens, puissance commerciale montante en méditerranée, concurrente de Byzance. Suivront encore deux croisades, jusqu’à l'éviction des occidentaux dans les années 1290.

Les deux siècles suivants sont marqués par la montée en puissance des organisations étatiques en Europe, qui s’appuie sur la classe sociale montante des marchands : la bourgeoisie. L'exacerbation des conflits entre les puissances de l'Europe occidentale demande de plus en plus de finances, tout le monde lorgne sur les biens de l'Église catholique. Après une succession de morts mystérieuses des papes, Philippe le Bel, roi de France, contraint le Saint-Siège à résider à Avignon en 1309, sous étroite surveillance. Il liquide le puissant et riche ordre des templiers en 1307, avec le concours du pape Clément V, sur la défensive.

Si la religion garde en Europe une influence certaine sur les populations, il faut cependant noter que dès cette époque, le pouvoir politique n'a plus aucun compte à lui rendre. La religion est cantonnée au rôle d'opium du peuple. En 1378, les manigances politiques provoqueront le schisme d'occident, avec deux papes en concurrence, l'un à Avignon et l'autre à Rome. Il y aura même des périodes où trois papes différents se réclameront les successeurs de Saint-Pierre... La situation ne se normalisera qu'à la fin du XVe siècle.

En 1453, la récente dynastie des Ottomans s'empare de Constantinople. De nombreuses tentatives de rapprochement entre son Église orthodoxe et l'Église catholique ont été tentés, pour inciter les pays de l'Ouest à l'aider militairement par "solidarité chrétienne", mais ceux-ci sont trop contents de voir disparaître un concurrent commercial. L'empire Byzantin se disloquera dans l'indifférence générale des gouvernants occidentaux.

Ce siècle marque également l'expansion du commerce maritime, qui renforcera encore davantage la puissance des marchands dans la société occidentale. Bien que l'empire Ottoman s'affirme en Orient, les bourgeois occidentaux ont désormais la possibilité de contourner les continents par la mer, et de faire du commerce, et des conquêtes, par la bateau. Et c'est aussi la fin de la présence islamique dans la péninsule ibérique, après la chute de Grenade en 1492. C'était ici, plutôt qu'à l'Est, que se sont établies la majeure partie des échanges culturels entre musulmans et chrétiens. Pendant des siècles, l'université de la Sorbonne sera avide des manuscrits issus du monde islamique. C'est par ce canal qu'ils se procureront l'immense majorité des textes des philosophes grecs antiques, et débattront ardemment les textes des commentateurs musulmans.

S'ouvre la période dite de la renaissance. En 1515 François 1er est couronné roi de France. La situation politique est marquée par la rivalité avec l'empire des Habsbourg, qui unifie la majeure partie de l'occident, à l'exception de l'Angleterre et de la France, et qui se bat contre les Ottomans à l'Est. Pragmatique, François 1er s'allie aux Ottomans dans la lutte contre le saint empire romain germanique. Après plusieurs opérations militaires coordonnées, il entérine l'alliance en 1536 avec Soliman le Magnifique. En Angleterre, Henri VIII rompt avec l'Église de Rome, et fonde l'Église anglicane en 1530 se proclamant « Chef Suprême de l'Église et du Clergé d'Angleterre ». Tandis qu'en Allemagne, l'année 1517 voit le début du protestantisme, qui s'étendra également en France, et donnera lieu plus tard à de multiples « guerres de religion », paravent des conflits politiques incessants.

En France, la guerre civile fait rage, et ne se calmera qu'avec l'édit de tolérance, le fameux édit de Nantes de 1598, promulgué par Henri IV, devenu roi de France en 1589. Ces conflits n'ont qu'un vague prétexte religieux. Ils sont directement la conséquence de l'affaiblissement du pouvoir central, royal. Henri IV inversera la tendance. Durant ces années, et pour de nombreuses années encore, trois forces politiques sont en concurrence : l'aristocratie nobiliaire, la bourgeoisie et le pouvoir royal. L'aristocratie dominera, jusqu'à Louis XIV.

Couronné en 1643, il sera le fondateur de l'état nation moderne. Soucieux de mettre au pas l'aristocratie, il se proclamera monarque absolu, et s’appuiera sur la bourgeoisie. Il concentre les « grands » « nobles » à Versailles, la formation de la « cour » lui permet de les surveiller de près, tandis qu'il organise une concurrence aux fastes qui les endette auprès des banquiers et marchands.

Dans son souci d'unification nationale, il entreprend la stratégie de la défense aux frontières et organise une armée permanente, sapant ainsi le fondement de la légitimité féodale de la noblesse. Le même souci d'unification le pousse à révoquer l'édit de Nantes, pour faire du catholicisme romain la religion d'état. Il organise la police et les services de renseignements, institutions qui survivront à tous les changements de régime politique jusqu'à nos jours. L'Histoire se répète, et sa concurrence avec les Habsbourg revivifie l'ancienne alliance franco-ottomane.

À cette époque se développe le courant de l'orientalisme. Madame de Pompadour se fait peindre en turque, tandis que chinoiseries et décors à l'Oriental sont à la mode. L'Orient musulman est imaginé comme pays des mille et une nuits et autres fakirs.

Cependant, le développement du courant intellectuel des « philosophes », ce qu'on nome les « lumières » prend de l'ampleur avec l'affirmation de la suprématie économique et culturelle de la bourgeoisie. Ils voient dans la religion en général un ennemi de leurs ambitions matérielles comme de leurs pratiques "libertines". Seul Jean Jacques Rousseau, protestant converti au catholicisme, et défenseur du peuple contre l'élite, soutient la religion contre le matérialisme.

Dans son « Contrat social », il prendra la défense de Mahomet contre les railleries de Voltaire, qui dans sa pièce « Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète », le dépeint comme un imposteur. L'intention de Voltaire n'est pas de critiquer la religion musulmane en particulier, mais bien le phénomène religieux en général, et prend prétexte d'un sujet exotique pour attaquer le christianisme. La réponse de Rousseau sera :

« La grande âme du législateur est le seul miracle qui doit prouver sa mission. Tout homme peut graver des tables de pierre, ou acheter un oracle, ou feindre un secret commerce avec quelque divinité, ou dresser un oiseau pour lui parler à l'oreille, ou trouver d'autres moyens grossiers d'en imposer au peuple. Celui qui ne saura que cela pourra même assembler par hasard une troupe d'insensés ; mais il ne fondera jamais un empire, et son extravagant ouvrage périra bientôt avec lui. De vains prestiges forment un lien passager ; il n'y a que la sagesse qui le rende durable. La loi judaïque, toujours subsistante, celle de l'enfant d'Ismaël [Mohamed] qui, depuis dix siècles, régit la moitié du monde, annoncent encore aujourd'hui les grands hommes qui les ont dictées ; et tandis que l'orgueilleuse philosophie ou l'aveugle esprit de parti ne voit en eux que d'heureux imposteurs, le vrai politique admire dans leurs institutions ce grand et puissant génie qui préside aux établissements durables. » Du contrat social, chap. VII.

La mort de Louis XIV, en 1715, est un soulagement pour l'aristocratie, vautrée dans la débauche. La régence de Philippe d'Orléans multiplie les orgies et s'amuse de toutes les formes de transgressions. Le jeune Louis XV, contrairement à son prédécesseur, se laisse facilement distraire des enjeux politiques par les plaisirs de la cour. Il attrapera la petite vérole.

Plusieurs missions diplomatiques avec l'empire ottoman confirment l'alliance stratégique centenaire, qui prend un tournant "technique". Dès cette époque, le développement de la science et des manufactures préfigure la révolution industrielle. L'occident commence a distancer l'orient de manière flagrante dans ces domaines, et les Ottomans souhaitent se maintenir à niveau. Ainsi, Claude Alexandre de Bonneval, militaire de carrière, sera envoyé, parmi d'autres, comme conseiller auprès de la sublime porte, se convertira officiellement à l'Islam, et s'attachera à moderniser la production d'artillerie et de mousquets. L'enjeu pour la France est de maintenir l'équilibre stratégique vis-à-vis des puissances d'Europe centrale, tandis que les Ottomans perdent du terrain.

En France, à la fin du siècle, le conflit entre aristocratie, bourgeoisie et pouvoir royal s’exacerbe. Le pouvoir économique est entièrement dans les mains de la bourgeoisie, tandis qu'ils n'ont pas de pouvoir politique. Ceci aboutit au renversement de la monarchie absolue en 1789, en faveur d'une monarchie parlementaire copiée sur le modèle anglais. La bourgeoisie accapare les biens de l'Église, et entend la mettre sous son contrôle. Leurs premières mesures seront de supprimer les mécanismes de régulation de l'économie, corporations, et droits féodaux des paysans, tout en interdisant les coalitions ouvrières. Mais la révolution leur échappe, ils ont déclaré la guerre à l'Europe entière, mais le conflit tourne au désastre. Le peuple se révolte contre les nouveaux maîtres, et la monarchie constitutionnelle explose lorsque le peuple parisien prend d'assaut le palais des Tuileries, le 10 août 1792. Si les armées européennes triomphent, la monarchie absolue sera restaurée.

Pour parer à ce danger mortel, la bourgeoisie doit temporairement s'appuyer sur le peuple, qu'on laisse rêver à une république sociale. Robespierre, Rousseauiste très populaire, incarne cette période. Interdiction de la spéculation sur les biens de première nécessité, ébauche de démocratie directe, les mesures sociales de la république sont très efficaces. C'est sans doute pour ça que la bourgeoisie persiste à ne voir dans cette période que « la terreur ». Leur effort de mobilisation nationale aboutit à la mise sur pied d'une armée de nombreux volontaires, bien équipés, qui élisent leurs officiers.


Ils retourneront la situation militaire, jugée désespérée un an et demi plus tôt. C'est à ce moment que Robespierre est liquidé, son travail est terminé. Les mesures sociales sont annulées, la bourgeoisie entend reprendre le contrôle. Le peuple se révoltera et sera maté dans le sang, tandis que l'armée est occupée à étendre les conquêtes, et que les officiers « populistes » sont éliminés, comme le système d'élection.

Durant toute cette période, l'alliance franco-ottomane a jouer son rôle stratégique classique. C'est Bonaparte qui y mettra un terme. Les conquêtes françaises en méditerranée se rapprochent de plus en plus de la zone d'influence ottomane, les anciens alliés entrent en concurrence.

L'expédition d'Egypte, en 1797, marque la fin de l'alliance. Les soldats français se battent contre les Ottomans. Bien que l'opération fut un fiasco, le jeune général de la république, qui a abandonné ses troupes en déroute, revient en France auréolé de romantisme oriental. La mode est a l'égyptomanie. Soutenu par la bourgeoisie, la presse commence à cultiver sa légende. Déjà subventionnée, entièrement contrôlée par l'état, la presse a dès cette époque une influence considérable. Les tirages sont importants, et la pratique des lectures publiques étend encore son auditoire. Cette propagande reste encore aujourd'hui « l'histoire officielle » en vigueur en France.

La république sera progressivement liquidée au profit de sa dictature. Sur le plan intérieur, une grande partie des institutions dont ont lui prête l'initiative sont en réalité des projets commencés par la république, par exemple la rédaction du code civil est un projet de longue haleine, démarré en 1793. Il assurera le contrôle de l'Église par le fameux concordat, arraché pistolet sur la tempe au pape. Ainsi, les évêques seront nommés par un ministre. La succession apostolique se voit donc sous la responsabilité de la bureaucratie. Un groupe de banquier se voit donner le monopole d'émission de monnaie, grâce à la naissance de la Banque de France, qui restera un organisme privé jusqu'en 1936, outil par lequel la bourgeoisie s'assure une ligne directe entre les caisses de l'état et ses poches. Il rétablit l’esclavage en 1802, à la plus grande joie des négriers et planteurs.

Sur le plan extérieur, il met l'Europe à feu et à sang, et pille le continent tout entier. L'équation stratégique se déplace géographiquement, mais reste la même : il faut trouver des alliés sur le coté Est de l'ennemi. Ainsi, une nouvelle alliance avec un pays du monde islamique voit le jour, cette fois avec la Perse. Le traité, signé en 1807, vise à maintenir une pression sur deux fronts contre l'empire Ottoman. Cependant, dès l'année suivante, les Perses se tournent préférentiellement vers les Anglais, et le traité n'a pas de suite. 

Finalement, les déboires militaires commencés en Russie en 1812, vont entraîner la désintégration de l'empire. La bourgeoisie française, qui jusqu’à présent a obtenu sa part du butin, change radicalement d'attitude vis-à-vis de Napoléon. Celui-ci commence à leur réclamer des impôts en 1813, qu'il ne peut plus prélever dans les pays qui se libèrent les uns après les autres. Il tombera quelques mois plus tard, et après un bref sursaut en 1815, quitte la scène politique définitivement. 

La coalition européenne victorieuse met le successeur de Louis XVI sur le trône de France. Louis XVIII aura une politique d'apaisement et de compromis entre les intérêts des forces en présence : peuple, aristocratie, bourgeoisie et pouvoir royal. Il ne restaure pas la monarchie absolue, mais une monarchie parlementaire. Il tente en vain de réformer le concordat. Son successeur, Charles X, avait, dit-on, des visions de la Vierge, et fera de nombreuses concessions économiques aux prélats et congrégations français. Sur le plan extérieur, l'empire ottoman continue d'être grignoté par les occidentaux. La France soutient les Grecques dans leur guerre d'indépendance, entre 1823 et 1830. La défaite ottomane, et une guerre civile qui fait rage en Espagne, ouvrent de nouvelles opportunités en méditerranée. Espagnoles et Ottomans étant hors jeu pour un certain temps, la France se lance dans la conquête de l'Algérie, officiellement pour mettre fin à la piraterie.

L'opération commencée sous la monarchie légitimiste se poursuit sous le nouveau régime issu de la révolution de 1830, opération entièrement pilotée par la bourgeoisie, à l'instar de celle de 1789. Le nouveau roi, Louis-Philippe d'Orléans inaugurera la pire période de misère ouvrière que la France a connue. Les libertins imposent un ordre moral sévère au peuple, par le biais de l'Église catholique. Adolphe Thiers, longtemps Premier ministre du royaume, dira plus tard : 

« Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme : "Jouis" » (Commission sur l'instruction primaire, 1849)

Durant cette période, la France étend ses conquêtes vers le Maroc, a qui il impose une tutelle croissante.
Devant la montée de la colère des masses, l'opération « révolution colorée » est renouvelée en 1848. La Seconde République est inaugurée, et suscite beaucoup d'espoirs. C'est à cette époque que Marx rédige « le manifeste du Parti communiste ». Selon le même schéma que l'Histoire de la première république, le peuple est calmé un temps, puis la république est liquidée. En 1852 Louis-Napoléon Bonaparte restaure un régime dictatorial, suite à un coup d'état. Durant son règne, la bourgeoisie sera florissante comme jamais. C'est l'époque du développement du chemin de fer en France, des réseaux de gaz urbain, et de nombreuses autres industries nouvelles. La situation du prolétariat, elle ne s'améliorera pas, les quelques hausses de salaire seront compensées par la hausse de l'inflation. L'Église catholique concordataire conserve sont rôle d'auxiliaire de police et sa primauté dans l'éducation, mais beaucoup commencent à critiquer son efficacité décroissante sur peuple. La presse est toujours soumise à la censure d'état, mais là aussi, beaucoup redoutent que les flagorneries de courtisans ne trompent plus grand monde. Le danger de l'organisation ouvrière est dans tous les esprits bourgeois, tandis que les méthodes de propagande du régime sont jugées archaïques par un nombre croissant des membres de l'élite.

Durant ce règne, l'empire britannique est déjà en train de dévorer le monde, et l'Asie est la principale proie de l'appétit des nations européennes. La France participera à plusieurs guerres, en Crimée contre les Russes, en Chine, elle commence l'invasion du Viêtnam, « intervient » en Corée.

L'aventurisme politique de l'empereur fera chuter le régime, pour laisser place à la république telle que nous la connaissons. Voir l'article L’origine de notre République pour la description de ces évènements.

À l'issue de cette première partie, j'espère que le lecteur aura déjà assez d'éléments pour voir que la fable de « l'islam » conquérant et celui de l'affrontement millénaire de la « chrétienté » contre « l'islamisme » relève de l'ignorance crasse, d'une vision du monde et de l'Histoire estropiée, une sorte d'inversion accusatoire anachronique. Dans la seconde partie, nous verrons pourquoi et comment ce mythe est diffusé aujourd'hui. 



138 réactions


  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 18 février 17:40

    Dans le rôle de l’épouvantail de l’empire, l’Islam et son bras séculier le « terrorisme » a remplacé le « communisme ». Il fallait bien trouver à la fois combler le vide laissé par une implosion intempestive de l’URSS (qui ne faisait plus peur depuis l que Gagarine était devenu un héros), justifier l’assassinat des chefs d’états qui voulaient vendre leur pétrole autrement qu’en dollar (Saddam Hussein et Kadhafi), travestir les invasions territoriales au Moyen-Orient en position géostratégique clé pour les oléo-gazo-ducs et le trafic des sources d’énergie, et consolider l’implantation d’Israël, plaque tournante des intérêts de l’OTAN plus sûre que la Turquie toujours à la recherche de son émancipation,. 

    L’Islam est à la géopolitique ce que la Covid est à la finance : un outil multifonctions d’ajustement et de contrôle des populations. Il suffit de le sortir de sa boite comme les éprouvettes de Colin Powell pour que les journalistes comprennent qu’ils n’ont quà bien se tenir.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 février 18:53

      @Séraphin Lampion
      Ne me « spoilez » pas la deuxième parti mille sabords ! Même si tout le monde la voit venir...


    • JPCiron JPCiron 18 février 21:12

      @Séraphin Lampion

      un outil multifonctions d’ajustement et de contrôle des populations >

      En effet, tant que l’on s’active sur le bouc émissaire, on ne parle pas de l’ennemi occupé à nous ronger de l’intérieur...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 février 21:25

      @JPCiron
      Le fin du fin, c’est de manipuler les deux camps à la fois, pour les faire se déchirer, en faire deux forces opposées qui s’annulent, tandis que les maîtres du jeu continuent leurs magouilles. Mais encore une fois, c’est pour la seconde partie.


    • microf 19 février 15:25

      @Séraphin Lampion

      Bravo, le tout résumé en quelques lignes, rien á ajouter, tout simplement Bravo.


  • perlseb 18 février 19:31

    Un résumé un peu plus condensé de ce résumé historique : le peuple est constamment baladé par ses dirigeants experts en propagande, mais, encore aujourd’hui, il est persuadé que la « solution » sera enfin trouvée avec le prochain ... dirigeant.

    Encore quelques millénaires et le peuple pourra peut-être goûter à l’absence de dirigeants, ... à moins que nos dirigeants nous devancent et qu’ils goûtent à l’absence de peuple (au hasard, dans le désordre : un virus). Merci qui ? Merci l’IA.


    • JPCiron JPCiron 18 février 21:16

      @perlseb
      .
      ses dirigeants experts en propagande >

      Sans doute le sont-ils effectivement un peu.
      Mais peut-être ne sont-ils que des marionnettes de ceux qui les ’’tiennent’’ par les écoutilles ? Si bien qu’ils doivent, pour se maintenir, réciter les slogans de ces derniers.
      .


  • sylvain sylvain 18 février 19:42

    reste le bruit et l’odeur tout de même . Non je déconne, mais ce qui reste inquiétant avec l’islam, c’est qu’il semble qu’il y ai beaucoup de gens qui croient réellement en ses dogmes et en ses chefs contrairement à la foi chrétienne qui est au mieux une occasion de faire une bouffe


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 février 19:53

      @sylvain
      Ce sera pour la deuxième partie. A l’heure actuelle, la plus grande nation qui se réclame du christianisme sème la mort et le chaos dans le monde, au nom de la liberté et de la démocratie. Après avoir commis le plus grand génocide de l’Histoire...
      L’article vise surtout à montrer que la religion, les dirigeants n’en n’on rien à f****e depuis au moins 7 siècles... Tandis qu’il se publie régulièrement, ici même, les thèses foireuses que je dénonce, largement inspirées des délires de la nation précédemment évoquée.


    • Pascal L 18 février 21:50

      @Opposition contrôlée
      Le plus grand problème avec l’islam, c’est que la science nous montre aujourd’hui que les documents initiaux (Coran, Sîrah, Hadiths) ont été forgés de toutes pièce par la volonté du pouvoir temporel, en particulier à partir du calife ʿAbd Al-Malik à la fin du 7ème siècle. Muḥammad n’est que le plus obscur de ses prédécesseurs sur lequel il était facile de construire une légende. De même pour la Mecque qui n’existait pas au 7ème siècle et dont le site a été choisi pour son absence de passé. Tout pouvoir temporel veut posséder le pouvoir spirituel pour se stabiliser et l’islam a bien été créé pour cet usage. Que des musulmans n’ait pas adhéré à cette politique et aient proposé d’autres solutions, cela se comprends parfaitement. Cela va jusqu’à ce que de nombreux musulmans ignorent totalement le contenu du Coran qu’ils récitent par cœur mais dans une langue qu’ils ne comprennent pas et qui n’est la langue maternelle de personne.
      Le christianisme a la particularité unique d’avoir été créé en dehors de tout pouvoir temporel. Cela n’a pas empêché les hommes de pouvoir de tenter l’OPA, mais ce genre d’association ne peut fonctionner correctement. L’islam fait bien plus rêver les politiques.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 février 21:59

      @Pascal L

      ce genre d’association ne peut fonctionner correctement

      C’est pourtant ce qui s’est produit. Il faut définitivement séparer le temporel du spirituel.


    • Pascal L 18 février 23:10

      @Opposition contrôlée
      « séparer le temporel du spirituel » Il faut le dire aux hommes politiques qui rêvent toujours de concordat.


    • Pascal L 20 février 12:03

      @OMAR
      Mais qui est habilité à nous dire quel est le véritable islam ? Tout musulman que j’interroge me dit qu’il est dans le véritable islam et que les autres sont des imposteurs mais chacun s’est fait un islam à sa mesure. Cela fait beaucoup de véritables islams incompatibles entre eux. Le seul point commun assumé est le Coran qui est unique depuis 1924. Mais en lisant le Coran, la position wahhabite ou celle des Frères Musulmans sont conformes car nous pouvons trouver toutes les positions dans le Coran. La différence venant principalement qu’ils réclament le pouvoir pour leur chapelle respective. Si l’islam n’est qu’une affaire de pouvoir, il serait temps de demander son avis à Allah ; peut-être qu’il a quelque chose à nous dire.


  • Xenozoid Xenozoid 18 février 21:25

    je reviendrais plus tard,je me demande si cela est nécésaire,si je revient ce sera seuleument pour voir si modératus réagira, ensuite :

    Comment affirmer quelque chose à propos d’un phénomène qui s’étend sur 1400 ans d’Histoire, et s’allonge du Maroc à l’Indonésie, et comporte des dizaines, si ce n’est des centaines de branches ? Certains osent, mais chacun sait qui sont ces gens « qui osent tout »... 


    yep


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 février 21:28

      @Xenozoid
      J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de penser à certains auteurs lors de la rédaction de cet article...


    • Xenozoid Xenozoid 18 février 21:51

      @Opposition contrôlée

      il ne réagira pas,c’est un pleutre,il préfere son trou.....

      ici le gluon, bonne nuit


    • Xenozoid Xenozoid 19 février 18:37

      @OMAR @popov

      omar et popov, vous croyez que c’est une bonne idée de troller et vous écharper sans prendre l’article et son auteur en perspective ,soit une bonne idée ?


    • reptile HOT DOG 19 février 18:40

      @Xenozoid

      L’ islamisme as tuer les autre tendance de l’ islam ...
      il ne reste que wahabisme et salafiste dans l’ islam moderne ...
      on est pasé d’ un poly-islamisme ( soufi , ibadisme , ahamadisme , ...) a un mono-islamisme de droite pour les bedoin wahabiste , et de gauche pour les salafiste ...

      l’ islamisme est devenu un mouvement politique a tendance sectaire .


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 18:40

      @Xenozoid
      Merci.


    • Passante Passante 19 février 18:41

      @Xenozoid

      te fatigue pas xeno..
      on ne peut rien contre l’amour
       smiley


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 18:41

      @HOT DOG
      Non, il y a une OPA sur la religion par certaines forces politiques qui savent parfaitement ce qu’elles font  et qui ont des moyens considérables  , mais c’est pour la seconde partie...


    • reptile HOT DOG 19 février 18:47

      @Opposition contrôlée

      ok je vais eviter de spoiler ...
      mais je dirais quand meme , qu’ on peut metre ca en paralele avec la main mise de l’ extreme droite sur l’ hindouisme , ou celle du PCC sur le taosisme et le confucianisme .


    • Xenozoid Xenozoid 19 février 18:52

      @Passante

      je vais me mettre dans les lapins  smiley


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 18:52

      @HOT DOG
      Nous sommes bien d’accord. Çà « spoil » pas tant que ça, le cœur de l’article sera plutôt la démonstration que la conclusion...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 19:55

      @OMAR

      Et lorsque tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le Diable (Satan) te fait oublier , alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes.

      Al-An’am 6:68


    • reptile HOT DOG 20 février 00:41

      @OMAR

      en voila un autre 

      Le Coran dit : “Si vous devez exercer des représailles, que cela soit à la mesure de l’offense subie, mais si vous pardonnez, cela vaudra mieux pour ceux qui sont capables de se dominer.” (16.126). Et encore : “Quiconque renonce par charité à la loi du talion obtiendra la rémission de ses péchés.” (Coran, 5.45.). Ce message fait écho à celui de Jésus dans l’Évangile (Mathieu, 6.12 ; 18.32-33) : le pardon vaut mieux que la réciprocité, car quiconque voudra demander le pardon de Dieu doit d’abord pardonner à autrui (Coran, 3.134 ; 42.37 ; 45.14). Le Coran résume ainsi ce que doit être la réponse à une offense : “La riposte doit être égale à l’offense subie, et que celui qui pardonne et se montre conciliant trouvera sa récompense auprès du Seigneur, car Dieu n’aime pas les agresseurs.” (42.39-40). La conclusion du Coran est sans appel : celui qui sur-réagit devient l’agresseur.


    • popov 20 février 02:15

      @Xenozoid

      omar et popov, vous croyez que c’est une bonne idée de troller et vous écharper sans prendre l’article et son auteur en perspective ,soit une bonne idée ?

      Je parlais tranquillement de l’article avec l’auteur quand omar est venu me lâcher une bordée d’injures personnelles.

      Je ne m’écharpe pas. En fait, je n’ai pas encore répondu à ses grossièretés. J’attend de voir ce que la modération fait. Je ne signale rien, mais si ses commentaires insultants n’ont pas disparu dans quelques heures, je vais contre attaquer.

      Je n’ai aucune raison de tendre l’autre joue aux insultes de cet animal. Mais comme cela me fatigue d’y répondre en espèce, je place généralement en lien une caricature aussi insultante que possible pour l’islam. Il y en a des tonnes sur la toile, ce qui montre à quel point l’islam est détesté partout sur la planète. Et à juste titre, quand on connait des spécimens tels que l’omar.


    • popov 20 février 02:59

      @OMAR

      et à court d’arguties, de s’attaquer à ma famille.

      Là, je te surprends une fois de plus à mentir. Montre-moi le commentaire où je m’en serais pris à ta famille.

    • popov 20 février 03:15

      @OMAR

      C’est une crapule de la pire espèce, un nazisioniste qui intervient systéma-tiquement juste après mes commentaires avec de la provoc dont le but est juste le retrait de mes ceux-ci.

      Si c’est ça ta définition de crapule et de nazisioniste, je te signale que, comme tout le monde peut le vérifier, je discutais tranquillement avec l’auteur quand tu es venu me harceler avec des bordées d’injures.
       

      Il est tellement lâche qu’il renie sa patrie et se fait passer pour un russe.

      Je n’ai jamais dit que j’étais Russe ni que je ne l’étais pas. Comme tout le monde peut le vérifier en tapant « omar moujik », « omar vodka », « omar isba », « omar tsar » dans la barre de recherche, c’est toi qui ne sachant comment m’insulter a décidé que j’étais un moujik alcoolique vivant dans une isba sibérienne.
      Et à propos de renier sa patrie, tu ne crois pas que cette pauvre Algérie aurait plus que la France besoin de tes nombreux talents ?

    • popov 20 février 07:25

      @OMAR


      « moujik alcoolo », « crapule de la pire espèce », « nazisioniste », « lâche »

      J’ai attendu quelques heures. Tu n’as pas retiré ces insultes.

      Voici donc comme promis un petit cadeau pour ton trou de balle de soi-disant prophète.


  • L'apostilleur L’apostilleur 18 février 22:26

    Si « ..l’islam conquérant est une fable » comme l’affrontement de la « chrétienté » contre « l’islamisme »", alors il reste à le démontrer.

    Ou l’islam n’a-t-il pas été conquérant ?

    Ou sur la planète et quel que soit le siècle, les musulmans auraient-ils vécu en harmonie avec un peuple de religion différente ?


    Le balayage historique ; Charles Martel, François 1er, Napoléon ... ne conforte en rien votre opinion et constitue plutôt un habillage fallacieux pour étayer votre objectif.

    Rappeler des événements vrais ne vous donne pas raison pour autant. 


    Constantinople, Vienne, Chypre, Rhodes, Malte, Lépante , Jérusalem, Al-Andalus, Samuel Paty, le Père Hamel, Maaloula, les Balkans,... étaient des rendez-vous fraternels ?

    Les églises qui brûlent et les croix souillées seraient des marques de courtoisie ?

    Au top 50 des pays qui commettent des exactions contre les chrétiens 34 sont musulmans...


    Bel exercice d’opinion frelatée.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 février 22:41

      @L’apostilleur

      Charles Martel, François 1er, Napoléon ... ne conforte en rien votre opinion et constitue plutôt un habillage fallacieux pour étayer votre objectif.

      Oui, vos maîtres à « penser » sont bien plus que la réalité de l’Histoire.


      Rappeler des événements vrais ne vous donne pas raison pour autant. 

      Mais ils vous donnent certainement tord...




    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 09:51

      @L’apostilleur
      D’autre part, il n’y a pas « d’opinion » dans cet article, il y a une thèse de départ qui est comparée aux faits historiques. Et celle-ci s’effondre comme un château de carte. Et vous nous en remettez malgré tout une couche...


    • L'apostilleur L’apostilleur 19 février 18:51

      @Opposition contrôlée

      Une thèse n’est que la mise en forme d’une opinion.

      Désolé de ne pas étayer d’avantage mes objections, il en a trop. 


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 20:10

      @L’apostilleur
      En l’occurrence, la thèse en question est celle que je dénonce.


    • L'apostilleur L’apostilleur 19 février 20:56

      @Opposition contrôlée

      En répondant à mes questions (déjà plus haut) ;

      Ou l’islam n’a-t-il pas été conquérant ?

      Ou sur la planète et quel que soit le siècle, les musulmans auraient-ils vécu en harmonie avec un peuple de religion différente ?

      Vous pourriez donner consistance à votre commentaire ; « ... il n’est pas rare de trouver des individus qui nous pondent des « théories générales de l’Islam... » qui sinon, ne serait qu’une généralité comme celles que vous critiquez.

      Mes nombreux séjours en pays islamiques et ma curiosité pour cette culture m’ont convaincu du contraire de votre opinion, après que l’ai partagée un temps avant de la connaître. 

      Répondez à mes questions et je revisiterai ma certitude. En n’y répondant pas, si vous êtes honnêtes, vous serez conduit à revoir votre copie.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 21:08

      @L’apostilleur

      Ou sur la planète et quel que soit le siècle, les musulmans auraient-ils vécu en harmonie avec un peuple de religion différente ?

      Très simple, en Andalousie par exemple. Mais dès les premiers temps de l’islam également. Étudiez la vie d’un docteur de l’Eglise comme Jean Damascène... 

       


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 21:41

      @OMAR
      C’est l’objet de mon article : ne mettez pas sur le compte des religion ce qui n’est que des intérêts politiques. Oui, c’est l’occident, pas chrétien mais bourgeois qui a dévoré le monde.


    • @Opposition contrôlée

      Oui, c’est l’occident, pas chrétien mais bourgeois qui a dévoré le monde


      Plus précisément la bourgeoisie protestante. 


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 21:47

      @Philippe Huysmans, Complotologue
      La bourgeoisie n’a qu’une religion : $$$


    • @Opposition contrôlée

      La bourgeoisie n’a qu’une religion : $$$


      Ce que je voulais dire c’est qu’il n’y a qu’une religion qui tolère l’usure, même le judaisme la proscrit.

      L’usure c’est la mise en esclavage de l’humanité, je pense qu’on le voit bien, ces temps-ci.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 21:52

      @Philippe Huysmans, Complotologue
      Certes, mais ça reste un moyen, le problème est le but. Avant l’usure, il y avait d’autres moyens.


    • @Opposition contrôlée

      Ca remonte loin quand même, l’usure...


    • @OMAR

      Faut te soigner, mon grand, ça va plus du tout.


    • reptile HOT DOG 20 février 00:42

      @OMAR

      « Dis-leur : ’Libre à vous de vous moquer !’ », précise le Coran (9.64).


    • popov 20 février 07:52

      @Philippe Huysmans, Complotologue

      Faut te soigner, mon grand, ça va plus du tout.

      Omar ne vous aime pas. Qu’est-ce que vous avez bien pu lui faire ?

      Moi, ça fait longtemps qu’il ne m’aime pas parce que je dis ce que je pense de l’islam. Mais il s’est mis à me détester du fond de ses tripes depuis le jour où je lui ai demandé ce que l’islam pourrait bien apporter de bon à la France. Sa mâchoire est tombée sur le clavier. Il s’est rendu compte qu’il n’avait pas de réponse.


    • Passante Passante 20 février 08:01

      @popov
       oui et quand ta mâchoire tombe sur le clavier,
      normalement ça donne ça :

      WXCVBN ?./§ !


    • Pascal L 20 février 12:23

      @Opposition contrôlée
      « Très simple, en Andalousie par exemple. Mais dès les premiers temps de l’islam également » Certes, mais l’étude historique du Coran nous montre qu’il n’a pas été finalisé avant la première moitié du 9ème siècle (il y a encore des traces des mutazilites qui ont été au pouvoir de 833 à 847). De fait les proto-musulmans ont vécu en harmonie avec les populations chrétiennes ou juives majoritaires. Les choses se sont gâtées avec la cupidité des califes qui ont vu dans ces populations une importante source de revenus. C’est alors qu’a été établi le dogme de la jizia (sourate 9, 29) et ces populations se sont converties ou ont fui. En même temps, le Coran était diffusé sur tout l’empire. Dès que les musulmans ont été majoritaires, la cohabitation pacifique a été terminée. Les Frères Musulmans suivent ce modèle en France et espèrent conquérir le pouvoir par grignotage.


    • popov 21 février 04:34

      @Passante

      Sur un clavier AZERTY peut-être.


  • Étirév 19 février 03:26

    « Pourtant, « l’Islam » est par excellence une notion vague et essentialisée, funeste au raisonnement. Il n’existe rien de concret qu’on puisse nommer simplement « Islam ». »
    C’est parce vous ne cherchez pas ou que vous cherchez mal.

    D’après la tradition islamique, tout être est « muslim », c’est-à-dire soumis à la volonté divine, à laquelle rien ne peut se soustraire ; la différence entre les êtres consiste en ce que, tandis que les uns se conforment consciemment et volontairement à l’ordre un universel, les autres l’ignorent ou même prétendent s’y opposer. Remarquons que la même racine se retrouve dans les mots « Islam » et « muslim » ; la « soumission à la Volonté divine » c’est le sens propre du mot Islam, et est la condition nécessaire de la « Paix » ; l’idée exprimée ici est à rapprocher de celle du Dharma hindou.
    Il est intéressant de remarquer également que la tradition hindoue et la tradition islamique sont les seules qui affirment explicitement la validité de toutes les autres traditions orthodoxes ; et, s’il en est ainsi, c’est parce que, étant la première et la dernière en date au cours du Manvantara (durée d’un cycle humain), elles doivent intégrer également, quoique sous des modes différents, toutes ces formes diverses qui se sont produites dans l’intervalle, afin de rendre possible le « retour aux origines » par lequel la fin du cycle devra rejoindre son commencement, et qui, au point de départ d’un autre Manvantara, manifestera de nouveau à l’extérieur le véritable Sanâtana Dharma, qui est la Tradition primordiale, pleinement intégrale, et qui seule subsiste continuellement et sans changement à travers tout le Manvantara.
    René Guénon rappelle qu’à certaines époques, au moyen âge notamment, l’esprit occidental ressemblait fort, par ses côtés les plus importants, à ce qu’est encore aujourd’hui l’esprit oriental, notamment celui de la civilisation islamique, bien plus qu’à ce qu’il est devenu lui-même dans les temps modernes.
    Mais, dit-il, il s’est produit, au cours des derniers siècles, un changement considérable, qui va même jusqu’à un véritable renversement, dans la direction donnée à l’activité humaine, et c’est dans le monde occidental exclusivement que ce changement a eu lieu.
    L’opposition de l’Orient et de l’Occident, ajoute t-il, n’a tout son sens que s’il s’agit spécialement de l’Occident moderne, car cette opposition est beaucoup plus celle de deux esprits que celle de deux entités géographiques plus ou moins nettement définies.
    Enfin, souvenons-nous que le monde occidental, depuis des temps qui remontent encore plus loin que le début de l’époque dite historique avait d’une façon générale toujours entretenu avec l’Orient des rapports normaux, proprement traditionnels, reposant sur un accord fondamental de principes de civilisation. Tel a été le cas de la civilisation chrétienne du moyen âge.
    Précisons que ces rapports ont été rompus par l’Occident à l’époque moderne dont René Guénon situe le début beaucoup plus tôt qu’on ne le fait d’ordinaire, à savoir au XIVème siècle, lorsque, entre autres faits caractéristiques de ce changement de direction, l’Ordre du Temple (les Templiers), qui était l’instrument principal de ce contact au moyen âge chrétien, fut détruit : et il est intéressant de noter qu’un des griefs qu’on a fait à cet ordre était précisément d’avoir entretenu des relations secrètes avec l’Islam, relations de la nature desquelles on se faisait d’ailleurs une idée inexacte, car elles étaient essentiellement initiatiques et intellectuelles.
    Si les Occidentaux reconnaissaient que tout n’est pas forcément à dédaigner dans les autres civilisations pour la seule raison qu’elles diffèrent de la leur, rien ne les empêcherait plus d’étudier ces civilisations comme elles doivent l’être, nous voulons dire sans parti pris de dénigrement et sans hostilité préconçue ; et alors certains d’entre eux ne tarderaient peut-être pas à s’apercevoir, par cette étude, de tout ce qui leur manque à eux-mêmes, surtout au point de vue purement intellectuel.
    Malheureusement, comme disait Albert Einstein : « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. »


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 09:24

      @Étirév

      C’est parce vous ne cherchez pas ou que vous cherchez mal.

      Non, c’est vous qui vous forgez des certitudes. 

      Il n’y a pas « la tradition islamique ». Il y en a de nombreuses, très différentes selon les lieux où elles ont mûri. 

      D’autre part les notions telles que les cycles, les passages, les univers « stratifiés » etc sont des notions élémentaires qu’on retrouvera partout et tout le temps, même en faisant l’exégèse d’une déclaration d’impôts. Trouver des ressemblances entre traditions basées sur de tels éléments est au mieux non-significatif, et généralement totalement erroné, sauf à établir clairement une transmission philosophique.

      « L’esprit oriental » décrit par René Guénon est en voie de disparition en orient également.

       l’Ordre du Temple (les Templiers), qui était l’instrument principal de ce contact au moyen âge chrétien

      Non, il est clairement prouvé que (je le cite dans l’article) les principaux échanges culturels ont transités par l’Andalousie, en ce qui concerne la France (voir les travaux d’Olivier Hanne par ex). Les templiers sont avant tout un objet de fantasme, qui a généré un ésotérisme de pacotille, bricolé au XIXe. Un ami avait cette expression : « Je sais où il est le trésor des templiers... Dans la caisse des éditeurs ». 


  • popov 19 février 05:50

    @Opposition contrôlée

    Vous parlez de l’« Islam » avec une majuscule, ce qui signifie la « civilisation » islamique ou l’aire géographique où l’islam (sans majuscule puisqu’il s’agit du nom d’une religion) s’est incrusté.

    En France, ce qui inquiète aujourd’hui, ce n’est pas l’Islam, mais l’islam.

    L’islam comme ennemi intérieur.

    Pas l’Islam comme ennemi extérieur dérisoire et qu’on a tendance aujourd’hui à appeler le bled.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 08:34

      @popov
      J’évite soigneusement le terme, justement. Mon propos marche avec les deux acceptions. Le reste est hors de la période chronologique de cet article.


    • popov 19 février 12:19

      @Opposition contrôlée

      Mon propos marche avec les deux acceptions.

      Mais non. En français les noms de religion ne prennent pas de majuscule.

      Si vous mettez une majuscule, c’est soit pour montrer que vous ne parlez pas de la religion, soit que vous ignorez cette règle d’orthographe, ou encore, comme les islamistes pour essayer de forcer tout le monde à faire une exception pour l’islam.

      C’est en anglais que les noms de religions prennent une majuscule.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 12:41

      @popov
      Mais si, dans le sens ou je dis que soit qu’on parle de religion ou d’une sphère culturelle, il y a trop de différences et de variétés dans les réalités que ces termes englobent pour qu’ils soient des concepts opératifs. 


    • popov 19 février 13:55

      @Opposition contrôlée

       il y a trop de différences et de variétés dans les réalités que ces termes englobent

      Ce que vous dites est vrai pour pratiquement tous les mots.

      Si vous voulez utiliser un mot dans un sens différent de celui auquel le lecteur s’attend, c’est votre droit, mais il serait bon de l’en avertir.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 18:38

      @OMAR
      Merci de ne pas envenimer les échanges. Je me flatte que le ton est resté courtois malgré un sujet qui déchaîne les passions. Je n’ai aucune envie de faire de mes articles un champ de bataille. 


    • reptile HOT DOG 19 février 18:54

      @Opposition contrôlée

      je m’ associe a cette demande ...
      c’ est important de debatre sainement aussi bien du coté des pour que des contre .

      CYRUS


    • L'apostilleur L’apostilleur 19 février 18:57

      @popov

      « ...En France, ce qui inquiète aujourd’hui, ce n’est pas l’Islam, mais l’islam... »

      En France ce qui insupporte les français ce sont tous ces musulmans qui placent la charia au dessus des lois.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 19:26

      @L’apostilleur
      tant qu’ils n’enfreignent pas la loi, il n’y a rien de condamnable. D’autre part, vous semblez vous soucier (à juste titre) de la situation des chrétiens. Je n’ai pas l’impression que les lois que l’état impose à un rythme croissant soient compatibles avec la foi chrétienne. Bio-éthique, rivotril, dictature du « marché », c’est à dire culte du veau d’or, de Mammon...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 22:19

      @OMAR
      Mieux vaut ignorer ces choses. Il y a clairement une stratégie de la tension à l’oeuvre.


    • L'apostilleur L’apostilleur 19 février 22:50

      @Opposition contrôlée

      « ...tant qu’ils n’enfreignent pas la loi, il n’y a rien de condamnable... »

      Voilà une acceptation du multiculturalisme. Un échec en Europe finalement reconnu depuis 2010.

      « ...Je n’ai pas l’impression que les lois que l’état impose à un rythme croissant soient compatibles avec la foi chrétienne... »

      Que viennent faire l’Etat et ses lois dans le sujet ? Une grossière diversion ?


  • Abou Antoun Abou Antoun 19 février 10:00

    Bonjour,

    Je suis un de vos lecteurs assidus. Ce texte atteste une fois de plus votre grande culture sur le plan historique.

    Vous citez des faits, indiscutablement exacts, avec quelques interprétations personnelles spécialement pour ce qui concerne les intentionnalités. On ne peut vous en faire le reproche car bien qu’il ne s’agisse pas de faits avérés il s’agit de choses plausibles, mais à ne pas mettre sur le même pied que les faits. C’est d’ailleurs un des travers habituels des auteurs ’engagés’ (historiens, journalistes) que de mettre sur le même pied des faits indiscutables universellement reconnus que leurs commentaires ou interprétations obligeant ainsi le lecteur à avaler ou rejeter le tout. Le spécialiste du genre est bien le journal « Le Monde » qui avec son air de sérieux pratique depuis longtemps la ’désinformation grise’ (voir le livre ’Le Monde tel qu’il est’ de Michel Legris, qui sait de quoi il parle). 

    Revenons sur un point de votre intro :

    "Comment affirmer quelque chose à propos d’un phénomène qui s’étend sur 1400 ans d’Histoire, et s’allonge du Maroc à l’Indonésie, et comporte des dizaines, si ce n’est des centaines de branches ? Certains osent, mais chacun sait qui sont ces gens « qui osent tout »...« 

    Cela signifie-t-il que vous interdisez à quiconque d’écrire quoi que ce soit concernant la religion islamique dans son ensemble. Cela devrait alors s’appliquer à tous les monothéismes. Si on ne peut parler globalement de l’Islam on ne peut pas plus le faire pour le christianisme ou le judaïsme, et pourtant ...

    Je suis à l’aise pour parler de ces choses car je mets tous les monothéismes sur le même pied d’égalité et je les considère comme des fables, aujourd’hui globalement nuisibles. Mais enfin, ces religions avec leurs croyances ont engendré des civilisations et elles laissent des monuments qui font partie de notre patrimoine culturel commun et qu’il faut préserver. Cependant les religions devraient toutes trouver rapidement leur véritable place : »au musée".

    L’affrontement entre le monde chrétien et l’Islam est une réalité avec des lignes de front bougeant sans cesse, mais comme vous le dîtes si bien il y a eu et il a encore des accommodements des alliances durables ou non. Celles que vous citez ne sont pas discutables.

    On voit d’ailleurs encore de tels arrangements à présent entre le judaïsme (représenté par Israël) et le monde arabe qui enchaînent les traités au nez et à la barbe des Palestiniens

    Notez bien que je sépare toujours, comme vous, le monde arabe du monde musulman.

    Il y a par ailleurs alliance objective entre les fanatiques évangélistes US et le fondamentalisme islamique qui fait que les États Unis financent et arment depuis au moins 40 ans les fanatiques fondamentalistes, engendrant une véritable schizophrénie dans leur opinion publique quand ils sont eux-mêmes victimes de ce fanatisme. Comment expliquer au yankee moyen que son pays lutte ici contre les Talibans et favorise en sous-main les actions de Daech pour détruire la Syrie, que son pays porte à bout de bras des monarchies médiévales qui fiancent le terrorisme dans leur propre pays ?

    Donc, présenter les choses comme un affrontement perpétuel entre l’Islam et le monde chrétien n’a aucun sens, mais cela a un sens de parler de l’Islam en général et de son histoire, comme de la chrétienté. Or il semble que d’entrée vous refusez à quiconque ce droit.

    Dans l’ensemble pour le moment ce premier article peut être considéré comme une piqûre de rappel salutaire concernant l’histoire universelle et la nôtre en particulier, mais je ne vois pour le moment qu’un rapport assez vague avec le sujet affiché.

    J’attends donc avec impatience le volet 2/2 pour voir où vous voulez en venir.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 11:47

      @Abou Antoun
      bonjour,
      Merci de votre intérêt. C’est toujours un plaisir de vous lire.

      obligeant ainsi le lecteur à avaler ou rejeter le tout

      Dès qu’on aborde un sujet à teneur politique, on ne peut faire autrement. Cependant j’attire votre attention sur ce phénomène : vous percevez cet engagement personnel parce qu’il est saillant, différent de narrations plus traditionnelles. Cependant j’estime que ces narrations, sont tout autant politiques, et qu’elles visent généralement à gommer les luttes de classe internes aux nations

      Cela signifie-t-il que vous interdisez à quiconque d’écrire quoi que ce soit concernant la religion islamique dans son ensemble.

      Oui, dans le sens ou je considère que manipuler un tel objet ne peut aboutir qu’a des banalités ou des contre-sens. Ma position vient de l’expérience personnelle. J’ai consacré beaucoup de temps à étudier le monde chiite, et je n’ai pu qu’en apprécier l’infinie complexité, tant sur le plan historique que philosophique. D’autre part, comme disait Henry Corbin, « on ne peut décrire un édifice dans lequel on a jamais pénétré », il y a une dimension spirituelle et mystique, intérieure et personnelle dans la plupart des courants religieux, qui dépasse de très loin la simple expérience sociale extérieure. Celle-ci est particulièrement importante dans le cas du (des) chiisme(s). C’est un univers mental qui s’explore et se cultive, largement plus grand que les considérations historiques, et pourtant aux confins, voire au delà de l’exprimable.

      Il y a par ailleurs alliance objective entre les fanatiques évangélistes US et le fondamentalisme islamique

      Je pense que c’est le point central. Il y a une instrumentalisation inédite de la part des USA (et d’autres) du phénomène religieux. Ce sera le fond de la seconde partie.

      ce premier article peut être considéré comme une piqûre de rappel salutaire concernant l’histoire universelle

      Merci, mon objectif est de faire percevoir la complexité des réalités, confrontée aux simplifications outrancières de l’hystérie médiatique ambiante.


  • Jonas Jonas 19 février 12:21

    « Pourtant, « l’Islam » est par excellence une notion vague et essentialisée, funeste au raisonnement. Il n’existe rien de concret qu’on puisse nommer simplement « Islam ». »

    L’islam, c’est le Coran de la Mecque et la Sunnah (pour les sunnites).

    Il suffit d’obéir aux lois d’Allah tout puissant, telles qu’énoncées dans le livre sacré. C’est comme ça que fonctionnait l’islam dans le monde musulman pendant des siècles avant l’influence de la colonisation occidentale (et qu’il fonctionne encore aujourd’hui là où les Occidentaux ont peu pénétré).

    Vous voulez réellement connaître la vérité sur l’islam ?

    Alors regardez et écoutez les prédicateurs et imams dans les plus grandes mosquées de France endoctriner des centaines de milliers de musulmans au fondamentalisme islamique misogyne, antichrétien et antisémite, rejetant les valeurs, la culture et l’identité de la civilisation européenne.


  • popov 19 février 14:06

    @Opposition contrôlée

    Comme il n’y a dans l’islam aucune autorité reconnue de tous et qui pourrait définir ce qu’est cette « religion », il faut se contenter d’une définition en extension : l’islam est la somme de ce qu’en disent tous ceux qui s’en réclament.


    • Decouz 19 février 15:34

      @popov
      si on regarde tous les mouvements chrétiens, particulièrement le protestantisme, il n’y a pas non plus de définition qui colle à tous.
      Sauf le rattachement au Christ, sur des dogmes importants (qui n’ont été formalisés que des siècles après), il n’y a pas consensus.
      On peut dire la shahada, le ramadan, la zakât, la prière, et le pèlerinage pour ceux qui en ont les moyens.


    • Decouz 19 février 15:38

      @Decouz
      Et encore ce sont les religions, phénomène plutôt occidental, qui formalisent le plus avec des dogmes, rien de si rigide en Chine, ni en Inde (où il y a une unité de la tradition, mais plus une unité spirituelle plus que formelle).


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 15:41

      @popov
      Plutôt l’intersection que la somme. Et comme dit Decouz, vous n’en tirerez que quelques généralités. D’autre part les frontières sont floues, lorsqu’on parle de Druzes ou d’Alaouites par exemple. 


    • popov 20 février 02:29

      @Opposition contrôlée & Decouz

      Il y a tellement d’opinions contraire dans l’islam que l’intersection est presque vide.
      Mais pas tout à fait. Comme le fait remarquer Decouz, il y a des invariants. Et à la liste qu’il donne, on peut ajouter la persécution de toutes les autres religions lorsqu’ils peuvent le faire impunément.


  • Decouz 19 février 15:54

    Les Alévites qui ont une pratique quelque peu spéciale et qui boivent du vin, une partie importance de la Turquie :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Al%C3%A9visme

    Et en Inde les sikhs, qui ont leur propre croyance, mais qui ne renient ni l’hindouisme ni l’islam :

    Selon Guru Nanak, discuter quels composants de sa croyance proviennent de l’hindouisme, quels sont musulmans, c’est discuter comme un idiot qui cherche quelle religion possède le droit de professer des concepts universels tels que la bonté, la charité, l’honnêteté, la vénération du nom de dieu, le respect des autres.

    Car Dieu n’est ni musulman, ni hindou, ni de telle ou telle confession : Dieu est UN – Ek Omkar. En effet, dans le Guru Granth Sahib il est écrit :

    « Ne dites pas que les Védas, la Bible et le Coran sont faux. Ce sont ceux qui ne les contemplent point qui sont faux6. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sikhisme

    Il faudrait aussi parler du bahaïsme qui reconnait toutes les religions précédentes.


    • Pauline pas Bismutée 19 février 19:00

      @Decouz

      « Il faudrait aussi parler du bahaïsme qui reconnait toutes les religions précédentes »

      Oui, mais conflit avec l’islam, qui ne reconnaît aucun prophète après Mahomet. C’était le 200e anniversaire de la naissance du « Bab » (leur prophète) en Octobre 2019 (j’étais invitée a la fête, beaucoup d’iraniens qui avaient fui leur pays)
      Très ouverts, et ils attachent beaucoup d’importance a l’éducation des filles


    • reptile HOT DOG 19 février 19:02

      @Pauline pas Bismutée

      exact pauline , c’ est le meme probleme avec les ahmadiste , dont le messi est avatar de krishna et de jesus crist .. il sont massacre dans la plus totale indiffrence par les whabiste et les salafiste desormais majoritaire ...


    • Pauline pas Bismutée 19 février 19:03

      @Pauline pas Bismutée

      Addit : conflit du point de vue de l’islam, pas du bahaisme, évidemment


    • reptile HOT DOG 19 février 19:11

      @Pauline pas Bismutée

      Non tu vois , tu tombe dans le meme travers que les afreux raciste comme nous qui font de vilain amalgame ...

      le conflit vient des takfiriste ( excomunicateur) whabiste et salafiste . pas de l’ islamisme ( on peut etre radical et pieux tout en restant pacifique et sans emmerder les autre meme si ca devient plutot rare ...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 19:11

      @Pauline pas Bismutée

       l’islam, qui ne reconnaît aucun prophète après Mahomet

      Pas plus que le christianisme n’en reconnait après le messie. Gardez en tête que le grand centre spirituel du Bahaïsme est en Palestine occupée.  

       ils attachent beaucoup d’importance a l’éducation des filles

      Tout comme les iraniens, 50% des étudiants en université sont des étudiantes. 


    • Pauline pas Bismutée 19 février 19:32

      @Pauline pas Bismutée

      Oui, absolument (les deux remarques).
      J’étais passée a l’université de Teheran (Iran), et avait effectivement remarqué

      le nombre de femmes, ainsi que le silence presque absolu durant les cours, très impressionnant (l’attention des étudiants)
      Juste un « feeling », j’ai eu l’impression qu’ils restaient attachés au « zoroastrianism »..
      Et bien sur, toujours Hafez...


    • reptile HOT DOG 19 février 19:36

      @Pauline pas Bismutée

      au zoroastrisme , au manicheisme et bien sur au mythraisme , base de notre religion chretienne tres diffrente des catholique orthodoxe ou des chretien orientaux y compris les copte gnostique smiley 
      cf https://www.naghammadi.org/traductions


    • Pauline pas Bismutée 19 février 19:41

      @HOT DOG

      Oui, je n’ai pas été exacte, mais tu sais très bien que les musulmans ne peuvent changer une virgule du Coran et qu’il ne peut y avoir un prophète après Mahomet (c’est dans la Shahada elle même, et « Mahomet est son prophète »).
      Je ne parlais pas d’excommunication ou d’apostasie. Et effectivement pour beaucoup de musulmans (ceux que je connais) il ne leur viendrait pas a l’idée d’emmerder qui que ce soit....(y compris les juifs)


    • Pauline pas Bismutée 19 février 19:45

      @ Opposition Controlee

      Oups bug informatique, c’était pour vous

      Oui, absolument (les deux remarques).
      J’étais passée a l’université de Teheran (Iran), et avait effectivement remarqué

      le nombre de femmes, ainsi que le silence presque absolu durant les cours, très impressionnant (l’attention des étudiants)
      Juste un « feeling », j’ai eu l’impression qu’ils restaient attachés au « zoroastrianism »..
      Et bien sur, toujours Hafez...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 19:48

      @Pauline pas Bismutée
      J’avais rectifié !
      Au passage, c’est le « Zoroastrisme ». 


    • Pauline pas Bismutée 19 février 19:52

      @HOT DOG

      La Perse était un empire beaucoup plus avancé que l’on pense, je crois qu’ils ont été les premiers a payer leurs esclaves (bon, des esclaves quand même, mais ils recevaient un salaire)
      Et pour Mithra il avait aussi douze « apôtres » il me semble


    • reptile HOT DOG 19 février 19:53

      @Pauline pas Bismutée

      je sait aussi que le coran enseigne que tuer un homme , meme un apostat c’ est tuer toute l’ humanité ... c’ est un peché mortel de tuer un homme en islam ...S’ il n’ est pas une menace bien sur ( le coran enseigne aussi la risposte proportioner , oeui pour euil mais pas plus ( loi du talion comme les juif )

      de fait les tueur d’ apostat se takfirise eux meme et n’ ont aucune autorité pour se dire « musulman » , allah le tres haut ne les soutient pas .

      la comunauté de medine , comptait des juif , des chertien et des musulman ...
      c’ est apres a la mecque que ca commence a merder ...


    • Pauline pas Bismutée 19 février 19:59

      @Opposition contrôlée

      Oui pardon, pas trouvé à temps en français déjà que je dois mettre tous les accents ! (clavier anglais)


    • Pauline pas Bismutée 19 février 20:17

      @HOT DOG

      Malheureusement il y a toujours un moment, dans presque toutes les religions, ou ça commence a merder.... !
      Mais en général, pour des histoires plutôt économiques et politiques que « religieuses » per se...


    • reptile HOT DOG 19 février 21:07

      @Pauline pas Bismutée

      Je suis bien d’ accord , les catholique ont bruler les templier car il etait bien trop proche des orientaux (juif et muzz) ...

      et on ne parlera meme pas de la chasse au sorciere ou des guerre contre les protestant ...

      certain confonde désespérément spiritualité et pugilat ...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 21:10

      @HOT DOG
      Non, c’est Philippe le Bel qui a détruit l’ordre des templiers (en France), pour récupérer leur pognon.


    • reptile HOT DOG 19 février 21:39

      @Opposition contrôlée

      c’ est la version officiel 

      Mais tu t’ est deja demander pourquoi baphomet l’ idole des templier etait la contaction de BAPtiste-maHOMET ...Phillipe le bel etait motivé par l’ argent , mais le proces en heresie , fut bien le fait du pape et de la curé .

      Le bel aurais pu s’ attaquer a pas mal d’ autre ordre ( assez riche )il ne l’ as pas fait tout simplement car ceux ci était protéger par l’ église et les autre pays chretien ...

       Alors pourquoi les templier ont t’ il perdu cette protection , mais pas les hospitalier , ni les chevalier teutonique ( autre ordre de moine soldat) he bien justement car il fricottait un peut trop avec les indigene des autre religion ...

      les mandeen adepbe de jean le baptiste , 
      et les soufi mahometan chiite ( ismaelite)
      s’ aliere au templier dans une sorte d’ oeucumenisme pour proteger les pelerin des 3 religion et ca ca as fortement deplus smiley

      Il est bien plus simple de dire qu’ on les as massacré , torturer bruler pour l’ argent 
      mais dans ce cas pourquoi a t’ on tuer les epouse et enfants ...

      c’ etait un genocide religieux ...comme les pour les cathare ou les payen nordique ...

       


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 21:45

      @HOT DOG
      parce que contrairement aux autres, les templiers avaient du fric. Tu auras remarqué que le fameux Baphomet est la première illustration de l’article.


    • reptile HOT DOG 19 février 21:58

      @Opposition contrôlée

      Ha non je crois que tu confond avec le Dajjâl , 
      l’ antechrist borgne et malefique de la tradition islamique .

      Mais il se sont également planter , puisque le djajjal est borgne de l’ oeuil droit et voit du gauche et que la il on plutôt représenter ODIN borgne de l’ oeuil gauche et voyant de l’ oeuil droit , ce qui est assez cocasse si on y songe pour des identitaire reprenant certain symbole germanique ...

      La deuxieme illustration est l’ hermes trimegiste , détenteur de la table d’ émeraude smiley


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 février 22:34

      @HOT DOG
      La deuxième illustration pardon. Dont l’interprétation reste sujet à... interprétation. Issue d’une forteresse de l’ordre cependant.


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