samedi 15 décembre 2012 - par Raymond SAMUEL

La garde (rebaptisée « accueil ») des nourrissons et très jeunes enfants

Socialisation ou apprentissage de la violence ?

ENFANTS MIS EN COLLECTIVITE TROP PRECOCEMENT.

DECLARATION EMANANT D'UNE INSTITUTRICE DE PETITE SECTION D'ECOLE MATERNELLE EN REPONSE A LA QUESTION SUIVANTE :

- « Ne pensez-vous pas que l'école est trop fatigante pour ces si jeunes enfants ? » :

- « Non, ça ne m'inquiète pas. C'est comme ça. Oui, c'est fatigant, pour eux et pour moi, mais c'est comme ça. D'ailleurs ils savent très bien quand ils sont trop fatigués, ils deviennent malades, comme ça ils se reposent. C'est comme ça ; et personne ne veut que ça change. Les femmes ne retourneront pas à la maison. »

PAR AILLEURS, ET EN CONFIRMATION, JE RELEVE LES MESSAGES DE MERES REPONDANT SUR DES FORUMS INTERNET A DES APPELS D'AUTRES MERES DONT LES ENFANTS REFUSENT L'ECOLE MATERNELLE (CE QUI EST D'AILLEURS PRESENTE COMME ETANT UNE ANOMALIE).

Ces mères qui répondent croient toutes connaître la raison de ce refus de la scolarisation (qu'il est convenu de considérer comme anormal)  : elles supposent d'emblée que ces enfants n'ont pas été auparavant HABITUES assez tôt à la collectivité grâce à la crèche (ou à un autre mode de garde similaire). Il est entendu pour elles que c'est là une erreur fondamentale.

Force est de constater que ces réponses ne suscitent aucune opposition.

MENSONGE ET IMPOSTURE.

Ces parents n'ont pas délibérément trahi leurs enfants, ils n'ont été que complaisants auprès des informations diffusées à leur intention.

Ces informations, qui émanent le plus souvent de professionnels spécialistes de l'enfance, sont majoritairement mensongères, soit dans ce qu'elles prétendent, soit par omission.

Elles sont une imposture quand elles ont pour intention (cachée) non de favoriser la bonne santé des enfants mais de justifier et servir les intérêts égoïstes des parents. Pratiquer l'imposture ne gêne pas ces spécialistes de l'enfance (associés aux journalistes de la presse féminine) dans la mesure où le mensonge et l'imposture servent la « libération » de la femme dans le cadre de l'idéologie féministe..

Les vétérinaires ne sont pas contredits lorsqu'ils signalent qu'au moins deux fois sur trois, les animaux qui présentent des difficultés de comportement sont ceux qui ont été séparés trop précocement de leur mère.

Par contre, lorsqu'il s'agit des humains la même affirmation suscite des réactions qui vont de l'indignation au silence glacé. « Nous ne sommes pas des chiots » dira-t-on avec conviction. Car la vérité défendue bec et ongles c'est que la mise en collectivité très précoce est indispensable pour socialiser les nourrissons et jeunes enfants. Pour bétonne r définitivement la formule, les « spécialistes » ont ajouté que les enfants qui n'auraient pas été habitués à la crèche seraient en difficulté à l'école maternelle et que ceux qui auraient échappé à la maternelle seraient moins bons que les autres à la grande école. Efficacité garantie ! qq

La situation matérielle des parents (imposée par la surconsommation) associée à la désinformation organisée par le féminisme (qui s'est appliqué à déresponsabiliser ces parent), font un barrage très efficace à la reconnaissance des besoins des enfants. Les atteintes au psychisme infligés pendant la petite enfance sont niées. Pourtant, nombreux sont les malades ou les handicapés de tous niveaux parmi les adultes que ces enfants deviennent.

Ainsi, les atteintes à la santé psychique (et physique par répercussion) plombent de plus en plus la société. Quand les adultes bien portants mentalement, affectivement et physiquement ne seront plus qu'une minorité il sera définitivement trop tard pour rétablir la situation.

Raymond SAMUEL

05.11.2011

 



6 réactions


  • easy easy 15 décembre 2012 12:51

    Vous avez très bien synthétisé la situation en disant que vous la trouviez déplorable.
    Je partage sans réserves votre avis.

    Vous avez déjà expliqué d’une part la mécanique qui pousse les mères à se débarrasser au plus vite de leurs enfants, d’autre part la mécanique qui pousse les adultes ayant fait ce choix (ou pris ce parti) à le défendre mordicus, donc à l’amplifier.


     
    Arrive la problématique de la culpabilité des adultes une fois la mauvaise chose faite.
    Car pour eux, il semble impossible de revenir en arrière, de réparer.
     
    Je ne sais pas comment résoudre cette culpabilité qui fait que la mécanique poursuit son effet nuisible.
    Je sais seulement que si l’on ne trouve pas le biais pour la résoudre, la situation va se poursuivre en accélérant vers le coincement. (Je ne crois pas qu’il puisse y avoir un phénomène auto-guérisseur comme il s’en produit parfois sur d’autres sujets)

    J’en viens à croire qu’à défaut de trouver une solution de déculpabilisation, il n’y a plus qu’à espérer quelque sorte de tsunami venu de je ne sais où pour qu’à sa suite, relevés de décombres, nous puissions tout remettre à plat sans complexes.



  • antonio 15 décembre 2012 16:09

    Comme vous avez raison !
    Depuis des années, les mots « socialisation » , « autonomie » , etc....dont on nous rebat les oreilles pour « justifier » la politique éducative heurtent mes oreilles...Ces mots sont de terribles escroqueries pour « légaliser » la « collectivisation » forcée des enfants....
    Infliger à des petits de deux , trois ans des journées complètes dans des classes surchargées, et ce, au nom de l’épanouissement « de l’enfant, c’est quasiment de la  » barbarie " !!!!


  •  C BARRATIER C BARRATIER 15 décembre 2012 19:57

    Nous subissons c’est vrai de multiples tentatives de désinformation effectuée de bonne foi par ceux qui en ont fait leur vérité.


  •  C BARRATIER C BARRATIER 15 décembre 2012 20:33

    la suite !

    Mes 2 enfants ont été scolarisés dès 2 ans ainsi que des centaines d’autres que je connais, et ça s’est bien passé. Comme ils vont bien, ils ne vont pas passer chez un psy pour rechercher un prétendu traumatisme.

    Les allemands ont des jardins d’enfants payants qui ressemblent à nos classes maternelles. J’ai eu l’occasion d’étudier comparativement les deux formules, c’était bon de part et d’autre.

    Dans ma commune, les écoles primaires ne prenant les enfants qu’à 3 ans avant le 31 décembre de leur première rentrée scolaire nous avons créé un jardin passerelle financé par la commune et la Caisse d’Allocations familiales, et aussi par les parents, environ 1,80 euros de l’heure. Cela dépend du quotient familial…élevé parmi les parents qui envoient là leur enfant. Car pour les familles pauvres, si c’est possible, les parents les gardent à la maison, c’est plus économique. Dans cette classe passerelle de 12-14 enfants présents chaque jour pour 20 inscrits, les enfants ont des activités d’éveil ludiques, et aussi des passages à l’école maternelle qui jouxte…Professeurs des écoles et animatrices travaillent alors ensemble. L’observation de tous, - parents, animatrices, professeurs de classes maternelles, c’est que tout se passe plutôt mieux pour les enfants issus de la classe passerelle que pour les autres.

    Je pense que chaque famille n’offre pas les meilleures conditions d’éducation sensorielle des 2-3 ans, pas plus que les nourrices : c’est plutôt de la garderie. L’égalité des chances suppose qu’un effort soit fait par la société pour une socialisation enrichissante, un développement sensoriel équilibré. Le matériel pédagogique, les compétences, manquent parfois à la maison ou chez la nounou.

    Lorsque la maman travaille à l’extérieur, cet accueil est impératif. Sinon elle s’en ressentira dans son autonomie et plus encore au moment de la retraite, car elle n’aura pas son nombre de trimestres…L’accueil public si possible gratuit est une bonne formule pour aller vers plus d’égalité des hommes et des femmes.

    Je pense que c’est grâce à ces apports (allocation familiales, crèches, école maternelle) que la France est la championne de la natalité…

    Les détracteurs de l’accueil collectif des 2 / 3 ans sont ceux qui prônent la place de la femme au foyer. Paradoxalement dans ma commune ce sont ceux là qui envoient leurs enfants à l’école catholique où on les prend avant 3 ans, dès qu’ils sont « propres ». Ils s’opposent ainsi à ce que se développe un accueil gratuit à l’école maternelle publique tout en soutenant et pratiquant cet accueil dans leur école confessionnelle. Cherchez l’erreur.

     

    Ce que veut faire notre ministre répond à la demande des professionnels de l’école , des parents.

    Voir en table alphabétique des news :

    Ecole publique : Enfin une refondation qui la conforte ?

     http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=217

     

    Et si vous n’avez pas cerné l’erreur, voyez : Jardins d’éveil, enjeux d’un grand service public 

    http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=90


  • Raymond SAMUEL paconform 15 décembre 2012 22:27

    Bonjour Easy,

    Merci de votre commentaire

    Il y a de fortes chances pour que vous ayez raison de penser que nous ne pouvons plus espérer qu’en un tsunami pour sortir de ces décennies de trahison de l’enfance.

    Pourtant, je reste persuadé que si tous ceux qui sont conscient de cette dérive se rassemblaient et se faisaient entendre, l’espoir serait permis.
    Un tsunami va sans doute se produire (avec plusieurs phases) du fait que les personnes ayant le statut de salarié seront de plus en plus en surnombre par rapport aux offres d’emploi. Mais peut-on en attendre quelque chose de positif ? Dans c es cas de panique ce sont encore les plus faibles (donc les enfants) qui sont écrasés, abandonnés.

    Bon WE


  • Raymond SAMUEL paconform 15 décembre 2012 22:41

    Bonsoir ANTONIO,

    Comment se fait-il qu’une évidence telle que celle que vous soulevez ne soit pas défendue par tous les adultes, collectivement responsables des enfants ?
    On vole leur enfance sans égards pour leurs besoins et on travestit notre devoir d’adultes envers eux.
    Cette magistrale dérive est pourtant bien en place et ne sera pas éradiquée facilement.


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