vendredi 22 mars - par Hamed

La Loi Fondamentale de l’existence. Croyants et incroyants dans le combat du bien contre le mal

 « Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ! Que Dieu comble de bénédictions Notre Seigneur Mohammed, sa famille, ses compagnons, et qu'il leur accorde le salut ! Tu m'as demandé, frère au cœur pur, (que Dieu t'accorde la vie éternelle et la félicité sans fin !), de te révéler ce que je pourrais des secrets de la Philosophie orientale communiqués par le Cheikh, le Prince [des philosophes], Abou Ali ben Sina (Avicenne).
 

Sache-le bien : « celui qui veut la vérité pure doit chercher ces secrets et travailler à en obtenir « la connaissance » ». Or la demande que tu m'as adressée m'a inspiré une noble ardeur, qui m'a conduit (Dieu en soit loué !), à la perception d'un état dont je n'avais pas eu conscience auparavant, et m'a transporté à un terme si reculé, que la langue ne saurait le décrire, ni les ressources du discours en rendre compte ; car il est d'une autre espèce et appartient à un autre monde.
 

Le seul rapport qu'il ait au langage c'est que, par suite de la joie, du contentement, de la volupté qu'inspire cet état, celui qui y est arrivé, qui est parvenu à l'un de ses degrés, ne peut se taire à son sujet et en cacher le secret : il est saisi d'une émotion, d'une allégresse, d'une exubérance et d'une gaieté qui le portent à communiquer le secret de cet état en gros et d'une façon indistincte. Alors, si c'est un homme à qui manque la culture scientifique, il en parle sans discernement. L'un, par exemple, est allé jusqu'à dire, à propos de cet état : « Louange à moi ! Combien ma position est élevée ! » (*) ; tel autre : « Je suis la Vérité ! » ; tel autre enfin : « Celui qui est sous ces vêtements- n'est autre que Dieu ! » Quant au Cheikh Abou Hamid (al-Ghazali), il a fait à cet état, lorsqu'il y fut parvenu, l'application du vers suivant : « Ce qu'il est, je ne saurais le dire. » Penses-en du « bien et ne demande pas d'en rien apprendre. » Mais c'était un esprit affiné par l'éducation littéraire et fortifié par la culture scientifique. Considère aussi les paroles d'Abou Bekr ben es-Saigh (Ibn Badja) qui font suite à ce qu'il dit au sujet de la description de la conjonction (l'intellect humain avec l'intellect divin) : « Lorsque, dit-il, on est arrivé à comprendre le sens « caché » de sa doctrine, alors on voit clairement qu'aucune connaissance des sciences ordinaires « ne peut être au même rang que lui. « L'intelligence de ce sens caché » est donnée dans une condition où « l'on se voit séparé de tout ce qui précède », avec des « convictions nouvelles qui n'ont rien de matériel », trop « nobles » pour être rapportées à la vie physique, états « propres aux bienheureux », affranchis de la composition « inhérente à la vie naturelle », dignes d'être appelés des « états divins accordés par Dieu » à qui il lui plait d'entre « ses serviteurs. » Cette condition que désigne Abou Bekr, on y arrive par la voie de la science spéculative et de la méditation. Pour lui, il y est parvenu, sans nul doute, et n'a point manqué ce [but]. » (1)
 

Arrêtons-nous dans ce préambule de l'ouvrage qu'Ibn Tofaïl a écrit au XIIe siècle après J.C. ou, dans le calendrier musulman, au VIe siècle hégirien. Ces lignes ne nous interrogent-ils pas sur notre existence ? Qui sommes-nous en fin de compte ? Quel est le sens de notre existence ? A plus forte raison, aujourd'hui ? Le monde s'est accéléré par la nouvelle trajectoire qu'a prise l'existence moderne. Un monde différencié. L'Occident a pris une trajectoire, le reste du monde aussi. L'islamisme, une doctrine qui est en train de bouleverser l'équilibre géostratégique mondial. Et enfin, les croyances et les incroyances tranchent avec ce qui a prévalu avec le passé. Pourquoi cette accélération de l'histoire de l'humanité ? 
 

    1. LA DOUBLE RATIONALITE DE L'HOMME DANS L'EXISTENCE
       

 La première réponse qui s'impose est de dire que rien n'est créé au hasard dans un monde qu'on connait, en réalité, si peu. Et que tout ce qui se produit tant en bien qu'en mal est un processus naturel de l'évolution de l'humanité. C'est dans un certain sens ce qu'énonce Ibn Tofaïl quand il cherche à parler ce qu'apporte la philosophie orientale à l'homme. « Tu m'as demandé, frère au cœur pur, (que Dieu t'accorde la vie éternelle et la félicité sans fin !), de te révéler ce que je pourrais des secrets de la Philosophie orientale communiqués par le Cheikh, le Prince [des philosophes], Abou Ali ben Sina (Avicenne). » (1)
 

Ibn Tofaïl parle de philosophie pour révéler des secrets cachés. Mais, on peut se poser la question : « Qu'est-ce que la « philosophie  » ? A un ami, j'ai donné cette réponse : « la philosophie est avant tout un art d'être, un art de vivre, un art d'être soi. Ce n'est pas tant le mot philosophie qui retient l'attention, ou les philosophes par eux-mêmes qui communiquent avec nous, ou que nous voudrions les lire, c'est surtout nous qui devenons, à notre corps défendant, objet de ce sens philosophique qui n'est finalement que notre quête de soi, dans le sens « Qui sommes-nous ? » Et la question du « Qui sommes-nous revient sans cesse ? », et on n'est jamais satisfait de la « Philosophie ». On repose à la philosophie toujours la même question, et une question qui n'est pas audible, parce qu'elle se pose au plus profond de notre être. S'il n'y avait pas cette question qui se poserait souvent dans le cours de nos existences, « qu'est-ce que nous sommes ? », la « philosophie  » n'aurait « raison d'être ». »
 

Par cet énoncé, la philosophie nous apparaît en fin de compte une recherche de soi, et tout être humain qui médite sur sa destinée use de philosophie. Et ce faisant, notre esprit est occupé à la compréhension à travers sa méditation à sa propre compréhension. Parce que souvent, on ne se sait pas, et on s'arrête un moment quand on sait ou que l'on entrevoit que l'on va savoir. Et surtout savoir c'est plus fort que soi, nous sommes des « êtres-pour-savoir ». Et, sans le savoir, on n'est pas. Et c'est notre esprit ou notre âme, sans que l'on sache ce qu'ils sont exactement, qui nous commande de penser cette pensée.
 

Ceci nous dit que tel est notre destinée. Une destinée que les hommes n'ont pas choisie, et qui s'est imposée à eux. Et la philosophie est ce désir de connaître à la fois son origine et l'univers dont fait partie la nature humaine. Dès lors, la philosophie est une donnée pour chaque être pour peu qu'il cherche à se savoir. C'est la raison pour laquelle elle se définit comme un art d'être, d'exister, et de concilier les contraires propres en chaque homme. Dans le sens qu'il est malheureux ou heureux, qu'il apprend à exister dans le bien comme dans le mal, qu'il apprend à transcender les maux de l'existence. Par exemple, le mal, la maladie, la mort, une existence terne ou brillante, pauvre ou riche, l'essentiel est d'être, d'accepter sa destinée.
Parce que tout est relatif. Malheur qui s'abat, ou qu'une joie qui arrive, prendre ce qui est comme un processus naturel relève d'une force de l'âme, elle-même tributaire de sa « philosophie d'exister ». C'est-à-dire de prendre avec philosophie sa vie.
 

Evidemment, dans ce sentiment d'exister, les concepts philosophiques n'ont pas le même sens que « ceux qu'on enseigne dans les écoles et universités qui sont plutôt méthodiques, cartésiens faits pour être enseignés ». Ces concepts ont un autre sens. Ils se définissent plus dans ce qu'on pourrait appeler la « philosophie rationnelle, existentielle », ou encore ce qui est en elle, la « métaphysique » peut aussi être définie de « rationnelle ». Pourquoi ? Parce que tout est rationnel dans notre existence ! L'irrationnel fait aussi partie du rationnel. Tout est réel dans l'homme, comme la réalité, c'est-à-dire ce qui nous entoure est réel. L'homme est un être de raison, et cette qualité est fondamentale dans la compréhension de notre existence. Elle nous permet de comprendre et se comprendre dans le mouvement de notre pensée qui gouverne notre existence.
 

Aussi, partons de ce qu'a dit Ibn Tofaïl sur les secrets de la philosophie du Prince des philosophes, Abou Ali ben Sina. Tout d'abord sur la réalité du monde, et de l'univers. Cette définition du monde est exprimée par la vision que ces grands philosophes ont du monde. Et la pensée insuffle cette réalité du monde à l'homme. C'est par leurs pensées et le long questionnement sur la réalité du monde qu'ils sont arrivés à conclure que le monde est « Un » et dû à « Un » et relève d'une « Cause Première, d'une Intelligence Première, d'un Être Nécessaire  ». Et tous les philosophes qui ont précédé Aristote, Platon, Parménide, Protagoras… ou qui ont suivi après, Schopenhauer, Hegel, Nietzsche, Jaspers, Sartre… ont chacun apporté une « vision » de l'homme et du monde. Ils ont donc contribué à l'enrichissement intellectuel de l'humanité qui en avait besoin pour « exister ».
 

Mais ce sont surtout les religions révélées qui ont éveillé la conscience de l'humanité. Hébreux d'abord, Chrétiens ensuite et Musulmans se sont succédés dans l'histoire de la conscience humaine. Et si ces religions sont toutes nées dans le « Croissant fertile », c'est qu'il y avait un sens dans la Parole Divine d'autant plus que les trois religions prennent chacune des autres, et des autres de chacune. Le message divin est absolument rationnel. Dans l'Islam, par exemple, on trouve la « Révélation » et les « prophètes » de ceux qui sont venus avant son avènement.
 

Il y a quelque chose de miraculeux dans la Création divine du monde et de l'humanité. Tout est rationnel dans le développement historique de l'homme. Tout est fait pour que l'homme, l'être humain, s'oriente dans la Création du monde. On a ce sentiment que les êtres humains crées ne sont pas seuls, qu'il y a une Force Invisible qui fait que leur existence a une base solide, a une rationalité objective, et qui réponde à la finalité de leur existence. Ce sont donc des êtres humains créés « de-raison-et-pour-raison », et surtout ils sont des « êtres-pour-être et pour-savoir ». Donc il y a une double rationalité dans l'existence humaine.
 

    1. LA « LOI FONDAMENTALE DE L'EXISTENCE » ?
       

 Cependant, cette approche est-elle suffisante pour se sentir être, pour justifier notre existence ? Nous sommes des êtres crées par une Puissance Divine dont nous ne savons rien sinon que nous relevons du Créateur des Mondes, du Dieu Tout Puissant. Une « Vérité » que l'on croit ou non ne changera rien ni au Principe de la Création ni à la Création du Monde elle-même. En d'autres termes, nous existons, et peu importe comment nous appréhendons notre existence.
 

Des hommes peuvent penser que l'existence n'est en fait qu'une illusion, et libre à eux de penser ce qu'ils veulent. Mais le fait est là, nous n'existons que par cette Essence divine qui est en nous. Et le monde entier relève de cette Essence.
 

Dès lors que notre existence est décrétée comme telle, nous n'existons et n'agissons que selon la « Loi Fondamentale » que le Créateur des Mondes a mis en nous. C'est-à-dire des « êtres-de-raison-pour-raison et des êtres-pour-savoir » qui signifient que l'humanité a un double but et signifient aussi que nous existons par une « Nécessité » dont nous ne savons rien, que nous sommes et c'est tout. Et nous ne pouvons que supputer le sens de notre destinée en regard d'une vision métaphysique rationnelle de notre histoire.
 

Le premier élément que nous pouvons tirer de notre sens d'exister, et pourquoi exister est de définir l'humanité dans son essence. Ce qui est fondamental si on veut comprendre le sens de son existence terrestre dans l'immensité sans fin qui l'entoure. Et que représente cette immensité sans fin pour elle, et l'humanité pour l'immensité sans fin ? Non pas parce que nous appréhendons certaines dimensions de l'immensité que nous conceptualisons « soleil, Voie lactée, étoiles, galaxies, etc. », que nous pensons que nous en avons connaissance. Intrinsèquement, ces termes qui ont certes un sens et un corps dans notre définition ne sont pas suffisants pour nous situer dans cet univers infini du monde. Le monde ici n'est pas pris comme le monde terrestre ou un autre monde, mais les mondes possibles dans le monde. Et donc l'univers infini du monde devient une «  immensité » qui ne peut être conceptualisé par les mots. Et le fait est que l'homme, l'être humain, est impuissant à en dire ce que c'est, et à comprendre ce « même pourquoi leur existence ».
 

Dès lors, devant cette impuissance de comprendre cet univers, nous sommes alors confrontés à cette double réalité que nous sommes des êtres humains qui n'ont de réalité sur notre existence et sur le monde que ce que la « Loi Fondamentale » a mis en nous.
 

Le deuxième élément, est que Nous existons certes, nous activons certes pour notre devenir, nous pensons certes, nous agissons certes pour être, nous sommes dotés d'un libre-arbitre certes, nous pouvons croire comme nous pouvons ne pas croire parce que le Créateur a inscrit ce libre-arbitre dans la Loi Fondamentale, et par conséquent nous sommes libre d'agir dans le bien comme dans le mal, dès lors que toutes ces facultés nous sont octroyés « pour être » signifie aussi que nous ne sommes pas libres dans ce être même si nous sommes dotés de ce libre-être. Et le plus fondamental, doit-on dire, que la réalité intérieure et extérieure à notre être que nous témoignons relève-t-elle de notre vision propre ? Ou n'est-elle que ce que nous sommes en tant que régi par la « Loi Fondamentale » ? C'est-à-dire que nous sommes humains, nous existons et témoignons de cette existence par le fait que nous avons été conçu pour être cet « être-là », cette « présence-là » et aussi « pour cette présence-là », différente par cette conscience de « cet être-là, de cette présence-là », et des autres présences et donc nonobstant l'immensité-là.
 

Si l'humain est cette présence-là, qui lui est différente (par son essence) de ce qui l'entoure, par cet être en lui qui pense, dès lors peut-il se suffire de son humanité ? Ou autrement dit, l'humain qu'il est est-il suffisant pour se caractériser dans l'immensité de l'existant ? Et celle-ci, cette immensité-là, est-elle suffisamment caractérisée par cet être-là, l'humain ? Ou plus encore, cette immensité-là est-elle suffisamment caractérisée « pour cet humain-là » ? Donc il y a une relation de cause à effet, et d'effet avec la cause. C'est à ces questions que l'homme tend aujourd'hui à comprendre pour se comprendre. Le monde a beaucoup avancé, la science ne cesse de se développer, et l'humanité aussi. Et l'homme ne fait que balbutier, et sa science n'est encore que commençante… Et le chemin est long, très long, et constitue l'élément le plus long de son existant… Dès lors, cette limitation-là explique tous les tourments que l'humanité ait vécus depuis sa venue sur terre. Et explique aussi les stades historiques successifs qui l'ont progressivement constitué et qui ne sont jamais terminés. Et au sein desquels un progrès humain est manifestement une réalité, et en constant développement. Ce qui constitue l'envers de la médaille des dures épreuves subies par l'homme.
 

Dans cette flèche du temps humain, on ne peut que penser que forcément il y a un sens, non pas comme les êtres-là le pensent, parce qu'ils ne pensent que selon la « Loi Fondamentale », mais la « Loi Fondamentale, Elle-même » démontre si besoin qu'Elle n'est pas figée, qu'Elle est ouverte à tous les possibles et surtout qu'Elle est à la hauteur de cet Infini-Monde. Elle le démontre par les sauts quantitatifs et qualitatifs que l'homme fait dans les temps de l'histoire. Aussi posons-nous la question : « Connaissons-nous vraiment ? Réellement ? » Est-il suffisant ce concept d'humanité ? Sommes-nous définis suffisamment dans cette marche ancienne et surtout nouvelle du temps ? Eu égard aux enjeux qui divisent le monde !
 

Pour la compréhension de notre humanité, de notre humain, prenons un être de la Création, par exemple un moustique. Tout le monde sait qu'un moustique se nourrit de sang, et la plupart des êtres humains ont été piqués par un moustique, suceur de sang. Vous dormez, par exemple, et vous êtes piqué par un moustique. Vous avez mal, la piqûre vous brûle la peau, et vous savez que c'est un moustique. Vous la cherchez et elle est là, juste au-dessus de vous, accolé au mur. Si vous êtes expérimenté, vous prenez un objet plat, un journal ou plutôt une serviette, et vous vous rapprochez doucement et, brusquement la plaquiez sur elle. Vous l'écrasez, et elle est morte. Vous prenez du papier toilette humide et essuyez votre sang et des restes du moustique du mur, et vous nettoyez votre serviette dans la salle de bain. Et si c'est le seul moustique dans votre chambre, vous allez vous rendormir en paix.
 

Prenons le cas où vous ratiez votre coup, et le moustique échappe, et vous lui couriez après de mur en mur, de mur au plafond… ? Un combat commence. Si vous êtes motivé, vous le chercherez, si vous êtes trop fatigué, vous abandonnez et de nouveau vous êtes dans votre lit. Et si, dans le premier cas, vous ne réussissez pas à l'avoir, le moustique est libre de recommencer à vous piquer. Donc, dans les deux cas, vous devez donc supporter les piqûres.
Analysons le comportement du moustique. Pourquoi il pique ? Il est évident que cet être est conçu ainsi, pour piquer l'homme, et pas seulement l'homme. Pour se nourrir, il a une infime pointe qui est en fait une minuscule trompe grâce à laquelle il aspire du sang. De plus, il est intelligent, il s'échappe quand vous vous rapprochez de lui. Et il revient toujours à la charge parce qu'il a besoin de se nourrir. Et il choisit même les moments où il n'y a pas de danger pour lui. Quand le moustique sent une agression, il se cache et attend le moment propice. Mais une question se pose. Le moustique est-il réellement agressif ? Son agression, n'est-elle pas simplement un instinct pour vivre ? S'il ne piquait pas, et sans sang pour son métabolisme, il ne pourrait pas vivre et donc, il ne pourrait exister. A-t-il une foi, une croyance ? Il n'en a pas ? C'est un être animal qui est de sensibilité et de mobilité purement instinctive. Un être pour ainsi dire « programmée ». Mais cette sensibilité et cette mobilité instinctive qui est aussi intelligente lui permet le plus souvent d'échapper aux agressions par exemple de l'homme, et donc de se multiplier et d'exister. Et même l'Homme n'est pas agressif vis-à-vis du moustique. Il se défend simplement parce qu'il lui fait mal, de plus, il perturbe son logis, et l'homme cherche l'ordre dans son chez soi.
 

Le moustique n'a pas de croyance, il existe par l'instinct de conservation, et lui aussi fait partie de la « Loi Fondamentale » du Créateur. Parlons maintenant de l'homme. A-t-il une foi ? Une croyance ? Comme chaque humain sait, tout homme a une croyance, a une foi en quelque chose, en quelque divinité, et cela depuis la nuit des temps. Si l'homme est réellement humain, c'est qu'il pense, et il pense à ce qu'il le rattache à son milieu, à son existence. Et cette pensée humaine subit un développement historique. Plus le temps et l'Histoire avance, plus l'être humain apprend et plus il se développe et devient de plus en plus fort dans son humanité. Mais l'être humain ne signifie pas qu'il est au-dessus de tout ce qui existe, il peut certes l'être par la pensée et par le mode de vie qu'il se construit. Mais il demeure néanmoins assujetti par son côté animal, lui aussi fait ce que fait le moustique pour se nourrir, pour vivre mais autrement. Par exemple, il a besoin d'abattre des animaux pour se nourrir comme le moustique qui suce le sang. Donc un destin animal commun tant à l'animal qu'à l'humain.
Dès lors que nous avons ce destin commun, cela signifie que nous sommes dotés d'instincts que l'on ne peut réprimer. Et d'instincts nécessaires pour exister. Nous aussi faisons tout ce qu'il faut pour échapper à une agression, et c'est une défense instinctive. Et si on se défend, on peut aussi offenser, parce que cela fait partir de notre nature humaine. Ce qui signifie que l'homme peut aussi avoir des instincts pas seulement pour se défendre mais aussi pour agresser. Et c'est une différence fondamentale entre l'animal en général et l'être humain. Si l'animal dans son existence est mû par un instinct intelligent, donc une pensée animale instinctive, l'homme est mû à la fois par un instinct animal intelligent dont il ne peut se départir et une autre force que n'a pas l'animal, c'est le « libre-arbitre pensant » qui l'oriente dans son existence.

 

    1. LA LOI FONDAMENTALE DANS LA DUALITÉ DU BIEN ET DU MAL
       

 Précisément le libre-arbitre pensant et pensé par l'homme qui est ce qui lui donne ce pouvoir d’agir en toute liberté en son être-là, dont il sent sa propre présence en cet être-là, et par lequel il est. Et ce pouvoir lui vient par l'essence qui est en lui et qui se manifeste dans sa « pensée », et par laquelle l'homme peut tout jusqu’à s'interroger sur son existence. Et cette interrogation fatalement le confronte à l'existence du monde, et par conséquent à penser son être dans cet être-monde-là. Heidegger dira cet « Etant  ». Car il n'y a pas de différence entre cet être-là et cet être-monde qui se manifeste à lui dans toute son immensité. Et ce point est fondamental.
 

Précisément l'immensité n'est immensité que par ce qu'il définit lui-même, et lui-même n'est lui-même que ce que témoigne cette immensité de son existant. Et c'est le lien intrinsèque, indissociable entre lui et ce qui l'entoure. On peut même dire qu'il est l'Homme par quoi le monde Est. Et c'est voulu ainsi, par l'Essence même de l'Existence, de la Création.


Dès lors toute croyance et incroyance ne sont que les deux faces de la même médaille qui est d'être, d'exister. Un être humain n'est humain que parce qu'il libre, et s'il est réellement libre, il peut croire comme il peut ne pas croire. Il peut avoir la foi comme il peut ne pas avoir la foi, ou une autre foi. Donc la croyance et l'incroyance est un trait caractéristique humain. C'est un peu comme si un homme peut dire que le lait est blanc comme il peut dire que le lait n'est pas blanc, qu'il a une autre couleur. Par contradiction, il peut refuser une réalité réelle. Un Blanc est blanc, peut aussi un autre blanc, mais cependant n'est pas noir. Car si cela eut été ainsi (un blanc noir), ce qui est impossible, l'être humain aurait alors perdu tous sens de la réalité.
 

Ou encore, pour mieux comprendre la nature humaine et le libre-arbitre, argumentons par un exemple concret. Un homme peut commettre un vol ou un crime et dire que je ne l'ai pas commis. Et il peut croire dur comme fer qu'il ne l'a pas commis surtout s'il a une double personnalité. Et il le pense réellement. Ou encore s'il ne le pense pas réellement, et il est conscient qu'il l'a commis, mais devant le tribunal qui le juge, pour ce qu'il a commis (par son libre arbitre), ce refus de reconnaître devient un instinct de défense, dicté par son libre arbitre.
 

Un autre exemple. Les Talibans en leur temps, en Afghanistan, ou les islamistes de l'EI en Irak et en en Syrie qui flagellent les femmes qui ne portent pas le niqab ou qui n'envoient pas leurs enfants dans une école religieuse ou les hommes qu'il leur est interdit de se tailler la barbe, par exemple, ou qu'ils leurs interdisent les pots-de-vin, donc pas de favoritisme alors que les postes de commandement de ces islamistes ne sont octroyés qu'à leurs fidèles proches, et c'est donc du favoritisme. Et qu'ils vont perpétrer des génocides (des centaines d'hommes sont assassinés) au sein des tribus irakiennes ou syriennes qui se révoltent à leur diktat. N'est-ce pas qu'ils le commettent dans la croyance et la foi qu'ils ont ? Qu'ils croient qu'ils sont dans le vrai alors qu'ils sont dans le faux.
 

Pour ces talibans, ou les islamistes de l'EI, qu'ils tuent, qu'ils décapitent, ils n'en ont pas conscience qu'ils font du mal, qu'ils commettent des monstruosités. Ou même s'ils ont en conscience, cela ne changera rien. Alors que c'est un mal à l'état nu. Ces hommes n'ont plus rien d'humain et pourtant ce sont des humains. Et cette foi dans l'Islam qui est déviée par leur libre-arbitre, parce qu'ils veulent croire qu'ils sont dans le vrai.

En réalité, ils savent très bien qu'au fond d'eux-mêmes qu'ils sont dans le faux, mais ils sont pris dans une trajectoire qui les poussent à ne plus reculer sinon à se renier. Et justement le libre-arbitre, combien même il leur a été octroyé libre par l'Essence, demeure qu'il est punissable d'abord par l'« Essence » avant de l'être par l'homme. Parce que l'Essence est Maîtresse de la Création. Et si on voit qu'il est « punissable d'abord par l'homme », et ce que procède la coalition occidentale et la dernière entrée dans le « théâtre de guerre », la Russie, c'est que ce processus confirme bien que l'humanité est rattachée à l'« Essence ». Et qu'au désordre vient progressivement l'ordre. Dans l'Essence, il y a cette idée de justice, et d'ordre. Que l'on n'échappe pas à son destin, à son crime, qui nous rejoindra tôt ou tard. Et même si on échappe à la justice des hommes, on n'échappe pas à la justice de l'Essence.
 

Un dernier exemple qui éclaire la complexité du libre-arbitre auquel fait face l'homme. Prenons un responsable, ou un haut responsable d'un Etat, qui occupe une haute fonction de l'Etat à quelque niveau que ce soit. Supposons que ce haut responsable détourne des deniers de l'Etat à son profit, à l'intérieur ou à l'extérieur de son pays, ou les deux. Est-il conscient ce responsable de son acte délictueux envers l'Etat et envers le peuple de son pays ? On peut croire qu'il en est conscient ! En réalité, il peut être conscient comme il peut ne pas l'être pour la simple raison qu'il n'est conscient surtout que de son rang dans l'Etat et qu'il pense que cela suffit pour sa conscience et son rang qui l'autorise à puiser dans les caisses de l'Etat. D'autre part, il est conscient qu'il ne peut être inquiété parce que c'est lui, l'Etat.

Là encore, c'est une « croyance qui peut être de l'incroyance », ou de la fausse croyance parce que ce que l'on croit est seulement ce que l'on veut croire parce qu'il sert notre intérêt. Et ce que ne sait pas ce responsable, c'est que si le peuple ne l'observe pas, ou seulement ceux qui sont proches de lui en sont informés, c'est qu'il est aussi observé par l'« Essence » (à son insu). En d'autres termes, la « Conscience du Monde l'observe » et sait tout ce qu'il fait de répréhensible jusqu'au moindre recoin de sa conscience. Ce qui signifie qu'il ne pourrait échapper au « Tribunal du Monde », un « Tribunal bien au-dessus des hommes ». Mais l'homme peut-il craindre ? Ou en est-il conscient de ce « Tribunal du Monde » ? Et c'est parce qu'il est humain, et fort de son libre arbitre, qu'il ne peut craindre. Mais combien même il ne craint pas, il demeure néanmoins assujetti à son « destin ». Et le destin de ce responsable n'est, en vérité, pas à envier. Parce que, si nous poussons loin dans son existence, et combien même il est immunisé de la justice des hommes, il est néanmoins malheureux par sa conscience. Et s'il n'est pas malheureux par sa conscience, il reste toujours malheureux par quelque chose qu'il ne sait pas. Et on n'a point besoin de disserter sur ce quelque chose. Et c'est ce quelque chose qui le différencie de celui qui est intègre. Dans le langage populaire, il est dit que « le bien mal acquis ne profite jamais ».
 

Dès lors, la croyance en ce que nous sommes devient parfois même un instinct qui est irraisonné. Et c'est précisément dans ce « double combat » entre la croyance et l'incroyance, entre le bien en nous et le mal qui est aussi en nous, que nous devons se poser la question : « Connaissons-nous réellement ? » Et la foi divine, la foi que nous avons en en Dieu essaie d'y répondre. Parce que nous sommes religieux par essence, reliés à Dieu, que nous voulions le croire ou non, Nous sommes des êtres faits par Dieu, nous devons nos existences à Dieu, et c'est son Essence qui fait que nous soyons « nous  », croyants et incroyants et avec une infinité de degré entre les deux.
 

Et surtout parce que l'homme, avant de croire, est d'abord homme qui est mené aussi par ses instincts. Parce que croire en Dieu ne signifie pas qu'il suit les préceptes de Dieu. De même celui qui ne croit pas ne signifie pas qu’il va contre les préceptes de Dieu. Un non-croyant peut être plus bon, meilleur qu’un croyant qui se dit croyant mais n’hésite pas à faire u mal à son prochain. Un croyant qui a un lien très lâche avec Dieu est prêt à accomplir tous les méfaits possibles. Et c'est là tout le drame de l'homme dans ce nous pensons être notre « existence », dans ce « connaissons-nous réellement ? ». Et, dans un certain sens, c'est aussi le « sens de l'existence », c'est-à-dire de s'efforcer de se connaître dans cet « inconnaissant ».

Et c’est la raison pour laquelle tout croyant ou incroyant doit se remettre en question pour savoir « s’il est, s’il va dans le sens du vraiment humain, dans le sens du combat du bien contre le mal. » Et c’est là l’équation de tout être humain dans ce « connaissons-nous réellement » dans l’Essence, dans la Loi fondamentale de l’existence qui laisse au premier abord l’homme maître de sa destinée jusqu’à une certaine limite. Et c’est la raison pour laquelle que l’Essence vient à imposer une certaine limite pace qu’en dernier ressort, tout revient à l’Essence, tout dépend de l’Essence divine. L’homme ne peut exister sans Dieu même s’il ne croit pas en Lui. Dieu n’a pas besoin que sa Création croit en Lui. « Sa Création est d’abord sa Création, Et il peut la changer, la modifier comme Il veut. » Et c’est la raison de dire ici que le combat du bien contre le mal est le vrai sens, le vrai moteur de l’existence de l’humain. Et c’est aussi de dire que l’homme de bien, et vraiment homme du bien, est assuré d’avoir pour lui le soutien de l’Essence.

L’Essence divine par laquelle l’homme est témoigne bien de l’événement de cette Essence au travers de cette existence qu’est l’humanité, et par elle, se déploie, à travers l’Essence, le sens et le progrès du monde dans l’infinité du temps. Et c’est cela que l’homme doit comprendre, ou chercher à en prendre le sens, et surtout comprendre « qu’il n’est pas seul dans l’infinité des mondes. »

 

Medjdoub Hamed
Auteur et Chercheur indépendant en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective
 

Note :
 

1. « HAVY BEN YAQDHÂN, Roman philosophique d'Ibn Thofaïl », texte arabe traduit en français par Léon Gauthier, chargé de cours à la chaire de philosophie de l'Ecole supérieure des Lettres d'Alger. 1900.
Site pour télécharger gratuitement (à la fin de la page Internet) plusieurs éditions et une thèse complémentaire pour le de doctorat ès-lettres sur Ibn Thofaïl, sa vie et ses œuvres.
http://www.notesdumontroyal.com/note/498

 



45 réactions


  • Étirév 23 mars 04:13

    Vous dites très justement : « si c’est un homme à qui manque la culture scientifique, il en parle sans discernement.  »
    N’a t-on pas dit que « Toutes choses paraissent si simples à celui qui ne connaît rien ! », sur la physique de l’Univers, la Vie, à propos de Dieu ou sur les origines de l’homme et celle de la connaissance du Bien et du mal

    Mais aussi sur l’Islamisme et Mohammed.


    • Hamed 23 mars 09:23

      @Étirév

      En effet, « si c’est un homme à qui manque la culture scientifique, il en parle sans discernement.  » C’est le sens même de son naturel. Cependant, il faut préciser un point important, ce manque ne peut être assimilé à une tare, elle n’est qu’un manque que l’homme n’est en rien responsable puisqu’il est ainsi conçu par la Création, et fait partie de l’Ordre métaphysique du monde. Si vous, par exemple vous discernez, et donc aviez cette culture scientifique qui manquait à cet homme, il reste aussi à discerner si vous l’aviez « naturellement » dans le sens que vous la sentiez en vous comme l’auteur la décrit « il est saisi d’une émotion, d’une allégresse, d’une exubérance et d’une gaieté qui le portent à communiquer le secret de cet état en gros et d’une façon indistincte. »

      Donc entièrement d’accord avec vous lorsque vous dîtes « N’a t-on pas dit que « Toutes choses paraissent si simples à celui qui ne connaît rien ! », sur la physique de l’Univers, la Vie, à propos de Dieu ou sur les origines de l’homme et celle de la connaissance du Bien et du mal. Mais aussi sur l’Islamisme et Mohammed.

      Cet homme bien que connaissant ne connaît rien. Est-ce sa faute ? C’est comme si vous vous interrogez sur un débile mental pourquoi il est débile, ou un aveugle pourquoi il est aveugle. Devant ce dilemme de l’incompréhension du pourquoi, j’avais énoncé « Dès lors, devant cette impuissance de comprendre cet univers, nous sommes alors confrontés à cette double réalité que nous sommes des êtres humains qui n’ont de réalité sur notre existence et sur le monde que ce que la « Loi Fondamentale » a mis en nous. »

      Nous ne pouvons échapper à notre condition humaine inscrite dans la « Loi Fondamentale » combien même nous nous élèverons et pire à celui qui ne connaît rien, car ce dernier est comme s’il n’est pas. La seule issue pour parvenir à soi est d’aller vers soi. Et c’est là un chemin humain qu’il faut tenter pour se savoir être, pour se savoir exister. Sinon on n’aurait pas existé réellement dans l’existence. Je ne sais si ma réponse est suffisamment comprise.


  • Gollum Gollum 23 mars 09:55

    Parce que tout est relatif.


    J’ai pas tout lu votre texte est trop long.


    Vous faites l’apologie du libre-arbitre. Mais selon votre propre phrase celui-ci est relatif. La lutte du bien contre le mal aussi c’est relatif. Le bien et le mal sont relatifs. En fait il n’y a du point de vue de l’Absolu, ni bien, ni mal.


    Et le seul Bien (au sens de Platon, Plotin) c’est l’Un. Tout autre bien comporte son contraire latent en son sein. C’est ce que le proverbe rappelle : l’enfer est pavé de bonnes intentions. Et le mal peut avoir de bonnes conséquences : c’est ce que rappelle Gœthe dans son Faust avec le personnage de Méphistophélès. Bref, nous ne pouvons pas juger de la nocivité, ou l’inverse, de tel ou tel acte par ce relativisme même. C’est la fin du moralisme.


    Est-ce pour autant du nihilisme ? Non. Il existe un Centre au sein de l’être où les contraires cessent d’être perçus comme des opposés.


    Vous écrivez : Qui sommes nous ? En surface nous avons telle ou telle identité. En profondeur, il n’y a qu’une seule réponse : الله.

    C’est comme un arbre unique avec plein de feuilles. Chaque feuille sont des identités différentes. En profondeur il n’y a qu’Un arbre.


    Et en profondeur, il n’y a pas de libre-arbitre. Et le Maître des Mondes ne peut rien changer car tout a déjà été posé hors de l’espace et du temps depuis toujours.


    • Hamed 23 mars 11:18

      @Gollum

      Selon vous «  La lutte du bien contre le mal aussi c’est relatif. Le bien et le mal sont relatifs. En fait il n’y a du point de vue de l’Absolu, ni bien, ni mal. 

      (...)

       Bref, nous ne pouvons pas juger de la nocivité, ou l’inverse, de tel ou tel acte par ce relativisme même. C’est la fin du moralisme.


      Est-ce pour autant du nihilisme ? Non. Il existe un Centre au sein de l’être où les contraires cessent d’être perçus comme des opposés. »

      Si je comprends bien « qu’un quidam tue un autre quidam », c’est rien, il n’y a qu’un point de vue de l’absolu ni bien ni mal. C’est juste un équilibre des contraires. Qu’un homme tue son prochain, cela ne doit pas nous offusquer. Ou qu’un voleur vole, non plus.

      Et vous dîtes encore « Et en profondeur, il n’y a pas de libre-arbitre. Et le Maître des Mondes ne peut rien changer car tout a déjà été posé hors de l’espace et du temps depuis toujours. »


      Mais alors, puisque tout est déjà posé, pourquoi votre commentaire ? Il ne sert à rien, puisque vous comme moi selon vous nous sommes « programmés ».

      Je crois que vous ne pensez pas vraiment ce que vous dîtes puisque vous commentez ce que je dis de la « Loi Fondamentale de l’existence ». En clair, vous n’êtes pas « vous » ce que vous croyez être ce « vous » que vous ne connaissez pas vraiment, ou plutôt l’inverse serait plus juste votre « vous » vous échappe. Et c’est la raison pour laquelle vous ne voyez pas une distanciation entre ces deux instances, le bien et le mal, ni leur sens dans la « Loi Fondamentale de l’existence ».





    • Gollum Gollum 23 mars 12:40

      @Hamed

      Qu’un homme tue son prochain, cela ne doit pas nous offusquer. Ou qu’un voleur vole, non plus.

      Tout dépend de votre avancement spirituel. Si vous êtes encore dans la dualité il est normal d’être scandalisé par les meurtres et les vols.

      Mais il existe un état où le scandale n’existe plus puisque chaque chose est à sa place. C’est l’état spirituel de l’Unité profonde. Et l’on retrouve cette façon de voir dans toutes les confessions religieuses. Je me souviens de lignes de Jean Eckhart (chrétien) déclarant que l’on pourrait voir ses proches massacrés devant soi sans pourtant sortir de l’état de Béatitude spirituelle quand on y est.

      Votre phrase que je souligne en gras ci-dessus montre que vous n’avez rien compris à mon post puisque vous confondez deux états fort différents. L’état de l’homme ordinaire soumis à la dualité et celui du spirituel, arrivé en bout de course.

      Mais alors, puisque tout est déjà posé, pourquoi votre commentaire ? Il ne sert à rien, puisque vous comme moi selon vous nous sommes « programmés ».

      Qu’il serve ou pas cela m’est indifférent. Il fera son bonhomme de chemin, bref, il agira, que l’on soit programmé ou pas.

      Je crois que vous ne pensez pas vraiment ce que vous dîtes

      Oh que si.

      Je vous fournis un lien de René Guénon (après tout il est quelque peu de votre bergerie puisque soufi) sur la non-dualité, présente dans l’ésotérisme islamique, ce dont vous ne semblez pas être au courant apparemment, puisque vous voulez vous cantonner à une vue « morale » des choses.

      Enfin, pour finir, les phrases où Allah éclaire qui il veut et obscurcit l’entendement de qui il veut surabondent dans le Coran, en accord avec la Thora où l’on a exactement le même genre de versets. Notamment un verset célèbre d’Isaïe où Yahvé parle et dit : je crée le bien et le mal.

      Bien évidemment idem dans l’Hindouisme et ailleurs.


    • Hamed 23 mars 13:42

      @Gollum

      Comme vous dîtes «  Tout dépend de votre avancement spirituel. Si vous êtes encore dans la dualité il est normal d’être scandalisé par les meurtres et les vols. »

      Oui, je l’avoue, je ne suis que ce que je suis et ne peut être autre que je suis. Comme d’ailleurs vous aussi, « vous n’êtes que ce que vous êtes. Et tous deux pas plus que ce que nous sommes. »

      Je ne veux pas vous contredire, mais étant autre que vous, je me dois de me dire et vous dire que ce que vous avancez et énoncez «  Mais il existe un état où le scandale n’existe plus puisque chaque chose est à sa place. C’est l’état spirituel de l’Unité profonde. Et l’on retrouve cette façon de voir dans toutes les confessions religieuses. Je me souviens de lignes de Jean Eckhart (chrétien) déclarant que l’on pourrait voir ses proches massacrés devant soi sans pourtant sortir de l’état de Béatitude spirituelle quand on y est.  »

      C’est tout simplement cette béatitude que vous dîtes spirituelle relève d’un état second où l’être n’existe plus dans son humanité. Une béatitude spirituelle qui a perdu son esprit ou qui est déjà une mort de l’esprit que l’on a en soi, s’il n’y a plus rien à faire. 

      L’être humain, a perdu son être qui pense en lui, il n’est plus pensée, il n’est plus existant.

      Voilà ce que je voudrais vous dire. Le compreniez-vous seulement si vous « pensez ».en fait on devient un objet non pensant, une pierre, ou toute objet non vivant. 

      Désolé de vous contredire, cela n’a pas été mon intention mais simplement pour réfuter cette croyance qui n’est basée sur rien.


    • Gollum Gollum 23 mars 17:49

      @Hamed

      Bon je vois que vous ne comprenez pas trop ce que je raconte, c’est pas grave. C’est toujours comme ça avec les partisans du libre-arbitre..

      Une béatitude spirituelle qui a perdu son esprit ou qui est déjà une mort de l’esprit que l’on a en soi, s’il n’y a plus rien à faire. 

      Vous pensez donc qu’il faut faire pour vivre. Ben non. C’est bien pour ça que le jour sacré des juifs, le Shabbat est le jour du Repos. Précisément parce qu’on ne fait rien.

      L’être humain, a perdu son être qui pense en lui, il n’est plus pensée, il n’est plus existant.

      Là encore vous pensez (!) qu’il faut penser. Non plus. Pas pour rien qu’il y a des ascètes qui veulent vivre une vie de silence, sans pensée.

      on devient un objet non pensant, une pierre

      Vous faites un tel contresens, vous avez une telle capacité à faire fausse route que je ne sais pas trop quoi dire. Parce que vous pensez peut-être que Dieu qui est la Vie même, pense ? smiley

      Je reviens sur ce que vous avez écrit :

      Dès lors toute croyance et incroyance ne sont que les deux faces de la même médaille qui est d’être, d’exister. Un être humain n’est humain que parce qu’il libre, et s’il est réellement libre, il peut croire comme il peut ne pas croire. Il peut avoir la foi comme il peut ne pas avoir la foi, ou une autre foi.

      C’est complètement contradictoire de dire : s’il est libre, il peut croire ou pas. Ben non, ça ne marche pas comme ça. La foi vous tombe dessus ou pas. On n’est pas libre de la refuser.

      Perso je ne suis plus catho. Ai-je été libre de ne plus l’être ? Bien évidemment non. C’est le fruit d’une aventure intellectuelle qui a abouti à ce que je ne le sois plus.

      De la même façon vous êtes muslim, de par votre naissance probablement, et êtes incapable de remettre cela en cause, bref, vous n’êtes pas libre. Vos préjugés vous empêchent de voir que le Coran ne vaut probablement pas la dévotion que vous lui portez et qui est tout à fait exagérée. Je pourrai vous dire que c’est une croyance basée sur rien. Rien d’autre que l’habitude et le besoin de se rattacher à une béquille mentale.

      De la même façon le vertueux ne choisit pas librement la vertu. Il est vertueux parce que c’est sa nature profonde d’être vertueux. 

      De même le meurtrier ne tue pas par libre-arbitre. Il tue parce que c’est un animal sauvage aveuglé par la haine et d’autres passions exécrables.

      Bref, et pour faire court, ce sont nos profondeurs psychiques qui sont le véritable moteur de nos actes et pas le libre arbitre, concept d’ailleurs mis à mal depuis Nietzsche, Freud, Jung..

      Il n’y a que les moralistes qui veulent encore croire au libre arbitre.


    • Hamed 23 mars 20:08

      @Gollum

      Vous argumentez en mettant en avant « Vous pensez donc qu’il faut faire pour vivre. Ben non. C’est bien pour ça que le jour sacré des juifs, le Shabbat est le jour du Repos. Précisément parce qu’on ne fait rien. »

      Pensez-vous que les Juifs ne font rien durant le Shabbat. Selon vous, ils vivent une béatitude spirituelle. Les Juifs ne mangent pas, ne bougent pas, ils sont là selon vous figés durant ce jour de repos. Ils ne se rendent pas visite, ils ne vont pas à leurs lieux de prières, leurs synagogues. Ils ne font pas l’amour pour ceux qui le voudront, ils ne vont aux lieux de repos, etc. 

      Non Gollum, votre raisonnement ne tient pas route. La béatitude spirituelle n’est en fait qu’une illusion. Un homme, par l’usage de la drogue, peut entrer dans cette béatitude artificielle tout au plus. Réelle, elle serait une allégresse de l’âme, mais elle dure le temps que la pensée l’a générée qui en fait est très court.

      Et s’il y a « des ascètes qui veulent vivre une vie de silence, sans pensée », c’est leur choix, mais eux aussi il faut bien qu’ils mangent, et répondent à tous les besoins de leurs corps en pensant à leurs besoins. Sinon, ils ne pourraient vivre.

      L’Ascète vivant dans le silence n’est qu’une image mythique que veulent bien donner les mass-médias. 

      Quant au «  Vous faites un tel contresens, vous avez une telle capacité à faire fausse route que je ne sais pas trop quoi dire. », tout simplement je regrette de vous le dire, mais vous n’avez pas de véritables arguments à m’opposer.

      Voilà, Gollub, merci pour les posts.


    • Gollum Gollum 24 mars 10:09

      @Hamed

      Bon, faut vraiment faire attention à la formulation des messages avec vous.

      Quand j’évoque le shabbat (je reconnais que je me suis mal exprimé) c’est pour exprimer que pour Dieu (son jour sacré) le summum du sacré c’est de ne rien faire. Le Shabbat c’est le jour du Repos. Avec une majuscule. Cela veut dire que l’activité de l’homme, quelque soit cette activité, est minimisée par rapport au Repos.

      Visiblement vous n’arrivez pas à parvenir à comprendre ce que cela veut dire.

      Vous êtes tellement dans l’activisme que vous voyez le Repos comme une illusion, vous évoquez la drogue, bref, vous êtes à côté de la plaque. smiley

      C’est un peu comme si je devais expliquer les couleurs à un aveugle. Donc je renonce.

      La vision que vous avez des moines par exemple est complètement surréaliste. Vous n’arrivez même pas à comprendre ce qu’est la contemplation. Même un athée comme Labrune sur ce site arriverait à peu près à piger..

      On va donc en rester là.


    • Hamed 24 mars 11:59

      @Gollum

      Bonjour Gollum,

      Tout d’abord, il ne faut pas s’énerver. Le sujet dont il est question dans ces commentaires est extrêmement profond. Je sais que chacun a sa vision de l’humain, de l’animal, du bien et du mal. Le problème lorsqu’il y a un blocage surtout lorsque l’on confronte nos idées ne doit pas être senti comme un échec dans le dialogue, mais plutôt comme un plus pour notre pensée dont nous ne savons rien.

      Bien sûr, si, dès l’échange, on arc-boute dans nos certitudes, on ne pourrait échanger, on ne pourrait apprendre soi de l’autre, parce que cet autre est aussi soi puisqu’on se projette sur lui, et on essaie nos armes que l’on a de notre esprit pour les confronter aux armes de l’autre soi qui nous fait face. 

      Voilà, Gollum, et dans l’échange, sans même s’apercevoir, on créé, on se recréé, on enrichit nos certitudes. Et c’est cela qui importe. D’ailleurs, à titre d’illustration, vous avez corrigé votre vision sur le Shabbbat. Cependant, j’ai très bien compris le Shabbat, une fête religieuse, une journée de repos, de rapprochement vers Dieu, de contemplation de soi dans ce Dieu bienfaiteur qui nous a donné la vie et par Lui nous existons.

      Que vous me disiez « Visiblement vous n’arrivez pas à parvenir à comprendre ce que cela veut dire.

      Vous êtes tellement dans l’activisme que vous voyez le Repos comme une illusion, vous évoquez la drogue, bref, vous êtes à côté de la plaque. »


      J’accepte vos remontrances avec joie parce qu’elles vous personnifient en tant qu’homme de valeur. De plus, vous me dîtes « je renonce ». En fait, gollum, et pardonnez cette remarque, ce n’est pas vous qui renoncez mais votre pensée qui renonce non pas qu’elle renonce mais se trouve obligée de renoncer. 

      Aussi vous dis-je, posez-lui la question pourquoi elle renonce. C’est un peu métaphysique ce que je vous écris, mais c’est tout ce que je peux. 

      Merci pour le post, Gollum


  • JPCiron JPCiron 23 mars 17:07

    <  Et c’est une différence fondamentale entre l’animal en général et l’être humain. Si l’animal dans son existence est mû par un instinct intelligent, donc une pensée animale instinctive, l’homme est mû à la fois par un instinct animal intelligent dont il ne peut se départir et une autre force que n’a pas l’animal, c’est le « libre-arbitre pensant  » qui l’oriente dans son existence. >


    Les fondations du château de cartes s’appuie sur une autre carte en trompe-l’œil, qui nous dit que l’animal humain est différent en nature des autres animaux. Alors qu’il ne présente que des différences de degrés, y compris pour ce que vous appelez la parcelle de « libre-arbitre pensant ».


    Pourquoi ce qui se passe dans la pensée de l’animal non humain serait-il différent par nature de ce qui se passe dans la pensée de l’animal humain ? Alors que nous sommes (au moins pour les mammifères, oiseaux et reptiles) construits sur le même schéma, y compris pour ce qui concerne le cerveau.


    • Gollum Gollum 23 mars 18:03

      @JPCiron

      Bien d’accord avec vous. Il n’y a pas de différence de nature entre homme et animal. Cette vieille dichotomie, qui est un véritable archaïsme, est bonne pour la poubelle.

      L’éthologie animale a montré que les animaux ont des stratégies, réfléchissent, élaborent des plans, de chasse, de façon d’élever leurs jeunes, de remise en cause de la hiérarchie au sein d’un groupe afin de prendre le pouvoir (on voit ça chez les lions), avec des alliances entre individus..

      Certains sont plus audacieux que d’autres, ou plus malins. Certains sont naïfs ou paresseux. Certains sont conformistes et ne veulent pas quitter la sécurité du groupe, d’autres partent à l’aventure..

      Alors certes nous avons l’avantage de pouvoir lire Platon, de philosopher. 

      Mais les éléphants ont le culte de leurs morts. Ils se recueillent sur les ossements de la matriarche, trop vieille pour avoir pu continuer à diriger le groupe, mais qui a laissé un souvenir tel que les autres passent de longs moments à caresser les vieux os de la regrettée.

      On a même détecté chez les chimpanzés un comportement qui ressemble fort à l’émergence du sacré, vis-à-vis d’arbres pris pour totem.

      Bref, les animaux sont étrangement... humains, trop humains.


    • Hamed 23 mars 19:52

      @JPCiron

      Pensée qu’on peut dire judicieuse et non judicieuse pour la simple raison qu’il y a certes pertinence et non pertinence. Et je pris JPCiron de me laisser dire en toute honnêteté ce que je pense de la pertinence de sa question.

      « Pourquoi ce qui se passe dans la pensée de l’animal non humain serait-il différent par nature de ce qui se passe dans la pensée de l’animal humain ? Alors que nous sommes (au moins pour les mammifères, oiseaux et reptiles) construits sur le même schéma, y compris pour ce qui concerne le cerveau. »

      C’est juste ce que vous dîtes sur le plan de la pensée qu’elle soit humaine ou animale. L’animal humain pense exactement (du moins à ce qu’elle paraît à nous) la même pensée que celle de l’animal non humain, et cela nous est témoigné par les réactions de l’animal envers l’animal humain. Par exemple, vous appelez votre chien et s’il est bien dressé, il vient aussitôt vers vous. Ce qui signifie qu’il pense une pensée animale comparable à la pensée humaine.

      Dans l’absolu, on ne sait rien, puisque la pensée est une faculté métaphysique qui nous est donnée, et nous ne savons rien de son essence. Et elle est le pilier de la Loi Fondamentale de l’existence. Sans pensée nous n’existons pas.

      D’ailleurs lorsque nous nous rapprochons de notre mort, la pensée commence à faiblir en nous, jusqu’à ce qu’elle nous quitte pour rejeter notre corps dans le néant d’où nous sommes sorti.

      Ceci étant, et comme vous dîtes « Alors que nous sommes (au moins pour les mammifères, oiseaux et reptiles) construits sur le même schéma, y compris pour ce qui concerne le cerveau, pourquoi ce qui se passe dans la pensée de l’animal non humain serait-il différent par nature de ce qui se passe dans la pensée de l’animal humain ?  » 

      La réponse est simple, elle saute même aux yeux. L’animal (oiseaux, reptiles, etc.) pense instinctivement, il raisonne instinctivement. Il attaque en pensant intelligemment, il fuit du danger en pensant intelligemment, mais toute son existence pensée et intelligente relève d’une existence instinctive, automatique. Dans le sens d’un réflexe inconscient, involontaire, pré-programmé.

      L’homme fait à peu près ce que fait l’animal puisqu’il est lui aussi est biologiquement un animal, sauf que son intelligence est ouverte, sa pensée est réfléchie, il est doté d’une raison, il est aussi créateur. Et c’est la raison pour laquelle l’homme domine la Terre, du moins aux limites qui lui sont données par la Loi Fondamentale de l’existence.

      L’homme lui aussi est pré-programmé mais « son pré-programme reste ouvert à tous les possibles, grâce précisément à cette pensée réfléchie, cette pensée créatrice en lui, mise en lui, avec cependant une limitation dont il n’est pas conscient ».


    • JPCiron JPCiron 23 mars 21:30

      @Hamed


      Bonjour Hamed,


      La réponse simpliste que nous servent les Religions du Livre est basée sur l’ignorance :


      On dit que <  Sans pensée nous n’existons pas. > Mais ils ne définissent pas la pensée d’une manière qui nous permette de vérifier si tel ou tel animal est -ou non- dépourvu de pensée.


      Car, en fait, il est évident que l’animal (humain ou non-humain) < pense instinctivement, il raisonne instinctivement. Il attaque en pensant intelligemment, il fuit du danger en pensant intelligemment, mais toute son existence pensée et intelligente relève d’une existence instinctive, automatique. Dans le sens d’un réflexe inconscient, involontaire, pré-programmé. > N’est-ce pas ?


      L’homme (comme tous les animaux) s’est adapté à (et n’a pas été pré-programmé pour) son environnement.


      < son intelligence est ouverte > tout comme celle des gorilles avec lesquels on peut discuter, une fois qu’on leur a appris le langage des signes, ou comme les rats qui s’adaptent aux environnements les plus hostiles.


      < sa pensée est réfléchie > tout comme celle des corneilles de Nouvelle Zélande qui s’inventent le méta-outil qui leur permettra d’arriver à leurs fins. Chose dont beaucoup d’humains seraient incapables.


      < il est doté d’une raison > tout comme les corvidés qui lâchent des noix sur les passages cloutés, pour venir les déguster après le passage des voitures qui les auront écrasées, au feu rouge.


    • Hamed 23 mars 22:20

      @JPCiron

      Entièrement d’accord avec vous. Une question cependant : « Qu’est-ce que vous faîtes de la culture ? De sa création ? De sa domination sur tout ce qui vit sur terre. »

      Les animaux, l’homme les met en cage, il les utilise dans les cirques, il utilise leurs peaux, leur ivoire, il les cultivent en troupeau, dans les étangs, ou au bord de la mer, il les chasse en mer, etc.

      L’homme est un animal pensant qui ne se sait pas et se sait en même temps. Sur lui, il ne sait rien sinon qu’il est humain et c’est suffisant dans son intégration dans l’environnement terrestre, « pré-programmé dans la Loi Fondamentale de l’existence » dont nous ne savons rien. 

      Sinon qu’elle est une Loi Fondamentale de l’existence que nous l’acceptions ou non. 

      D’ailleurs Blaise Pascal a simplifié l’homme en disant qu’il est un « roseau pensant », un roseau donc debout par sa pensée, et qui peut ployer par le vent de l’existence, voire même se briser si c’est nécessaire. Une nécessité dont il ne sait rien.


    • JPCiron JPCiron 23 mars 23:28

      @Hamed

      < Entièrement d’accord avec vous. >


      Merci. Mais je ne sais avec quoi vous êtes entièrement d’accord, puisque ce que ce que je dis est fortement en contraste avec le contenu de votre article.



      < Qu’est-ce que vous faîtes de la culture ? De sa création ? De sa domination sur tout ce qui vit sur terre. >


      Effectivement, l’aspect culturel est intéressant.

      Mais votre question illustre une profonde incompréhension. Vous parlez en fait de la culture humaine (comme d’autres parlent de la civilisation judéo-chrétienne occidentale).

      En fait, il y a de nombreuses Cultures humaines. Quoi de commun entre les Nambikwaras du siècle dernier et les Égyptiens du second millénaire avant notre ère ?


      Vous parlez de domination. On pourrait dire ’’infestation ». Cela dépend du point de vue. Nombre d’espèces ont dominé la terre, en leur temps, et ont disparu.


      Mais il est bien vrai que, depuis quelques centaines de milliers d’années, l’inventivité, la technologie et l’art des humains s’est nettement distinguée des autres races humaines (néandertal, denisova, flores, naledi, …).

      A propos, rassurez-moi, l’ Australopithèque Africain faisait bien partie de l’humanité, n’est-ce pas ?


      Les cultures humaines se sont démarquées nettement des sociétés animales dans lesquelles on découvre néanmoins des aspects culturels dès que l’on se donne la peine de les étudier. Certaines tribus de chimpanzés enseignent aux petits comment casser des noix sur des ’’enclumes’’ conservées précieusement de génération en génération. D’autres tribus ignorent cette technique. Les orques enseignent aux jeunes les techniques pour renverser les plaques de glace flottante où se réfugient les otaries. D’autres groupes d’orques ont inventé une autre technique pour attraper les phoques qui restent au bord de l’eau. Et le transmettent. Chaque société animale fonctionne avec des règles et des traditions qu’elle ajuste et invente au besoin, en fonction de l’évolution de l’environnement.

      Même les baleines empruntent des chants à d’autres groupes rencontrés. Nos très lointains ancêtres n’avaient pas, eux non plus, de Cultures très élaborées....



    • Hamed 24 mars 00:10

      @JPCiron

      Encore entièrement d’accord avec vous. Chez l’animal il y a une pensée instinctive et intelligente dans tout ce qu’il fait, et c’est ce qu’il lui permet d’exister et de procréer en maintenant les lignées d’espèces. Bien que certaines espèces disparaissent ce qui est inscrit dans la Loi Fondamentale de l’existence. Mais rien n’interdit que d’autres espèces naissent.

      Chez l’être humain, ce sont tous ces attributs qui existent aussi chez lui, à l’état d’instinct et d’intelligence chez l’animal « pré-programmé ». Mais, en plus comme d’ailleurs est dirigé aussi l’animal, il existe une faculté agissante chez l’homme qui est la pensée intelligente. Sauf que cette pensée est créatrice et consciente ce que l’animal n’est pas, et n’a pas la conscience.

      Voilà, la différence entre l’animal et l’humain. Et qui sont tous deux pré-programmés sauf que l’homme, par sa pensée, s’érige en « conscience de l’univers, englobant tout existant, du moins à ce qui lui est donné de savoir dans son existant ».

      J’espère vous avoir éclairé. Merci pour les posts.


    • Gollum Gollum 24 mars 10:16

      @JPCiron

      Mais je ne sais avec quoi vous êtes entièrement d’accord, puisque ce que ce que je dis est fortement en contraste avec le contenu de votre article.

      Oui il dit toujours qu’il est d’accord mais il ramène après coup à la vieille dichotomie, animal = instinct, et homme = libre arbitre, bref ses à priori philosophiques à lui.

      Il nous cite Pascal alors que le gars ne connaissait rien à l’éthologie moderne qui a complètement chamboulé l’image qu’on avait du monde animal. Plus aucun éthologue moderne s’amuserait à dire animal = instinct, il éclaterait de rire...

      Même un blob, drôle de truc gélatineux, sans forme, est capable de choix. Même les arbres ont des caractéristiques que l’on n’aurait jamais soupçonné autrefois. Comme prévenir leurs congénères quand des antilopes les broutent, ou encore faire preuve de solidarité envers les jeunes plants, ou les vieilles souches...

      Bon, donc moi je me barre. 


    • JPCiron JPCiron 24 mars 10:27

      @Hamed

      Chez l’être humain, ce sont tous ces attributs qui existent aussi chez lui, à l’état d’instinct et d’intelligence chez l’animal « pré-programmé ». Mais, en plus comme d’ailleurs est dirigé aussi l’animal, il existe une faculté agissante chez l’homme qui est la pensée intelligente. Sauf que cette pensée est créatrice et consciente ce que l’animal n’est pas, et n’a pas la conscience.>

      Voilà une approche créationniste pure et dure. 
      C’est une approche intégriste qui ne fonctionne que par répétition du dogme, sans entrer vraiment dans le sujet.

      Cette approche ne définit pas les mots qu’elle emploie. Une définition permettrait de vérifier si tel ou tel être (humain et autres animaux) fonctionne avec une pensée, de l’intelligence, de la conscience, une pensée intelligente.

      Cette approche intégriste suppose qu’une entité (surnaturelle ? naturelle ?) a pré-programmé tous les êtres vivants, depuis les plus lointaines origines.

      Et bien sûr que beaucoup d’animaux ont une pleine conscience (awareness & consciousness). Beaucoup d’espèces ont le sens de la justice et de l’injustice, fonctionnent comme les humains avec les neurones ’miroir’ qui permettent d’avoir conscience de l’état mental d’autrui, et de réagir intelligemment. Nombre d’animaux planifient leurs actions, et créent de nouvelles manières d’interagir avec leur environnement. Tout comme les humains adultes.

      Et les autres races humaines (néandertal, denisova, flores, naledi, …) : étaient-ils des humains ? Ou bien non ? Aussi l’ Australopithèque Africain, n’est-ce pas ?


      Quand est donc apparu le premier humain ? 


    • Hamed 24 mars 11:18

      @JPCiron

      Vous avez raison de dire que les animaux ont peine conscience, intelligence, liberté d’agir, liberté de prendre, liberté de se défendre, sauf que toutes leurs facultés qui sont pré-programmées comme celles qui sont chez l’homme sont « instinctives ».

      Leur conscience qui est une véritable conscience de l’autre, de tout ce qui les entoure, et par conséquent bien intégré à leur environnement reste du domaine de leur instinct. 

      Si on rentre profondément dans leur être, ce n’est pas eux qui pense par instinct mais une essence qui leur est extérieure qui leur permet d’être, et d’être ce qu’ils sont.

      De la même façon, JPCiron, je prends votre commentaire et tout ce que vous écrivez, vous croyez en étant en pleine conscience de ce que vous écrivez, et vous dîtes tout ce qui passe par votre tête, précisément en énonçant « ce tout qui passe par votre tête » témoigne comme pour l’animal, ce n’est pas vous qui écrivez même si vous le faîtes, mais une autre force qui vous ordonne et encore c’est très peu dire, elle ne vous ordonne pas, elle souffle en vous ce que vous devez écrire dans votre message quel qu’il soit.

      Je ne sais si vous pouvez me comprendre, et il me semble probablement que vous ne le pourrez pas.

      Mais je vous le dis néanmoins. 

       


    • Gollum Gollum 24 mars 12:04

      @Hamed

      elle souffle en vous ce que vous devez écrire dans votre message quel qu’il soit.

      C’est exactement ce que je dis (j’ai évoqué la psychologie des profondeurs c’est pas pour rien) et cela exclut quelque part le libre-arbitre. Ce n’est pas nous qui agissons c’est quelqu’un d’autre. Je est un Autre disait déjà Rimbaud. Et idem pour les animaux et tout ce qui vit ici-bas. Bref, vous êtes dans la contradiction là.

      Quant à l’instinct ce sont des automatismes, c’est comme cela que ça a toujours été compris. Or la vie animale est beaucoup moins sujette aux automatismes que ce que l’on pensait jusqu’ici. D’où des comportements jugés autrefois impossibles ou aberrants. Amitié d’un crocodile avec un humain par exemple (eh oui). Cette manie de voir de l’instinct de partout provient de la vision mécaniste du scientisme du XIX ème siècle et des animaux-machines de Descartes.


    • JPCiron JPCiron 24 mars 12:04

      @Hamed

      De la même façon, JPCiron, je prends votre commentaire et tout ce que vous écrivez, vous croyez en étant en pleine conscience de ce que vous écrivez, et vous dîtes tout ce qui passe par votre tête, précisément en énonçant « ce tout qui passe par votre tête » témoigne comme pour l’animal, ce n’est pas vous qui écrivez même si vous le faîtes, mais une autre force qui vous ordonne et encore c’est très peu dire, elle ne vous ordonne pas, elle souffle en vous ce que vous devez écrire dans votre message quel qu’il soit.

      Je ne sais si vous pouvez me comprendre, et il me semble probablement que vous ne le pourrez pas. >


      Bien sûr que je le comprend. Chacun est le résultat de son parcours personnel, et aussi des influences socio-culturelles qui remontent loin chez ses ancêtres, ainsi que des pays & cultures dans lesquels on a vécu.

      Et l’on ne peut (à un moment donné) être autre que ce que l’on est. C’est pourquoi on ne peut décider de changer d’opinion (religieuse, politique,...). Si cela arrive, cela vient de de l’intérieur, de l’inconscient.

      Et une fois que cela passe dans la zone consciente du cerveau, ce dernier nous fournir des explications & justifications.Même les plus absurdes. Cela a été maintes fois testé en stimulant électriquement telle ou telle zone du cerveau.


      Mais vous continuez à affirmer, sans répondre aux questions, sans donner donc le point de vue qui a été en quelque sorte pré-programmé chez vous sur ces points... smiley


      Car l’idée que l’homme est par nature différent de l’animal est une invention humaine (exprimée dans les religions du Livre comme d’inspiration divine). Et elle n’est pas partagée par d’autres religions. Ni par des non-Croyants.




    • JPCiron JPCiron 24 mars 12:14

      @Gollum

      Quant à l’instinct ce sont des automatismes, c’est comme cela que ça a toujours été compris. Or la vie animale est beaucoup moins sujette aux automatismes que ce que l’on pensait jusqu’ici. D’où des comportements jugés autrefois impossibles ou aberrants. Amitié d’un crocodile avec un humain par exemple (eh oui). Cette manie de voir de l’instinct de partout provient de la vision mécaniste du scientisme du XIX ème siècle et des animaux-machines de Descartes.>

      Effectivement. Mais admettre cela c’est s’attaquer à des pans entiers de la lettre des Textes. D’autres courants, considérant les évidences de la science, ont préféré faire face au problème plutôt que de regarder ailleurs.

      <La vérité (de la science) ne peut contredire la Vérité> disait l’un... qui ajoutait <il ne faut pas faire dire aux Écritures ce qui n’est pas leur intention de dire.> ... ouvrant dont la possibilité de réinterpréter certains passages.

      Ici, nous ne sommes pas dans cette logique.


    • Hamed 24 mars 12:52

      @JPCiron

      « Mais vous continuez à affirmer, sans répondre aux questions, sans donner donc le point de vue qui a été en quelque sorte pré-programmé chez vous sur ces points... » Précisez les questions.


      Quant à « Car l’idée que l’homme est par nature différent de l’animal est une invention humaine (exprimée dans les religions du Livre comme d’inspiration divine). Et elle n’est pas partagée par d’autres religions. Ni par des non-Croyants. » Vous le dîtes vous-même « C’est une invention humaine ».


      Mais qui invente ? L’homme ? Ou sa pensée ? Forcément, c’est à la fois l’homme et sa pensée, ou ce corps humain-pensée. Et dans l’absolu ? Ce n’est ni l’homme ni la pensée, mais l’Essence dont nous ne savons rien. Pourquoi ? Parce que l’homme que nous sommes le savons, le sentons, et la pensée aussi nous est palpable par la pensée, donc au sein de nous même si nous ne savons exactement où elle est. 


      Mais l’Essence, nous n’en savons rien où elle se trouve ? En nous ? En dehors de nous ? Ou dans les deux nous, c’est-à-dire en nous et en dehors de nous.


    • JPCiron JPCiron 24 mars 18:31

      @Hamed

      < l’Essence dont nous ne savons rien. >

      Pourquoi faire l’hypothèse de ce concept dont nous ne savons rien et qui n’existe probablement pas ?

      .

      < Précisez les questions. > :

      >> Quelles sont les définitions de la pensée, de l’intelligence, de la conscience, de la pensée intelligente.


      >> Les autres races humaines (néandertal, denisova, flores, naledi, …) : Ces gens étaient-ils des humains selon vous ? Ou bien non ?


      >> l’ Australopithèque Africain était-il un humain ? et pourquoi ?


    • Hamed 24 mars 20:26

      @JPCiron

      « < l’Essence dont nous ne savons rien. >

      Pourquoi faire l’hypothèse de ce concept dont nous ne savons rien et qui n’existe probablement pas ? », vous dîtes. C’est vrai nous n’en savons rien, mais en l’énonçant, nous en savons certainement quelque chose de cette « Essence » dont nos ne savons rien.

      Si, par exemple, dans l’Absolu, on ne savait rien, on n’en aurait pas parlé. Par exemple, pour que vous me compreniez et vous vous compreniez, parlons de Dieu, on ne serait rien de Dieu, mais il y a une forte hypothèse que Dieu existe et que c’est Lui qui nous a créé.


      De plus cette hypothèse de Dieu, de l’Essence ou de supranaturel que nous ne connaissons pas, n’est pas venu de nous, de moi, ou de vous JPCiron, elle est venue de notre pensée à travers nos cerveaux. Donc, il y a une certaine liberté entre nous et ce que nous pensons, ou pensions.


      Vous ne vous commandez pas en Absolu, il faut le reconnaître. Et c’est pourquoi, pour que vous pressentiez votre être, et vous pouvez dire tout ce que voulez sur mon raisonnement, j’essaie de parler à votre pensée, JPCiron, cela paraît absurde, ou mystique, mais en réalité il n’y a qu’une relation de être à être, une relation de compréhension.


      Voilà, pour tenter d’apporter une clarté sur l’humain. Quant aux facultés psychiques, telles « les définitions de la pensée, de l’intelligence, de la conscience, de la pensée intelligente. », la raison, je pense que vous en savez autant que moi. En me posant ces questions, vous avez déjà en vous les définitions. Tout ce que je peux ajouter, c’est que dans votre pensée qui vous permet de vivre, de comprendre, d’agir, de choisir, de vous orienter, de travailler, etc., il y a tout votre être dans votre pensée.

      A suivre





    • Hamed 24 mars 20:28

      @JPCiron

      Suite

      L’intelligence, la conscience, la raison, le sentiment, la croyance ou l’incroyance, la liberté, le libre-arbitre, et toute votre vie relationnelle, relève de votre pensée. Tout est dans votre pensée. Vous êtes heureux, c’est par votre pensée, si vous êtrs malheureux c’est votre pensée. 

      Et tout votre savoir, vos connaissances, votre mémoire , c’est aussi dans votre pensée. Je ne sais si vous serez d’accord avec moi, mais je présume que votre pensée sera d’accord avec moi, sauf bien sûr si elle refuse ce que je pense.

       

      "Pour les autres races humaines (néandertal, denisova, flores, naledi, …) : Ces gens étaient-ils des humains selon vous ? Ou bien non ? ou >> l’ Australopithèque Africain était-il un humain ? et pourquoi ?" Ma pensée ne peut savoir ce qu’elle ne sait pas. Et même les savants ne peuvent savoir tout au plus faire des supputations sur ce qui s’est passé, il y a des millions d’années, sur Terre.


  • monde indien monde indien 24 mars 04:26

    Certains disent qu ’ il n ’ y a ni bien , ni mal . Relatifs , certainement , mais bien réels . Relatifs à soi-même . Relatifs aux autres aussi , à ceux qui en ont la même idée que nous . Et c ’ est ça qui compte . Etre une communauté .

    La vie n ’ est pas compliquée . Elle est très simple au contraire ( malgré que beaucoup d ’ humains la compliquent horriblement .

    Amicalement .


  • Jean Keim Jean Keim 24 mars 09:18

    Là où le mal se manifeste, le bien est absent, nous ne savons pas ce qu’est le bien (cela se saurait) nous pouvons simplement dire ce qu’il n’est pas, opposer le bien et le mal, dire de l’un qu’il est le contraire de l’autre, penser (il s’agit bien de cela) que le monde est un équilibre subtil entre le bien et le mal, c’est relativiser le bien à une échelle de valeur, c’est admettre que suivant la culture ce qui est bien ici serait mal ailleurs, le bien ne saurait être irrationnel, il ne peut dépendre d’un mode de pensée.

    Dans le bien il n’y a pas de choix.


    • Hamed 24 mars 11:02

      @Jean Keim

      Bonjour Jean,

      Ce que vous dîtes « Là où le mal se manifeste, le bien est absent », là vous entrez dans le transcendant, dans l’Absolu. Le mal n’a pas besoin du bien pour être. 

      Par exemple, un lion qui dévore une proie vivante qu’il a tué à coup de croc est-il un mal ? Il est évident que non. De même un moustique qui vous pique et suce votre sang est-il un mal ? Et tant d’exemple du mal où le bien est réellement absent et n’a pas raison d’être. Mais ici c’est l’état de nature qui agit et montre que le mal n’est pas le mal, mais un nécessaire dans l’existant.

      Cependant, le transcendant pour l’être humain reste un absolu qui n’est pas gérable dans la vraie existence de l’être humain pour qui un lion qui dévore une proie reste toujours un mal puisqu’il se projette malgré lui dans cette proie qui est en train de se faire dévorer. Et c’est précisément ce ma ressenti qui en fait n’est ps un mal mais un état de nature mais demeure néanmoins un mal.

      Par exemple, représentons-nous que l’on fait face à un lion, et désarmé ni n’ayant les réflexes ni l’expérience ni les armes d’un chasseur de lion. On sera tout simplement tué et dévoré si nous n’avons pas de possibilité de fuite. Pour le lion, ce n’est pas un mal, mais pour les hommes qui trouveront nos restes, c’est un mal.

      De la même façon que vous dîtes « le monde est un équilibre subtil entre le bien et le mal, c’est relativiser le bien à une échelle de valeur, c’est admettre que suivant la culture ce qui est bien ici serait mal ailleurs, le bien ne saurait être irrationnel, il ne peut dépendre d’un mode de pensée.

      Dans le bien il n’y a pas de choix. »

      C’est un peu la même chose pour l’histoire du lion et de l’homme qui est dévoré. Pour le lion, ce n’est pas un mal, c’est son état de nature, pour les hommes c’est un mal. De même une société qui a brisé des tabous, ce n’est pas un mal. Pour une autre société qui n’a pas brisé des tabous, c’est un mal.

      Donc il y a un mode de pensée qui évolue en fonction du mode vie qui évolue. Une société n’est celle-ci que parce qu’elle devait être « celle-ci », de même une autre société est en retard que parce qu’elle devait être en retard. Et peut-être même être en retard préserve dans un certain sens une autre société qui a avancé trop vite et peut-être se retrouve aussi bloqué par d’autres phénomènes qui ont surgi.

      Je ne sais si je vous ai éclairé, à vous de voir.


    • Gollum Gollum 24 mars 12:15

      @Hamed

      C’est quand même complètement dingue, j’ai évoqué plus haut la relativité du bien et du mal et vous m’avez remballé sèchement et ici vous défendez exactement mon point de vue. smiley

      Je rappelle ce que vous avez écrit :

      Si je comprends bien « qu’un quidam tue un autre quidam », c’est rien, il n’y a qu’un point de vue de l’absolu ni bien ni mal. C’est juste un équilibre des contraires. Qu’un homme tue son prochain, cela ne doit pas nous offusquer. Ou qu’un voleur vole, non plus.

      Et dans ce post ici vous parlez du lion qui tue une gazelle. Pour lui c’est bien, pour la gazelle c’est pas bien (on la comprend). Pour l’homme c’est plutôt neutre sauf si c’est un ultra-sensible.

      Bref, c’est bien ce que j’ai dit plus haut il n’y a de bien et de mal que relatif aux existants et pour le point de vue Absolu il n’y a jamais de bien et de mal parce que cela n’a aucun sens dans ce cadre là. Tout étant équilibré et parfait (point de vue de Spinoza, au passage). Bien évidemment il faut prendre parfait dans son sens global c’est-à-dire infini dans le temps et l’espace.


    • Jean Keim Jean Keim 24 mars 13:23

      @Hamed

      Pour un homme « sain d’esprit », se trouver face à face avec un lion et se faire dévorer, pour cet homme là, le lion ne fait pas le mal et l’homme en se défendant avec les moyens dont-il dispose, ne fait pas le mal non plus.

      Le monde n’est pas en équilibre entre le bien et le mal, l’équilibre est bancal, dire cela est un compromis mental, c’est le même genre d’affirmation qui justifie la guerre, l’esclavage, l’exploitation de l’homme par l’homme, la torture, les idéologies, les pires excès des religions au nom d’un dieu d’amour.

      Dans le bien il n’y a ni choix, ni compromis, ni conditionnement, ni accumulation de savoir, ni...

      Le mal est le rejet du bien, c’est être à côté de la cible (ou de la plaque).


    • Hamed 24 mars 18:00

      @Jean Keim

      Mais avant de se faire dévorer par le lion, jean, pensez-vous que cet homme va penser qu’il ne fait pas de mal. Si vous étiez à sa place, et que vous vous trouviez dans un zoo, qu’un lion sorte de sa cage pour une raison ou une autre, et qu’il vient vers vous, et vous êtes mort déjà de peur, avant même qu’il vous arrive, pensez-vous qu’il ne fait pas de mal ? Et que vous, n’ayant rien pour vous défendre, vous allez penser qu’il ne fait pas de mal.

      Je vous laisse à votre pensée sur ce système d’équilibre entre le bie et le mal que vous dîtes « bancal ». Mais ce système est notre système même si nous ne vivons pas la torture, mais d’autres la vivent, d’autres sont exploitez, d’autres sont esclaves d’une manière ou d’une autre. 

      Il y a un Dieu amour qui donne espoir à l’homme. Sans le mal, sans combattre le mal, sans combattre l’exploitation de l’homme par l’homme, sans combattre les abus du capitalisme, si le mal n’aurait pas existé, pouviez-vous aspirer à la félicité ? Pouviez-vous aspirer au bonheur de vivre ?

      L’amour aurait-il un sens ? Le bonheur aurait-il un sens ? Si, par exemple, face à ce lion qui va vous dévorer, et que ce lion est terrassé par une balle tirée par un gardien, ne seriez-vous pas heureux, l’homme miraculé le plus heureux du monde pour avoir échapper non seulement à une mort certaine mais à une souffrance indicible, que vous ne pourrez raconter à personne car vous avez échappé à cette souffrance et que vous ne la racontiez qu’à vous-même en vous la représentant si cela vous l’aviez vécu.

      N’allez-vous pas dire qu’il y a eu un Dieu-amour qui vous a sauvé.

      Non, Jean, le système humain avec son bien et son mal n’est pas bancal, il est, au contraire harmonieux. C’est grâce à ce mal que l’on doit combattre de toutes nos forces, et encore si on a les possibilités, qui donne sens non seulement à l’existence mais à l’amour d’être.

      Voilà ma pensée. Je comprends cependant ce que vous reprochez à cet équilibre, mais vous ne pourrez le transcender que si vous l’acceptiez comme il est avec ce qu’il y a de bien et de mal en lui, et vous disant c’est ainsi parce que c’est notre condition d’être. Et surtout on n’a pas choisi d’être, on est tout simplement.

       


  • Hervé Hum Hervé Hum 26 mars 09:22

    La loi fondamentale de l’Univers physique, c’est « donner sens à l’existant », ou Dieu lui même est alors soumis à la raison pure, c’est à dire, la logique causale pour permettre à un tel Univers d’exister.

    Cette loi fondamentale, fonctionne quel que soit le postulat de départ, c’est à dire, avec ou sans Dieu, dans les deux cas, cette loi reste valide en totalité.

    Cette loi fondamentale est la question métaphysique, philosophique et même scientifique de l’humain, mais elle vaut autant pour tout le règne animal et jusqu’aux atomes, les plus infimes particules de l’Univers physique. Donner sens à l’existant et qui explique alors la structure évolutive de l’Univers.

    Bien entendu, cette loi fondamentale, implique la notion d’intentionnalité agissant en toute chose physique, animé ou non.

    Mais cette intentionnalité n’exige pas la présence d’un Dieu créateur pensant, réfléchissant à la manière d’un humain, elle exige seulement la dualité de deux états opposés, nécessaire, condition absolue pour la conscience d’émerger.

    Le premier état de conscience est donc la volonté de donner sens à l’existant, partant du principe que rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Et encore une fois, cette volonté insufflé dans toute la matière physique, est la même pour un moustique que pour un humain, même pour Dieu, surtout pour ce dernier

    Ce qu’il faut comprendre et est difficile à saisir, c’est la différence entre imaginaire et réalité. La premier est le champ de tous les possibles, en cela, l’imaginaire est le domaine de la potentialité créatrice, mais qui ne peut s’exprimer, c’est à dire, prendre une forme particulière, qu’a travers la réalité et elle seule.C’est cette condition qui rend nécessaire la réalité où Dieu le premier est soumis, sachant que cette dernière ne peut pas exister sans l’imaginaire !

    Non,face à la réalité, Dieu peut bien être omniscient, omnipotent et omniprésent selon l’image que l’humain lui donne, il est soumis à la raison pure, au principe de relations de causalité, Pour s’en défaire, il n’a que l’imaginaire, mais alors, la réalité ne peut plus exister. 

    En fait, il existe un cas où Dieu peut décider comme il l’entend de sa création comme vous l’écrivez, mais là, on ne peut pas à l’heure actuelle le dire de manière absolue. Ce cas, c’est celui où la création n’est plus dans son action première, mais secondaire et au delà. C’est à dire, dans la reproduction de la création et non plus dans la production de la création ;



    • JC_Lavau JC_Lavau 26 mars 10:13

      @Hervé Hum. Un dieu ? Et comment tu démontres ça ?


    • Hervé Hum Hervé Hum 26 mars 11:14

      @JC_Lavau

      t’es sûr d’avoir bien lu ?

      J’écris notamment

      "Mais cette intentionnalité n’exige pas la présence d’un Dieu créateur pensant, réfléchissant à la manière d’un humain, elle exige seulement la dualité de deux états opposés, nécessaire, condition absolue pour la conscience d’émerger.

      "

      La création implique l’intentionnalité, la démonstration réside dans sa propre existence ! Réfuter l’intention dans la création, c’est se réfuter soi même, c’est à dire, nier sa propre existence et réalité. Dans l’imaginaire, on peut le faire sans problème, mais uniquement dans celle-ci, dès lors où on entre dans la réalité, ce n’est plus valide. Sachant que la notion d’intention est liée à la notion de sens.

      Autrement dit, prouve moi que tu n’existe pas en réalité, mû par une intention quelconque et alors, tu prouvera l’absence d’intentionnalité dans la création. Dire que c’est Dieu ou dieu ou parler uniquement de forces ne change rien à la réalité observable, le fait que rien existe dans la réalité qui ne soit pas une relation de causalité. Seul l’imaginaire se contrefout de la causalité !

      Quant à démontrer l’existence de Dieu, ce n’était pas l’objet de mon commentaire.



    • Hamed 26 mars 19:05

      @Hervé Hum

      « La loi fondamentale de l’Univers physique, c’est « donner sens à l’existant », ou Dieu lui même est alors soumis à la raison pure, c’est à dire, la logique causale pour permettre à un tel Univers d’exister. »

       

      N’est-ce pas aller trop fort dans la raison résonnante. Tout d’abord la Loi Fondamentale n’est pas seulement de donner sens à l’existant, mais de régir, de créer l’existant. Vous, par exemple, vous êtes créé à chaque instant infinitésimal de votre existence. Vous croyez exister, mais vous existez selon un film de l’existence. Si vous déployez le film de votre vie au ralenti, la trajectoire serait comme une sinusoïde. Une alternance vous vivez, une autre vous êtes mort et cette alternance est rejetée dans votre passé. Et ainsi de suite durant toute votre vie existante.

       

      Un peu comme si des instants de lumière font place à des instants extrêmement courts du noir de tunnel de votre passé qui s’alternent et se suivent.

       

      Donc dire que Dieu lui-même alors soumis à la raison pure, qui donne à l’univers d’exister n’est en fait que la Raison pure que Dieu a décrétée. Et que personne ne peut savoir.


      L’erreur est de dire « Cette loi fondamentale, fonctionne quel que soit le postulat de départ, c’est à dire, avec ou sans Dieu, dans les deux cas, cette loi reste valide en totalité. »

       

      Impossible que la Loi Fondamentale fonctionne sans Dieu. Pourquoi ? Pour la simple raison que tout l’univers est mû par Dieu, et la Loi Fondamentale ne fait que nous dire que nous sommes des êtres-là vivant dans un univers fait pour être lui aussi.

       

      En clair, Hervé, vous n’êtes que vous-même dans cette existence que vous croyez connaître par la pensée qui est vous mais qui n’est pas à vous et qu’elle vous fait penser comme le veut la Loi Fondamentale même avec vos erreurs parce que vous êtes libre dans cette pensée.


      D’ailleurs vous le dîtes vous-même, c’est très juste « Cette loi fondamentale est la question métaphysique, philosophique et même scientifique de l’humain, mais elle vaut autant pour tout le règne animal et jusqu’aux atomes, les plus infimes particules de l’Univers physique. Donner sens à l’existant et qui explique alors la structure évolutive de l’Univers.

       

      Bien entendu, cette loi fondamentale, implique la notion d’intentionnalité agissant en toute chose physique, animé ou non. »

       

      à suivre


    • Hamed 26 mars 19:07

      @Hervé Hum

      Suite

      Et de nouveau votre erreur « Mais cette intentionnalité n’exige pas la présence d’un Dieu créateur pensant, réfléchissant à la manière d’un humain, elle exige seulement la dualité de deux états opposés, nécessaire, condition absolue pour la conscience d’émerger. »

       

      Mais tout ce qui existe relève de Dieu. Vous ne sentez pas seulement cette puissance divine en vous. Et c’est elle qui vous donne ce pouvoir de penser en bien ou en erreur parce qu’elle vous a donné la liberté de penser votre pensée.

       

      Là encore une erreur « Le premier état de conscience est donc la volonté de donner sens à l’existant, partant du principe que rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Et encore une fois, cette volonté insufflé dans toute la matière physique, est la même pour un moustique que pour un humain, même pour Dieu, surtout pour ce dernier. »

       

      Vous cherchez à soumettre Dieu dans le Loi Fondamentale, ce qui est une erreur, dès lors « Qui a écrit la Loi Fondamentale ? » Essayez de réfléchir

       

      En fait, vous retombez sur vos pieds. Vous dîtes « En fait, il existe un cas où Dieu peut décider comme il l’entend de sa création comme vous l’écrivez, mais là, on ne peut pas à l’heure actuelle le dire de manière absolue. Ce cas, c’est celui où la création n’est plus dans son action première, mais secondaire et au delà. C’est à dire, dans la reproduction de la création et non plus dans la production de la création  »

       

      Bien sûr que l’on n’est sûr de rien pour la simple raison que l’être humain est déjà un « miracle  » s’il existe avec tant de pouvoir que Dieu lui a donné. Mais ce miracle peut-il se savoir entièrement d’où il devient depuis sa genèse et où il va après sa mort. Et surtout qui est-il cet homme, cet être-miracle qui pense sur lui-même, sur autrui et sur le monde.

       

      Voilà, essayez de vous savoir. Vous ne le pourrez pas dans l’absolu, parce que vous êtes créé humain, c’est-à-dire un être pensant, conscient mais ne peut dépasser ce pensant-là, ce conscient-là.


    • Hervé Hum Hervé Hum 27 mars 00:11

      @Hamed
       
      Permettez que je réponde, même si vous ne pourrez pas saisir ce que j’écris.

      Par exemple, donner sens à l’existant, implique de « régir » et sa fonction ou raison d’être est de créer l’existant. C’est à dire, dans une réalité régie par le principe de relations de causalités. Car le facteur commun à toute la réalité physique est la relation de causalité. Toute loi physique décrit une relation de causalité, disant qu’une même cause, produit un même effet, de la même manière qu’on peut dire qu’un même calcul, donne un même résultat. Lorsque la causalité ne peut être établie comme faisant partie de la réalité physique, on appelle cela un miracle ou phénomène paranormal. Mais on peut aussi penser qu’il s’agit seulement d’ignorance/

      Mais qu’est ce qui me permet d’affirmer que même Dieu, hors reproduction de la création, est soumis à la raison pure ?

      Parce que la réalité peut exister, en tant que telle, qu’à la condition où tous ses éléments constitutifs, respectent les mêmes lois de causalités et non que chacun en fasse à son gré. Ce principe vaut tout autant pour les lois humaines entre eux, croyant ou non, pour pouvoir vivre en société, communauté.

      C’est ici que votre mode de pensé qui permet et nourrit si bien votre foi, vous interdit d’entrer.

      La raison pure ne se place pas avant ou après Dieu, elle se pose comme condition d’existence de la réalité physique. Autrement dit, même votre Dieu ne peut pas faire sans passer par la raison pure pour créer la réalité, sans cela, il n’y a pas de réalité possible.

      L’être peut seulement décider des buts, pas des moyens, ces derniers étant commandés par la raison pure seule, qui n’est pas un être, mais une ou les conditions posées à l’être dans la réalité physique, alors qu’elle ne l’est pas dans l’imaginaire. La réalité, décrit un processus de création et non une création fini instantanée. C’est à dire, où seules les briques, la matière première est crée au début, mais où ensuite, les constructions doivent suivre des lois, règles strictes de réalisation. Des règles de relations de causalités.

      Si vous préférez, la raison pure est le moyen nécessaire à Dieu pour créer la réalité et donc la vie, sans laquelle Dieu ne peut que rester dans son imaginaire.

      Bref, la raison pure existe selon ses propres postulats, indépendamment de Dieu, mais n’interdit pas l’existence de ce dernier...

      ..


    • Hamed 27 mars 01:05

      @Hervé Hum

      Puisque vous parlez de causalité, Quelle instance cause la raison pure ? De toutes façons, il y a bien un « Principe premier » qui cause tout. Où situez-vous donc la cause première ? Dans la raison pure que vous dîtes indépendante de Dieu, qui n’est pas soumis Dieu.

      Ou comme vous dîtes « Si vous préférez, la raison pure est le moyen nécessaire à Dieu pour créer la réalité et donc la vie, sans laquelle Dieu ne peut que rester dans son imaginaire. » 

      Au final, puisque c’est un moyen nécessaire à Dieu, la « raison pure est causée par Dieu », et donc Dieu est le Principe premier qui contredit « indépendamment de Dieu, mais n’interdit pas l’existence de ce dernier... »

      C’est un peu comme si vous construisez un avion, ou un ordinateur, et que cet avion décolle indépendamment de vous, ou de l’ordinateur qui commence à penser et à mettre tout les machines du monde en mouvement.

      Vous êtes par exemple en voiture, et voilà que la voiture ne répond pas, et vous mène là où vous voulez qu’elle vous mène.

      Et çà c’est impossible aujourd’hui, peut-être demain que l’homme dotera les ordinateurs et voitures etc. d’intelligence qui ne viendra pas de lui mais de la pensée intelligente qui est en lui et qui fera tout ce qu’il faudra pour arriver à ce niveau de civilisation technique très élaborée, très cybernétique.

      Comme vous Hervé, qui croyez raisonner, en fait ce n’est pas vous ni moi d’ailleurs qui raisonnons. Ce sont nos pensées et nous croyons que c’est nous. 


  • Hervé Hum Hervé Hum 27 mars 14:25

    Salut,

    Bon, le commentaire que j’avais écris s’est envolé avec les anges !

    Je ne le réécrirai pas en entier, mais irai à l’essentiel.

    Pour reprendre votre exemple, vous pouvez bien construire un objet et décréter que c’est un avion, s’il ne respecte pas les lois physiques permettant au plus lourd que l’air de voler, il ne volera pas. Je parle des conditions nécessaire pour qu’un avion puisse voler ou pour Dieu, des conditions nécessaires pour que la vie puisse se développer. Autrement dit, vous pouvez faire décoller un avion avec des systèmes automatiques, mais à la condition qu’il respecte les lois de la physique. Bref, cela ne change rien !

    Donc, on peut penser que la raison est bel et bien causé par Dieu, dans son but de créer la réalité, mais n’est pas crée par lui, parce que la raison repose sur ses propres postulats. L’Univers physique repose sur des règles ou lois qui n’existent qu’à la condition où ses éléments constitutifs sont identiques et obéissent aux mêmes conditions, sans cela, aucune loi ou règle ne peut exister. En cela, la raison pure repose sur ses propres postulats, soit, la récurrence, l’itération et la division fractale.

    La raison ne peut être soumise à Dieu ou a quiconque dans la réalité, tout simplement parce que cela signifie de sortir de la raison pour entrer dans l’irraison, l’irrationnel, l’imaginaire. Vous pouvez donc choisir de ne pas suivre la raison, mais si vous voulez obtenir un résultat dans la réalité, vous devrez impérativement la suivre ! Mais, tromper son prochain en lui faisant confondre raison et imaginaire, facilite grandement la manipulation, puisque vous essayez de faire voler un avion avec de fausses conditions et donc, vous n’aurez comme seul résultat que l’échec. Ce qui ne vous interdit pas de finir par comprendre !

    Votre dernière phrase fait surtout appel à la division fractale pour être comprise, chose que vous ne pouvez pas sans elle et qui explique ce que vous écrivez. C’est à dire, qu’à mon échelle ou dimension, c’est bel et bien moi qui raisonne, pour dire que ce n’est pas moi, que ce n’est qu’une illusion, il faut changer d’échelle ou dimension de conscience d’être. Chose que vos articles et commentaire montre que vous tournez autour du pot, sans pouvoir l’ouvrir et voir ce qu’il y a dedans. En l’état actuel, je ne peux et veux pas vous l’expliquer.


    • Hamed 27 mars 16:16

      @Hervé Hum

      Je pense que vous n’avez pas compris le fil à couper le beurre. Je suis d’accord que vous me disiez « en l’état actuel, je ne pux et veux pas vous l’expliquer. » 

      Entièrement d’accord avec votre pensée qui parle à travers votre bouche. Comme ma pensée parle à travers la mienne. Et je répète que vous croyez juger ce que vous avez à juger et à commenter, de même cette division fractale que vous avancez sans vraiment bien comprendre la portée. 

      Donc vous parlez et agissez, pensiez mais sans que vous soyez une illusion. Vous êtes vraiment vous Hervé, comme moi je suis moi.

      Oui, je tourne autour du pot, mais ce n’est pas moi qui tourne autour du pot, mais ma pensée. Et forcément, en étant réel, forcément c’est moi qui tourne autour du pot mais toujours, et je maintiens, à travers ma pensée.

      Merci pour les posts. Tout ce que je vous reproche est que vous, vous ne tourniez pas autour du pot. Et pourtant vous ne faîtes que çà, alors que moi, j’essaie de conceptualiser l’inconceptualisable. Un défi de la pensée


    • Hervé Hum Hervé Hum 27 mars 18:30

      @Hamed

      Si j’avance, parle de la division fractale, c’est pour en avoir compris son principe au niveau de la réalité créatrice. C’est à dire, permettre le changement d’échelle ou dimension de conscience d’être. Ce changement obéit à des règles strictes et qui permet de relier les différents états de la matière à toutes ses échelles. Mais je ne suis pas physicien, aussi, je saurais juste formuler le principe dans sa logique propre. Mais votre commentaire ne m’invite pas à aller plus loin, je préfère vous laisser croire que je ne sais rien de ce dont je parle depuis plusieurs années.


    • Hamed 27 mars 20:20

      @Hervé Hum

      Je vous réponds quand même quoique je ne devrais pas le faire pour ne pas vous apporter encore plus de remise en question dont, au fond, vous n’êtes pour rien.

      Pour ce qui est de la division fractale, je m’y suis penché sur ce thème, au fond il n’apporte rien. Il essaie de comprendre pourquoi la matière est constitué ainsi et autre, er bien sûr on essaie de l’appliquer à d’autres champs de recherches de l’homme.

      Evidemment ça donne ce que ça donne, Des humains peuvent s’en satisfaire d’autres non. Cependant si cela vous satisfait, et combien même vous n’êtes pas physicien, grand bien vous fasse cette théorie fractale qui reste toujours théorie sans réelle application.

      Et quand vous dîtes «  Mais je ne suis pas physicien, aussi, je saurais juste formuler le principe dans sa logique propre. Mais votre commentaire ne m’invite pas à aller plus loin, je préfère vous laisser croire que je ne sais rien de ce dont je parle depuis plusieurs années. » Mieux, il faut vous en rester là. 

      Puisque mon commentaire qui je suppose vous est négatif dans votre pensée, et c’est votre pensée qui se cabre et non vous Hervé, qui êtes réel, mais votre imaginaire à travers votre pensée qui vous pousse à parler pour moi alors que je n’ai rien dit de tel.

      Vous êtes et serez toujours celui qui sait de ce dont vous parlez et depuis plusieurs années. Sauf que moi, ou plutôt ma pensée, elle ne me dit rien de tout ce que vous m’annoncez. 

      Alors je demande à ma pensée : « Est-ce que je ne suis pas intelligent pour ne pas avoir compris ce que veut me dire Hervé qui apparemment est sûr de son fait. Ma pensée me répond par son silence. Et c’est tout ce que je peux vous dire Hervé, vous pourrez être lumineux, juste, ou tout ce que vous voulez. Ma pensée qui est moi e me dit rien à propos de votre théorie. »

      Alors, je m’en tiens là. Et je n’oublie toujours pas un problème de dévaluation monétaire monétaire qui, paradoxalement, vous semblez ne pas comprendre.

      Je vous rappelle votre commentaire dans l’article " J. M. Keynes, après Adam Smith, l’« Einstein » de l’économie moderne. 55 ans, le bancor est devenu « euro » de la nouvelle Europe"

      Voilà, ce que vous m’avez écrit : " Est-ce de la dévaluation ? Les quantitative easing ont annulé une partie de la dette par un jeu de passe-passe entre les banques primaires et les banques secondaires. Et c’est cela que vous ne comprenez pas. Pardonnez d’être direct." Désolé, mais ici, c’est vous qui ne comprenez pas ce que j’écris.


      Les quantitatives easing n’ont absolument pas annulé la dette, bien au contraire, elles l’ont augmenté d’autant.

      Ici, c’’est votre enseignement économique qui est biaisé et ne permet pas de comprendre le tour de passe-passe où la dette n’a pas été annulée, mais augmenté d’autant. Seuls les débiteurs ont changés, de connues, ils sont passés à inconnues, c’est à dire, toute personne en besoin de monnaie.

      "


      La réponse vous l’aurez dans quelques jours, et bien développé.

      Merci encore pour les posts. Et ce n’est pas la peine de me répondre, attendez la parution de l’article dans les jours à venir.


    • Hervé Hum Hervé Hum 28 mars 09:53

      @Hamed

      Ne vous inquiétez pas, vos commentaires ne remettent pas en question ma pensée, loin s’en faut. mais vous aimez à vous en persuader !

      La division fractale est un principe fondamental de l’Univers physique, qui n peut être compris sans elle. Je doute surtout qu’il existe une théorie avec la même base logique que celle que je suis, mais comme dit, je ne vais pas vous l’expliquer, cela ne servirait à rien.

      Pour ce qui est de notre échange au sujet de la dévaluation, je suis allé revoir la discussion pour m’assurer que c’était moi qui écrivait "Est-ce de la dévaluation ? Les quantitative easing ont annulé une partie de la dette par un jeu de passe-passe entre les banques primaires et les banques secondaires. Et c’est cela que vous ne comprenez pas. Pardonnez d’être direct.« Désolé, mais ici, c’est vous qui ne comprenez pas ce que j’écris. »

      Cette phrase est de vous, les autres sont de moi pour y répondre.

      N’oubliez pas de m’avertir lorsque vous publierez votre article !


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