lundi 18 février - par Nicole Cheverney

La mort programmée de la Sécurité Sociale - État des lieux

JPEG Il y a deux ans, je proposais à Agoravox un article intitulé « Le trou fictif de la Sécurité Sociale ». Avec plus de 60 000 visites sur cet article, plusieurs questions restaient en suspens sur ce thème que je ne pouvais aborder dans leur totalité. Aujourd'hui c'est chose faite, dans un ouvrage intitulé : « La mort programmée de la Sécurité Sociale – État des lieux », paru en e-book ou dans sa version livre, chez Amazon. Après une enquête documentaire de plusieurs mois, très fouillée, à travers les innombrables données émanant de sources officielles comme la Cour des Comptes ou la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale, les nombreux articles de la presse parus sur le sujet, je dresse un état des lieux détaillé à travers plusieurs pistes de réflexion : historique, comptable, sociologique, sur la disparition de la Sécurité Sociale comprise dans un programme de casse des services publics que s'ingénie à faire le gouvernement, sous l'égide de l'UE. Je mets à jour également tout ce que les médias nous cachent concernant la gestion actuelle du système de Sécurité Sociale.

Parmi les questions les plus névralgiques, liées au démantèlement de la Sécurité sociale, quels sont les enjeux de demain et les conséquences d'une telle politique pour la population ? Car il faut aller au cœur même de l'ADN du système de Sécurité sociale initié par le CNR – Conseil National de la Résistance – en 1945, pour mesurer à quel point les gouvernements qui se sont succédés, depuis, ont tout mis en œuvre pour casser ce bel outil de solidarité intergénérationnelle qu'est la Sécu. Il s'agit d'une mise à sac systématique.

A qui profitent ces réformes incessantes, ces avalanches de lois qui depuis les années 90 transforment littéralement le système ? Quelles sont pour cela les méthodes employées ?

Quelle est la véritable nature comptable de la Sécurité sociale ?

Comment le « déficit » a été mis en scène et déclamé sur tous les tons pour justifier le dé-tricotage du système par des réformes mettant à mal tout le tissu social français, à travers le démantèlement de la Sécurité Sociale.

Cela commence avec les « Ordonnances Jeanneney » en 1967 qui ont joué un rôle prépondérant avec la séparation des caisses, dans ce dé-tricotage futur. Nous assistons à partir de cette réforme importante mais qui n'est pas très connue du grand public, dès lors, au sabotage permanent du système.

Quel est le rôle de l’État ? Son degré de complaisance envers le CNPF et son successeur le MEDEF ? Comment une politique inscrite dans le programme de désintégration du système prôné par les ultra-libéraux en charge des affaires de l’État ont sciemment détruit ce qui faisait un des fleurons de la France, l'hôpital public, visé en priorité. Ce, depuis E. Balladur jusqu'à E.Macron, aujourd'hui.

Pour quelles raisons le terme de déficit est particulièrement inadapté à la nature endémique de la Sécurité sociale basée sur le système bismarckien avec les « cotisations sociales patronales et salariales » que, sous la pression permanente du MEDEF, les gouvernements successifs ont petit à petit remplacé par les impôts ? Quelles en sont les conséquences aujourd'hui ? Pourquoi et comment le terme « déficit » concernant la Sécu est biaisé ?

Chaque année, la Cour des Comptes dans ses rapports annuels dénonce les « déficits » de la Sécurité Sociale. Or, il s'agit en réalité de « manques à gagner » de la Sécurité Sociale.

Qui provoque ces « manques à gagner » ?

Depuis 1993, les gouvernements successifs ont « délibérément asséché les finances de la Sécurité sociale pour complaire au patronat en embuscade, en l'exemptant des « cotisations sociales ». Je rappelle que le système bismarckien repose sur les cotisations patronales et salariales, par opposition au système de Beveridge – anglais – qui repose essentiellement sur l'impôt.

Comme le précise le sociologue Julien Duval : « [ …] Il n'y a pas de déficit de la Sécurité Sociale mais un besoin de financement que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993, les « exonérations de charges sociales en faveur du patronat ».

Pourquoi et comment le mot « réformes » que l'on retrouve partout dans les textes d'intention du gouvernement, du MEDEF, de l'UE, des médias de complaisance, devient ce mantra incontournable qui va justifier la casse, au nom du « trou », du « déficit » ?

Si l'Oligarchie ne fait pas dans le détail lorsque ses intérêts sont en jeu, elle peut, par toutes sortes de manœuvres instiller très subtilement auprès de l'opinion public son adhésion à ce genre de transformations brutales que sont ces soit-disant besoins de réformer le système ?

Les cotisations sociales patronales ne sont pas des charges.

Il faut insister sur ce fait, que les cotisations sociales patronales ne sont pas des charges, en expliquant le principe juridique des « cotisations » inscrites dans les deux ordonnances du 4 et du 19 octobre 1945. Mais la pression du patronat est telle que tous les gouvernements se sont pliés à ses injonctions. Aujourd'hui, nous assistons à une déferlante d'exonérations auprès du MEDEF, avec notamment le CICE.

A l'aide de tableaux chiffrés, il est facile de se rendre compte de la « dette patronale » envers le système de Sécurité Sociale se chiffre en 2019 à des milliards d'Euros, à raison de 20 milliards d'euros en moyenne, par an, depuis sa mise en place en 2013.

Le CICE représente le « pic » des exonérations patronales. Rajoutons à cela les centaines de niches fiscales, les paradis fiscaux, la fuite des capitaux, les délocalisations facilitées par la Commission de Bruxelles, l'assèchement des finances de la Sécurité Sociale atteint ici son apogée.

Les Think Tank.

Il faut également insister aussi sur le rôle des « think tank » et groupes de pressions, lobbies, etc., qui dans l'ombre influencent les gouvernements animés d'une ligne politique libérale très dure. Et dont le véritable but est la « privatisation totale » de tous les systèmes sociaux en France. La Sécurité Sociale c'est leur cheval de bataille, un morceau de choix et qui peut rapporter gros, après avoir avalé EDF, la Poste, les télécommunications, la SNCF, et bien d'autres grands services publics en France.

La Financiarisation de la Sécurité Sociale.

Ce scandale inclus dans celui plus général de la casse des services publics, est un aspect financier du système qui n'est jamais dénoncé par les médias et quasi ignoré du grand public. C'est une forme de « hold up » de la Sécu.

Comment la CADES, caisse d'amortissement de la dette de la Sécurité Sociale fait « rouler la dette », en achetant des dettes et en les épongeant. Cela depuis la date de sa création par A. Juppé en 1994.

La marchandisation de la Sécurité Sociale.

L'Acoss nommée banque de la Sécurité Sociale emprunte auprès des banques privées avec intérêt. La dette n'en finit pas de rouler, et tout comme la Cades, elle intéresse les investisseurs privés. Ces deux organismes sont notés par des officines privées comme Standard and Poor's, Moody's etc. car nous allons de surprise en surprise puisque nous assistons à « une prédominance des instruments de marché dans le financement de l'Acoss, où des volumes de financement ont été apportés par des émissions de billets de trésorerie dont plus des 2/3 avec la sphère sociale et publique. Ces émissions sont réalisées grâce au programme « d'Euro Commercial Paper ».

Mais ce n'est pas tout, en 2013, l'Acoss s'est vu décerner le « prix du meilleur émetteur dans la catégorie SSA (Supra nationaux, souverain et agences) par 8000 professionnels internationaux de la Finance. N'est-il pas choquant de savoir qu'une partie de l'argent destiné à la Sécurité Sociale, va par des moyens sophistiqués et des montages financiers complexes, être remis en bourse pour atterrir dans les poches des actionnaires sur les marchés internationaux de la Finance ?

Le marché : le mot est lâché !

Les assurances privées continuellement à l’affût, cela fait des années que des économistes ultra-libéraux demandent que la Sécurité Sociale soit privatisée. J. M Daniel, économiste n'hésite pas à mettre en parallèle la gestion privée et la gestion publique, tout en cornaquant le principe d'une privatisation, qui selon lui, éviterait des déficits. Mais ses explications sont du même tonneau que celles d'un D. Kessler, qui appelait en 2004 au « démantèlement du programme du CNR de 1945 et de tout le programme social en France ».

Nous nous rendons compte que la vision à long terme des néo-conservateurs tient plus d'une vision mégalomaniaque économique que d'une appréciation juste de la réal-politic. Pour ces gens-là, tout doit disparaître, malgré la volonté d'une majorité de la population victime des manœuvriers au pouvoir.

Il faut aussi parler des marchés Sicav/Santé qui enrichissent les trader, les banques et les actionnaires. Ou comment faire de l'argent sur la misère humaine. A mettre en parallèle bien sûr avec le CICE et la montée fulgurante du CAC 40 et des profits des Big Pharma.

Enfin, pour conclure, la mort de la Sécurité Sociale est bel et bien programmée. Il ne faut pas se leurrer sur les intentions futures du gouvernement. Car le modèle à suivre indépassable pour les néo-conservateurs, c'est le modèle en vigueur aux USA : un système privé et eugéniste, particulièrement pénalisant pour les couches sociales les plus modestes qui ne peuvent accéder aux soins les plus légitimes en cas de maladie.

Il faut toujours avoir à l'esprit qu'en France, il y a 70 ans, quelques lois intelligemment conçues par des hommes de bonne volonté, ont suffi à améliorer considérablement le niveau de vie de la population avec le précieux legs des pères fondateurs de la Sécurité Sociale. Je tenais aussi, par cet ouvrage, à leur rendre un hommage particulier.

Je terminerai par une citation d'une exceptionnelle portée, extraite d'un discours prononcé il y a 68 ans par Ambroise Croizat, père fondateur de la Sécurité Sociale :

«  Jamais nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès ».

 



96 réactions


  • JL JL 18 février 08:47

    Je me demande si la mort programmée ne serait pas plutôt celle de l’hôpital public.

     

    La Sécu a des ennemis, certes, mais elle a aussi des amis : pour la médecine libérale elle est une bonne vache à lait.

     

     Merci Nicole Cheverny, pour cet excellent article.


    • Patrick Samba Patrick Samba 18 février 13:51

      @JL
      Voilà bien le genre d’affirmation présentée comme une évidence reconnue par tous et répétée à l’envie, et qui est exactement le contraire de la réalité.

      Tout d’abord la médecine libérale, à quelques très très rares exceptions, n’existent plus depuis plusieurs décennies : en 1970, 80% des médecins étaient conventionnés, et non plus libéraux.
      Le mot a la vie dure, et un romantisme idéologique conservateur encore curieusement présent dans le monde médical parvient à le maintenir en vie. Avec l’aide de syndicalistes « ouvriers » trouvant plus simple de voir dans la corporation médicale un ennemi de classe.

      Mais la pire erreur est de penser que la médecine conventionnée ambulatoire ou « de ville » ou en cabinet est une médecine qui coûte cher. C’est tout le contraire, elle est considérablement moins couteuse que la médecine hospitalière ou associative, salariée donc, avec une « productivité » incomparablement plus grande, qui parfois malheureusement tombe dans l’excès.


    • Patrick Samba Patrick Samba 18 février 14:06

      C’est d’ailleurs la convention médicale qui a fait à une époque de la médecine française une des meilleures du monde et l’une des moins chère. Avec pour les patients un accès aisé et très peu couteux voire gratuit.

      C’est la politique néolibérale, y compris au sein de la SS comme de l’hopital, qui en assimilant les soignants à des « variables d’ajustement » a détruit le fin travail collaboratif de la convention, découragé les soignants, surtout les médecins et les infirmier(e)s « libérales !! »l (les kiné et autres orthophonistes de formation courte tirant par contre les marrons du feu) et profondément dégradé l’accès au soin.


    • JL JL 18 février 14:14

      @Patrick Samba
       
       je n’ai rien inventé, je me suis fait mon opinion en écoutant ces complotistes que sont l’ancienne Ministre de la culture Aurélie Filippetti, la journaliste Christine Ockrent, l’essayiste Philippe Manière et le directeur général de la Fondation Terra Nova Thierry Pech, qui ne disaient pas autre chose.
       
       Je vous invite à en faire autant, là :


    • Patrick Samba Patrick Samba 18 février 14:30

      @JL
      je n’ai pas dit que vous aviez inventé quoi que ce soit, j’ai écrit que c’était l’opinion la mieux partagée. Mais la plus erronée.
      Que vient faire ici le mot « complotiste » ???
      Cette opinion véhiculée est le fruit de l’idéologie libérale qui ne voit dans l’humain qu’une source de profit illimitée jusqu’à ce que l’homme soit remplacé par l’informatique et le robot, processus bien avancé en médecine.

      Et les soignants sont poussés vers le salariat dans des structures et si possible privées, gérées par des multinationales.
      Adieu l’autonomie du soignant et le colloque singulier. Bonjour les petits soldats du soin appliquant des protocoles déshumanisés.


    • JL JL 18 février 14:41

      @Patrick Samba
       
       je me demande si vous comprenez bien ce que je dis.
       
      Alors je le refais : La Sécu a des détracteurs, mais elle a aussi des amis intéressés ; pour Big Pharma par exemple, elle est une excellente vache à lait.
       


    • JL JL 18 février 14:44

      @Patrick Samba

       
       ’’Que vient faire ici le mot « complotiste » ??? ’’
       
      OK, au temps pour moi ! pour que vous compreniez bien j’aurais du écrire : ces gens ne sont pas connus pour être des complotistes.
       
      C’est mieux comme ça ?


    • Patrick Samba Patrick Samba 18 février 14:45

      @Patrick Samba
      Et c’est pourquoi on voit se développer de plus en plus de médecines alternatives, chamaniques, ésotériques, naturopathiques, et autres ayurvédiques, parfaitement libérales elles, et parfois très chères (et toujours plus chères que le médecin généraliste). Non remboursées. Et de plus en plus consultées, y compris par les « pauvres ». Allez comprendre pourquoi....
      L’humain, juste l’humain... 

      Il y a de moins en moins de maternité de proximité. Les femmes accouchent dans les voitures. Les services de maternité sont CONCENTRES dans les mains de gestionnaires, de technocrates soumis au libéralisme, dans des maternités privées départementales. Le sens de la vie.... libérale. 


    • Patrick Samba Patrick Samba 18 février 14:58

      @JL
      Oui, bien d’accord parlons de Big Pharma et des multinationales de la technologie médicale.
      Arrêtons la guerre de tous contre tous, attaquons-nous à l’élite déshumanisée et aux centres du pouvoir financier.


    • Patrick Samba Patrick Samba 18 février 15:15

      Et oeuvrons à la réduction du nombre de cancers : fermons les centrales nucléaires !

      Et en priorité : EMPÊCHONS LE DÉMARRAGE DE L’EPR DE FLAMANVILLE !


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 19:43

      @JL

      Bonsoir et merci de votre appréciation.

      Malheureusement c’est tout le système de Sécurité sociale qui est compromis, pas seulement l’Hôpital public, car la Sécu c’est aussi les 3 caisses séparées : retraites, maladie, allocations familiales. Le chômage -Unedic
      C’est Denis Kessler, ex Président du MEDEF, qui en 2004 s’exprimait dans Challenges :

      « Le modèle social est le pur produit du CNR. Il est temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie »...« Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du CNR ».

      Je crois que cette déclaration résume à elle seule toute la problématique que nous vivons aujourd’hui avec le système : il dit bien « sortir de 1945 », il ne parle pas d’aménagement ou d’améliorations partielles du système, il parle bien de sortir et de défaire méthodiquement le programme du CNR, c’est-à-dire la Sécu parmi les autres services publics.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 19:46

      @Patrick Samba

      Bonsoir, vous résumez parfaitement mon état d’esprit, lorsque je veux dénoncer le démantèlement par les gouvernements successifs de tout ce qui a fait la force de notre pays, car je pars du principe que la Sécu a permis aux Français de mieux vivre ; Mais l’Oligarchie composée de ploutocrates n’a aucun état d’âme à supprimer tout ce qui peut améliorer la condition humaine.


    • velosolex velosolex 18 février 23:15

      @Patrick Samba
      En tant qu’infirmier hospitalier j’ai vu la dégradation aberrante du soin, en même temps que la fermeture sans cesse répétée des structures locales, sous prétexte continuel du fameux prétexte sécuritaire « pas économique bien sûr, c’est la raison de la fermeture de cette fermeture de la maternité de Bernay » ai je encore une fois entendu ce soir notre ministre de la santé et de l’économie libérale….Les dysfonctionnent sont légions, les hôpitaux fonctionnant à flux tendu, comme une chaine de montage, ne supportant pas la moindre pandémie. Il faut attendre parfois qu’un de nos éditorialistes sectaires, soit hospitalisé, pour qu’il réalise un peu tard que le surbookage peut le mettre en péril. 
      Les malades mentaux, dont les places ont été réduites dans les structures hospitalières, voient évidemment leur risque de rechute, voir de passage à l’acte, comme on en voit actuellement, être en hausse singulière...Il semble que ce risque sanitaire soit parfaitement assumé, en tout cynisme. 
      Pourtant le pays n’a jamais été aussi riche, aussi inégalitaire aussi, se gargarisant du mot crise pour justificatif d’un choix libéral non assumé en représentation. L’hôpital, et ses malades, est certainement le secteur public qui morfe le plus mais qui est le signifiant d’une dégradation aberrante du public, dans une dérive Tatchérienne dont les conséquences sont visibles actuellement. Quand les citoyens ne voient plus pris en compte en tant que tels, brisant le contrat social, alors d’est la rupture, et la crise des gilets jaunes en est la traduction, qu’on diabolise naturellement, en prenant appui sur l’anecdote.
      Braudel avait coutume de dire que le train avait plus fait en un siècle pour la sentiment d’être français que la révolution…..C’est le même paradigme libéral à l’œuvre partout, dans un monde ou pourtant, face aux enjeux écologiques, jamais une pensée forte, sociale et indépendante des lobbys d’argent, n’a jamais été aussi justifié. 


    • ASTERIX 19 février 18:41

       c’est prévu par l ’AGCS (accord général sur le commerce des services ) du SOCIALISTE LAMY  !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 


    • Attila Attila 20 février 21:52

      @Patrick Samba
      "Mais la pire erreur est de penser que la médecine conventionnée ambulatoire ou « de ville » ou en cabinet est une médecine qui coûte cher. C’est tout le contraire, elle est considérablement moins couteuse que la médecine hospitalière ou associative, salariée donc, avec une « productivité » incomparablement plus grande, "
      C’est exact. Par exemple, la vaccination soviétique de Roselyne Bachelot lors de la grippe porcine mexicaine a été estimée à 70 euros alors que chez le généraliste la consultation était à 22 euros.
      De plus, des centre de santé associatif comme celui de la Croix-Rouge ont dû fermer à cause d’un coût de fonctionnement trop élevé.

      .


    • Attila Attila 20 février 22:07

      @Patrick Samba
      "C’est la politique néolibérale, y compris au sein de la SS comme de l’hopital, qui en assimilant les soignants à des « variables d’ajustement » a détruit le fin travail collaboratif de la convention, découragé les soignants "
      Elle est aussi en train de détruire la médecine au chevet du patient à l’hôpital. Une partie du rôle de l’infirmière consiste à recueillir des données auprès des patients et à les inscrire dans le dossier informatique. Du coup, les médecins qui passent dans le service vont directement dans le grand aquarium « infirmerie », consultent les dossiers sur l’ordinateur, donnent leurs instructions aux infirmières et repartent généralement sans avoir vu aucun malade.

      .


  • symbiosis symbiosis 18 février 09:25

    On apprend à la lecture de ce livre que non seulement le déficit n’existe pas, mais que, le capital des cotisations génère des plus-values phénoménales qui se comptent par dizaines de milliards par an, dont une grosse partie est allègrement et définitivement détournée de sa fonction principale, la santé public, pour être versée d’une manière occulte aux marchés financiers. Les bénéfices ainsi récupérés par les requins de la finance disparaissent purement et simplement avec la complicité actives de nos gouvernements.

    Vol ? Escroquerie ? Grand banditisme organisé au plus haut de l’État ?

    Ce qui est sûr est que cet argent détourné de sa fonction principale sert comme prétexte au démantèlement de la sécurité sociale en lui attribuant un déficit qui ne peut exister en réalité.

    Comment étant déficitaire cet organisme peut-il générer autant de bénéfices qui nous sont volés ?


  • Le Sudiste Le Sudiste 18 février 10:46

    Bonjour Nicole,

    du coup je suis allais lire le précédent article sur le « déficit » de la sécu.

    Ce déficit n’existerait pas si certaines taxes seraient effectivement perçues et cela expliquerait une construction volontaire d’un « déficit ». Oui, pour détruire le truc il ne faut pas que « ça marche ». 

    Mais l’escroquerie du « déficit », du « trou »... de la sécu est dès le départ une escroquerie dès même la construction de ses principes.

    Entend-on parler de déficit de l’Education Nationale ? du déficit de l’armée ? du déficit des pompiers ou de la police ? Non, rien de tout ça, c’est financé, point.

    Par contre on a un déficit de la sécu. Pourquoi ? Simplement parce que l’on a définit une règle comptable pour son financement. Que ce soit spécifiquement financé par ceci et cela. Et si ceci ou cela n’est pas suffisant alors c’est en déficit.

    C’est un peu comme si la supérette du coin ne payait son loyer qu’avec le produit de la vente des tomates. Moins de tomate sont vendues alors le loyer ne sera pas payé en totalité.

    Le déficit de la sécu n’existe que parce qu’on a choisit ses sources de financement. On a choisit de le financer qu’avec la vente des tomates.


    • Le Sudiste Le Sudiste 18 février 11:12

      Je suis allais... c’est moche.


    • cevennevive cevennevive 18 février 11:24

      @Le Sudiste, bonjour,

      Pas grave, peut-être avez-vous pensé à Alphonse Allais ?

      La conjoncture politique d’aujourd’hui se prête facilement au genre d’humour de ce journaliste...

      D’ailleurs, je déplore qu’il n’y ait plus de « chansonniers », d’humoristes de type Coluche ou Le Luron pour nous faire ressortir le côté ridicule de certains...

      Bien à vous.


    • Aristide Aristide 18 février 11:58

      @Le Sudiste

      Le déficit de la sécu n’existe que parce qu’on a choisit ses sources de financement. On a choisit de le financer qu’avec la vente des tomates.

      Une cotisation n’est pas un impôt, le choix de 1945 a été de construire une Sécurité Sociale pour les travailleurs salariés du privé(1), et eux seulement avec leur famille, en mettant en place un modèle basé sur les cotisations. Il existait à l’époque de nombreux systèmes couvrant des professions ou des métiers. C’est peu à peu que la Sécurité Sociale a du prendre le relais de quelues uns de ces systèmes, soit par leur impossibilité à financer leur prestations et retraites, soit par la privatisation.

      L’auteur aurait pu dénoncer le scandale lors de la privatisation d’EDF et GDF, scandale consistant à faire payer par le régime général des prestations et surtout des retraites sur des bases avantageuses pour les retraités mais non compensées par l’Etat.

      Il existe encore de nombreux régimes spéciaux, dont le plus contestable est le régime étudiant, géré par les mutuelles même pour la partie qui revient à la sécu. Affligeante perte d’efficacité.

      Contrairement à ce que dit l’auteur, la Sécurité Sociale est un des fondements incontesté de notre modèle social et personne sauf des pompiers-incendiaires n’osent en prévoir la fin. 

      (1) Il existe encore le RSI et CNAVPL pour les indépendants et profession libérales, SMA le régime agricole, les fonctionnaires ne dépendent pas de la Sécu...


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 19:58

      @Le Sudiste

      Bonsoir et merci de prendre le temps de lire mon article. Vous soulevez un point important. En effet, On parle de « déficit » de la Sécu, mais jamais des autres administrations. D’abord parce que d’une manière comptable, un service public ne peut pas faire de bénéficies, donc pas de déficits. Ils sont tout simplement financés par l’impôt et la redistribution par l’Etat.
      Pour la Sécu, nous assistons depuis quelques années à une marchandisation, c’est une hérésie, car la Santé ne peut se concevoir comme un bien de consommation éphémère et monnayable. Il faut sortir de cette mentalité mercantile qui voudrait que tout soit « négociable » en biens de consommation. Ambroise Croizat, le père de la Sécurité Sociale s’est battu contre cette conception de la société, et il fut un des concepteurs du système très impliqué. Nous lui devons reconnaissance.


    • Le Sudiste Le Sudiste 18 février 20:28

      Bonjour Aristide,
      c’est à mon sens insoluble aujourd’hui en tentant de garder un truc qui a démarrer en 45, a fonctionné, s’est modifié, adapté... et est depuis 30 ans saboté, détruit...

      Le côté technique, comptable, financier... n’importe pas. La tendance est à la privatisation de tous les services publics. Dans ce rouage il est impossible de revenir en arrière.
      Et toute gamberge dont les bases sont le mode de fonctionnement d’aujourd’hui est inutile. Ca va se casser la gueule donc il faut gamberger à comment on le fait après. La solution est inévitable : la santé est prise en charge totalement. Point.
      Ne pas le faire serait une énorme erreur.
      Mais ce ne pourra se faire que dans le monde de demain !

      On finance les yeux fermés des milliards pour des tanks, des avions et les bombes pour massacrer des mecs à l’autre bout du monde. 
      Et c’est impensable d’imaginer que l’on finance la santé du peuple ! C’est ça le truc, c’est que les gens bloquent à cet endroit !

      En tout cas j’ai lu ceci, merci bien :
      "le scandale lors de la privatisation d’EDF et GDF, scandale consistant à faire payer par le régime général des prestations et surtout des retraites sur des bases avantageuses pour les retraités mais non compensées par l’Etat."
      Quenelle ! J’avais jamais vu ce truc là comme ça. C’est un joli tour de magie, c’est presque beau !
      D’abord le chaos !


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 21:29

      @Le Sudiste

      La seule solution c’est que la Sécu récupère l’argent volé aux assuré sociaux, dont je liste les principaux bénéficiaires et qui approche aujourd’hui à près de 1000 milliards d’Euros, en comptant le CICE, les niches fiscales, les paradis fiscaux, etc. Si tout cet argent était réintroduit dans la Sécu, le système retrouverait sa véritable nature : social, solidaire et intergénérationnel et par une politique véritablement ferme envers les prédateurs, les cotisations sociales retrouveraient leur légitimité juridique et comptable.


    • velosolex velosolex 18 février 23:40

      Les comiques autrefois s’en prenaient aux bourgeois et aux politiques, qu’ils ridiculisaient...Depuis quelques temps ils, mais ce ne sont pas les mêmes, s’en prennent aux pauvres. On en fait des Bidochon, des beaufs, des Deschiens, figures que des français prennent maintenant pour une réalité, et qu’on invite au repas du con. Ca donne chez Macron cette culture de mépris qui en dit plus sur lui que sur ceux qu’ils désignent, avec quelques phrases qui font date, et qui laissent même sarko avec son karcher loin derrière lui ; « Deux sortes de français, ceux qui vont quelque part et les autres qui ne sont rien : »

      Sa sortie sur le gilet jaune « boxeur » n’est pas mal non plus. « Ce ne sont pas les mots d’un gitan. J’ai trouvé tout de même l’article de France culture pour me consoler. Il faut en effet démonter le discours, pour en comprendre la violence, et ne pas prendre la charge explosive dans la gueule. Un bon journaliste, c’est un démineur 

       »Les mots d’un boxeur gitan«  : petite histoire du ... - France Culture      . https://bit.ly/2GNko4x

      Ceux qui ne sont rien, ce sont actuellement les gilets jaunes, des abrutis racistes, antisémites et violents, à qui l’on peut taper sur la tête et le bec, en fonction de ces déterminants, admis par toute une frange de la population. Savent ils que c’est ainsi en le diabolisant et en le caricaturant qu’on a inventé le »juif« précisément. Il faut dégrader l’image de celui qu’on condamne, condition pour l’écraser ensuite, l’embastiller ou pire ; Il y a une véritable dérive autoritaire, sur fond de dérive libérale. Mais les deux vont souvent de pair ; On peut lire à ce sujet le précieux livre de Noamie Klein : https://bit.ly/2BFnILu  La stratégie du choc, ou » la montée d’un capitalisme du désastre. 


    • Aristide Aristide 21 février 10:24

      @Nicole Cheverney

      On parle de « déficit » de la Sécu, mais jamais des autres administrations.

      La sécurité sociale n’est pas une administration.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 21 février 12:27

      @Aristide

      La Sécurité Sociale est un « service public » ! Je ne fais que mettre en parrallèle les budgets des administrations françaises, les grands services de l’Etat qui lorsqu’ils sont importants, très importants même ne génèrent pas autant de critiques et de grincements de dents par tous ceux qui espèrent en tant que libéraux, les plus virulents l’accaparement d’un conquis social de première importance : la Sécu ! Ne déformez pas mes propos. Je sais faire la différence entre une administration et un service public comme la Sécu, un service semi-public comme EDEF, etc.

      D’ailleurs comme la Sécurité Sociale n’est pas une administration, elle possède son propre tribunal en cas de conflit entre elle et un assuré social. Et ne passe pas par les tribunaux administratifs. C’est suffisamment clair pour vous ?


    • Aristide Aristide 22 février 11:13

      @Nicole Cheverney

      Clair ? Allons, la sécurité sociale est une assurance, pour etre une service public il faudrait qu’elle serve l’ensemble de la population. Vous êtes ignorante que seuls les cotisants et leurs ayant-droits bénéficient des prestations. Il y a une délégation de service public pour les AF, l’AAH et quelques autres détails. 

      Tous les organismes de Sécurité Sociale sont de droit privé.

      Le TASS ? Vous n’êtes même pas au courant que depuis ce début d’année, il n’existe plus et ce sont les TGI qui gèrent l’ensemble du contentieux, comme tout conflit entre personnes publiques et privées.

      Mais bon, vous voilà à écrire un ... livret sans connaitre par exemple que les exonérations sont entièrement compensées par l’Etat.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 22 février 12:00

      @Aristide

      La Sécurité Sociale est toujours considérée comme un service public, sauf qu’elle est en train de subir une mutation profonde pour verser dans le régime assurantiel. J’ai effectivement écrit un livre.... que vous n’avez pas lu, sinon vous auriez compris toutes les subtilités de la novlangue utilisées et que je dénonce pour supprimer la notion de Sécurité Sociale et la remplacer par celle d’Assurance. Quant au changement de juridiction, c’est tout à fait récent, on voit bien la précipitation des réformes. Quant aux compensations de l’Etat, je vous laisse à vos illusions. C’est très astreignant, je sais, mais ayez la curiosité d’aller consulter les rapports de la Cour des Comptes sur 20 ans. Et puis libre à vous de défendre un système libéral mais n’empêchez pas les autres d’en dénoncer toutes les tares. Vous, les libéraux ne gagnerez jamais sur le plan des idées ! Vous êtes voué à l’échec permanent ! Vous ne pouvez bénéficier que de quelques succès électoraux et médiatiques tout à fait provisoires et nous sommes bien dans ce PROVISOIRE !


    • Aristide Aristide 22 février 12:42

      @Nicole Cheverney

      Je ne vois pas bien ce que vient faire MA position politique supposée avec les faits :
       les compensations de l’Etat sur les exonérations est un fait, lisez la presse spécialisée, ou les rapports de l’ACOSS. D’ailleurs, il y a quelques années, il se faisait tirer l’oreille par la Cour des Comptes, souvent traité de mauvais payeur. .
       la Sécurité Sociale a TOUJOURS été un système assurentiel, système basé sur les cotisations(*), pour votre histoire de novlangue, c’est du ridicule mal asumé : les branches de la sécu sont l’Assurance maladie et et l’Assurance vieillesse et ne couvre que les cotisants obligatoires ou volontaires ( Ordonnance de 1945). Les AF et AT ne sont pas basées sur le principe d’assurance, c’est une particularité qui déroge au principe général, la Sécu les gère car c’est le secteur privé des entreprises qui finance ( Lois de 1946)
       pour ce qui est des TGI, même avant c’est le TASS avait un président du TGI, c’est une simplification qui simplifie et améliore les droits de la défense des plaignants.

      (*) D’ailleurs s’il y a eu une vraie novlangue, c’est celle qu’a réussi à faire passer l’ancien GATTAZ du CNPF de l’époque en substituant le terme charges ou impôts en place de cotisations. Vous en êtes la victime inconsciente en amalgamant Sécurité Sociale et service public. 


  • leypanou 18 février 10:50

    la casse des services publics, est un aspect financier du système qui n’est jamais dénoncé par les médias et quasi ignoré du grand public 

     : on va déjà voir si le grand public est aussi crét.nisé demain avec la journée contre l’antisémitisme que le 11 janvier du temps de FH.


  • Aristide Aristide 18 février 11:40

    Depuis 1993, les gouvernements successifs ont « délibérément asséché les finances de la Sécurité sociale pour complaire au patronat en embuscade, en l’exemptant des « cotisations sociales ». 


    L’Etat baisse ici et là les taux de cotisations, accorde des exonérations sur ces cotisations, ... Rien de plus naturel et c’est aussi vieux que le système de financement de la Sécurité Sociale. Mais alors cette baisse des cotisations sociales va entraîner une baisse en terme de Sécurité Sociale, retraites, remboursements, prévention, ... ou entraîner la fin.. 

    Allons, l’Etat compense les exonérations qu’il accorde. La Sécurité Sociale n’est pas l’Etat. Même s’il est mauvais payeur, se faisait tirer l’oreille, trouve toute les raisons pour le faire avec retard, l’Etat compense intégralement les exonérations. Et de plus reverse par exemple les prestations versées qui n’incombe pas à la Sécu et pourtant payées par elle comme l’AAH. Plus encore, reverse toute la part prévue des taxes ciblées sur des produits tels que le tabac, les alcools, ...

    Macron est un libéral, on peut le contester mais ce ne sont pas les salariés qui payent, ce sont les contribuables. Inutile donc de faire passer ces exonérations comme le signe de baisse de protection de la sécu ou mieux comme une atteinte à son existence même.

    Sécurité sociale qui est à peu près à l’équilibre, la seule branche maladie restant déficitaire est renfloué par les excédents sur les autres risques Vieillesse, Allocations Familiales et Accident du Travail.


    Quelle nécessité à donner ce genre d’informations fausses ?



    • symbiosis symbiosis 18 février 12:54

      Si tu lis ce livre, tu auras l’air moins couillon et au moins tu pourras parler en connaissance de cause.

      Et tu arrêteras peut-être de dire des âneries, mai là je reste quand-même un peu septique, vu celles que tu débites à longueur d’articles sur Agoravox..


    • Aristide Aristide 21 février 10:36

      @symbiosis

      C’est assez ...affligeant de vous voir prendre pour argent comptant les propos tenus par une personne qui écrit sur la sécu sociale sans savoir que ce n’est pas une administration.

      Sur la compensation, l’article L131-7 du code de la Sécurité Sociale dit au premier paragraphe :

      « Toute mesure de réduction ou d’exonération de cotisations de sécurité sociale, instituée à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi n° 94-637 du 25 juillet 1994 relative à la sécurité sociale, donne lieu à compensation intégrale aux régimes concernés par le budget de l’Etat pendant toute la durée de son application.  »

      Vous, vous n’arrêterez surement pas d’avaler n’importe quoi ... 


  • Désintox Désintox 18 février 13:46

    Merci pour cet article !


  • zygzornifle zygzornifle 18 février 14:16

    Mort de la sécu je ne le pense pas mais privatisation oui comme le sera un jour l’éducation , la santé , les retraites , l’armée , et la police sauf bien entendu la garde rapprochée des politiques ....


    • troletbuse troletbuse 18 février 14:51

      @zygzornifle
      T’a raison. Faut pas oublier les labos qui se gavent avec l’argent de la sécu, la retape pour les vaccins, les tests de cancer du sein, colorectale(ca c’est pour Micron). Les faux cancers soignés par les chimios hors de prix.. en France. Gratuit pour vous mais juteux pour Buzyn qui touche sa petite commission.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 20:06

      @zygzornifle

      Bonsoir, pour les Français, la privatisation c’est la « mort de la Sécu », c’est-à-dire le modèle de 1945. Avec toutes les réformes entreprises depuis 40 ans contre ce modèle, il n’en reste plus qu’une ossature très fragilisée. C’est une petite mort lente, mais que Macron va accélérer. Lesultra- libéraux n’ont aucun état d’âme à faire tomber le système. Mais nous continuons, nous Français et assurés sociaux à nous mettre la tête sous le sable comme les autruches pour ne pas voir ce qui nous attend, d’ailleurs Macron le dit lui-même : « Transformer en profondeur pour retrouver le destin qui est le sien, emmener l’Europe vers de nouveaux projets... Nous y parviendronts... Ce n’est pas un désir personnel... Ce n’est rien moins que l’agenda des prochaines années ».

      Agenda, oui, puisque 2020-2025 seront des dates clé.

      Je n’invente rien, tout est factuel.


    • Paul Leleu 18 février 20:27

      @zygzornifle

      privatisation de la Sécu... c’était un des objectifs du très catholique François Fillon (reconverti dans la finance spéculative), et de son ami Henri de Castries qui aurait du être 1er ministre (passé d’AXA à la présidence du Bilderberg)...

      avec des cathos comme ça, on n’a même plus besoin des francs-mac’ comme Attali et Macron !

      en tant que roi de l’assuance privée, de Castrie avait pour but d’étrangler les français en leur privatisant la Sécu...


    • troletbuse troletbuse 18 février 22:50

      @Nicole Cheverney
      Si il y a privatisation, il y aura sûrement adhésion obligatoire et prélèvements obligatoires sur les revenus, bien sur. Comme l’impôt


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 19 février 20:02

      @troletbuse

      Bonsoir, le système bismarckien est déjà quasiment démantelé, c’est l’impôt qui le remplace désormais puisque depuis 2015, plus aucune cotisations sociales patronales ne rentrent dans le cacul du financement de la Sécurité Sociale. Il est remplacé par l’impôt et l’emprunt auprès des banques privées avec des taux d’intérêts, bien sûr, ce qui prolonge indéfiniment la « dette ». Voilà le beau travail de M. Rocard avec la création de la CSG puis E. Balladur, ensuite A. Juppé créateur aussi de la cades et de la CRDS, puis les tous les autres.


  • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 18 février 14:59

    Merci pour cet article. J’ai, moi aussi, plusieurs fois écrit pour dénoncer cette volonté de,« flinguer la Sécu » https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/flinguer-la-secu-le-banquier-208059

    Je vais de ce pas acheter votre livre.

    Cordialement


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 20:08

      @VICTOR Ayoli

      Bonsoir et merci d’avoir apprécié mon article. Je vous souhaite une lecture agréable de mon ouvrage. J’espère également qu’il vous apportera quelques réponses complémentaires à votre questionnement. Bien à vous.


    • Paul Leleu 18 février 20:27

      @VICTOR Ayoli

      il y a aussi le très bon film de Gilles Péret en DVD intitulé « La sociale »


  • pipiou 18 février 18:22

    Le complotisme est un créneau très vendeur, on voit que Mme Cheverney a le sens du marketing !


    • symbiosis symbiosis 18 février 18:37

      @pipiou

      Salut Pioupiou. Explique un peu sans vouloir te commander le rapport entre le démantèlement de la sécu par la ploutocratie et le complotisme. 
      Le rapport m’intéresse en vue de quelque conspiration dont je ne peux pour l’instant faire écho sur ago. C’est un peu prématuré, mais n’aies crainte, tu seras un des premiers informé. Je te pioupiouterai dès que l’affaire sera en bonne voie.


    • pipiou 18 février 18:47

      @symbiosis
      As-tu lu l’article ?
      Mme Cheverney prétend que des gens (comités secrets, forces occultes ?) ont échafaudé un plan (élaboré une conspiration) pour mettre fin à la SECU.
      Elle le SAIT.
      Comme elle SAVAIT pour le 11 septembre.

      C’est plus clair ou bien il faut que je te fasse une relecture de sa profession de foi avec notes de bas de pages et références ad-hoc ?


    • symbiosis symbiosis 18 février 18:58

      @pipiou
      Je sais exactement de quoi il en retourne pour avoir lu le livre. Et toi ?


    • symbiosis symbiosis 18 février 19:05

      @Pioupiou,
      Tu n’as lu ni le livre ni l’article, bourricot, parce que si tu avais lu, tu aurais su qu’il n’y a ni forces occultes ni comités secrets mais des faits avérés et vérifiés.
      Seulement dès que vois le nom de l’auteur tu fonces comme un abruti car on sait ici que tu n’aimes pas trop madame et ça c’est bien factuel, il n’y a pas de secret à cet égard.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 20:10

      @pipiou

      Qu’est-ce qui dans mon livre vous a semblé complotiste ? Et nous pourrons en discuter !


    • pipiou 18 février 20:39

      @Nicole Cheverney
      Le titre en lui-même suffit puisque vous prétendez que « quelqu’un » a programmé la mort de la Sécurité Sociale.

      Et avec des arguments comme le mot « déficit » qui présenterait une « intention » ; est-ce que « solde comptable négatif » vous siérait mieux ?

      Pour Symbiosis : rien que ta réponse est un aveu . Se raccrocher aux branches avec ces « faits avérés » qui sont censés être l’alpha et l’oméga. Quelques zones d’ombre et emballez c’est pesé.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 18 février 21:18

      @pipiou

      Bon, on a compris Pipiou ne lit que les titres.


    • pipiou 18 février 21:37

      @Nicole Cheverney
      Si vous n’êtes même pas capable de justifier votre titre c’est pas la peine d’aller plus loin.
      Surtout si ce livre est du même contenu que cet article.


    • ASTERIX 19 février 18:48

      @pipiou

      qu’ elle rejoigne notre CHEF COMPLOTISTE ariane WALTER (en nuisette ) mais qu’elle pose pour la photo en déshabillé noir en dentelle pour faire concurrence a ARIANE QUI EST TOUJOUS SUR ORBITE !!!!!!!!!


    • Aristide Aristide 21 février 10:41

      @Nicole Cheverney

      Bon, on a compris Pipiou ne lit que les titres.

      Et que vous ne répondiez pas aux arguments sur votre erreur concernant la compensation intégrale par l’Etat des exonérations ...


  • Jason Jason 18 février 18:31
    La Sécu ? Pour moi, elle marche trè bien. Je paie des dépassements d’honoraires et je ne m’en plains pas, ayant vécu dans un pays où il n’y avait pas de Sécu. Et là, il ne faisait pas bon être malade.

    Pour la médecine libérale, là c’est un peu le foutoir. Par exemple, au cours des années, j’ai été confronté à trois tarifs différents pour une visite chez l’ophtalmo. : 55 €, 70 € ou encore 130 € pour les mêmes examens. Allez savoir. Par contre, j’ai dû consulter un gastro-entérologue, ancien chef de service, et tout et tout, très expérimenté, la cinquantaine passée, qui ne m’a pris que 28 €. On trouve donc de tout.

    Je n’ai pas de complémentaire santé et j’économise 1000 € par an et j’ai une belle cagnotte après quelques années. De toutes façons c’est une escroquerie vu les remboursements dérisoires. Là, il faut le dire la Sécu s’est bien défaussée.

    Pour le reste , ne vous inquiétez pas, la vie n’est qu’un mauvais moment à passer. Et de toutes façons, vous n’en sortirez pas vivants.

    Au train où vont les choses, le gouvernement va se privatiser lui-même bientôt. Plus de députés, des cadres révocables à merci, vous et moi comme actionnaires, le rêve quoi ! La France SA, et ouverte à la concurrence ; je suis sûr que certains y pensent.

    • Odin Odin 19 février 14:02

      @Jason

      Bonjour,

      « le gouvernement va se privatiser lui-même bientôt »

      Dans la réalité il l’est déjà depuis longtemps puis qu’il n’est plus souverain. Le commencement de cette privatisation a pour date le 3/01/1973 avec la loi « Rothschild » et la perte de notre souveraineté monétaire. Puis la perte de souveraineté politique avec le Traité de Maastricht, les directives de l’UE et ses GOPÉ…

      Quant au social, il est déjà dans les mains de la finance avec principalement Big Pharma qui a son DG au Ministère de la santé et les fonds de pensions qui s’occupent des mutuelles santé ainsi que des retraites complémentaires.Il ne reste que la sécu, l’arbre qui cache la forêt 


    • Jason Jason 19 février 15:16

      @Odin

      La loi « Rotschild » n’existe pas. Vous faite dans la propagande, là. Mauvaise pente !

      Quels fonds de pension s’occupent de quelles mutuelles ? Les vraies mutuelles ne font pas de profits, bien qu’elles placent sur les marchés financiers leurs « trésors de guerre ».

      Vous avez un problème : une flemme gigantesque et un bavardage incontrôlé.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 19 février 18:14

      @Jason et Odin

      Bonsoir, les fonds de pensions, ils sont bien là ! Le gouvernement a légiféré à leur sujet :
      ordonnance n° 2017-484 du 6 avril 2017 relative à la création d’organismes dédiés à l’exercice de l’activité supplémentaire en unités de rente.

      Chapitre 1er : création des fonds de retraite professionnelle supplémentaire.

      (sources : site légifrance)

      NB : en 2010, la commission européenne a fait voter une loi sur les « marchés publics » ouverts au secteur Sécurité Sociale !

      En catimini bien sûr.


    • Odin Odin 19 février 18:58

      @Jason

      Bonsoir,

      Moi faire de la propagande ?

      Si vous ne connaissez même pas la loi du 03/01/1973, à quoi bon discuter avec vous. Pas étonnant que Micron soit là où il se trouve avec une telle méconnaissance des réalités économiques de notre pays, il pourra même repartir pour un tour en 2022.

      Avoir un associé gérant de chez Rothschild à l’Élysée ne m’étonne même plus en raison de la bêtise crasse de votants comme vous.

      Pour les mutuelles, voyez le commentaire de Nicole Cheverney ci-dessus, cela m’évitera de perdre mon temps avec une personne inculte.


    • Jason Jason 19 février 19:09

      @Odin

      Il serait temps que vous appreniez à penser par vous-même. La loi que vous invoquez, et que je connais, ne porte pas le nom que vous lui donnez.

      Si M. Macron avait travaillé au Crédit Agricole ou encore à la Société Générale, vous n’auriez sans doute rien à dire. Vos préjugés et votre bigoterie sont très clairs.

    • Jason Jason 19 février 19:29

      @Nicole Cheverney

      Il y a là un malentendu. Les fonds de pension, censés assurer un complément de retraite existent bien, j’en conviens. Ils sont vulnérables comme tout invetissements en valeurs mobilières (actions, obligations, valeurs diverses) et on l’a vu aux USA avec la faillite d’une très grosse entreprise il y a qq. années. Tout comme la Sécu se délestant d’une partie de ses couvertures en faveur du privé (les mutuelles santé), les fonds de pension procèdent du même mécanisme vis à vis des caisses de retraite. Un délestage vers des sociétés à risques.

      Quant à dire que les fonds de pension investissent dans les mutuelles, ça n’est simplement pas vrai, comme le soutient Odin dans sa phrase : « et les fonds de pensions qui s’occupent des mutuelles santé ainsi que des retraites. » Là, il fait un amalgame.

      Pour être clair, en ce qui me concerne, je considère que les mutuelles sont une arnaque, avec le soutien de l’Etat.

    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 19 février 20:09

      @Jason

      Bonsoir, de toutes façons, petit à petit avec toutes ces lois qui sont votées, les fonds de pension vont remplacer petit à petit les mutuelles ou bien alors les mutuelles vont être intégrées dans les fonds de pensions par diverses manipulations législatives et financières. Cela ne m’étonnerait pas. Surtout si les mutuelles ne font pas de profits. Mais il pas toutes, puisque les assurances proposent des « mutuelles » aussi. Par contre, nous allons vers un système à l’américaine, totalement inepte, injuste et anti-social. Cela passe peut-être chez les Yankees habitués depuis l’enfance au chacun pour soi au sein d’une société individualiste, mais pas en France. Nous avons un passé historique qui nous permet de mettre en avant les mots solidarité sans rougir et sans complexe et comme porte-drapeau.


    • Odin Odin 19 février 20:56

      @Jason

      Question bigoterie, je suis certain que vous pourriez m’en apprendre beaucoup. La loi du 3/01/1973 « Pompidou/Giscard » fut appelée dés le début loi « dite » Rothschild pour la simple raison que Pompidou, comme Micron, avait fait un passage par cette banque.

      Quant au nom de la banque, peu importe, on ne peut gérer un pays par l’équité lorsque l’on a fait un passage dans une société où le seul objectif est l’USURE. A chaque fois on voit le résultat et Il est très difficile de le faire comprendre, nos échanges en sont la preuve.

      Bonne soirée.


    • Spartacus Spartacus 19 février 23:04

      @Nicole Cheverney
      Quelle indécence a exposer que les autres systèmes sont injustes et anti-social.

      Bénéficaire de régime spéciaux, c’est la femme qui sait pas nager qui voudrait apprendre a nager aux autres.

      Et ton passé historique c’est juste ta gamelle d’avantagée et accapareur de l’argent des autres qui est défendu. La caste qui se sert la première.

      «  nous allons vers un système à l’américaine »
      Encore un cliché et niaiserie.
      Les USA ont une retraite par répartition. Oashdi.

      La sécurité sociale, c’est une moyenne de 7.500€ de cotisation par an et par habitant en France. Soit 550.000 euros sur une vie entière !
      Elle est chère et c’est une moyenne car les castes d’état cotisent moins pour plus recevoir.


    • Jason Jason 20 février 11:11

      @Odin
      Bonjour,

      Dans ma jeunesse j’ai fait un stage dans une teinturerie. Suis-je pour autant teinturier pour le restant de mes jours ?

      Votre anathème est consternante et vos désirs d’étiquettes trop pressants.


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 20 février 12:55

      @Jason
       
      spartacul, sors de ce corps !


    • Eric F Eric F 24 février 14:00

      @Odin
      Cette histoire de loi de 73 est un totem urbain, cette loi n’a jamais interdit à l’état d’emprunter à la BDF, ce qui a été fait jusqu’en 83, mais elle en formalise les limites. Si Mitterrand a cessé d’emprunter à la BDF, c’est que cela diluait le cours du franc, qui avait été dévalué à plusieurs reprises de ce fait. C’est Maastricht qui a explicitement interdit les prêts de la BCE aux états. Noter que même avant la loi de 73, l’état faisait des emprunts publics, comme les fameux emprunts Pinay de 52 et 58.


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 février 09:25

    Bonjour,

    .

    Après la réduction des prestations familiales, après l’annonce de substituer à l’actuel régime de retraite par répartition un régime de retraite par points, le Gouvernement par la voix de M. Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, déclare : « à terme, c’est-à-dire dans ce mandat, nous devrons opérer le rapprochement entre le recouvrement réalisé au sein des sphères Etat et de la sphère sociale par la constitution d’une agence unique du
    recouvrement.
     » En d’autres termes, cela reviendrait à fusionner les Urssaf avec les services des Impôts.

    .

    Les cotisations sociales jusqu’alors recouvrées par les Urssaf sont destinées exclusivement au financement de la Sécurité sociale. Les placer dans le même pot commun que l’impôt permettra au Gouvernement d’y puiser à sa guise.
    Cela fragilisera la Sécurité sociale et favorisera son démantèlement.

    .

    Ce que Macron avait accordé aux français à ce jour suite aux revendications des gilets jaunes, les 10 milliards d’euros, il le reprendra entre autres dans la caisse de la sécurité sociale !

    .

    Je vous donne ici une piste, une parmi d’autres, ou Macron doit chercher l’argent :
    Il faut s’attaquer à l’arnaque de la dette publique :

    « 315 milliards d’euros : le coût annuel réel de la dette publique en France »
    Bernard Gaud - Président du MEDEF Rhône-Alpes
    http://medef-aura.fr/315-milliards-deuros-le-cout-annuel-reel-de-la-dette-publique-en-france.html

    .

    Ses 315 milliards d’euros de nos impôts qu’on nous fait payer annuellement partent directement vers les banques privées, directement dans les poches des riches !


    • Eric F Eric F 24 février 14:06

      @eau-du-robinet
      « substituer à l’actuel régime de retraite par répartition un régime de retraite par points »
      Ben justement, la retraite par points proposé par la COR est une retraite par répartition dont les cotisations entrainent des droits proportionnels, exactement comme l’AGIRC-ARCCO. Cela remplace 6 derniers mois ou les 26 meilleurs années indépendamment de ce qui avait été effectivement cotisé.


  • Legestr glaz Legestr glaz 19 février 09:36

    Ce que vous dénoncez est inscrit depuis belle lurette dans les GOPE. L’UPR n’a eu de cesse que d’alerter les Français sur la destruction des conquêtes sociales françaises. Notre appartenance à l’Union européenne est en train de démolir la France ! Texte écrit le 13 mars 2017 ! Macron n’y est pour rien, les mesures sont décidées à Bruxelles. Combien de temps faudra t-il aux Français pour le comprendre ?

    3- Le texte va plus loin concernant le système de santé puisqu’il explique que « d’importantes économies à court terme ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale »

    Traduction  : il faut s’attendre à une baisse massive des remboursements de santé, puisque la branche maladie représente quasiment 50 % des dépenses de la Sécurité sociale [7], ainsi qu’à une privatisation rampante de la Sécurité sociale, via le recours croissant aux mutuelles privées, présentées comme solution à tous les problèmes.

    Pour la branche vieillesse, il s’agit bien évidemment des retraites qui sont en ligne de mire. Après la hausse de l’âge de départ à la retraite, vient maintenant le gel du montant des pensions [8].

    Pour les retraités, la perte de pouvoir d’achat c’est maintenant ! Le texte de la Commission européenne parle d’ailleurs explicitement de gel des retraites et d’autres pensions sociales, ce qui confirme une fois encore que le gouvernement ne fait qu’appliquer la politique de l’oligarchie euro-atlantiste.

    Pour le chômage, le texte parle de « dégressivité des allocations » : cela augure d’une baisse plus importante et plus rapide des allocations dans le temps.

    https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon/


  • gaijin gaijin 19 février 10:13

    il faut bien comprendre qu’il y a une guerre idéologique qui est menée contre la france du cnr par les libéraux ( et avec l’aide de la trahison de tous les gouvernants depuis de gaule ) ....

    la france est considérée comme un pays communiste peuplé de feignants et si vous ne me croyez pas demandez a spartacus il vous expliquera


  • Armelle Armelle 19 février 10:41

    Constat navrant certes, mais la responsabilité des gouvernements évoquée ici, n’est que passive et certainement moins significative que vous ne le prétendez. L’ordonnance d’un tel projet ne saurait naître ni s’entendre à ce niveau de gérance. La réalité est que la démographie actuelle ne peut assurer la pérennité de notre modèle sociale et économique, et l’occident ne connaissant plus de guerres depuis 70 ans, il faut trouver autre chose, une façon d’anéantir cet objectif consistant à disposer de moyens « gratuits » (enfin si on veut !) pour vivre de plus en plus vieux dans de bonnes conditions, (en tout cas pour une partie de la population).  Et si l’on ne regarde que l’aspect stratégique en ignorant l’empathie, le respect et l’affect, alors cela s’entend. Aujourd’hui, en France c’est 22 millions d’individus qui doivent en faire vivre 45 autres millions. En 2030, nous compterons 9 millions de retraités supplémentaires, valeur qui ne sera évidemment pas compensée chez les actifs compte tenu d’une activité en panne et de la démographie à venir.

    Et toutes ces considérations n’ont d’absurdité qu’à travers la perception que chacun a de la vie, de SA vie et surtout de celle de ceux qui vont nous succéder...ce qu’on va leur laisser et dans quel état nous allons leur laisser...

    Ecoutez plutôt cette dame, qui pour pour moi donne une magnifique leçon de bon sens, d’altruisme spontané et naturel, et en pure contradiction avec une autre frange de population qui, sous couvert d’un combat pour le bien de tous, ne pensent finalement qu’à son bien être et ses intérêts.

    Alors même si je peux être en cela excessive, il y a là quand même un sujet, quoi que vous en pensiez. Et si par hasard, cette vision vous répugnait, il serait alors légitime de votre part d’en attendre des solutions autres que d’hypothétiques financements DURABLES par l’argent capté ça et là où celui-ci est « certes » en abondance !!! C’est un problème de modèle et non de quantité d’argent !!!


    • samuel 19 février 15:00

      @Armelle

      « Aujourd’hui, en France c’est 22 millions d’individus qui doivent en faire vivre 45 autres millions »

      Hier c’était 3 paysans pour 1 non paysan.
      De nos jours c’est 1 agriculteur pour 100 non paysans sans famine.

      Comment fait-on à votre avis ?


    • Jason Jason 19 février 15:04

      @Armelle

      Bonjour,

      En général, je suis d’accord avec vous. Mais il faut remarquer, comme vous le faites, que la démographie a augmenté de 50% en 50 ans, de 43 millions à 66 millions d’habitants. Or, depuis les années ’70 avec un tournant significatif dans les anées ’80, la croyance généralisée que le marché est la réponse aux besoins des populations constitue la doxa des gestionnaires gouvernementaux.  Corrélativement, l’Etat est un obstacle à l’expansion sans entraves de cette économie de marché.

      D’où une double erreur de gestion : trop peu a été fait pour aménager cette croissance et tempérer le marché (régulation est un vilain mot), erreur ponctuée par des élections successives qui privilégient le court terme et les « mesures ». Le résultat est là : population vieillissante (moins d’actifs), chômage important et stagnant, manque de revenus nationaux et course aux emprunts. La réponse des gouvernants ? C’est pas moi (avec raison) c’étaient le autres.

      Une fois que les avantages sociaux et les habitudes sont acquis, il est très difficile de faire machine arrière. Nous vivons dans « la société Nescafé », la satisfaction immédiate des besoins. Face à cela, les scandales des baisse de services, les délais, face à la demande croissante de productivité, de compétitivité, de revenus nationaux ne feront que s’amplifier.

      Allons expliquer que le toujours plus n’est plus à la portée de la main. En 1835 il fallait 32 chaises de poste pour aller de Paris à Saint-Brieuc. Aujurd’hui, quand unTGV est en retard, ça fait la une du JT. Les gens répondent qu’on n’est plus au temps des diligences. Et pourtant ... Attendre chez le coiffeur, le dentiste ou le médecin est devenu intolérable. 

      Que faire et vers où se tourner ? Une politique de gauche ? Ca n’existe plus depuis belle lurette. 

    • Armelle Armelle 19 février 16:27

      @samuel
      Mais vous n’avez rien compris Samuel, ce que vous écrivez tout le monde le sait, moi je vous parle d’unité argent ou d’unité travail, pas d’unité nourriture !!!


    • Armelle Armelle 19 février 16:43

      @Armelle
      Et j’avais oublié de poster cette vidéo avec mon commentaire ;

      https://www.youtube.com/watch?v=6KxoI4DD3jE


    • samuel 20 février 09:35

      @Armelle

      Et ta nourriture tu l’achètes avec quoi ?


    • Armelle Armelle 24 février 10:50

      @samuel
      C’est bien ce que je pensais, Samuel n’a rien compris...
      Pffff !!! ...Le stade « digestif »...


  • Spartacus Spartacus 19 février 11:19

    La sécurité sociale, ceux qui la défendent le plus sont ceux qui en tirent le plus d’avantages sans en cotiser aux dépens des autres.

    Les castes des fonctionnaires et subventionnés bouffeurs de la gamelle d’état.

    La caste qui manipule les idées et qui fait croire que la sécu est for-mi-dable, mais qui bien en chaud se gave de régimes spéciaux et chie sur le régime du droit commun.

    Un joyeux condensé de démagogie hypocrite qui profite de l’ignorance et la transparence de ce système.

    Un joyeux texte qui explique la comptabilité sans mettre aucun chiffre. 

    Un gloubiboulga totalement insipide de cliché et fausses qui ne résistent pas a un analyse de bilan de la sécu.

    Imaginez qu’on mette la part cachée des régimes spéciaux de la caste qui se gave des retraites. La honte.

    Et plus plein de conneries. Le CICE est un crédit d’impôt pas une exonération. Les cotisations sont pleinement payées et alimentent pleinement la sécu.

    Il y a une remise sur l’impôt société donc pas des caisses cantonnées sécu.

    Et la naiserie cliché anti secteur privé primaire qui ne sait même pas que les mutuelles privées ont des statuts qui ne prennent aucun bénéfices et à la différence de l’état ne font pas des politiques identitaires. (comme des régimes inéquitables de régimes spéciaux de la caste des bouffeurs de la gamelle de l’état).

    Allez les gauchistes au non de la solidarité, vous allez réclamer le droit commun.

    Ha non ?. Vous êtes tous des fonctionaires et voulez vous gavez de régimes spéciaux.

    bande d’hypocrites. Invoquer la solidarité et être l’exemple de son contraire.

    Les crocodiles fonctionaires qui bouffent les oiseaux dans la rivièrese plaignent que les oiseaux ne veulent plus se faire bouffer et trouver d’autre rivières.

    Quelle caste d’hypocrites.

    A part m’insulter ou attaques ad personnam ils sont incapable d’un argument contraire de justifier que la sécu n’est pas autre chose que tout leur gueule aux dépens des autres, puisqu’ils en sont les premier a se servir.


    • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 20 février 12:57

      @Spartacus
       
      Quel ramassis de conneries...


    • Sparker Sparker 20 février 23:06

      @seul le contenu compte

      Bah,il y a bien longtemps qu’on le laisse dire avec pitié, personne ne répond jamais à ses posts. D’ailleurs il ne se parle qu’a lui même, réaffirme ses convictions qui ont l’épaisseur d’une feuille de sécu...
      De plus c’est un expert, si si...


  • troletbuse troletbuse 19 février 11:58

    Possible traitement cancer du sein pas assez rentable

    https://www.youtube.com/watch?v=7Xd38eO1NbI


  • elpepe elpepe 19 février 20:53

    bon le business des pompes funetres etant tres lucratif je comprends votre business model avec les libraires

    etant moi meme de mon etat un parfait cretin deux trois questions neanmoins auxquelles vous ne repondrez jamais ca va de soit

    le model d immigration et de reproduction a la francaise, taux de natalite dont nous sommes fiers, ne permet pas une couverture sociale a la mode programme du conseil national de la resistance, car in fine on doit savoir aussi a quoi resiter, si c est un des enfoires comme moi pas de pb, votre business model va florir autant que la mort est programmee

    pourquoi car a la fin il faut tjrs quelqu un qui paye vous ? l immgration massive a des bas salaires et ne peuvent payer une couverture sociale digne de ce nom alors on fait quoi ?

    on regularise la mondialisation, vous pourrez tjrs vous recycler ds ce nouveau topic, un bon business model en nombres de bouquins vendus


    • Jason Jason 20 février 08:43

      @elpepe

      Bonjour,
      Vous allez un peu vite en besogne lorsque vous parlez d’immigration massive. D’après les stats. européennes, la France occupe la 17ème place pour l’accueil des immigrés. Cela représente 500 personnes pour un million d’habitants, soit 5 immigrés pour 10000 habitants. La désinformation a la vie dure.
      Arrêtons de rejeter nos problèmes sur le dos des autres.

    • elpepe elpepe 20 février 23:38

      @Jason
      vous plaisentez j espere, sinon cela n est pas mon pb non plus, du tout d ailleurs, juste question de retablir des realites, j ai absolument rien contre l immigration massive de ces 20 dernieres annees il faut juste en assumer les consequences, c est une chance pour ces gens, bien


  • Ruut Ruut 20 février 07:05

    Personnellement n’aillant plus droit a la sécurité sociale, je connais aussi l’autre face.

    Et elle est nulle.

    Avec la carte vitale tout est simple.

    Avec la mutuelle et l’assurance privée tout est compliqué long et pas toujours remboursé.

    Déjà beaucoup de paperasse pour des remboursements faibles, voir non existant faute de documents adaptés.

    Le soucis avec les mutuelles privées c’est que trop souvent tu n’as pas droit aux remboursement auquel tu as pourtant droit faute de documents au format de la dite mutuelle. (comme par hasard pour les grosses sommes)

    Tu perd un temps fou a remplir des demandes de remboursements a y attaché tous les documents et preuves de payements pour un remboursement JAMAIS garantis.

    Sur papier c’est superbe, dans les faits c’est juste minable.

    Je regrette amèrement l’époque de ma carte vitale où je n’avais a payer que ce qui n’était pas remboursé et ce sans paperasserie.

    Ne perdez pas la carte vitale c’est un bien précieux.


  • Eric F Eric F 24 février 14:34

    La Sécurité Sociale des salariés était basé sur un système assurantiel « cotisant-bénéficiaire ». Peu à peu d’autres situations que le salariat ont été couverte, et notamment un fort taux de chômage, c’est pourquoi les ressources « cotisation » (patronales+salariales) ont été complétées par la CSG (sur les revenus autres que ceux du travail), il y a donc un mix d’assurantiel et d’assistance. D’abord marginaux, ces prélèvements sociaux (CSG et consorts) sont devenus très élevés, jusqu’à 17,5% sur certains revenus, s’ajoutant aux impôts.

    Quoiqu’il en soit, l’édifice est désormais quasiment à l’équilibre https://www.europe1.fr/economie/secu-deficit-fortement-reduit-en-2018-a-400-millions-deuros-3763469 . Ceci a été atteint par une hausse des prélèvements ET une baisse des dépenses, principalement le quasi-gel des retraites, dont le pouvoir d’achat a baissé de 5 à 10% ces dernières années, la question de la balance démographique (nombre d’actifs cotisants vs nombre de bénéficiaires) étant le problème majeur. Mais ce gel ne peut pas se poursuivre indéfiniment, et c’est du reste l’un des griefs majeurs de l’actuel mouvement protestataire, donc va se reposer la question de financement additionnel (par exemple une part de TVA sur les produits importés, défalqué sur les produits locaux pour lesquels la cotisation retraite a été versée à la source).

    PS : ayant travaillé dans une multinationale française désormais quasi-disparue, je peux attester que la question du « cout salarial » incluant les cotisations patronales n’est pas un leurre, car les entreprises délocalisent à tour de bras lorsqu’il y a dégradation de compétitivité, ce fut par exemple le cas dans les grandes entreprises de main d’oeuvre avec les 35 heures. Ce n’est pas tant l’UE que l’économie mondialisée qui conduit à cette situation.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 24 février 20:00

      @Eric F

      Bonsoir, vous dîtes que les entreprises ont délocalisé à cause des 35 heures. Elles l’ont fait surtout pour échapper à leurs obligations. Les 35 heures ont coûté beaucoup d’argent aux URSSAF puisque la totalité des entreprises a été exonérée alors qu’au départ une partie seulement des entreprises signataires acceptant de jouer le jeu des 35 heures, l’étaient. Et l’Etat n’a absolument pas compensé les pertes de financement de la Sécu pour l’affaire des 35 heures. Et le fiasco du FOREC !
      Les entreprises n’ont pas besoin d’être hors compétitivité pour se délocaliser, elles le font d’autorité puisque l’UE a favorisé grandement cette fuite des capitaux industriels en France. Et lorsque vous dîtes que ce n’est pas l’UE la responsable, c’est le système mondialisé,je persiste et signe l’UE est un pont avancé de la globalisation en Occident sous l’égide des US et responsable de cette politique dramatique qui mine et le pays et l’Europe. Mais cela ne pourra durer éternellement, le sytème globalitaire est en train gaillardement de se casser la figure et c’est tant mieux ! 


    • JL JL 24 février 20:36

      @Nicole Cheverney
       
      c’est clair, les 35 heures sont responsables de l’état catastrophique de nos finances.
       
       
      D’ailleurs, toutes les mesures politiques qui profiteraient aux salariés sont à proscrire désormais dans ce pays.
       
      C’est à ça qu’on reconnait les vraies idées de la gauche : elles sont haïes par la droite.


    • pipiou 24 février 21:15

      @JL
      Faudrait que vous soyez plus clair : l’auteure est de droite parce qu’elle reconnait que les 35heures ont été une mauvaise mesure (puisque contreproductive) ?


    • JL JL 25 février 00:18

      @pipiou
       
      ’’de droite parce qu’elle reconnait que les 35heures ont été une mauvaise mesure (puisque contreproductive’’
       
      Non ! Les gens de droite ne reconnaissent pas que les 35H ... Ils affirment, comme le fait ici Eric F. Nuance.
       


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 25 février 18:27

      @JL

      Bonsoir, je pense que vous ne m’avez pas comprise. Je trouve que c’est encore trop pour les salariés. Personnellement je suis pour 32 heures maximum ! Il aurait fallu que le gouvernement gère un peu mieux cette réforme. A condition... de créer des emplois et en embauchant en nombre pour pallier le chomage endémique. Or, non seulement et les rapports de la Cour des Comptes l’ont dénoncé en leur temps, le FOREC a été une sorte de bouteille d’encre qui n’a mené qu’à une gabegie d’ailleurs DSK a repassé la patate chaude à Mme Aubry, mais encore c’est la Sécurité Sociale qui a essuyé les platres au niveau de la dette de l’Etat envers les URSSAF. Il ne s’agit pas de critiquer les 35 heures, grands dieux, non ! Seulement de préciser que la gestion catastrophique de cette réforme qui demandait non pas de la souplesse, mais une direction franche de la part du gouvernement.


    • JL JL 25 février 18:37

      @Nicole Cheverney
       
       quand j’étais jeune, la CFDT organisait des soirées débat où l’on envisageait la semaine des 16 heures ! C’était l’époque de l’explosion des gains de productivité.
       
      On mesure les progrès accomplis ... par les possédants, qui n’ont pas laissé une miette aux prolétariat.
       
       Ceci dit, il y a un os : on ne peut pas mettre dans le même moule les PME et les multinationales et par conséquent, leurs collaborateurs. Et c’est là que le bât a blessé et blesse toujours.
       
      L’exemple que je prends souvent : un ouvrier spécialisé ou un employé de bureau, n’ont a priori aucune compétence particulière. Ce n’est pas comme un compagnon artisan qui à ses heures perdues peut piquer des marchés à son patron en faisant discrètement au noir ce qui est lourdement taxé (imposé, chargé) pour l’entreprise. Et avec le matos de l’entreprise parfois même !
       


    • JL JL 25 février 18:41

       mon post de 20:36 hier était à lire sur le mode ironique, une ironie qui ne vous visait en aucune façon, puisque j’avais bien compris votre texte dans le sens que vous précisez ici.
       
       Et c’est pourquoi j’ai remis les points sur les « i » à pioupiou par un post qui ne vous était pas destiné non plus.


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