samedi 5 décembre 2015 - par Philippe VERGNES

La ponérologie politique : étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques – une psychologie du complot (1/3)

 La psychopathie est « le plus grand obstacle au développement de la personnalité et des groupes sociaux ». « L’incapacité générale à reconnaître le type psychologique de ces personnes [i.e. les psychopathes] provoque d’immenses souffrances, la terreur de masse, l’oppression violente, le génocide et la décadence de la civilisation… Tant que le pouvoir suggestif [i.e. hypnotique, charmant et “envoûtantˮ] des psychopathes n’est pas confronté avec les faits et avec les conséquences morales et pratiques de sa doctrine, des groupes sociaux entiers peuvent succomber à son appel démagogique. » (Kazimiers Dabrowski, 1902-1980, auteur de la théorie de la désintégration positive et du concept de psychopathie essentielle.)

À une époque où les crises et les évènements tragiques qui animent notre quotidien exacerbent nos peurs et nos angoisses les plus archaïques, où les théories du complot poussent comme les champignons à la pleine saison et où l’espérance en un avenir meilleur fond comme neige au soleil, il serait plus que temps de prendre une pause afin de réfléchir TRÈS sérieusement pour savoir où va le monde et POURQUOI il prend la direction qu’il semble suivre actuellement.

Tous les gens à qui il reste un tant soit peu de bon sens et qui s’interrogent sur l’avenir de notre planète – et de ses habitants – devraient en toute simplicité se poser une seule question, à savoir : existe-t-il un domaine scientifique qui en toute objectivité puissent nous permettre d’identifier les causes du mal-être que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir aujourd’hui dans notre société ?

La réponse à cette question est affirmative : OUI… il existe bel et bien une discipline scientifique qui, malgré ses imperfections et sa démarche heuristique parfois controversée, nous permet de poser un diagnostic fiable sur la nature du mal qui gangrène l’humanité tout entière depuis des millénaires.

Comble de malheur, cette science ne s’est pas développée comme on aurait pu l’espérer après les atrocités de la Seconde Guerre mondiale et reste encore en germe dans l’esprit de certains chercheurs.

Un scientifique, Andrew Lobaczewski, réunissant un groupe de recherche, en a pourtant posé les bases dans un livre remarquable auquel cet article a emprunté le titre : La ponérologie politique ; étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques.

Un titre très ambitieux pour un ouvrage qui ne l’est pas moins. Pourtant, comme le précise l’éditeur de cet essai, les éditions Pilule Rouge, ce livre « est peut-être l’ouvrage le plus important que vous lirez jamais » ; et, affirme-t-il : « en fait il le sera ».

Nous pourrions trouver cette assertion péremptoire bien présomptueuse, voire exagérée ou intéressée… Il n’en est rien !

Néanmoins, je reformulerais différemment cette allégation : cet ouvrage ne sera pas « le plus important que vous lirez jamais », il est probablement le plus important que vous puissiez jamais étudier. La richesse des idées qui y sont développées ne peut être appréhendée qu’au terme d’une longue réflexion à l’issue de laquelle il vous sera possible d’entrevoir les horizons ébauchés tout au long de cet essai, car outre la pertinence des analyses proposées, ce livre est aussi une invitation et un plaidoyer pour le développement d’une véritable science, la ponérologie, seule à même de nous immuniser contre les mouvements de violences macrosociaux qui conduisent l’humanité à s’entredéchirer comme ce fut déjà le cas au cours du siècle dernier.

Jusqu’à une période récente, nous précise A. Lobaczewski, il aurait été impossible d’écrire un tel livre dont le cœur du sujet porte sur les lois qui gouvernent l’apparition du mal dans nos sociétés, car notre système naturel de concepts et d’imagination n’est pas équipé du contenu factuel nécessaire à la compréhension raisonnée des caractéristiques du mal présentes avant et pendant les périodes de cruauté perpétrait à l’encontre de l’humanité. En d’autres termes, nous n’avons pas les mots justes pour dire nos maux et notre pensée nous fait défaut pour comprendre la complexité du monde tel qu’il se présente à nous désormais.

Ce qui situe le premier écueil de cette entreprise qui est d’ordre sémantique.

A. Lobaczewski appelle « pathocratie » un gouvernement « où une petite minorité pathologique prend le contrôle à la place d’une société de gens normaux ». Cette dénomination présente l’avantage de « souligner le caractère fondamental du phénomène psychopathologique macrosocial, et le différencie des nombreux systèmes sociaux possibles conduits par des structures, coutumes et lois de gens normaux ».

Mais pour comprendre comment se met en place une pathocratie, nous devons d’abord en saisir la racine – i.e. l’individu –, car « c’est l’homme qui est l’unité de base de la société, et de toute la complexité de sa personnalité. […] Pour comprendre les lois qui gouvernent la vie sociale, il faut d’abord comprendre l’être humain, sa physiologie, sa psychologie, et ensuite accepter pleinement la qualité et la portée des différences (particulièrement les différences psychologiques) entre individus des deux sexes, familles, associations, groupes sociaux, ainsi que la structure complexe de la société elle-même. »

Il ressort d’une telle vision des choses que toute explication causale d’influence purement sociologique de ce phénomène qui ne prendrait pas en compte le facteur des potentialités individuelles peut être considérée comme « naïve ». Il en est également de même de celles, analytiques, qui ignorent les effets de l’environnement social dans la genèse de la personnalité.

Cette présentation de l’étude des processus pathocratiques n’est pas sans rappeler la troisième topique psychanalytique développée par Paul-Claude Racamier[1] à l’usage des familles, des groupes et des institutions. Une théorie qui envisage les « mouvements perversifs » comme une « dérive psychopathologique » dont la compréhension nous permettrait d’inhiber, ou tout du moins d’anticiper, la « résurgence des âges sombres[2] » qui nous guette pour peu que nous en tirions les conclusions qui s’imposent et que nous mettions en place des solutions appropriées.

Cette parenthèse mise à part, existe-t-il des individus dont les caractéristiques intrinsèques sont à la source du processus de ponérogenèse ?

A. Lobaczewski en identifie plusieurs qui sont les troubles du caractère à tendance paranoïaque qu’il qualifie de caractéropathie paranoïaque, la caractéropathie frontale, les caractéropathies induites par des drogues, la psychopathie schizoïde et enfin la psychopathie essentielle qui peut être comparé au daltonisme et dont « l’intensité varie elle aussi : d’à peine perceptible pour l’observateur averti jusqu’à la déficience manifestement pathologique. Comme le daltonisme, cette anomalie affecte la transformation des stimuli, sauf qu’ici les choses se passent sur plan instinctif[3] et non pas sensoriel. » Cette dernière affecte les deux sexes et est principalement au cœur du processus de ponérogenèse dans nos sociétés.

À l’image du dispositif à trois étages de banalisation du mal mis en lumière par Christophe Dejours, nous pourrions construire une représentation pyramidale de ce système dont les différents niveaux, « lorsqu’ils sont correctement emboîtés […], ont un pouvoir efficace de neutralisation de la mobilisation collective contre l’injustice et le mal infligé à autrui, dans notre société[4]. »

Au plus haut niveau, nous trouvons « les leaders de la doctrine néolibérale et de l’organisation concrète du travail du mal sur le théâtre des opérations. Le profil psychologique le plus typique est représenté par une organisation de la personnalité de type pervers ou paranoïaque[5]. […] Leur engagement n’est pas défensif, il est porté par une volonté qui se situe dans le prolongement direct de leurs motions inconscientes[6]. » Le second niveau est constitué par les collaborateurs directs qui adhèrent à l’idéologie des leaders sans la remettre en cause. Auquel cas, ils seraient exclus. Et enfin, le troisième niveau compte la masse des individus qui constituent la société, eux-mêmes divisés en trois sous-groupes, etc.

L’unification de ces différents niveaux « est assurée par l’utilisation commune des contenus stéréotypés de rationalisation qui sont mis à leur disposition par la stratégie de la distorsion communicationnelle[7]. » Autrement dit, c’est la mise en pratique d’une idéologie basée sur les pulsions de leaders pathologiques qui assure la cohésion de l’ensemble aboutissant, in fine, à l’émergence d’une pathocratie.

Dès lors, pour identifier ce style de gouvernement nous devons définir les caractéristiques de cette idéologie et les procédés employés pour sa diffusion dans l’espace public ainsi que celles de l’instinct des personnalités à tendance psychopathique.

Sur ce dernier point, il est à noter que le fonctionnement psychique du psychopathe[8] est principalement régi par la satisfaction de ses besoins primaires (boire, manger, dormir, se reproduire, respirer, etc.) dont la gestion incombe avant tout au « cerveau reptilien », selon la théorie du cerveau triunique de Paul MacLean, chargé d’assurer la survie de l’organisme. (À ce titre et en aparté, souvenons-nous que la perversion narcissique est une défense de survie, ou de survivance, psychique.)

Concernant l’idéologie d’une pathocratie, nous la reconnaissons principalement à sa dimension impérialiste qu’elle cherche à imposer coûte que coûte, à sa « pensée inversive » et au double langage qu’il lui est subséquent.

Quant aux moyens les plus utilisés, ils font appel à la rationalité « pseudo-logique et la conversion, la projection sur d’autres personnes, groupes sociaux ou nations, de ses propres caractéristiques et intentions, l’indignation pseudo-moralisante, et l’état d’inversion. » Soit, tous les traits typiques de la communication déviante ou perverse à laquelle nous devons ajouter le double nœud[9].

Cette méthode, très prisée des pathocrates, est appliquée sur une grande échelle grâce aux moyens de communication dont nous disposons à l’heure actuelle et pousse les gens normaux dans une voie sans issue, car ceux-ci sont pris au piège de la double contrainte (double nœud) et n’ont dès lors plus que l’ultime recours du choix manichéen imposé : « soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes[10] », véritable piège décervelant de la pensée unique.

Cependant, précise A. Lobaczewski, « il nous faut souligner que bien que certains travaux dans le domaine de la psychopathologie contiennent des descriptions de la plupart de ces méthodes qui frisent l’hypocrisie, il n’existe malheureusement pas d’étude générale permettant de combler les vides qui subsistent[11]. »

Voici très succinctement résumé, ce en quoi tient une pathocratie, mais n’allez surtout pas imaginer que cela est suffisant pour en diagnostiquer les signes avant-coureurs et en comprendre la complexité. Quoi qu’il en soit « la pathocratie trouvera toujours une réponse positive dans un pays indépendant contaminé par un état avancé d’hystéricisation, ou dans lequel une caste privilégiée peu nombreuse opprime et exploite les autres citoyens, les gardant ignorants et attardés ; tous ceux qui sont désireux de guérir le monde peuvent être pourchassés, et leur droit moral d’agir peut être mis en question. Le mal dans le monde constitue un continuum : une espèce ouvre la porte à une autre espèce, toutes essences qualitatives et slogans idéologiques confondus[12]. »

Ainsi, tout l’intérêt de ce livre ne se borne pas à l’énonciation des quelques caractéristiques inhérentes à une pathocratie, ce n’est là que la partie visible de l’iceberg… non ! L’importance de cet essai réside dans la description des processus ponérogéniques clairement identifiés et analysés par A. Lobaczewski qui induisent une pathocratie.

Ces dynamiques s’inscrivent sur un continuum vis-à-vis duquel nous perdons de vue les liens de causes à effets responsables du mal macrosocial qui en découle, car ceux-ci s’étalent sur plusieurs générations. Le risque de pathocratie est au plus haut lorsque les forces spirituelles et morales sont au plus bas et qu’elles se conjuguent avec l’ignorance des facteurs psychologiques qui concourent à l’apparition du mal dans nos sociétés.

Nous avons précédemment évoqué les facteurs psychologiques individuels à l’origine du mal, il nous reste à comprendre comment il se propage par contagion à l’ensemble de la société et permet à la pathocratie d’assurer son emprise sur le peuple. C’est ce qu’A. Lobaczewski nomme « l’état d’hystéricisation sociétale ». Laissons-lui la parole :

« Pendant les temps heureux de paix et d’injustice sociale, les enfants des classes privilégiées apprennent à chasser de leur champ de conscience tous les concepts inconfortables qui suggèrent qu’eux-mêmes et leurs parents tirent profit de l’injustice. Les jeunes apprennent à dénigrer les valeurs morales et mentales de toute personne dont ils exploitent le travail. Les jeunes esprits ingèrent ainsi des habitudes d’inconsciente sélection et substitution de données, ce qui permet une économie de conversion hystérique du raisonnement. Ils grandissent et deviennent des adultes hystériques à des degrés divers qui, par les moyens décrits plus haut, transmettent leur hystérie à la génération suivante, qui développe ensuite ces caractéristiques à un degré plus élevé. Les modèles d’hystérie de l’expérience et du comportement s’étoffent et s’étendent vers le bas à partir des classes privilégiées, jusqu’à franchir les limites du premier critère de ponérologie[13]. »

Puis il poursuit par cette remarquable description qui ne manquera pas d’interpeller plus d’un lecteur :

« Quand les habitudes de sélection et de substitution subconscientes de pensées atteignent le niveau macrosocial, la société se met à mépriser la critique de certains faits et humilier quiconque donne l’alerte. D’autres nations qui ont conservé des modèles de pensée normaux et des opinions normales sont elles aussi tenues en mépris. C’est la société elle-même qui par ses processus de pensée inversive a recours à la terrorisation de la pensée. Il n’est dès lors plus besoin de censurer la presse, le théâtre, les émissions de radio ou de télévision, puisqu’un censeur pathologiquement hypersensible se trouve parmi les citoyens. »

Sans achever pour autant sa longue analyse, il rajoute :

« Quand trois “égosˮ gouvernent : l’égoïsme, l’égotisme, et l’égocentrisme, alors le sentiment des liens sociaux et de responsabilité disparaissent, et la société éclate en groupes de plus en plus hostiles les uns aux autres. Lorsque dans un environnement hystérique il n’y a plus de distinction entre les opinions de gens limités, pas entièrement normaux, et celles de personnes normales et raisonnables, des facteurs pathologiques de natures diverses sont activés. »

Le fruit est alors mûr et peut être cueilli. Le résultat en est que le champ libre est laissé aux individus ayant adopté une vision pathologique de la réalité qu’ils finissent par imposer au monde d’autant plus facilement qu’ils dominent l’ensemble des médias. Internet excepté, d’où les tentatives de mainmise et les campagnes de dénigrement dont cet outil est l’objet[14].

Devant ce tableau quelque peu pessimiste, de quels moyens dispose le peuple pour se prémunir d’une telle « dérive psychopathologique » ?

A. Lobaczewski nous donne une solution qui laisse entrevoir l’énorme difficulté à laquelle nous sommes confrontés pour nous libérer de l’esclavagisme de nos « maîtres » :

« Le bon système social du futur devrait donc protéger individus et sociétés en empêchant les personnes affectées des déviances décrites [dans les pages de ce livre] d’exercer une fonction sociale où le sort d’autrui dépendrait de leur comportement. Ceci s’applique en premier lieu aux fonctions supérieures au sein du gouvernement. Ces questions devraient être traitées par une institution composée de gens reconnus pour leur sagesse et ayant reçu une formation médicale et psychologique. Les caractéristiques des lésions aux tissus cérébraux et les troubles du caractère qui en résultent sont beaucoup plus faciles à déceler que certaines anomalies héritées. Dès lors, l’arrêt des processus ponérogéniques par la suppression de ces facteurs de synthèse du mal est efficace pendant les phases précoces de cette genèse, et beaucoup plus aisé dans la pratique. »

Bien que difficile, cette solution n’est toutefois pas inenvisageable, mais nécessite ce que de très nombreux professionnels de la santé mentale, un peu partout au travers de la planète, en ont déjà conclu : « Nous ne pourrons vaincre cet énorme cancer social qui se propage que si nous comprenons ce qu’il est en essence et quelles sont ses causes étiologiques. Voilà qui éluderait le mystère de ce phénomène, mystère qui est son premier atout de survie. Ignota, nulla curatio morbi ! »

En d’autres termes, pour que les lignes de front puissent bouger, il est absolument nécessaire qu’une majorité de la population puisse prendre conscience de la réalité psychique des gens qu’elle élit au pouvoir avant qu’il ne soit trop tard.

Un dernier mot pour conclure.

Malgré le titre, si ce n’est au premier paragraphe qui suit la citation de Kazimierz Dabrowski, l’un des chercheurs ayant accompagné d’A. Lobaczewski dans son entreprise, je n’ai pas évoqué la problématique des théories du complot pourtant centrale dans notre sujet pour la simple raison que l’auteur de l’ouvrage présenté ici n’en fait nullement mention[15]. Néanmoins, je me dois de révéler le détail qui m’a incité à lier la ponérologie politique aux théories du complot afin d’éclairer le lecteur. Tous ceux qui ont pu approcher les arcanes du pouvoir de suffisamment près et ont eu maille à partir avec des psychopathes sans en être complices savent pertinemment que la peur du complot, dont le « délire de persécution » est l’un des principaux symptômes, obsède ce type de personnalité au-delà de ce que le commun des mortels – la personnalité normale – est capable d’imaginer. Et si l’on prend soin d’assimiler les méthodes employées par ces individus, comme exposées ici et développées dans le livre d’A. Lobaczewski, nous sommes alors à même de comprendre que les véritables complots, ceux qui privent les citoyens de la jouissance de leurs droits et qu’une certaine sociologie « naïve » réfute catégoriquement (conflit d’intérêts et/ou complicité ?), sont d’essence purement psychopathique et les dénigrer chez autrui fait intégralement partie des stratégies qu’ils utilisent pour faire croire aux masses que le pouvoir ne complote jamais et que les seuls « complotistes » qui existent sont ceux-là mêmes qui les dénoncent[16].

De son temps déjà, un jeune auteur de 18 ans, Étienne de la Boétie, avait compris cela lorsqu’il rédigea l’un des plus importants écrits de l’histoire de la philosophie française, son Discours de la servitude volontaire :

« Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race. Ceux qui ont acquis le pouvoir par le droit de la guerre s’y comportent – on le sait et le dit fort justement – comme en pays conquis. Ceux qui naissent rois, en général, ne sont guère meilleurs. Nés et nourris au sein de la tyrannie, ils sucent avec le lait le naturel du tyran et ils regardent les peuples qui leur sont soumis comme leurs serfs héréditaires. Selon leur penchant dominant – avares ou prodigues –, ils usent du royaume comme de leur héritage. Quant à celui qui tient son pouvoir du peuple, il semble qu’il devrait être plus supportable ; il le serait, je crois, si dès qu’il se voit élevé au-dessus de tous les autres, flatté par je ne sais quoi qu’on appelle grandeur, il ne décidait de n’en plus bouger. Il considère presque toujours la puissance que le peuple lui a léguée comme devant être transmise à ses enfants. Or dès que ceux-ci ont adopté cette opinion, il est étrange de voir combien ils surpassent en toutes sortes de vices, et même en cruautés, tous les autres tyrans. Ils ne trouvent pas meilleur moyen pour assurer leur nouvelle tyrannie que de renforcer la servitude et d’écarter si bien les idées de liberté de l’esprit de leurs sujets, que, pour récent qu’en soit le souvenir, il s’efface bientôt de leur mémoire. Pour dire vrai, je vois bien entre ces tyrans quelques différences, mais le choix je n’en vois pas : car s’ils arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de régner est toujours à peu près la même. Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter, les conquérants comme leur proie, les successeurs comme un troupeau d’esclaves qui leur appartient par nature[17]. »

Alors si un jeune homme de 18 ans, en l’an de grâce 1549, a pu écrire une analyse aussi profonde sur laquelle nous reviendrons à la suite de ce billet, nous pouvons garder quelques raisons d’espérer en l’avenir de jours meilleurs, à condition toutefois de prendre conscience des déviances de nos élus et de réussir à y mettre un terme.

 

Philippe Vergnes

N. B. :

Les citations sans référence sont toutes extraites du livre présenté dans cet exposé.


[3] Des recherches récentes suggèrent que nombre de caractéristiques trouvées chez des psychopathes sont étroitement associées à une totale incapacité à construire un « facsimilé » mental et émotionnel empathique d’une autre personne. Ils semblent totalement incapables de se « mettre dans la peau » de quelqu’un d’autre, sauf dans un sens purement intellectuel. [Note de l’éditeur]

[4] Dejours, Christophe (1998), Souffrance en France, la banalisation de l’injustice sociale, pp. 180-181.

[5] Cf. Enriquez, Eugène (2012), « Le pouvoir entre paranoïa et perversion » p. 119-136, in Clinique du pouvoir. Les figures du maître, Villematier : Érès, 252 p.

[6] C’est moi qui souligne.

[7] Dejours, Christophe, op. cit., p. 181.

[8] Beaucoup de choses ont été dîtes et écrites sur les « psychopathes », tant et si bien qu’il est très difficile aujourd’hui d’en donner une définition nosologique claire et consensuelle. Un sujet sur lequel nous reviendrons tantôt.

Toutefois, la tendance actuelle porte sur la distinction entre psychopathie primaire ou « successful » et psychopathie secondaire ou « unsuccesful ». La principale différence se situant dans la gestion émotionnelle du psychopathe, maîtrisée chez le premier, à fleur de peau chez le second. C’est Karpman (1941) qui, le premier, formule l’existence de deux types distincts de psychopathie : la psychopathie primaire engendrée par un dysfonctionnement neurologique et la psychopathie secondaire induite quant à elle par des conditions environnementales déficientes (rejet parental, sévérité parentale démesurée ou permissivité parentale excessive). Alors que le psychopathe primaire est fort peu sujet à l’expérience de l’anxiété, le psychopathe secondaire est littéralement habité par celle-ci dont les manifestions se résument pour l’essentiel à la dépression, la fragilité émotionnelle (neuroticisme) et le sentiment de culpabilité. Foncièrement insensible et égocentrique, le psychopathe primaire possède, contrairement au psychopathe secondaire affligé d’une impulsivité exacerbée, la capacité de planifier froidement ses actions.

[9] Sur la communication déviante, lire notamment : « L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole » et les articles en lien, plus particulièrement celui portant sur « Le “pouvoirˮ, les “crisesˮ, la communication paradoxale et “l’effort pour rendre l’autre fouˮ » pour connaître certains des effets délétères sur le psychisme de ce type de rhétorique que nous subissons tous sans en avoir conscience. De là toute la duplicité de cette communication qui s’impose désormais dans tous les secteurs professionnels grâce, ou à l’aide, des politiques publiques actuelles.

[11] Si je me suis permis de citer ce passage du livre d’A. Lobaczewski, c’est pour attirer l’attention sur le fait, inconnu de cet auteur à l’époque où il rédigea ces lignes (1980), que cette étude a depuis été en très grande partie accomplie par P.-C. Racamier et ses successeurs au travers de sa troisième topique psychanalytique et de la théorie de la perversion narcissique qui en découle.

[12] Tel est aussi le constat que pose Eugène Enriquez lorsqu’il écrit dans Clinique du pouvoir : « D’autant plus que paranoïaque et pervers ont l’art, soit de se succéder habilement, soit de combiner leurs efforts. Ce point central se doit d’être souligné et commenté… » (cf. « Le pouvoir entre paranoïa et perversion »).

[13] A. Lobczewski consacre tout un chapitre à se premier critère qui est le cycle d’hystérie sommairement décrit. Le second concerne la pathocratie proprement dite telle que résumée dans cet article.

[14] Bien qu’étant foncièrement pour la prévention de toute forme de harcèlement, le discours autour du cyber-harcèlement qui vise à incriminer Internet comme « cause » de ces conduites déviantes est un discours foncièrement pervers : en visant les moyens plutôt que les fins, on peut appliquer une tout autre politique que celle affichée qui est celle d’un contrôle croissant de la population ; même si cela n’est jamais dit.

[15] Toutefois, si A. Lobaczewski ne parle pas de « complotisme » ou de « conspirationnisme », il évoque de façon très claire le cas proche du « révisionnisme » en des termes qui situent parfaitement les enjeux de cet exercice du point de vue des pathocrates : « Les pathocrates font bien de craindre les réactions à leur idéologie traditionnelle après correction et reconstruction dans sa forme primitive [Nda : c-à-d, après dénonciation de leur rhétorique paradoxale à but manipulatoire, un exercice que nous devrions entreprendre pour notre constitution]. En fait, ce qui est appelé “révisionnismeˮ leur arrache des mains leurs instruments de propagande et leurs armes. » (p. 294)

[16] Cette assertion psychopathique est typique de la pensée inversive et l’énoncé de ce paragraphe pourrait peut-être poser problème à quelques lecteurs. Cela tient à la nature de la pensée inversive – pensée perverse – et au double langage – novlangue ou communication paradoxale – qu’elle utilise et pour lesquels j’ai déjà consacré de nombreux articles communiqués en lien dans le billet intitulé « L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole ». Un sujet sur lequel il sera toutefois nécessaire de revenir.

[17] De la Boétie, Étienne (1549), Discours de la servitude volontaire ou le Contr’un, Paris : Mille et une nuit (1997), 64 p., (pp. 19-20). 



98 réactions


  • JC_Lavau JC_Lavau 5 décembre 2015 09:25

    Voyant la force de ses ennemis, je n’espérais pas voir cet article publié.

    Cf le couple Staline-Béria,
    le couple Henry Ford - Harry Benett
    ainsi que le couple formé par mon ex-épouse et sa fille aînée.
    Où le/la paranoïaque en chef est servi(e) en images des complots à châtier par son espion en chef (respectivement, sa calomniatrice aux ordres).

    http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/paranoia.html
    http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Joie_de_nuire.htm
    Ainsi que la découverte des meilleurs larbins des paranoïaques pervers : les histrioniques pervers.

    Des carrières de pervers histrioniques dans le crime organisé : Alie Boron, Jeanpapol, et les autres.http://debats.caton-censeur.org/index.php/tous-les-articles-mainmenu-9/articles-de-fond-mainmenu-58/27-dloyauts-et-pathologies/21-des-carrires-de-pervers-histrioniques-dans-le-crime-organis

    • Philippe VERGNES 5 décembre 2015 09:53

      @ JC_Lavau, bonjour,


      Oui, c’est bien vrai... mais il faut croire que j’ai une (et peut-être même plusieurs) bonne(s) étoile(s) sur ce site. Qu’elle(s) en soi-t(ent) remerciée(s).
       smiley

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 décembre 2015 04:03

      @Philippe VERGNES


      Je suis heureux que vous rameniez dans le collimateur cette thèse qui m’ amarqué profondément et durablement. Elle m’avait suggéré d’introduire dans nos gouverance le concept de « supplétivité » que je crois promis a un grand avenir. Pas que je pense qu’on lui donnera formellement droit de cité, mais je suis persuadé qu’un non-dit fera consensus qui en tolérerera partout l’application discrète


      PJCA

    • Philippe VERGNES 6 décembre 2015 08:44

      @ Pierre JC Allard, bonjour,


      Je viens de lire votre article... excellent !

      Pour la petite histoire, la quasi totalité de mes articles sur ce site dénoncent cette gabégie de notre démocratie. En l’attaquant sous tous les angles.

      « L’hypothèse que le pouvoir attire davantage ceux qu’on peut ainsi voir comme des psychopathes » est pour moi bien plus qu’une simple hypothèse. Le problème, c’est que pour comprendre cela, je crois qu’il est nécessaire de l’expérimenter. C’est ce que nous sommes en train de faire à grande échelle.

      Dès lors, il est plus qu’évident pour moi que la faille fondamentale de la démocratie réside dans l’avantage à la course au pouvoir que notre système actuel consacre au psychopathe. Pourquoi croyez-vous donc que TOUS les régimes totalitaires ont TOUJOURS cherché, quel qu’il soit et en tout premier lieu, à brider la psychiatrie et à ne former que du personnel aux ordres ?

      Ce seul indice devrait nous alerter sur l’état de santé psychique de nos dirigeants et sur leurs intentions finales. Mais nous sommes encore trop crédules pour quant à cette réalité, car OUI : il existe des gens atteint de grave « caractéropathie » qui ne devraient JAMAIS accéder au pouvoir. Et le prix à payer pour notre négligence risque fortement de nous ramener à la réalité... ou bien détruira notre civilisation.

      Cordialement,

    • JC_Lavau JC_Lavau 6 décembre 2015 10:17

      @Philippe VERGNES. Doit-on les laisser devenir juges, définitivement incontrôlés ?
      Nous avons vu le cas de celui qui à Angoulême, n’a été écarté qu’après s’être masturbé en pleine audience.

      Notre voiture passe tous les deux ans au contrôle technique. Les magistrats ? Passent-ils périodiquement, ni même initialement au contrôle psychiatrique ? Ils tranchent de nos vies, en toute irresponsabilité, amateurisme, désinvolture, voire militantisme forcené.


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 décembre 2015 12:42

      @Pierre JC Allard.

      Pas tout compris. « Supplétivité », c’est le fait d’être employé comme soldat supplétif ?
      Ce à quoi les colonisateurs de l’AOF employaient les dahoméens ?
      Ce à quoi les contrebandiers turcs ont employé les tueurs de l’EI pour piller, démonter et emporter en Turquie tout le matériel industriel d’Alep qui n’était pas encore incendié ?

      http://www.les-crises.fr/mon-usine-etait-le-quartier-general-de-letat-islamique-a-alep-par-fares-el-chehabi/Ou le recrutement des élèves comme militants supplétifs ?
      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1982.0.html

      Je pourrais citer des centaines d’autres exemples.
      Je m’étais intéressé aux endommagements psychiques faits aux complices et supplétifs du harceleur en chef :
      http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Joie_de_nuire.htm

      Confirmation : le gang lui-même se vante d’avoir fait de mon fils une épave droguée, retournée dans les jupes de sa mère :
      http://deonto-famille.info/index.php?topic=253.0

      Ou aviez-vous en tête une autre signification ?


  • Chirita-Bobic Nicolae Chirita-Bobic Nicolae 5 décembre 2015 09:41

    Il me semble que tout ce que vous dites, a déjà été dit, soit par des sociologues, soit par des psychologues, soit par des criminologues.

    Le mal est inhérent à notre nature, et il s’extériorise selon les contextes et les conjonctures. Il a toujours existé, et il s’est toujours extériorisé, depuis le Paléolithique.
    En revanche, ce qui change, c’est la forme d’extériorisation. Elle relève des logiques d’action différentes, ainsi que des moyens différents. L’ensemble relève de la construction socio-historique spécifique à chaque société.

    Chirita-Bobic Nicolae, 

    • Philippe VERGNES 5 décembre 2015 10:08

      @ Chirita-Bobic Nicolae, bonjour,


      « Il me semble que tout ce que vous dites, a déjà été dit, soit par des sociologues, soit par des psychologues, soit par des criminologues. »

      J’en connait beaucoup... et non des moindres. Qu’ils soient sociologues, experts psychiatres, psychologues ou encore criminologues. Et justement, j’aimerais que vous m’en citiez qui disent les choses telles que je les présente ici. (Ils en existent, heureusement, mais ils sont très loin d’être la voix majoritaire qui se fait entendre dans ces professions-là.)

      « Le mal est inhérent à notre nature. »

      C’est vous qui le dîtes. Non seulement cela n’a jamais été prouvé, mais plus encore cette assertion exonère la responsabilité de tout ceux qui font le mal, volontairement ou non, et par conséquent, d’assumer leurs actes.

      J’irais même plus loin : les toutes récentes découvertes scientifiques, notamment en génétique et épigénétique atteste du contraire.

      Votre définition du mal est équivalente à : « le bien est inhérent à notre nature ».

      Alors que les choses sont un peu plus complexe que cela.



  • Chirita-Bobic Nicolae Chirita-Bobic Nicolae 5 décembre 2015 09:43

    Si le Mal est actuellement manifeste, c’est parce que l’écart en matière de construction socio-historique est également manifeste.


    • Philippe VERGNES 5 décembre 2015 10:12

      @ Chirita-Bobic Nicolae,


      L’écart entre quoi et quoi ?

    • Chirita-Bobic Nicolae Chirita-Bobic Nicolae 6 décembre 2015 05:03

      @Philippe VERGNES
      Bonjour, 

      C’est difficile de vous expliquer tout en trois mots. Je vous propose mon livre « La Civilisation Germanique ». Vous trouvez toutes les explications, ainsi que l’origine de certains problèmes.
      Je dévoile le monde réel, avec le Mal, le Bien, puis, le déni, la frustration...
      Dès lors, l’histoire continue, avec ou sans nous opinions.
      Cordialement, 

    • Philippe VERGNES 6 décembre 2015 09:30

      @ Chirita-Bobic Nicolae, bonjour,


      Toujours curieux de lire différents points de vue sur le sujet. J’essaierais de trouver le temps pour ce genre de lecture dont l’approche « germanique » m’attire depuis longtemps sans pour autant avoir le temps de m’y plonger.

      Toutefois, sans présager de ce que je pourrais éventuellement y trouver comme idées nouvelles, l’abord sociologique « pur » n’est à mes yeux qu’un système ago-antagoniste déséquilibré auquel il manque la dimension intrapsychique (et vice-versa).

      Mais cela n’interdit nullement aux uns et aux autres de développer d’excellentes pistes de réflexion.
      Bonne journée.

  • foufouille foufouille 5 décembre 2015 13:11

    le bouquin est pas mal mais on dirait qu’il en manque une bonne partie.


  • Etbendidon 5 décembre 2015 16:10

    Bonjour
    Ce serait bien de dire d’où vient ce livre de « Ponérologie politique » !
    A. Lobaczewski et son épouse sont les webmasters du site SOTT.NET
    Note : ils habitent en France
    c’est à dire SIGNS OF THE TIMES signe des temps en français
    http://fr.sott.net/
    Un site (multilingue), conspirationniste, complotiste à souhait et aussi et surtout très élucubrationniste
    Ils ont fait passer les pires théories du genre Jane Burgermeister et consorts
     smiley


    • Philippe VERGNES 5 décembre 2015 17:52

      @ Etbendidon, bonsoir,


      Ce qui serait bien... surtout... serait de ne pas confondre l’auteur du livre présenté ici et son éditeur.

      Mais bon... peut-être est-ce déjà trop demandé.


  • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 5 décembre 2015 20:09

    philippe Vergnes

    Très intéressant article sur une méthode scientifique d’approche psychologique que je ne connaissais pas. Vous dîtes :

    En d’autres termes, pour que les lignes de front puissent bouger, il est absolument nécessaire qu’une majorité de la population puisse prendre conscience de la réalité psychique des gens qu’elle élit au pouvoir avant qu’il ne soit trop tard.

    Le problème c’est que, les électeurs manipulés la plupart du temps par les médias vont plutôt s’attarder, soit sur les programmes et accessoirement sur les revenus des candidats, leurs biens, leur vie privée étalée ou non, également sur leur santé physique, surtout pour une élection d’un Président de la République, mais JAMAIS ! sur leur santé mentale.

     Or, je pense que c’est là une très importante question à se poser avant d’élire quelqu’un. Malheureusement, ce questionnement est absolument tabou, étouffé par l’image superficielle que l’on nous projette du candidat potentiel. Une fois élus, et aux manettes, il est souvent trop tard que leurs carences mentales apparaissent au grand jour, leur déficiences, leurs tics, leurs manies et leur comportement maniaco-dépressif ou psychotiques pour certains. Et les conséquences désastreuses qui en découlent : guerres, lois scélérates, déstructuration de la société, etc.. etc...

    Cordialement.


    • foufouille foufouille 5 décembre 2015 20:15

      @Nicole CHEVERNEY
      c’est un peu plus compliqué. les militants politiques sont en grande partie aussi tordu.
      les électeurs sont un groupe social qui adore son maître.
      tout ce que dit le maître, même faux est vrai parole d’évangile.
      pour exemple merlanchon gagne 6000€ contrairement à tout les autres députés. il dit vrai pour un militant


    • Philippe VERGNES 5 décembre 2015 20:46

      @ Nicole CHEVERNEY, bonsoir,


      Merci pour votre commentaire et ce retour.

      J’ai très bien conscience du tabou que vous dénoncez et ce... depuis un peu plus de vingt ans. C’est bien pourquoi je publie des articles sur le sujet ici ou ailleurs qui dénoncent cet état de fait. Toutefois, je ne me fais strictement aucune illusion.

      Personnellement, je vote non pas en fonction d’un candidat, de son programme, de ses avoirs ou d’un parti, mais plutôt de la personnalité dont témoigne celui qui sollicite mon suffrage. Exit d’office le candidat qui s’évertue à ne pas tenir ses engagements ou celui qui annonce un programme qu’il ne pourra pas tenir. Et selon les élections, après mûre réflexion et écoute des différents candidats, s’il ne reste plus personne - ce qui arrive -, je vote blanc.

      Les choses ne pourrons vraiment changer que le jour ou les menteurs, les bonimenteurs et autres mythomanes seront démasqués pour ce qu’ils sont et ne pourront plus exercer de fonctions gouvernementales. Et je n’imagine même pas pouvoir connaître cela un jour, mais là n’est pas l’important. L’important est qu’une conscience populaire puisse se développer et apprenne à acquérir une conscience « dramaturgique ». C’est-à-dire à savoir distinguer le bon grain de l’ivraie.

      Cordialement,

    • Philippe VERGNES 5 décembre 2015 20:49

      @ foufouille,


      C’est ce que j’essaie de développer dans la seconde et la troisième partie de cette série d’articles tant il est vrai que cette « histoire » n’est pas simple. (Mais bon... ce n’est qu’un essai, faudra pas m’en vouloir d’échouer dans ma tentative.) smiley

    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 5 décembre 2015 20:55

      @foufouille

      Bonsoir,

      D’accord à 100 % avec vous, c’est d’ailleurs une force électorale non négligeable pour les candidats, car ils se retrouvent élus, avec parfois, le vote de leur seule base militante. Alors pourquoi s’en feraient-ils ? Il en va de tous les partis politiques actuels, un conglomérat liés entre eux par des intérêts claniques et financiers.

      Pour moi, le problème est simple. Nous avons depuis environ trente ans, la même classe politique, renouvelable, interchangeable et rompue à tous les stratagèmes, très subtile, car elle a étudié à fond la versatilité des électeurs, mais il n’en reste pas moins que la « fragilité » psychologique de beaucoup d’entre eux, transparaît au grand jour, à telle enseigne que dans une boite du privé et même dans le public, ces gens-là ne resteraient pas à leur poste, et seraient virés illico. Mais nous, on les garde ! Pourquoi ? On les réélit ! Pourquoi ?

      Parce que comme l’explique très bien Philippe Vergnes, en d’autres termes plus techniques que moi, les psychopathes ont besoin de cercles inférieurs qui acceptent tacitement leurs égarements, concrétisés par des mesures politiques insensées, insensé pris au sens littéral du terme : en dehors du sens commun. J’ajouterai que ces cercles inférieurs sont frappés de sidération devant les médias qui tétanisent le public en s’adressant à telle ou telle zone de leur cerveau, les rendant passifs et dociles comme des moutons.

       "La politique en général, est infestée par une mafia ! Et comme chacun sait, les membres d’une Mafia agissent selon leurs instincts primaires tournés vers le Mal.

      Cordialement.


    • foufouille foufouille 5 décembre 2015 22:32

      @Nicole CHEVERNEY
      je pense que le charisme et le besoin des veaux électeurs de gourou fait qu’ils sont élus.
      il reste ceux qui ne votent pas mais le système est verrouillé pour les nouveaux arrivants.
      même un besancenot ou un poutou a son utilité.
      peut être que les gens évolueront un jour.


  • JC_Lavau JC_Lavau 6 décembre 2015 00:46

    En 2007, le soir du premier tour, je ne me tenais plus de joie : nous n’avions plus le choix qu’entre deux avocats : un voyou et une folle selon la majorité des téléspectateurs.
    Hergé a dessiné ma joie :
    http://caton-censeur.org/resources/haddock_R.png

    Les difficultés de voter ?
    Et les difficultés de choisir un avocat qui ne vous escroquera pas ? Qui ne servira pas votre adversaire, car votre adversaire est plus riche ?
    Pas de corruption au coeur de l’appareil judiciaire ?


    • Philippe VERGNES 6 décembre 2015 08:16

      @ JC_Lavau, bonjour,


      Si je vous disais le pari que j’ai fais au lendemain du second tour de l’élection de 2007, et que j’ai gagné en 2012, vous ne me croiriez probablement pas.

    • JC_Lavau JC_Lavau 6 décembre 2015 12:18

      @Philippe VERGNES. Allez !


    • Philippe VERGNES 6 décembre 2015 12:29

      @ JC_Lavau,


      J’suis timide. J’ose à peine !

      Disons pour faire court que j’avais prévu qu’un « couillon » programmerait un « 11 septembre à la française » juste avant les élections de 2012 et que ce faisant il ouvrirait la boîte de pandore.

      La suite n’est qu’un enchaînement logique de la « logique » que suivent tous psychopathes qui se respectent. Une fois identifié leur idéologie et leur mode de pensée, il est assez prévisible de connaître leur programme. En deux morts (qui pourrait n’en faire qu’un) : mort et destruction.

    • Le Gaïagénaire 6 décembre 2015 17:18

      @Philippe VERGNES 6 décembre 12:29


      Et pourquoi je suis amené à penser au 13 novembre 2015 avant les élections d’aujoud’hui ?

      Suis-je habilement manipulé ? smiley


  • Hallala Адыгэ Мухьэмэд 6 décembre 2015 08:26

    @ Philippe Verges
    Dans cette très longue phrase :
     « Jusqu’à une période récente, nous précise A. Lobaczewski, il aurait été impossible d’écrire un tel livre dont le cœur du sujet porte sur les lois qui gouvernent l’apparition du mal dans nos sociétés, car notre système naturel de concepts et d’imagination n’est pas équipé du contenu factuel nécessaire à la compréhension raisonnée des caractéristiques du mal présentes avant et pendant les périodes de cruauté perpétrait à l’encontre de l’humanité. »
    Je ne comprends pas « perpétrait » tel que conjugué. Je parle très peu le français et j’ai besoin d’éclaircissement. Pourriez-vous m’expliquer ? Merci


    • Philippe VERGNES 6 décembre 2015 09:19

      @ Адыгэ Мухьэмэд, bonjour,


      Merci pour la question qui me permet de corriger cette faute de conjugaison.

      Ici l’emploi du participe passé se rapportant à « cruauté » aurait été plus approprié pour la compréhension de cet énoncé. Terminaison « -ée » et non pas « -ait ».

      Pour quelqu’un qui parle mal le français, je vous « embauche » comme correcteur attitré quand vous voulez. (Je suis un « étourdi » de nature, l’orthographe n’a jamais été ma tasse de thé, mais je fais des efforts... il fut un temps où j’aurais fais une faute chaque dix lignes. Quelques résurgences de ma dyslexie infantile.) smiley !

  • PIPO 6 décembre 2015 16:02

    Bonjour Philippe et merci encore ( je ne le dirai jamais assez).

    je voulais insister sur la suite bien logique de leur système de pensée, qui lui même vient d’une erreur de jugement originelle : leur vision d’eux-même et des autres. Cette vision , ils l’ont acquise dès l’enfance.
    C’est une logique sans faille qui est en œuvre dans leur mode de fonctionnement.

    J’insiste sur ce point parce qu’il va dans le sens de votre conclusion.
    Comme il n’y a pas complot et mauvaise intension (consciente) de leur part, on tend le baton pour se faire battre, ils saisissent ce baton instantanément et retournent l’accusation contre leur détracteur.
    vous précisez un peu plus haut :
    « il est porté par une volonté qui se situe dans le prolongement direct de leurs motions inconscientes »

    et en conclusion :

    « nous sommes alors à même de comprendre que les véritables complots,... sont d’essence purement psychopathique et les dénigrer chez autrui fait intégralement partie des stratégies qu’ils utilisent pour faire croire aux masses que le pouvoir ne complote jamais et que les seuls « complotistes » qui existent sont ceux-là mêmes qui les dénoncent »

    Plus loin A. Lobaczewski : « une caste privilégiée peu nombreuse opprime et exploite les autres citoyens, les gardant ignorants et attardés ; tous ceux qui sont désireux de guérir le monde peuvent être pourchassés, et leur droit moral d’agir peut être mis en question. »

    C’est la vision réaliste que l’on devrait tous avoir,mais on sent là l’idée d’une mauvaise intention consciente de leur part, ce n’est pas le cas, au contraire, ils pensent nous protéger et nous aider à mieux penser (comme eux). Ils y a les « forts » et les faibles, il faut laisser les « forts » (eux) diriger. Ils nient leur vision pathologique de « l’autre ».
    Vous êtes contre eux, alors vous complotez contre eux et leur bonnes intentions.

    Trop d’articles (pas les vôtres), trop d’idéologies etc... vont dans le sens du complot, c’est leur fournir sur un plateau leur ultime défense.


    • Philippe VERGNES 7 décembre 2015 14:13

      @ PIPO, bonjour,


      Pas de quoi... (encore !) smiley

      Merci à vous d’insister sur cette suite logique du système de pensée des psychopathes, car là est bien le nœud gordien du problème : c’est un type de pensée qui ne se laisse pas facilement apprivoiser.

      A. Lobaczewski précise bien dans son ouvrage que cela revient à apprendre à parler une seconde langue. Mais sans pour autant être parvenu à la « maîtriser » complètement, il en décrit fort bien les caractéristiques principales (impérialisme, pensée inversive, double langage, « mensonges » - mythomanie -, et bien d’autres encore que j’ai décrit dans divers articles : paradoxalité, disqualification, confusion, etc. ; j’en ferais une synthèse lorsque j’aurais traité d’un aspect totalement inconnu de ce langage).

      Pour ma part, je dirais que c’est encore BEAUCOUP plus difficile que d’apprendre une seconde langue et vous avez raison : c’est dans l’enfance et l’influence que le futur psychopathe subit qu’il apprend à parler cette langue (cf. « L’effort pour rendre l’autre fou »).


      Et vous avez bien raison : « Comme il n’y a pas complot et mauvaise intention (consciente) de leur part, on tend le bâton pour se faire battre, ils saisissent ce bâton instantanément et retournent l’accusation contre leur détracteur. »

      A ce titre, il est un exemple saisissant de nos jours avec « Le protocle des Sages de Sions » qui illustre parfaitement bien ce fait. Peut-être y reviendrais-je un jour tant il est intéressant de voir comment nous avons donné, à partir d’une utopie, le bâton pour nous faire battre et les solutions au grand capital, aux hommes d’affaires et aux industriels, etc. pour nous maintenir sous leur joug. Leur permettant ainsi d’asseoir leur emprise sur le peuple et de réaliser leurs dessins de conquête et d’accumulation de richesses.

      A noter également, c’est un indice de plus qui plaide en faveur de l’explication causale et psychologique que je développe dans mes articles, que tous ces gens de la « haute société » se prennent très sincèrement pour des philanthropes et dès lors ne comprennent absolument pas pourquoi nous les « haïssons ». Ce qui leur permet, en retour, de rationaliser les injustices qu’ils commettent a l’encontre du « petit peuple ».

      La chose n’est vraiment pas simple, mais c’est bien qu’il y ait quelques personnes capables de le comprendre, cela donne toujours une petite note d’espoir pour l’avenir (même si c’est un avenir que je ne pense pas connaître un jour).

    • PIPO 8 décembre 2015 11:29

      @Philippe VERGNES
      Bonjour,
      cela revient à apprendre à parler une seconde langue, mais avec les mêmes mots que votre première langue, d’où la difficulté de l’apprendre. Les mots ont des sens différents, ça leur permet de vous tromper en toute bonne fois, on l’a vu les mensonges n’en sont pas vraiment, les paradoxes pas vraiment des paradoxes etc...
      Il faut faire comme les profileurs, tenter de se mettre dans leur tête, apprendre leur manière de penser et bien avoir à l’esprit que leur but est de vous contrôler. Si vous n’êtes plus dupe de leur langage, il essayeront l’intimidation (la peur) par la parole puis par l’action en s’immisçant dans votre intimité. Le tout pour créer chez vous une réaction émotionnelle qu’ils pourront utiliser.
      Ils envient chez les autres ces réactions émotionnelles qu’ils n’ont pas, et tentent de s’approprier vos émotions positives ou utilisent les négatives pour vous détruire si vous refusez de leur céder les premières. (vous reprocher votre comportement ou vous envoyer à la guerre).
      Je crois que le fond du problème, c’est leur vide émotionnel qu’ils cherchent inconsciemment à remplir d’une manière ou d’une autre. (Ils cherche inconsciemment l’amour qui est en vous).

      Pour revenir au cas germanique, je voulais connaitre votre position mais je n’ai pas trouvé d’adresse email sur votre site comme vous me l’aviez proposé. Je ne me suis pas permis d’insister. J’ose le faire ici.
      E. TODD parle de structure familiale Germanique souche, autoritaire et inégalitaire lié au rapport père-enfant et enfants entre eux, n’y aurait’ il pas là, la structure qui permettrait d’accepter plus facilement la tyrannie d’un pervers narcissique tel qu’ Hitler et sa vision d’une race supérieur. Ainsi que dans les différentes religions, ou toutes pensent être l’élu de leur dieu et chacun croyant naïvement faire parti de ces élus.
      Ils va falloir choisir entre, nous prendre pour dieu ou nous aimer les uns les autres.
      Je ne sais pas si dieu existe mais c’est le combat que mènent dieu et le diable dans la bible. Il ne faut pas s’attendre à ce que ce combat finisse mais choisir son camp. Peut-être sommes nous là pour l’apprendre. En tout cas, je le pense de plus en plus.. Il y a aussi pour moi, la mécanique quantique et la force de nos « intuitions » qui vont dans ce sens. Mais je m’égare.


    • Philippe VERGNES 8 décembre 2015 14:13

      @ PIPO, bonjour,


      Oui, je suis bien d’accord. L’aspect émotionnel est bien au cœur de cette pathologie. Ce problème est également connu sous le nom d’alexithymie, un concept qui permet de définir différemment les pervers narcissiques ou autres psychopathes tout en les soustrayant de la charge moralisante que connotent ces expressions.

      Je devais en faire un article depuis quelque temps, mais l’on m’en a gentiment dissuadés. (Ce sera pour plus tard.)

      « Ils envient chez les autres ces réactions émotionnelles qu’ils n’ont pas, et tentent de s’approprier vos émotions positives ou utilisent les négatives pour vous détruire si vous refusez de leur céder les premières. »

      C’est très exactement cela. C’est notamment vrai pour les sentiments positifs, d’où le fait qu’ils « pourrissent » chez autrui toutes manifestations de joie, de bonne humeur, de pensée positive, etc. J’indique ici ce que j’évoquerais lors d’un prochain article : pour P.-C. Racamier, « le moteur de la perversion narcissique, comme de toute perversion, c’est l’envie ». (Au sens kleinien du terme et donc accompagné de son cortège d’avidité, de jalousie et de cupidité.)

      Ne connaissant pas la vision E. TODD que vous m’aviez précédemment évoqué, je ne pouvais répondre. Vos précisions sur son exposé de la structure familiale germanique et son mode de fonctionnement « autoritariste » (à ne pas confondre avec l’autorité bien tempéré) me permettent de vous donner quelques indications supplémentaires.

      P.-C. Racamier a découvert la perversion narcissique en étudiant la paranoïa qu’il classe toutes deux dans les pathologies narcissiques perverses. Autrement dit, pour P.-C. Racamier, le paranoïaque est aussi un pervers dans le sens où il fait porter à autrui le poids de ses propres failles et responsabilité.

      Avant de présenter la perversion narcissique, Racamier était le psychiatre/psychanalyste qui s’était le plus intéressé à la paranoïa.

      En psychanalyse, le cas emblématique de paranoïa qui a permis l’étude de cette pathologie est celui du Président Schreber, mais comme le précise Racamier, il y a eu une grande confusion au début de la découverte de la paranoïa entre la schizophrénie paranoïde (cas du Président Schreber) et la paranoïa pure. Le premier est un psychotique dont l’affection est semblable à la paranoïa sensitive de Kretschmer, le second est un pervers.

      Or, le véritable paranoïaque dans la famille Schreber était le père, Moritz Schreber, qui a eu une importance considérable dans le développement des jeunesses hitlériennes. Ce dernier, médecin, a écrit un livre sur l’éducation des enfants qui relatent des méthodes éducatives qui sont proches de la torture.

      Je n’ai pour l’heure pas réussi à me procurer cet ouvrage qui date du XIXe siècle - j’ai juste eu accès à quelques extraits -, mais ses méthodes se sont « démocratisées » dans toutes l’Allemagne à la fin du XIXe siècle et au début du XXe au travers de ce qui était appelé des Schreber-garten : « Le père de Schreber était un homme très connu, médecin en vue, chargé de cours à l’Université de Leipzig, auteur de nombreux ouvrages de médecine traitant en particulier de l’éducation des enfants,et directeur d’un Institut orthopédique ; Schreber Senior fut à la tête du mouvement de culture physique en Allemagne et il fut un temps où les jardins d’enfants s’appelaient des Schreber-Garten. [...] Le Dr Schreber, père du patient, était l’inventeur convaincu et obstiné d’un système d’éducation basé sur la contrainte, la soumission et le renoncement. Il écrivait des livres, qui étaient lus, et sa renommée s’étendit à toute l’Allemagne, au point que les jardins d’enfants portèrent le nom de Schreber-Garten. Il est extrêmement curieux de se pencher après Niederland sur un ouvrage, illustré, du célèbre Dr Schreber. Il avait en particulier inventé une surprenante série d’instruments orthopédiques visant à redresser les dos voûtés, les fronts penchés et les attitudes un quelque peu négligées des enfants, et le moins qu’on puisse en dire est qu’ils évoquent irrésistiblement les instruments de torture du Moyen Age. » (P.-C. Racamier et J. Chasseguet-Smirgel, 1966, « La révision du cas Schreber »)

      Toutefois, concernant le fait d’accepter plus facilement la tyrannie d’un pervers narcissique, c’est le sujet que je développe pour mon prochain article et il va de soit que ce qui marchait dans la méthode éducative du père Schreber n’était pas les moyens en eux-mêmes, mais les effets qu’ils produisaient sur les enfants : c’est-à-dire la peur. Tel est la base du développement choisi pour la suite de ce billet.

      Bon, il faut j’y aille et je n’ai pas encore eu le temps de répondre au message d’Hervé. Ce que j’essaierais de faire en rentrant du boulot ce soir.

      Bonne journée,

  • Le Gaïagénaire 6 décembre 2015 17:09
    Les femmes instruites trouvent chez les féministes psychopathes un paravent derrière lequel se cacher,car elles ne veulent prendre aucune responsabilité dans le mal qu’elles transmettent dans le monde depuis la nuit des temps et qu’elle attribuent au patriarcat, aux hommes, fruits de ces femmes.

    Chaque fois qu’un psychopathe tue ses enfants, oups, plutôt les enfants de sa conjointe, la mère du psychopathe échappe à toute responsabilité. Et le système judiciaire par définition a pour mission de défendre la mère idéalisée par les juges, par les « législateurs », par la religion, etc.

    C’est ce qui est dit plus bas. Désolé pour ne pas avoir traduit.


    (...)
    Q : So, how does transferring of psychopathy through genetics relate to it ? 
    A : It means that respective forms of psychopathy are transferred in different ways and I personally propose certain hypotheses with respect to inheritance of psychopathy, but very cautious ones. That means that in my experience, I have not seen a case where the mother was entirely normal, the father was a psychopath, and the son was a psychopath, too. 
    Q : Not this way ? So, how ? 
    A : It is inherited via mother, the same as Daltonism or hemophilia. One is inheriting it via the mother. This is the case as far as the essential psychopathy is concerned. Schizoidia is probably inherited autosomally, through non-sex chromosomes, not via chromosomes X and Y, but via certain series of autosomal chromosomes. Therefore, the inheriting process differs. Finally, psychiatrists of the past mention the asthenic psychopathy as the most numerous. It is generally a broad category full of somewhat different conditions, difficult to differentiate, because these are results of fetal deprivation, therefore, it can be hereditary in nature or not. So, researching exactly the biological properties of psychopathy, the genetic properties of psychopathy, is very much needed in order to understand exactly this aspect of genesis of evil. 
    (...)
    Q : And can one manage to overcome psychopathy alone, for example, when one is afflicted with it ? 


    A : Dear Madam, well, can one manage to overcome it ? No. This is a para-Homo sapiens. He feels otherwise, thinks otherwise and he cannot overcome himself... For example, in case of characteropathy, psychotherapy and the good will of the patient may help a great deal. 

    Dérivez ce qui précède vers tous les grands noms de l’histoire, récente ou lointaine.

    Cordialement.



  • Hervé Hum Hervé Hum 7 décembre 2015 15:41

    Bonjour Philippe,

    Il y a quelque chose qui me gène à traiter les gens qui ont le contrôle de la politique et de l’économie comme des psychopathes. Je t’en avais déjà parlé et j’y reviendrai plus tard dans un autre commentaire.

    Je te donnerai un point de vue qui n’invalide pas ce que tu écris, bien au contraire, mais consiste à lui donner une approche plus évolutive. Disons qu’il en va de la nature humaine comme des us et coutumes, certaines sont « adaptés » à une époque et pas à d’autres...

    Cela fait partie, découle d’une théorie générale dont je n’ai donnée que les prémices.


    • Hervé Hum Hervé Hum 7 décembre 2015 23:19

      @Hervé Hum

      Théorie n’est pas le mot qui convient, je parlerai plutôt de principes.

      Le principe de relation de causalité.

      L’humanité est sous l’emprise du même comportement consistant en l’exploitation des êtres depuis quelques milliers d’années, en fait, depuis le début de l’histoire humaine.

      Il est difficile de dire que dès le début, nous avons affaire à des psychopathes. Force est de constater que ce type de comportement fait partie de la nature humaine et donc qu’il s’agit plus d’apprendre à être maître de cette facette de la nature que de chercher à l’extirper.

      Or, la seule et unique manière de se rendre maître d’une telle « race » d’êtres, c’est d’avoir toujours un coup d’avance sur elle et non un coup de retard. Et ce qui différencie le coup d’avance ou de retard, c’est la relation de causalité directrice. Autrement dit, ce qui conditionne la politique sociale et économique. Et aujourd’hui, celle-ci consiste en l’exploitation de la très large majorité par une extrême minorité via la propriété sur l’espace commun et le temps de vie de chacun (monnaie).

      On ne peut soigner une épidémie en nourrissant les foyers épidémiques qu’est la cupidité consistant en la glorification et la sacralisation de l’appropriation de l’espace commun et de l’exploitation du temps de vie des êtres par quelques uns.

      Cela veut bien dire qu’il est vain et le fait d’une dissonance cognitive profonde de prétendre soigner les psychopathes, tout en gardant leur mode de raisonnement pour ce qui concerne la philosophie du système économique et social appelé « néo-libéral » et en fait, du système capitaliste tel quel. De ce point de vue, Adam Smith, Ricardo et consorts, sont de vrai psychopathes affirmés et fiers de l’être. Mais les gens qui se réclament d’eux, sont t-ils tous des psychopathes ou bien beaucoup d’eux des manipulés ?!

      Mais en ce temps là, la notion de psychopathologie était absurde, du simple fait que la conscience n’était pas à l’universalité de la condition humaine, mais à la domination de la Terre pour l’exploitation des êtres qui la peuple. La Terre semblait suffisamment vaste pour supporter une humanité dominé par sa nature la plus vindicative et égocentrique.

      La différence avec aujourd’hui, est cette prise de conscience que la société ne peut plus être mené pour conquérir une chose qui ne l’est pas ou plus, la capacité de satisfaire ses besoins primaires et accessoires. Ce que dit Pierre JC Allard.

      Que s’il n’y a plus de conquête à faire sur son environnement, plus de domination à exercer sur son voisinage, parce que chacun est interdépendant avec son voisinage pour assurer ,d’abord sa propre survie et ensuite son développement. Alors, cela implique obligatoirement que les peuples ne sont plus en concurrences, mais en coopération. Car ils ne sont plus en lutte pour l’appropriation de l’espace commun et du temps de vie des êtres, mais en association pour la production et la création des biens et services.

      C’est cette différence qui produit le passage de nature acceptable pour dominer le développement de la société humaine sur la planète (mode capitaliste) à celui d’inacceptable et relève alors d’une grave pathologie, car menaçant l’équilibre social et surtout la survie de l’espèce humaine, comme celle des autres.

      Pour le résumer en paraphrasant un proverbe

      chasse le naturel par sa conséquence et il revient au galop dans sa cause, mais chasse le naturel par sa cause et il s’enfuira au galop dans sa conséquence.

      En attendant, comme le dit Bossuet...

      Cela ne change rien à ce que tu écris, simplement de noter que l’évolution de la conscience et de l’environnement social est la raison qui pousse une attitude considérée comme normale et même supérieure sous certaines conditions, à devenir néfaste et anormale quand les conditions changent.

      Ici, on se place au niveau de grands cycles du développement de la conscience humaine, c’est à dire, entre une conscience restreinte (sa culture) et une conscience générale (universalité) de la condition humaine. Entre un environnement restreint (son pays) et un environnement global (la planète).

      Face à cette globalité, les rivalités d’égos entre les leaders politiques et économiques apparaissent non plus comme salvateur face à l’ennemi, mais comme l’ennemie contre lequel il faut se sauver, puisque précisément, la conséquence première de la globalisation est la fin de l’ennemi extérieur (sauf des extra terrestres !). L’ennemi intérieur est alors identifié comme celui voulant devenir le maître du monde et in extenso, tout groupe voulant s’imposer à tous les autres dans un espace devenu clos où tout le monde dépend de tout le monde. Où donc personne n’est plus propriétaire d’un espace commun et du temps de vie d’autrui, mais responsable du premier et souverain de son propre temps de vie.

      Mais quoiqu’on puisse en dire, et qui me voit insister lourdement, on revient systématiquement à la relation première qui conditionne toute l’activité et la pensée humaine. Tant que celle-ci (la relation causale directrice) reste la propriété sur l’espace commun et l’exploitation des êtres autres qu’eux mêmes, toutes les autres relations ne peuvent lui résister longtemps, car nous conservons le moteur et le carburant de celui identifié comme psychopathe, le moyen d’asservissement et d’exploitation d’autrui. C’est mécanique !

      Une fois cela posé et admis, alors, ne reste que la responsabilité des uns envers les autres. Car ce système interdit l’asservissement et l’exploitation d’autrui.

      Ce dernier pas coûte beaucoup, si j’en juge par exemple avec Pierre JC Allard qui bute sur ce qu’implique la responsabilité en tant que relation de causalité directrice.

       


    • PIPO 8 décembre 2015 12:16

      @Hervé Hum bonjour,
      Je me permet de m’immiscer dans votre conversation avec Philippe parce que vous avez raison le terme psychopathes à une trop mauvaise connotation. Mais ce n’est pas le mot qu’il faut changer mais sa définition ou plutôt sa compréhension. Le psychopathe n’est pas le monstre que l’on essaye de nous présenter dans les médias.
      On peut changer ce mot par un autre, mais le constat reste juste, comme vous l’avez soulignez.


    • Hervé Hum Hervé Hum 8 décembre 2015 13:21

      @PIPO

      Mais vous pouvez vous immiscer dans la conversation !

      J’ai surtout voulu montrer deux choses

      la première, que l’identification d’un comportement pathogène dépend des conditions environnementales. Des circonstances. Par exemple, en temps de guerre, le même comportement sera jugé « normal », mais considéré comme criminel en temps de paix.

      Pour les cas qui nous intéressent ici, c’est l’évolution de la société qui fait apparaître ceux qui autrefois étaient considérés comme des grands hommes, pour des psychopathes, parce que les réponses à apporter aux problèmes de la société passent par la fin du rapport de domination qui jusqu’alors s’imposait à l’humanité en raison de la lutte pour les ressources et leur exploitation.

      La deuxième chose, c’est que la genèse du mal est toute entière contenu dans la volonté d’exploitation du temps de vie d’autrui à son profit, car contrairement à l’espace, on ne peut pas capitaliser son propre temps de vie, l’unique moyen passe par l’appropriation du temps de vie d’autrui. Que le but de tout psychopathe consiste à se rendre maître du temps de vie d’autrui, que ce soit pour le détruire ou l’utiliser et les techniques sont les mêmes, indépendamment de la culture et des personnes. Ces techniques découlent d’elles même de la relation de causalité première, l’exploitation d’autrui. Qu’ainsi, le diagnostic ne peut s’arrêter à définir ce qu’est un psychopathe, mais définir ce qui constitue sa raison d’être, l’exploitation et son moyen d’y arriver, la propriété (sur l’espace commun ) et la monnaie (comptabilité du temps de vie des êtres).

      L’intérêt relationnel de ne pas parler de psychopathes avant l’époque contemporaine est de permettre une transition consensuelle. Une forme de non rétroactivité d’un jugement, celui-ci s’appliquant à partir du moment où il est émis. Donc, permettant à toute personne née et baignant dans cet état d’esprit, jugé déviant et pathogène, de s’en séparer sans condamnation dès lors que la prise de conscience s’accompagne d’un changement de comportement.


    • PIPO 8 décembre 2015 15:02

      @Hervé Hum
      D’accord sur le fond, pas sur la forme.
      je m’explique, en redéfinissant la notion de psychopathe on peut l’intégrer à tous les environnements et permettre cette transition consensuelle que nous désirons tous. Changer les termes ne ferais que retarder la compréhension du phénomène et nous exonérer de notre passé pour mieux recommencer.
      La guerre est une conséquence du rapport de domination que ces personnage ont avec le reste du monde, C’est la prise de conscience de tous (surtout d’eux-mêmes si c’est possible), des conséquences qu’ils produisent qui pourrait changer les choses.
      Si vous leur dites en temps de guerre votre comportement est normal, ils créeront la guerre perpétuelle.

      « La deuxième chose, c’est que la genèse du mal est toute entière contenu dans la volonté d’exploitation du temps de vie d’autrui »
      Je pense, comme je l’ai écrit plus haut à Philippe, que c’est le moyen de remplir leur vide intérieur.
      Un vide créer très tôt dans l’enfance par ceux qui auraient du le remplir d’amour.
      Il y a aussi la génétique qui parle d’un gène appelé « le gène du guerrier » qui s’activerait (à des fins de survie) en fonction d’un traumatisme dû à la guerre mais pourquoi pas aussi un traumatisme dû à une défaillance parentale. On peut constater les mêmes atrocités qui se produise dans ces pays continuellement en guerre et chez certain psychopathe traumatisé dans leur enfance.
      Le film « Human » de Yann Arthus-Bertrand nous montre un soldat qui nous explique qu’il prend plaisir à tuer, sans autre explication. Cet homme est un Psychopathe, point.
      Le manque d’amour engendre le manque d’amour, l’amour engendre l’amour.
      Je crois que c’est aussi simple que ça.


    • Le Gaïagénaire 8 décembre 2015 17:19

      @PIPO 8 décembre 15:02

      @Hervé Hum 7 décembre 15:41
      @Hervé Hum 7 décembre 23:19
      @Hervé Hum 8 décembre 13:21

      Bonjour,


      A : Dear Madam, well, can one manage to overcome it ? No. This is a para-Homo sapiens. He feels otherwise, thinks otherwise and he cannot overcome himself... 

      Q : In other words, somebody afflicted with the psychopathy finds himself essentially in a situation with no exit ? 

      A : Well, this is a story basically without a way out. 

      Il y a une précision majeure ici, la prise de conscience est nécessaire pour soigner le « caractéropathe » mais pas le psychopathe.

      Et dire cela c’est briser un tabou puisque la psychopathie est transmise par la souche matriarcale : chromosome X

      L’auteur va même jusqu’à affirmer que c’est son cas mais qu’exceptionnellement son allèle a sautée, ne s’est pas exprimée.





    • Hervé Hum Hervé Hum 9 décembre 2015 00:10

      @PIPO

      « Si vous leur dites en temps de guerre votre comportement est normal, ils créeront la guerre perpétuelle. »

      Pour ce qui est des militaires (celui qui choisi par vocation), ce n’est pas nécessaire de le leur dire, pour eux, depuis la nuit des temps de l’histoire humaine, c’est l’évidence même de leur fonction, prendre le pouvoir par la force des armes, pas avec des paroles.
      La question se pose pour les autres, ceux justement qui se servent des paroles. Or, même là, certains considèrent l’art de parler comme une arme. En fait, tout peut être objet de lutte, de compétition, de concurrence et donc de guerre. D’ailleurs, dès qu’un objet nouveau apparaît, il se trouve toujours quelqu’un puis d’autres pour en faire un objet de lutte.

      C’est le mode de pensée dominant. Mais autant le sport est une guerre aseptisée, autant la concurrence économique est une guerre véritable, avec ses morts, ses blessés, ses désolations et ses victimes collatérales.
       
      Le soldat qui prend plaisir à tuer n’est pas payé pour prendre son pied, mais pour tuer les personnes désignés par ses chefs. Si lui est un psychopathe, que sont donc ses chefs ?

      Mais encore et toujours, jusqu’à présent, ces gens là interdisaient de juger de leur système de pensée, le faisant passer pour le meilleur de tous, aujourd’hui sous couvert d’une pseudo démocratie.

      en tous les cas, le système capitaliste a fondamentalement besoin de la concurrence économique, donc de la guerre perpétuelle, pour continuer à maintenir son pouvoir sur les citoyens salariés et leur faire accepter leur domination.

      On peut le résumer par deux aphorismes complémentaires :

      la nécessité du chef naît de la guerre ou menace de guerre (état d’urgence) et se meurt par la paix.

      La guerre est le meilleur allié du chef et la paix, son pire ennemi (il est alors inutile)

      Autrement dit, si tu veux te passer de chef, crée les condition de la paix.


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 décembre 2015 10:54

      @Le Gaïagénaire

      je ne sais pas si la psychopathie est transmise par la souche matriarcale, mais je ne pense pas qu’il soit possible et même souhaitable d’éliminer ce caractère car pour se faire, le risque serait de virer psychopathe soi même. Il s’agit surtout de le maîtriser par la connaissance de ses signes précurseurs ou en dernier ressort, dès son début d’action destructrice. De s’en servir comme indicateur de l’état de conscience sociale, donc, comme signal d’alerte.

      Bref, la prise de conscience ne peut être celle du malade, mais des gens sains, par la connaissance de cette pathologie, car ce sont seuls ces derniers qui peuvent agir et non le malade.


    • Philippe VERGNES 9 décembre 2015 11:16

      @ Hervé Hum, bonjour,


      Dsl... je t’avais préparé un long message argumenté en répondant point par point sur nos points de concordance et de divergence et une erreur de manip m’a fait tout effacer. ’pas le courage (et surtout le temps) de tout refaire, aussi je réécris seulement la conclusion, j’essaierais de revenir plus tard pour la compléter.

      Grosso modo, je pense que nous disons la même chose, mais en partant de deux optiques différentes, toi du point de vue social et moi du point de vue individuel. Toutefois, je t’avais déjà parlé des systèmes ago-antagonistes et si je pars des individus psychopathes pour décrire le mal de nos sociétés modernes, je n’oublie toutefois pas l’influence que l’organisation sociale exerce sur l’individu, mais pour moi, les causes que tu décris si bien ne sont que des conséquences d’une idéologie psychopathique. A ce titre, je m’étonne que tu ne fasses pas le rapprochement entre l’idée de propriété et les besoins primaires, auxquels sont restés fixés les psychopathes, tournés vers l’impératif de contrôle et de domination.

      Cependant, tu commets une erreur en prétendant que « L’humanité est sous l’emprise du même comportement consistant en l’exploitation des êtres depuis quelques milliers d’années, en fait, depuis le début de l’histoire humaine. »

      Si la première partie est juste, le début de l’histoire humaine n’a absolument pas commencé avec la « civilisation » des êtres humains, il a commencé avec les peuples chasseurs-cueilleurs qui eux avait des relations toutes autres entre eux et entre eux et leur environnement que celles que nous connaissons aujourd’hui.

      N’ayant plus le temps d’argumenter tout cela, tu trouveras de nombreuses explications dans la vidéo conférence de Francis Cousin qui a pu creuser le problème bien mieux que moi en le faisant remonter à ce changement d’organisation sociale que représentaient les sociétés de chasseurs-cueilleurs et celles des premières sédentarisations qui ont été le prototype du capitalisme moderne.

      Bonne journée,

    • PIPO 9 décembre 2015 11:40

      @Hervé Hum
      « En fait, tout peut être objet de lutte, de compétition, de concurrence et donc de guerre. »
      La compétition et la concurrence ne sont pas la guerre, le sport n’est pas une guerre aseptisée. Ce sont deux compétiteurs ou plus qui décident ensemble de mesurer leur forces en suivant des règles communes, c’est même l’opposé de la guerre, les jeux olympiques en sont un bel exemple. La compétition entre Hommes, c’est à mon avis ce qui nous fait évoluer. Les problèmes, la guerre arrivent lorsque les règles, les lois ne sont pas les mêmes pour tous.
      C’est exactement ce qui se passe chez les psychopathes, ils ont leurs propres règles, leur propre lois, et ils le cachent bien attentivement à leur « adversaire », qui n’est rien d’autre qu’une proie.

      Les militaires ne sont pour moi qu’un outil (la violence physique) utilisé par ces pervers qui nous gouvernent pour mater les récalcitrants, le fascisme en est un autre quand les premiers font défaut.(Il devient difficile de nos jours d’envoyer l’armée contre la population). Les groupuscules d’extrême droite, l’armée, quelle soit démocratique, faite de mercenaires, de terroristes sont un terreau pour tout les psychopathes qui n« ont pas réussi (unsuccessful psychopathe). Il est facile pour les »psychopathes successful« (pervers narcissiques) de les utiliser. Les deux pensent faire partie d’une »catégorie" supérieur de l’humanité.
      Ils détruiront toujours tous parce que pour eux, ils n’ont pas de problème.
      Nous devons leur dire, vous n’êtes pas coupable d’avoir manqué d’amour mais VOUS ÊTES LE PROBLÈME.
      Si un capitalisme sain existait, un communisme sain existait, ils feraient la même chose.


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 décembre 2015 14:31

      @Philippe VERGNES

      Merci pour ton attention et désolé pour ta mauvaise manip, mais je crois que c’est commun à la majorité, en tout les cas, cela m’arrive régulièrement.

      Toutefois, je t’avais déjà parlé des systèmes ago-antagonistes et si je pars des individus psychopathes pour décrire le mal de nos sociétés modernes, je n’oublie toutefois pas l’influence que l’organisation sociale exerce sur l’individu, mais pour moi, les causes que tu décris si bien ne sont que des conséquences d’une idéologie psychopathique. A ce titre, je m’étonne que tu ne fasses pas le rapprochement entre l’idée de propriété et les besoins primaires, auxquels sont restés fixés les psychopathes, tournés vers l’impératif de contrôle et de domination.

      Ici, tu comment une contradiction et la conséquence est que disant la même chose que moi, tu crois dire le contraire !

      Je m’explique, il n’y a pas de rapprochement entre l’idée de propriété et les besoins primaires, sinon, l’humanité n’aurait pas pu survivre en étant chasseur cueilleur !

      La relation entre propriété et besoins primaires est fausse, car non étayé par la preuve de l’expérience, ni par aucune théorie, sauf précisément... L’idéologie capitaliste, psychopathique !

      L’impératif de contrôle et de domination naît consubstantiellement de la propriété et celle-ci est elle même quasi consubstantielle de l’histoire humaine, c’est à dire, de l’écriture (comptabilisation de la propriété). Désolé pour le quiproquo, mais quand on parle d’histoire, on parle de la mémoire rapportée, essentiellement écrite, mais aussi orale pour ce qui est de l’Afrique avec les griots. Au delà, nous sommes dans la préhistoire, dont les chasseurs-cueilleurs font partie.

      Je te l’écris, la propriété n’a de raison d’être que pour permettre l’exploitation d’autrui à son profit, en aucune manière permettre l’exploitation de sa propre force de travail, celle-ci ne s’appuie pas sur la propriété de la terre, mais de la récolte du fruit de son labeur. La propriété consiste à percevoir une part du travail réalisé par autrui sans avoir soi même à produire un effort correspondant.

      Autrement dit, sans la plus-value, la propriété est vide. Elle n’existe pas réellement. Les gens commencent d’ailleurs à s’en rendre compte avec leur pseudo propriété qu’est leur maison. C’est pour défendre ce profit indu que l’idéologie capitaliste a besoin d’user de techniques de manipulations, pour le faire oublier.

      Je l’avais résumé avec un aphorisme « le génie du capitalisme est de savoir vendre ce qui est gratuit, pour se rendre gratuit ce qui lui coûte ».

      Je vais reprendre ton commentaire, mais par une autre approche complémentaire.

      tu écris que la cause est l’idéologie psychopathique et la conséquence en est le système social, c’est exact, mais pas plus que mon affirmation.

      Pourquoi ?

      Parce que les deux sont consubstantielles, c’est à dire, que l’une ne peut exister sans l’autre.

      toutefois, et là c’est un point que je n’ai jamais eut à aborder avant toi et qui est véritablement le coeur de l’impasse conceptuel de la pense humaine dans tous les domaines (scientifique, économique, psychologie, etc) , c’est qu’une fois établit, donc acquise à la conscience sociale, ce qui est conséquence, devient cause. c’est à dire que, partant d’une dimension de conscience qu’était celle des chasseurs-cueilleurs, le passage à la dimension de conscience de l’exploitation des chasseurs-cueilleurs se fait par changement de paradigme, que j’appelle, relation causale directrice (de la nouvelle dimension de conscience).

      Bref, une fois opéré le passage de dimension, ce qui est conséquence dans la précédente, devient cause dans la suivante, puisque c’est en raison de la conséquence recherché que le changement a été opéré.

      Nous nous trouvons ici dans une chaine de relations de causalités, donc liées les unes aux autres et donc avec le développement d’une idéologie consubstantielle. L’idéologie naît d’elle même de la relation recherché, bref, elle ne s’invente pas par hasard ! Et ce principe est applicable partout et en toute chose. Mais s’est aller au delà du sujet.

      La sédentarisation s’est sans doute faites d’abord par l’association, avant que certains n’aient l’idée de percevoir une part de la récolte par la violence ou la menace, plutôt que par le travail. De fait, ils créaient consubstantiellement une séparation stricte entre les uns et les autres.

      Une fois cela posé comme fait établit, ce qui est conséquence pour le tyran est cause pour l’esclave. Or, que ce soit toi ou moi, nous sommes du coté de l’esclave et non du tyran. Si je considère que c’est une conséquence, alors, je ne peux rien contre celle-ci, et soit je me suicide, soit je vis le plus discret possible, soit je lutte ou enfin, je la fais mienne. Je ne peux réellement et véritablement agir que contre les causes. Tout simplement parce que face à une conséquence, j’ai systématiquement un temps de retard, alors qu’avec une cause, je prend un temps d’avance. Et tout comme aux échecs, il suffit d’avoir un seul coup d’avance pour toujours gagner. C’est ce petit détail qui échappe au commun des mortels.

      Je le résume en paraphrasant un proverbe "chasse le naturel par sa conséquence et il revient au galop dans sa cause, mais chasse le par sa cause et il s’enfuira dans sa conséquence.

      tout ceci procède du principe de relation de causalité, qui anime toute chose dans l’Univers (y compris la spiritualité) et est plus réel que toute particule de matière physique. De fait, on n’échappe pas au principe de relation de causalité, même si la société actuelle croit ou fait croire le contraire.

      En attendant, j’irai voir la vidéo que tu m’as mise en lien.


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 décembre 2015 14:59

      @PIPO

      Chez moi, le contraire de guerre, c’est paix.

      cela dit, je veux bien vous accorder que le sport, la compétition ce n’est pas la guerre, mais vous noterez que le principe reste le même, la lutte pour définir qui mérite d’occuper une position unique et supérieure aux autres, sinon, il n’y aurait pas de classement. Or, la guerre consiste bien aussi à définir qui occupe une position supérieure aux autres. Mais je vous l’accorde, le sport, l’idéal de compétition consiste à apprendre aux êtres à s’affronter sans se blesser ou tuer. Et pour cela, vous savez quel est le moyen , la condition absolue ? La remise en jeu perpétuelle du titre, sans cela, la compétition redeviendrait la guerre ou bien il n’y aurait plus de compétition !

      Par contre, non, la concurrence économique dans le système capitaliste est bel et bien une guerre et non une compétition, ni encore moins un sport car des gens meurent, d’autres sont exploités, blessés, dégradés et ce, par millions, que dis je, par milliards. On peut aussi relever que la raison essentielle qui pousse à la guerre militaire est la concurrence économique (il est aisé de démontrer que la religion est un leurre), qu’elle soit entre nation ou entre classes sociales.

      Toutefois, rien n’interdit de passer de la guerre économique à la compétition au sens de sport. Mais pour cela, comme vous l’écrivez, il y a des règles communes à respecter, décidées ensemble !!!


    • Le Gaïagénaire 9 décembre 2015 16:40

      @Hervé Hum 9 décembre 10:54


      Hervé, bonjour,

      « je ne sais pas si la psychopathie est transmise par la souche matriarcale, »

      Je vous retourne à mon commentaire du 6 décembre 17:09 où je cite le scientifique :

      « A : It is inherited via mother, the same as Daltonism or hemophilia. One is inheriting it via the mother. This is the case as far as the essential psychopathy is concerned. »

      C’est transmis via la mère comme le sont le daltonisme et l’hémophilie. C’est comme cela en ce qui concerne la psychopathie essentielle. C’est biologique.

      « And on the other hand they are displaced, because as far as essential psychopathy is concerned, they are incapable of manual work. Technically, they are unable to perform technical works. »

      Techniquement incapables, ils doivent devenir riches pour exploiter les autres talentueux techniquement. Pensez aux plus belles cathédrales construites et décorées d’art. Pensez au plafond de la chapelle sistine, etc. etc. Qui étaient les psychopathes ? Et en orient, idem.

      Sans devenir nous même psychopathes, c’est d’identifier les mères psychopathes à l’école pour les stériliser ou leur interdire de se reproduire parce qu’elles sont des para-homo sapiens. ( Ça y est : eugénisme) 

      Je mettrais ma main au feu que le complexe militaro-industriel compte sur la reproduction des psychopathes et même leur création par la violence éducative dans les familles et les écoles.

      Je vous rappelle votre sentence de Bossuet : « Vénérer les causes dont on déplore les conséquences. »

      Plus clairement : Interdire à Laura Bush de mettre au monde G.W. Bush cet enfant non-désiré devenu drogué qui ,après avoir découvert Jésus, a semé la mort partout. Il y en a d’autres dont un qui veut encore devenir président de la France. Et je précise qu’il y a derrière ces « marionnettes » de plus grands para-homo sapiens encore.

      J’ajoute que dans la nature, chez les pigeons notamment, il y en a qui sont des chapardeurs parce qu’ils n’ont pas le talent pour dénicher de la nourriture.

      Sue aux chapardeurs au pouvoir.




    • Le Gaïagénaire 9 décembre 2015 16:50

      @PIPO 9 décembre 11:40


      Pipo, bonjour,

      « Nous devons leur dire, vous n’êtes pas coupable d’avoir manqué d’amour mais VOUS ÊTES LE PROBLÈME. »

      C’est biologique pas psychologique. Amour ou pas, le daltonien reste daltonien.

    • Philippe VERGNES 10 décembre 2015 10:31

      @ Hervé Hum, bonjour,


      Bon... je vais essayer de ne pas me planter et de ne pas perdre à nouveau mon message, car en souhaitant tout de même réécrire une réponse à la va-vite juste avant de partir bosser, je crois bien avoir introduit un quiproquo que j’avais pourtant pris soin d’éviter dans mon long commentaire perdu suite à mon erreur de manip.

      Je ne crois pas dire le contraire de ce que tu dis. Le seul point de divergence qui m’apparaît entre ta vision des choses et la mienne est la raison causale que tu nommes la relation causale directrice.Je pense avoir compris pourquoi justement grâce au quiproquo que mon message précédent a pu introduire dans la discussion.Tu auras compris je pense que je prends comme relation causale directrice le psychopathe et son idéologie qu’il impose à autrui. Ce pour une raison toute simple, c’est que, comme je l’indique dans mon article, l’unité de base de l’organisation sociale est l’individu. On peut ne pas être d’accord avec cette assertion, il n’empêche qu’éluder ce fait nous égare et nous détourne de l’objectif premier permettant la résolution d’un problème qui est d’établir de définir le rapport de causalité.


      Or, pour qu’un acte soit posé, il faut un acteur. Si la société est l’acte, l’acteur est l’individu. Pas d’individu, pas d’acte, pas de société. Peut-être développerais-je dans un futur article les inconvénients qu’il y a à passer à côté de ce détail-là. J’en avait cependant touché un mot dans un récent article : « Le pouvoir entre paranoïa et perversion » en citant Jan Spur.

      En développant le passage suivant de mon précédent post pour l’argumenter : « Toutefois, je t’avais déjà parlé des systèmes ago-antagonistes et si je pars des individus psychopathes pour décrire le mal de nos sociétés modernes, je n’oublie toutefois pas l’influence que l’organisation sociale exerce sur l’individu, mais pour moi, les causes que tu décris si bien ne sont que des conséquences d’une idéologie psychopathique. A ce titre, je m’étonne que tu ne fasses pas le rapprochement entre l’idée de propriété et les besoins primaires, auxquels sont restés fixés les psychopathes, tournés vers l’impératif de contrôle et de domination. »

      Tu dis : « Ici, tu comment une contradiction et la conséquence est que disant la même chose que moi, tu crois dire le contraire ! » En fait, non... je ne crois pas dire le contraire de ce que tu affirmes et argumentes. Nos divergences sont ailleurs comme précisée supra.

      D’ailleurs, tu rajoutes : « Je m’explique, il n’y a pas de rapprochement entre l’idée de propriété et les besoins primaires, sinon, l’humanité n’aurait pas pu survivre en étant chasseur cueilleur ! La relation entre propriété et besoins primaires est fausse, car non étayé par la preuve de l’expérience, ni par aucune théorie, sauf précisément... L’idéologie capitaliste, psychopathique ! »

      Bhein voilà... lorsque de mon côté j’écris que « je m’étonne que tu ne fasses pas le rapprochement entre l’idée de propriété et les besoins primaires, auxquels sont restés fixés les psychopathes, tournés vers l’impératif de contrôle et de domination », je fais bien référence aux besoins primaires des psychopathes, pas de ceux des gens « normaux ».

      Autrement dit, j’aurais du écrire plus simplement : « je suis étonné que tu ne fasses pas le rapprochement entre l’idée de propriété et les besoins primaires du psychopathe », car l’idée de propriété est la matérialisation en acte des besoins de contrôle et de domination propres aux psychopathes. Ce que tu confirmes bien dans le reste de ton développement.

      Ce que je décris dans la plupart de mes articles est bel et bien la réalité psychique du psychopathe, pas celle des gens normaux. Toute la difficulté pour quelqu’un qui raisonne normalement est justement de concevoir mentalement cette inversion de pensée qui est l’une des caractéristiques principales de la pensée psychopathique. C’est aussi la raison pour laquelle on la qualifie de pensée perverse ou déviante.

      « Tu écris que la cause est l’idéologie psychopathique et la conséquence en est le système social, c’est exact, mais pas plus que mon affirmation. Pourquoi ? Parce que les deux sont consubstantielles, c’est à dire, que l’une ne peut exister sans l’autre. »

      Oui... en fait, je ne dis pas autre chose lorsque je parle de système ago-antogoniste. Cependant, je hiérarchise par niveau de complexité croissante de prise de conscience. J’attaque par ce qui est le plus simple à concevoir : c’est-à-dire le fait que nous sommes gérer par des gens qui adoptent résolument une idéologie psychopathique ; qu’ils soient véritablement psychopathes ou simplement complices n’a aucune importance au départ de cette première prise de conscience.

      Cet ordre de présentation a une importance et est mûrement réfléchi par la pratique et l’expérience.

      L’ordre de présentation que tu préconises élude les principaux facteurs psychos individuels qui sont essentiellement le déni et le clivage. Pour les lever, tu ne peux procéder que par étapes et dans un premier temps les contourner. Si tu t’attaques en premier lieu au facteur sociologique, tu renforces ces défenses intrapsychiques au lieu de les lever. Tout du moins, dans un premier temps.

      Or, c’est ce que nous verrons à la suite de cet article, ces défenses intrapsychiques participent à la ponérogenèse du mal et à son processus de banalisation dans notre société. C’est la raison pour laquelle l’approche je considère à l’égard de certains que la sociologique pure est une approche « naïve », car elle ne dit rien de cette banalisation.

      Maintenant, cela ne signifie pas que ton approche n’est pas aussi valable que la mienne, car dans un bon système ago-antagoniste, il faut savoir justement doser « du poison et de son antidote » pour maintenir l’équilibre. Actuellement, les approches sociologiques « pures » étant largement majoritaires - c’est le système qui est mauvais -, je compense par une approche plus « individualiste » - centrée sur les défaillances des psychopathes et leurs conséquences sur la société - pour rétablir un certain équilibre. Sachant pertinemment que cet équilibre est fort délicat à trouver. Mais compte tenu du niveau actuel d’irresponsabilité qui s’est développée dans notre société, la balance penche fortement du côté des psychopathes, d’où mon insistance sur cette problématique.

      Après, d’accord avec toi pour le changement de paradigme, c’est bien ainsi que je comprends les choses, cependant, à l’intérieur d’un même champ de conscience, je distingue plusieurs niveaux et je tiens compte de ces niveaux pour déterminer la meilleure stratégie possible. Là est peut-être notre principale différence de point de vue.

    • PIPO 10 décembre 2015 12:08

      Bonjour @Le Gaïagénaire,

      Les crimes très violents sont presque toujours commis par des individus qui, étant jeunes, ont été maltraités d’une façon ou d’une autre, de nombreux livres traitent de ce sujet.
      A mon avis, il est probable que dans certains cas la maltraitance n’est pas été prouvée ou alors elle est niée (dénié).
      La perversion narcissique en est un bon exemple, elle est extrêmement difficile à déceler.
      Les gènes ont surement un rôle à jouer mais comme dans n’importe quel cas même non psychopathique.
      Nos gènes font notre tempérament plus ou moins agressif ou inhibé et feront que notre réaction à la maltraitance sera différente pour chacun de nous.
      Dire que la maltraitance n’est pas la cause de la psychopathie, c’est comme dire que la vitesse en voiture n’est pas la cause des accidents graves Même si de temps en temps la cause vient de l’état du véhicule.
      Sans compter que l’on peut agir sur l’état d’un véhicule mais toujours pas sur l’état de nos gènes.
      Par contre lutter contre la maltraitance des enfants serait plus facile, mais visiblement, certains ont intérêt à nier ce fait, pour une raison toute simple, ils ne sont pas exceptionnels, ce ne sont pas nos maitres mais des traumatisés de la vie, plus proche des psycopathes que d’une élite mondiale.


    • Claude Simon Gandalf 10 décembre 2015 12:23

      @Hervé Hum On peut aussi relever que la raison essentielle qui pousse à la guerre militaire est la concurrence économique (il est aisé de démontrer que la religion est un leurre), qu’elle soit entre nation ou entre classes sociales.


      Ca, c’est pour ceux qui ont trop le nez dans le guidon. En général, la science et d’autres domaines (idéologie, religion, politique, etc) permettent de lever l’exception.


    • PIPO 10 décembre 2015 14:10

      @Gandalf

      Ce n’est pas la concurrence économique qui pousse à la guerre, mais les injustices faites en son nom par des individus sans scrupule. Une concurrence saine et honnête est bénéfique à tous, elle pousse l’homme à se surpasser lui même, S’il s’agit de surpasser les autres quelque soit la méthode, en dehors des règles établies, effectivement on pousse à la guerre.
      Nous devons considérer l’autre comme un autre nous même et établir des règles communes, ce que ne font pas les psychopathes en tous genre avec leur moi grandiose et leur manque d’empathie.
      La grande majorité des hommes aspirent à vivre ensemble en bonne harmonie même s’ils aiment se mesurer entre eux.
      Les autres se croient des dominants , n’ont pas besoin de se surpasser puisse qu’ils surpassent par nature. Face à l’échec inévitable et leur incapacité à ce remettre en cause, ils ne leur reste que le mensonge, la triche, la manipulation etc... et la guerre en fin de compte.


    • Le Gaïagénaire 10 décembre 2015 16:38

      @PIPO 10 décembre 12:08


      PIPO, bonjour,

      Je fais la différence entre : « La-compulsion-de répétition-de-l’exercice-du-pouvoir » qui peut se corriger par l’amour, la psychothérapie

      ET

      La psychopathie d’origine génétique, biologique.




    • pemile pemile 10 décembre 2015 17:15

      @Le Gaïagénaire « La psychopathie d’origine génétique »

      Super, si il y a un gène de la psychopatie, on va pouvoir les éliminer avant leur naissance !

      @PIPO « Nos gènes font notre tempérament »
      Une source scientifique qui le démontre ?


    • Le Gaïagénaire 11 décembre 2015 00:28

      @pemile 10 décembre 17:15


      http://www.sott.net/article/159686-In-Memoriam-Andrzej-M-obaczewski

      A : It is inherited via mother, the same as Daltonism or hemophilia. One is inheriting it via the mother. This is the case as far as the essential psychopathy is concerned. 
      A : Dear Madam, well, can one manage to overcome it ? No. This is a para-Homo sapiens.

      L’auteur, médecin-psychiatre, de ce texte a subi les pires traitements pour l’avoir dit.

      « Madame Bonaparte, Madame Bush, Madame S, Mme T, vous portez le gêne de la psychopathie, donc interdiction de vous reproduire... »

      « Misogyne, patriarcat, eugéniste, nazi, etc. etc. » 






    • PIPO 11 décembre 2015 00:29

      @pemile, bonjour
      Certains scientifiques parle du gène du guerrier (MAOA), qui s’activerait en cas d’environnement traumatisant dans un but de survie pour la personne qui en serait porteur et qui aurait tendance à la rendre plus agressive.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Monoamine_oxidase_A
      extrait :
      "Monoamine oxydases (MAO) sont des enzymes qui sont impliqués dans la dégradation des neurotransmetteurs tels que la sérotonine et la dopamine et sont, par conséquent, capables d’influencer les sentiments, l’humeur et le comportement des individus". Selon cette étude, si il y avait un mutation du gène qui est impliqué dans le processus de promotion ou l’inhibition des enzymes MAO, cela pourrait affecter la personnalité ou le comportement d’une personne et pourrait donc la rendre plus enclins à l’agression."


    • Le Gaïagénaire 11 décembre 2015 01:05
      PIPO 1 décembre 00:29

      Je comprends maintenant le pourquoi des corrections corporelles dans les écoles, de la circoncision, des vaccins douloureux infligés aux poupons de 6 mois.

      Merci....


    • pemile pemile 11 décembre 2015 20:34

      @Le Gaïagénaire

      A : I have not seen a case where the mother was entirely normal, the father was a psychopath, and the son was a psychopath, too.
      Q : Not this way ? So, how ?
      A : It is inherited via mother

      Ca c’est de la science de haut niveau ! Quel démonstration !

      Si il n’a pas vu de cas mère saine enfant psychopathe, c’est qu’il n’a pas voulu les voir !


    • pemile pemile 11 décembre 2015 20:40

      @PIPO "cela pourrait affecter la personnalité ou le comportement d’une personne et pourrait donc la rendre plus enclins à l’agression"
      Oui, cela pourrait, mais l’on est bien loin de la psychopatie.

      Un haut niveau de testostérone associé à un niveau bas de cortisol ont aussi des effets approchant.

      Mais nous restons là dans la génétique, le chimique, le codage de protéines, pas le codage de comportement.

      L’alcool aussi rend agressif, non ?


    • PIPO 11 décembre 2015 23:42

      @pemile
      « Oui, cela pourrait, mais l’on est bien loin de la psychopatie. »

      On est bien d’accord, c’était même l’idée que je voulais exprimer à Gaïagénaire qui y voit une responsabilité génétique.

      « Les gènes ont surement un rôle à jouer mais comme dans n’importe quel cas même non psychopathique. »
       Comme l’alcool ou la testostérone.



    • Hervé Hum Hervé Hum 12 décembre 2015 08:43

      @Philippe VERGNES

      Bon, il vient de m’arriver la même mésaventure que toi, message perdu !

      j’ai pas le temps de le retaper maintenant, je le refait ce soir ou demain, mais tu ne sera pas déçu !

      Il n’y a pas divergence entre nous, mais complémentarité et je t’expliquerai comment cela fonctionne.

      Bonne journée

      Je répondrai en même temps aux autres


    • Le Gaïagénaire 12 décembre 2015 18:21

      @PIPO 11 décembre 23:42



      Ce lien conduira-t-il à une meilleure compréhension ?

      D’ailleurs l’auteur psychiatre polonais disait de lui-même que son allèle ne s’était pas exprimée.




    • PIPO 12 décembre 2015 20:05

      @Le Gaïagénaire

      Le gene MAOA n’est pas le gène du psychopathe comme écrit dans le titre de l’article mais est lié à un risque élevé d’agressivité comme écrit dans le texte de l’article.
      On peut porté le gène sans être psychopathe..

      « J’étais aimé, et ça m’a protégé » dit-il.

      Il confirme que le manque d’amour est la principale cause de la psychopathie.

      "Finalement, suite à des recherches supplémentaire sur la psychopathie, il a conclu qu’il était vraiment un psychopathe, d’un type relativement bon, que lui-même et d’autres appellent un « psychopathe pro-social », quelqu’un qui a du mal à ressentir une véritable empathie pour les autres, mais qui maintient tout de même son comportement à peu près dans les limites socialement acceptables.
      La découverte n’était pas tout à fait un choc, admet-il, car il a toujours été conscient d’être quelqu’un particulièrement motivé par le pouvoir et la manipulation des autres.« 

      Sa description correspond à la perversion narcissique. Pas sûr qu’il est eu suffisamment d’amour. Le scanner de son cerveau peut nous faire douter.

      Il se rassure avec sa vision »psychopathe pro-social" et ses limites socialement acceptables.
      reste à voir les dégâts qu’il à pu faire (ou pas) autour de lui. Il ne le dira pas.

      Conclusion de ce que nous dit l’article :
       Rien sinon que pour lui l’amour est lié à la psychopathie et le gène MAOA est lié à l’agressivité.

      Le Gaïagénaire, tous ceux qui porte ce gène ne sont pas psychopathes. Dommage, s’eût été facile de s’en débarrasser.


    • pemile pemile 12 décembre 2015 21:10

      @PIPO « Les gènes ont surement un rôle à jouer »

      Il semble de plus en plus que que le « rôle » des gènes a longtemps été plus que surévalué (des restes de sang bleu de la noblesse ou de génétique nazi) et que plus la recherche avance, plus la compréhension de la génétique et de l’épigénétique se complexifie, non ?


    • PIPO 13 décembre 2015 11:00

      @pemile
      les avances ont été spectaculaires ces dix dernières années, le séquençage complet du génome humain date de 2003. Que les nazis ou la noblesse aient pu dire n’importe quoi n’est pas surprenant.

      http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20141215-existe-t-il-une-predisposition-genetique-au-comportement-antisocial.html

      « Ces conclusions s’ajoutent à celles d’autres études qui démontrent que les gènes influent sur le cerveau et, par le fait même, sur le comportement, en modifiant la sensibilité à l’environnement », conclut Mme Hodgins. 11 décembre 2014.

      mais vous avez raison on peut douter de tout.
      On va dire « les gènes ont semble t-ils un rôle à jouer », c’est mieux comme ça ?
      C’était surtout pour inciter Le gaiänaire à chercher une autre explication à la psychopathie.


    • pemile pemile 13 décembre 2015 22:48

      @PIPO
      Bonsoir,

      Qu’un dérèglement chimique dû à un profil génétique puisse influencer le comportement cela semble probable. Certaines tumeurs aussi « métamorphosent » des individus.

      Après, tous ces effets restent des résultats statistiques et pas des lois rigides.


    • Le Gaïagénaire 13 décembre 2015 22:48

      @PIPO 12 décembre 20:05

      « Le Gaïagénaire, tous ceux qui porte ce gène ne sont pas psychopathes. Dommage, s’eût été facile de s’en débarrasser. »

      C’est comme cela que l’Angleterre a peuplé l’Australie et ailleurs en se débarrassant
      de ceux qui ne faisaient pas son affaire. L’URSS en peuplant la Sibérie, etc. etc.

      Se débarrasser des effets tout en vénérant la cause.

      Loin de moi une telle pensée.

    • JC_Lavau JC_Lavau 14 décembre 2015 08:29

      @Hervé Hum. Léger détail matériel : les chasseurs-cueilleurs étaient beaucoup, beaucoup moins nombreux au km².
      Premier bond par 10 de la population : l’invention de l’arc et des flèches, ou du propulseur à harpon.
      Bond suivant : établissement de corrals à capturer et parquer le gibier, transition vers l’élevage.
      Pas dans les mêmes lieux, et en général plus tard, passage de la cueillette à l’agriculture, puis agriculture sédentarisée. Phénomène assez long. Multiplication des populations au bas mot par dix, voire beaucoup plus.
      Puis civilisations hydrauliques, multipliant encore les populations par l’irrigation administrée, naissance des civilisations palatiales...

      Si tu veux supprimer la propriété, il te faut revenir à l’économie et aux populations paléolithiques anciennes, disons 75 000 ans au moins. Un homme a fait l’expérience quelques années dans les Pyrénées. Il a avoué après coup que deux hommes n’auraient pu survivre sur le territoire fort étendu où il cueillait. Un ça allait, deux n’auraient pu.


    • Hervé Hum Hervé Hum 15 décembre 2015 14:00

      @JC_Lavau

      Il m’as fallut longtemps pour prendre conscience qu’un esprit scientifique dans un domaine, pouvait perdre toutes ses facultés de raisonnement logique dans un autre.

      ton propos en est l’illustration parfaite ! Tu produit un pur sophisme tout en étant persuadé de faire appel à la raison pure, donc, honnête.

      Bon, je dois admettre que tu es la norme et non l’exception.

      Comme écrit à Philippe, je vais écrire un article pour essayer de schématiser le mécanisme. L’étude détaillée (du principe de la relation de causalité) nécessite des ressources qui ne sont ni de ma volonté, ni à ma disposition.

      Ce que je peux dire, c’est que s’il y a relation de causalité entre la croissance démographique et le système d’organisation des populations, la propriété n’est pas la conséquence de cette relation, mais de la capacité du cerveau humain à spéculer sur sa capacité à exploiter les ressources présentes dans son environnement. Sachant que l’humain en est la ressource la plus profitable (Philippe à raison).

      en attendant ma démonstration dans un article prochain, sache qu’il n’y a de propriété véritable que si celle ci te permet d’en extraire un profit, dans le cas contraire, ce n’est pas une propriété, c’est soit un territoire de vie (peu importe le mode de récolte), soit une aliénation, où on est donc soi même prisonnier de cette propriété. Ceci car le but de la propriété sur l’espace commun (sans compter le temps de vie d’autrui) est de permettre son exploitation, non par soi même, mais par autrui pour soi même.

      Il n’y a de propriété que s’il y a profit tiré de celle ci.

      Alors, partant des chasseurs cueilleurs, la notion de propriété a évoluée, passant du profit (démographique) tiré de l’exploitation des animaux et végétaux avec l’agriculture, pour passer à celle de l’exploitation des humains exploitant la terre (profit du profit démographique). Ceci, en respect de la dynamique des fractales.

      La différence étant que dans le premier cas, nous sommes face à des sociétés communautaires, alors que dans le second cas on passe à une société capitaliste. Dans le premier cas, la propriété est d’usage, dans le second cas elle est d’esclavage. Le sens relationnel est donc inversé. Dans le premier cas, la propriété définit l’espace économique de la communauté, dans le second cas, c’est la communauté qui est définit par la propriété de l’espace économique et la différence porte alors sur le fait que l’individualité ne sert plus la communauté, mais c’est la communauté qui sert l’individu. 

       Ainsi, écrire que la communauté sert l’individu, implique obligatoirement que tous les individus composant la communauté servent un seul individu ou un groupe restreint d’individus devenus propriétaires de l’espace économique, car si on dépasse un seuil critique (disons la moitié de la population) alors, on retombe dans la logique communautaire et on détruit la logique individualiste. Pour préserver la logique individualiste alors que les principes affichés sont collectifs (charte des droits de l’humain), il faut faire appel aux techniques de dissonances cognitives. Ce que les acteurs du système actuel font très bien ! et la première d’entre elle, consiste à poser des droits sans faire appel aux devoirs, alors même qu’il ne peut y avoir de droits sans devoirs pour les appliquer. La seconde, plus perverse que la première, consiste à faire de la propriété particulière sur l’espace commun, la clé de voute de cette charte sensé édicter les principes collectifs, alors même qu’elle en est l’antithèse. Consistant à placer en relation causale directrice une relation contraire à toutes les autres.

      Bref, c’est mettre le loup dans la bergerie !


  • Le Gaïagénaire 12 décembre 2015 23:00

    pemile 12 décembre 21:10

    PIPO 12 décembre 20:05

    «  Le scanner de son cerveau peut nous faire douter. »

    N’est pas psychopathe qui veut : l’innée (chromosome X de souche maternelle) et l’acquis (épigénétique, etc.)

    pemile 11 décembre 20:34

    Le père psychopathe a reçu le chromosome X de sa propre mère, il ne peut pas le transmettre à son fils puisque celui du fils vient de sa mère qui n’était pas « normale ». Rien qu’à voir on voit bien...




    • pemile pemile 13 décembre 2015 00:51

      @Le Gaïagénaire
      Euh, c’est votre argumentation ça ?

      Pour info, limiter l’épigénétique à l’acquis est une méconnaisance totale du sujet.

      C’est avant tout la fin du tout génétique, et la prise de conscience que les gènes ne sont que les pages d’un « livre », utilisées ou pas, à sa guise, par un lecteur, la cellule.

      L’origine de l’épigénétique c’est avant tout la différenciation cellulaire, chaque cellule contient le même code génétique, mais chacune va l’utiliser très différemment pour se « spécialiser » en différents organes.

      Ecrivez vite aux spécialistes du domaine, je pense que vos théories d’origine génétique ET maternelle de la psychopathie, vont révolutionner leur profession smiley


    • Le Gaïagénaire 13 décembre 2015 01:15

      @pemile 13 décembre 00:51


      En passant ce ne sont pas mes théories mais bien celles de spécialistes dont j’ai fourni les liens.

      Cordialement.

    • pemile pemile 13 décembre 2015 01:18

      @Le Gaïagénaire
      Non, vous refilez toujours le même lien !


  • pemile pemile 13 décembre 2015 01:15

    @Le Gaïagénaire
    Je viens de parcourir quelques pages de vos derniers messages, en fait cette culpabilité maternelle est une obsession chez vous !

    Nous seulement vous récupérez n’importe quelle donnée pseudo génétique pseudo scientifique pour vous justifier mais vous ne pouvez vous empêcher d’en rajouter :

    La violence physique ou psychologique exercée à l’endroit des enfants est un pouvoir des femmes. Toute initiative visant à contrer ce pouvoir est perçue implicitement comme de la misogynie.

    Je préfère en rire, vous me faites peur !


    • Le Gaïagénaire 13 décembre 2015 01:26

      @pemile 13 décembre 01:15


      J’en déduis que vous êtes une digne représentante de la gent féminine. En ce sens ne me rendez pas responsable de vos émotions.

      Demandez-leur ce qu’ils en pensent :http://www.oveo.org/


    • Le Gaïagénaire 13 décembre 2015 01:33

      @Le Gaïagénaire 13 décembre 01:26


      Voilà.

      Du travail pour les deux prochaines années et des personnes ressources.

    • pemile pemile 13 décembre 2015 01:45

      @Le Gaïagénaire « J’en déduis que vous êtes une digne représentante de la gent féminine. »
      Comme d’hab, avec vos oeillières, vous en déduisez n’importe quoi !

      Ma femme bosse pour la PJJ depuis 30 ans, maltraitance et conséquences, c’est son expertise.
      C’est que du lourd, des ordonnances 45, et cela m’oblige chaque soir à l’aider à digérer du glauque de chez glauque !

      Qu’une mère tarée puisse détruire un enfant, personne ne le conteste, qu’un père taré puisse détruire un enfant il va falloir que vous l’acceptiez, ainsi qu’une fratrie et plus généralement une systémie familliale (toute classe sociale) !


    • pemile pemile 13 décembre 2015 01:50

      @Le Gaïagénaire « Demandez-leur ce qu’ils en pensent »

      Et vous vous serez gentil de me trouver dans les textes d’Alice Miller, la responsabilité génétique ET maternelle de la psychopathie smiley


  • Le Gaïagénaire 13 décembre 2015 02:06
    pemile 13 décembre 01:50

    « qu’un père taré puisse détruire un enfant il va falloir que vous l’acceptiez,  »
    Mais quel a été l’amour maternel de cet homme en enfance ?





    Pour le reste, faites vos recherches vous-mêmes.

    Cordialement.

    • pemile pemile 13 décembre 2015 09:50

      @Le Gaïagénaire « Mais quel a été l’amour maternel »

      Tiens, c’est plus du tout génétique !?

      Votre variez au fil de l’argumentation ! Vos blocages obsessionnels vous empêchent ils de vous renseigner sur les sociétés matriarcales ?


  • Le Gaïagénaire 13 décembre 2015 14:58

    pemile 13 décembre 09:50


    Définissez ce qu’est l’amour maternel, pour vous.

    • pemile pemile 13 décembre 2015 18:37

      @Le Gaïagénaire
      Vous noyez le poisson en sortant du sujet !

      Chez l’humain, l’amour maternel est une construction mentale et sociale.


  • Le Gaïagénaire 13 décembre 2015 22:31

    @pemile 13 décembre 09:50


    Une mère tarée (psychopathe) peut détruire un enfant à qui elle aura transmis par son chromosome X sa psychopathie. Cela donnera un père taré ou une autre mère tarée. Et une société au fonctionnement psychopathique :


    Ce sont les conséquences de ces comportements psychopathiques pervers qu’Alice Miller et beaucoup d’autres décrivent dans de nombreux bouquins.

    C’est sur la matrice, la cause, qu’il faut agir pour la débarrasser des « bugs », établir une mise à niveau, par des mises à jour importantes.

    C’était ma dernière réponse à vos commentaires.

    Cordialement.

    • pemile pemile 13 décembre 2015 22:42

      @Le Gaïagénaire "Ce sont les conséquences de ces comportements psychopathiques pervers qu’Alice Miller et beaucoup d’autres décrivent dans de nombreux bouquins« 
      Je vous ai déjà demandé de me fournir la référence d’un texte d’Alice Miller faisant référence à ce gène de la psychoathie, vous ne répondez pas ?

      Vous mentez effrontément et osez exploiter des textes scientifiques en les mésinterprétant pour »vendre" vos obsessions !

      Il faut vous soigner, il y une violence cachée dans vos propos envers les femmes en général !


  • Le Gaïagénaire 14 décembre 2015 16:58

    @PIPO 10 décembre 12:08


    Bonjour,

    « Les crimes très violents sont presque toujours commis par des individus qui, étant jeunes, ont été maltraités d’une façon ou d’une autre, de nombreux livres traitent de ce sujet.
     »A mon avis, il est probable que dans certains cas la maltraitance n’est pas été prouvée ou alors elle est niée (dénié).« 

    Je suis parfaitement d’accord avec cette affirmation.

    Mon point est le suivant. En amont, ceux qui ont maltraité les enfants sont des para Homo sapiens comme le dit l’auteur :
    ------------------------------------------------------------------


    A : Dear Madam, well, can one manage to overcome it ? No. This is a para-Homo sapiens. He feels otherwise, thinks otherwise and he cannot overcome himself... 

    Q : In other words, somebody afflicted with the psychopathy finds himself essentially in a situation with no exit ? 

    A : Well, this is a story basically without a way out.

    __________________________________ 

     »Dire que la maltraitance n’est pas la cause de la psychopathie« . Votre phrase devrait s’écrire : Dire que la maltraitance n’est pas la cause des crimes très violents.

    Circoncire un bébé naissant n’est-il pas un crime très violent, précédé des forcepts, couper le cordon qui bat, renverser et »snapper" la colonne vertébrale puis frapper le fessier pour faire gémir, soumettre la mère à la torture de son bébé, ajouter l’injure à l’insulte en le lui enlevant pour le torturer davantage à la pouponnière ? (Le Boyer et Odent s’est connu depuis 1970)

    Comparer cela à la mise bas d’un chatte ou d’une chienne, tranquille dans son coin, et dites moi qui sont les tarés ?

    C’est la psychopathie qui est la cause de la psychopathie.

    La solution suit.





  • Le Gaïagénaire 14 décembre 2015 17:04
    @ PIPO

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/femmes-battues-un-choquant-verdict-175061#forum4446132

    Le Gaïagénaire 7 décembre 23:5

    @gaijin 7 décembre 15:46

    gaijin, bonsoir,

    La solution est très simple. (succinctement)

    La Société doit intervenir sur trois points simultanément :

    1- biographie (ontogenèse) obligatoire à l’école avant l’âge de 15 ans pour toutes les filles, sinon pas de diplôme ;

    2- même exigence pour tous les universitaires au premier cycle dont la profession touchera à l’humain au quotidien. Même exigence pour tous ceux qui désirent avoir accès aux cycles suivant dans tous les domaines ;

    3- vasectomie réversible obligatoire pour tous les garçons avant l’âge de 15 ans.

    Cordialement.

    • pemile pemile 14 décembre 2015 20:30

      @Le Gaïagénaire « La solution est très simple. »
      « Simplement » effrayant, votre violence est pire que celle que vous pensez dénoncer !!


    • Le Gaïagénaire 15 décembre 2015 01:21

      @Le Gaïagénaire 14 décembre 17:04


      Précision pour le point-1 :

      Le but est de briser le cercle vicieux suivant dénoncé si clairement :

      "Et dire que ce dont souffrent les femmes, ce sont elles qui l’ont engendré en revendiquant pour elles seules l’éducation du jeune enfant, dire que les futurs misogynes dont souffriront leurs filles, ce sont les mères qui les préparent."(Olivier, Christiane, Les enfants de Jocaste, p.72, Paris, Denoël/Gonthier)

      Ainsi entre l’âge de 10 et 15 ans, avant qu’elles ne commencent à se reproduire, les futures mères se libèrent du refoulé de leur enfance. Ce sera la fin de l’idéalisation des personnes de référence.

      Cordialement



    • Le Gaïagénaire 15 décembre 2015 01:55

      @Le Gaïagénaire 14 décembre 17:04


      Précisions sur le point-2 :

      Le but est de compenser pour la carence si bien dénoncée ci-après :

      (...) « nos recherches en éducation ne nous ont pas permis de découvrir ni une conception complexe de la nature humaine susceptible de guider les enseignants dans leur processus personnel d’humanisation et celui de leurs élèves, ni un système d’éducation axé prioritairement sur le développement des potentialités mentales et morales des élèves. » Marcotte Gaston, Manifeste du mouvement humanisation, p.137, Humanisation 2006

      Bien entendu, pour des filles harmonisées, ils seraient contre productif qu’elles soient confiées à des enseignants carencés.

      Cordialement


    • Le Gaïagénaire 15 décembre 2015 02:01

      @Le Gaïagénaire 14 décembre 17:04


      Précision sur le point-3

      Le but ici est de stopper l’arnaque des paternités imposées.

      La vasectomie est réversible vers l’âge de 26 ans et cautionnée par une femme harmonisée.

      Cordialement




    • pemile pemile 15 décembre 2015 10:43

      @Le Gaïagénaire « vasectomie est réversible vers l’âge de 26 ans »
      Merci de bien vouloir les statistiques de réversibilité :->


    • pemile pemile 15 décembre 2015 10:49

      @pemile
      de bien vouloir nous donner les statistiques.

      PS : vos propositions sont dans le droit fil des délires pré-crime de minority report !

      Exagérons un problème et décidons de « pré-traiter » 100% de la population !


    • Le Gaïagénaire 7 février 2016 23:58

      @pemile  15 décembre 2015 10:43


      Faut lire le commentaire d’origine, complété par le dernier qui fait reposer la réversibilité sur une femme « adulte ».

      Le Gaïagénaire 14 décembre 2015 17:04
      @ PIPO

      http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/femmes-battues-un-choquant-verdict-175061#forum4446132

      Le Gaïagénaire 7 décembre 23:5

      @gaijin 7 décembre 15:46

      3- vasectomie réversible obligatoire pour tous les garçons avant l’âge de 15 ans.


  • Hervé Hum Hervé Hum 15 décembre 2015 11:24


    Tout d’abord, désolé pour le retard, mais y a des fois comme ça

    Ensuite,un quiproquo en vaut un autre...

    Maintenant, ton approche est consubstantielle de celle que je soutiens, parce que nous sommes face à une relation de causalité. En effet, comme tu l’écris

     « pour qu’un acte soit posé, il faut un acteur. Si la société est l’acte, l’acteur est l’individu. Pas d’individu, pas d’acte, pas de société. »

    C’est exact, mais comme tu le précise ensuite, il faut développer. On ne peut en rester là, car je peux répondre « pour qu’un acteur puisse agir (en restant sur le postulat de la vie en société), il lui faut un cadre et ce sont les principes définis. Si l’acteur est l’être agissant, il ne peut agir en société que par les principes qui régissent la société. Pas de principes, pas de société et pas d’actes possibles à l’intérieur d’une société. Il y a des acteurs, mais pas de société.

    La question posé ici est de savoir s’il faut placer l’acteur avant les principes ou inversement. En fait, cela dépend du point de vue où l’on se place. S’il n’y a qu’une seule réponse, il y a plusieurs points d’observations qui fait apparaître un sens relationnel différent.

    Placé à l’intérieur d’une même dimension de conscience d’être (ou dce), le sens relationnel ne peut être que le même, mais si les personnes observes la même relation de causalité depuis des dce différentes, alors, la même réponse est mécaniquement d’un sens relationnel opposée (ici, JC Lavau peut y voir la théorie transactionnelle appliquée au monde macroscopique).

    Autrement dit, de savoir si tu regarde les acteurs et le principe régulateur de leurs relations, depuis la dimension présente vers celle de demain ou bien plutôt de la dimension de demain vers la présente. Sachant que nombreux sont ceux qui regardent de la dimension antérieure vers la présente ou encore, de l’antérieure vers celle de demain... Etc. Sachant enfin que nombreux sont ceux qui mélangent tout, rendant le tout inextricables.

    et encore, c’est partir du postulat que les gens ne sont pas trop pervertis pour leur faire voir la somme de dissonances cognitives dont ils sont l’objet. Toutefois, il faut être honnête, dans les conditions actuelles, c’est pratiquement impossible de vivre sans passer par la dissonance. Voilà déjà une bonne raison pour que certaines choses changent.

    Perso, je me place du point de vue du paradigme de demain devant devenir aujourd’hui, face à celui d’aujourd’hui devant être dépassé. Cela parce que pour qu’une dce soit stable, il faut qu’elle soit équilibrée (entre les différents acteurs donc). De fait, les principes qui gouvernent les humains ne peuvent êtres ceux d’une élite pour exploiter les autres, qui signifie un déséquilibre relationnel. Une règle tirée du principe de la relation de causalité, stipule qu’à l’intérieur d’une même dce, l’harmonie ne peut être trouvé que par l’association des êtres qui l’a compose et l’exploitation ne peut être appliquée que vis à vis des êtres exclus de celle ci. Vivant dans une dce considérée comme extérieure, pour pouvoir être exploitée. Ici, inférieure à soi. C’est mécanique !

    On voit bien que l’association pose pour condition le consensus général autour des principes guidant l’action des acteurs, partant d’une même dce. Tandis que l’exploitation pose pour condition, la division des principes entre les exploiteurs et les exploités. Où donc, dans le premier cas, se sont les principes qui sont au dessus de tous les êtres vivants à l’intérieur de la même dce, tandis que pour le second, il y a au moins deux dce, et donc des principes différents pour les exploiteurs et pour les exploités. Cela nécessiterait une démonstration, mais cela alourdirait trop le commentaire.

    On peut juste prendre comme exemple, le passage de pouvoir de la monarchie à la bourgeoisie qui s’est caractérisée par le déplacement des principes et non des acteurs. Le roi perdant sa souveraineté à édicter les lois sans perdre son titre de noblesse, en lieu et place d’un collège, constitué de la noblesse et des nouveaux acteurs majeurs dominants, la bourgeoisie.

    On voit donc que les principes ou lois pour la société humaine, sont indispensables aux acteurs pour pouvoir êtres relationnés de manière stable, définissant l’équilibre général de la dce. Cette règle est observable quelle que soit la dce, même au niveau atomique, puisque sans ce qu’on appelle les lois de la physique, il n’y aurait pas de physique possible (ici aussi, la démonstration a des implications phénoménologique touchant à tous les domaines de la science).

    Bref, il s’agit d’aller plus loin que la théorie de l’évolution naturelle à partir du monde animal, dont l’humain fait partie et incarne le déséquilibre le plus fort de tout le règne animal (lui même montrant un équilibre instable que l’humain va amplifier à l’extrême). Il s’agit de partir de l’évolution naturelle de l’Univers dans son entier, soit, l’application du principe de l’évolution universelle posant comme condition, la supériorité des principes sur les acteurs pour définir leur relations à l’intérieur d’une même dce. Cette stabilisation est une condition absolu pour évoluer vers une dce supérieure,

    Donc, tu as raison quand à la perversion des principes directeurs par une minorité pour pouvoir exploiter autrui, mais j’ai raison quand à dire que changer les acteurs sans changer les principes ne peut pas changer la dce, car les principes ramèneront toujours à la dce qui les ont fait naître s’ils ne sont pas modifiés en conséquence. Or, ce qui fait le plus défaut à la société humaine, ce sont ces principes universels et qui ne peuvent être perçus que par la compréhension fine du principe de la relation de causalité qui dirige tout l’Univers.

    Mais on pourrait tout résumer en faisant appel à un aphorisme d’Einstein disant »’on ne résous pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré« Qui rejoins l’aphorisme de Bossuet. Ici, l’expression »mode de pensée« se comprend comme »chaine de relations de causalités".

    L’acteur peut donc rester le même, mais pas le mode de pensée, sachant que c’est bien le mode de pensée qui conditionne l’action de l’acteur et non l’inverse. Si le mode de pensée change, l’acteur change, s’il reste le même, c’est que l’acteur ment, soit à lui même, soit aux autres.

    La récente COP21 a seulement montré que les acteurs ne veulent pas changer leur mode de pensée et mentent sur leur action présente et future par rapport à leur volonté affichée. Cela devient de plus en plus visible, tellement visible que les antilogiques appliqués que sont les messages dissonants, pervers, fonctionnent de moins en moins, obligeant à une surdose de messages dissonants.

    Je travaille surtout pour trouver la manière la plus simple pour expliquer le principe (connu depuis la nuit des temps, mais sciemment dissimulés) et je pense être sur le point d’y arriver. Je vais écrire un article pour cela.


  • JC_Lavau JC_Lavau 15 décembre 2015 16:04

    Cet article me laisse dans une grande déception : il n’y a pas de corpus expérimental ni social.
    Par la bande, on peut deviner que le corpus implicite est pris en Pologne stalinienne. Et c’est tout.
    Rien qu’en France : 65 % des français ne peuvent jamais accéder à la justice, faire valoir leurs droits. Rien que là, il y aurait un fameux corpus à explorer, malgré la très vive opposition des milieux judiciaires, et les grandes complicités universitaires qu’ils ont su acheter.
    Rien.

    On peut trouver de nombreux autres corpus expérimentaux, où fouiller l’organisation de la criminalité organisée, d’apparence toute policée. Par exemple à Bruxelles, où les lobbies font les lois européennes, qui priment les lois françaises. Deux auteurs ici ont pointé l’ultimatum de Bruxelles à la France, la sommant de vendre ses barrages hydro-électriques aux lobbies privés.


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