mardi 12 août 2025 - par politzer

La Rencontre US-Russie en Alaska : Un Piège Stratégique

La Rencontre US-Russie en Alaska : Un Piège Stratégique

Selon Brian Berletic

Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par le conflit en Ukraine et les tensions persistantes entre l'Occident et la Russie, la proposition d'une rencontre entre les présidents américain et russe en Alaska suscite de vives interrogations. Brian Berletic, ancien marine américain et analyste en relations internationales, connu pour ses critiques acerbes de la politique étrangère des États-Unis via sa chaîne YouTube "The New Atlas", voit dans cette initiative diplomatique non un geste de paix sincère, mais un piège habilement tendu par Washington.

Selon lui, l'objectif ultime des États-Unis est de regrouper les forces de l'OTAN pour affaiblir, voire détruire, la Russie à long terme. Cet article s'appuie sur l'argumentation de Berletic, tirée de ses analyses récentes, pour explorer cette perspective.

Un Piège pour Geler le Conflit et Regrouper les Forces de l'OTAN

Berletic argue que la rencontre en Alaska, prévue pour vendredi selon des rapports récents, n'est pas une opportunité de résolution pacifique, mais une manœuvre tactique des États-Unis pour geler temporairement le front ukrainien. En proposant un cessez-le-feu ou des négociations, Washington chercherait à créer une illusion de détente, permettant ainsi à l'OTAN de se repositionner et de renforcer ses capacités en Europe de l'Est.

 Cela libérerait les ressources américaines pour se concentrer sur d'autres théâtres d'opérations, comme l'Asie-Pacifique contre la Chine ou le Moyen-Orient contre l'Iran, des alliés potentiels de la Russie.

Berletic compare cela à une "dague de trahison", où les États-Unis utilisent les pourparlers pour baisser la garde russe tout en maintenant l'OTAN comme une menace constante.

Il s'appuie sur des documents stratégiques comme le rapport de la RAND "Extending Russia", qui préconise d'étirer les ressources russes via des conflits prolongés, pour illustrer comment cette rencontre s'inscrit dans une stratégie plus large de "division du travail" au sein de l'Alliance atlantique.

Selon Berletic, les États-Unis encourageraient les pays européens à augmenter leurs budgets militaires – jusqu'à 5 % du PIB sous l'administration Trump – non pour une défense collective, mais pour encercler la Russie et préparer une confrontation finale.

La Continuité de la Politique Étrangère Américaine : Une Hégémonie Inaltérable

Un pilier de l'argumentation de Berletic est la continuité inébranlable de la politique étrangère américaine depuis la fin de la Guerre froide. Il rappelle que les États-Unis ont toujours visé à empêcher l'émergence de rivaux globaux, qu'ils soient alliés ou adversaires, comme énoncé dans des doctrines officielles.

 Le coup d'État soutenu par les États-Unis en Ukraine en 2014 n'est, pour lui, que le point de départ du conflit actuel, un épisode d'une série d'interventions visant à absorber les États tampons dans l'orbite de l'OTAN et à isoler la Russie.

Berletic cite des précédents comme le "reset" sous Obama, qui masquait des plans pour intégrer l'Ukraine à l'OTAN, ou l'assassinat du général iranien Soleimani sous Trump en 2020, démontrant que les négociations américaines sont souvent des distractions pour des actions agressives.

Il argue que rien n'a changé dans les structures de pouvoir à Washington : les intérêts spéciaux qui pilotent la politique restent les mêmes, rendant tout accord avec les États-Unis illusoire.

Dans ce cadre, la rencontre en Alaska servirait à diviser les alliances russes, notamment en tentant de "désunir" la Russie et la Chine, comme l'indiquent des analyses sur les intentions de Trump.

Les Risques pour la Russie et les Recommandations de Berletic

Engager des pourparlers avec les États-Unis comporterait, selon Berletic, des risques majeurs pour la Russie.

 En acceptant un gel du conflit, Moscou pourrait permettre à l'OTAN de se renforcer en Ukraine via des proxies européens, tout en exposant ses flancs à des perturbations dans le Caucase, en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

 Il met en garde contre une "trahison unilatérale", où les États-Unis utiliseraient des alliés comme Israël contre l'Iran pour éroder les soutiens russes sans violer formellement un accord.

Face à cela, Berletic recommande à la Russie de prioriser une supériorité militaire et économique indépendante plutôt que des négociations risquées. Il conseille la prudence, soulignant que les États-Unis, décrits comme "désespérés et traîtres", ne négocient pas de bonne foi et visent l'isolement total de la Russie ou une destruction mutuelle si nécessaire. Au lieu de tomber dans le piège, la Russie devrait consolider ses alliances multipolaires et poursuivre ses objectifs en Ukraine sans concessions illusoires.

Conclusion : Une Illusion de Paix dans un Monde Unipolaire

L'analyse de Brian Berletic peint un tableau sombre de la diplomatie américaine, où la rencontre en Alaska n'est qu'un chapitre de plus dans une quête d'hégémonie.

 En s'appuyant sur des précédents historiques et des stratégies documentées, il met en lumière comment les États-Unis pourraient utiliser ce sommet pour regrouper l'OTAN et avancer vers leur but ultime : affaiblir la Russie.

Cette perspective invite à une réflexion critique sur les motivations réelles derrière les gestes diplomatiques.



27 réactions


  • Com une outre 12 août 2025 18:08

    Je ne crois pas du tout à cette version. Pour les US, s’attaquer frontalement à la Russie, c’est s’attaquer à tous les Brics et surtout la Chine et l’Inde, sans parler de l’Afrique, et c’est pour eux la claque assurée à court terme, économiquement. Et les US n’ont plus les moyens d’une guerre militaire directe contre beaucoup d’autres pays qui seraient trop heureux d’en découdre définitivement avec ces « fauteurs de troubles » professionnels.


  • xenozoid xenozoid 12 août 2025 18:18

    the show must go on


  • Buzzcocks 12 août 2025 18:24

    Brian Berletic est un ancien marine... c’est tout ce qu’on trouve sur ce type. En gros, c’est une sorte de Louis Sarkozy qui lui aussi se décrit comme ancien Marine pour justifier son expertise sur les chaines de son parrain. 

    Bref, bidon... 


    • mursili mursili 13 août 2025 11:38

      @Buzzcocks

      Pas du tout ! Le comparer à Louis Sarkozy est d’une stupidité sans nom. Brian Berletic est basé en Thailande et est en rupture totale avec la politique etrangère de son pays d’origine, les USA, notamment envers la Chine.


    • Buzzcocks 13 août 2025 13:30

      @mursili
      Louis Sarkozy aussi dit que comme il a vécu aux USA, ça en fait un expert des relations internationales.... Encore un point commun. On va en trouver d’autres. 


    • mursili mursili 13 août 2025 14:10

      @mursili

      Ah oui, Brian Berletic a le tort de ne pas être passé par une grande école de bullshit, il n’a pas assez de diplômes pour être crédible... Comme si vous êtiez incapable de juger par vous même de l’intérêt de ce qu’il a à dire.

      Comme si également vous êtiez incapable de prendre ce que quelqu’un dit ou écrit autrement que pour parole d’évangile.

      Je suis curieux de savoir quelles conditions ’il faut remplir pour être digne de confiance selon vous...


  • La Bête du Gévaudan 12 août 2025 20:30

    La Russie a-t-elle le choix de négocier ? Elle a même sans doute intérêt à « prendre son gain » maintenant et mettre fin aux frais, en profitant de la proposition de Trump. Poutine a intérêt à favoriser la contre-révolution trumpienne en Occident, plutôt qu’à favoriser la faction qui lui est hostile. 

    Si Poutine refuse la proposition de Trump (qui est le chef occidental le plus favorable), alors il s’engage dans une guerre interminable avec peu d’horizon de sortie. 

    La continuation de la guerre et la prise des grandes villes (Kharkov, Odessa, Dnipro, etc.) coûterait des dizaines voire des centaines de milliers de morts à la Russie. Dans quel intérêt ? La Russie a déjà gagné l’essentiel en préservant son accès à la Mer Noire. Et Trump lui propose de se tourner vers l’Alaska et le Pacifique.

    A plus long terme, la Russie n’a pas intérêt à se brouiller avec l’Occident. Elle demeure une nation chrétienne vieillissante d’à peine 100 millions d’âmes (le reste sont des peuples d’empire). Elle fait face aux empires turc, perse, indien, chinois, et aux sécessionnismes internes, etc. tout autant qu’à l’empire occidental. Elle n’a même pas intérêt à voir l’Europe sombrer dans l’islamo-gauchisme chaotique à ses portes. 

    Réciproquement, l’Occident déclinant et vieillissant a aussi intérêt à s’entendre avec la Russie, au prix d’un accommodement raisonnable. L’intérêt à long terme de Rome et de Byzance est désormais de s’entendre ou de disparaître


    • xenozoid xenozoid 12 août 2025 20:32

      @La Bête du Gévaudan

       ... L’intérêt à long terme de Rome et de Byzance est désormais de s’entendre ou de disparaître. ....

       lol, et tout ça pour ça


    • xenozoid xenozoid 12 août 2025 20:37

      la bête j’avais cru comprendre que tu étais athé
       en fait tu n’es qu’un merdeux qui prétend


    • Eric F Eric F 13 août 2025 14:20

      @La Bête du Gévaudan

      ’’la Russie n’a pas intérêt à se brouiller avec l’Occident’’


      Ou plutôt, l’Europe n’a pas intérêt à poursuivre la brouille avec la Russie, alors que les USA sont en train de rétablir les relations.
      Au lieu de pousser à la poursuite d’un combat perdu, l’Europe devrait inciter l’Ukraine à prendre en compte les réalités du rapport de forces (elle a 600 000 mobilisables qui se sont exilés), et négocier un accord lui garantissant de conserver Odessa et Karkiv, en renonçant à des territoires qui lui sont devenus hostiles.

    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 13 août 2025 15:02

      @La Bête du Gévaudan Intéressante cette réflexion, en tout cas cela vaut mieux que la plupart des analyses entendues sur LCI, France Inter etc...


    • toto toto 13 août 2025 16:00

      @Eric F
      C’est vrai.... ;par contre Odessa....a voir

      FREE SETH !!!


    • mursili mursili 13 août 2025 16:55

      @toto

      Qu’est-il arrivé à Seth ?


    • Eric F Eric F 13 août 2025 18:26

      @toto
      ’’Odessa, ...à voir’’ 
      En effet, si la guerre se poursuit, alors que les USA ont interrompu toute subvention et aide directe. 
      Zelensky de son côté persiste dans sa position de récupérer tous les territoires, et les ’’alliés’’ le soutiennent dans ce mythe.


    • La Bête du Gévaudan 13 août 2025 20:38

      @Eric F

      Ou plutôt, l’Europe n’a pas intérêt à poursuivre la brouille avec la Russie, alors que les USA sont en train de rétablir les relations.

      Oui... mais l’inverse est également vrai. La Russie a probablement obtenu ses gains stratégiques : montrer sa force et garantir son accès à la Mer Noire... le reste n’est que secondaire : gagner quelques grandes villes à coup de centaines de milliers de morts ne va pas apporter grand chose à la vaste Russie, mais risque de lui coûter de précieux soldats. 

      Poutine a une opportunité de quitter la table de jeu avec un gain substantiel. Mais s’il refuse la proposition de Trump (qui est le chef occidental le plus favorable) alors il se ferme toute issue. Il lui restera une guerre sans fin pour un gain équivoque.

      Et, à long terme, Poutine sait que la Russie est fragile : elle demeure cet empire terrestre où 100 millions de Russes ethniques imposent leur impérium à un territoire immense et des populations potentiellement sécessionnistes. L’évolution des rapports démographiques et l’accès des peuples d’empires à la modernité va fragiliser cette « fédération ». C’est l’histoire longue de leur pays. Les dirigeants russes le savent. De ce point-de-vue, la Russie elle-même a intérêt à ménager un certain avenir avec le monde occidental. (Quant aux dirigeants européens actuels, ce sont des moutons qui attendent l’aïd !)


    • La Bête du Gévaudan 13 août 2025 21:01

      @toto

      les pro-russes parlent d’Odessa... au vu des opérations militaires depuis 2 ans 1/2, ça semble irréaliste... Sinon, les Russes y seraient déjà ! 

      Alors les pro-russes nous expliquent « oui mais si les Occidentaux lâchaient l’Ukraine et que l’armée ukrainienne s’effondrait »... avec des si on mettrait Paris en bouteille ! 

      Le message de Trump est d’ailleurs clair sur le sujet : oui au compromis avec les Russes, non au lâchage de l’Ukraine

      Dès lors, chacun va devoir mettre de l’eau dans son vin...

      La guerre a parlé : les Russes n’ont pas su imposer leur coup de force, et les Ukrainiens n’ont pas pu reprendre le Donbass et la Crimée. Voilà tout... 

      Trump a reconnu implicitement la part des responsabilités occidentales dans la guerre en faisant une proposition de compromis. Maintenant, les Russes ne doivent pas non plus prendre leurs désirs pour des réalités, et faire également des compromis.

      Si Poutine refuse aujourd’hui la négociation avec Trump (qui est le chef occidental le plus favorable), alors il endosse la poursuite de la guerre. Et alors il n’aura plus d’autre choix que de vaincre ou périr. Ca me semble une impasse qui n’est pas dans son intérêt. C’est la loi de la guerre, elle est dure mais c’est la loi. Et elle s’applique autant aux Russes qu’aux Ukrainiens.


    • toto toto 14 août 2025 10:00

      @mursili
      Apparemment viré d’avox ...


    • Eric F Eric F 14 août 2025 10:17

      @La Bête du Gévaudan
      Je pense également qu’à ce stade la Russie a intérêt à prendre ses gains, surtout que jamais les USA ne seront dans des dispositions aussi bienveillantes à son égard, avec perspective de développement de relations économiques fructueuses, alors que pour l’instant les revenus pétroliers se réduisent sensiblement, alors que le cout de la guerre est considérable, certes ça booste artificiellement le PIB, mais au détriment du reste de l’économie et pouvoir d’achat.

      Reste que la rationalité n’est pas toujours prépondérante par rapport à l’orgueil national, les courants nationalistes se renforcent en période de guerre, et poussent à prendre le contrôle de toute la rive de la Mer Noire, jusqu’à la Transnistrie moldave.
      Trump a mis la ligne rouge au Dniepr ...on verra la suite, surtout que l’« échange » qu’il évoque concerne probablement la restitution de territoires au sud contre la cession de l’intégrité des oblats du Donbass.

      Si le sommet d’Alaska est positif, Trump passera alors comme ’’faiseur de paix’’, et les dirigeants européens comme des bellicistes velléitaires suivistes non pas des USA mais du dirigeant ukrainien qui a la prééminence dans tous les sommets européens, alors que nous serions les principaux bénéficiaires d’une détente continentale.


    • Et hop ! Et hop ! 14 août 2025 16:47

      @La Bête du Gévaudan : «  La Russie a-t-elle le choix de négocier ? Elle a même sans doute intérêt à « prendre son gain » maintenant et mettre fin aux frais, en profitant de la proposition de Trump. »

      Négocier quoi ? Quel gain ? Quelle proposition de Trump ?

      La Russie est entrée en guerre pour virer d’Ukraine les USA, l’OTAN, ses armes, ses laboratoires biologiques, ses ONG, ses services spéciaux, ses investisseurs comme Black Rock, ses LGBT, ses agitateurs,..

      Tout ce que peut proposer Trump c’est la date où tout ce beau monde aura définitivement déguerpi d’Ukraine et de payer la reconstruction du Nord Stream2 et de toutes les dévastations provoquée par cette guerre provoquée par les USA.

      La Russie ne cherche pas à gagner des territoires, elle a déjà le plus grand du monde, elle veut empêcher les anglo-américains de l’envahir en s’installant à Kiev qui est le berceau des Russies peuplé de Russes et en positionnant des bases de l’OTAN à la frontière de l’Ukraine qui est à 600 km de Moscou. Elle ne laisera pas un cm2 de l’Ukraine aux anglo-américains en-dehors de leurs ambassades.

      La Russie n’a pas besoin des USA, ni pour lui acheter, ni pour lui vendre plus d’uranium ou de moteurs de fusée, elle a une balance commerciale excédentaire.


  • sylvain sylvain 13 août 2025 15:42

    Ca alimente le fantasme des EU comme unique source du mal, qui est pour le moins absurde. Les russes ont exactement les meme types de preocupation que les americains, ils sont justes a des stades imperiaux differents.

    En l’etat la russie a tout interet a signer un accord avec les EU, pas n’importe quoi, mais a trouver un terrain d’entente. Parce qu’il faut vraiment pas etre fute pour ne pas comprendre que la chine est une menace bien plus serieuse pour la russie que l’amerique, et je pense pas que poutine soit stupide.

    Contrairement a ce qu’on entend en general, si la russie veut un monde multipolaire elle doit s’allier avec les EU tout en gardant ses relations avec la chine. A ce stade, affaiblir l’amerique, c’est s’assurer un monde plus unipolaire que jamais dans moins d’une decennie. En fait il ne serait pas impossible que la chine puisse tenir tete, et meme vaincre, l’ensemble du monde reuni contre elle


    • mursili mursili 13 août 2025 17:16

      @sylvain

      L’Amérique s’affaiblit d’elle-même à vouloir rester l’hégémon qu’elle n’a plus les moyens d’être.


    • Eric F Eric F 13 août 2025 18:34

      @Sylvain
      La Chine prend soin de ne pas coaliser l’ensemble du monde contre elle.
      Ceci dit, si Trump veut équilibrer la puissance chinoise, c’est bien de se rabibocher avec la Russie mais ce ne sera pas une alliance militaire, or il se met à dos ses anciens alliés occidentaux qui se considèrent lâchés. Bon, à côté de ça contrecarrer les initiatives de Trump d’arrêter le conflit en ukraine, c’est mal avisé.


    • sylvain sylvain 15 août 2025 14:12

      @Eric F
      Nous sommes d’accord sur le fait que la chine est beaucoup plus dangeureuse que les EU a ce que je vois, mais si ca ne reposait que sur une intelligence diplomatique ca ne serait pas le cas, ce n’est pas ca la base du danger. Ce n’est, d’ailleurs, pas une question d’intelligence en soit, c’est une question de possibilites, les EU ne peuvent pas se maintenir en tant que puissance sans menacer, et sans menacer principalement leurs allies puisqu’ils ne peuvent plus vraiment menacer les autres. Ils sont dangereux a court terme, comme un chien qui a la rage, mais sur un temps plus long ce n’est pas eux le danger.

      C’est bien pour ca que trump, disons les EU, ne peuvent pas reequilibrer la puissance chinoise. La seule chose qui peut reellement l’equilibrer, c’est une alliance mondiale qui ne sera pas forcement dirigee contre la chine, mais comme reaction a sa futur hegemonie


    • sylvain sylvain 15 août 2025 14:13

      @mursili
      tout a fait, mais ce qui est plus genant, c’est qu’elle nous affaiblit surtout nous


  • titi titi 13 août 2025 23:54

    @L’auteur

    Toujours la fable d’une menace de l’OTAN.

    Il n’y avait aucune menace de l’OTAN en 2022.
    Avec Trump le lunatique, il y en a encore moins en 2025.


    • Eric F Eric F 14 août 2025 10:00

      @titi

      ’’Il n’y avait aucune menace de l’OTAN en 2022’’


      Pas de menace imminente d’attaque directe de l’OTAN, mais dès lors que l’adhésion de l’Ukraine avait été confirmée lors de la conférence de Bruxelles l’OTAN en 2021 (’’We reiterate the decision made at the 2008 Bucharest Summit that Ukraine will become a member of the Alliance with the Membership Action Plan (MAP) as an integral part of the process’’), cela signifiait qu’il y aurait à l’issue de ce processus des bases et des forces de l’OTAN dans le pays. 

      L’extension de l’OTAN jusqu’au plus important pays de la frontière russe est une menace stratégique de fait. Or d’une part la Russie avait exprimé à plusieurs reprises cette ligne rouge, et d’autre part la population de langue et culture russe de l’Ouest du pays est hostile rompre les liens historiques.
      Passer outre allait immanquablement causer un conflit (tentative de reprise en main global ou annexion de régions russophones) ...ce qui s’est produit.


    • Et hop ! Et hop ! 14 août 2025 16:55

      @titi

      L’annexion de l’Ukraine par l’OTAN pour y installer ses bases militaires de missile et ses laboratoires bactériologiques est une menace très grave pour la Russie, la frontière de l’Ukraine est à 600 km de Moscou.
      L’OTAN est l’organisation d’occupation militaire des USA, pas du tout un traité d’alliance pour la défense.


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