jeudi 3 septembre 2015 - par ddacoudre

La république ne fait plus rêver

Face à une république qui croyait qu’il suffisait de développer l’employabilité des hommes pour que le communautarisme ne soit pas un recours c’est râpé. C’est dans un rejet de l’autre, qu’une partie de la population et des partis politiques cherchent une légitimité fédératrice, d’autant plus s’il est musulman et immigré. Quant à la société laïque libérale elle se radicalise face à la monté d’un islam qui les effraie par l’amalgame fait avec le terrorisme qui s’en revendique et l’ignorance de l’âge d’or de la pensée musulmane. Nous avons trop cru qu’une économie libérale était synonyme de démocratie et qu’il suffisait de se faire l’apôtre du libéralisme pour voir se développer l’idéal républicain. Certains ont cru et croient encore qu’il suffit d’aboutir à une employabilité capitaliste pour conforter la république, alors que l’essence même du capitalisme est porteuse d’inégalité. Ainsi, l’activité socialisant humaine s’amenuise dans un égoïsme étroit qui ne sait plus ou ne veut plus pratiquer en conscience la solidarité égoïste qui repose sur la mutualisation des risques et la répartition des fruits de l’activité économique pour faire une place aux humains à la table du banquet français, européen ou mondial (malthusianisme).

Face à l’aliénation des hommes politiques dieu est un recours.

Faute de cette disposition instable, incertaine et constamment redéfinit que ne parvient plus à maintenir ni comprendre une bonne partie des citoyens qui forment la république, certains d’entre-deux trouvent espérance dans les religions traditionnelles. Celles-ci sont un danger pour la république si elles ne se réforment pas à l’orée du 21 siècle qui a chamboulé les connaissances humaines et rendu l’humain aveugle par la connaissance de l’infiniment petit, qui ne peut se lire que par l’intermédiaire de la technologie, ce qui nous oblige d’y confier son existence, comme les croyants la confient à dieu. De la sorte la république est attaquée de toute part, alors qu’elle croyait que le respect des religions ne deviendrait pas un recours devant la faiblesse de l’action socialisante du travail définit comme une charge et devant la faiblesse d’un enseignement général insuffisant tandis que celui supérieur n’est accessible qu’à quelques initiés. Ainsi, devant le rôle des hommes politiques qui se sont transformés en gardien d’un potentiel mercantile, sans philosophie autre que son expansionnisme, le recours à dieu ouvre une nouvelle ère par l’expression du pire de ces aspects, celui du littéralisme. Dieu peut-il dire aux hommes que ce sont les hommes qui parlent de ce qu’ils ont compris de Dieu comme l’on fait, Spinoza, Giordano Bruno,, Copernic, Kepler, Gallieni, Descartes, Pascal, Newton qui étaient tous croyant. Ne pouvant découvrir que ce que notre intelligence peut comprendre, le littéralisme religieux demeure une entrée en matière, du monde qui était celui de ceux qui l’on écrit, fondant sur ces bases et définissant l’évolution qui se confirmait par de nouvelles compréhension de la vie.

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 II en fut de même chez les musulmans où de nombreux penseurs voyaient dans le coran un livre ouvert sur la découverte de ce que les hommes qui l’avaient écrit concevaient des moyens d’obtenir une existence exemplaire. Tel Abu l-hudhayl al-‘ allaf, Avicenne et Averroès pour les plus connus des occidentaux, tant la liste et longue des philosophes de l’âge d’or islamique. Ainsi, la question de dieu ne peut se réduire à une acceptation littérale des écritures. Dans ce domaine les protestants réformés furent et sont toujours des chercheurs de l’esprit des textes, non qu’ils cachent quelques secrets qui dévoileraient dieu, mais comment ils peuvent se concilier avec les découverts scientifiques humaines qui sont tout autant son œuvre, comme l’avaient compris ceux dont j’ai cité les noms et qui parfois ont risqué leur vie face aux dépositaires tutélaires de la lecture des écritures.

Nous ne pourrons vivre le 21 siècle sans que les religions distinguent la foi des rituels organiques qui disparaîtront par « syncrétisation » devant le mélange des cultures qui sillonneront le monde, quand nous irons de paris à Tokyo en 3h. Pour l’instant le capitalisme pousse les populations au replie sur soi et l’islam représente l’immobilisme tyrannique refermé sur des comportements ancestraux d’un autre âge. Ceci aux seules fins de s’opposer au mercantilisme (le marché) qui n’a plus de respect pour la vie humaine, en qui il ne voit que production de monnaies sonnantes et trébuchantes qui n’ont pas manquées de contaminer aussi les états islamiques, qui tout en dénonçant les dérives capitalistes d’un occident marchand, n’oublient pas d’investir leurs pétrodollars dans cette économie plutôt que de les mettre au service de leur conviction religieuse et de leurs compatriotes.

Croire n’est pas un choix.

Nous vivons une transition aussi importante que le passage du polythéisme au monothéisme, les dérives de la comptabilisation de l’existence génère des réactions d’ignorances, mais également la prise en compte des erreurs d’une industrialisation scientifique, qui a irrémédiablement modifié l’environnement humain, et qui engendrera des réponses de celui-ci. Bien que nous ne lisions pas toujours le devenir qui se dessine, tant les informations sont brouillées par les conflits d’intérêts à courts termes, qui favorisent l’immédiateté émotionnelle pour toute réponse, toujours plus rapide et sans recul, dont bien des penseurs et philosophes jugeaient bon d’y faire entrer de la raison. Ceci impose de disposer d’un bon bagage de savoirs pour ne pas être abusé ou largué et ainsi tomber dans les bras de ceux qui nous vendent des potions magiques au travers de concept fondateurs respectables pour le rôle qui voulaient jouer dans l’universalité d’un bonheur sur terre ou au-delà. Bien qu’ils aient répandu misère et mort, ils sont prêts à remettre cela, en ignorant la volonté de ceux qui ont écrit la déclaration universelle des droits de l’homme pour que chacun ait une place au banquet de l’humanité. La religions islamique est encore en bute à l’esprit d’ouverture face à l’esprit de clôture, alors que les religions judéo chrétiennes ont fait, avec difficultés et dans le sang, le pas, forcé en cela par la laïcité, qui est né du développement des science, et qu’illustre Darwin, qui vers la fin de son existence ne croyait plus en dieu. Alors nous avons des défis énormes à affronter, repenser le libéralisme dans la collectivité mondiale, abandonner la comptabilisation suggestive de notre activité économique capitaliste pour l’assoir sur des données vérifiables et réfutables, l’énergie humaine, rendre la parole de dieu aux hommes et lui laisser leur foi, non dans des rituels éducatifs clos, mais dans l’infini des possibilités qu’il offre aux hommes qui s’ouvrent au monde et à l’univers de pouvoir croire tout simplement.

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S’ouvrir n’est pas un choix.

Il ne s’agit pas de s’ouvrir par principe, mais de savoir que de génération en génération le discours se dilue et se distord, et qu’il est heureux qu’il en soit ainsi sinon nous serions dans le déterminisme le plus absolu et les religions n’auraient jamais existé et nous serions condamné à vivre dans le capitalisme. Mais s’ouvrir ne signifie pas s’aliéner aux autres et repose sur une réciprocité et non sur une domination de l’un sur l’autre. Ensuite le temps fait son office et les générations les leurs pour que demain soit autre. Pourtant nous sommes réticent à cela, tous éduqués dans la vérité de nos cultures et il est triste de constater que le trait d’union des peuples n’est qu’un combat économique fondé sur le langage mathématique qui quantifie nos désirs suggestifs et utilise la culture pour s’opposer, aux risques de maintenir des archaïsmes d’un autre temps qui permettent de s’accrocher à une espérance à la quelle la république ne fait plus rêver. Il n’y a bien que Sarkozy pour croire qu’il suffit de s’appeler républicain pour l’être, à moins que ce soit la réalisation d’une intuition de feu Georges Frêche qui avait condamné le socialisme au bénéfice de la social démocratie et considéraient qu’il ne faudrait que deux partis majoritaires, l’un Républicain l’autre Démocrate. Nous verrons si après la déculottée des présidentielles de 2017 le PS franchit le pas pour se relancer.

 



21 réactions


  • César Castique César Castique 3 septembre 2015 09:49

    « Face à une république qui croyait qu’il suffisait de développer l’employabilité des hommes pour que le communautarisme ne soit pas un recours c’est râpé. »

     

    Elle croit tant de choses, la République, dans la foulée de ces « Lumières », qui croyaient, eux, avoir découvert la clé du paradis sur terre, sans être capable d’imaginer que l’homme n’avait pas vocation à édifier un paradis.

     

    Elle en était même arrivée à croire, la République, que le vivre ensemble était possible entre des communautés qui ne mangent pas les mêmes choses *, qui ne boivent pas les mêmes choses, qui n’ont pas du tout la même perception des rapports hommes/femmes, et qui diffèrent considérablement par leurs codes sociaux.


    * On pense « cochon », mais, par exemple, de la caroténoïde (E160) au formiate de calcium (E238), en passant par le bitartrate de potassium (E336) et les esters de propylène glycol d’acides gras (E477), l’Islam interdit une vingtaine d’additifs alimentaires.


    • leypanou 3 septembre 2015 10:20

      @César Castique
      "mais, par exemple, de la caroténoïde (E160) au formiate de calcium (E238), en passant par le bitartrate de potassium (E336) et les esters de propylène glycol d’acides gras (E477), l’Islam interdit une vingtaine d’additifs alimentaires. " : citez-nous la sourate du Coran qui les interdit ?


    • César Castique César Castique 3 septembre 2015 10:40

      @leypanou

      « citez-nous la sourate du Coran qui les interdit ? »


      Bien vu smiley

    • ddacoudre ddacoudre 3 septembre 2015 14:21

      m@César Castique

      bonjour césar

      l’histoire humaine dément tes affirmation. pour ceux qui sont croyants, comme pour ceux qui ne le sont pas ils épousent contraint par leurs parents l’éducation qu’on leur donne et parfois à coup de bâton pour toute liberté de choix à un âge ou notre cerveau ne dispose pas des capacités pour analyser le monde culturel dans lequel il se développe.
      je pense que comme tout le monde tu as du manger des merguez,, boire du thé, prendre des épices indiennes, des nems etc.. nos patates et tomates viennent d’un autre continent, notre monde n’est et ne sera jamais fermé, il a seulement était ralenti par les obstacles naturels et le syncrétisme c’est opéré lentement recouvert par la consanguinité dans les groupes que nous identifions par leurs caractères physiologiques, il aurait suffit qu’un de ces facteurs devienne un interdit ritualiste fondé ou non pour établir une discrimination pour ceux qui n’en seraient pas concerné. n« ai pas d’inquiétude dans quelques années nous ne mangeront plus de porc du tout, les musulmans nous aurons seulement précédé, non qu’ils aient raisons aujourd’hui de maintenir un interdit alimentaire qui hygiéniquement ne se justifie plus, mais parce que la nourriture carné ne sera plus l’aliment indispensable aux hommes de demain quand nous seront 12 milliard. déjà des chercheur et des industriel s’y penchent. ainsi les musulmans pour contraindre les populations à appliquer leur interdit alimentaire, il fallait un coup de bâton, c’est dieu qui l’a donné en fermant les portes de son paradis à ceux qui transgresseraient l’interdit. Nous faisons de même sur bien des points au nom, non d’un dieu, mais d’une culture, ce qui est la même chose, car tous d’eux représentent les »dominants systémiques" qui dirigent nos vie et cooptent des hommes qui vont les servir pour maintenir leur ordre et s’opposer à tous syncrétisme, qui aura lieu de toutes les manières.
      les romains avaient compris cela bien avant nous ils occupaient les territoires et laissaient les occupés libre de leurs cultures et croyances, d’eux il ne nous este que des vestiges, et tu ne te sens pas brimé ni diminué de ne pas appliquer leur culture, de manger couché, de faire des orgy, de te vêtir de toges etc, Disant cela je n’ai rien contre le fait de vouloir maintenir sa culture, mais même si elle est attaché à une régions du monde où elle a pris forme, elle est aussi une grande voyageuse et cela tu ne pourras pas l’empêcher. par ailleurs cela n’empêche pas avec de justes raisons que tu n’as pas à te laisser imposer celles des autres, et ce n’en est pas une pour leur interdire de pratiquer la leur. Mon beau frère qui est raciste dit : j’aime les étrangers quand il reste chez eux. heureusement que les Francs nous ont envahis avant lui sinon nous ne serions pas Français smiley

      cordialement.


    • César Castique César Castique 3 septembre 2015 15:17

      @ddacoudre

      « ...l’histoire humaine dément tes affirmation... »

       

      Bien que je me réfère à la même, j’en fais une lecture très différente, basée sur un clivage entre dominants et soumis, qui, à un moment, tentent, avec ou sans succès, de devenir dominants à leur tour.

       

      Quant à l’avenir sans viande, aux chercheurs et aux industriels capables de nourrir douze milliards d’individus, il faudrait d’abord qu’ils échappassent aux guerres haineuses que l’ignorance et l’impéritie mèneront contre le savoir et l’efficacité.


      « …les romains avaient compris cela bien avant nous ils occupaient les territoires et laissaient les occupés libre de leurs cultures et croyances, d’eux il ne nous este que des vestiges…  »


      Et un avertissement ! 


      Le sociologue italien Francesco Alberoni l’a crûment résumé dans le quotidien milanais Il Giornale, du 5 avril 2015 :

       

      « Avec la chute de l’Empire romain, sont arrivés les peuples barbares, hordes de prédateurs, capables seulement de saccager les cités, ne sachant ni cultiver ni construire. Leur domination s’est prolongée pendant plusieurs siècles sous le signe de guerres continues, de la misère et de violences. » 

      Tu parles d’un syncrétisme... smiley


    • foufouille foufouille 3 septembre 2015 16:35

      @César Castique
      pour la bouffe, ce sera des protéines d’insectes élevés sous l’eau. pour eux et les trop pauvres.


    • ddacoudre ddacoudre 3 septembre 2015 20:30

      @César Castique

      c’est un sujet que j’adore, explique moi alors comment des civilisations au fait de leur puissance et de leur intelligence s’écroulent devant des barbares, dirais-tu que ce sont des barbares qui ont remplacé la civilisation égyptienne et les civilisations du polythéisme, ni les uns ni les autres n’avaient forcément les mêmes croyance qui les conduisait à édifier des monuments, ce que nous avons fait également comme toutes les civilisations du monde, sauf celles qui vivaient dans leur biotope c’est à dire les forêts tropicales dont nous avons encore quelques groupes, il n’ont pas besoin de faire autre chose que lever la main pour se nourrir et n’ont besoin que de tabous et de totems rustiques.
      je ne partage pas du tout l’avis d’Alberoni, c’est un peu juste s’ils n’étaient que des barbare auraient -il pu renverser cet empire, il me semble que cet auteur a oublié que barbare en ces temps signifié étranger car les romains étaient aussi violent que tous mes autres nations de cette époque.
      cordialement.


    • César Castique César Castique 3 septembre 2015 23:05

      @ddacoudre

      « ...explique moi alors comment des civilisations au fait de leur puissance et de leur intelligence s’écroulent devant des barbares... »



      Je n’ai pas le sentiment que l’Empire romain était au sommet de sa puissance et de son intelligence au IVe-Ve siècle après Jésus-Christ, mais cela ne change rien au fait que les civilisations, comme les hommes, vieillissent, se fatiguent, répugnent à lutter et meurent.


      Du moment qu’elles cessent de croire qu’elles sont supérieures aux autres, elles entrent en décadence, n’ayant plus ni la force ni la volonté de se défendre. Voilà pourquoi elles s’écroulent face à des barbares, confiants, eux, dans leur supériorité, ayant la force et l’envie de se battre.


      « je ne partage pas du tout l’avis d’Alberoni, c’est un peu juste s’ils n’étaient que des barbare auraient -il pu renverser cet empire... »


      Pour les raisons que je viens d’exposer, la vieillesse, la fatigue, la perte de la foi en la supériorité de Rome et le bradage de la citoyenneté, à partir de la Constitution antonine, en 212.


      Cela dit, cette forme de déclin ne touche pas que les civilisations, elle atteint également les régimes politiques. De mon point de vue, la monarchie française et l’Union soviétique ont, toutes choses égales par ailleurs, suivi une trajectoire de ce type. 


      « ... cet auteur a oublié que barbare en ces temps signifié étranger car les romains étaient aussi violent que tous mes autres nations de cette époque. »


      Pour Alberoni, le barbare n’est pas le violent, mais celui qui, ne sachant ni cultiver ni construire, n’est capable que de saccager les cités.

    • César Castique César Castique 3 septembre 2015 23:10

      @foufouille


      Si on se réfère aux docteurs de la foi, il ne doit pas être impossible de rendre les insectes halal, puisque dans son infinie sagesse, Allah a déjà décrété que les criquets sont licites, à condition d’avoir été tués dans les règles.

    • ddacoudre ddacoudre 4 septembre 2015 12:24

      @César Castique

      César nous réalisons 38 millions d’actions dans une années, essaie de calculer de combien tu t’en souviens. pourtant chacune d’entre elles aura une incidence sur l’environnement qui a son tour nous affectera et auquel nous formulerons une réponse adaptative et ainsi de suite à vitam æternam, constituant la base de notre évolution à différente échelle suivant les espèces et le biotope dans lequel elles vivent.
       L’évolution n’est pas uniforme est n’est qu’un moyen d’adaptation à une planète qui n’est pas figé et poursuit elle même, comment dire, sa trajectoire dont nous nous faisons seulement une représentation compréhensible, que sur la base de données que nous pouvons comprendre, nommer, lister, compter.
       La mécanique quantique qui bouscule scientifiquement ce 21 siècle est la retranscription de ce monde atomique définit par Aristote, de cette énergie défini par le bouddhisme etc. Quand l’on poursuit le raisonnement nous en arrivons à comprendre que nous ne sommes seulement qu’une information qui crée de l’information avec un minimum de maitrise, sinon nous serions dieu, la nature, etc. ce que tu veux. C
      ’est dans ce cadre que toutes les édifications sociétales qui se constituent en fonction de la nécessité de leur environnement ne sont pas, sur la base d’un bagage inné commun, semblables et égales dans les paradigmes qu’elles développent du rapport dominant/dominé, où, le dominant géniteur laisse la meilleure progéniture possible pour faire survivre son espèce et non par désirs de puissance.
      Ceci même si pour y parvenir il doit être puissant. Si donc ce puissant est remplacé par sa propre géniture, c’est le Fils qui tue le Père pour lui succéder. Pour autant il n’est pas assuré que l’évolution de son environnement comme celui de ces gènes qui encrerons tous les traumatismes de son existence et dont le père ne pouvait pas être porteur génétiquement, puisque ces événements n’existaient pas quand lui a bénéficié de ceux de son Père.
      Cela, laisseront la place possible à un autre, parce qu’il ne sera plus apte à être le puissant, non qu’il ne veuille plus l’être ou qu’il soit mauvais, mais seulement parce que il ne peut maitriser les milliards de données qui régulent nos existences.
       Nos civilisations reposent sur ce même schéma, puisqu’elles sont issus de notre cerveau.
      Généralement j’explique cela d’une manière plus simple en prenant comme référence les forêts tropicales.
      Sur un substrat fertile composé de ce qu’offre la nature et de ceux qui se décomposent pour être morts et former le terreau, les arbres s’élèvent dans une compétition où leurs nombres les conduit à être les premiers à exposer leur feuillage au soleil.
      Pour cela, ils ont besoin de la solidité du tronc et de ses ramures afin de s’exposer au soleil, mais aussi pour résister aux évolutions de la nature, à ses mouvements. Si le rapport entre la quantité de feuillage exposer au soleil et aux risques naturels n’est pas bon, lors d’un événement violent, par exemple une tempête, l’arbre s’écroulera et ira servir de substrat.
      Alors que son feuillage, ses élites, était au sommet de ses capacités pour extraire du soleil toute l’énergie nécessaire, et en première place dans la compétition.
      C’est ce processus qui a emporté toutes les civilisations, même si pour les Aztèques la tempête fut les envahisseurs espagnols que l’on ne peut classer comme ignorant comme tu dis que le définit Albéroni.
      Actuellement nous vivons ce schéma en Europe. Les élites qui sont donc nécessaires se coupent des populations et quand viendra la tempête, le peuple elle ne pourrons pas soutenir celles-ci (abstention) parce que dans la compétition ces ont créé une fracture sociale et intellectuelle entre elles et le peuple sur lequel elle se reposent pour briller au soleil.
      Dans ce cadre je ne pense pas, et là je te rejoins pour le risque d’invasion, que ce sera l’islamisme, certes il occupe une place médiatique par instrumentalisation politique pour faire régner la peur dans l’occident, mais ne dispose pas les capacités d’envahissement, si ce n’est dans nos fantasmes, parce que nous voyons des français s’y convertir.Sur 7 milliards d’humains, ils sont1,6 milliard, les religions, juif, cathos etc. 2,4millards, et sur le reste il n’y a que 136 millions d’athées qui vivent suivant des préceptes religieux même s’ils ne croient pas en dieu.
      l’invasion est économique cela sera la lutte entre deux applications du système capitaliste, celui du Tafta qui se constitue contre celui du Bric. Et pendant que l’Europe se fait absorber par le Tafta sans solliciter l’avis des populations elles sont les inondées par les médias et les tenant du pouvoir d’une peur plus fantasmé que réelle, car l’on meurt plus du tabac que du terrorisme, de manière que la population voient dans cette alliance économique une sauvegarde, alors que ceux qui l’initient le font pour les « plumer ». L’exemple d’une fin tyrannique de l’Europe leur sera t elle plus profitable que la peur là et l’enjeu.
      Désolé d’avoir été un long. tu me donnes l’idée d’en faire un article

      cordialement.


  • Gabriel Gabriel 3 septembre 2015 11:18

    Pas facile de vivre ensemble, peut-être devrait on commencer par se tolérer les uns les autres. Est-ce qu’une partie du problème ne viendrait pas du fait que celui qui est persuadé de détenir la vérité veut l’imposer aux autres ? Je m’interroge, nous faisons tous des erreurs. Les pays, les races et les mœurs sont tellement différents que nous devrions nous retrouver sur des causes communes telles que la protection de notre écosystème et le respect de la vie d’autrui mais, déjà rien que sur ses principes de base, nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord. Ajoutons à cela les petits filous qui nous gouvernent, exacerbent et encouragent le communautarisme (Diviser pour mieux régner) afin de continuer à nos faire les poches en tout impunité et, cher ddacourdre je partage votre morosité. 


    • ddacoudre ddacoudre 3 septembre 2015 15:28

      @Gabriel

      Non il n’est pas facile de vivre ensemble quand le libéralisme développe l’individualisme égoïste pour empêcher les gens de se trouver une conscience de classe et permettre ainsi aux plus riches ou aux plus instruits de dominer les autres en devenant des puissants incontournable. et d’un autre côté une communautarisme qui conserve ses archaïsme et renâcle toujours a s’ouvrir au déroulement d l’existence qui ne peut bien entendu pas coller avec ses rituel d’un autre siècle.
      c ’est pour cela que nous devons reconquérir le libéralisme et les croyants regarder l’œuvre présente de leur dieu, pour modifier leur rituels et lui conserver une foi apaisante.
      ddacoudre.over-blog.com .
       cordialement


  • MagicBuster 3 septembre 2015 11:43

    @l’ange Gabriel

    C’est bien gentil de faire la leçon, bien sûr se tolérer apparait être un minimum.
    En effet, les gens bien élevés se supportent à minimum.

    On tourne cela dans le sens de la solidarité européenne. La question n’est pas là.
    (Les Français ont dit NON à cette Europe en 2005 ; je le rappelle)

    Il ne s’agit pas d’européens.
     Quid de la solidarité africaine ?
      Quid de la solidarité musulmanes ?

    Je trouve inacceptable qu’on nous retourne la faute.

    Le problème initial ne sera pas réglé, nous allons importer leur problème chez nous.

    Et nous ????
    Ou allons nous pouvoir fuir cela ?


    • Gabriel Gabriel 3 septembre 2015 12:08

      @MagicBuster

      Excusez moi mais je pense que vous interprétez mal mes propos, en aucun cas je fais la leçon à qui que soit, comme vous j’émets juste un avis. Concernant la solidarité Européenne, si elle ne fonctionne pas c’est tout de même bien la faute à nos dirigeants mondialistes qui courbe l’échine face aux US. Tous les pays font du protectionnisme afin de protéger leurs populations sauf l’Europe qui, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, est un panier percée.


  • Crab2 3 septembre 2015 16:55

    Prime la démagogie oeuvre d’une bonne partie de l’élite, et dans bien des cas issue des rangs de la gauche

    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/09/le-petit-monde-de-melenchon.html

    ou sur

    http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/09/03/le-petit-monde-de-melenchon-5679573.html



  • ddacoudre ddacoudre 3 septembre 2015 17:20

    bonjour Crad2

    ne fait pas de fixation sur la gauche car tu te livre alors a la démagogie que tu déplores. cela me fatigue parfois toute ces incantation que l’on se jette à la figure qui ne sont que des entité derrière lesquelles l’on s’abrite pour ne pas assumer la responsabilité de nos décisions.L’entreprise, l’état, la nation, le peuple, le parti, le journal, les médias etc. ,formulation que nous utilisons tous, nécessaire représentation de la collectivité qui commande de savoir qu’il n’est pas une bonne chose de leur avoir donné une responsabilité morale derrière laquelle ce qui sont responsable de décision d’une responsabilité physique se planquent ou s’en exonèrent. comment peut on rendre responsable de telles entités, j’ai la réponse je te laisse la découvrir.
    ddacoudre.over-blog.com .
    cordialement.


    • Crab2 3 septembre 2015 18:18

      @ddacoudre bonjour, mon propos porte sur une bonne partie de la gauche ( dite des élites ) correspondant à ceux la-mêmes qui la dirige ou la représente


  • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2015 18:43

    merci à l’auteur de ce magnifique article.


    • ddacoudre ddacoudre 3 septembre 2015 20:33

      @olivier cabanel

      salut olivier content que de ta visite et merci pour le compliment
      cordialement à+


  • soi même 3 septembre 2015 21:12

    @ ddacoudre, c’est inévitable de vivre cette désillusion, qui a vraiment compris ce que l’on prête à Andrée Malraux, le XIX siècles serra spirituel où pas .
    Il est évident qu’il a pas été compris et l’on est aujourd’hui en panne de réalisation créative pour raison simple à comprendre au lieux que les verrous soient dissous, ils ses sont scléroser et c’est le pire égotisme qui triomphe.


  • ddacoudre ddacoudre 4 septembre 2015 12:43

    bonjour soi même

    l’égotisme est indispensable à l’existence pour ne pas tomber dans le suicide altruiste. c’est toute la difficulté de trouver la bonne place pour rendre aux autres ce qu’ils nous donne car ce sont les autres qui nous nomme et disent qui nous sommes.
    je ne sais plus a qui je commenté que croire n’est pas un choix c’est une partie intégrante programmatique de notre « cerveau ou gène » les scientifique n’ont pas encore éludé cette aptitude si indispensable. Ainsi chacun croit à quelque chose. Certains disent à ce que je vois, d’autres en un dieu indéfinissable, qu’il fantasme pour se le rendre accessible, Cela fonde les sociétés sur la base de ce que les humains ont compris de ce que l’on prête à dieu ou a la réalité de ce qu’ils voient (sachant combien la vue est trompeuse, ils ont autant de chance de se planter, alors qu’il pensent détenir une assurance vérifiable) et cela évoluera si comme tu le dis ça ne se sclérose pas dans un excès d’égotisme encouragé par ce qui est amusant un croyant (Adam Smith) qui est un des principaux penseur du libéralisme qui fait l’éloge de l’individualisme comme meilleur moyen de parvenir au développement de l’intérêt collectif, ce en quoi ils c’est planté, je suis sur un article à ce sujet. la nécessité de s’aimer pour exister n’oblige pas d’être narcissique à outrance même s’il faut se distinguer des autres pour s’offrir en choix possible.

    cordialement.


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