lundi 16 janvier - par Elric Menescire

La retraite redeviendra-t-elle l’antichambre de la mort ?

"La société n'existe pas"

Margaret Thatcher

 

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Le battage médiatique tourne à plein régime : sur toutes les ondes, les ministres macronistes et autres "journalistes" macronolâtres font la retape pour une réforme qui serait "juste", "équitable" et "responsable".

On ne compte plus les arguments fallacieux et autres procédés bidons, destinés à "convaincre" un peuple de récalcitrants à la grandeur, la beauté et la justice macroniennes, et à l'impérieux calendrier de cette réforme "nécessaire".

Un peuple qui reste convaincu à plus des trois quarts, contre vents et marées sondagères et journalo-orientées, que rester deux ans de plus sur le billot, c'est bien deux ans de trop.

Et puis, étant donné que tout le monde sait qu'à chaque fois qu'un macroniste dit blanc, c'est noir, et que les individus qui prétendent diriger le bateau France (vers le précipice ? Ou l'iceberg ? Mystère) ont toujours un plan de com' d'avance, il est temps de se poser les bonnes questions.

Celles qui réellement, fâchent.

De quoi cette réforme est-elle donc le nom ?

De quelle vision de la société porte-t-elle la signature ?

Pourquoi, au fond, une telle réforme maintenant, alors que le pays fait face à de très nombreux défis, certains étant même de nature existentielle ?

N'y avait-il pas plus urgent à faire dans la période ?

 

Emploi vs travail

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'europe est exsangue.

Des millions de morts, de réfugiés, de sans abri.

Un système productif à terre, des destructions massives.

Tout est à reconstruire.

Or, en sept mois, et contre vents et marées (à savoir le patronat, mais aussi les gaullistes et autres "réformistes" comme les syndicats style CFTC et FO, créé en 1947) la CGT, aidée à l'Assemblée par plusieurs centaines de députés, et au gouvernement par 4 ministres tous communistes, va réussir à mettre en place, grâce à ses 5 millions de militants qui seront jour et nuit sur le terrain, les caisses du Régime Général de Sécurité Sociale.

Caisses qui existaient déjà précisons le, mais qui n'étaient pas unifiées, et qui surtout étaient gérées par les patrons.

La grande nouveauté ? Sur plus de 1200 caisses existantes, 700 seront préemptées et entreront dans le Régime Général de Sécurité Sociale, Régime qui sera alors géré par les assurés eux-mêmes, via leurs élus syndicaux. Ce système tiendra jusqu'en 1967, quand les gaullistes, appuyés par les syndicats réformistes une nouvelle fois, pondront les ordonnances Jeanneney, qui institueront le "paritarisme" dans les caisses de Sécu. En gros, ces ordonnances retireront le pouvoir de gestion aux élus des salariés, en donnant le pouvoir "à parts égales" entre tous les syndicats, de salariés comme patronaux. Les syndicats réformistes s'alliant par nature toujours avec le patronat, la CGT perdit la gestion de la Sécurité Sociale en 1967, et la suite on la connait (ou pas) : les premières grèves commenceront en mai 67, et dureront jusqu'en...mai 68, quand les étudiants rentrèrent à leur tour dans la danse.

Ces faits sont bien sûr largement occultés dans l'historiographie contemporaine : toutes les saloperies -désormais devenues macronistes- qui étaient soi-disant "sur les barricades" à l'époque, genre Cohn-Bendit et autres Romain Goupil, vont vous gonfler les oreilles pendant des plombes sur "combien c'était bien mai 68, ce vent de liberté et de libération des moeurs" mais bien sûr, pas un mot sur l'origine véritable de ce conflit. Un conflit social d'ampleur, qui eut pû devenir révolution, si les mêmes n'avaient pas incité les travailleurs à reprendre le travail une fois quelques victoires acquises. On peut citer l'augmentation du SMIC de 30%, et le retour à la semaine de 40 heures... 

De Gaulle refusa absolument de revenir sur une seule et unique chose en juin 68, à Grenelle.

Devinez laquelle ? Les ordonnances Jeaneney...

Toujours est-il que ne pas oublier cette histoire, c'est avant tout la reconnaître : reconnaître aussi que ceux qui ont rendu possible la Sécurité Sociale à la française, ce conquis social historique ("la plus belle conquête des travailleurs"), dans un pays exsangue, ruiné, au lendemain d'une guerre dévastatrice, l'ont fait avant tout grâce à leur détermination. Nous parlons ici de plus de 5 millions de cégétistes, qui ont travaillé jour et nuit, contre énormément d'oppositions, pour préempter les batiments administratifs, parfois même les construire sur leur temps libre (les mairies, comme les patrons des caisses de sécu déjà existantes rappelons-le, leur mettaient énormément de bâtons dans les roues). Il a fallu aussi former les futurs administrateurs des caisses de sécu nouvellement créées, administrateurs issus des classes populaires...

Soulignons ensuite que durant les 21 ans que dura la gestion ouvrière des caisses de sécu, de 1946 à 1967, le système permit de relever de façon remarquable l'espérance de vie, tout en transformant un système de santé et hospitalier moyenageux en système moderne et efficace : l'espérance de vie était de 59 ans en 1945, et le taux de mortalité infantile à plus de 52 pour mille, chiffres qui chuteront drastiquement en vingt ans pour atteindre les meilleurs taux des pays industrialisés. Tout ceci fut rendu possible grâce au mode de financement innovant, la cotisation, qui permit de détourner une part significative de la valeur produite par les travailleurs au profit exclusif de ces mêmes travailleurs, et de leurs familles.

Mais il y a encore plus de positif, comme par exemple l'effet sur la société : comment les retraités vivent-ils leur retraite ? Comment occupent-ils ce temps où ils sont désormais libérés de la contrainte productiviste ?

Et là aussi, les chiffres sont éloquents : un tiers des retraités sont bénévoles dans une ou plusieurs associations, ce qui représente directement 90 000 équivalents d'emplois à temps plein. Des emplois qui, de toutes façons, ne pourraient être pourvus autrement : que l'on pense ne serait-ce qu'aux Restaus du Coeur, et à ces myriades d'associations qui remplissent le rôle d'un état défaillant... mais plus, bien plus, il y a ces millions de retraités qui gardent leurs petits-enfants, pour un équivalent de 23 millions d'heures de garde par semaine (!). 

Cette réforme, si elle passait, impacterait directement tout ce tissu associatif, tissu qui rend énormément de service à la collectivité. Ces millions de retraités sont en effet toujours actifs, ils travaillent toujours, bien qu'ils ne soient plus en emploi ... ce qui prouve indubitablement la vision hors sol de la macronie : ils ne peuvent concevoir que ceux qui ne sont plus en emploi travaillent toujours. Pas étonnant que les libéraux aient cette vision des choses, car pour eux la société n'existe tout simplement pas : il n'y a que des individus, par essence responsables de leur sort.

Un peu d'égalité des chances -c'est bien connu un fils de médecin a la même chance de départ qu'un fils de RMIste - et hop ! si t'est pas une grosse feignasse, tu montes ta startup, et tu possèdes une Rolex avant tes 50 ans.

 

Une autre vision de la société

Notre système de retraites est donc l'héritier de cette vision partageuse (bouhh le vilain gros mot) : il est organisé par répartition, mais une répartition très particulière, car clairement d'essence communiste (re bouhhh, re le vilain grooos mot). En effet en soustrayant plus de 70% des pensions au "j'ai cotisé, j'ai droit", et calculant les pensions du Régime Général sur un nombre de trimestres, plutôt que sur le montant cotisé, ce système fait échapper des sommes colossales au marché... tout en affichant clairement la couleur. A savoir, les travailleurs le restent toute leur vie, qu'ils aient produit un peu, ou beaucoup, du moment qu'ils n'ont que leur force de travail comme capital, ils n'ont pas d'autre choix, et doivent être couverts en fonction de leurs besoins. Pas de ceux du marché.

En 2019, macron proposait une réforme "par points", donc ici aussi une répartition, mais d'ordre capitaliste : "j'ai cotisé tant, donc j'ai droit à tant". 

Ce principe est fondamental : il faut distinguer l'essence des choses, pour comprendre ce qui les sous-tend, et la vision de la société de ceux qui portent ces "projets".

Pour Croizat et les communistes de l'époque, nous l'avons vu un travailleur l'est et le reste toute sa vie, qu'il soit en activité ou pas. Soulignons d'ailleurs que ce principe s'applique à tous les "risques" et autres "branches" de la sécurité Sociale. Je mets entre guillements car ces deux mots étaient absents du projet de 1946 : ils sont rentrés dans le champ lexical en même temps que les gestionnaires dans le système, en 1967. A l'époque de sa création, le Régime Général de Sécurité Sociale ne comportait pas de séparation des "risques" : on assurait aussi bien la maladie, et la famille, que la maternité ou l'Accident de travail. Et là aussi, la nature des prestations ne fait aucun doute : pour la Famille par exemple, qui sait aujourd'hui que les Allocations familliales (vous savez, ce truc d'assistés, ce pognon de dingue qu'on file à tous ces branleurs ? ) furent créées dès les années 30 par...les patrons, avec des taux différents selon les entreprises, et n'étaient servies qu'au chef de famille qui travaillait dans l'usine, et bien sûr sous conditions de présence (vous étiez malade ou en Accident du Travail ou en grève.. vous n'en aviez plus).

Ces "allocs" étaient une formidable arme de division massive entre travailleurs : il suffisait au patron de l'usine de métallurgie A de se mettre d'accord avec le patron de l'usine B pour moduler le taux, en cas de grève de toutes les usines de métallurgie pour les salaires par exemple, pour fissurer rapidement le front gréviste dans toute la métallurgie...au boulot bande d'assistés !

Le génie de Croizat et des communistes de l'époque ici aussi, ça n'est pas d'inventer les allocations familliales ("ce truc de coco"), mais de les transformer, de les subvertir. Comment ? 

1/ en unifiant le taux de cotisation : un seul taux pour toutes les entreprises

2/ en calculant ces allocations sur la base horaire d'un travailleur de la métallurgie...

Ce qui revient à dire que, dans cette vision de la société, les parents sont des travailleurs qui méritent un salaire à la hauteur de leur travail. A tel point que ce salaire est assimilé à celui d'un des emplois les plus difficiles de l'époque (ouvrier métallo). Et quelque part, n'est-ce pas vrai ? Etre parent, c'est se lever à n'importe quelle heure pour changer les couches, faire le ménage en permanence, être en état de veille en permanence, en définitive c'est travailler en permanence au bien-être de ses enfants...

Pourquoi donc une assistante maternelle, une nounou ou une salariée d'une entreprise d'aide à la personne mériterait le statut de travailleuse, alors que la même personne, qui ne fait que s'occuper de ses enfants mais effectue les mêmes tâches, ne le mériterait pas ?

L'exemple est bien sûr valable pour le type au chômage qui entretient son jardin : mettez lui un uniforme avec le sigle VEOLIA sur le dos et tout d'un coup magiquement il travaille, et n'est plus un sale chômeur...

Ici aussi, c'est uniquement la vision capitaliste, et pire aujourd'hui libérale du cadre dans lequel doit s'exercer l'activité, qui prédomine. Il n'en a pas toujours été ainsi.

 

Une réforme ? mais pourquoi ?

Nous en venons donc au coeur du sujet : les arguments qui rendraient "nécessaire" cette réforme.

Je pourrais bien sûr les passer tous en revue, et envoyer direct un contre argument bien senti, mais d'autres le font aussi bien voire mieux que moi partout sur les ondes à l'heure actuelle (au hasard cette vidéo qui vaut mieux qu'un long discours), mais ne serait-ce que sur l'argument financier, qui est dans toutes les bouches de la macronosphère à l'heure actuelle, soulignons que le soi disant déficit prévisionnel pour l'année prochaine de 2 milliards d'euros et d'une part, contesté par les spécialistes, et d'autre part, n'existe tout simplement pas.

Car si on annule ne serait ce que les multiples cadeaux faits aux très très riches, et qui ont encore coûté plusieurs milliards aux finances publiques (c'est à dire à nous) cette année, le système serait plus qu'excédentaire...

2 milliards d'euros ? C'est le coût rien que pour cette année de l'exonération des charges cotisations patronales sur les heures supplémentaires. Exonération qui, comme le CICE (coût : 21 milliards par an) n'est compensée par rien

Je répète : rien. Pratiquement pas de création d'emplois, et par contre des dividendes records année après année, dans la poche des actionnaires. Particulièrement en France, ce pays "communiste" où le coût du travail est soi disant "prohibitif". Mon cul.

Le taux de productivité du salarié français est parmi les plus hauts du monde (c'est pas moi qui le dit mais le ministère des Affaires étrangères français quand il fait sa promo à l'étranger, d'ailleurs c'est encore une preuve du niveau de veuleurie et de perfidie de la macronie qui n'arrête pas de brailler l'inverse sur tous les plateaux télé), et ça les investisseurs le savent. Macron leur déroule le tapis rouge en leur permettant de se gaver toujours plus sur leur dos. La part des salaires dans le partage du gâteau (la "valeur ajoutée" qu'ils disent") n'a cessé de baisser depuis ces quarante dernières années. Et ça n'est pas l'inflation actuelle, qui grignote encore plus les salaires, ou même les mesurettes macronistes, qui profitent bien plus aux nantis qu'aux autres, qui vont changer quoi que ce soit à cet agenda...

 

Toujours plus cadeaux aux plus fortunés, toujours plus d'efforts pour les autres

En effet depuis le premier quinquennat de Manu la ristourne, et plus encore depuis la criiiise Covid, c'est à un véritable festival qu'on assiste.

Quoiqu'en disent les trolls macronolâtres payés pour se répandre en mensonges divers et variés sur le web, Manu la reniflette est bien le président des nantis, en même temps qu'il est le président du saccage social : Lois macron et "loi travail" affaiblissant considérablement le pouvoir des syndicats dans l'entreprise (et quel autre contre pouvoir, à part les syndicats, existe-t-il dans les entreprises ? L'inspection du Travail ? Ca tombe bien, macron l'a sabotée aussi avec ses lois), mais aussi sabotage de la Médecine du Travail, sabotage de l'assurance chômage, sabotage des APL, sabotage de l'enseignement supérieur gratuit et accessible pour tous (Parcours Sup, une brillante réussite)... et quand bien même certains reconnaitraient avoir fait "des erreurs" comme avec la baisse de 5 euros des APL, bien sûr cela ne les empêchera en rien de changer une virgule à leur programme de saccage méthodique.

Et en même temps bien sûr, les petits cadeaux à ceux qui ne savent plus quoi faire de leur fric tellement ils en dégueulent par tous les pores de leur peau : CICE, Flat tax, Exit tax, suppression de l'ISF, exonérations multiples et variées de dizaines de millairds d'euros de cotisations, verrou de Bercy permettant aux plus fortunés de continuer à pratiquer l'évasion fiscale massive sans aucun risque et j'en passe... Résultat ? Alors que le taux d’impôt sur les sociétés était de 33,33 % de 1993 à 2017, il n’est plus que de 25 % en 2022. Le taux de cet impôt était encore de 50 % jusqu’en 1985. Bingoloto : « L’impôt sur les sociétés ne représente que 12,7 % des recettes fiscales nettes pour 2022 et pourtant les entreprises en France génèrent plus des deux tiers de la valeur ajoutée (69 %) ».

Comme le résume bien cet article de Basta : "ces baisses d’impôts pour les entreprises ont continué tout au long du quinquennat, jusqu’au plan de relance de l’économie lancé en septembre 2020, après la première vague du Covid. Ce plan comprenait « une nouvelle baisse des impôts des entreprises de 20 milliards d’euros, étalée sur deux ans (2021 et 2022), pour 600 000 entreprises ». Cette réforme s’est traduite par la diminution de 50 % de plusieurs impôts locaux payés par les entreprises"

Et c'est là que nous en arrivons aux vrais but de cette réforme des retraites.

 

Répondre aux injonctions de Bruxelles : faire payer la crise aux salariés

C'est un article de l'excellent site d'autodéfense intellectuelle Elucid qui l'avait, entre autres, révélé avant l'élection présidentielle : le 28 juillet 2020, macron recevait des mains de Pierre Moscovici, le rapport annuel de la Cour des Comptes dont ce dernier était rapporteur. Un rapport alarmiste, qui préconisait (comprendre : tu n'as pas le choix sinon Bruxelles va te tomber dessus) de réduire très fortement les dépenses publiques françaises, dans des proportions jamais vues de mémoire d'énarque.

Dit autrement : une cure à la Grecque pour les Services Publics, et les dépenses publiques françaises.

Extrait du rapport :

« -Maîtriser l’évolution des dépenses publiques, en contenant leur progression à +0,7 % par an en volume entre 2022 et 2027(...) Cette stratégie doit reposer sur la poursuite des réformes structurelles favorables à l’activité, ainsi que l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique. Les réformes structurelles ont concerné des pans importants de la dépense depuis 2017 formation professionnelle, logement, audiovisuel public, ferroviaire, indemnisation du chômage, accompagnement des plus éloignés de l’emploi. (...) 

Quand on sait que l'évolution de la dépense publique se situe, en moyenne, à +1,4 %..et ce sans grosse augmentation des budgets, voir l'état du service public de Justice ou des hôpitaux après des années de budget "normal", on s'imagine sans peine ce que cela veut dire avec exactement moitié moins de progression. 
Mais la fête n'est pas finie, poursuivons : 

-Les administrations de sécurité sociale, qui représentent la moitié de la dépense publique, devront également participer à la modération des dépenses, avec la poursuite de la transformation du système de santé, engagée avec le Ségur de la santé, et au-delà des facteurs exceptionnels liés à la crise. Il apparaît nécessaire, tout en confortant notre système de santé, et en particulier l’hôpital, d’appliquer à nouveau une norme de dépenses, de mobiliser les marges d’efficience de notre système de santé, de prévenir plus activement les pathologies et les accidents de santé ou encore de contenir la progression des dépenses d’indemnités journalières.

Ici c'est la Sécurité Sociale et plus particulièrement sa branche maladie qui est visée. Voir toutes les mesures votées récemment, très souvent en douce, et visant à diminuer les indemnités journalières servies aux assurés, où à durcir les conditions d'ouverture des droits... le dernier exemple en date étant le déremboursement des téléconsultations, retoqué provisoirement par le Conseil Constitutionnel récemment. Je ne parle même pas de l'état actuel de l'hôpital, à part pour François Braun et quelques autres aveugles congénitaux qui estiment que tout va très bien madame la Marquise, la majorité des français est en train d'assister à l'effondrement programmé de l'Hôpital Public. On meurt dans les couloirs des urgences, de juste trop attendre une prise en charge qui ne vient pas, ou de subir un mauvais diagnostic de la part d'équipes médicales rincées et épuisées...

N'oublions pas également le récent saccage de l'assurance chômage, sous des prétextes fallacieux. C'était aussi écrit noir sur blanc dans le rapport : 

Une troisième priorité concerne la politique de l’emploi, l’enjeu étant de mieux ajuster les dépenses en faveur de l’emploi et de l’indemnisation du chômage en fonction des cycles économiques et d’améliorer leur efficacité pour prévenir le chômage de longue durée et favoriser une insertion durable dans l’emploi, notamment des publics fragiles (jeunes décrocheurs, publics non qualifiés, seniors).

Puis vient le coeur du sujet qui nous préoccupe : 

Le système actuel de retraite est trop fragmenté et porteur d’inégalités (comme en témoigne l’impact de la crise sur les indépendants) ; il n’incite pas assez à l’emploi des seniors, alors que la France pâtit d’un taux d’emploi des seniors parmi les plus faibles des pays avancés, ce qui freine la prospérité collective du pays ; enfin, la soutenabilité financière du système n’est pas assurée avec les paramètres actuels

Ce document date, rappelons le, de 2021. Il était donc clair et net que tout n'était qu'une question de temps avant que ces belles préconisations et autres recommandations ne se matérialisent brutalement dans la politique macroniste. Rappelons que cet individu, ainsi que tout son gouvernement, est un européiste forcené. Il a d'ailleurs envoyé à Bruxelles sa "feuille de route budgétaire", feuille reprenant au mot près les préconisations de ce rapport de la Cour des Comptes, en gage de bonne foi de sa future politique, et ce dès l'été 2021.

Ces mêmes orientations se retrouvent ainsi en bonne place sur le site officiel de la Commission Européenne, dans la section "France". 

Pour ces gens-là, tout est déjà plié de longue date.

 

Un mort vaut mieux que deux tu l'auras

Le gouvernement a donc choisi son angle d'attaque : plutôt qu'une réforme "par points", il prend une mesure paramétrique : décaler l'âge légal de départ à la retraite.

A quoi cela conduira-t-il concrètement ?

Premièrement, cette mesure paraitrait idiote au premier étudiant en économie venu : dans un pays ou près de la moitié des travailleurs sont au chômage à partir de 55 ans (c'est la DARES, organisme dépendant du ministère du travail, qui le dit dans son rapport du 28 avril 2022), quel argument justifierait donc de maintenir des gens en emploi deux ans de plus...alors qu'ils se font pousser vers la sortie à partir de 50 ans ?

Notons qu'on parle d'âge légal : pour un certain nombre de cas, c'est très souvent au-delà de cet âge que les gens pourront partir, quand bien même ils l'auraient déjà atteint. Parlons ici des personnes aux carrières hachées (femmes ayant eu des enfants, à temps partiel subi), des étudiants ayant commencé à travailler très tard, et j'en passe...de très nombreuses personnes partent déjà bien plus tard que les 62 ans actuels. Oh, elles pourraient bien sûr partir à 62 ans (et bientôt 64) vous rétorqueront les cyniques macronistes : ce qu'ils oublient de vous dire c'est que le système de décôte qui s'applique à leurs pensions feront qu'ils n'auront d'autre choix que de continuer à travailler, ou alors partir avec une retraite de misère... le choix est très souvent vite fait.

Les statistiques ici aussi ne mentent pas : avec un âge légal à 62 ans actuellement, la majorité des retraités part à 63 ans aujourd'hui (source : Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse)

Donc on s'en doute, le fait de repousser l'âge légal de deux ans permettra de pousser vers la sortie naturellement (c'est à dire pour cause de mort) un plus grand nombre de travailleurs qui autrement, auraient pu prétendre à s'arrêter plus tôt. Et, plus spécifiquement, ceux le plus usés par une vie de labeur : les fameux métiers pénibles, usants pour le dos, les articulations, le système nerveux, cardiaque et respiratoire...tous ces beaux métiers (port de charges lourdes, bâtiment, industrie, artisanat etc.) qui font que les salariés les plus pauvres meurent en moyenne 13 ans plus tôt que les cadres. Ici aussi c'est un organisme gouvernemental qui le dit, l'INSEE, dans sa dernière étude sur l'espérance de vie des français selon la catégorie socio professionelle. C'est ainsi un quart des salariés les plus pauvres qui meurent avant 62 ans. DAns un pays ou l'espérance de vie en bonne santé est de 64 ans justement... Alors imaginez si on leur rajoute deux ans, à ceux là : le véritable but de cette réforme "juste et nécessaire" est bien là... économiser sur leur dos, en attendant qu'ils crèvent.

Les premiers chiffres tombent d'ailleurs : ce serait immédiatement 9000 personnes par an qui mourraient avant les 64 ans, et qui ne pourraient profiter de cette retraite chèrement acquise, après une vie de souffrances dûes à l'exploitation capitaliste.

Le but des macronistes se cache là, dans ce premier chiffre : 9000 personnes parmi les plus usées, sur le dos desquelles ont va taper une ultime fois de plus, jusqu'à les envoyer dans la tombe prématurément.

Mais quel cynisme.

Une fois ce camouflage éventé, c'est bien toute l'habituelle rhétorique bourgeoise de la méritocratie qui en prend un coup.

Une rhétorique usée jusqu'à la corde.

 

Le macronisme, cette barbarie

Ainsi on peut conclure sans l'ombre d'un doute que cette réforme participe à la fois d'une vision de la société, d'inspiration viscéralement libérale, mais avance aussi bien camouflée.

Car les vrais motifs sont inavouables : économiser plusieurs milliards d'euros chaque année, sur ceux qui auront fourni le plus d'efforts. Sur les métiers les plus mal rémunérés, et les plus usants. Sur les catégories sociales les plus exploitées par l'organisation du travail dans le cadre capitaliste. 

Cela n'a pas d'autre nom que barbarie.

Car qui pourrait imaginer une seul instant un des innombrables ministres, communicants ou éditocrates à la solde de la macronie, venir enfin dire la vérité sur un plateau télé ou dans une émission de radio ?

"Oui oui Msieur Pujada, jvous le confirme cette réforme table bien sur la mort prématurée de dizaines de milliers de personnes, pour éviter de devoir leur payer une retraite qu'elles auraient plus que mérité. C'est comme ça qu'on le voit, c'est sur ça qu'on compte pour équilibrer le système. Vous comprenez, on ne peut pas faire des centaines de milliards d'euros de cadeaux aux plus riches, et dans le même temps maintenir les retraites des gueux, ça ne se fait pas voyons. Vous reprendrez bien un peu de ruissellement, là, sur la tête ?"

Non voyons, soyons sérieux deux minutes.

Cette réforme est JUSTE, EQUITABLE et NECESSAIRE.

Le gouvernement est RESPONSABLE et les français vont se laisser CONVAINCRE.

Ou pas...

Tout être humain normalement constitué, et a fortiori tout français responsable, ne peut donc que s'opposer avec la plus grande des déterminations, à ce qui s'apparente désormais à un retour au 19ème siècle.

Une liquidation de l'héritage social Français.

Notre patrimoine commun.

Si nous perdons sur ça, nous perdrons tout le reste.

TOUT.

 

Français, il est temps de descendre dans la rue.



84 réactions


  • Astrolabe Astrolabe 16 janvier 19:02

    Cette retraite toujours plus inaccessible me fait penser qu’il y a environ 35 ans, lors d’une interview, le directeur de la SEITA, attaqué sur le cout des conséquences du tabagisme pour la société, expliquait que pour les fumeurs morts prématurément, c’était inexact, car cela faisait autant de retraite en moins à payer...


    • tashrin 17 janvier 12:14

      @Astrolabe
      C’etait meme un des arguments de l’industrie du tabac pour eviter de trop lourdes augmentations tarifaires
      Et c’est la raison pour laquelle les fumeurs sont des contributeurs nets dont on ne peut pas financièrement se passer$
      D’où le jeu subtil qui consiste à augmenter le prix du paquet au max... sans provoquer de baisse de consommation :)


    • charlyposte charlyposte 17 janvier 13:43

      @Astrolabe
      En échange ils nous disent de manger des pommes bourrées aux pesticides smiley tout un programme.


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 17 janvier 14:08

      @charlyposte

      c’est rien ça ... maintenant on fait des laitues, des poissons « vaccinés »

       (et peut être encore d’autres trucs) pour notre santé ^^


  • I.A. 16 janvier 19:41

    Jolis rappels.

    Si Margaret Thatcher prétend que « La société n’existe pas », alors supprimons tout civisme, à commencer par le Droit, les textes, les constitutions, les décrets et le reste : rétablissons la loi de la jungle, qui fait des plus nombreux les plus forts et des plus forts les mieux lotis...

    Vous dites :
    « Tout être humain normalement constitué, et a fortiori tout français responsable, ne peut donc que s’opposer avec la plus grande des déterminations, à ce qui s’apparente désormais à un retour au 19ème siècle. »

    ... Et je suis bien d’accord avec vous.

    Mais je commence à en avoir ras-le-bol, de tous ces « malheureux » qui émargent systématiquement chez la Le Pen au prétexte qu’ils n’aiment pas le candidat qui veut rétablir la retraite à 60 ans et l’IFS, et augmenter le smic...

    Un peu ras le cul, de me battre pour des gens bêtes et méchants.


    • tashrin 17 janvier 12:18

      @I.A.
      Ptetre qu’il faudrait vous demander ce que fait (ou non) le candidat alternatif pour susciter autant de rejet. Ptetre que la megalomanie, le culte de la personnalité, la censure, le cynisme, le clientélisme, et l’habituelle pirouette finale qui en font le sparring partner ideal qui permet au sortant de revenir y sont pour quelque chose...


    • Fergus Fergus 17 janvier 13:12

      Bonjour, I.A.

      D’accord avec vous sur la nécessité de s’opposer à cette réforme des retraites qui n’a pas de sens telle qu’elle est envisagée dans la mesure où il existe des solutions alternatives aux mesures d’âge.

      « un retour au 19ème siècle »
      La petite phrase de trop ! Il ne faut pas exagérer non plus, au risque de dénaturer le message que l’on porte. A la fin du siècle en question, l’espérance moyenne de vie en France était de... 45 ans !!!


    • suispersonne 17 janvier 13:30

      @tashrin
      Votre haine de jlm est affichée, vous avez vos raisons, mais aucune de celles que vous publiez ne tient la route.
      Les qualités intellectuelle et morale de jlm vous échappent, elles vous donnent de l’urticaire, dommage : cela vous empêche d’apprécier ses exposés.
      Ce n’est ni un gourou ni un intrigant.
      Il fait partie des trop rares humains désintéressés, qui n’a peur de personne et surtout pas de l’adversité merdiatique.
      Lfi n’a pas besoin de jlm pour réussir.
      Malgré des aigreurs et des positionnements hostiles, qui révèlent des ambitions inappropriées, dont lfi peut facilement se débarrasser, s’il est encore sollicité, c’est pour des topos consistants et cohérents, qu’aucun merdiacrate, aucun politicien professionnel préoccupé de rester en place n’est même capable de comprendre, sans même pouvoir cauchemarder l’impossibilité de les démolir.
      Nous devons avouer qu’une de nos « idoles » est Pépé Mujica.
      Cela doit nous rendre à vos yeux vraiment dérisoire ...


    • tashrin 17 janvier 13:57

      @suispersonne
      Je n’aime pas les imposteurs effectivement
      Et il en est l’illustration absolument parfaite
      Désinteressé vous dites ? Alors qu’il a vecu toutesa vuiesur le dos de la bete qu’il pretend combattre ? Alors qu’il a renoncé à peser sur le destin des compatriotes parce qu’il refusait d’admettre que ce ne serait pas lui la tete de file ? Lors de deux elections differentes. Eh oui, la Republique, c’est lui. Ou personne


    • tashrin 17 janvier 13:58

      @Fergus
      C’etait avant qu’il fallait s’y opposer. Pas une fois que le mal est fait


    • suispersonne 17 janvier 14:16

      @tashrin
      vos accusations sont infondées
      vos jugements sont fondés sur des préjugés inconsistants
      en fait, vous avez en horreur le programme l’avenir en commun, qui n’est pourtant pas la création de jlm, mais d’un collectif d’une richesse que vous ignorez


    • tashrin 17 janvier 14:20

      @suispersonne
      Tout à fait, seuls les encartés LFI sont aptes à developper une argumentation construite indépendante basée sur des faits et à en tirer les conclusions qui s’imposent. Toute autre manière d’envisager la question n’etant par nature qu’un ramassis d’élucubrations faux par définition, trouvant probablement son origine dans une anomalie physiologique rendant ces gens incapables de raisonner (ca c’est votre version). Ou alors ils sont fachos (ca c’est celle de Lebel) !
      Du LFI dans toute sa splendeur, merci de démontrer ce que je disais au dessus


    • suispersonne 17 janvier 16:56

      @tashrin
      Vous apportez la preuve que vous savez dérouler une argumentation, bravo.
      Dommage que vous ne puissiez jamais démonter ne serait ce qu’une seule des propositions de l’avenir en commun.
      Bonne continuation.


    • tashrin 17 janvier 17:02

      @suispersonne
      Pas besoin puisque ca n’etait pas le sujet
      Ce qui l’etait en revanche, c’est la raison pour laquelle malgré des propositions que vous estimez dignes d’interet, personne ne semble prêt à tenter le coup... Mais comment donc que cela se fesse ?
      Quand on tente de vous apporter des éléments d’explication, vous traitez l’autre de debile, de facho, lui expliquez qu’il ne sait pas reflechir, bottez en touche, et fuyez.
      Ok... 
      Bonne continuation


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 18 janvier 12:52

      @Fergus
       
      ’’l’espérance moyenne de vie en France était de... 45 ans !!!’’
      >

      Quand on parle d’espérance de vie sans aucune précision, on fait référence à l’espérance de vie à la naissance. Je ne sais pas si c’était 45 ans au 19è, mais vous, sauriez vous dire quelle était à cette époque, l’espérance de vie à 60 ans ?
       


  • mimi45140 16 janvier 22:13

    Au sujet des retraites ,j’entendais en début de semaine dernière Eugénie Bastié être vent debout sur le coût que représente les retraités actuels par rapport aux prochaines générations.C’est vrais les retraités actuels ne se sont pas levé le matin pendant 42 ans en faisant 39 heures ou plus ce qui fait 10% de plus que 35 heures ce n’est pas grave elle est jeune on peut lui pardonner.

    Elle défendait aussi le fait que les retraites par capitalisation étaient bien préférables a la répartition .Il est dommage que cette jeune femme ne connaisse pas l’histoire de son pays car elle apprendrait que la mise en place des retraites actuelles ont été aussi en partie voulue du fait de la forte inflation que la France a connu entre 1945 et 1952 ou certaines années nous avons connu plus de 50 % d’inflation annuel, le coût d’une baguette à été multiplié par 10 en 10 ans. Je suis d’accord pour une possibilité de capitalisation mais en expliquant correctement les risques pris. Et en informant les contributeurs que dans le cadre d’une forte inflation ce ne sera pas la société qui sortira les capitalistes de leur M.......e.


    • Armelle Armelle 17 janvier 10:29

      @mimi45140
       « que la mise en place des retraites actuelles ont été aussi en partie voulue du fait de la forte inflation que la France a connu entre 1945 et 1952 »

      Certes c’est un fait, mais c’est assez amusant d’occulter systématiquement les stratégies électoralistes !!! Que de mieux pour le pouvoir en place que d’instaurer un système dont le fonctionnement est immédiat !!!
      Financer les retraites par les actifs, c’est formidable, ça marche tout de suite !!! Et vous n’allez quand même pas me dire que de ces têtes pensantes, aucun n’aurait pensé au phénomène démographique, lequel dessinait déjà un flot de naissance massif à venir, comme en toutes reprise économique après de longues guerres !?!??

      Vous plaisantiez ?

      Et que d’avancer que la capitalisation n’aurait pas mieux fonctionné du fait d’un ralentissement lourd de l’activité est totalement faux car les réserves qui auraient été constituées après 40 ans d’euphorie économique auraient bien évidemment comblé le manque du moment (si réellement il y a manque !!!)


    • Armelle Armelle 17 janvier 11:07

      @Armelle
      Et puis nos socialistes de chez Pinder circus n’y sont pas pour rien dans cette mascarade outre le fait d’avoir choisi cette forme électoraliste en 45, car en effet, dans leurs infinies largesses habituelles, ces « généreux avec l’argent des autres » ont trouvé le moyen d’avancer l’âge de la retraite à 60 ans en 1983, or à cette époque, nous étions conscients du pabbyboom à venir non ? Ils ont donc remis le couvert avec une deuxième mesure électoraliste, et tant pis pour ce qui se passera ensuite, dommage que leurs largesses cognitives ne soient pas aussi flagrantes !!!


  • ZenZoe ZenZoe 17 janvier 09:53

    Tout ce que dit l’article est vrai, pour autant le système de retraites est aujourd’hui devenu extrêmement inégalitaire. Décotes, surcotes, statuts divers, âges de départ, niveaux de retraite, pénibilité réelle, mieux vaut être un cadre de la fonction publique qu’une femme de ménage du privé, et la réforme proposée accentuera encore le phénomène. Je rêve d’une remise à plat totale et courageuse, plus juste, plus bénéfique pour les travailleurs pauvres comme on les appelle, mais comme la soeur Anne, je ne vois rien venir...rien du tout...


    • Fergus Fergus 17 janvier 13:16

      Bonjour, ZenZoe

      Il faut être lucide : le système des retraites a toujours été « inégalitaire » !
      Comme vous, je serais partisan d’une « remise à plat » générale pour instaurer un véritable régime universel, évidemment « plus juste » pour les plus modestes.


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 janvier 14:22

      @Fergus bonjour
        Egalitaire dans une remise à plat générale ? Comment ?
        Tout le monde gagnerait pendant sa vie, le même salaire et tout le monde cotiserait la même cotisation par un système du Plus Petit Commun Multiple ? 
        On est pas encore tous des robots avec les mêmes paquettes dans le cerveau.
        Mais c’est vrai, cela pourrait venir un jour. smiley


    • Armelle Armelle 17 janvier 14:25

      @Fergus
      Bonjour,
      « Inégalitaire », déjà le terme « inéquitable » aurait été plus judicieux, et d’ailleurs pour ce sujet comme bien d’autres, il y a un propos qui explique bien la récurrence de ce phénomène ;
      "On est jamais mieux servi que par soi même !!!


    • Fergus Fergus 17 janvier 14:44

      Bonjour, Réflexions du Miroir

      Vous avez raison, le mot « égalitaire » n’est pas le bon. C’est d’« équité » que l’on devrait parler.


    • Fergus Fergus 17 janvier 14:46

      Bonjour, Armelle

      Voir ci-dessus ma réponse à Réflexions du miroir (je n’avais pas encore lu votre commentaire). 


  • Armelle Armelle 17 janvier 10:11

    Pourquoi maintenant cette reforme ?

    Et bien tout simplement parce que Bruxelles l’exige depuis longtemps !!! Au même titre que de réformer nos institutions comme l’on fait beaucoup dans l’union, mais Macron aura préféré s’attaquer aux retraites avant, histoire « d’emmerder » les Français et de préserver ses petits soldats, ce que l’on perçoit d’ailleurs à travers la sauvegarde de leurs avantages dans cette réforme, les régimes spéciaux ne disparaissant aucunement avant 2063 ans, contrairement à ce qu’il annonce.

    Une belle démonstration de « l’équité », laquelle donne même le nom à cette réforme, comme le dit si bien et si sûre d’elle, notre première ministre.

    Et sur cette question, ce n’est pas ce sur quoi les syndicats poseront entre autre les bases de leur contestation puisque cette corporation est à 25% syndiquée contre à peine 10% dans le privé !!!

    La collaboration tourne à plein régime dans ce pays, comme l’entre soi, les petites magouilles et le lobbying au sein même de l’assemblée nationale...

    Les slogans « clé » de cette réforme ne sont que du sophisme et des mensonges crasses, comme celui d’annoncer une retraite mini à 1200 euros, qui déjà est en brute et ne concerne que les carrières pleines dans une situation d’emploi difficile depuis 30 ans et d’autant plus pour les quinquas...

    La vérité est que cette réforme a uniquement pour but de baisser le niveau des retraites. Rien d’autre.


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 janvier 12:49

      @Armelle
       Je crains que vous n’avez pas tout compris.
       Mais c’est pas grave. Vous comprendrez tout avec le temps selon la chanson 
       smiley 


    • Armelle Armelle 18 janvier 11:55

      @Réflexions du Miroir
      « Je crains que vous n’avez pas tout compris »

      Présomptueux le type ?! Prétentieux ?! Peu importe, votre miroir reflète assurément la personnification de la bêtise !!!
      Vous êtes drôle dans votre genre...puis quand on insulte le gens, la moindre des choses est d’être irréprochable ; 
      ...Que vous n’ayez...C’est dire le niveau du réprobateur de pacotille !


    • Armelle Armelle 18 janvier 12:02

      @Réflexions du Miroir
      Maintenant, euh...Si le messie avait l’obligeance de nous dire ce qu’il a compris « sans le temps » ?!? ...mais c’est sans doute trop demander, vu que la nature et la forme de sa contestation ne se limite qu’à l’insulte !!!
      Fastoch n’est ce pas ?


  • Je ne sais comment cela se passe en France. Mais en Belgique, le nombre de personnes en congé de maladie de longue durée explose.... jusqu’quà atteindre l’âge de la pension... Je suppose que cela arrivera ou est déjà arrivé en France aussi... Mourrons ceux qui ne supportent pas d’être à la retraite. Tiens, pour la première fois la population chinoise a baissé. Plus de décès que de naissance...


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 17 janvier 11:22

    70% qui y sont défavorables, ça fait tout de même 28% qui l’ont approuvée afin de faire barrage à « la bête immonde »

    La vie est décidément trop injuste... 


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 17 janvier 11:32

      @Florian LeBaroudeur

      Je sais, je sais, dans tous les cas de figure, elle se serait de toute façon imposé

      Que c’est dure la démocratie, qu’est-ce que ça doit être la dictature...


    • tashrin 17 janvier 12:21

      @Florian LeBaroudeur
      Vivi, l’electorat macron, à savoir les retraités, majoritairement
      Qui ne sont pas concernés par les impacts de la reforme, ont connu les conditions sociales et économiques les plus favorables qui n’aient jamais existé, qui ont exigé le sacrifice économique de trois generations pour sauver leurs miches du covid, et qui sont prets à reduire en esclavage leurs enfants et petits enfants pour se payer leur croisière costa


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 janvier 12:57

      @tashrin
       La vie n’est qu’une course relais dans le cas des retraites.
       Si on épargnait pour notre retraite et pas, par solidarité intergénérationnelle, pour celle des générations précédentes, le système serait complètement différent.


    • tashrin 17 janvier 13:53

      @Réflexions du Miroir
      Effectivement
      On nourrirait des fonds de pension et les retraités découvriraient au moment de leur retraite si leurs fonds ont été bien gérés ou s’ils se retrouvent à poil après avoir raqué pendant 40 ans.
      En revanche, la solidarité intergenerationnelle ne me parait pas un terme très adapté, au vu du comportement de nos ainés. Et à ce petit jeu...


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 janvier 14:25

      @tashrin
        Pensez-vous vraiment que nous ne nourrissons pas de fonds de pension dans les systèmes actuels ?
        « Et à ce petit jeu... ? »
        Que représente les « ... » ?
        


    • tashrin 17 janvier 14:58

      @Réflexions du Miroir
      Ce sont des points de suspension, un signe de ponctuation permettant de ne pas terminer une phrase (la laisser en suspens... ion) pour augmenter ou provoquer un effet prédéterminé et ainsi laisser l’interlocuteur parvenir lui même à la conclusion.


    • @Réflexions du Miroir

      Comptez sur les en enfants pour payer les retraites est très pervers. L’argent peut se trouver ailleurs. Exemple dans les prélèvement des impôts après décès... Un peu d’imagination...


    • Glosspan Glosspan 17 janvier 17:20

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      En terme d’imagination fiscale, nos élites sont championnes du monde, ne vous en faîtes pas là-dessus. Nous en sommes déjà à payer la taxe sur la taxe. Tout est prétexte à remplir les poches de l’état glouton qui ne redistribue pas correctement et entretient savamment la précarité, son fond de commerce.


    • charlyposte charlyposte 17 janvier 17:28

      @Glosspan
      Je vais m’acheter une planche à billet d’occaz via le dark-net smiley


    • CYRUS Ⓒⓐⓡⓝⓐⓖⓔ 17 janvier 18:04

      @charlyposte

      pas besoin y a bien mieux en cas de crise ....

      l’ arnaque de l’ or nordique se fait souvent sous forme de bijoux ....
      https://www.youtube.com/watch?v=LQ_pmu1glT0

      c’ etait le grand truc des alchimiste khazar venu d’ ukraine ...

      Bonne enrichissement personnel et n’ oublie pas de te convertir comme dieudonné ... 


    • Armelle Armelle 18 janvier 12:06

      @Glosspan
      Salut Glosspan,
      Bof, inutile de vous évertuer à expliquer cela aux bulots de basses mer, ça semble trop compliqué pour eux...


  • Basile 17 janvier 11:32

    J’ai toujours eu du mal avec les chiffres (comme Henri Krasucki, patron de la CGT dans les années 80).

    C’est donc un collègue plus à l’aise que moi avec les chiffres (il avait fait l’INSEAD) prêt à partir en retraite qui m’a expliqué un jour que s’il avait souscrit à une retraite par capitalisation au début de sa carrière, ben ... sa retraite serait deux à trois fois supérieure à ce qu’il va toucher par répartition, compte tenu des sommes qu’il avait versées pour la retraite durant toute sa carrière.

    Je ne l’avais pas cru, j’ai pensé qu’il blaguauit, ou qu’il avait mal compté.

    Et puis j’ai retrouvé cette idée surprenante, celle de mon collègue, sous la plume d’un économiste réputé à l’occasion des débats sur la nouvelle réforme.

    Ayant toujours autant de mal avec les chiffres, je suis incapable de vérifier par moi-même.

    Si le coeur vous en dit : à vos calculettes.


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 janvier 12:53

      @Basile
       C’est peut être ça l’explication
      De pilier en pilier 


    • Yaurrick Yaurrick 17 janvier 13:17

      @Basile
      Avoir du mal avec les chiffres ou non ne change rien à l’affaire, puisque l’affiliation à la retraite par répartition est obligatoire et monopolistique. Par pure idéologie, on se refuse la liberté d’affiliation à la caisse de retraite de son choix, et comble d’hypocrisie on en vient à fustiger la capitalisation mais pas pour les fonctionnaires qui bénéficient du Prefon.


    • Basile 17 janvier 14:22

      @Yaurrick

       mais pas pour les fonctionnaires qui bénéficient du Prefon.

      Oui, je vis ça « dans ma chair ».

      Ma femme, assimilée fonctionnaire : Préfon à fond (elle choisit ses versements).

      Moi industrie privée : répartition à 100 % (aucun choix).

      Résultat : ratio de plus de 2 pour les revenus en activité, de 1,2 pour les revenus en retraite, je reste quand même le mâle (blanc) dominant (faut être honnête : ma femme me supportant difficilement a travaillé jusque 69 ans, elle a accumulé des points plus que moi qui ai été « remercié avec force incitation » à 63 ans !).

      En passant, et à propos des profs. en grève actuellement pour les salaires.

      Les profs., c’est tout pour la retraite, rien pour les jeunes profs. Bien entendu, les syndicats n’en soufflent mot. Transférer de la retraite vers les jeunes profs. est la solution, car au global, l’EducNat coûte aussi cher en France que dans les pays qui paient bien leurs jeunes profs.


    • Basile 17 janvier 14:31

      @Réflexions du Miroir
      Pilier 1, 2, 3 ??? : pourriez pas résumer l’idée car peu digeste, style compact euphémique


    • TSS (...tologue) 18 janvier 10:04

      @Basile
      Avec un petit hiatus :la perte de sa retraite par capitalisation du jour au lendemain si le fond de pension « bouffe » la grenouille... !!


    • Basile 18 janvier 20:29

      @Basile
      la perte de sa retraite par capitalisation du jour au lendemain 

      En théorie, c’est possible, en pratique c’est comme la sécurité du nucléaire : la menace est terrifiante, le réel est plus sûr que tout le reste.

      Le nucléaire ne fait pratiquement aucune victime (une soixantaine tout de même à Tchernobyl, aucune à Fukushima, à comparer au barrage de Malpasset ...).

      Quant à la retraite par capitalisation, il y eut peut-être quelques accidents à l’occasion des crises économiques (en GB je crois me souvenir), mais des Etats ont fait faillite, ne pouvant plus assurer les retraites et les salaires de leurs agents.

      Il n’existe pas de solution sans risque (comme la vie). Il convient d’étudier les diverses solutions et choisir celle qui présente le meilleur compromis rentabilité/risque. Mais comme on nage en pleine idéologie, cette étude ne sera jamais engagée.


    • Octave Lebel Octave Lebel 19 janvier 12:21

      @Yaurrick

      La préfond fonctionne sur l’adhésion volontaire.Après chacun a le droit de choisir des placements ce qui est différend d’un système de répartition comme socle garanti que l’on déséquilibre pour ouvrir le ciel aux vautours des fonds de pension qui se cachent souvent sous des noms bien plus attractifs.Il ne faut pas tout mélanger.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fon


    • Octave Lebel Octave Lebel 19 janvier 12:22

      @Octave Lebel

      Décidément quand l’intelligence collective s’en mêle smiley

       Clair et net. Et des dessins sympathiques comme des balises ou des points d’appui.

      Petit guide contre les bobards de la réforme des retraites

      (mardi 3 janvier 2023, par Attac France )

      https://france.attac.org/nos-publications/petits-guides/article/petit-guide-contre-les-bobards-de-la-reforme-des-retraites

       


    • Yaurrick Yaurrick 19 janvier 20:57

      @Octave Lebel
      Justement nous n’avons pas le droit de choisir de ne pas adhérer à la retraite par répartition. Il faut revoir ce système de panier percé qui ne rend qu’une portion congrue, et permettre de pouvoir arbitrer sur la façon de constituer sa retraite tant en termes en termes de montant et durée, qu’en termes de système.


  • jef88 jef88 17 janvier 11:44

    Je suis en retraite depuis 18 ans....

    1 Mes semaines de travail ont été, en moyenne de 48 heures...

    2 Je n’ai qu’une certitude : TOUS les retraités finissent par mourir ! ! !


  • charlyposte charlyposte 17 janvier 13:32

    Via cette réforme à la con c’est selon moi le privé qui va trinquer sec smiley les régimes spéciaux en sortiront haut la main, comme toujours smiley


  • suispersonne 17 janvier 13:33

    On comprend très facilement l’acharnement constant des zélites et du bloc bourgeois à éroder ce modèle social qui les insupporte.


    La perversité de l’éborgneur giflé -qu’ils viennent me chercher-, atteint des sommets avec la contre réforme des retraites.

    Passer à 65 ans, ils savent parfaitement que cela crée un surplus de dépenses de chômage.

    Qu’à cela ne tienne, détruisons les allocations chômage ! Le tour est joué.


    • charlyposte charlyposte 17 janvier 13:46

      @suispersonne
      Exact.... il finiront par quasi mettre à zéro cette assurance chômage trop généreuse selon cette doxa aux ordres du libéralisme sauvage smiley


  • suispersonne 17 janvier 13:42

    ... Et quand ils jacassent qu’ils vont « tenir compte de la pénibilité » ... souvenez vous qui a supprimé de ce critère les charges lourdes, l’exposition à des produits chimiques, ... ? Si vous ne trouvez pas, pas grave, vous êtes déjà bien atteints par leur propagande.


    • charlyposte charlyposte 17 janvier 13:51

      @suispersonne
      Sachant que dans environ 20 ans tout sera robotisé y compris la bouffe en 3D via une imprimante... etc... bon courage à ceux qui n’ont rien vus venir smiley


  • charly10 17 janvier 14:13

    Un article intéressant,quoique teinté de Cégétisme forcené, dans lequel on pourrait remplacer les qualificatifs Macronistes  par n’importe lequel des noms de nos derniers PR ; Giscardo, Mitterando, Chiraquo, Sarko, Hollando…, bref tous ceux de nos dirigeants qui se sont vendus à l’Europe sociale libérale. Car si Macron est aujourd’hui à la manœuvre, les initiateurs de cette Europe de la finance sont bien les socialistes Mitterrand d’abord et Hollande ensuite qui ont créé et amplifié ces accords favorisant une politique ordo libérale imposée par nos CHERS voisins teutons. L’Europe telle qu’elle a été conçue et telle qu’elle est devenue aujourd’hui est la mère de tous nos mots. Et quoique nous fassions, manifs ou autres, tant que nos représentants politiques au gouvernement européen et à l’assemblée européenne, ne taperont pas du poing pour refonder cette Europe, qui dans les années 90 devait nous fournir prospérité et mieux être, nous serons astreints à subir !!! D’où, la consigne, être vigilants aux prochaines élections européennes, c’est à ce niveau que l’on peut orienter légalement nos futures politiques sociales. Aujourd’hui le parlement européen est sous la coupe des « grunen » qui n’ont qu’un sujet prioritaire, la transition énergétique ; ce qui nous coute des milliards prélevés en taxes diverses essentiellement sur les citoyens qui travaillent. 



    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 janvier 14:35

      @charly10
       Bien sûr que l’Europe est sociale libérale.
       Que préférez-vous les systèmes communistes ou le système qatari qui n’oblige ni de travailler, ni de prendre une pension de retraite, puisque tout est payé par le grand patron Tamim ben Hamad Al Thani du début à la fin de vie ?


    • Eric F Eric F 17 janvier 17:46

      @Réflexions du Miroir
      la gauche modérée française est ’’socio-libérale’’ et a fait des concessions par conviction européiste (l’internationalisme au niveau continental), par contre les institutions européennes sont euro-libérales et pas sociales.

      Mais effectivement si la réforme Macron accélère le rythme de la réforme Touraine et met un cran de plus au cliquet, c’est bien qu’il y a continuité au fil des gouvernements.
      On peut recevoir l’argument sur le ’’taux de cotisants’’ par rapport aux ’’bénéficiaires’’, mais la réponse évidente est d’asseoir les cotisations sociales sur d’autres bases que seulement la masse salariale, puisque l’automatisation et la sous-traitance extérieure produisent de la valeur ajoutée qui était naguère produite par la main d’oeuvre locale. Cela ne vaut pas seulement pour les retraites mais également pour le chômage : un patron qui licencie fait un chômeur de plus et un cotisant de moins, c’est le même topo pour un retraité remplacé par une machine.


  • Eric F Eric F 17 janvier 16:00

    L’article serait bien, sans la propagande puérile du genre ’’les 5 millions de cégétistes, les 4 ministres communistes, etc.’’, le système social est issu d’une volonté collective issue de l’ensemble des composantes de la résistance et des courants politiques de la Libération.

    Et justement, le point fort était le large consensus, qui s’est prolongé pendant quarante ans, avant de s’éroder sous le vent du néo libéralisme mondialisé.

    Mais il reste un état d’esprit social dans la population française qui la différencie de la plupart des pays ralliés à l’individualisme et la compétition. L’âge de retraite fait partie de nos tabous, on l’assume.

    L’élection de Macron est un paradoxe, car il représente une sorte de blairisme à la française qui n’est pas dans nos mentalités. Il a pour lui la quasi totalité des grands média, et surfe sur le slogan comme quoi il n’y aurait ’’pas d’alternative’’.

    A propos de l’emploi des seniors, dans les pays voisins, une proportion importante est en arrêt maladie, le taux de vrais opérationnels n’est pas celui qui est clamé dans nos média (70 balais pour tel pays scandinave par exemple). Et la plupart de ces pays sont en plus grand déficit de classes d’ages jeunes.
    Quand on aura le plein emploi des 20-25 et 55-60 ou 62 ans, on reparlera des âges ultérieurs.

    ---

    Attention, les jeunes, ce qui se profile c’est que vous soyez acculés à liquider une retraite partielle avec décote, à cause de conditions léonines d’âge et de durée de cotisation.


    • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 17 janvier 19:11

      @Eric F

      Daccord qu’il y avait un large consensus, droite et gauche, mais sans la volonté sans faille dAmbroise Croizat, ministre communiste, la Sécu et le régime de retraites n’existerait pas. 


    • Elric Menescire Elric Menescire 18 janvier 09:29

      @Eric F
      Bonjour et merci pour votre commentaire
      je ne réponds que très rarement aux commentaires, mais je les lis tous et là désolé, je n’ai pas le choix :)
      Il faut rétablir certaines vérités car la bourgeoisie a énormément déformé l’Histoire (on a l’habitude dans ce pays me direz-vous)

      De Gaulle ne voulait absolument pas de la sécu à la Croizat, tout comme l’ensemble des Gaullistes et du patronat. Il n’y a pas eu « d’union sacrée », c’est aujourd’hui un fait avéré par les derniers travaux historiographiques. Sinon pourquoi De Gaulle est parti en voyage pour éviter de signer les ordonnances d’octobre 45, et qu’il en a laissé le soin à Pierre Laroque ? Ce même Laroque qui est désormais présenté, sur Wikipédia comme dans tous les cours de l’EN3S (l’école qui forme les directeurs de la Sécurité Sociale) comme le seul et unique créateur du système, sans jamais aucune mention de Croizat ? Et pourquoi De Gaulle a démissionné en janvier 1946 (le fameux « je fous le camp ! ») ?
      Si vous ne l’avez pas vu (et malgré le fait que cela vous hérissera car ce film a un très gros côté « cégétiste forcené » comme vous le dites), je vous conseille de regarder le film « La Sociale » de Gilles Perret, qui rétablit un certain nombre de faits. Vous pouvez aussi lire, si vous souhaitez vous en convaincre, les travaux de Bernard Friot et Nicolas Da Silva (et notamment livre sorti récemment « la bataille de la sécu » aux éditions la Fabrique) qui sont très démonstratifs sur le sujet.

      cordialement,


  • zygzornifle zygzornifle 17 janvier 16:25

    Ce n’est pas la retraite l’antichambre de la mort mais le couple Macron-Borne .....


  • Eric F Eric F 17 janvier 18:01

    A propos d’antichambre de la mort, on parle de retraite à 64 ans, mais avec la clause des 172 trimestres, ceux qui sont entrés tard sur le marché du travail ou ont eu des coupures longues, c’est à 67 ans qu’ils peuvent liquider leur retraite sans décote, et encore est-elle proportionnelle aux trimestres travaillés.

    Alors intervient ici une disparité non-sociale qu’il est politiquement incorrecte de mentionner (du reste nul n’en parle) : à 67 ans pour les hommes, il leur reste 12 ans avant l’âge moyen de décès masculin, et pour les femmes, 18 ans avant l’âge moyen de décès féminin.


  • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 17 janvier 19:08

    On nous mène en bateau. Jospin avait prévu un fond de réserve pour les retraites. Il se chiffre à des millions d’Euros, de plus la Cades aura remboursé la dette (Sécurité Sociale  Retraites), en 2024.

    Les caisses de retraites sont en excédent. Le chantage du gouvernement, c’est pour habituer les Français à une future capitalisation du système des retraites. chez Black Rock, (principal intéressé), et l’élimination du système par répartition. 


    • charlyposte charlyposte 17 janvier 19:16

      @Silence, on pique !
      Les politichiens ont piochés dans la cagnotte comme des baveux irrécupérable smiley une hyène n’aurait pas osée faire pire aussi vite... smiley


  • Silence, on pique ! Silence, on pique ! 17 janvier 21:50

    @ charlyposte

    Fonds de réserve actuel pour les retraites : 35 milliards

    Fonds de réserve pour les retraites complémentaires : 116 miliards. 

    soit un total de 150 milliards. 

    Donc, pas de déficit des retraites. 


  • Excepté pour les transhumanistes, la retraite, ou disons le fait de dépasser 68 ans est bien le derner tournant de notre vie... Difficile à accepter. Mais en naissant, c’est le cadeau que nous laisse nos parents.... ET on ne meurt pas que de maladie. Paraît que les accidents domestiques sont une des causes principale des décès. Assurez-vous que vos échelles sont bien solides. 


  • N’oubliez pas que l’Etat prélève beaucoup sur les héritages. Qu’ils s’attaquent aux paradis fiscaux. On ne peut avoir l’argent du beurrre et le sourire de la cémière. Ainsi va la vie... L’aspect le plus pervers est de faire peser les pensions sur les jeunes.... 8 milliards d’individus et c’est un autre héritage, bien pire que nous laissons aux jeunes.... 


  • C’est un des deux aspects que je ne partage pas avec Emmauel Todd. Le fait que la natalité est signe de la santé d’un pays. Et l’Afrique ???? DEuxio, il ne tient pas assez compte du climat. Les individus ont bien compris qui se limitent à un ou deux enfants... Mieux vaut peu, mais les réussir... De nombreux parents s’imaginent encore comme au 19ème siècle que la fratrie s’occupera des autres. C’est dépassé.... Et certains ne font même plus d’enfants. Avec tous les loisirs possibles sur terre, ce n’est mêle plus une obligation.


  • chantecler chantecler 18 janvier 08:23

    Bonjour Elric .

    Ton article , de mon point de vue est excellent , très complet .

    ....Puisque tu fais allusion à mai 68 , je me rends compte aujourd’hui à quel point dans les milieux étudiants , « la mouvance anar » qui était anti autoritaire , a été doublée par une autre mouvance anticommuniste , anti cégétiste donc , prise en main par une tendance « trotskiste » , « révolution permanente » , au nom d’un anti stalinisme décalé dans l’histoire , qui était une autre image de l’anticommunisme occidental et viscéral , car la critique du stalinisme avait commencé dans les années 1950 et le PC était probablement en voie de se réformer sur sa lancée et à son rythme ....

    Ce qui explique que les communistes de l’époque 68 n’étaient pas majoritairement convaincus par l’ensemble du mouvement social dit de contestation de mai 68 .

    Quand tu avais une conscience politique à cette époque, la pire injure pour taire l’autre , était de le traiter de « stalinien » .

    La suite nous la connaissons car elle s’est jouée dans l’ensemble du monde occidental :

    Le parti communiste en sort miné puis cassé ,accusé , et la classe ouvrière avec les communistes est de moins en moins représentée .

    La porte est ouverte au « grand large » , au néolibéralisme, revanche suprême de la droite et du patronat petit et grand sur le front populaire de 1936.

    Et les ouvriers désemparés de commencer à être travaillés ,à se tourner vers le leurre du FN , qui n’est en rien un parti représentant ses intérêts .

    Maintenant je vois poindre la critique : oui mais les trente glorieuses et Charles De Gaulle (1958) ?

    CdG n’était en rien , de par son passé , de par sa culture et de par sa formation militaire , pro communiste .

    Le CNR n’était pas gaulliste , il était mouvement, plate forme issus de la Résitance ....

    D’où les remous et les portes claquées juste après la guerre ....

    Et le procès intense fait à la 4 ème république (« instable » à cause des guerres de décolonisations) par la 5ème qui s’introduit justement par le retour de DG à la politique en 58.

    ...


  • zygzornifle zygzornifle 18 janvier 08:25

    Borne me souffle a l’oreille que je suis mort mais que je ne le sait pas .....  


  • zygzornifle zygzornifle 18 janvier 08:28

    Le retraités sont des salops, j’ai connu les 45h puis les 42h puis les 35h puis les 28h en contrat de merde suite a un chômage et maintenant je suis retraité sous le seuil de pauvreté, on devrait inventer une nouvelle insulte rien que pour ce gouvernement ..... 


    • charlyposte charlyposte 18 janvier 12:15

      @zygzornifle
      VÉRAN me souffle à l’oreille qu’il faut savoir mourir en silence en ajoutant que nous sommes en guerre ; c’est pas le moment de demander des chars à voiles pour prendre la fuite  !!! hum et no comment smiley


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