lundi 19 avril - par Marc Dugois

La vanité humaine utilise l’argent pour renverser le temps

Chacun sait que la vie n’est qu’énergie dans le double décor de sa partie irréversible qu’est le temps et de sa partie réversible qu’est l’espace. Tous les décors sont sans limites quand on les voit de l’intérieur. L’énergie dans le temps donne le rythme, l’énergie dans l’espace donne le sens. L’espace et le temps se marient dans la vitesse de la vie.

Depuis toujours l’ordre des choses faisait qu’on labourait, semait ou plantait, attendait, récoltait, engrangeait, conservait et consommait après tout cela. L’argent jusqu’au milieu du XXe siècle dans l’ensemble des civilisations n’avait jamais été qu’un véhicule d’énergie humaine précédemment dépensée avec intelligence puis stockée dans la monnaie. Il avait fallu beaucoup d’énergie humaine pour obtenir de l’or, du sel, des bestiaux ou n’importe quelle monnaie par définition limitée. Chaque civilisation était en admiration devant sa monnaie tellement elle avait demandé de travail pour l’obtenir. Même les tentatives de papier monnaie depuis le XVIIIe siècle avaient toutes été fondées sur un actif préexistant : le système de Law sur la richesse de la Louisiane, le rouble de la Grande Catherine sur ses mines de cuivre, les assignats sur les biens de la noblesse et du clergé, le dollar continental américain sur la livre anglaise liées à l’or. Les accords de Bretton Woods de 1944 n’ont pas fait exception en liant les monnaies au dollar lui-même ficelé à l’or. Toutes ces tentatives se sont effondrées et ont disparu en ruinant leurs détenteurs parce que le pouvoir a cru, par facilité, pouvoir créer plus de monnaie que de richesses précédemment élaborées. Non ! Pas toutes ! Le dollar prétend depuis un demi-siècle avoir toujours une valeur alors qu’il n’en a plus. Sa force militaire comme la faiblesse intellectuelle et/ou morale des élites mondiales politiques, médiatiques et universitaires, lui a donné pour l’instant 50 ans de répit en veillant à ce que rien ne soit vu, rien ne soit dit et rien ne soit fait.

Le drame actuel ne provient pas de la malhonnêteté de la FED qui a piétiné les accords de Bretton Woods en fabriquant 5 fois plus de dollars qu’elle n’avait d’or. Il ne vient pas non plus de la déconnection du dollar de l’or le 15 août 1971 rendu obligatoire par le retour des dollars contre de l’or qui fondait à vue d’œil tellement il y en avait moins que de dollars. Le drame actuel dont nous ne vivons que les prémices, vient de la vanité des élites mondiales qui se sont prises pour des dieux créateurs d’énergie. Elles avaient la violence légitime, elles se sont crues Zeus créant la foudre avec la complicité passive de leurs peuples, ravis de consommer une énergie imaginaire à laquelle on a même donné le nom ridicule mais vénéré de PIB. Faut-il encore répéter que le PIB est le chiffrage des dépenses, présenté plus que curieusement comme une création de richesses ?

La déconnection du dollar de l’or lui enlevait sa valeur et aurait dû en 1971 le rendre identique à tous les papiers-monnaies dévalorisés par l’avidité des élites. En fabriquant à l’envi du papier-monnaie, elles avaient chaque fois capté au profit de leurs désirs, l’énergie de toux ceux qui ont été ruinés par la prise de conscience qu’ils n’avaient que du papier entre les mains. Le Régent avait payé les dettes de Louis XIV grâce au système de Law. La bourgeoisie avait récupéré les richesses de la noblesse et du clergé grâce aux assignats. Les guerres de Corée et du Vietnam comme le plan Marshall auraient dû être payés par la ruine de tous les détenteurs de dollars qui n’étaient plus que du papier.

Mais un choix diabolique a été fait sournoisement pour ne pas regarder la réalité en face. L’argent a été décrété ne plus être un véhicule d’énergie humaine bien dépensée hier, mais bien dépensée demain. Les monnaies ne sont plus fondées sur des richesses constatées mais sur des richesses espérées. Et comme la richesse n’est qu’un regard, toutes les folies sont permises en tous domaines puisque c’est toujours demain qui paiera. C’est ce choix diabolique qui explique en les autorisant toutes les folies actuelles sans aucune exception.

Pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité l’énergie monétaire ne nous vient que de l’énergie humaine de tous ceux qui seront ruinés par l’impression effrénée de monnaies papiers ou digitales. C’est un système de Ponzi à l’échelle mondiale qui, comme toute bulle, grossit par les inepties du quoi qu’il en coûte et par les cryptomonnaies. Les dirigeants ne font que ce que font les enfants qui veulent voir grossir leur bulle de savon sans qu’elle explose. Pour rester en place ils passent d’inutiles à pervers.

Les gens les plus intelligents le savent et préparent les peuples à tout accepter, quoi qu’on leur propose puisqu’ils ne le savent même pas eux-mêmes. Dans l’attente d’une solution qui ne leur viendra jamais, ils génèrent des peurs, climatique, sanitaire, terroriste, pour rassembler les peuples comme les moutons avant l’orage. Seul le bon sens populaire peut y résister. Le combat entre le populisme près du peuple sur son terroir et le modernisme près de la mode sur ses territoires, ne fait que commencer.

 



17 réactions


  • scorpion scorpion 19 avril 13:27

    Le problème, c’est que vous regardez la chute de la société uniquement à travers le prisme de votre éducation et des informations qui vous sont données, informations souvent fausses et orientées par ailleurs. Il faut faire table rase et changer de logiciel, de paradigme en partant de la question  : "Quelle société voulons-nous et est-ce que l’argent est un but ou un moyen ? " Pour cela, il faut déjà modifier le logiciel en profondeur et en éradiquer les virus. Les virus étant les immenses fortunes qui achètent les gouvernements, font voter leurs lois et nous pourrissent la vie. En clair, 1% des privilégier de l’humanité ont déclaré la guerre aux 99% autres. Vous allez voir l’hécatombe programmée avec les vaccins dans la décennie à venir. Dites-vous bien que pour ceux qui possèdent fortune et pouvoir, le système leur va très bien et il est hors de question dans changer et, si pour cela il faut faire crever la moitié de l’humanité alors, pas de problème ! Donc, virus, dette, etc. rien n’est fait par hasard, ils contrôlent.


    • @scorpion rassurez-vous, nous sommes en train de passer de 200 années en signes de terre (Taureau, vierge capricorne) : marxisme, capitalisme, sciences matérialistes (la science n’est qu’un outil), néo-libéralisme. pour arriver totalement en 2026 en signe d’air. Explication. Les 200 années précédentes, les conjonction jupiter-saturne se faisaient en signe de terre. Si nous calculons. Cette époque date de 1820. la bourgeoisie, une nouvelle classe, dirigeait le monde. Les idéaux de 1789 se sont vite envolés....quand j’ouvre la page 1821 sur Wikipédia : voici la première info : 5 janvier : l’imam du Yémen s’engage à respecter les intérêts de la Compagnie anglaise des Indes orientales. La Grande-Bretagne installe un représentant de la Compagnie à Mokha et s’assure une présence dans la péninsule Arabique et une escale sur la route des indes...La dernière fois qu’il y eu une période d’Air, c’était en plein haut-moyennage. 


    • @scorpion

      pas certain. rappelez -vous le Krach boursier de 1928. Combien de riches (qui avaient encore de quoi survivre) se sont jetés par la fenêtre. quand on est en haut (surtout gonflé à l’Hélium), on ne supporte pas d’être en bas. 


    • Seul Job dans la bible a remonté la pente. Il avait la foi.....


  • Amusant je viens juste de lire un article sur l’origine de l’HEURE. Et bien, celle-ci est aquatique : Le clepsydre. 

    Lao Tseu

    知人者智,

    自知者明。

    Proche des humains, l’homme est sage,

    proche du détachement l’homme brille.

     

    胜人者有力

    自胜者强。

    L’homme qui vainc les autres détient la puissance,

    l’homme triomphant de lui-même est la force.

     

    知足者富。

    强行者有志。

    L’homme progressant avec détermination acquiert la fortune,

    l’homme qui sait se satisfaire est riche.

     

    不失其所者久。

    死而不亡者寿

    L’homme restant à sa bonne place demeure longtemps, 

    l’homme qui meurt sans périr, est éternel.

    En connaissant notre thème astral, nous savons exactement quelle est notre place sur terre. En l’ignorant, nous marchons à contre-temps...Mais le thème est une carte qu’il est aussi possible de dépasser. ou d’interpréter de diverses manières. Exemple la mort peut signifier notre propre mort ou le NOUS DEVONS perdre quelqu’un ou quelque chose... Accepter son destin est la plus grande possibilité de sérénité sur terre.


  • L’avantage d’être pauvre, c’est de ne pas tomber de haut...


  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 19 avril 13:54

    « Les gens les plus intelligents le savent et préparent les peuples à tout accepter, quoi qu’on leur propose puisqu’ils ne le savent même pas eux-mêmes. »


    Les gens les plus puissants ne sont pas forcément les plus intelligents, et vice-versa. Si au moins il suffisait d’être cons pour être manipulés, on serait moins malheureux !


  • Perso, j’ai mars en maison (2-l’argent) en poisson (le divin). Et effectivement, l’argent est tombé du ciel, même si j’ai dû me battre : mars...


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 19 avril 14:53

    Bernard Stiegler : « L’investissement produit l’avenir dont la spéculation ferme au contraire les possibilités. Le spéculateur agit contre les intérêts du monde dans lequel il vit, de sorte que la spéculation détruit le monde ». … La financiarisation liquide le capitalisme de la bourgeoisie qu’elle remplace par un capitalisme maffieux, exogène ou hexagonal (cf. crony capitalism) structurellement je-m’en-foutiste ».
     

     La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social » Par Agnès Rousseaux (6 septembre 2012)

     

    « Emprunt, crédit, créanciers, débiteurs, déficits, remboursement, taux d’endettement, « pacte budgétaire »… La dette est partout, elle a envahi nos vies. Or la dette n’est pas seulement économique, elle est avant tout une construction politique. Elle n’est pas une conséquence malheureuse de la crise : elle est au cœur du projet néolibéral et permet de renforcer le contrôle des individus et des sociétés. « Le remboursement de la dette, c’est une appropriation du temps. Et le temps, c’est la vie », nous explique le sociologue et philosophe Maurizio Lazzarato … 

    Certains textes du Moyen Âge expliquent que le crédit est un « vol du temps ». On disait alors que le temps appartenait à Dieu. Et que les créditeurs étaient des voleurs du temps de Dieu. Aujourd’hui, le temps appartient au capital. Avec le crédit, on fait une préemption sur l’avenir... En Italie, il est prévu de vendre chaque année pour 20 à 25 milliards d’euros de biens de l’État. D’ici dix ans, on aura tout privatisé ! … « On revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d’une fraction de travail due d’avance au seigneur, au travail asservi. (Jean Baudrillard) » (La Fabrique de l’homme endetté). »


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 19 avril 15:00

      @Francis, agnotologue
      5 ans avant la naissance de Stiegler, Bernanos, dans la France contre les robots :

      Car vos futures mécaniques fabriqueront ceci ou cela, mais elles seront d’abord et avant tout, elles seront naturellement, essentiellement, des mécaniques à faire de l’or. Bien avant d’être au service de l’Humanité, elles serviront les vendeurs et les revendeurs d’or, c’est-à-dire les spéculateurs, elles seront des instruments de spéculation. Or, il est beaucoup moins avantageux de spéculer sur les besoins de l’homme que sur ses vices, et, parmi ces vices, la cupidité n’est-elle pas le plus impitoyable ? L’argent tient plus étroitement à nous que notre propre chair. Combien donnent volontiers leur fils au Prince, et tirent honneur du trépas de leur enfant, qui refuseraient à l’État leur fortune tout entière, ou même une part de leur fortune. Je prédis que la multiplication des machines développera d’une manière presque inimaginable l’esprit de cupidité.



    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 19 avril 15:38

      @Opposition contrôlée
       
       « La France contre les robot » excellent ouvrage que j’ai beaucoup apprécié.
       


  •  C BARRATIER C BARRATIER 19 avril 16:20

    "Chacun sait que la vie n’est qu’énergie dans le double décor de sa partie irréversible qu’est le temps et de sa partie réversible qu’est l’espace."

    Je suis d’accord, la vie est une forme particulière de l’énergie qui est partout et immense (E= MC2). La matière compte très peu dans cette équation. Le temps n’existe que dans notre pensée. L’espace réversible ? Je ne comprends pas. L’espace est infini, même si nos sens ne nous permettent pas d’imaginer cet infini. Nous aimons bien que tout ait un commencement et une fin...à notre image.

    Je résume ma pensée ici
    « :Sens de la vie, sens de l’univers http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=59 »« 

    facile à ouvrir en table alphabétique des »news"


  • infraçon infraçon 19 avril 19:41

    aparté @scorpion
    il y a l’être et le faire :

    « je déconne, donc je suis »

    aparté @barratier
    « Au début était l’énergie. » Persolomus IX,29. (chercheur-balayeur au MIT, a inventé le big bang en 1862 en tombant de son escabeau).
    Bref l’énergie, c’est tout et n’importe quoi.
    Même de la matière apparemment inerte, demandez au gluon du trou du plutonium 238.

    @Marc
    la monnaie basée sur l’or implique qu’on ait acheté cet or.
    Donc, la monnaie dès le départ dépend du marché de l’or, de la cupidité de ceux qui en assure l’acheminement depuis l’extraction jusqu’au stockage dans les services du Trésor (ça peut en faire du monde, avec des exploités au passage, ceux qui creusent et ceux qui portent, en général).

    Elle dépend aussi bien sûr de la laine qu’on a tondue sur le dos de tous ceux qui ont permis d’acheter cet or (plus ou moins ras).
    Après on peut accepter plus ou moins facilement de se faire tondre, si la monnaie va permettre de développer une industrie, des logements, etc. Par contre si c’est pour aller faire la guerre au roi de Prusse, l’acceptation sera plus facile avec un trésorier accompagné des forces de l’ordre... Ou si on intoxique allègrement à coups de « ils vont nous envahir, nous piller, violer nos femmes et nos enfants », « on va être leurs esclaves », etc

    Le crédit n’est pas une mauvaise chose en soi, utilisé sobrement.
    Par exemple, un ouvrier agricole qui trouve du travail (en plein champ, aucune ferme à l’horizon) à 10 km de chez lui.
    Soit il va au travail à pied (6h aller-retour chaque jour) et en économisant et en vivant chichement il pourra au bout de 5 ans s’acheter un vélomoteur qui économisera ses forces tout en consommant une part de son revenu (pour l’essence et l’huile).
    Soit il prend un crédit pour 5 ans que va lui concocter son voisin habillé en costume trois pièces et qui travaille dans une banque...

    Si le crédit est « honnête », si le vélomoteur n’est pas prévu pour une durée de fonctionnement de 5 ans, pourquoi pas.

    Par contre, s’il y a « entente » entre les gens qui distribuent des crédits et que du coup le crédit est hors de prix. Alors effectivement le crédit est moins intéressant.
    Mais si les entreprises, globalement, sachant que ceux qui vont prendre des crédits seront leurs clients, acceptent de rémunérer plus largement leurs salariés, donc indirectement les banques, et eux-mêmes via leur future clientèle. Donc intégrer une partie du coût de la finance du système dans leur production. Un tel système peut se mettre en place. Et ça d’autant mieux que ceux qui sont en mesure de s’affecter un revenu sont aux manettes des entreprises ainsi que ceux dont la compétence est recherchée, sont très bien rémunérés. Et pour faire entrer tout le monde dans la danse, on est bien obligé d’ouvrir en grand le robinet de la monnaie. Et du coup, le crédit, c’est cool.

    C’est la croissance... Qui est tributaire d’un équilibre précaire entre coût du système financier, coûts fixes des entreprise et écoulement (ou pas, ou peu) de la production (ou de son absence par rupture des fournisseurs ou faute de clientèle).

    Equilibre précarisé de plus en plus par la fuite (via les niches fiscales et autres évasions fiscales) dans l’investissement purement financier d’une grande part des fruits de la production réelle, ainsi accaparée par une petite population qui y a ses entrées.

    Equilibre précaire qui fait qu’il y a près de 10% de chômeurs, 1% de SDF, 20% sous le seuil de pauvreté, etc. Mais le gouvernement a bon espoir d’augmenter ces chiffres dans le futur.

    Cependant, tant que le bourgeois de province aura à disposition un théâtre, une galerie d’art, un cinéma, une patinoire, des cours de tennis, etc et une situation assurée, les ectoplasmes de partis politiques pourront continuer à vanter la démocratie vivante du pays. Et tout le monde sera content. Enfin à part quelques excités de gilets jaunes (qui se tirent une balle dans le pied en restant dans le système), de black-blocs et autres bonnets rouges (qui roulent pour leur pomme).

    Le principal n’est pas de faire comprendre qu’à plus de 60 millions, le peuple peut se prendre en charge face à quelques centaines de milliers de finement cultivés, c’est de diviser tout ce petit monde sur sa compétence propre, ses hobbies personnels, ses fantasmes intimes. Bien plus importants que les choix politiques fondamentaux pour tous (le reste étant du domaine privé ou du blabla pour chroniqueurs-journaleux et autres commentateurs indispensables des réseaux sociaux) : la nourriture, le logement, la formation, les soins, les possibilités de déplacement et les activités qui permettent ça (pour 3 jours par semaine, cf mes articles pour ceux que ça intéresse de savoir comment, un peu plus en détail).


  • Jean Keim Jean Keim 20 avril 13:52

    L’argent évolue parallèlement à l’enflement des egos, or qu’est-ce que l’ego sinon l’activité de la pensée qui formule ce que des mémoires contiennent : des savoirs qui s’accumulent dans le temps.

    << Certains textes du Moyen Âge expliquent que le crédit est un « vol du temps » >>, exactement, un vol prémédité, de même la pensée est un mouvement dans le temps, des allers-retours du passé vers l’avenir.

    Tout part de la pensée, c’est bien elle qui a imaginé un outil pratique d’échange : la monnaie, puis l’a fait évoluer vers un moyen d’enrichissement notamment par la spéculation.

    Ainsi à chacun son propre mode de penser, dans ces condition comment espérer changer le monde en bien quand chacun évolue dans sa propre sphère, sans passerelle ou si peu vers les autres sphères.


    • infraçon infraçon 20 avril 15:31

      @Jean Keim

      « quand chacun évolue dans sa propre sphère, sans passerelle ou si peu vers les autres sphères. »

      Bonjour Jean,

      c’est bien pourquoi je proposais (dans mon premier article « La possibilité d’une société fraternelle », « Changement politique » Comment bâtir le changement 2/3) que chaque groupe (mais pourquoi pas CHACUN) « rédige » son B.A.BA en matière de position (éthique, politique, etc) ce qui pourrait servir de base de discussion entre groupes (ou entre CHACUN) et soulever les contradictions que laissent apparaître ces positions clairement définies. Et peut-être, petit à petit, amener les groupes (ou CHACUN) à évoluer vers des positions plus aptes à établir un consensus, ou au moins à ne plus soulever d’oppositions.

      Car souvent, il y a une divergence derrière la signification des mots utilisés qui fait qu’il est impossible d’établir un dialogue constructif, puisque les explications (ou les demandes d’explication) sont aussitôt interprétées de travers.

      C’est parfois de mauvaise foi que la divergence d’interprétation des mots est entretenue pour maintenir en place cette division. Ce qui justifie l’existence même d’un parti politique, d’une association, d’une idéologie, d’un gourou, etc.

      PS : Le souhait de groupes d’expressions est émis à deux titres.
      L’un pour éviter d’entendre (ou de lire) encore et encore le même énoncé.
      L’autre est de permettre à des personnes qui ne sont pas à l’aise avec une expression « nécessaire et suffisante », c’est à dire pas confuse, ni bavarde ou au contraire « squelettique », de se faire aider par le groupe pour exprimer clairement et succinctement ce qu’elles ressentent.

      Le problème qu’on peut rencontrer, c’est qu’un groupe soit porteur d’idées faisant consensus, mais aussi d’idées ne faisant pas consensus. Par exemple : je lis souvent sur AV des commentateurs avec qui, en majorité de leurs interventions, je ne suis pas d’accord et pourtant avec lesquels, sur une question nouvelle, je suis en parfait accord.

      C’est pourquoi il ne serait pas idiot de participer à plusieurs groupes avec lesquels on partage une partie des idées.

      Un autre problème est qu’il est difficile de participer à un groupe qui s’étend d’un bout à l’autre du pays. La participation sur internet règle ce problème. Il reste cependant le cas des personnes qui n’ont pas accès à internet ou qui n’en ont pas une pratique agréable. Ce qui peut être réglé en participant avec des « aides » locales(aux), à condition qu’il y en ait... ça pourrait être dans une ville voisine, à condition, encore, qu’elle ne soit pas à 50km ou plus.


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