vendredi 3 avril 2020 - par Piere CHALORY

La Vengeance des Baveurs de Mort

Une évidence s'impose ; nous sommes à présent la cible d'une engeance nocive & potentiellement psycho-dévastatrice ; les Baveurs de Mort : tv-calamité capable, au vu du faciès affligé de la population exsangue, qui erre encore dans les rues ou se terre chez elle ; de tétaniser, de terroriser tout un chacun par son & images numériques interposées.

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Le baveur, dans la tradition argotique de la période semi-récente, c’est-à-dire de l'après-guerre véhiculée par le cinéma d'Audiard entre autres, c'est l'avocat sans le prestige de l'uniforme ni les effets de manche. C'est le parleur programmé simplement en fonction de ses honoraires ; baveur capable d'atténuer, mais aussi d'augmenter en fonction de son incompétence la sentence infligée à son client.

Sachant que le client d'un avocat est généralement involontaire, façon de parler, il vient voir le baveur par ce qu'il ne peut faire autrement, il n'a pas le choix. Par ce que hors les cas de divorce où les torts sont subjectifs et parfois partagés, ce client est avant tout forcément accusé d'avoir contrevenu à un moment ou à un autre à la Loi commune, ou au droit dit commun, il s'agit donc d'un délinquant petit ou grand, d'un voleur, d'un violeur ou d'un assassin, parfois les deux ou même les trois à la fois.

Le baveur dont nous allons parler est d'une toute autre consistance, il bave non pas en fonction d'une situation particulière et d'un but précis, il bave en fonction des ordres qu'il reçoit ; commandements délirants issus d'une époque baroque teintée de haine gratuite, d'arrogance, de bêtise et de niaiseries mentales érigées en découvertes absolues ; glorification des différences, élévation de crétins congénitaux en génies décérébrants ; animateurs propagandistes, chroniqueurs vendus a-moralisateurs...

 

Les Baveurs de Mort.

Pour peu que vous appuyiez imprudemment sur le bouton de votre télécommande, voilà que le Baveur de Mort consciencieux éructe mécaniquement son feuilleton morbide comme d'autres scénarisent un film d'horreur plus ou moins réussi ; de Dario Argento et son esthétisme extrême voir Suspiria ou le Syndrome de Stendhal, au film de série Z pour zéro scénario usant de jerricans d'hémoglobine ou de ketchup en tube pour les pires, il y a de la marge.

Ici & maintenant, nous sommes dans le tv-prêt à panser, dans le réality-show-gorisé. Vous avez dû remarquer que depuis quelques temps, sur les chaînes dites d'information, de la musique inquiétante est glissée en fond sonore derrière les images effrayantes ; histoire d'asseoir le discours catastrophiste auquel nous avons droit en permanence. De jour comme de nuit. De véritables petits clips d'horreur sont ainsi distribués à vos yeux et vos oreilles en boucle...

Patients agonisants ignorés au fond des couloirs, arrestation et mise à l'amende des oublieux d'ausweiss, énumération litanique des souffrances atroces endurées par les malencontreux coronavirussés ; étouffement, destruction progressive des poumons, fièvre à 45° celsius. Abandon ou rejet de leurs proches terrifiés par la contagion. Arrestation massive d'inconscients tentant d'approcher l'incinération ou l'enterrement interdit de leur père, mère ou enfant maintenant.

Pour ne pas que vous oubliiez votre triste sort censément prochain, les morts sont aussi comptabilisés maintenant plusieurs fois par jour sur toutes les chaînes, comme une prise de température imposée par ces cassandres d'un nouveau genre.

Nécromanciens zélés qui concoctent toute la journée leur story-telling dégoûtant ; racontar composé d'histoires vraies, arrangées ou carrément fausses, mais de nature systématiquement négative ; visant à ce que vous-même ou un de vos proches s'identifie clairement à une de ces victimes froidement étendue dans un tiroir-frigo ; morte, achevée par ce diabolique CORONAVIRUS.

Viennent alors les peoples moralisateurs qui vous ordonnent votre comportement face au danger ; ne faites pas ci, ne faites pas ça, mais faites ceci ou cela… Prétentieux incultes au verbe haut, accompagnés parfois de zombies du paf ; anciennes tv-gloires au visage parcheminé exhumées du formol.

Sortes de momies ânonnantes censées donner en temps de crise une crédibilité supplémentaire aux jeunots exaltés dont la fougue collaborationniste pourrait heurter les neurones soupçonneux des papys-boomers survivants.

Viennent enfin les viandards-troubadours  ; chanteurs en mal de popularité qui surfant sur la terreur ambiante ; holocaustent effrontément le tympan des malheureux soignants qui n'avaient rien demandé ; avec des comptines variétales aussi viles que nulles, incantations bruitives censées redonner du courage aux gens qu'ils ignoraient encore il y a quelques semaines : lors qu'ils se faisaient doucher au canon à eau, gazer, rouer de coups ou emprisonner par la milice macronienne.

Pour les viandards troubadours au creux de la vague notoriétale tous les moyens seront bons pour qu'on parle d'eux et de leur vie dont on peut se demander en quoi elle pourrait intéresser hors décérébrés auto-acculturés quiconque.

Ces gens finissent nez en moins par s'apercevoir brutalement que sorti du canapé-promo de Drucker la réalité sociale est tout autre et leur défunt succès vire à l'hallali sur Twitter où ils se font dépecer en direct.

Heureusement pour eux, ça reste pour l'instant virtuel.

Ces enfoirés sans guillemets, aussi proches de Coluche que Desproges peut l'être d'un Jacques Martin ; crétin-crétinisateur qui finit par se prendre pour le Ceaucescu de l'O.r.t.f les dimanches après midi ; Hilare, les bras en croix, goinfré de plats riches & torché de vins fins ; son apparence adipeuse débile finalement correspondit sans ambages à sa détritude talentique.

Je me souviens encore de cet ahuri-maestro ordonner au malheureux Desproges dont les capacités intellectuelles et comiques étaient sans commune mesure avec les siennes, d'entonner de force avec ses Collaro-comparses ridiculisés par leur chef saumâtre ; ''à la pêche aux moules moules moules, à la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller ma-man'' dans nos télés à tube cathodique imperturbables.

 

Mais bon, cela n'était rien, ou pas grand-chose…

Rien, en rapport du fiel verbal que déblatèrent aujourd'hui ces baveurs de mort qui affolent impunément la population à un point inimaginable il y a un an seulement. Par exemple, au pic-épidémique de la Rébellion Jaune, quand ces pendards piaillaient en coeur lors que l'un d'entre eux débusqué comme un rat était coursé et corrigé par la foule en folie.

Ne pouvoir enfumer correctement le mougeon les rendaient acariâtres au point de fake-niouzer alors à qui voulait les entendre, c’est-à-dire collègues amis et complices qu'attention ; la démocratie était en danger.

Tandis que maintenant & peut-être, l'air joyeux, chic et entraînant de ces baveurs de mort à la gloriole formidablement pas en accord avec les mots moroses qu'ils bavent matin midi et soir ; déchaînent leur vendetta-émotive face au peuple, leur vomi vengeur sonore et visuel avidement impulsé à ceux qui les obligeaient l'an dernier à masquer, sous peine de lynchage les sordides armoiries que constituent les sigles C-News, BFM, LCI & Cos…

Ils étaient alors retranchés, anonymisés, mornes et apeurés quand au bas des studios bunkerisés ils percevaient nettement, à travers le double vitrage des studios surchauffés ce doux refrain scandé par les Gilets Jaunes ;

''BFM-ENC-LÉS !!! BFM-EN-ULÉS !!!''

C'est loin tout ça, le calme est reviendu, en attendant la Libération post-corona qui devrait pulser chérot ; au palais, le rêve pointe d'un confinement éternel qui permettrait à Palaisot 1er de parachever la destruction du pays qu'il exècre généreusement, sans qu'aucun opposant mort ou vivant ne ternisse son prestige fou.

En attendant, les Baveurs de la Mort perdus dans leur délire se mordent la queue.

Protégés par le corona-confinement qui s'allonge à vue d'oeil, tout contents, ils peuvent enfin penser-printemps et ressortir leurs logos de bouffons ; leur bonnet visqueux collé aux micros d'interview trépassés ; basculés obsolètes par artères vidées d'hommes et de femmes : désert.

Ne leur reste plus que l'écran pour vous embrumer le cerveau, plus personne dans les rues avant long temps et rien pour les contredire ; s'il vous plaît, éteignez le poste.

PC 2020

 

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23 réactions


  • Francis, agnotologue JL 3 avril 2020 17:43

    L’un d’entre eux a osé déclarer publiquement : « Notre rôle est de vous rassurer . »

    Ça ne s’invente pas.


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 3 avril 2020 18:03

      @JL Bonsoir,

      ’’L’un d’entre eux a osé déclarer publiquement : « Notre rôle est de vous rassurer »’’

      Effectivement, ça peut paraître à minima bizarre voire mensonger, et pourtant...
      Dans une logique de valeur inversée ça veut bien dire ’’notre rôle est de vous terroriser, affoler, angoisser...’’

      si l’un d’entre osait dire ’’Nous sommes là pour vous pourrir la vie bande de ploucs’’

      il serait immédiatement qualifié par ses pairs de dangereux complotiste & renvoyé sur le champ, et finirait-peut-être troll on Avox

       smiley


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 4 avril 2020 11:09

      Quand on parle du loup on en voit la queue, j’aurai dû me douter que d’écrire le mot troll dans le commentaire plus haut, déclencherait l’apparition instantanée de l’un d’antre eux, qui décidément pullulent en ces temps troublés et jaillissent de leur caverne comme des conarovirus mais bon, c’est pas grave...

      En attendant, avant de parler peinture Moldo ; commencez donc par apprendre à Nécrire, trois fautes en cinq mots ce n’est pas résonna, raisonnable... 

      Article, pas Nartic.

      Ps ; Vienne la nuit sonne l’heure, les trolls s’en vont je demeure...

      https://www.poetica.fr/poeme-794/guillaume-apollinaire-le-pont-mirabeau/


  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 3 avril 2020 17:53

    Bien vu et bien écrit, comme d’hab.

    Merci Pierre (je peux t’appeler Pierre ?)


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 3 avril 2020 18:02

      @Séraphin Lampion

      Mais y a pas que les baveurs qui se sentent plus pisser : sous prétexte de « pédagogie » et de « civisme », les mange-mil étalent au grand jour la jouissance qu’ils éprouvent à terroriser le pékin !

      Lien (la pub du début fait chier, mais ça vaut le coup d’attendre si on ne peut pas la squizzer)


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 3 avril 2020 18:10

      @Séraphin Lampion

      Merci pour le com, ça m’a pris quand même une bonne dizaine d’heures pour arranger le texte, et finalement j’en ai supprimé la moitié pour éviter que ça parte dans tous les sens...

      Tu peux m’appeler Pierre sans problème, Séraphin...

       smiley


  • Xenozoid Xenozoid 3 avril 2020 17:56

    Lié par des chaînes forgées par l’enfer et des circonstances hantées par le destin. Eh bien, qu’il en soit ainsi, et les hommes auront des raisons de trembler et de fuir quand ils entendront les noms du covid,et son épée. Nous sommes deux du genre - produits par une époque qui nous a abandonnés. Donnons à cet âge la cause de nous hair.
    Pourquoi leur peur devrait-elle produire une telle beauté merveilleuse ? . Quand toute beauté est créée par la douleur ? Est-ce le secret du grand art, du a l’humain et cette illusion du rien


  • Prudence Prudence 3 avril 2020 19:04

    Merci pour cet intéressant et vivant article qui dénonce la mort qu’on nous impose comme vie, en effet, dans ce monde déjà à moitié fichu.

    L’observateur attentif aura reconnu les éléments annonciateurs du grand règlement de comptes qui s’approche. Ce n’est seulement ce texte, c’en est une infinité qui commencent à retrouver la force des cris d’un Père Duchesne nouveau style. A la place des LREM, je partirais et quitterais le pays, tout simplement. Il est encore tout juste temps. Tous les signes sont là cette fois, permettant de comprendre ce qui va bientôt se passer.


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 3 avril 2020 22:06

      @Prudence

      Merci pour votre commentaire, je doute également comme vous que ce cirque politocard puisse continuer encore longtemps, même si certains prétendent le contraire, mais généralement il s’agit de larem-militants, anonymes pour la plupart ; car défendre l’engeance actuellement aux commandes ici bas va devenir de plus en plus difficile, dans la mesure où même les ministres et les députés quittent le navire tels les rats qu’ils sont en réalité, avant de couler à pic avec le troupeau déjanté qui continuera lui de jouer, tel l’orchestre du Titanic, jusqu’à l’engloutissement définitif.


  • In Bruges In Bruges 3 avril 2020 19:30

    @ l’auteur,

    Le prenez pas mal ( j’aime plutôt bien vos articles) mais vous faites erreur :

    dans le « milieu » on dit (ou plutôt on disait, car c’est pas d’hier) pour parler d’un avocat : « un baveux » et pas un « baveur ».

    L’autre variante, c’est « le bavard », ( le mec qui sait causer, par opposition au voyou qui « ferme sa gueule »).

    « J’ai raqué une blinde un bavard qu’était nul, résultat j’ai pris 10 »


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 3 avril 2020 19:47

      @In Bruges

      exact, comme ça fait un moment que je n’ai plus entendu ou lu ce mot, bien que je regarde souvent ce genre de vieux film, comme ’’les pissenlits par la racine’’, avec dialogues d’audiard j’ai confusionné baveux et baveur, en m^me temps, baveux de mort ça le fait pas trop bien...
      cdlt


  • Loatse Loatse 4 avril 2020 10:04

    Bonjour Piere,

    Les artistes de par leur sensibilité sont très receptifs aux atmospheres, c’est à la fois une chance et une malediction quand on se doit de les subir, impuissants, ce qui n’est pas le cas puisque vous avez su vous soustraire de celle ci, addictive et nous faire partager avec talent vos ressentis.

    ... je ne regarde plus le Jt non plus et encore moinsse les émissions sur le même sujet, que je pressens sources de cauchemars, enfin depuis que notre brave Jean pierre Pernaut avec son bon sourire et son grain de sel pas vraiment politiquement correct, ses reportages sur notre france rurale et ses métiers n’est plus là. Celui ci produisait à constater sa popularité chez ceux qui suivait SON jt, un effet rassurant quelque soit le contexte, Cela, me semble t’il n’est plus d’actualité. 

    Dorénavant, il n’y a plus rien de positif pour contrebalancer le drame et ses effets délétères annexes comme le sentiment d’impuissance. Le désire t’on d’ailleurs ? Une demi heure non stop d’images angoissantes, de récits détaillés (bougez pas, je vais vomir) à vous faire dresser les cheveux sur la tête et l’on se retrouve le palpitant en vrac devant sa porte d’entrée à hésiter à aller chercher cette miche de pain qui durera plusieurs jours..

    Mais voilà, la grande peur en permanence mène à l’effet biscottes en mode longue durée. le binome maudit du moral en pente descendante et par voie de conséquence la rentrée dans la « ronde infernale » dela déprime, du système immunitaire qui en prend un coup, comme le coeur chez nos plus agés que tant d’émotions épuise ...

    Vous dites, piere, que, depuis, ils ont rajouter de la musique morbide, angoissante.. genre le double effet kisscool (image/son) ?

    Je me demandais aussi pourquoi dans notre petit village épargné selon les infos locales (merci mon dieu), on voyait le girophare des pompiers après le JT du soir...

    le comble du comble fut atteint lorsque au dernier visionnage de ce nouveau jt, bien gore, angoissant comme pas possible, pour nous changer les idées certainement, il nous fut proposé un épisode de grease anatomy...

    ubuesque !


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 4 avril 2020 10:53

      @Loatse

      Merci Loatse pour votre long commentaire, ça change de ceux des vilains petits trolls, finalement pas si méchants que ça ; que faire, c’est une forme de vie comme une autre finalement, consubstantielle au monde du Web souterrain, et sans eux on s’ennuierait, enfin presque...

      Pour la musique de film d’horreur en fond, j’ai vu ça sur Cnews le matin et ils faisaient la m^me chose au temps du pic-épidémique des GJs, en clair, dans leur esprit, les gens en colère étaient des virus dangereux. Mais nous n’oublierons pas les mises en scène dignes du printemps de Prague ; les chars d’assaut européens, les charges à cheval sur les gens, les éborgneurs, les chiens de guerre lancés sur la foule, les canons à eau...

      Honnêtement, jamais je n’aurais cru voir ça un jour en France, ou en ce qu’il en reste, le tout étant de ne pas tomber dans leur jeu morbide et glaçant, comme vous le dites justement. Vous comme moi sommes encore relativement privilégiés dans nos villages respectifs, le mien étant encore plus isolé que le vôtre ; profitons du beau temps, et sortons dans la mesure du possible, pas plus d’un kilomètre...

      Bonne journée à vous et à vos proches...


    • Loatse Loatse 4 avril 2020 12:12

      @Piere CHALORY

      merci, vous de même, Piere et au plaisir de vous lire bientôt j’espère.


  • L’Astronome 4 avril 2020 11:13

     

    « s’il vous plaît, éteignez le poste »

     

    Précaution inutile ; le baveux, comme le corona-virus, proclame : « Je suis partout »

     


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 4 avril 2020 11:30

      @L’Astronome

      Oui, on peut dire que l’ambiance je suis partout commence, comme ce put..n de virus, à contaminer les esprits ; bientôt la milice sera à nos portes barricadées... Tiens, voilà que l’on frappe à ma porte...

       smiley

      désolé l’Astronome je vous quitte, à bientôt j’espère...


    • L’Astronome 4 avril 2020 14:57

       
      @Piere CHALORY : « désolé l’Astronome je vous quitte »
       
      N’oubliez pas votre gilet pare-balle qui est suspendu à votre porte-manteau
       


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 4 avril 2020 16:35

      @L’Astronome

      Vous faites bien de me le dire, justement ; je suis retourné le récupérer, et j’ai bien fait : une horde de snipers logés en haut des montagnes environnantes n’attendaient que moi...

      Lors que je sortais innocemment de mon habitation, des bruits bizarres ont retentis au soleil ; un éclair blanc, accompagné d’un sifflement aigu m’ont permis de situer le danger  ; les balles dum-dum venaient de ma droite, vers neuf heures et quart. 

      Avec la précision et la dextérité de leurs tueurs terrifiants ; barbares spécialisés en apocalypse armés de fusils hi-tech équipés de lunettes laser surpuissantes, ils ont tenté de m’atteindre au niveau du thorax.

      J’ai ressenti un léger picotement dans le sternum mais pas plus. Il faut dire que je possède le nec plus ultra de la protection, un gilet Paretout que j’ai acheté sur le Bon coin au petit fils de Walt Disney, je dois dire que pour l’instant son efficacité me semble satisfaisante.

      En même temps rien ; ni personne, ne nous permet de préjuger du futur antérieur à nos desseins animés


  • velosolex velosolex 4 avril 2020 12:01

    Article pertinent et agréable à lire

    La société du spectacle tente de rebondir, mais c’est parfois difficile avec une jambe cassée. Les écrans portent bien leur nom. Ils nous anesthésie, et la roulette du dentiste dans la dent cariée ne nous fait guère mal. 

    Voici venu le temps maudit de l’incertitude, un piquant parfois il faut le reconnaitre, au risque de se faire lyncher. Certains découvrent qu’ils sont mortels, et que la liberté ne tient qu’à un fil, à une incertitude. On relit la peste, en oubliant que le texte n’était qu’une métaphore sur la résistance en 40. Le professeur Raoult est submergé d’appels angoissés. Dans les villes, les gens se mettent à leur balcon, chaque soir, pour applaudir les soignants. Ils se sourient de chaque coté de la rue, dans une relation autistique ,jouent à la grande âme de façon un peu facile, sans même avoir besoin de se laver l’esprit au gel hydroalcoolique.

    « T’as pas un plan pour en avoir »...Entendu le témoignage d’une psy ulcérée revenant du front qui s’était fait insulté pour avoir osé dire que cela ne voulait rien dire, qu’il n’y avait que l’action et les engagement qui comptent. "Retourne l’hôpital ! T’as rien à faire ici !

    Ceux qui ont connu leur Verdun, déjà, tout seul sur un front invisible, seront presque soulagés de voir que la lutte est plus facile à beaucoup, et que le pire malheur est la solitude, et l’invisibilité sans masque


    • Piere CHALORY Piere CHALORY 4 avril 2020 12:59

      @velosolex

      Merci pour votre commentaire, c’est vrai que l’incertitude et le doute sont les choses les plus difficiles à gérer, mais font partie intégrante de nos sorts d’humains à durée de vie indéterminée. Ceux qui ne doutent de rien sont certes moins perturbés par ce qui les entoure, mais alors ils seront plus ou moins autistes ou carrément barrés, à l’image des zélites hors sol qui devront ce pendant, à un moment ou à un autre ; redescendre, de façon plus ou moins brutale sur terre, enfin parmi nous.
       


  • zygzornifle zygzornifle 4 avril 2020 15:50

    A force de lécher le cul de Macron on modifie son ADN .....


  • Piere CHALORY Piere CHALORY 5 avril 2020 18:46

    Oups, décidément ce confinement devient dangereux : d’après ’’la dépêche’’ et avec toutes les réserves que ça comporte au vu de la fiabilité des infos main-stream, souvenons nous du ’’retour de Xav de Ligonnès’’ 100% inventé par ’’le parisien’’ ; le tueur de Romans sur Isère se sentait ’’aigri à cause du confinement’’, ce qui l’aurait conduit à assassiner gratuitement deux personnes et en blesser cinq autres...

    https://www.ladepeche.fr/2020/04/05/attaque-de-romans-sur-isere-lassaillant-se-sentait-aigri-a-cause-du-confinement,8833967.php


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