lundi 7 octobre - par Chroniqueshumaines

La vie est belle

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J'ai changé de cap. Après des années de contre-information, de lutte sociale, et de dépression chronique : une fulgurance, une lumière. Nous nous entraînons mutuellement vers les abîmes de ce que ce monde peut avoir de plus lugubre. Chaque jour, nous ressassons ce qu'il y a de pire autour de nous. Nos politiques nous asphyxient, les soucis nous écrasent, la misère est de plus en plus palpable, les injustices toujours plus monstrueuses... Et après ?

 

Nous savons tout cela, nous le dénonçons avec force, nous le condamnons. D'autres sortent dans la rue et laissent éclater leur colère. Qu'est-ce qui a changé ? Des années et des années que les lanceurs d'alertes en tous genres ne cessent d'appeler à la révolte populaire, à la prise de conscience collective. Le mouvement des gilets jaunes a soulevé les masses et les espoirs, et qu'est-ce qui a changé ? Fondamentalement, rien.

 

Je traîne sur différentes plates-formes et je vois les mines déconfites, l'énergie disparaît en débats stériles, le désespoir gagne inexorablement du terrain. La dépression est collective.

 

Si la dissidence avait pu changer les choses, je pense que ce serait déjà fait depuis longtemps. En attendant, les criminels au pouvoir ne cessent de nous enfoncer dans une vie monotone et sans goût. Notre planète n'est plus qu'une vaste poubelle, et nous, que devenons-nous ?

 

Il faut sortir de là, se défaire de ce qui nous conduit à penser que seul un effondrement général ou pire, une guerre mondialisée pourrait encore inverser le cours des choses.

 

La peste noire ou encore la Seconde Guerre mondiale ont largement démontré que sur les ruines d'un massacre, avec les cendres de la douleur, nous ne faisons inlassablement que reconstruire avec les mêmes erreurs, les mêmes fardeaux et que rien ne change en profondeur.

 

Je ne veux plus me lever chaque matin en me disant que tout va mal, et qu'il va falloir se battre contre un quelconque gouvernement ou un quelconque système. Toutes ces pensées négatives nous affectent, elles nous rendent malheureux, et ce sentiment abject finit par conduire nos vies et habille notre intérieur d'un voile putride qui nous rend détestables.

 

Je veux me lever chaque matin en me disant que tout va aller mieux, que l'on va se battre non plus pour anéantir quoi que ce soit, mais pour construire ensemble un meilleur demain. Je veux de l'espoir, de la joie, de la vie, de l'envie.

 

Nous sommes éduqués, conditionnés, programmés pour être esclave. Mais qu'est-ce qui nous empêche de sortir de cette tourbe ? Nos propres croyances, nos propres certitudes, notre propre vision de nous-mêmes et de la vie.

 

Nous ne pouvons plus passer notre vie, simplement à nous plaindre et à nous lamenter de notre condition de vie. Peu importe où nous sommes nés, ou les souffrances endurées. La vie n'est pas faite pour attendre de mourir. Nous devons nous accomplir, aller chercher ce qu'il y a de meilleur en nous et le faire jaillir avec la puissance du Vésuve crachant le feu.

 

Il faut cesser de demander au gouvernement ou à la chance de faire quelque chose pour nous. Nos vies nous appartiennent et si ce qui ne tue pas rend plus fort, alors chaque épreuve, chaque souffrance, chaque obstacle que la vie dresse devant nous est une chance. Une chance d'être plus robuste, plus expérimenté, plus ambitieux et peut-être même, plus humain.

 

Cessons de demander aux gouvernements ou aux plus fortunés. Demandons à nous-mêmes.

Tout ce qui arrive en ce bas monde est la conséquence d'un comportement collectif, celui-ci résultant de nos propres pensées. Quelle est cette idée saugrenue qui voudrait qu'être pauvre ou épuré ferait de nous des êtres meilleurs ? Tout cela n'est que le fruit de siècles de conditionnement à la servitude. Nous pouvons nous élever, et nous devons ne plus accepter d'être à la solde d'un autre.

 

Émancipation.

 

Il ne tient qu'à nous de sortir l'humanité tout entière de cette dérive qui nous conduit tout droit à notre perte. Pour cela, il nous faut nous reconditionner pour ne plus être esclave de quoi ou de qui que ce soit. Nous ne devons plus attendre que les choses s'améliorent mais changer les choses sans plus attendre, et ça commence en nous.

 

Quels sont nos rêves ?

 

Le plafond de la chapelle Sixtine, les lois de la gravité, l'informatique, et nous ? Quel souvenir allons-nous laisser de notre passage sur terre ?

 

Nos gouvernants se comportent comme des criminels et si nous attendons après eux pour les bonnes œuvres, je gage que nous allons attendre encore longtemps !

 

Nous devons nous reprendre en main, cesser de ressasser ce qui ne va pas, et chaque jour nous poser la question de comment améliorer tout cela. En commençant par notre propre vie, notre propre entourage. Puisque nous sommes condamnés à souffrir, alors autant que cela soit pour quelque chose ! Plutôt que de passer nos vies à trimer pour une poignée de dollars, souvent insuffisante pour ne serait-ce que subvenir à nos besoins, travaillons pour notre bien-être. Construisons notre œuvre.

 

Nous mourrons pour beaucoup avec des regrets si nous ne nous réveillons pas rapidement.

 

La vie est belle, encore faut-il parvenir à s'en persuader. Je sais combien il est difficile de s'émanciper, mais nous dépensons tellement d'énergie à souffrir. Relevons la tête, et avançons vers notre quête, pas à pas, et si possible main dans la main. Nous devons croire en nous, compter sur nous et ne plus perdre en futilités, et encore moins pour un travail mal payé et qui nous rend triste, ce que nous avons de plus précieux : le temps.

 

Des excuses à notre médiocrité, il en existera toujours. Mais ne pas naître fils de Roi ou sous une bonne étoile est le lot de la plus grande majorité des enfants de la Terre. Peu importe nos capacités mentales et physiques, nous avons tous la possibilité de progresser, de faire mieux, d'aller plus loin, plus vite, plus fort. Nous devons viser nos rêves, et ne plus jamais les quitter du regard.

 

Nous devons nous accomplir. La vie est belle, et nous sommes les héritiers de sa magie.

 

Faisons preuve de volonté, d'abnégation et surtout, surtout de créativité. Nous sommes capables de tout pourvu que nous changions de mentalité, pourvu que nous cessions d'aspirer au repos quand la vie nous invite à l'accomplissement. Travaillons dur pour notre propre chef-d’œuvre, et plus rien ne sera jamais une corvée. Ayons foi en nous-mêmes.

 

La vie est belle.

 

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19 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 13:04

    La vie est belle mais elle est courte et l’existence est amère.


  • Eric Havas Eric Havas 7 octobre 13:32

    « On peut avoir un pessimisme de l’intelligence et un optimisme de la volonté » Gramsci

     

    La volonté ne vient qu’avec l’alternative devenue possible puis réaliste.

     

    L’utopie ne se trouve que dans le mouvement réel de l’Histoire

     

    La loi de l’Histoire est une raison sans désir conscient.

     

    Le désir inconscient humain est l’aliénation primordiale.

     

    L’œuvre prend ainsi la forme de paradis, avenir de la cité, de la nation, lendemains qui chantent, et de la lignée surpondue chez les plus primitifs

     

    L’utopie à venir est évidente, elle n’est pas bobo.


    • amiaplacidus amiaplacidus 7 octobre 16:46

      @Eric Havas
      J’imagine que vous n’êtes pas au courant que Gramsci était un « gogochon ».


    • Eric Havas Eric Havas 7 octobre 16:52

      @amiaplacidus
       
      Non, un marxiste, une très très vieille race d’homme.
       
       
      « Pour que l’homme en tant qu’homme devienne pour soi son unique objet réel, il doit avoir brisé en soi-même son existence relative, la puissance du désir et de la pure nature. » ’L’insignifiant gogochon vert’ Marx


  • Laconique Laconique 7 octobre 13:33

    Macron va être réélu. Sparta will fall. All Greece will fall.


    • Eric Havas Eric Havas 7 octobre 13:38

      @Laconique
       
      Niet, « le dieu qui peut nous sauver » s’approche.
       
      Le pharmakon se trouvait là, sans ambages, entre les cadavres éventrés de mouches mutantes agonisantes, aux yeux étonnés de leurs places sur des pattes diformes, et un impressionnant vieux microscope à rayon X, teuton donc crâneur.
      Les savants avançaient nonchalamment, tout aussi poseurs et énigmatiques que leurs instruments, précédant un groupe d’ignares politicards mal à l’aise, qui regardaient inquiets ces manipulations manifestement à vomir.
      De modestes subalternes, mal rasés, le joint du shiteux gocho aux lèvres, chuchotaient, traînards rigolards inévitablement attirés vers le seul luxe des laboratoires, la machine à café.
       
      La gloire des temps bobo n’avait souri qu’aux seigneurs capitalistes et leurs putasses, laissant à ces salaires de diesels pollueurs, l’anonymat de becs bunsen. Dans cette improbable monde prométhéen advenu, le temps des siths serait impitoyable pour leur maitre Argent. La mort de la Mort, au fond de cette insignifiante boite de Pétri devenu abîme, les regardait amusée elle aussi.
       
      Tous savaient qu’elle ne se vendrait pas comme une gogochonne.


    • eau-pression eau-pression 7 octobre 14:03

      @Eric Havas

      Ca, je l’ai déjà lu. T’aurais pas un lien vers ton site, qu’on puisse s’y reposer la tête quand elle déborde de simplicité ?


    • Eric Havas Eric Havas 7 octobre 14:59

      @eau-pression
       
      Mon site ?
       
      Ai-je l’air d’un gogochon mattuvu sur InterBEnet qui s’épanche sur ses exploits avec son coach sportif colon ?
       
       
      « La montée de l’insignifiance est aussi celle de la diarrhée virtuelle » Castor Rat X


    • Xenozoid Xenozoid 7 octobre 15:10

      @Eric Havas

      Mon site ?
       
      Ai-je l’air d’un gogochon mattuvu sur InterBEnet qui s’épanche sur ses exploits avec son coach sportif colon ?
       
       
      « La montée de l’insignifiance est aussi celle de la diarrhée virtuelle » Castor Rat X

      tu doit être dans les soldes


    • eau-pression eau-pression 7 octobre 21:17

      @Eric Havas

      Ne sois pas modeste. Sinon tu seras accusé d’user du pipotron.

      Moaa, j’ai un site, et vu que je glande sur Avox, c’est mal cousu alors motus pour l’adresse.

      Suis pas le seul. Je connais un participant assidu d’Avox qui a un site et ne l’indique pas. Il a donné le lien une fois.

      Sinon, pour le tutoiement, c’est juste de la forum-attitude.


    • Eric Havas Eric Havas 7 octobre 21:54

      @eau-pression
       
      Quand j’étais petit j’étais informaticien. Je me rappelle quand le 1er du Monde a mis des photos de vacances sur InterBEnet et que tout le bureau s’est foutu de lui pour son manque de vergogne...
       
      Puis est venu le monde des gogochons.
       
      « L’informatisation de la société au service de la convivialité, sera l’idéologie humaniste de la nouvelle société [...] la convivialité est la morale de la société de consommation [...] La société assistée [fesses-boucs, GogochoVox] devient celle de la libido assistée » Clouscard 1981 ‘le capitalisme de la séduction du gogochon’


    • eau-pression eau-pression 8 octobre 06:52

      @Eric Havas

      Ah, si on pouvait être Petit Prince sur l’Agora (le vrai). Y’aurait une foule de daïmons de toutes catégories. Et chacun aurait apprivoisé les siens, et ils nous diraient : « tu vois, les autres daïmons semblent tout pareil à moi, mais la différence, c’est que je suis ton daïmon ».

      Mais ne rêvons pas. Un pseudo malin va ricaner : on a tous ses marottes, épicétou. Et oui, on est sur Agoravox.

      T’as pigé l’alluse ? J’ai pas eu tes éthérées explications sur Epiméthée.

      Signé : Marc du café


    • Eric Havas Eric Havas 8 octobre 12:14

      @eau-pression
       
      Épiméthée, celui qui voit après, le titan qui a tous donné aux animaux et s’est retrouvé avec rien dans sa besace pour les gogochons de la Nature écolo, Allors Prométhée, le vrai dieu des hoplites, vole le feu aux dieux des gogochons pour le donner au fasciste.et au communiste, Avec le feu qui dégage le méchant CO2, ils créent alors « le travail qui rend libre » (dans un camp de concentration, usine etc.). Pour se venger, les dieux envoie alors le RU dans un paquet de lessive de lopettisés, le capitalisme de la séduction, Pandorux, De nouveau les gogochons sont totalement dépendants de la Nature... technique du Capital cette fois, la branlette à l’Iphone. Nietzsche rigole et dit « les gogochons sont contents, ils sont remontés dans l’arbre »
       
      « L’écran interactif, explique, transforme le processus de communication, de relation de l’un à l’autre, en un processus de commutation, c’est-à-dire de réversibilité du même au même. Le secret de l’Interface, c’est que l’Autre y est virtuellement le Même [...] On est passé de l’enfer des autres à l’extase du même, du purgatoire de l’altérité aux paradis artificiels de l’identité » Baudrillard
       
      Niveau III :
       
      Le gogochon B qui surprend le gogochon A en train de se branler, si ce dernier a encore un reste de vergogne antique, verra le daïmon B par une conscience irréfléchie non-positionnelle comme celle de son propre cogito (à A) . L’écran a cet avantage de poser les 2 consciences gogochonnelles en positionnelles : par 2 profils fesses-boucs.
      Évidement ceci ramène le gogochon à Derrida nu devant son chat, où à la comtesse àpolis indifférente devant son valet sous-humain,
      A travers l’écran GogochoVox les gogochons sont bien 2 animaux.


    • eau-pression eau-pression 8 octobre 13:49

      @Eric Havas
      Merci. Sûr qu’avec la smilisation des émotions, c’est l’humanité entière qui interroge le miroir : suis-je la plus belle ?
      Gaffe à E.T. !


  • kimonovert 7 octobre 14:46

    אָמֵן


  • exol 7 octobre 22:50

    As tu pensé à te lever le matin et de faire quelque chose de ta misérable vie ?? As tu pensé à te prendre en main et de te planifier un avenir ???? Non ??? Vas bosser faignasse.


  • Chroniqueshumaines Chroniqueshumaines 8 octobre 12:25

    Et les gens... la vie est belle !


  • SUR1NUAGE 8 octobre 20:01

    100/100 d’accord il faut prendre notre destin en main, ne pas le déléguer à des intermédiaires politiques et religieux bidons, immoraux et égocentriques…

    On a les pleins pouvoirs si l’on choisit ensemble chaque jour nos priorités et boycotte la meute des prédateurs

    Non ?


  • un des P'tite goutte un des P’tite goutte 9 octobre 20:08

    Bravo pour de belles phrases sur ce qui entrave la capacité à voir du beau dans la vie, merci. J’apprécie les liens faits entre ceux qui gouvernent et le mal-être général...

    D’accord avec beaucoup de choses mais pas sur le titre. Je dirais : la vie est à rendre belle (même si le préliminaire de la « voir » belle est utile). 


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