vendredi 7 avril - par Libertad14

La Volonté de changements réels germe

2ème débat avant les élections.

Si le 1er débat avait permis d’entendre les 5 candidats qui avaient (selon les sondages) le plus de marques de confiance aux élections présidentielles, le deuxième débat avec la présence des 11 prétendants a permis d’entendre ces candidats laissés pour compte.

 Ce débat a donné la parole à un argumentaire riche et varié sur l’Europe, sur les méfaits de cette politique de l’argent, de la situation de la classe ouvrière dans notre pays.

Loin du pugilat la performance de ce débat a été de nature à montrer la différence existante entre les énarques ou avocats et des représentants de la classe ouvrière. Les conservateurs de ce système capitaliste dépassé et des progressistes à l’avant garde des changements profonds de notre société ont échangé leurs vues et leurs propositions quant à l’avenir de notre pays. Si le langage directe et parfois passionné de Philippe POUTOU et de Nathalie ARTHAUD tranchait avec le jargon politique habituel (la pratique de la langue de bois) c’est le langage du « petit » peuple que nous avons entendu : ceux qui triment, ceux qui n’ont plus d’emplois, ceux qui veulent se faire entendre par ces possédant et leurs politiciens qui du haut de leur tour d’ivoire méprisent cette « lie » populaire qui à leurs yeux ne méritent pas de parler de politique.

Nous sentons bien que quelque chose se passe. La montée du mécontentement incite à la prise de conscience du peuple, particulièrement cette classe ouvrière qui est confrontée à la misère provoquée par la précarité. Les conservateurs qui ne proposent que des emplâtres sur des jambes de bois sont dépassés. Seul un changement profond de société permettra la venue d’un avenir meilleur.

Il est à souligner aussi les interventions sur « rester ou sortir de l’Europe ». Que nous a apporté l’Europe ? Les promesses d’un avenir meilleur, les certitudes de Paix ne sont restées que des mots pour le peuple. Cette Europe voulue par le Capital pour le Capital leur a permis de mieux faire circuler la monnaie et la main d’œuvre. Cette Europe a favorisé l’endettement des Etats, l’appauvrissement du monde ouvrier, de rationaliser les entreprises multinationales.

 En guise de paix, sous prétexte d’aider les peuples du Moyen Orient, d’Afrique, nous avons engagé notre armée partout dans ces pays aux côtés des USA par l’intermédiaire de l’OTAN consacrant des sommes faramineuses à l’effort de guerre et ce pour des raisons de géopolitique et des intérêts financiers servant uniquement les spéculateurs de tous poils mais qui se traduit pour le peuple par plus d’impôts et de taxes. Cette politique est à l’origine des attentats des mouvements intégristes qui créent sur notre sol de l’insécurité.

A l’origine de l’Europe ce sont des politiciens de droite et des réformistes du PS qui ont discuté et négocié les statuts et les accords, relayés par la presse qui ventait et idéalisait cette Europe du Capital. Si le fait de rapprocher les pays européens quant à leurs intérêts communs c’est une bonne chose, alors celle-ci ne pourra se faire qu’en rompant avec son orientation actuelle. Elle devra répondre prioritairement non pas aux banques et aux multinationales, mais correspondre à des impératifs sociaux dans l’intérêt des peuples. Aussi comme à dit J.L MELENCHON « l’Europe on la change ou on la quitte ». Il est à craindre que dans la situation actuelle ce soit difficile !! Alors on la quitte !!

06/04/2016



2 réactions


  • Sparker Sparker 7 avril 18:54

    Oui certainement qu’on devra la quitter, aussi si elle s’effondre, mais ce n’est pas sur quand même faut encore espérer que la raison soit à l’oeuvre. Ca risque de bousculer grave quelque soit le résultat de l’élection.
    Beaucoup de gens restent attachés à l’idée européenne.


    • Libertad14 Libertad14 8 avril 11:19

      @Sparker

      Pas aussi certain ?? Pas les chômeurs, pas les smicards, pas les retraités de la classe ouvrière , pas les adeptes de la justice fiscale. Oui évidemment quitter l’Europe ça parait énorme ! Mais si nous en avons peur c’est que déjà notre souveraineté est compromise et que nous sommes déjà soumis à une forme de dictât tant sur nos libertés que sur le plan économique. Cette nomenklatura capitaliste qui a structuré le pouvoir de l’Europe ne changera jamais . Alors réagissons pendant qu’il en est encore temps , avant qu’il ne soit trop tard.
       .

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