vendredi 12 juin - par guylain chevrier

LDNA, une organisation qui incite à la haine raciale, mais Le Parisien ne le voit pas

« Rassemblements contre le racisme : trois choses à savoir sur la Ligue de défense noire africaine ». C’est sous ce titre que le journal Le Parisien (1) a entendu nous informer sur cette organisation qui appelle, parmi d’autres, à des manifestations contre le racisme. Le journal le fait, mais avec une mémoire un peu sélective. Des éléments manquent au tableau, pourtant pouvant nous alerter sur la façon dont l’élan actuel contre le racisme, déclenché par la mort de l’afro-américain Georges Floyd tué par un policier aux Etats-Unis, peut être détourné par des organisations poursuivant un tout autre but que cette juste cause.

« Trois choses à savoir sur la LDNA » selon le Parisien, mais sans explication de texte

Parmi les rassemblements organisés à Paris samedi dernier, deux l’ont été à l’appel de la LDNA, où son fondateur et porte-parole a violemment attaqué la France : « La France, c'est-à-dire l'Etat français est un Etat totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste. L'Etat français exploite son propre peuple, alors vous imaginez ce qu'ils font en Afrique ». Il est applaudi par quelques dizaines de militants. L’intérêt du journal pour cette organisation tient au fait que plusieurs élus du Rassemblement national appellent désormais à sa dissolution.

L’organisation nous dit-on, se présente sur les réseaux sociaux comme un « mouvement pour la défense des droits des Afrodescendants et des Africains ». Avec à sa tête un leader, un certain Egountchi Behanzin, se définissant comme un « activiste politique, anti-négrophobie, panafricain (et) révolutionnaire ». On poursuit en expliquant que la Ligue de défense noire africaine « multiplie les opérations coups d'éclat ». Comme en avril 2019, lorsque « ses membres ont manifesté contre la grande exposition consacrée à Toutankhamon ». On reprend alors les propos de l’un des activistes qui parle de « falsification de l'histoire africaine », de « blanchiment de l'histoire (…) de la civilisation égyptienne ». Dans ce prolongement on trouve « paradoxal » que l’organisation ait « aussi applaudi le déboulonnage de deux statues de Victor Schœlcher en Martinique, le 22 mai dernier », alors que « Cet ancien homme politique est pourtant connu pour avoir aboli l'esclavage. » Pour ajouter, « Mais il est de couleur de peau blanche, tandis que certains militants préféreraient mettre en avant la révolte d'esclaves noirs à l'époque. » On comprend mal l’étonnement du journaliste qui parle de paradoxe, et tente une explication à la limite de la justification, car il semble au contraire des plus cohérent que ce discours antiblancs aboutisse au soutien de telles exactions. Cet exemple est significatif des dérives identitaires actuelles de certaines associations. Schoelcher est le symbole de la liberté qui a été étendue à tous avec l’abolition de l’esclavage. Elle ne s’oppose nullement à rendre hommage aux révoltes d’esclaves. C’était une conquête essentielle propre à une République française qui ne l’a jamais accepté sous son drapeau et l’a aboli (La première République l’abolit en 1794, rétablie par Napoléon, il l’est à nouveau dans les premiers jours de la Seconde République en 1848). On l’a inscrit dans ses livres d’école comme un crime contre l’humanité. Que faire de mieux ? Opposer ainsi les victimes d’hier à ce grand homme comme figure universelle de la fraternité humaine n’a aucun sens, à moins de s’enfermer dans une vision d’opposition raciale qui ramène l’histoire en arrière, avec son lot de haine et de violence.

Mais le fait le plus marquant aux yeux de l’article, c’est l’épisode de la condamnation de membres de l’organisation pour « intimidation » envers Patrick Balkany, l’ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Une boulangère de couleur de la commune aurait prétendu avoir subi à plusieurs reprises des insultes et des menaces racistes, ce que les militants de la LDNA entendaient régler à leur façon, en prenant à partie dans la rue l'ancien élu, pour en obtenir un rendez-vous sur le sujet, par intimidation. Lors de l'audience qui a statué sur les faits en novembre dernier, on précise que « les deux militants, qui avaient déjà un casier judiciaire, ont été condamnés à six mois de prison et un euro symbolique de dédommagement ». Pour ajouter que « l'AFP indiquait que le plus âgé des deux militants, avait été condamné en 2014 à sept ans de prison pour viol de personne vulnérable. » On concluait en indiquant que « Plusieurs sites proches de la droite voire de la « fachosphère » assurent qu'il s'agirait d'Egountchi Behanzin ». La référence à la « fachosphère » donne une tonalité équivoque à cette conclusion, après avoir ouvert l’article sur les élus du RN demandant l’interdiction de l’organisation, pouvant ainsi presque laisser penser qu’il s’agirait d’un problème entre identitaires. Hasard malencontreux ? Nous opterons pour le bénéfice du doute, ne s’agissant pas tant de prendre parti pour qui que ce soit, que de montrer les enjeux du traitement de ce type de sujet. Auquel il manque, d’ailleurs, quelques informations essentielles sur la LDNA dont le journaliste a été oublieux, pouvant nous faire passer à côté de l‘essentiel.

Une organisation qui incite la haine raciale

La LDNA a manifesté devant l'ambassade d'Afrique du sud à Paris le 6 septembre dernier, dans le contexte des violences racistes qui s’y déroulent opposant locaux et étrangers, tous africains. Comme réponse à "la xénophobie" dans ce pays, l'un des intervenants a appelé aux meurtres des "Blancs", des "Chinois" et des "Indiens" : "La xénophobie doit s'arrêter. Si vous voulez être xénophobe, d'accord. Commencez par tuer les Blancs, commencez par tuer les Chinois, commencez par tuer les Indiens. Ne tuez pas vos frères […] nous avons la même couleur [de peau]." Voilà qui nous aurait immédiatement mieux éclairé sur cette organisation qui prône la xénophobie, la haine raciale jusqu’à l’appel au meurtre.

On aurait aussi pu rappeler que la LDNA avec le Conseil représentatif fes Associations Noires de France (CRAN), soutenus par Rokhaya Diallo qui tient les blancs de façon fantaisiste pour héritiers d’un colonialisme faisant sommeiller en chacun d'eux un raciste qui s’ignore, ont empêché la tenue de la pièce d’Eschyle « Les suppliantes » à la Sorbonne, prétextant que les comédiens se grimaient en noir, simplement pourtant comme dans l’antiquité, pour assimiler cela à un "Blackface" (maquillage noir pratiqué lors de spectacles par des blancs aux États-Unis pouvant s’apparenter à une forme de racisme). Ce n’était qu’un prétexte pour faire publicité à leur discours de victimisation outrancier justifiant leur intolérance, et leur volonté d’imposer à notre République égalitaire où les individus se mélangent, leur projet politique d’une société divisée selon l’origine, la couleur, la religion, séparant les individus dans un face à face fratricide. Le ressentiment ne peut être à l’origine d’aucun projet d’avenir, d’aucun idéal. La pièce a pu plus tard heureusement être joué, dans le Grand amphi de la Sorbonne, faisant un pied de nez à ceux-là. C'est en regardant devant, tous ensemble, que nous serons toujours plus et mieux égaux.

Alerter pour faire que l’on ne se trompe pas de combat

On peut voir plus clairement à présent que la LDNA n’a rien à voir avec une association de lutte contre le racisme, puisqu’au lieu de réclamer l’égalité et la fraternité, elle déclare la guerre des races. Un discours radical que partagent peu ou prou bien des organisations même si elle se présentent sous des traits moins virulents. Elle se retrouvent autour du retour de la race dans le politique comme fonds de commerce, justifié par la thèse fumeuse d’une France dont l’Etat serait "structurellement" raciste, qui ne tient pas un instant devant les faits. Selon le baromètre de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, portant sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (2018), depuis plusieurs années le recul des préjugés racistes et du rejet de l’immigration ne cesse de progresser. Ainsi, si 42 % des Français estiment encore qu’« aujourd’hui en France, on ne se sent plus chez soi comme avant », ce chiffre est en recul de 5 points par rapport à 2017, et surtout de 17 points depuis décembre 2013. Ceci, alors que seuls 9 % des Français estiment qu’« il y a des races supérieures à d’autres ». Il montre aussi que la laïcité est perçue par 72% des Français comme un élément indispensable du « vivre ensemble », contre 7 % seulement qui y voient du « négatif ». Comment l’Etat en France serait-il raciste pour permettre cette évolution ? Rappelons au passage que la laïcité est ce principe politique d’organisation de l’Etat, qui le rend impartial par le fait de ne se réclamer d’aucune conviction ou croyance particulière pour gouverner. Il ne voit ainsi que des citoyens. S'il existe des discriminations que l'on ne peut ignorer et qu'il faut combattre, c'est un autre problème.

La LDNA en réalité, à travers ses excès, nous alerte sur une dérive plus large d’une partie du mouvement antiraciste, glissant dangereusement vers un antihumanisme. Le journal Le Parisien ferait œuvre de salut public en rendant mieux compte du danger de cette dérive plutôt que de jouer au plus fin avec la conscience de nos concitoyens, au risque qu’ils se trompent de combat.

1- « Rassemblements contre le racisme : trois choses à savoir sur la Ligue de défense noire africaine ». https://www.leparisien.fr/societe/rassemblements-contre-le-racisme-trois-choses-a-savoir-sur-la-ligue-de-defense-noire-africaine-07-06-2020-8331306.php



41 réactions


  • Trelawney Trelawney 12 juin 11:15

    Dans votre article vous mettez toutes les bases d’un débat sur la « liberté d’expression » en même temps que le coté clownesque de cette LDNA. Les statues de Victor Schœlcher en sont en belle exemple de connerie abyssale 

    Si ça leur chante de dire des conneries que tout le mode a remarqué, ça ne me dérange absolument pas. Pourquoi toujours des appels à la dissolution ? 

    Le gros problème est que personne ne va expliquer les choses clairement devant les médias. On se contente de dire : « Il dit des conneries, il n’a pas droit à la parole » sans même reprendre à la base le pourquoi de la connerie.


    • Jonas Jonas 12 juin 13:43

      @Trelawney « Si ça leur chante de dire des conneries que tout le mode a remarqué, ça ne me dérange absolument pas. Pourquoi toujours des appels à la dissolution ? 

      Appel à la dissolution, parce que ces organisations incitent à la haine de la France, de son identité, de sa culture et de son patrimoine, et que si on laisse faire, on finit comme les USA, où des milliers de manifestants décapitent les statues de Christophe Colomb, de plusieurs personnages historiques fondateurs de l’Amérique, ont réussi à faire passer »Autant en emporte le vent" comme un film criminel et raciste, qui fait l’objet d’un retrait de plateforme cinématographiques, veulent rebaptiser les aéroports et les monuments, en Angleterre, où la statue de Churchill, sauveur de l’Angleterre face à l’Allemagne nazie est mise en boîte etc...

      La LDNA, SOS Racisme, le CRAN et autres indigénistes mènent un combat contre la culture et l’identité de notre pays qu’ils considèrent comme ennemies.
      S’ils veulent mener une guerre idéologique, qu’ils la fassent dans leur pays, la France n’a pas vocation à accueillir toute la poubelle du tiers-monde.


    • ZenZoe ZenZoe 12 juin 16:25

      @Trelawney
      Si ça leur chante de dire des conneries que tout le mode a remarqué, ça ne me dérange absolument pas. Pourquoi toujours des appels à la dissolution ? 


      Intéressante votre remarque. Doit-on dissoudre ou pas ? Censurer ou pas ?
      S’agit-il seulement de ’’conneries" ? Ou de faits illégaux ?
      Car personnellement, je crois que la ligne de démarcation se situe au niveau de ce qui est légal ou pas.
      Or d’après ce que j’en comprends, la LDNA a pour objectif une incitation à la haine raciale et au communautarisme, ce qui est anticonstitutionnel. Ses déclarations sont diffamatoires contre l’Etat et ses actions sont illégales (manifestations non autorisées et dégradation de biens publics).
      Moi je dis dissolution immédiate, ou a défaut contrôle fiscal, mise en examen de ses dirigeants et arrêt total de toute subvention de l’Etat (si ces assocations en bénéficient). On a fait moins de tintouin pour dissoudre un groupe d’extrême-droite après la mort de Clément Méric.


    • leypanou 12 juin 19:53

      @Jonas
      La LDNA, SOS Racisme, le CRAN et autres indigénistes mènent un combat contre la culture et l’identité de notre pays 

       : smiley


  • babelouest babelouest 12 juin 11:15

    Je pense qu’il faut être encore plus catégorique. Celui qui vient en France, accepte de fait TOUS ses principes : égalité, laïcité, fraternité, libertés dans le cadre des trois précédents. S’il n’en veut pas, il s’en va. Cela vaut pour cette organisation, comme à beaucoup d’autres plus ou moins subtiles, y compris certaines qui président plus ou moins directement aujourd’hui au gouvernement de la France.

    .

    Ces principes, on le notera, sont en complète contradiction avec ce que l’on observe par exemple dans les pays anglo-saxons, communautaristes, pro-individualistes, anti-laïques (dans le sens que nous donnons à cette notion), et cela se ressent au niveau de la pseudo-union européenne où décidément il y a trop de choses qui s’opposent aux principes français.


  • Baobab 12 juin 12:00

    Cessez avec cette falsification de l’Histoire, Schoelcher n’ a rien aboli du tout. Dans les colonies françaises des Ameriques, les esclaves par leurs mutineries incessantes avaient brisé leurs chaines et s’étaient libérés eux-mêmes. Quand le décrêt Schoelcher concernant l’abolition de l’esclavage est arrivé mi juin aux Antilles, l’esclavage avait déjà pris fin. Donc cessez de présenter ce raciste qui a accordé des dédommagements aux esclavagistes, comme le « sauveur blanc » qu’il n’était absolument pas. Ses nombreux écrits et déclarations prouvent au contraire qu’il était un pure raciste, négrophobe, colonialiste et nos compatriotes en Martinique ont bien eu raison de détruire les deux statues érigées en sa mémoire. Statues qui ne sont que des insultes aux combats menés par nos Ancêtres.


    • sylvain sylvain 12 juin 13:43

      @Baobab
      Schoelcher

      était vraiment contre l’esclavage . Au vu de son histoire et de sa position sociale, il n’a cessé de transformer les idées et les préjugés dont il avait hérité .
      Il n’a certainement pas aboli l’esclavage a lui tout seul, mais il y a contribué du mieux qu’il pouvait . Il a été timide dans ses propositions au début , estimant qu’une fin immédiate de l’esclavagisme serait trop brutale pour la société, mais restant toujours claire sur le fait qu’il fallait en tarir la source . Quand il a eu un pouvoir politique il s’en est toujours servi sincèrement pour l’abolition .
      Dès 1830, à 26 ans, il publie sur l’esclavage et le condamne comme une barbarie.
      On peut lui attribuer des phrases telles que « l’homme noir n’est pas moins digne de la liberté que l’homme blanc » ou  " Disons nous et disons à nos enfants que tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière.« et une foule d’autres .

      On peut lui reprocher certaines phrases, telles que »les nègres, sortis des mains de leurs maîtres avec l’ignorance et tous les vices de l’esclavage, ne seraient bons à rien, ni pour la société ni pour eux-mêmes »

      . Mais au vu de ses actions ( tout de même plus importantes) et du reste de sa prolifique écriture ( notamment du fait qu’il militait en même temps pour qu’il n’y ai plus aucun nouvel esclave) on peut penser que c’était une inquiétude sincère . Du reste, n’importe quel homme ou animal enfermé ou attaché trop longtemps perd la plupart de ses aptitudes sociales et devient un peu fou


    • sylvain sylvain 12 juin 13:44

      @Baobab
      on peut trouver bien mieux en France comme statue à déboulonner


    • sylvain sylvain 12 juin 14:51

      @Baobab
      pour finir, le dédommagements aux esclavagistes, qui est, au vu de nos critères moraux actuels, totalement injuste était une pratique systématique . Il a été justifié par le sacro saint principe de propriété qui est le fondement de nos société : le remettre en cause ici était ouvrir la boite de pandore, ce qu’aucun propriétaire ( soit 100% des élites de l’époque) ne voulait faire .
      Personne n’aurait pu faire tomber en même temps l’esclavage et le principe de propriété, et demander l’un et l’autre aurait eu du panache, mais aucune efficacité
      La plus immorale des dettes esclavagiste a été imposée à haiti, ou « l’indépendance » et la liberté ont été vendues contre une dette si colossale qu’elle n’avait pas été remboursée un siècle après


    • oncle archibald 12 juin 16:29

      @Baobab le simpliste : « Cessez avec cette falsification de l’Histoire, Schoelcher n’ a rien aboli du tout.  »

      Qui simplifie à outrance et qui falsifie l’histoire sinon vous. L’avis d’Aimé Césaire me parait être plus étayé et argumenté que le votre :

      « Évoquer Schœlcher, ce n’est pas invoquer un vain fantôme, c’est rappeler à sa vraie fonction un homme dont chaque mot est encore une balle explosive... Schœlcher dépasse l’abolitionnisme et rejoint la lignée de l’homme révolutionnaire : celui qui se situe résolument dans le réel et oriente l’histoire vers sa fin. »

      Vous tenez un discours radical et haineux. Au lieu de réclamer l’égalité et la fraternité, vous voulez déclarer une espèce de guerre des races. Vous voulez allumer le feu de la haine dans une société Française où les individus ont exactement les mêmes droits quelle que soit la couleur de leur peau.

      Une société divisée selon l’origine, la couleur, la religion, séparant les individus dans un face à face fratricide n’est porteuse d’aucun projet d’avenir, d’aucun idéal, mais c’est pourtant bien à cela que vous travaillez, à contre courant et à l’inverse de ce que faisait Schœlcher comme le rappelle Aimé Césaire qui peut difficilement être taxé de complaisance envers les colonialistes et les esclavagistes !


    • Cyril22 13 juin 10:16

      @sylvain
      La dette d’Haiti, équivalente à un an de ses revenus d’avant l’indépendance (ils ont chûté après), avait été partiellement payée, avant d’être réduite et soldée en un demi-diècle (1883). Par contre, ce qui a duré plus d’un siècle, c’est le remboursement aux banques (notamment réescompte par les banques américaines) des emprunts effectués par Haiti pour payer sa dette (jusqu’en 1952).


  • Cadoudal Cadoudal 12 juin 12:08

    Rien sur la passé judiciaire du Béninois Sylvain Afoua ?

    Encore de l’Histoire approximative de gauche, c’est dommage...lol...

    La victime de Engountchi Béhanzin de la LDNA témoigne sur son viol en débat chez AFRICA RADIO.

    https://www.youtube.com/watch?v=f-mrq11-B-U


    • Cadoudal Cadoudal 12 juin 12:09

      @Cadoudal
      Pardon, j’avais mal lu...

      « l’AFP indiquait que le plus âgé des deux militants, avait été condamné en 2014 à sept ans de prison pour viol de personne vulnérable. »


    • troletbuse troletbuse 12 juin 19:04

      @Cadoudal
      Oui mais, c’était dans leur code éthique, non ?


  • agent ananas agent ananas 12 juin 12:39

    Allo, Laetitia Avia ? ....


  • guylain chevrier guylain chevrier 12 juin 15:03

    Baobab raconte n’importe quoi, à l’image des confusions de la période, et traiter de raciste Victor Schoelcher est vraiment pitoyable, expression d’une ignorance à laquelle a bien répondu Sylvain. Il se trouve que c’est la République qui a libéré de l’esclavage et donc pour l’accès à pas n’importe quels droits. Ce qu’avait très bien compris précédemment Toussaint Louverture se ralliant en 1794 à une Ière République qui seule entendait libérer les esclaves. C’est une tradition républicaine ancrée dans l’idée des Droits naturels de l’Homme, venue des penseurs des Lumières, principe définissant les Droits de l’homme eux-mêmes. Dans de nombreux pays du monde l’esclavage se poursuivait, et les libérations par les esclaves eux-mêmes ne produisirent pas spontanément des régimes de liberté, loin d’en faut. Ce fut souvent après l’abolition, le retour des tribus avec tous leurs travers, l’esclavage ayant été pratiqué dans l’essentiel des sociétés africaines entre Africains depuis la nuit des temps. Ce n’est donc pas une question de couleur de peau mais des droits que l’on met derrière la liberté. Il faut voir l’histoire comme un processus en marche dont le progrès tient à la capacité des hommes à dépasser par la rationalité de leur pensée les contradictions de leur développement, dont font partie les préjugés racistes. Ceci, au lieu d’opposer en permanence une vision figée des cultures : culture de blancs contre culture de noirs. La pensée qui émancipe à travers l’idée de République est un bien commun à l’humanité. Ceux qui défendent cette vision fixiste, antagoniste des cultures, ne voudraient en aucun cas se retrouver sous les injustices de la logique de la tradition de leurs ancêtres, et se trompent complètement de combat en choisissant la République comme ennemi.


  • guylain chevrier guylain chevrier 12 juin 15:08

    TrelawneyLe problème de la dissolution est une question de légalité et de sécurité. Doit-on laisser des organisations promouvoir la haine raciale, non. D’ailleurs, on n’hésite pas à interdire des mouvements d’extrême droite pour cela, légitimement. Laisser ces gens-là agir, c’est d’une certaine manière laisser penser qu’il y aurait du grain à moudre, quelque chose de coupable qui justifierait leur action. Et donc, le risque qu’elles manipulent dangereusement des individus. Avec un discours violent, de l’intimidation... Qu’est-ce qu’il faut attendre ? Des morts lors d’affrontements auxquels pousse ce discours de haine ? 


  • DACH 12 juin 15:43

    7 membres de la famille Traoré sur 17 frères et soeurs ont des comptes à rendre à la Justice. Donc il y a bien des délinquants dans une aprtie de cette famille qui prétendent à l’antiracisme !!!= https://www.dreuz.info/2020/06/11/tout-savoir-sur-les-traore-une-famille-aux-nombreux-soucis-judiciaires/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29


    • eddofr eddofr 12 juin 17:44

      @DACH

      Faites plus simple, l’objet de l’intervention qui a causé la mort d’Adama Traoré était l’interpellation de son frère (qui lui, n’ayant ni résisté ni tenté de fuir, n’a subit aucune violence).

      Il ne s’agit pas d’un « contrôle » qui airait mal tourné.

      Il s’agit de l’interpellation d’un délinquant dans un « milieu » connu pour sa violence.

      Peu importe les antécédents, il s’agit de résistance à une interpellation.

      Autant je pourrais comprendre un « jeune » qui en a marre d’être contrôlé toutes les 5 minutes (par le même flic, trois fois dans la journée, en plus), autant là il s’agit d’une interpellation ciblée sur un délinquant (la police ne choisis pas la couleur du délinquant) et de faits de résistance et tentative de fuite.

      Traoré a contraint les forces de police à user de la force. Et l’usage de la force à toujours des conséquence (pour la police, pour l’interpeller, pour un passant innocent, pour des biens privés, ... et plus ou moins graves).

      Il a résisté à une interpellation, il n’a pas été volontairement tué par les force de l’ordre (il est mort plusieurs heures après).

      C’est malheureux pour lui, mais je ne vois là ni racisme ni faute de la part des policier.

      Ils ont peut-être un petit peu tardé à appeler les secours ? Et encore, ça se discute ...

      A la rigueur, on peut demander au ministère de changer de doctrine (et de fournir aux policier des « pistolets lance filet » efficaces et totalement inoffensifs), mais c’est bien tout.


    • DACH 12 juin 23:36

      @eddofr=C’est toujours bien de rappeler dans les détails ce que l’on sait déjà. Mais globalement, une partie de cette famille est un exemple de délinquance tolérée...Il n’y a pas plus compliqué à traiter par la justice, ce qui justifie les 4 ans d’instruction et la non audition de 2 témpoins qui redoutent pour leur matricule...


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 12 juin 15:44

    La première République l’abolit en 1794

    EN 1793


  • guylain chevrier guylain chevrier 12 juin 15:46

    Pour info  :

    Thuram, Rokhaya Diallo, Ligue de défense noire africaine : d’où vient le racisme des « antiracistes » ? Publié le 12/09/2019

    https://www.marianne.net/debattons/billets/thuram-rokhaya-diallo-ligue-de-defense-noire-africaine-d-ou-vient-le-racisme-des 


  • DACH 12 juin 15:47

    L’antiracisme des racisés est une imposture qui a pour objectif d’inciter à des affrontements, et au-delà à la sécession.


    • myrrhe-lit-on Le Vilain Petit Tailleur 12 juin 15:49

      @DACH

      Tout a fait , cela ressemble beaucoup a la propagande sioniste smiley


    • DACH 12 juin 16:00

      @Le Vilain Petit Tailleur= Donc vous avez apprendre les règles d’analyses et de pensées, car vous ne faites aucunes démonstrations et ne donnez aucunes preuves d’une telle affirmation. Bon courage pour servir votre propagande de fête à NeuNeu....


    • myrrhe-lit-on Le Vilain Petit Tailleur 12 juin 23:49

      @DACH

      Les sioniste , n’ aurais jamais autant fait que pour ressembler au muzz ...
      des qu’ on leur fait de l’ ombre ca hurle au racisme ...

      Des qu’ on touche au coran/israel le cerveau bug ... 
      et ce n’ est plus que violence et victimisation sans fin .


  • Gaston Lanhard 12 juin 15:52

    Je suis bien d’accord avec l’analyse de Guylain. Sous couvert de’antiracisme on nous sert un racisme exacerbé. Je crains que ça se finisse très mal.....pour eux et ceux qu’ils sont censé défendre, victimes colatéralles. Pour mémoire, depuis Louis X en 1315, l’esclavage est légalement proscrit en France ; et le servage itou. Louis X roi de France, publie un édit le 3 juillet 1315 qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». Officiellement, depuis cette date, « le sol de France affranchit l’esclave qui le touche ».

    Quant aux africains noirs, ils n’ont jamais connu l’esclavage de la France coloniale. Celui-ci a été aboli en 1948 et la conquête de l’AOF et AEF n’a démarré qu’en 1867. La LDNA ferait bien de se cultiver un peu avant de l’ouvrir. 

    Quant aux commerce triangulaire, ce sont de braves africains qui venaient vendre les esclaves razziés dans leurs territoires, les marchands Blancs ne faisaient que réceptionner, ce qui n’est pas acceptable non plus.

    Quand la LDNA osera parler de l’esclavage musulmans (1100 ans quand même) ils gagneront peut-être en crédibilité.



  • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 juin 16:00

    Dans la France d’aujourd’hui, où l’on nous somme en permanence de choisir entre un « bon racisme » et un « mauvais racisme », entre une « bonne haine » et une « mauvaise haine », entre une « bonne violence » et une « mauvaise violence »... la lucidité, la clarté et le courage de guylain chevrier me font penser que tout n’est peut-être pas foutu pour l’avenir de nos enfants, petits-enfants et ceux qui les suivront.

    Il faut espérer que les journalistes dont la formation a été bâclée ou, pire encore, poussée à la déformation systématique mais bénéfique pour leur carrière personnelle, réfléchiront sérieusement, en lisant guylain chevrier, à la manière d’y remédier, afin d’exercer dans l’indépendance et l’honnêteté, le beau métier qui était le leur avant le désastre culturel actuel.


    •  C BARRATIER C BARRATIER 12 juin 16:24

      @Pierre Régnier
      Je partage ce point de vue. Merci à Guylain de ne jamais être superficiel sur sur sujet.
      Malgré les dérives de la liberté d’écrire (il faut la conserver), l’humanité progresse et les citoyens se laissent un peu moins manipuler


  • ZenZoe ZenZoe 12 juin 17:00

    Ca fait des décennies que les gouvernements successifs sont tétanisés par le risque d’émeutes de banlieues, des décennies qu’ils baissent leur pantalon devant ceux qu’il faut bien appeler des ennemis de la France.

    Et des choses bizarres se passent en général quand un état est trop affaibli : l’arrivée de mafias comme en Italie, l’arrivée d’un dictateur comme en Allemagne, un éclatement du pays et une guerre civile comme en Yougoslavie... avec tout ce qui va avec, au mieux le délitement total des services publics et une corruption monstre, et au pire la privation totale des libertés avec fermeture des frontières, voire un génocide.

    Un pays sain repose sur une alliance et un équilibre subtil entre l’Etat et sa population, ce qui lui permet de fonctionner et surtout de se défendre en cas de danger. Quand le danger vient de l’intérieur, c’est plus difficile, c’est comme un cancer qui vous bouffe les entrailles. Si on ne coupe pas les tumeurs, c’est la mort assurée. La France n’est plus un pays sain, reste à savoir si elle veut se soigner.


  • Jean Guillot le retour Oncle-Paul 12 juin 19:48

    L’esclavage a été aboli car on venait de trouver la machine à vapeur qui permettait de produire en grande quantité sans la force humaine et ensuite le pétrole qui a permis l’arrêt de l’esclavage .


    • Cyril22 13 juin 12:05

      @Oncle-Paul
      l’abolition initiale de l’esclavage en 1793 dans certaines colonie et sa généralisation en 1794 sous l’impulsion de l’abbé Grégoire découlait uniquement de considérations humanistes, il n’y avait pas encore de mécanisation de l’agriculture dans les territoires colonisés. C’est du reste hélas pour cela que l’esclavage a été rétabli par Bonaparte.


  • Citoyen de base 12 juin 19:53

    « Diviser pour régner ». Les cendres du covid ne sont même pas refroidies que les mondialistes repartent à l’assaut des nations, derniers remparts contre les multinationales et autres GAFAM.  smiley


  • Citoyen de base 12 juin 20:18

    @Oncle-paul :

    C’est pas faux !  smiley


  • rita rita 13 juin 08:25

    La France est championne pour recevoir ces sectes qui nous chient dessus, nos politiciens leur ouvre les bras pour avoir des voix aux élections, Mélanchon dans le genre est le champion !

     smiley)


  • Bellot Bellot 13 juin 10:00

    Bonjour,

    Ce n’est pas la seule chose, loin s’en faut, que le Parisien ne voit pas me semble t’il. Mais n’y a t’il que le Parisien à incriminer dans la survenue de tels mouvements ? Depuis les années 70 qu’est-ce qui a été fait avec efficacité pour lutter contre les scandaleux « contrôles au faciès », les cv non lus dès lors que le nom ou la photo ne correspondent pas aux préjugés du recruteur, les taux de chômage régulièrement entre 25 et 40% pour les 18-25 ans dans les « banlieues » et autres cités « dortoirs » (lieux d’exclusion, de relégation sociale par définition). Les Grands Ensembles HLM construits dans les années 60, d’une grande modernité à l’époque avec sa population variée, travailleuse, en échange constant avec l’extérieur, où le PCF vient vendre son canard dans la rue ne sont plus. Les Français « dits de souche » sont partis fin 70 début 80 pour des petits pavillons en bordure des villes, les français d’origine espagnole, portugaise, italienne ont suivis. Ne sont restés, dans un entre-soi délétère et creuset d’un fragile communautarisme de survie, d’entraide où viendront avec d’autant plus de facilité prêcher certaines obédiences islamiques, protestantes aussi. Des endroits où il faut s’endurcir aujourd’hui pour survivre où les dépressions, les suicides, les addictions pour fuir sont légion. Où sont aujourd’hui les responsables des échecs successifs des politiques de la ville, de la lutte contre les discriminations, contre le chômage ? Les rapports sociaux sont aujourd’hui tellement tendus, tellement chargés en croyances potentiellement sources de crimes, d’abus, de violences , de non respect des autres que l’existence de cette « association » ne m’étonne pas. Quand la puissance publique est faible et quoi qu’on en dise c’est le cas aujourd’hui, elle cède le pas à tout les excès, toutes les violences. Il suffit de voir la dernière affaire concernant un groupe de policier sur FB pour constater la gravité du problème et ce n’est pas en se cachant derrière des beaux discours empreints de bons sentiments qu’on dépassera le problème. Pour résumer, et ce n’est que mon humble avis, ce dont manque aujourd’hui cruellement notre pays c’est d’un VERITABLE HOMME D’ETAT, intègre, avec le souci de son peuple et porteur d’une vraie vision qui puisse promouvoir d’autres citoyens également et véritablement au service de leur pays et non du leurs.


    • Sparker Sparker 15 juin 20:42

      @Bellot

      Ne vous retranchez pas derrière la venue d’un vrai homme d’état comme vous dites, il n’y en aura plus et c’est tant mieux, c’est typique cinquième république, de Gaulle à donné le ton et on vit sur son ciel de traîne depuis 60 ans.
      Non nous pouvons faire beaucoup mieux et plus intéressant. Déjà une sixième qui sera certainement imparfaite sujet à critique et tout le toutim mais ça discutera sur de bonne base. Chacun doit être concerné par ce qui se passe et l’avis de tous devient nécessaire. L’arbitraire décision qui n’est même plus politique, ne peut plus enfumer la démocratie, c’est tous ou rien.
      Ou autre chose si vous avez de bonnes idées, mais pitié plus d’homme providentiel sois disant désintéressé...


  • BA 15 juin 00:30

    Dans l’Antiquité, Rome avait conquis un empire : la carte est ci-dessous.


    Pour punir les Romains d’avoir envahi l’Europe et aussi l’Afrique du Nord, des Belges ont vandalisé la statue de Jules César !


    Jules César, colonialiste !


    Jules César, krapuul !


    Les représentations du roi Léopold II ne sont pas les seules à souffrir de la contestation sociale actuelle. La statue de Jules César se trouvant à Velzeke, dans l’entité de Zottegem (Flandre orientale), a été vandalisée, dans la nuit de samedi à dimanche.

    La statue de l’empereur romain est assez abîmée. La lance que Jules César tenait dans une main a été arrachée et les auteurs ont écrit le graffiti « krapuul » sur le socle de la statue.

    Une enquête a été ouverte pour remettre la main sur les vandales. "Nous allons estimer plus précisément lundi l’ampleur des dégâts et les réparations à effectuer. Celles-ci seront à charge des auteurs", a fait savoir la bourgmestre Jenne De Potter (CD&V).

    Un kilomètre plus loin, des statues en marbre situées dans le jardin du cloître Saint-Antoine ont aussi été endommagées, probablement par les mêmes individus.

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_une-statue-de-jules-cesar-vandalisee-a-zottegem?id=10521998#


    L’empire romain en 118 après Jésus Christ :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_romain#/media/Fichier:Carte_de_l’Empire_romain_en_118_apr%C3%A8s_J.-C.jpg


  • Sparker Sparker 15 juin 09:07

    C’est comme pour le viol, une fille qui porte plainte pour viol c’est par ce qu’elle n’aime pas les garçons...

    Les antiracistes qui sont racistes et qui dénonce le racisme qui n’existe pas mais qu’ils subissent et que c’est même pas vrai..., quel pataquès et bouillie intellectuelle pour justifier que les blancs n’aiment pas être pointés du doigts par leur colonisés et anciens esclaves...

    Pour Schoelcher ce n’est pas par ce qu’il a été abolitionniste qu’il n’était pas raciste à l’époque comme bien d’autres aussi réputés. Etre raciste ou racialiste à l’époque était une posture intellectuelle aussi. Au vu des différences de développement socio/technologique et intellectuels il a été facile de nous voir supérieur et d’apporter la « civilisation » aux « nègres ».

    Mais pas en les esclavagisant disait Schoelcher, nuance... voir faire comme pour nous, les éduquer pour en faire de bons petits salariés dociles et apeurés que quelques cacahuètes occasionnelle rassure un peu... 


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