jeudi 30 juillet - par Jean Dugenêt

Le 80ème anniversaire de l’assassinat de Léon Trotsky (2ème partie)

Le 21 août prochain sera le 80ème anniversaire de l'assassinat de Léon Trotsky.

La Ligue Socialiste Internationale a décidé de célébrer cet anniversaire par différentes manifestations notamment par des interventions sur sa chaîne YouTube intitulée "International Panorama". Je reprends à mon compte cette initiative en traduisant, tant bien que mal, en français les interventions qui concernent la célébration de cet anniversaire. Vous voudrez bien m'excuser de prendre parfois quelques libertés par rapport à une traduction littérale tout en essayant de rester fidèle au sens. J'ai ajouté des remarques placées entre parenthèses.

Dans cette deuxième partie, je propose un exposé d'Alejandro Bodard qui est le coordinateur de la LIS (Ligue Internationale Socialiste) et le principal présentateur des vidéos. Vous trouverez cet exposé sur la vidéo de YouTube "International Panorama - 24 juillet 2020" entre 16mn 30s et 27mn 10s.

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Le 21 août prochain sera l'anniversaire de l'assassinat de Léon Trotsky. "Panorama international" présente à cette occasion une série sur sa vie et son oeuvre qui se conclura par un rassemblement de la Ligue Socialiste Internationale le samedi 22 août.

Aujourd'hui, nous allons nous intéresser aux débuts de l'activité politique de Trotsky. Nous allons voir comment le jeune militant Lev Davidovitch Bronstein devient le leader révolutionnaire Léon Trotsky.

Lev est né en Ukraine en 1879 dans une famille de riches paysans juifs. Comme beaucoup d'autres, au fil des années, il s'est radicalisé et a commencé à militer à l'université. Il a d'abord été attiré par les idées populistes du mouvement narodniki (Mouvement connu pour avoir organisé l'assassinat de l'empereur Alexandre II en mars 1881, longtemps donc avant que Trotsky s'y intéresse. En 1901, le parti Socialiste Révolutionnaire (SR) a été fondé en tant qu'héritier du mouvement des narodniks.)

Il est devenu marxiste sous l'influence de sa première femme Aleksandra Sokolovskaia. Il a abandonné une carrière de mathématicien pour essayer, avec Aleksandra et une poignée de jeunes révolutionnaires, d'organiser les travailleurs dans la ville ukrainienne de Nikolaïev. Il avait 18 ans quand il a été arrêté pour la première fois. Il a passé les deux années suivantes dans différentes prisons et a été condamné à quatre années d'exil en Sibérie. C'était une destinée assez commune pour les révolutionnaires russes à cette époque. En Sibérie, il a eu deux filles avec Aleksandra. Il est entré en contact avec un réseau de correspondance clandestin du mouvement socialiste russe et international. Il s'est fait connaître comme journaliste, critique littéraire et polémiste politique. Il était surnommé "La Plume" pour la qualité de ses écrits.

En 1902, il a réussi à s'échapper de Sibérie et à rejoindre Londres. C'est là que se situait le centre du mouvement socialiste russe en exil. C'est là qu'il a adopté le pseudonyme de Trotsky en empruntant le nom d'un de ces geôliers. A Londres, il a rencontré Lénine et il a rejoint le comité de rédaction de l'Iskra, la principale publication des marxistes russes. Il a rencontré Natalia Sedova à Paris lors d'une tournée de collecte de fonds pour l'Iskra. Elle fut sa seconde épouse et elle l'a accompagné pendant tout le reste de sa vie. Il a eu deux autres enfants avec elle.

L'année suivante, en 1903, il a participé au second congrès du parti ouvrier social-démocrate russe quand celui-ci s'est divisé en deux factions : les bolcheviks et les mencheviks. En russe, bolchevik signifie majorité et menchevik signifie minorité. La scission s'est produite au sujet d'une question apparemment mineure soulevée par le premier point des statuts. Il s'agissait de définir qui peut être considéré comme membre du parti. Cependant, cette question apparemment mineure pose un problème stratégique vital. Les menchéviks veulent un parti de masse largement ouvert où chacun a le droit de faire ce qu'il veut et, pour cette raison, ils acceptent de considérer comme membres effectifs du parti tous ceux qui adhèrent même s'ils sont inactifs et ne s'engagent pas à mener à bien la politique de l'organisation. Pour Lénine et les bolcheviks il est indispensable au contraire d'avoir un parti de militants engagés à mettre en œuvre la politique du parti. C'est ce que Lénine appelle un parti de révolutionnaires professionnels. Il veut un parti de conspirateurs organisés pour échapper à la répression constante de l'autocratie tsariste, un parti où toutes les décisions sont démocratiquement débattues mais qui agit dans la lutte des classes en appliquant dans l'unité les décisions prises, un parti centralisé et discipliné pour s'attaquer au pouvoir. C'est une des plus importantes contributions de Lénine à la lutte révolutionnaire.

Trotsky était parmi les plus critiques du modèle léniniste du parti. Il considérait que c'était trop bureaucratique et insuffisamment ouvert. Il est donc resté proche des mencheviks après la rupture. Mais il a rapidement rompu avec eux sur la question plus profonde du caractère de la révolution en Russie. Il avait sur cette question une position plus proche de celle de Lénine que de celle des menchéviks lesquels pensaient que la bourgeoisie allait prendre le pouvoir. C'est pourquoi ils ne voulaient pas d'un parti de militants révolutionnaires. En Allemagne, Rosa Luxemburg avait une position semblable à celle de Trotsky. Jusqu'en août 1917, Trotsky est resté membre du parti mais en dehors des deux factions et il préconisait une réunification ce qui s'est révélé être bien utopique.

Quand la révolution de 1905 a éclaté, il est retourné en Russie et il a rejoint le soviet de Saint-Pétersbourg qui était un conseil de députés ouvriers mandatés par les travailleurs. C'est ce soviet qui a mené la grève générale et qui contrôlait la capitale de la Russie pendant la majeure partie de l'année. Trotsky a eu un rôle de premier plan dans le soviet. Il en a été élu président à l'âge de 26 ans. Ses discours enflammés ont fait de lui le leader le plus connu de la gauche russe, tout particulièrement les discours qu'il a prononcés lors de son procès après la défaite de la révolution. A partir de là, il jouera un rôle de leader en Russie et dans le mouvement révolutionnaire international. Il a été à nouveau emprisonné et exilé en Sibérie et, à nouveau, il s'est évadé et réfugié en Europe et en Amérique. Il a travaillé comme journaliste et il s'est impliqué dans les débats politiques de la seconde internationale dont le parti social-démocrate russe faisait partie avec les grands partis d'Allemagne, d'Autriche, d'Angleterre ou de France.

Dans la seconde internationale, la principale discussion du moment opposait les réformistes et les révolutionnaires. Quelques-uns des principaux leaders du parti social-démocrate allemand (le SPD) comme Bernstein et Kautsky expliquaient qu'il est possible d'arriver au socialisme en remportant les élections et en mettant en œuvre les réformes nécessaires pour transformer l'état bourgeois. Rosa Luxemburg dirigeait l'aile révolutionnaire dans laquelle se trouvait Lénine et Trotsky. Quand la première guerre mondiale a éclaté en 1914, les réformistes ont trahi la classe ouvrière mondiale en reniant tous leurs engagements. Chaque parti de l'internationale a soutenu la bourgeoisie de son pays dans la guerre impérialiste. Les révolutionnaires ont rompu avec les partis de la deuxième internationale. Ils ont organisé une conférence à Zimmerwald en Suisse pour défendre l'internationalisme et ainsi assurer la continuité du marxisme. Dans son autobiographie, Trotsky a expliqué qu'il y avait une certaine ironie à constater que 50 ans après que Marx ait créé la première internationale tous les internationalistes pouvaient tenir dans 4 voitures. Mais, cette conférence a semé la graine de la troisième internationale qui est sortie de terre quatre années plus tard.

A partir de son évaluation de la révolution russe de 1905, Trotsky a développé la première formulation de ce que nous appelons sa théorie de la révolution Permanente.

Les mencheviks expliquaient, comme l'ensemble des marxistes d'Europe, que, parce que la Russie était un pays arriéré avec une organisation féodale et un régime monarchique ce qui était envisageable était une révolution bourgeoise, comme la révolution française du XVIIIème siècle. Elle serait donc dirigée par la bourgeoisie pour aboutir à une république démocratique mais capitaliste. Le rôle des socialistes devait alors être de faire pression sur la bourgeoisie et de défendre les droits des travailleurs. Un parti comme celui que proposait Lénine n'était donc pas nécessaire.

Lénine a expliqué que cette conception posait un problème : la bourgeoisie russe était tellement dépendante de l'état tsariste et de l'impérialisme européen qu'elle n'était pas capable de mener une révolution contre eux. Il a expliqué que la révolution devait être dirigée par la classe ouvrière et les paysans. Les socialistes devaient donc construire un parti révolutionnaire pour diriger la révolution. Bien sûr, comme la Russie est un pays arriéré et qu'elle n'a pas les conditions matérielles pour développer le socialisme, l'objectif de la révolution serait d'établir une république démocratique bourgeoise.

Trosky a adopté une troisième position différente à la fois de celle des mencheviks et de celle de Lénine. Il était d'accord avec Lénine sur le fait que la bourgeoisie ne pouvait pas mener la révolution mais il expliquait qu'il était illogique de penser que la classe ouvrière pourrait prendre le pouvoir et ensuite le remettre aux exploiteurs, aux capitalistes. Il reconnaissait que l'économie russe n'était pas suffisamment développée pour construire le socialisme mais il expliquait que la position des orthodoxes était dogmatique. Ils s'accrochaient à une proposition conjoncturelle de Marx selon laquelle la révolution socialiste devait commencer dans des pays plus développés comme l'Angleterre, la France ou l'Allemagne. Ce faisant, ils ignoraient un fait beaucoup plus important : le système capitaliste est international et, si les conditions matérielles pour la révolution socialiste sont mûres au niveau international, il n'est guère important de savoir où la révolution commence. Bien sûr, si les travailleurs prenaient le pouvoir dans un pays arriéré comme la Russie, leur succès dépendait de la rapidité avec laquelle la révolution s'étendrait à des pays plus développés. Pour Trotsky, la révolution en Russie, dirigée par les travailleurs, ne devait pas s'arrêter à une conquête démocratique comme le renversement du tsar mais elle devait avancer vers la réalisation des tâches socialistes. Elle ne devait pas s'arrêter à une prise du pouvoir en Russie mais elle devait s'étendre au plan international. La position de Trotsky avait un point faible : elle n'apportait pas une réponse au problème concret de savoir quel type d'organisation était nécessaire pour mener à bien une révolution en Russie ou à l'échelle mondiale. La solution est apparue au cours de la révolution de 1917.

Quand le tsar est tombé en février 1917, deux institutions de pouvoir sont apparues :

  • D'un côté le gouvernement provisoire de la bourgeoisie qui a reçu l'appui des mencheviks et aussi de dirigeants bolcheviks comme Staline, Kamenev et Zinoviev qui étaient en Russie.
  • De l'autre côté : les soviets.

 

Quand Lénine est rentré en Russie en Avril, voyant que le gouvernement de la bourgeoisie ne serait pas mesure de répondre aux revendications de la révolution il a demandé que les soviets prennent le pouvoir et continuent la lutte jusqu'à ce que les capitalistes soient expropriés. Dans ses fameuses Thèses d'Avril, il a, en fait, adopté la conception de Trotsky.

Au même moment, quand Trotsky est retourné en Russie, au mois de mai, il a immédiatement rejoint le parti bolchevik avec les milliers de travailleurs qui le suivaient. Il reconnaissait ainsi que l'organisation construite par Lénine était celle qui était nécessaire pour assurer le succès de la révolution socialiste. Depuis, le parti bolchevik est connu comme étant "le parti de Lénine et Trotsky". Ils sont en effet reconnus comme les deux principaux leaders de la révolution d'octobre 1917 et, ensemble avec Marx, comme des modèles pour les révolutionnaires.

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35 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 juillet 15:16

    Y aura-t-il une troisième (et d’autres) partie ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juillet 15:28

      @Séraphin Lampion
      Je ne sais pas mais je le crois. Les organisateurs disent qu’ils vont poursuivre jusqu’au 22 août et comme ils publient une nouvelle vidéo de « Panorama international » toutes les semaines, il y aura, au maximum, encore 3 interventions sur le thème : vie et œuvre de Trotsky. Je ne sais pas si je les présenterai toutes car cela dépendra de la qualité et de ma disponibilité (je vais partir en vacances). Il est possible aussi que je groupe plusieurs conférences sur un seul article.
      J’estime que jusqu’à maintenant la qualité est au rendez-vous. Dans ma démarche cela est à mettre en rapport avec ce que j’ai écrit sur le trotskisme en France. Je considère en effet qu’il n’y a plus de trotskistes en France. Je ne dirai pas la même chose à propos des pays d’Amérique du Sud.


  • J.Peiper 30 juillet 15:39

    donc Kronstadt c’est pour demain ?


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 30 juillet 20:41

    L’apologie des pires enculés que la terre a connu.

    Les bolcheviques de Agoravox n’en ratent aucun.

    Trotsky a été directement responsable de la mort de centaines de milliers d’innocents pendant l’ère du communisme de guerre


    Trotsky (et non Staline) a établit le système du Goulag, la police secrète et d’autres grandes et belles institutions humanitaires de la répression soviétique.


    Trotsky a également joué un rôle decisif dans l’ingénierie de la première collectivisation de l’agriculture soviétique qui a conduit à une famine délibérément provoquée, qui a tué plusieurs millions de personnes. 

    Tous les tarés les plus cons, ils sont en béatitude.


    • V_Parlier V_Parlier 30 juillet 21:23

      @Spartacus Lequidam
      Pour une des rares fois que je plusse l’un de vos commentaires, c’est un jour à marquer d’une pierre blanche.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juillet 23:35

      @Spartacus Lequidam

      La haine à l’égard de Trotsky, de Lénine, des bolcheviks et de la révolution d’octobre est la pure expression de la conscience de classe des capitalistes. En fait se sont surtout les larbins des puissants qui l’expriment. Ils se donnent ainsi l’impression de s’approprier la puissance de leurs vénérés maîtres. De tout temps, depuis les révoltes des esclaves spartakistes jusqu’à nos jours, les exploiteurs n’ont cessé d’exprimer leur haine contre les révoltes des exploités autant que leur hantise. C’est pourquoi ils calomnient toutes les révolutions et tous les révolutionnaires. Leurs discours sont toujours les mêmes : laissez-nous jouir de votre plus-value. Transpirez pour nous. On veut vous faire crever au boulot (Tiens ! Si on faisait une réforme des retraites...). Soyez soumis et dociles. Si vous vous révoltez, il y aura plein de morts. Ce sera atroce et ce sera de votre faute. C’est vous qui aurez commencé. Vous l’aurez bien cherché...

      Il faut bien qu’ils placent Trotsky, les bolcheviks et la révolution russe dans leurs immondes calomnies habituelles.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juillet 23:51

      @Spartacus Lequidam
      Il faut donner les sources de ce que vous affirmez.
      En voici une :
      https://www.monde-diplomatique.fr/2019/12/MARIE/61095


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 juillet 00:16

      @Jean Dugenêt
      Voici une autre source :
      https://books.google.fr/books?id=HKhSCwAAQBAJ&pg=PT121&lpg=PT121&dq=jean+jacques+marie+denikine+les+soupes+juives&source=bl&ots=3iHZ9YlUQj&sig=ACfU3U1AhAnirC1zAou6vrxEdt70hpvrEw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjwlqG—_XqAhUH3IUKHfilC9wQ6AEwA3oECAkQAQ#v=onepage&q=jean%20jacques%20marie%20denikine%20les%20soupes%20juives&f=false

      « Dans la chasse aux juifs, les cosaques blancs se signalent par leur extrême cruauté. Certains cosaques organisent »la soupe communiste«  : il jette dans une immense cuve d’eau bouillante dressée sur la place centrale du village des communistes juifs, puis contraignent leurs camarades capturés à mangé les corps ainsi bouillis. Quiconque refuse eset à son tour jeté dans la cuve. Certaines victimes de ce cannibalisme en perdent la parole et la raison. En septembre 1919, à Fastov, bourgade commerciale au sud-ouest de Kiev où vivent près de 10 000 juifs, déjà victimes d’une demi-douzaines de progromes, une brigade de Cosaque de Terek se déchaîne. Ils rossent les juifs, déshabilles hommes, femmes et enfants et les contraignent à crier : »Mort aux youpins, sauve la Russie« , violent les femmes à la chaîne, éventrent les femmes enceintes, puis les sabrent à la volée, leur coupe les membres et le nez, les pendent, puis livrent leurs cadavres aux chiens et aux porcs ; ils contraignent des juifs à incendier leurs maisons puis les repoussent dans les flammes ; des familles entières sont brûlées vives sur un bûcher formé de meubles entassés. Il y a plus de 1 000 morts dont une centaine de brûlés vifs.
      A Tchernobyl, les Cosaques enferment tous les juifs de la ville dans la synagogue et y mettent le feu. A tcherkass, ils violent toutes les fillettes dont beaucoup sont retrouvées mortes un couteu ou un sabre enfoncé dans le vagin (...) »

      Je vous laisse poursuivre cette édifiante lecture.


    • CN46400 CN46400 31 juillet 07:40

      @Spartacus Lequidam
      La haine n’est pas une bonne conseillère, et n’aide pas à construire un quelconque raisonnement. Mais vous êtes habitué à vous en passer....


  • V_Parlier V_Parlier 30 juillet 21:30

    Ce qu’on peut voir c’est que ce multirécidiviste arrêté tant de fois aura réellement bénéficié d’une justice très clémente sous le terrrrible tsar !

    Une leçon à tirer aujourd’hui pour ceux qui s’imaginent qu’en choyant les racaillo-révolutionnaires on les rend plus tendres et démocratiques... Et que dire de la « gauche radicale » UE-compatible (donc anti-souverainiste de fait) qui prétend nous libérer du néo-libéralisme (cf. Syriza) : On a vu ce que ça donnait aussi. Bref, le soft-trotskisme 2.0 contemporain ça marche bien en ce moment à gauche, tant que c’est sur le papier.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 30 juillet 23:42

      @V_Parlier

      Vous allez bien nous inventer quelques « citations » pour « prouver » ce que vous avancez.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 juillet 12:18

      @V_Parlier

      Une leçon à tirer aujourd’hui pour ceux qui s’imaginent qu’en choyant les racaillo-réactionnaires on les rend plus tendres et démocratiques...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 juillet 21:00

      @V_Parlier

      Pour ma part je n’ai pas besoin d’inventer des citations. Il y en a à la pelle. Je donne les sources. Ici vous trouverez ceci :
      "Ainsi que l’écrit le jeune Sidorine, « Tous les bolcheviks que nous prenions les armes à la main étaient fusillés sur place : un par un, par dizaines, par centaines. C’était une guerre d’extermination. » (p. 95)."


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 juillet 21:04

      @V_Parlier
      Une autre que vous trouverez ici. Elle est du général blanc Kornilov : "même si nous devons brûler la moitié de la Russie et tuer les trois quarts de sa population pour la sauver, nous le ferons"

      J’ai le souvenir que vous auriez voulu faire croire que c’était Trotsky qui disait cela.


    • V_Parlier V_Parlier 1er août 21:35

      @Jean Dugenêt
      « Vous allez bien nous inventer quelques « citations » pour « prouver » ce que vous avancez. »
      => Cette fois mes « citations » sont votre propre texte où vous relatez les multiples séjours en prison de votre idôle qui en ressort à chaque fois ragaillardie. Que faut-il de plus ?


    • V_Parlier V_Parlier 1er août 21:38

      @Jean Dugenêt
      Et moi j’ai le souvenir que vous mélangiez intentionellement la déclaration de Kornilov avec celle de Trotsky, avec toute la mauvaise foi dont vous êtes contumier. Trotsky, lui, estimait qu’on pouvait réduire jusqu’à 10% (pas un quart) donc il était plus « performant ».


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er août 22:58

      @V_Parlier

      J’imagine bien, puisque vous défendez les russes blancs comme Dénikine et Kornolov que vous auriez préféré que la police du tsar décapite tous les militants qu’elle envoyait en Sibérie.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er août 23:00

      @V_Parlier

      « j’ai le souvenir que vous mélangiez intentionellement la déclaration de Kornilov avec celle de Trotsky »

      Je ne mélange rien du tout. Je donne une citation avec sa source.
      Vous avez inventé une citation dont nous n’aurons jamais la source.


    • V_Parlier V_Parlier 2 août 16:44

      @Jean Dugenêt
      Dénikine et Kornilov, je m’en contrefous. Vous n’avez qu’eux à la bouche simplement parce-que ce sont des blancs qui ont réussi à être aussi impitoyables et fanatiques que vos idôles (alors que le tsar était déjà destitué). Pour ce qui est d’inventer des citations (même de moi ?) je vois que vous êtes le maître en la matière.

      Quant aux « militants » comme vous dites, je ne les aurais pas pleurés, ça c’est clair.


    • V_Parlier V_Parlier 2 août 16:46

      @Jean Dugenêt
      Je vous l’ai déjà donnée au moins trois fois, la source. Mais si vous voulez qu’on joue à un jeu stupide je peux aussi prétendre que vos citations de Kornilov sont fausses... et comme ça on remplira le fil d’une cinquantaine de commentaires supplémentaires.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 3 août 15:37

      @V_Parlier
      Vous savez tout à fait bien que c’est faux. Vous avez inventé cette citation.
      Je ne vous propose pas de jouer à un jeu stupide.
      je vous propose de faire un copier-coller successivement des deux citations dans un moteur de recherche.
      La citation de Kornilov est référencée sur :
      La page de la Wikipédia : « Terreur blanche (Russie) »
      La page de la Wikipédia : « Guerre civile russe »
      Fallait-il réprimer l’insurrection de Cronstadt ? Groupe CRI.
      Guerre civile russe  Wikirouge.
      Ressentiment | Cairn info

      Si on fait la même expérience avec votre soi-disant citation, on ne la trouve nulle part.
      Arrêtez de prendre les gens pour des cons !
      Vous êtes ridicule.


  • agent ananas agent ananas 30 juillet 23:29

    Célébrer le père spirituel de la néo-connerie, fallait oser !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 31 juillet 21:57

      @agent ananas

      « Célébrer le père spirituel de la néo-connerie, fallait oser !  »

      Vous parlez de Kornilov ou de Dénikine ?


    • agent ananas agent ananas 1er août 00:10

      @Jean Dugenêt
      Ne faites pas l’ignorant, vous savez très bien où je veux en venir ...

      https://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/graphic/2008/02/01/GR2008020102389.html


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er août 08:56

      @agent ananas
      « Ne faites pas l’ignorant, vous savez très bien où je veux en venir ... »

      Je vous assure que je ne savais pas que vous êtes là pour faire de la pub pour le « Washington post »


    • agent ananas agent ananas 1er août 11:15

      @Jean Dugenêt
      Rassurez vous Bezos ne m’a pas encore acheté. Malgré ses milliards je reste trop cher pour lui ...
      Ceci dit si vous ne savez pas lire un graphique (publié pré Bezos, lorsque le WaPo était encore à peu près lisible ...) peut être que vous préférez ceci ?

      http://www.antiwar.com/justin/j061303.html

      https://www.lewrockwell.com/2001/11/daniel-mccarthy/springtime-for-trotsky/

      PS : Désolé je n’ai rien trouvé en français ...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er août 14:35

      @agent ananas
      C’est de la mauvaise littérature. Il n’y a aucune source, aucune citation...
      En voici un exemple avec cet extrait :
      « We should, because “fascist” in this sense was specifically coined by the Communist revolutionary Leon Trotsky to identify all of his rivals, even Stalin, with Hitler and Mussolini — and with “the right.” Its use reveals the undying influence of Trotsky. »
      A ma connaissance, Trotsky était précis dans les termes qu’il employait et ils étaient rigoureusement définis. Il n’employait d’ailleurs le vocable « fascite » qu’avec parcimonie.
      Il est évident que sans aucune source, sans aucune citation, il est possible de dire n’importe quoi à propos de n’importe qui.

      « By calling Stalin a fascist, Trotsky... »
      Trotsky a toujours très nettement différencié stalinisme et fascisme. Le B, A, BA de toute discussion, c’est que chacun amène les preuves de ce qu’il affirme. [ref. nécessaire] comme dit la Wikipédia.
      Vous pourriez toujours demander à V_Parlier. Lui, dans ces cas, il invente une citation et il dit que c’est au lecteur d’aller chercher la source.


    • agent ananas agent ananas 2 août 14:11

      @Jean Dugenêt
      Que ce soit de la mauvaise littérature n’est pas le sujet ni le propos.
      Donc à la place d’enculer les mouches vous feriez mieux de vous informer. Il est notoire que le courant néoconservateur aux Etats-Unis a été créé et influencé par d’anciens trotskystes ... Le net abonde de cette « mauvaise littérature » (Google est ton ami).
      Il est aussi bon de noter que les néocons étasuniens ont un point commun avec les trotskystes français : Leur interventionnisme/impérialisme notamment au profit d’Israël !!!


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 août 14:23

      @agent ananas
      Avec un « il est notoire que » en guise de preuve, on peut dire n’importe quoi...
      Je ne sais pas ce qu’est le courant « néoconservateur ». Je me fiche donc de savoir s’il a été créé et influencé par d’anciens trotskiste d’autant plus que vous ne précisez pas quels sont ces « anciens trotskistes ». Il y en a beaucoup avec, parmi eux, de fieffées crapules...
      Je ne sais pas plus qui sont les « néocons étausiens »,
      Je ne sais si vous êtes un néonimportequoi mais tout ce que vous racontez n’apporte strictement rien.


    • agent ananas agent ananas 2 août 15:34

      @Jean Dugenêt
      Si au moins vous vous aviez donné la peine de lire le graphique que je vous ai linké vous auriez eu un aperçu de qui sont les néocons US et leur origine.
      Cela vous aurait évité de faire étalage de votre mauvaise foi et de l’étroitesse de votre esprit, manifestement imperméable à tout ce qui ne correspond pas à votre endoctrinement.
      Mais je ne suis pas surpris de ce dialogue de sourds, les trotskards (tocards ?) ont la fâcheuse tendance d’avoir subit un lavage de cerveau par leur catéchisme...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 août 19:21

      @agent ananas
      Je n’ai pas vu passer de graphique. Je viens de vérifier. Vous avez mis 4 liens. Aucun ne pointe sur un graphique. Mais cela m’importe peu. Je me fiche de « ce qui est notoire » autant que de ce que disent « les milieux généralement bien informés ». Je ne m’intéresse qu’aux faits. Je ne sais pas « qui sont les néocons US » et je ne sais donc pas d’où ils sortent mais cela ne m’importe pas.
      Vous pouvez garder vos insultes pour vous. Le « Cela vous aurait évité de faire étalage de votre mauvaise foi » est en trop. Tout ce que je dis est sincère. Pourquoi faudrait-il que je m’intéresse à ces zombies dont vous parlez ? « l’étroitesse de votre esprit » est aussi en trop. Je ne vous vois pas ouvert aux explications que je reprends à mon compte avec la conférence que je présente dans mon article. Vous n’en avez pas dit un mot alors que c’est en principe le sujet de la discussion ici. Je vous vois poursuivre une idée qui m’est étrangère et vous semblez « manifestement imperméable à tout ce qui ne correspond pas à votre » idée fixe.
      Et vous continuez à exhiber le niveau de discussion que vous êtes en mesure d’assumer avec d’autres insultes " les trotskards (tocards ?) ont la fâcheuse tendance d’avoir subit un lavage de cerveau par leur catéchisme...

      "
      Je viens de regarder ce que vous avez publié jusqu’à maintenant et je me rends compte que vous ne pouvez guère faire mieux. Le format qui vous convient, c’est celui de Twitter. Vous êtes amateur de petites phrases pour exprimer votre pensée ; Il est normal que vous arriviez rapidement aux invectives et aux insultes. Vous attendez peut-être que vos interlocuteurs se pâment d’admiration devant vos sorties. Je n’en ai pas l’intention.


  • Slipenfer 1er Slipenfer 1er 31 juillet 12:12

    L ’assassina d’un être humain est une chose inacceptable .

    mon propos est toujours d’actualité.

    La violence (coup et blessures physiques) aussi.

    Nous ne somme pas dans une société humaine,pas encore.

    La survie augmentée ,n’est pas la vie..


  • nemo3637 nemo3637 2 août 10:57

    Boris Souvarine citait Trotsky qui usait régulièrement de la formule « Fusillez-les » à l’égard du moindre contestataire de ses ordres.

    Au nom du nouvel état « soviétique » en marche il a interdit les syndicats (normal, puisque le Peuple était désormais « affranchi et heureux »...)

    Il est directement responsable du massacre de Cronstadt et de milliers de travailleurs innocents, ayant eu le seul tort de ne pas être bolchéviques.

    Il ne l’a été lui-même que tardivement, restant menchévik.

    Son souvenir en Union Soviétique a été longtemps celui d’un assassin et le peuple, dans son ensemble a alors préféré Staline.

    Votre panagérique ressemble à un conte de fées pour débiles mentaux.

    Mes origines soviétiques et mes connaissances issues du vécu me mettent tout à fait à l’aise pour qualifier une grande partie de vos propos de falsification


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 août 11:54

      @nemo3637
      "Mes origines soviétiques et mes connaissances issues du vécu me mettent tout à fait à l’aise pour qualifier une grande partie de vos propos de falsification« 

      Mes origines françaises et mes connaissance issues du vécu, m’autorisent autant que vos origines soviétiques à examiner les faits sans a priori pour distinguer le vrai du faux.

      Je vous rappelle que ne suis pas l’auteur de la conférence dont j’ai donné ma traduction mais que je la défends dans son intégralité. Ce rappel est nécessaire pour que vous revoyez certaines formulations : »Votre panégérique« .

       »Il ne l’a été (bolchevik) lui-même que tardivement, restant menchévik.« 
      Il est inutile que vous rappeliez des faits qui sont exposés dans l’article. Trotsky a adhéré au parti bolchevik quand il est rentré en Russie en mai 1917.

       »Il est directement responsable du massacre de Cronstadt et de milliers de travailleurs innocents, ayant eu le seul tort de ne pas être bolchéviques.« 

      Vous dites n’importe quoi. S’il avait fallu massacrer tous ceux qui avaient »le seul tort de ne pas être bolchéviques« c’est 99% de la population russe qui aurait disparu.

      La question de Cronstadt a déjà fait l’objet de multiples débats. L’ouvrage le plus sérieux est le livre de Jean Jacques Marie

       »Son souvenir en Union Soviétique a été longtemps celui d’un assassin et le peuple, dans son ensemble a alors préféré Staline."

      Sous la dictature stalinienne, Trotsky était considéré comme le pire des ennemis. C’est cela que vous voulez reprendre à votre compte ?


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