mardi 14 novembre - par guylain chevrier

Le Centenaire de 14-18 et la Nation : Trahison des élites et désinformation !

« Fier d’être Français ? », comment pourrait-on l’être à l’écoute de ce qui se dit sur les commémorations du centenaire de la Grande guerre, cette Première guerre mondiale que les journalistes présentent depuis déjà bien des années à chaque nouvelle occasion, comme la manifestation d’un nationalisme français et d’un peuple revanchard ! Ce que trop d'historiens, bien dans l’esprit du temps, ont tendance à soutenir. Comme l’exprime de façon caricaturale une collection populaire vendue en supermarché, La petite bibliothèque de l’histoire chez Larousse : « La République veut la paix, mais elle prépare la guerre. Sans pouvoir deviner que celle-ci sera une effroyable boucherie. La défaite de 1870, jamais totalement « digérée », a fait naitre dans les esprits un vif désir de revanche. La France depuis n’a pas cessé de se préparer activement à un prochain conflit.  » Ce serait le sentiment anti-allemand, alimenté par l’esprit de revanche, qui se trouverait ainsi à l’origine de cette « boucherie » ? Mais les faits sont ténus, que l’on ne rappelle jamais dans ces cérémonies officielles et médias, pour justifier cette thèse. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi.

Une histoire qui n’a rien de l’unique responsabilité de la France

L’Allemagne victorieuse de 1870-1871, avait traité avec mépris et arrogance la France en lui imposant un trésor de guerre qui la fracturait, lui enlevant l’Alsace et la Lorraine, et ce, au nom d’un régime impériale qui n’avait rien d’un modèle de liberté, alors que la France se cherchait un destin républicain. C’est avec l'appui du chancelier allemand Bismarck, qu’Adolphe Thiers contiendra le socialisme parisien refusant la capitulation militaire et qu’il aura les coudées franches pour écraser la Commune de Paris dans le sang ! On oublie facilement que c’est dans le discours de Guillaume II, de mars 1905 au Maroc, à Tanger, qu'il faut peuit-être chercher la véritable déclaration de guerre. Il réclame que se soumette la France à ses vues, dans un contexte où se joue l’influence des puissances européennes autour de la question coloniale, au regard de laquelle, l'Allemagne réclame sa "place au soleil". Une situation à laquelle il ne fallait qu’un prétexte pour mettre le feu aux poudres. C’est d’ailleurs l’Allemagne, qui déclarera la guerre à la France, par l’effet domino des alliances, à la suite de l’assassinat à Sarajevo de l’Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie.

On nous fait oublier que, la France comme démocratie et République, où avaient été conquises en quelques décennies les grandes libertés fondamentales, faisait face à un pouvoir impérial en retard à cet endroit sur l’histoire. Une Allemagne cultivant un nationalisme fondé sur la race et la langue, contenant le risque dans des conditions favorables, d’une idéologie qui allait prendre une guerre plus loin, l’effroyable tournure du IIIe Reich. N’est-ce pas cette Allemagne qui a formé les troupes Turques qui ont commis le génocide Arménien en 1915 ? Rudolf Höss, jeune officier allemand, fait partie alors de ceux venus moderniser les armées ottomanes pendant le génocide. C’est lui qui deviendra commandant du camp d’Auschwitz durant la seconde guerre mondiale. Une Allemagne qui n’a accordé que très récemment le droit du sol, en 2000, lorsque la France l’avait établi dès la Révolution française et rétabli définitivement comme un droit en 1889, la nationalité française étant acquise automatiquement pour tout enfant né sur le sol français à sa majorité.

Pour ne pas en rester à ces éléments nécessairement sommaires, rapportés aux conditions d’écriture d’un article, référons-nous au grand historien des relations internationales que fut Pierre Renouvin (1), dont la pensée n’a rien perdu de sa vivacité et de sa pertinence. Il décrit l’Allemagne comme hégémonique en Europe au début du XXe siècle : « Première puissance démographique, économique, militaire. » « Plus encore que les éléments matériels » nous dit l’historien, « c’est « la volonté de puissance » du peuple allemand et de ses chefs » qui va largement peser dans la balance de ce fatal engrenage. Il le voit aussi à travers la personnalité de l’Allemand nourrie au régime impérial : « Il possède l’esprit d’entreprise et la capacité d’organisation ; il a besoin d’ordre et il aime être guidé ; il a le sens du devoir - devoir dans l’armée, devoir dans le travail – le sens de la discipline et de la hiérarchie : la soumission à l’Etat lui est facile, et la notion de liberté politique ne trouve pas chez lui la même résonnance que chez l’Anglais ou le Français. » On pourrait encore citer le grand historien allemand Fritz Fischer (2), remettant en cause dans les années 60 la thèse de « l’innocence » de l’Allemagne dominant jusque-là les esprits outre-Rhin, se posant en victime des puissances européennes, pour soutenir que l’impérialisme allemand était en fait bien responsable de la guerre. Encore, tel que le voit l’historien Jacques Droz, si les historiens allemands n’avaient pas dénoncé de façon démagogique ce qui fut désigné comme le « Diktat de Versailles », concluant la défaite de l’Allemagne, on aurait retiré un argument de poids à la propagande hitlérienne (3). Un argument repris sans nuance encore aujourd’hui pour trouver une responsabilité à la France, dans un nazisme qui doit tout à une idéologie que l’Allemagne a elle-même nourrie en désignant la France comme coupable pour en faire l’ennemi à abattre. Bien sûr, il en est allé aussi pour la France de velléités à faire la guerre, alors qu’au début du XXe siècle elle a retrouvé sa sécurité et sa stabilité et le souci de la défense du territoire, vit dans la crainte d’une nouvelle attaque allemande, tout en entretenant le souvenir d’une Alsace-Lorraine perdu, et l’espoir de la voir revenir un jour dans le giron national. Mais on le voit bien, attribuer au seul patriotisme français toute la responsabilité du déclenchement de la guerre, avoir une lecture à sens unique des responsabilités attribuées à la France, est totalement contraire à la réalité historique.

Une commémoration de 14-18 au service d’une Europe libérale qui se fait contre la nation

Autant de choses impossibles aujourd’hui à avancer dans cette commémoration, pour questionner, à tout le moins un peu sérieusement, de ce dont nous héritons. Une commémoration sous commande et contrôle, que l’on veut Franco-allemande à tout prix, qui nivelle ainsi toute réflexion, sous le signe d’une Union européenne libérale qui entend voir s’effacer les nations, jusqu’à en réécrire l’histoire pour se donner raison. Si la droite libérale et la social-démocratie se retrouvent autour de cette lecture, il existe aussi tout un courant de la gauche radicale internationaliste qui refuse toute idée de frontière, et par son dogmatisme, participe à ce procès permanent de la nation. On oublie encore au passage, que c’est dans son cadre que notre peuple a conquis ses droits et libertés, et qu’il peut les défendre. On donne ainsi encore une fois au FN l’initiative de façon dramatique, le peuple ne se sentant ici plus représenté par personne.

Au journal de Delahousse du 20 h de ce samedi 11 novembre 2017, un sujet était consacré à la grande guerre. Pour l’illustrer, il fallait s’y attendre, on présente l’histoire symbolique d’un soldat qui a refusé de combattre, fusillé pour désobéissance, comme le véritable héros de cette guerre. Ceci, face à ce qui est désigné comme une « boucherie » gratuite et inutile, poussant à son paroxysme le sentiment d’injustice criminelle de l’Etat français d’alors. On y va avec force émotion, en plaçant le téléspectateur dans une position subjective maximale, en l’emmenant près de la famille de ce soldat, interviewée aujourd’hui, dont on tire des larmes, surexploitées pour faire passer le message. Un drame, une de ces horreurs de la guerre que personne ne peut approuver aujourd’hui, mais qui ne saurait justifier de tout oublier, dont l‘importance pour la France une fois qu’elle fut déclenchée, d’en sortir impérativement par la victoire. Si on suit le raisonnement de ces donneurs de leçon, c’est qu’il n’aurait peut-être pas été si grave d’être occupé par les Allemand, qui étaient à 30 kilomètres de Paris ? Même Jaurès, emblématique du combat pacifiste pour éviter cette guerre qui s’annonçait comme celle entre des impérialismes, pouvait dire : « Si notre pays était menacé (…) nous serions les premiers à la frontière pour défendre la France dont le sang coule dans nos veines, et dont le fier génie est ce qu’il y a de meilleur en nous » (4). On se rappelle qu’il fut assassiné pour ses idées par un nationaliste le 31 juillet 1914, à quelques jours de la Guerre.

On peut voir quel usage bienpensant on peut faire facilement de l’histoire, avec ce type de jugement après coup, décontextualisé, pour se livrer à toutes les leçons de morale dont le présent passe commande ! Mais le révélateur le plus flagrant de cette idéologie tournée contre une « fierté de la France » qu’a si bien défendu Max Gallo (5), était un peu plus loin dans cette soirée. Lors du match de rugby France-Nouvelle-Zélande, on diffusait un sujet sur le sergent Dave Gallagher, dont la coupe récompensant le match porte le nom. Un néo-zélandais capitaine de son équipe nationale de rugby de l’époque, qui s’engageait aux côtés de la France comme 120.000 autres de ses compatriotes, pour y perdre la vie. Il n’y eu pas de mots assez forts pour dire qu’elle héros il était, son sens du devoir et son courage, son honneur d’avoir participé à cette guerre, jusqu’à donner sa vie, comme son jeune frère. Incroyable différence de ton, d’esprit, dès qu’il ne s’agit pas de la France pour dire toute la beauté des intentions du héros venu pour battre l’Allemagne. Serait-ce vraiment ainsi pour rien que le monde s’est ligué contre cette dernière, si on en revient à la présentation du journal de 20 h, qui n’a pas de mot assez fort pour dire l’immoralité de cette guerre et l’incurie de la France, criminalisée ?

Sous le signe de la mondialisation libérale, dont l’Europe est la succursale, on veut nous faire oublier jusqu’à l’idée de nation, de peuple et le nom même de France. Car précisément, en France, l’idée de souveraineté du peuple n’est pas dénuée de sens devant l’histoire. Rappelons-nous la souveraineté du peuple bafouée, lorsqu’après avoir rejeté le Traité constitutionnel européen d’asservissement de la France à une Europe libérale, en mai 2005, on l’imposait largement par le Traité de Lisbonne d’un Sarkozy en 2008 en le ratifiant par la voie du Parlement réuni en Congrès, la plupart des éditorialistes des grands médias à l’appui. Tout ce beau monde s’asseyant sur la nation et la liberté, et sur la volonté d’un peuple de décider, allant jusqu’à l’accuser de racisme pour avoir osé résister. 

La Nation, c’est cette communauté de biens qui justifie que l’on dépasse ses intérêts particuliers et les particularismes régionaux, culturels, les origines, les couleurs et les religions, les tribus, pour faire société ensemble, pour s’unir en créant cette force qui seule permet les conquêtes sociales, la justice et la liberté pour le grand nombre, l'émancipation. Si l’évolution devait aller dans le sens du dépassement des nations, ce serait pour établir une nation supérieure, gouvernée par les peuples et non par une élite pseudo-représentative, se substituant à eux, pour des intérêts qui ne sont pas les leurs.

Un procès en racisme de la France qui nourrit la radicalisation : Assez de désinformation ! 

Pour couronner le tout, en fin de journal, Delahousse avait invité Daniel Auteuil et Camélia Jordana pour la sortie du film « Le Brio », réalisé par Yvan Attal. Le sujet, une jeune fille, Neïla Salah, enfant d’immigrés de la banlieue parisienne, rêve de devenir avocate. Inscrite à l’université parisienne d’Assas, elle se confronte à un professeur connu pour ses provocations et ses dérapages, voire son racisme. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer la jeune fille au prestigieux concours d’éloquence. Le journaliste n’hésitera pas à dire, en interpellant les deux comédiens sur le plateau, « il y en a beaucoup des Neïla », sous-entendu, victimes de ce racisme dans les universités et ailleurs. Ils ne se laisseront pas entrainer par cette invitation à faire, une fois de plus, ce procès en racisme à la France. Un procès qui n’a aucune légitimité, car tous les indicateurs aujourd’hui nous disent le contraire. Le dernier rapport sur « la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie » de la Commission nationale consultative des droits de l’homme est éloquent dans ce sens, dévoilant une belle tolérance française, loin de cette fraction de la société qui se trompe de colère en choisissant des boucs émissaires. Mais le mal est fait ! On ne s’étonnera pas ensuite que galope, à l’aune de cette victimisation à outrance, un désamour de la France dans certaines de nos banlieues, jusqu’à « radicalisation », tel du pain béni pour les endoctrineurs. Le service public a, en tant que tel ici, une responsabilité, alors que l’on commémore les attentats de novembre 2015. Il a un tout autre rôle à jouer face au risque d’une « radicalisation » qui se nourrit à ce sentiment anti-France, loin de cette désinformation.

1 -Pierre Renouvin, Histoire des relations internationales, Tome sixième, II- De 1871 à 1914-L’Apogée de l’Europe, Hachette, 1955.

2-Jacques Droz, Les causes de la Première guerre mondiale, Points Histoire, Seuil, 1973.

3-Ibidem.

4-Pierre Bezbakh, Histoire des figures du Socialisme Français, Bordas, Paris, 1994.

5-Max Gallo, Fier d’être français, Livre de poche, Fayard, 2006.

Nota bene : On serait tenté de penser avec Lénine, excusez du peu, « qu’il est vain de chercher (à la Grande guerre) les responsabilités de telle ou telle personnalité (…) mais que les hommes au pouvoir n’ont fait que continuer par le moyen de la guerre cette politique de rivalité économique dont les classes dirigeantes avaient pris depuis plusieurs années la responsabilité » (Jacques Droz). On rajoutera à cette visée, que ce conflit, qu’on l’ait voulu ou non, fut aussi le combat entre un Empire portant l’idée de nation s’identifiant à une « race », et une République portant l’idée de nation s’identifiant à une liberté et des droits de l’homme universels. Ce que l’on ne peut juger ici comme un aspect secondaire, si on veut penser un sens à l’histoire. 

Guylain Chevrier



64 réactions


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 novembre 10:58

    Bonjour,
    pour rebondir sur vos propos à propos des interpellations des journalistes :

    j’avais entendu sur France Inter je crois une interview de Kad Mérad qui était hallucinante, puisqu’au bout d’un moment, il était quasiment interrogé « en tant qu’humoriste algérien ».

    Il a même dû recadrer (en blaguant comme à son habitude) la journaliste et en rappelant que si son père est algérien, sa mère est berrichonne, donc il se considère comme un « Beurichon ».


    • leypanou 14 novembre 12:11

      @Olivier Perriet
      il peut se considérer tout ce qu’il veut mais pour le plouc de base, il est quoi ? Ce n’est pas çà le plus important ?

      Et des ploucs comme çà, il y en aura toujours.


    • McGurk McGurk 14 novembre 13:13

      @leypanou

      Ce n’est pas le troufion de base tout de même, c’est un humoriste français talentueux et très connu.

      Et puis on s’en fout des origines, toutes ces questions à ce propos sont très « actuelles ». Si on comptait le nombre de peuples étrangers qui ont intégré la France, ça ferait longtemps qu’on s’insulterait tous.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 novembre 14:02

      @leypanou

      Oui alors pour le plouc de base que je fus..... smiley

      « Kad Mérad » pour moi, c’était d’abord « Kad et Olivier », un duo d’humoristes pas très drôles ; mais ce n’est que mon avis personnel smiley

      Je n’avais même pas idée que c’était son vrai nom, et qu’il portait un patronyme arabe.

      Kad Mérad, ce n’est ni Jamel Debouzze, ni Gad Elmaleh, ce n’est pas vraiment un type qui fait de l’humour ethnique et qui s’est revendiqué de ses origines (sauf peut-être dans un seul film « l’italien » tard venu)


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 novembre 14:07

      @Olivier Perriet

      J’ajoute que Kad Mérad n’est vraiment pas typé maghrébin (ou alors il faut vraiment chercher loin)


    • OMAR 14 novembre 19:13

      Omar9

      Salut @Olivier Perriet
      .

      C’est quoi un « typé maghrébin » ?


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 novembre 22:22

      @OMAR

      De visage


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 novembre 09:19

      @OMAR

      Et d’accent aussi : il a pas vraiment d’accent « maghrébin » ou « banlieusard » quand il parle smiley


  • francois 14 novembre 11:25

    Ca pique.

    14-18 la guerre déclanchée par les vieux et subit par les jeunes. Comme d’hab quoi !


  • leypanou 14 novembre 12:20

    un désamour de la France dans certaines de nos banlieues, jusqu’à « radicalisation » : je trouve toujours bizarre ce genre de comportement : si on n’est pas content d’être là, on n’a qu’à aller ailleurs et qu’on n’en parle plus non ?

    On a même entendu, parai-il, des gens qui sont allées au MO et qui veulent être rapatriées : personne ne les a obligées à partir et elles veulent qu’on les rapatrie ? Pourquoi pas aussi en 1ère classe aussi pendant qu’on y est ? Je trouve scandaleux que l’état puisse se mêler de ce genre de rapatriement.


    • OMAR 14 novembre 19:19

      Omar9

      @leypanou
      .
      Et voila, le sujet parle de la Grande Guerre, et ce sont les jeunes de banlieues qui ont droit au traitement bien ... basané.
      .
      Heu, les soldats musulmans morts durant cette guerre pour la France, eux aussi, vous allez les mettre ailleurs ?
      Cela ne vous suffit plus de vandaliser leurs tombes ?
      http://www.topfrançais.fr/top-10-plus-belles-eglises-de-france/


    • leypanou 15 novembre 14:18

      @OMAR
      Heu, les soldats musulmans morts durant cette guerre pour la France, eux aussi, vous allez les mettre ailleurs ? : je parle de soldats musulmans morts pour la France là ? Vous avez fumé trop de chicha.


    • McGurk McGurk 15 novembre 19:43

      @leypanou

      Pas encore mis « anti-USA » et « sionisme » pour être approuvé ?^^


  • velosolex velosolex 14 novembre 12:44

    A vrai dire on peut trouver ce qu’on cherche, dans les déclarations des uns et des autres, et les causes de la guerre de 14.

     L’histoire n’est pas une science exacte, et les interprétations qu’on peut faire à posteriori ne sont que des hypothèses que l’on étayera à sa façon. 
    La guerre de 14 aurait pu être bien sûr évitée, tous comme d’autres auraient pu se produire après 45. Coté littérature, le témoignage de zweig, « le monde d’hier », est précieux. 
    Cet humaniste parle assez bien du coup de tonnerre et d’incrédulité qui bouleversa alors les intellectuelles, contrairement bien sûr au climat de 39 où la guerre paraissait inéluctable. 
    Je retiens deux analystes, Cristopher Clark et Thimothy snyder qui a écrit dernièrement « Terre de sang », ce dernier sur le conflit de 45, mais en étroite liaison forcément avec la première guerre. Les grandes puissances sont alors dans une illusion autistique. 
    Les somnambules - Été 1914 : comment l’Europe a marché vers la ...   

  • alberto alberto 14 novembre 13:34

    Dans la liste des historiens critiques : un petit oubli ?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Guillemin


    • guylain chevrier guylain chevrier 14 novembre 14:17

      @alberto
      Effectivement, ce qu’Henri Guillemin a apporté sur les liens entre la victoire allemande de 1870 et l’écrasement de la Commune de Paris mérite l’intérêt. Bien qu’il ne soit pas de formation historique mais littéraire me semble-t-il, il a apporté un point de vue original sur l’histoire de France contemporaine.

      Mon article vise simplement à montrer comment les commémorations du centenaire de 14-18 servent de machine idéologique pour entourer de pessimisme le sentiment d’appartenir à notre pays, que cela suit des buts politiques de renoncement à la nation inscrits dans la logique supranationale d’une UE avant tout libérale et mondialiste, et qu’il faut revenir à l’histoire pour y résister. Il apparait en cela que les intérêts économiques et politiques des classes dirigeantes et élites d’hier, qui ont été à l’origine de la guerre sont mises hors de cause, quand c’est le peuple qui est pointé du doigt comme nationaliste et xénophobe, pour servir les intérêts des mêmes classes dirigeantes aujourd’hui contre lui.


    • alberto alberto 14 novembre 16:20

      @guylain chevrier : Bien d’accord avec ton commentaire sur Guillemin mais qui de mon point de vue apporte un éclairage opportun sur les enjeux économiques et financiers sur l’origine de ces guerres.
      Et heureux de constater que sur le fond, responsabilité des classes dirigeantes et manipulation des idéologies, nous sommes sur la même ligne de pensée. 


  • McGurk McGurk 14 novembre 13:37

    Les journalistes se trompent sur deux points importants.

    En premier, les commémorations sont surtout faites en hommage aux victimes du premier conflit meurtrier de très grande envergure et surtout ne pas oublier notre passé. Cela va sembler « loin » pour les jeunes mais elles sont nécessaires pour comprendre le prix de la paix et de la démocratie - chère payées avec ses millions de morts .Les valeurs commémorées sont surtout le courage et le patriotisme, la réunion des deux pays permettant également d’ajouter « l’amitié » et "la confiance« dans la liste.

    C’est également une occasion pour nous rapprocher de nos amis allemands, dans un contexte où l’économie devient de plus en plus volatile et où les peuples préfèrent se remplier sur soi (nationalisme, religion, etc.). On a souvent tort d’être trop chauvin parce que leur point de vue et idées sont très intéressants voire souvent complémentaires - je peux le certifier, ayant travaillé avec des natifs.

    Contrairement à notre vision de »l’ultime bataille de Verdun« , l’Allemagne considère que d’autres batailles, considérées dans notre pays comme »mineures« , ont été bien plus marquantes. Tout comme nous considérons la bataille de Poitiers contre les Sarrasins »décisive« alors qu’en réalité ça n’a été qu’une bataille parmi tant d’autres sur le chemin la reconquête de la France et de l’Espagne.

    Deuxièmement, même si à l’époque l’ »esprit de revanche« en France était bien présent - notamment pour reprendre nos deux régions -, l’empereur allemand avait bien l’intention de »tout faire péter" car disposant d’une bonne grosse artillerie et d’une grande armée. Peut-être faudrait-il analyser plus profondément nos positions de l’époque, de part et d’autre, intransigeantes et hégémoniques pour expliquer le déclenchement de ces deux grands conflits.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 novembre 14:05

      @McGurk

      Contrairement à notre vision de « l’ultime bataille de Verdun » , l’Allemagne considère que d’autres batailles....

      C’est surtout que l’Allemagne, qui a perdu la guerre et a considéré que c’était dû à un coup de poignard dans le dos, n’a jamais tenu à commémorer cette défaite


    • McGurk McGurk 14 novembre 14:13

      @Olivier Perriet

      Un coup de poignard ? Que voulez-vous dire exactement ?

      Non je pense qu’on a simplement pas les mêmes points de vue de la situation et qu’en réalité ces réunions des dirigeants européens maintiennent la cohésion entre eux. Pour nous, ça a une valeur symbolique supplémentaire de « sacrifice ». Cf. tous les monuments aux morts en France et la liste hallucinante de noms, si on compare le nombre de morts entre les deux grandes guerres.


    • alberto alberto 14 novembre 16:27

      @Olivier Perriet : Oui, mon père, prisonnier de guerre, en 1941, avait commémoré l’armistice du 11 Novembre et avait organisé avec ses compagnons de camp une « station immobile » d’une minute au grand désarroi des gardiens allemands qui ignoraient tout de la symbolique de cette date !


    • roby 14 novembre 17:51

      @alberto
      Je confirme l’affirmation que la plupart des allemands ignoraient la symbolique du 11.11 mon père me l’a raconté il était prisonnier de guerre politique (sabotage) à Graudentz camp de représailles.Concernant la seconde guerre mondiale bien des questions restent en suspend : Comment peut-on croire que notre Etat-Major et nos gouvernants pouvaient ignorer la puissance militaire allemande ?Nos services de renseignements étaient-ils si nuls que cela ?A moins que notre défaite n’ait été programmée à l’avance.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 novembre 22:30

      @McGurk

      C’était l’idée que les Alliés n’avaient pas réellement battus l’armée allemande (ce qui est vrai, il y a eu une retraite en bon ordre de l’armée allemande mais pas d’effondrement du front).

      Mais le gouvernement a demander l’armistice après une révolution à Berlin contre Guillaume II.

      D’où l’analyse des nationalistes / militaristes allemands sur « le coup de poignard dans le dos » : la défaite et l’effondrement sont dûs à la trahison de l’arrière (juifs, sociaux démocrates, etc..)

      http://www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=48&t=21963


    • velosolex velosolex 14 novembre 22:45

      @roby
      La puissance militaire allemande ? Un mythe relatif. En fait les forces françaises et allemandes sont sensiblement égales. Les avions français sont très bons, le problème, c’est qu’ils sont désarmés...Le nombre de chars est sensiblement aussi important que celui des allemands, et sont ce qu’il y a de mieux. 

      1940 - Blindés allemands vs blindés français - 1940 - La guerre ...
      Le problème c’est qu’ils sont dispersés, au grand désespoir par exemple d’un petit général de blindés, De Gaulle, qui avait fait un rapport dans ce sens, afin, à l’instar des allemands, en faire des divisions mobiles, rapides.
       Le Blitzkrieg, c’est cette stratégie. Notons d’ailleurs que la fameuse percée des Ardennes fut en réalité le plus grand embouteillage de l’histoire..
      .Blindés cul à cul, cette attaque fut en fait repérée par des avions de reconnaissance, qui communiquèrent avec la hiérarchie, qui n’en crut rien.....
      Le mythe de la France mal préparée, mal armée, articulée d’ailleurs avec la responsabilité d’une France paresseuse, issue du front populaire ( voir les discours de Pétain) est l’excuse que l’état major se servit afin de minimiser sa responsabilité. Je vous encourage à lire l’excellent livre de Marcel Bloch, un des fondateurs des anales, qui mobilisé sur le terrain, écrivit un livre « l’étrange défaite » qui fut publié après la guerre, et la mort de ce grand homme, résistant et fusillé, après avoir été déchu par le gouvernement de Pétain. . 
      39 fait partie de ces grandes déculottés historiques, qui n’est que le copié collé relatif de la bataille d’Azincourt, où la morgue de la chevalerie et son sentiment de supériorité avait été son tombeau, face à des archers anglais mobiles. 

    • velosolex velosolex 14 novembre 23:14

      @roby
      Verdun, c’’est la grande vitrine nationale. Une suite d’erreurs et d’égarements, qui se terminèrent en une victoire relative, du fait que les ordres de l’état major, c’était ce fameux « Ils ne passeront pas »...C’était d’ailleurs exactement le but poursuivi par les allemands, qui avaient comme ambition de mobiliser toutes les forces vives de la france en ce point précis, et de les anéantir. C’était très mal parti. Cet imbécile de Joffre avait désarmé les forts inextricables de Verdun, et ne prit que des décisions ineptes.. Que des noms de rue portent encore son nom est un scandale...Reprendre les forts et quelques collines coûta la vie à 200 000 poilus..

      .La bêtise fut elle, que quand les allemands renoncèrent à Verdun, ne gardant que ces quelques forts, l’infanterie française continua à s’empaler dessus. Tout cela pour hisser le drapeau.....
      La défaite allemande, ce n’est pas Verdun, en 1916, c’est surtout à partir de 17, l’arrivée des contingents américains, de plus en plus nombreux et performants, et la multiplication des fronts. Et puis bien sûr, c’est la survenue de la révolution d’octobre, qui commence à faire contagion à l’arrière du front allemand, parmi les ouvriers. 
      D’où cette urgence de mettre enfin fin à la guerre, qui s’il était restée de positon, aurait pu durer encore. Le sentiment allemand d’avoir été trahi vient de ce fait, que la guerre n’avait pas été perdue sur le terrain. 
      Du personnel fut formé dans l’urgence pour lutter contre le communisme, par des harangues, des meetings. Un certain caporal Hithler eut ainsi la révélation du pouvoir qu’il avait sur les foules.....

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 novembre 09:22

      @velosolex
      Un certain caporal Hitler eut ainsi la révélation du pouvoir qu’il avait sur les foules.....

      sauf qu’aux lendemains immédiats de la Grande Guerre, l’ancêtre du parti nazi faisait 1% des voix aux élections.

      Son essor électoral remonte en fait à la crise économique des années 30


    • velosolex velosolex 15 novembre 12:53

      @Olivier Perriet
      Le serpent était déjà dans l’œuf, et avait déjà appris à siffler. 

      Il n’eut plus qu’à attendre l’’époque du réchauffement pour éclore. 
      Ainsi « Mein Kampf » fut édité dans les années 20 mais ne devint un succès que dans les années 30. Notons qu’il y eut une édition publiée en France, intégralement, à la grande fureur du fürhrer qui ne voulait pas que ses projets soient éventés. 
      Ca ne fait rien, personne ne s’émut véritablement, bien au contraire. 

    • velosolex velosolex 15 novembre 13:35

      @Olivier Perriet

      J’ai remarqué que l’on célèbre davantage Austerlitz que Waterloo....

      Curieusement, les anglais font le contraire. 
      Ce peuple, roulant à gauche, donne à ces gares des noms de défaites.....

      Waterloo station, tout le monde descend.... 

    • confiture 18 novembre 11:21

      @velosolex
      Merci de vos intervention, ne pas oublier la bataille de Gembloux en Belgique ou les Allemands se sont pris une pâtée mémorable et qui les a forcés à passer par les ardennes.


    • velosolex velosolex 19 novembre 16:59

      @confiture
      C« est assez remarquable de s’apercevoir que les analyses de Pétain continuent à être reprises, sans aucune critique ; Ainsi le mythe liée à une France mal équipée, défaitiste avant l’heure, issue du front populaire, ces fainéants qui ne pensaient qu’à jouir de leur week end et de leur congé payé, et qui n’avait pas anticipé la guerre. Ne pas oublier d’ailleurs que pétain fut ministre de la guerre en 34 et qu’il n’a pas brillé par sa pertinence..

      Je me souviens de quelqu’un, peut être Paxton, qui avait repris il y a quelques années son bouquin sur la france de Vichy, et disait que Pétain avait gagné la guerre de l’opinion......
      C’est l’imbécillité flagrante de l’état major, plein de morgue, qui explique en grande partie la défaite.
      En tout cas, comme disait De Gaulle après le référendum perdu de 69, et qui constatait amer : »Ceux de Vichy sont toujours là" cette prégnance de la pensée du maréchal fouettard, a encore soufflé à bien des oreilles. 
      Ainsi Sarko, qui expliquait les difficultés de la france, par l’esprit de 68, ayant accouché comme 36 de maudits feinéants....
      L’histoire est intéressante pour nous montrer comment l’inconscient d’un peuple est formaté par certains, avant que ses héritiers ne l’utile pour leur propre intéret. Ce qui se passe au niveau d’une famille est tout autant valable pour une nation.

    • titi 19 novembre 18:52
      @velosolex

      Mon grand père a participé à la guerre.

      Vu qu’il était trop jeune il avait trafiqué ses papiers pour pouvoir s’enrôlé en septembre 39.

      Mais finalement ca c’est vu. Du coup pour ne pas démobilisé quelqu’un motivé à casser du boche il a été envoyé en « première ligne »... chez Farman le fabricant d’avion... Pour empêcher les communistes de saboter les pièces qui sortaient des chaines.

      Pétain racontait peut être des conneries, mais moi j’ai aucune raison de pas croire ce que me disait mon grand père...


    • Xenozoid Xenozoid 19 novembre 19:00

      @titi

      il avait trafiqué ses papiers pour pouvoir s’enrôlé en septembre 39.

      non !!!!!!

      mais moi j’ai aucune raison de pas croire ce que me disait mon grand père...

      Pétain racontait peut être des conneries,aussi



    • velosolex velosolex 19 novembre 20:12

      @titi
      Effectivement la méfiance des communistes rendirent les autorités si paranoïaques, qu’ils eurent peur que les armes ne soient utilisées pour prendre le pouvoir. La révolution russe avait provoqué l’armistice de 14 chez les allemands ; l’état major français fut assez con pour enrayer la machine de défense en 40, pour la même raison. Avions et chars désarmés, de peur qu’ils ne tombent entre de mauvaises mains. 

      Marcel Bloch, dans « l’étrange défaite », capitaine mobilisé, notera la lourdeur de l’administration militaire, avec des concepts dépassés, des services de renseignements inopérant, ou cultivant le culte du secret, un comble....
      L’Étrange Défaite — Wikipédia
      Au tribunal de l ’histoire, la droite réactionnaire en tout cas est bien la coupable. Complicité avec les nazis dans les années 30, pour ne pas dire plus tard. Les communistes, eux , s’illustrèrent assez, pour qu’ils soient associés au pouvoir après guerre. Les souvenirs des grands parents sont ce qu’ils sont, mais force est de constaté qu’ils n’avaient pas toutes les cartes en main ; Maintenant, dans cette grande pagaille, bien peu les avaient. Quand c’était le cas, ils la fermaient, ou partaient rapidement en Angleterre, pour les plus courageux

    • titi 19 novembre 21:37
      @Xenozoid

      Vu sa date de naissance, il n’était en effet pas mobilisable en 39... ni en 40 d’ailleurs...
      Pourtant il a été fait prisonnier de guerre donc il était bien mobilisé.. alors qu’il devait pas :)
       


    • titi 19 novembre 21:44
      @velosolex

      Visiblement ils avaient bien raison de se méfier des communistes...

      Et visiblement aussi sur l’action des « communistes Français » c’est difficile d’avoir toutes les cartes en mains...

      Regardez ce qu’en disent les résistants de l’époque :

      ce film est très intéressant sur toute sa longueur, mais ce qui est dit vers 1h00 est très instructif sur l’action des « communistes français ».


    • titi 19 novembre 21:52
      @velosolex
      « Au tribunal de l ’histoire, la droite réactionnaire en tout cas est bien la coupable »

      Bien sûr !
      Et le pacte germano soviétique lui n’a aucune importance dans le déclenchement de la guerre.

      hhhhh

      trop drôle.

    • Xenozoid Xenozoid 19 novembre 22:11

      @titi
      je voulais juste dire que ton histoire n’apporte rien, tu te masturbes ?


    • velosolex velosolex 19 novembre 23:09

      @titi

      1 heure c’est un peu long. Mais je regarderais... A priori un bon reportage,puisqu’il s’intéresse, au groupe manouchian, le réseau de « l’affiche rouge », ces héros vilipendés à l’époque par Pétain et les nazis, comme de mauvais français...Les réseaux de résistants font partie d’une mémoire héroïque, qui a été sublimé après guerre, mais que bien peu considéraient à l’époque.
       En 40 il y a juste un poignée de français qui gagne Londres.Jusqu’en 42 il faut dire qu’ils sont très peu nombreux, et qu’après 43 aux réseaux de véritables combattants de l’ombre, des faux maquisards, qui s’apparentent à des bandits de grand chemin profitent de l’occasion pour s’’enrichir, et font un véritable tort aux véritables résistants. 
      Ainsi le célèbre « gueule tordue », salaud authentique 
      Si les communistes eurent une action décisive, c’est du à la qualité de l’appareil politique, un grille d’organisation déjà en place, propre à être rapidement décisive, indépendamment de ce qu’on pense du communisme. Il est évident que leur action se potentialisa, après la rupture de l’accord Molotov ribentrop, et l’entrée de l’urss dans la guerre
      Francis André, dit « Gueule Tordue - Musée de la résistance en ligne

    • velosolex velosolex 19 novembre 23:22

      @velosolex
      Rectification : « Gueule tordu », immonde salaud, n’ était qu’un supplétif de la gestapo. 

      Je voulais parler des « maquis noirs », tel ce Lecoz, qui jouait lui double jeu. 

    • velosolex velosolex 19 novembre 23:32

      @titi
      Moi, mon grand père a fat 14. on ne doit pas avoir le même âge...


      .Il a tout de même raconté ses souvenirs du front à mon père. 
      Quatre ans dans la cavalerie, La somme et Verdun...
      Mon père me racontait souvent à pas dix ans que j’avais le souvenir de cet enfer, alors que je l’accompagnais sur les routes, comme il faisait marchant ambulant...
      Et puis ses propres souvenirs, ceux de l’exode, les années de réfractaire à se cacher des forces de police. 

      C’est tout cela qui m’a donné le gout de l’histoire, ce qu’il me racontait, et puis ses silences.
      En tout cas, des boches et de Pétain, de la milice, j’ai appris de lui mes premières injures.
      Et pendant des années, je l’ai vu blêmir rien qu’à la vue d’un uniforme, n’était ce que celui du facteur. 

      Il y a des histoires qui n’ont pas besoin d’être racontées pour être comprises.

    • titi 20 novembre 00:38
      @velosolex

      « Moi, mon grand père a fat 14. on ne doit pas avoir le même âge.. »

      En effet, c’est mon arrière grand père qui a fait la guerre de 1914-1920.
      1920 car il était dans l’armée « de Salonique » à combattre des allemands au coté des russes. Après 1918 il a été envoyé à Odessa... combattre des russes au coté des allemands.


      Mon grand père, après les usines Farman, le stalag, il est parti en Syrie avec les FFL, puis l’Afrique, puis les maquis.

      C’est un truc qui m’a toujours épaté : des hommes qui n’avait jamais quitté leur village sont partis dans des contrées lointaines et sont revenus reprendre leur place comme si de rien n’était...
      Eux qui n’avaient jamais dépassé les limites de leur département...

    • titi 20 novembre 00:41
      @Xenozoid

      Bah si elle apporte qq chose...

      C’est que le sabotage de l’effort de guerre n’est pas une légende.

      Et même si c’était de le « paranoïa » il n’empêche que des moyens ont été déployés pour surveiller les usines d’armement qui auraient sans doute été mieux employés ailleurs.

    • Xenozoid Xenozoid 20 novembre 15:46

      @titi

      le sabotage de l’effort de guerre,

      vu comme ça tu travaille pour les banques


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 14 novembre 13:57

    Si les Français et les Occidentaux en général veulent connaitre L’HISTOIRE UNIVERSELLE, S’ils veulent connaitre la Vérité historique qu’ils le fassent savoir !


    Le peuple français... Quelle désillusion n’est-ce pas !!! 


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 14 novembre 14:01

    Si les Français et les Occidentaux en général veulent connaitre L’HISTOIRE UNIVERSELLE, S’ils veulent connaitre la Vérité historique qu’ils le fassent savoir !


    Le peuple français... Quelle désillusion n’est-ce pas !!! 




  • bob14 bob14 14 novembre 15:07
    Toutes les guerres contre l’Allemagne, ont été perdues par la France...puisque tous vos politiciens font allégeance à Merkel ?
    Tous vos morts ben sont morts pour rien...Criez victoire ne rime à rien...vous n’avez même plus votre propre monnaie ?

    • roby 14 novembre 17:55

      @bob14
      Arrête ton char on t’a reconnu reprend ton ex pseudo si tu le retrouve et ne parle pas au nom de la France STP


    • exocet exocet 15 novembre 21:46

      @bob14
      Tiens, bobw14, le fauteur de guerres Israélien vient ici essayer de provoquer la troisième guerre mondiale...reste sur tes forums à tel Aviv au lieu de venir nous polluer avec ta propagande cousue de fil bleu...les Français contre les Allemands, ça ça peut rapporter, coco !


  • Ciriaco Ciriaco 14 novembre 22:00

    Très bon rappel, merci !


  • troletbuse troletbuse 14 novembre 22:40

    Le crime de haute trahison a été supprimé sous le nain. Et il savait pourquoi. Nos 3 derniers présidents le méritent.
    Pathétique les guignolades de Macaron pour le 11 novembre. C’est juste de la com.


    • canard54 canard54 15 novembre 07:00

      @troletbuse. Bonjour ;

      Tout à fait est après il va nous rapatrier les terroristes qui veulent revenir en France Tous des faux culs des pourris.....


  • chantecler chantecler 15 novembre 08:04

    Article intéressant , merci .
    Le « coup de poignard dans le dos » c’est , pour l’Allemagne du Kaiser battue , la signature de l’armistice , par la SD , la république de Weimar , et les traités de Versailles ....qui a paru endosser la responsabilité de cette guerre .
    L’Allemagne vaincue a toujours eu du mal à reconnaître sa défaite , ses responsabilités : « c’est la faute aux autres », au commandement , à ce « fou furieux » d’Hitler ....
    Par ailleurs , en 1914 , dans notre pays , le commandement , dont la majorité était déjà engagée en 1870, était aussi décalé et pervers : les hauts cadres sortis des grandes écoles X et l’école de guerre , ne juraient que par l’offensive à outrance (cf Joffre ), se moquant des hécatombes sur les champs de bataille ....
    Faut lire à ce sujet par exemple Pierre Miquel : le « gâchis des généraux » et plus généralement « les poilus » , en livre de poche ,dans ce dernier où il expose clairement les liens entre les deux guerres mondiales du 20ème siècle ....
    ...
    La guerre de 14 c’est aussi le déséquilibre initial de l’artillerie : les canons Krupp, hors de portée , tiraient à 2, 5 ,8 kms et plus et ravageaient les champs de bataille jusqu’à 1917 et participe aux hécatombes .
    ...
    Par ailleurs je souscris aux thèses de l’auteur : cette guerre était déjà une façon de régler la contestation et les idées « socialistes » qui travaillaient le prolétariat : en 1870 le vainqueur prussien laisse à l’armée française de quoi écraser la commune .
    La révolution russe n’était pas envisagée par les dynasties engagées, ni par le commandement ( républicain ?) français .
    Retour de bonne manière : les vainqueurs de 1914 laisse à l’Allemagne de quoi écraser l’insurrection spartakiste en 1918 ....
    Cette analyse spécieuse d’E. Macron que « les guerres de 14/18 et 40/45 sont des »guerres civiles«  »est bien la preuve de sa velléité de refondre les nations européennes dans un bloc européen indifférencié , l’U.E , concrètement aujourd’hui , sous domination allemande .
    NB : j’ai « plussé » deux commentaires , ce qui s’est soldé par des retraits d’étoiles : ça arrive un peu trop souvent sur agx .


  • troletbuse troletbuse 15 novembre 09:21

    Sur la TNT, il y avait vendredi des émissions sur la guerre qu’on dit Grande (surtout pour son nombre de morts). J’ai regardé : des dizaines de milliers de morts pour une offensive qui était repoussée ou bien pour gagner quelques mètres. L’émission parlait de la butte de Vauquois (1914). Les soldats français n’avaient même pas de mortiers. Les généraux n’avaient aucun scrupule à faire sacrifier des milliers d’hommes pour leur gloriole. Et leurs noms figurent sur les places ou les rues  smiley


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 15 novembre 09:43

    Si le peuple français en particulier et les peuples occidentaux d’une façon générale ne mettent pas leurs Etats nazis devant le MUR DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE ET DEVANT LA JUSTICE, alors ils seront et encore de la chair à canon et pourront même devenir les Merguez du doux feu nucléaire ! 


    Le zigoto MACRON s’agite trop depuis qui’il a été l’élu de l’Empire de l’Apocalypse, il a réussi à mettre à plat ventre la population française à coups « d’ordonnances » prouvant ainsi la grande lâcheté de cette populace qui brille juste devant les les indigène du Monde crédule ! 

    La désinformation que conduit la France ne résoudra pas la crise, elle ne sera pas non plus au profit de la populace française ni celle des pays européens, elle conduira au chaos !


  • microf 15 novembre 22:16

    Les premiers soldats Usa a être décorés en France en 1918 pour bravoures sont des NOIRS Henri JOHNSON et NIDEN Robert, combien de Francais le savent ?.


  • guylain chevrier guylain chevrier 16 novembre 00:55

    Il nous manque aujourd’hui, par-delà la critique de l’utilisation des commémorations à usage politique, une analyse en termes de philosophie de l’histoire. Autrement dit, de comprendre le sens d’une guerre non à travers les conditions immédiates de celle-ci, économique, politique, contentieux historique, mais ce que cela a mis en mouvement, l’enjeu qui peut s’en dégager au regard du temps long. Autrement dit, on mesure mal encore pour la guerre de 14-18 l’importance de cette victoire de la France et de ses alliés, comme victoire des droits universels portés par une République, bien au-delà de ce que l’on pouvait distinguer alors, contre l’idée de race servant de fondement à la personnalité nationale allemande. C’est pour beaucoup, comme je le développe dans mon article, cette contradiction antagonique entre un nationalisme allemand fondé sur la race et un patriotisme français fondé sur la République avec son droit du sol, qui est peut-être la vraie cause de cette histoire aux engrenages successifs de la guerre de 14-18 et du nazisme. A condition d’investir l’idée de sens de l’histoire.


    • velosolex velosolex 20 novembre 00:02

      @guylain chevrier
      Philosophie de l’histoire,sans doute, car ce n’est pas une science exacte, et les causes de la guerre de 14 sont un véritable écheveau emmêlé. Pour faire court, en tous cas, tout le monde semble dans une assurance de n’avoir rien à perdre, et à une justification plus ou moins secrète de passer à l’acte. Celle des anglais étant de mettre un terme à la concurrence industrielle de l’Allemagne, de plus en plus menaçante. 

      Massacre des Héréros et des Namas — Wikipédia L’allemagne avant 14 avait déjà expérimenté chez les Hereros ce qui deviendra sa politique génocidaire en 45, et les prémices de l’homme supérieur aryen sont dans les pensées des philosophes et des artistes, dés le début du siècle. Nietzche et Wagner furent ils mal compris, et leurs thèmes auraient ils du ne pas décoller de la sphère artistique ? 
      Après 18, et l’occupation de la rurh par des forces coloniales françaises, genre tirailleurs sénégalais, certains nationalistes allemands jonglèrent avec cet argument pour attiser les braises raciales, et inciter à la revanche contre ces maudits français qui les humiliaient en les occupant ainsi. 
      Les deux guerres sont indubitablement liées, et sans doute faudrait il parler de la guerre 14-45

  • juan 16 novembre 10:32

    Guylain Chevrier, votre analyse est juste, bravo. Toutefois, ça fait un siècle et l’époque est à la réconciliation ; les Allemands ne sont plus dans le même état d’esprit, du moins, ils en font l’effort. Nous, nous avons chez nous, aujourd’hui (depuis 1974, et 1975 et Giscard) un ennemi bien plus préoccupant qui nous ronge de l’intérieur. Il le fait avec la complicité de tous les pouvoirs, qui par veulerie, idéologie humaniste pour les frangins et laïcardes pour les inconscients, d’autre par incompétence, ou haine de la France, arrivisme, pour les autres. Alors, entre les maladresses des médias, et pouvoirs associés, et ces sourates de haine et communautarisme qui polluent le coran, il est une priorité qui me semble évidente. bravo quand-même, respect.


  • titi 19 novembre 19:19
    A noter quand même que lorsqu’en 1552 les troupes du roi de France prennent Toul, Verdun et Metz, c’était appelé à l’époque « voyage d’Allemagne »...

    En fait le problème des relations franco allemande, il est pas à Verdun en 1916 mais en 843.

  • BA 20 novembre 08:12

    L’Allemagne est ingouvernable.

    Les élections fédérales allemandes de 2017 se sont tenues le 24 septembre 2017. Elles ont vu l’élection de 94 députés d’extrême-droite : je dis bien 94 députés d’extrême-droite.

    Depuis ce jour-là, l’Allemagne est ingouvernable.

    CITATION :

    L’arrivée à la chambre des députés de l’AfD, qui était resté sous la barre des 5% en 2013, constitue un tournant dans l’histoire allemande d’après-guerre.

    Car elle signifie que pour "la première fois depuis 70 ans, des nazis vont s’exprimer au Reichstag", le bâtiment qui abrite la chambre basse du Parlement, a tonné avant le scrutin le ministre des Affaires étrangères et figure des sociaux-démocrates, Sigmar Gabriel.

    https://www.romandie.com/news/ZOOM-Allemagne-la-droite-nationaliste-brise-un-tabou-avec-une-percee-historique/836022.rom

    Nous avons déjà vu ce film.

    Nous savons ce que sera le XXIe siècle en Europe.

    En Allemagne en particulier, la catastrophe sociale provoque en réaction la catastrophe politique.

    Dans l’Union Européenne en général, la catastrophe sociale provoque en réaction la catastrophe politique.

    2016 : il y avait 860 000 sans-abri en Allemagne. La moitié d’entre eux sont des migrants.

    2018 : il y aura 1,2 million de sans-abri en Allemagne.

    Près de 20% de la population allemande, soit 16 millions de personnes, sont menacées par la pauvreté, indiquait l’office fédéral de la statistique la semaine passée.

    Mercredi 15 novembre 2017 :

    CITATION :

    Jusqu’à 1,2 million de sans-abri en Allemagne l’an prochain ?

    Le nombre de sans-abri devrait atteindre 1,2 million de personnes en 2018 en Allemagne. La crise du logement prend de l’ampleur, indique ainsi l’association fédérale pour les sans-abri dans un rapport...

    Ce document est rendu public alors que s’accroît l’inquiétude face à la hausse du taux de pauvreté et la capacité du pays à intégrer quelque 1,1 million de migrants qui sont entrés sur le territoire allemand au cours de deux dernières années.

    L’association caritative indique que plus de 860.000 personnes ne disposaient pas d’un logement en 2016, soit une hausse de 150% par rapport à 2014. La moitié d’entre eux sont des migrants.

    Quelque 52.000 personnes vivaient dans la rue l’an passé, soit une augmentation d’un tiers par rapport à 2014.

    Selon les estimations, le nombre de personnes hébergées dans des foyers et des centres d’accueil devrait augmenter de 40% supplémentaires d’ici l’an prochain en raison de la hausse des loyers, de la réduction du parc des logements sociaux, et du nombre croissant de migrants obtenant le statut de réfugiés et de fait éligibles à un logement.

    Le nombre de nouveaux arrivants a accentué la tendance, précise l’association tout en dénonçant également des « erreurs » dans la politique du logement.

    Près de 20% de la population allemande, soit 16 millions de personnes, sont menacées par la pauvreté, indiquait l’office fédéral de la statistique la semaine passée...

    http://www.boursier.com/actualites/economie/jusqu-a-1-2-million-de-sans-abri-en-allemagne-l-an-prochain-37397.html


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