lundi 2 novembre 2020 - par Bernard Dugué

Le Covid-19 évolue-t-il vers une épidémie de niveau 1 ? Esquisse d’un scénario réaliste et optimiste

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 Prologue. Trois scénarii pour le Covid-19 saison 2, vite exposés

 

 1) Le retour de la vague. C’est le scénario utilisé par le conseil scientifique. L’épidémie est identique à celle de mars, de niveau 2, sauf que la vague est étalée dans le temps à cause des mesures sanitaires utilisées depuis deux mois. Les scientifiques de l’Institut Pasteur auraient projeté une estimation de 9000 réanimations à la mi-novembre. C’est ce chiffre qui a été donné par Emmanuel Macron, ce qui correspond à 2000 lits de plus, comparé au pic d’avril 2020.

 

 2) La nouvelle vague. Ce scénario repose sur l’hypothèse d’une atténuation virale et d’une extension massive de l’immunité. Je dois bien être le seul à travailler sur ce scénario qui projette 5000 réanimations à la mi-novembre, avec un plateau et une décroissance ralentie hélas par le confinement.

 

 3) Le tsunami. Ce scénario n’est pas prévu car il repose sur une hypothèse assez peu plausible, celle d’un modèle infectiologique à double détente. Autrement dit, une seconde infection cause des pathologies aggravées. Les données épidémiologiques de la première vague ne confirment pas cette hypothèse qui conduirait à une épidémie de niveau 3. Cette possibilité est aussi celle de l’hyper vague dix fois plus puissante, causant 400 000 morts comme l’a envisagé Macron

 

 

 1) Introduction

 Quelle est cette seconde vague ? Lorsqu’un ouragan se précise, les météorologues annoncent un phénomène d’intensité 5 puis, lorsque la photo satellite évolue, l’ouragan est parfois rétrogradé en catégorie 1 ou 2. Début mars les épidémiologistes avaient vu une pandémie de niveau 3 ou 4, (400 000 décès selon un scientifique britannique) ; d’autres une épidémie de niveau 1. Elle a été de grande ampleur mais avec un niveau 2, (voir §3) avec une intensité atténuée par les mesures sanitaires qui, si elles n’avaient pas été prises, n’auraient sans doute pas changé le niveau mais juste doublé le nombre de décès et saturer encore plus le système de soins. La reprise qui arrive sera-t-elle une réplique de la vague de mars en plus étalée ou bien faut-il rétrograder l’épidémie en niveau 1 ? Des éléments de réponse ici. Le cours de l’épidémie ressemble à celui d’une grippe, situé au niveau 1 en létalité mais avec une sévérité plus élevée. Ce scénario n’est que l’un des trois scénarii possibles mais c’est celui que je privilégie.

 

 1) La réplique de mars. En ce cas, l’épidémie sera de niveau 2, avec une estimation de 30 000 décès et une saturation comparable des hôpitaux

 2) L’épidémie atténuée. Cette éventualité repose sur deux paramètres, l’atténuation virale et l’immunité collective. Ces deux paramètres sont des « classiques » de l’épidémiologie et la virologie. C’est cette thèse que je privilégie et qui sera argumentée.

 3) Le scénario du tsunami. En ce cas, l’épidémie sera bien au-dessus de la première vague. Le niveau PSI sera entre 2 et 3.

 

 Une précision sur la méthode. Je ne fais pas de l’anticipation avec une boule de cristal mais une étude scientifique dans les règles de l’art. Ce n’est pas l’atténuation et l’immunisation qui permettent de prédire l’évolution de l’épidémie. C’est l’inverse. Ce sont les chiffres virologiques et cliniques qui indiquent au moins une chose, l’atténuation, et rendent plausible la production d’une immunité collective.

 

 2) Pourquoi un retour du Covid-19 ?

 Il était prévisible que le coronavirus de 2019 ne disparaîtrait pas. Le HCoV-219E circule depuis des décennies. Il était aussi prévisible que le virus allait contaminer les gens et en affecter une partie. Si le virus avait circulé librement, la première vague aurait été plus puissante mais elle aurait immunisé une plus grande partie de la population. La question de l’immunité va devenir centrale ces prochains mois. Le virus s’est calmé pendant l’été et s’est refait une « belle santé » en octobre au détriment de la nôtre. Un effet saisonnier constitue une première explication. Deux chutes de température se sont produites fin septembre et début octobre. La courbe de la positivité et des réanimations a sensiblement épousé ces variations avec un décalage de deux semaines. Il s’est même produit une très légère décélération avant la brusque augmentation

 En conclusion, le retour de l’épidémie s’explique par deux facteurs. Si elle revient c’est parce qu’elle s’est arrêtée ou du moins, a été considérablement ralentie par le confinement, puis est devenue une sorte d’endémie à bas bruit à la faveur de circonstances saisonnières. Cette endémie n’est pas liée aux mesures sanitaires mais au « caprices » du virus. Si en juin le virus était resté aussi contagieux et impactant, avant la fin de l’été les hôpitaux auraient été en tension. L’épidémie est revenue à la faveur d’un changement de saison, ce qui est en somme un classique de l’épidémiologie. Les rhumes causés par les rhinovirus et les coronavirus sont en effet saisonniers. Ils émergent et disparaissent comme ils sont arrivés.

 

 3) Y a-t-il une seconde vague épidémique ?

 Pour une grippe, le seuil épidémique est de 179 cas pour 100 000 habitants, enregistrés par le réseau Sentinelle sur une semaine. C’est une incidence réelle, bien que les cas enregistrés ne signifient pas qu’ils soient tous liés au virus grippal. On parle de syndromes grippaux. Le suivi du Covid par les tests n’a aucune signification. On mesure une épidémie au nombre de malades et non pas au décompte des contaminés. Pour preuve, 75% des porteurs du virus grippal sont asymptomatiques et n’entrent pas dans les statistiques épidémiques classiques. En semaine 43, SPF a enregistré quelque 12500 nouvelles hospitalisations pour Covid. L’incidence des cas aggravés est donc de 20 pour 100 000 et pour les cas critiques, l’incidence est de 3, avec 1800 nouvelles réanimations. Ces deux chiffres indiquent la sévérité de l’épidémie (quelque 20 % des hospitalisés entrent en réanimation). Une épidémie de rhume n’a aucun sens épidémiologique. Combien de Covid-19 avancé (mild) peut-on estimer ? Les résultats cliniques indiquent que 8 affectés sur 10 ont des symptômes assez importants, nécessitant le maintien à domicile sans aller en lit d’hôpital. Ce stade a été défini comme mild par les Chinois, puis repris dans les rapports rédigés en anglais. Mild signifie en réalité « normal » ou alors « standard ». Le stade du rhume est qualifié de light, signifiant bénin, avec aucun signe de pneumonie observé par tomographie. Le chiffrage de l’épidémie au sens clinique ne devrait pas prendre en compte les affections bénignes. Si l’on estime à un sur cinq le ratio entre les stades « avancés-mild  » et les stades aggravés, l’incidence épidémiologique du Covid était autour de 100 en S43. Le seuil épidémique d’une grippe sera franchi. Si l’on prend en compte les covirhumes, alors bien évidemment les chiffres épidémiques d’une grippe et du Covid se rejoignent. D’ailleurs, en estimant la totalité des malades (des bénins au critiques), nous pouvons penser que le seuil épidémique a été franchi vers la fin septembre.

 

 4) Photographie de l’épidémie

 La première vague fut épicentrique, avec un méga foyer à Mulhouse et un autre en Ile de France. Elle a atteint d’autres régions alors que des territoires étendus ont été pratiquement préservés. Cette seconde phase est polycentrique. Elle a commencé plus tôt à Marseille puis progressivement, a émergé dans la plupart des départements avec des intensités différentes. Paris et d’autres métropoles ont été fortement impactées, Lyon, puis Saint-Etienne, Lille, Toulouse. Un détail de modeste importance ; le ratio réanimés vs. hospitalisés est passé de 23% à 15% à l’échelle nationale, sans doute à cause d’une meilleure stratégie pharmacologique (stéroïdes, anticoagulants). Un autre détail, mais de grande importance, l’estimation de la cinétique ; je compare la durée pour passer de quelque 1500 à 3000 réanimations (avec un pic de 7000 en avril). Il est de 7 jours pendant la première vague. Il est de 17 jours pendant la seconde phase. La cinétique est beaucoup moins rapide (les mesures sanitaires l’expliquent mais en partie). Ce qui n’a pas empêché les autorités de décréter un confinement lorsque la barre des 3000 fut franchie. La configuration polycentrique, avec les décalages de une à trois semaines entre région, combinée à la cinétique locale ou nationale, permet de comparer la seconde phase du Covid-19 à celle d’une grippe saisonnière étalée sur 8 à 12 semaines. Les données cinétiques s’expliquent parce que le coronavirus est plus rapide dans la contagion mais qu’il est ralenti par les mesures sanitaires exceptionnelles mises en place. S’il s’avère que la cinétique du Covid en phase automnale suit celle d’une grippe, alors il est à prévoir un pic ou plateau d’ici quinze jours à un mois selon les régions et ensuite, une descente sur une période de quatre à huit semaines modulée en fonction des mesures sanitaires.

 Grippe oui, mais laquelle ? Une note des réseaux Sentinelles indique les chiffres des épidémies grippales entre 1985 et 2013. Le nombre maximal de cas est de 4.6 millions. Le pic atteint en moyenne un taux d’incidence de 800. L’épidémie dure entre 4 et 12 semaines avec une moyenne de 9 semaines. Le temps que le virus circule et ne trouve plus de « clients » tout en s’atténuant. De plus, pour une épidémie de grippe, les porteurs asymptomatiques sont largement majoritaires (voir annexe 2).

 

 5) Quelle est la sévérité pour les deux phases du Covid-19 ?

 Le CDC basé à Atlanta a développé une échelle de sévérité pandémique comprenant 5 niveaux fixés à partir de la létalité, le PSI (pandemic severity index). Cette classification a été remplacée en 2014 par le PSAF dont le calcul est plus compliqué, avec un indice de transmissibilité et un indice de sévérité clinique (pour info, sur l’échelle PSAF de la sévérité, les grippes saisonnières se situent entre 1 et 3, y compris celle de 1968. Il n’y a que la grippe de 1957 qui atteint le 4 et celle de 1918 évaluée à 7). Je vais me baser sur le PSI.

 

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1 < 0.1 % grippe saisonnière, pandémie H1N1 de 2009

2 0.1 – 0.5 grippe asiatique 1957, grippe Hong Kong 1968

3 0.5 – 1.0 

4 1.0 – 2.0

5 > 2 grippe espagnole

 

 Le CDC a projeté le nombre de décès pour l’année 2006, avec une population américaine de quelque 300 millions d’habitants. En divisant par 5 on calcule la projection pour la France

 

1 < 18 000

2 18 000 – 90 000

3 90 000 – 180 000

4 180 000 – 360 000

5 > 360 000

 

 Depuis 1970, toutes les grippes saisonnières se sont soldées par une sévérité de niveau 1. En revanche, la première vague du Covid-19 se situe incontestablement au niveau 2. Elle est même de même niveau que les grippes de 1957 et 1968. S’il n’y avait pas eu de confinement ni de mesures barrières, nous en serions à 60 000, pas au niveau 3 mais plus haut que 57 et 68. Cette estimation vaut pour les autres pays (sur le PSAF, le Covid-19 se situerait sans doute au niveau 4, équivalent à la grippe asiatique de 57)

 Et maintenant, la seconde phase est engagée. D’après le scénario (2) que je propose, elle devrait se situer en dessous du second niveau, autrement dit sous les 18 000 décès. Rappelons qu’une épidémie de grippe se solde par 12 000 à 15 000 décès les mauvaises années.

 

 6) La létalité et l’immunité

 Le virus ne cesse de circuler. Il produit deux formes d’affections, A pour avancée et B pour bénigne, avec également une forme immunisante chez les asymptomatiques. Des études récentes ont montré un pourcentage d’asymptomatiques autour de 80% en Chine, à Bangalore, voire plus dans certains pays. Ce chiffre n’était pas aussi élevé pendant la première phase sous réserve qu’il ait été correctement évalué. Ce pourcentage indique la forme bénigne semble devenir dominante. Et produire dans des délais assez courts une immunité collective

 Le taux de positivité permet d’évaluer avec un biais non négligeable le nombre de contaminations par jour. La mi-septembre, nous en étions à plus de 100 000 d’après mes estimations. Pour fin octobre, un chiffre de 250 000 n’est pas exagéré, voire plus. Le nombre de décès journaliers doit être ramené aux contaminations avec un décalage de trois semaines, voire quatre. Une estimation de 100 000 cas journaliers en semaine 38 correspond à quelque 70 décès quotidiens enregistré sur le bulletin de SPF pour la semaine 31. Ce qui fait une létalité estimée inférieure à 0.1 %. Autrement dit, pour 10 000 contaminations il y a 7 décès.

 Le virus ne contamine pas toute la population. Une partie y est réfractaire. J’estime la part de marché du virus à 60 % (50 % selon le virologue marseillais J.-M. Claverie, communication personnelle). Je considère aussi les variables géographiques. Le virus ne circule peu dans les zones rurales. En nous basant sur 50 millions d’urbains, le « marché viral » représente 30 millions de « clients ». On admet que l’immunité collective est atteinte autour de 70%, ce qui nécessite 20 millions de contaminés. Depuis juin, un million de cas ont été enregistrés, ce qui fait quelque 10 millions de gens ayant eu le virus (voir annexe 1). En retirant les infectés de la première vague, Il reste moins de 10 millions de Français. Ce qui laisse espérer une immunité collective d’ici deux mois, en admettant que cette immunité soit acquise, avec les anticorps et surtout les cellules T.

 

 7) Le trompe-l’œil découlant des réanimations

 Le Covid-19 nous place face à un paradoxe car bien qu’entré dans une phase d’intensité grippale en terme d’épidémie, il met sous tension le système de soins. Il n’y a pas de paradoxe si l’on comprend que dans une épidémie de grippe, les réanimations sont moins pratiquées que lors du Covid-19. Il n’y a pas plus de malades, mais une proportion plus élevée de patients nécessitant une réanimation, thérapie employée à grande échelle dans les hôpitaux pour soigner le Covid. Et c’est bien le fond du problème sanitaire. L’épidémie de grippe durant l’hiver 2018-19 fut considérée comme plutôt sévère et fut de courte durée (S2 à S10). 1900 réanimations ont été comptabilisées parmi lesquels figuraient 17% de patients sans facteurs de risque. 1900 réanimations, c’est quelque 12 fois moins que pour la vague de Covid en avril 2020. Actuellement, le seuil des 5000 réanimations est en vue. Et c’est préoccupant sans pour autant justifier un alarmisme et sonner le tocsin.

 

 8) L’incidence virale est la clé pour un scénario favorable

 

 a) La létalité. Il y a bien une reprise de l’épidémie mais on ne peut pas encore la comparer avec la vague de mars. La seule question, c’est la hauteur du plateau ou du pic et le moment où la descente va s’amorcer. Aucun modèle épidémiologique n’est en mesure de calculer des deux paramètres car si la positivité des tests est connue, l’incidence réelle est inconnue mais elle scelle notre destin. Trois scénarii sont possibles. Une plus grosse vague, Une réplique de la seconde vague mais plus durable, ou une épidémie de « classe grippale ». Le premier scénario est envisagé et d’ailleurs il affole les observateurs. On a vu passer un chiffre de 15 000 lits occupés en janvier. Faisons le point avec ce tableau :

 

15/08 ; 3-4 % ; 480 réa ; 25 décès

05/09 ; 5-6% ; 1100 réa ; 50 décès

21/09 ; 7-8 % ; 1500 réa ; 100 décès  200 000 cas/j ?

07/10 ; 13-14% ; 2500 réa ; 170 décès  300 000 cas/j ?

15/10 ; 16-18% ; 3600 à 4000 réa ; 300 décès 350 000 cas/j ?

 

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 Ce tableau indique la positivité des tests, puis le nombre de réanimations en cours et les décès quotidiens à l’hôpital en prenant un décalage raisonnable de deux semaines. Peut-être aurait-il fallu prendre trois semaines de décalage. On note une proportionnalité entre ces chiffres avec un léger souci sur une modification de la pratique du testing en septembre. Il est possible que la positivité se stabilise autour de 20 %. Ce qui ferait monter les réanimations à 5000 et les décès à 350/j. Et ce, d’ici 15 jours.

 Le calcul de létalité et le sort de l’épidémie se joue sur le nombre exact de contaminations. En semaine 43, quelque 1000 décès ont été enregistrés. En semaine 41, 140 000 cas ont été enregistrés, ce qui fait une létalité de 0.7 %. En revanche, si l’on se base sur une estimation de contaminations dix fois supérieure, alors la létalité tombe, à 0.07 %. Dans le premier cas de figure, nous passons en niveau 2 sur l’échelle PSI et dans le second, nous sommes en niveau 1, celui d’une grippe. Je refais le calcul en chiffre cumulés, le million de cas enregistrés depuis juillet 2020 correspond à quelques 6000 décès, ce qui confirme une létalité autour de 0.6 % mais si en revanche le nombre total de contaminations est de 10 millions, alors la létalité est de 0.06 % et ça change tout.

 

 b) Scénario pour le mois de novembre. Les réanimations et les décès suivent avec un décalage de deux à trois semaines la positivité. Le confinement risque d’interférer avec le décompte des cas. On ne va s’occuper que de la cinétique des réanimations. La positivité est sans doute arrivée à un plateau mais le confinement va interférer avec les contaminations. La cinétique du Covid est calquée sur celle d’une grippe. A un moment, le nombre de contaminations atteint un pic puis diminue. La nouvelle vague a commencé il y a six semaines, elle devrait s’achever d’ici quatre à six semaines, avant Noël. Cette éventualité repose sur les estimations de contaminations. Si mes chiffres sont exacts, alors le pic sera bientôt passé et les contaminations vont diminuer. Nous serons en phase descendante. Si le pic des contaminations réelles est arrivé fin d’octobre, cela se verra dans les données cliniques à la mi-novembre. Avec bien évidemment un contraste et un décalage selon les départements considérés. La décélération se produit déjà dans quelques régions, mais cela va se voir d’ici peu.

 

 c) Les courbes (voir plus bas). Je vous propose de visualiser la figure de la pandémie grippale de 1918. Ce qui apparaît comme seconde vague sur le schéma (novembre 1918) correspond à notre vague de mars. La réplique de mars 2019 est de moindre ampleur ; elle correspond à notre nouvelle vague de l’automne 2020. Le schéma qu’il faut prendre en compte est celui que j’ai tracé qui indique la cinétique des réanimations et la prédiction avec deux projections, celle établie par Macron qui annonça 9000 réanimations à la mi-novembre et la mienne qui mise sur 5000 réanimations et une décélération prochaine. La prévision Macron est indiquée en (1), la mienne en (2). Nous verrons qui avait anticipé le 17 novembre. Pour ce qui est décès, le chiffre estimé dans mon scénario est élevé mais ne dépasse pas les grippes sévères. Depuis début septembre, il y a eu 6000 décès, il ne devrait pas y en avoir plus de 7000 d’ici décembre. La plupart avec des signes de comorbidité. Et le virus devrait nous lâcher, si l’immunité collective est atteinte, ce que prévoit mon scénario, et que cette immunité est durable, ce que devront établir les scientifiques. (voir les deux schémas ci-dessous, les vagues de 1918, puis les projections de réanimations pour le Covid jusqu'au 17 novembre)

 

 

 Annexe 1. Notes sur la méthode d’estimation des cas

 Le bulletin hebdomadaire de SPF indique qu’en semaine 41, un million de personnes ont été testées pour la première fois. Quelque 120 000 ont été détectées positives. C’est simple, positivité 12 %. Et si on avait testé tous les Français, enfin, disons 50 millions, en excluant les très jeunes et les très âgés, on aurait eu comme résultat 6 millions de cas positifs. Le chiffre n’est visiblement pas réaliste. Il faut corriger les biais. D’abord, le fait que parmi les personnes testées, la proportion de cas contacts et de symptomatiques est plus élevée. Puis le fait que les personnes testées habitent les zones urbaines. Il n’y a aucune méthode de calcul disponible pour estimer la circulation virale car c’est la première fois que cette situation se présente, avec un usage de tests TR-PCR à très grande échelle. Un biais raisonnable compris entre 50 et 66 % conduirait vers 2 à 3 millions de contaminations pour cette semaine, soit entre 150 000 et 200 000 « cas » réels par jour. Prenons un autre calcul. Un million de Français ont été testés avec 120 000 cas en une semaine. Admettons que l’on teste une population urbaine, active, présents au travail, dans les écoles, les facs, les transports en commun, les bureaux. Disons 10 à 20 M de personnes. On tombe sur un nombre de contaminations compris entre 1.2 et 2.4 M.

 

 Annexe 2. Observations sur la proportion très élevée de porteurs asymptomatiques du virus grippal.

 « La proportion d'infections sérologiquement confirmées qui sont asymptomatiques est une variable souvent négligée, qui est une composante importante de la gravité. Notre constatation selon laquelle seulement 23% (IC à 95% 13–34) des infections sont symptomatiques est plus faible qu'on ne le suppose parfois, mais concorde avec les conclusions d'autres études sur la grippe saisonnière. La mesure de la proportion d'infections sérologiquement confirmées qui sont asymptomatiques devrait être une priorité pour toute infection émergente à potentiel pandémique. Cela fournit un indice supplémentaire de gravité complétant les données au niveau de la population sur les admissions à l'hôpital et les décès. Notre étude était limitée par notre incapacité à identifier l'excrétion du virus lors d'une infection asymptomatique, car cela aurait nécessité des prélèvements nasaux fréquents et réguliers tout au long du suivi. La comparaison des profils de symptômes dans les cas communautaires d'une infection émergente avec ceux notés avec d'autres virus peut également fournir des informations importantes sur la gravité, en complément des données au niveau de la population sur le nombre d'admissions à l'hôpital et de décès. »

 « Malgré sa nature modérée, la pandémie de 2009 a causé d'énormes inquiétudes, dépenses et perturbations au niveau international. Nous devons nous préparer à réagir aux pandémies aussi bien légères que graves. Pour ce faire, nous avons besoin d'évaluations plus précises de la gravité, y compris des études communautaires pour guider les mesures de contrôle au début d'une pandémie et éclairer une réponse proportionnée »

 

 Hayward, A.C. ; Comparative community burden and severity of seasonal and pandemic influenza : results of the Flu Watch cohort study ; The Lancet, Respiratory Diseases, 2, 445-454 (2014) https://doi.org/10.1016/S2213-2600(14)70034-7

 

 

Références utiles

https://en.wikipedia.org/wiki/Pandemic_severity_index

https://en.wikipedia.org/wiki/Pandemic_Severity_Assessment_Framework

https://www.itfseafarers.org/en/health/covid-19

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/sante-publique/deux-tiers-des-patients-hospitalises-en-rea-pour-grippe-grave-netaient-pas-vaccines

 

 

Mes analyses sur le Covid

 

La possibilité d’une épidémie atténuée fondée sur un décalage épidémiologique

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/un-virus-sars-cov-2-et-deux-226793

 

L’explication de l’atténuation qui prolonge la précédente observation

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/covid-19-et-covirhume-la-virologie-227456

 

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90 réactions


  • Francis, agnotologue Francis 2 novembre 2020 11:01

    3) Le scénario du tsunami

     
     Scénario à redouter si nous sommes gouvernés par des pompiers pyromanes..


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 12:29

      @Francis
      Une précision importante. Sur le schéma que j’ai tracé en bas, le dernier chiffre à droite a été bouffé par la numérisation, c’est 17/11 qu’il faut lire et non pas 17/1. Quel amateurisme. Je pense recevoir une proposition d’embauche de la part de l’Elysée


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 12:30

      @Bernard Dugué
      18/11 et non pas 18/1 ! Quand ça veut pas 


    • gouzier gouzier 2 novembre 2020 14:59

      @Francis

      Plusieurs dizaines de milliers de cas positifs supplémentaires annoncés hier dimanche par le ministère de la Santé, qui tombent à point nommé en ce début de reconfinement très mal vécu.

      Le citoyen lambda peut-il vérifier l’origine de ces chiffres ?... Non ?.... Ah bon.

       
      Toujours dans les dernières 24 heures, plusieurs centaines de nouveaux décès, très opportuns, ont été déclarés imputés au Covid-19 en France.

      Le citoyen lambda peut-il vérifier que ces morts sont dus au seul Covid-19 et non pas à une lourde pathologie (pneumopathie, par exemple) à laquelle se serait surajouté un virus de type rhume ou grippe ou corona induisant un résultat positif du test ?... Non ?... Ah bon.

       
      J’admire (et je plusse !) tous ces rédacteurs d’articles qui s’échinent, à grand renfort d’études et de courbes, à démontrer l’absence de pertinence scientifique de ces nombres fournis par le régime, lesquels sont peut-être tout bonnement inventés au ministère pour continuer à terrifier la population !...

       
      Comme ce sondage complètement bidon qui prétend que plus des 2/3 des Français sont prêts à passer les fêtes de Noël en confinement. On vous a demandé votre avis à vous, sur ce sujet ?... Non ?... Ah bon.


    • gouzier gouzier 2 novembre 2020 15:07

      @Francis

      Vous ne trouvez pas curieux ces chiffres de cas positifs annoncée en plein week-end alors que tous les labos d’analyses sont fermés ?...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 15:20

      @gouzier Cher Crimson, mon article ne semble pas être relayé. Y aurait-il un déni de réalité, les gens préférant ne pas réfléchir avec d’accepter de se soumettre à des restrictions qu’on n’observe ni en Arabie Saoudite, ni en Corée du Nord. Les produits de maquillages ne seront plus vendus dans les grandes surfaces, ni les jouets. Sans oublier le reste


    • Super Cochon Super Cochon 4 novembre 2020 08:03

      @gouzier

      .

      .
      INCROYABLE ! ......... La Grippe à disparue ! ...... à moins qu’elle soit mis sur le dos du covid pour gonfler les statistiques des menteurs de l’Élysée !
      .
      .

      Avis de recherche de l’OMS : La grippe semble avoir disparu avec l’apparition du Covid !

      .

      Quelqu’un l’aurait-il aperçue ? Car l’OMS est très inquiète : depuis l’apparition du Covid (les dates concordent), la grippe a disparu de nos belles contrées. C’est inquiétant, elle qui était toujours là pour nous accompagner en automne, cette ombre éternelle des feuilles mortes, n’apparaît plus dans les statistiques de l’OMS.

      .

      https://fr.sott.net/article/36214-Avis-de-recherche-de-l-OMS-La-grippe-semble-avoir-disparu-avec-l-apparition-du-Covid

      .
      .



    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 novembre 2020 12:01

      @Tous

      Une vidéo de 22 minutes qui explique la mécanique du coronavirus
      n’hésitez pas à partager

      https://www.youtube.com/watch?v=J6x9C86Deho

      Faisons connaissance avec le SARS-CoV-2

      1) La virologie et les différents coronavirus

      2) Le virus, son ARN, sa capside, comme un meuble Ikéa qui contient une notice permettant de produire les pièces du meuble et la photocopieuse qui copie la notice

      3) Lecture de la séquence d’ARN

      4) Comment le virus entre dans la cellule


    • Francis, agnotologue Francis 8 novembre 2020 13:30

      @Bernard Dugué
       
      les chercheurs ne sont-ils pas comme ce gars qui cherche ses clefs sous le lampadaire, là où il y a de la lumière ?
       
      Je n’explique : dans un domaine sensible, là où il y a de la lumière c’est là où l’on ne risque pas d’être accusé de complotisme.
       
      Les vaccins modifient notre réponse immunitaire aux virus, c’est indéniable. Qu’est-ce qui me prouve qu’ils améliorent mes défenses naturelles ? Qu’est-ce qui me prouve qu’en me conditionnant cf. les adjuvants contre un virus donné, ils ne m’affaibliront pas contre d’autres ? Ou qu’ils n’entraineront pas une réponse exagérée contre ceux qui lui ressemblent cf. les tempêtes de cytokines   ?
       
       cf. mes posts et liens précédents ici.


  • astus astus 2 novembre 2020 11:12

    Bonjour Bernard,

    Je ne suis pas virologue mais je sais compter et remarque une hausse régulière et continue du nombre de morts et de réanimations que l’on peut vérifier, jour après jour ici : https://mapthenews.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/5e09dff7cb434fb194e22261689e2887

    Ainsi le 6 septembre il y avait 3 morts 4697 hospitalisations et 480 réanimations.

    Mais le 1er novembre il y avait 231 morts 24008 hospitalisations et 3569 réanimations. Or au maximum de la pandémie on était à environ 7000 réanimations. On est donc à la moitié et les projections pour la mi-novembre ne sont pas bonnes.

    Actuellement tous les pays d’Europe ont la même stratégie et il est clair à présent que ceux qui ont minimisé cette pandémie et inventé des remèdes miracles se sont trompés.

    Mais si nous sommes philosophes cela nous montre que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité les gouvernements du monde entier ont pris en compte la santé de tous les citoyens.

    Et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité les habitants du monde entier ont pris conscience en même temps de leur fragilité.

    Et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité on peut constater que la nature n’est pas extérieure à nous mais fait partie de nous et nous d’elle.

    Nous sommes donc bien entrés dans l’ère de la biopolitique, ce concept inventé par Michel Foucault en 1976.

    Amitiés.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 11:36

      @astus
      Bonjour Christian,
      Je connais comme toi les chiffres et je tente une photographie de l’épidémie permettant une projection. La situation du pays est grave. Si la phase de novembre se présente comme prévu, de niveau 1, cela devrait faire entre 4000 et 7000 décès, ce qui avec le chiffre pour août-octobre nous situerait au niveau d’un mauvais millésime grippal (2018). Peut-on bloquer le pays pour une épidémie de niveau 1 ? 
      J’ai réfléchi à la dimension historique dans un texte prévu pour être inséré dans mon livre en attente d’éditeur. La Nature était un objet, elle est devenue une partie de nous-même et comme tu le soulignes, et prend alors une dimension politique inattendue mais prévisible depuis l’agenda 21 de Rio (il y a 30 ans). La nature à remplacé le marxisme. Bonne semaine. Extrait :
      «  » Un dernier caractère des philosophies de l’Histoire mérite d’être souligné, c’est la place de la Nature, pratiquement inexistante chez Marx, et guère présente chez Comte, Hegel ou Nietzsche. Le XIXe siècle est incontestablement le siècle de l’homme, de l’Histoire et de l’avènement des industries. La Nature devient un élément du décorum pour ainsi dire, peinte par les artistes, prise comme élément du cadre de vie, offerte aux rêveries poétiques, alors qu’elle est devenue un objet de science cerné par les grilles instrumentales et les appareils de mesure pour être utilisée, maîtrisée, comprise à travers des mécanismes qui une fois connus permettent d’avoir une action, dans le domaine de l’énergie et la santé notamment.«  »"


    • eau-pression eau-pression 2 novembre 2020 11:42

      @astus

      Quelle est la priorité de la santé publique : la sauvegarde du groupe ou la santé des citoyens ?

      De même, les habitants du monde entier ont pris conscience en même temps de leur fragilité ... ou de leur inter-dépendance ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 12:08

      @astus J’ai une autre remarque. Les rassuristes que tu évoques n’ont pas su apprécier les chiffres récents. Ceux qui dès le mois de juillet prédisaient la seconde vague ont joué à pile ou face. Rien n’était certain avec cette pandémie qui n’a aucun modèle passé pour être interprétée, ni la grippe de 1918, ni les rhumes de saison, ni le SRAS de 2003. Avec ce qui se passe, cela ressemble à une débâcle en espérant qu’ils éviteront un lynchage médiatique. Je reste solidaire avec tous ceux qui ont signé les tribunes. Ils ne se sont pas trompés sur les aspects politiques du débat. La tempête est là et je reste sur le pont et continue la bataille scientifique, en épidémiologie et sur l’immunité collective. Athènes contre Sparte, les 12 000 de Barrington contre les 6 000 de Snow, la bataille sera mondiale !


    • Guillaume Basquin Guillaume Basquin 2 novembre 2020 12:13

      @astus Analyse différente : premier flash-crash de l’humanité, due aux communications instantanées mêmes !... (Livre en cours, sur le sujet. Qui vivra, verra...)


    • astus astus 2 novembre 2020 12:17

      Bonjour eau-pression,

      Les concepts que vous citez sont reliés entre eux. Mais contrairement à un discours répandu, et trompeur, il n’y a pas de « droit à la santé » (car pourquoi pas aussi un droit à la beauté ?) mais seulement un droit à des soins suffisamment efficaces et accessibles au plus grand nombre. Par contre la fragilité se distingue de l’inter-dépendance car celle-ci est corrélative de la mondialisation des échanges : commerce, écologie, internet.
      Mais cela n’implique nullement la conscience d’une fragilité existentielle et, pour être plus clair, de notre mortalité tout court (à laquelle personne en général ne croit vraiment !).
      C’est d’ailleurs ce déni, et l’individualisme de notre époque, qui empêchent des progrès plus rapides dans le domaine écologique. J’ajoute que lorsque les individus d’un groupe sont soudés entre eux par un idéal quelconque c’est bien leur union interdépendante qui fait leur force, et s’oppose à leur fragilité.

      Cdlt.


    • Rémi Mondine 2 novembre 2020 12:40

      @astus
      Cher Bernard,
      la prise en compte de la nature va couter des millions de chomeurs. Pour rappel le chomage c’est 5000 morts par ans et par million de chomeur.
      Calcule qu’il faudra peut-être dix ans pour revennir au niveau avant Coronna Virus et si tu compte deux millions de chomeurs cela te fait 50000 morts. (10000 par ans se reduisant d’un dixième chaque année.) Tout ca pour une épidémie qui tue essentiellement des personnes qui seraient mortes prochainnement. 
      J#ai du mal a concevoir plus mauvais comme politique. 
      Je crains malheureusement que les gens qui se félicitent que l’on prennent la nature en compte ne soient nos fossoyeurs)
      Pour l’heure j’ai juste l’impression de revivre une mauvaise ressucée de Tchernobil).
      Je n’ai pas envie de voire les dégats d’un éffondrement de l’occident facon URSS.


    • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 2 novembre 2020 12:57

      @astus

      Bravo pour ce commentaire pleins de bon sens c’est rare ici et je tiens à le souligner.


    • eau-pression eau-pression 2 novembre 2020 13:40

      @astus

      Disons que le dispositif mondial, cette « guerre contre le virus » rend concrète cette fragilité à laquelle nous n’accédions jusque là qu’intellectuellement. Je veux dire la conscience de la finitude des ressources environnementales.

      Je suis bien d’accord sur le lien que vous faites entre l’individualisme et le déni de la mort individuelle (si j’ai bien compris). Les moyens mis en oeuvre pour la « guerre » en cours poussent au cloisonnement des individus. Ils deviennent absurdes, ce qui doit nous inciter à sortir de l’impasse environnementale en cherchant à en finir avec l’individualisme.


    • binary 2 novembre 2020 13:59

      @astus

      Et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité les habitants du monde entier ont pris conscience en même temps de leur fragilité.

      Faut quand même en tenir une épaisse pour écrire que « pour la première fois dans l histoire de l humanité » les habitants sont confrontés à une grippe !


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 20:31

      @astus Christian, je reviens vers toi pour une question
      Ne penses-tu pas que l’acceptation des Français face aux contraintes ressemble au syndrome de Stockholm. Les gens finissent par consentir une certaine affinité avec leur geôliers, ce qui les dispense de trop réfléchir. Pour preuve, l’article de ce jour qui a été si peu relayé alors qu’il annonce une hypothèse optimiste. Si j’avais écrit un article démontrant un désastre sans précédent, j’aurais été plus lu. Je pense que forme de nihilisme habite notre pays mais qu’une minorité est prête à se battre


    • astus astus 3 novembre 2020 11:26

      @Bernard Dugué
      Désolé pour le retard. Dans le syndrome de Stockholm la vie même des personnes retenues en otage par des bandits est directement menacée, mais une fois libérés, les otages prennent partie pour leurs ravisseurs, et contre leurs libérateurs. Il s’agit d’un mécanisme de défense appelé « identification à l’agresseur » décrit par les psychanalystesMais si le confinement actuel produit bien des effets ravageurs sur le plan social (individuel et groupal), et sur le plan économique, je ne crois pas que l’on puisse l’assimiler à un syndrome de Stockholm : je n’aime pas Macron mais il n’est pas venu me kidnapper et m’enfermer sous contrainte physique en menaçant ma vie comme Sophie Myriam Petronin l’a été par les fadas du prophète. Et elle, à mon avis, souffre bien du syndrome de Stockholm.


    • chantecler chantecler 3 novembre 2020 11:39

      @astus
      Salut ,
      En fait ce syndrome est plus complexe que ce qu’on en dit habituellement .
      L’empathie se forme au fur et à mesure des échanges...
      Et se développe face à une force adverse ressentie comme menaçante : initialement l’action de la police qui peut être fatale à tous .
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Stockholm
      Je doute que , par exemple , des rescapés de camps de concenetration aient ressenti ce syndrome .


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 novembre 2020 12:33

      @astus Christian, je crois bien avoir flairé quelque chose. On peut lire ceci sur la notice Wiki. Ce n’est pas le syndrome de Stockholm mais un fait psychologique aux ressorts similaires
      ---------------

      Dans La Peur de la liberté4Erich Fromm énonce en 1940 les bases psychologiques causant ce syndrome, sans le nommer ainsi : il décrit la vénération de l’enfant envers un père despotique et autoritaire ainsi que son identification avec lui, comme un moyen d’échapper à l’angoisse que lui provoquerait la confrontation ainsi que pour éviter le sentiment de culpabilité que lui procurerait le fait de le haïr. Il décrit ce même phénomène dans la relation que le citoyen d’un régime despotique entretient avec le dictateur. L’amour ou la vénération deviennent ainsi des palliatifs qui résolvent « magiquement » toute la complexité conflictuelle de la situation. Ce même type de relation a été constaté chez certains « collabos » envers les forces d’occupation pendant la guerre.

      Paul Roazen explique comment ce phénomène d’adoption de la pensée dominante et d’identification avec leurs représentants, peut se reproduire même dans un contexte démocratique, ou dans le sein d’une communauté dont le sujet n’a pas le courage de contredire les valeurs, ou par nécessité de reconnaissance de la communauté, adoptant le jargon, la tenue vestimentaire, etc. Ceci n’est pas le syndrome de Stockholm, mais relève des mêmes ressorts psychologiques énoncés par Erich Fromm


    • astus astus 3 novembre 2020 14:20

      @Bernard Dugué
      Ces intéressantes remarques clarifient en effet le sujet et montrent bien l’importance des phénomènes identificatoires (pour les individus ou les groupes) et cette caractéristique de l’identification (voire de l’introjection) où l’agresseur disparaît de la réalité extérieure pour devenir intrapsychique, et donc plus difficilement détectable. Mais on peut aussi introduire dans ce débat la notion de mimétisme qui joue un grand rôle dans les groupes comme organisateur de la psyché individuelle et de la sécurité des individus qui se reposent en adhérant à un consensus apparemment extérieur à eux, donc déculpabilisant (cf. Solomon Asch et la conformité au groupe et les expériences de Milgram). Mais finalement tout cela mêne aussi aux croyances mythiques en général, voire à la philosophie de Thomas Hobbes et à son Léviathan qui offre la sécurité de tous au prix d’une perte de la liberté de chacun ... Mais sur ce point Benjamin Franklin n’aurait peut-être pas été d’accord...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 novembre 2020 16:30

      @astus
      La liberté est devenue la question centrale pour nos démocraties. L’égalité, c’est surfait aurait dit Tocqueville
      allez, pour ce faire plaisir, la maxime de BJ. J’ignore si elle est apocryphe

      Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.


  • Eric F Eric F 2 novembre 2020 11:58

    On compare les chiffres de « réanimations » par rapport à ceux de Mars/Avril, mais n’y a-t-il pas abus de désignation, compte-t-on vraiment la même chose ? En effet on voit parfois indiquer : « réanimation ou soins intensifs », or les praticiens indiquent que l’intubation sous sédation est nettement moins pratiqué que lors du premier épisode. Les chaines télé ne nous montrent du reste plus les mêmes images de soins lourds qu’au printemps.

    Pourquoi être revenu à la jauge de 5000 lits de réa de début mars, alors qu’on était passé à 12 000 en avril ? La période de répit entre Mai et Aout aurait du permettre d’établir un plan d’action et de redéploiement en cas de sursaut épidémique qui était prévisible tôt ou tard ! A quoi à servi le « Ségur de la santé », à part distribuer des primes et augmentations ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 12:12

      @Eric F
      Si c’était une question de lit, il aurait suffit de passer une commande chez Dunlopillo et tout aurait été résolu. Il aurait fallu recruter du personnel. 6000 médecins et 11 000 infirmières recrutées en Italie, pourquoi pas nous. Avec les milliards budgétisés pour payer les gens à ne pas travailler, il y a avait de quoi faire. Cette négligence pourrait bien être discutée dans les tribunaux. Je laisse la chose aux juristes


    • Eric F Eric F 2 novembre 2020 18:15

      @Bernard Dugué
      Le terme de « lits d’hôpital » incorpore évidemment la capacité en soignants et en matériel. Il y a un total de 2 millions de soignants toutes catégories en France, évidemment ils ne sont pas tous polyvalents, mais il y a une marge de redéploiement, en impliquant aussi le privé et les indépendants.
      Je suis d’accord que les « milliards » dépensés auraient du permettre un plan de recrutement, mais aussi de formation complémentaire, brancardiers et aides soignants en compétences d’infirmiers, etc. 

      Je ne crois par ailleurs pas que l’incurie relève des tribunaux ; de plus, elle est assez générale, certains corporatismes médicaux inclus. Ainsi, les errements sur la stratégie de dépistage sont consternants, on a voulu faire du massif, mais dépistier sans vraiment isoler ne sert à rien. Or quid des hôtels qui devaient être réquisitionnés pour les personnes à isoler, on n’en entend plus parler ? On pourrait aussi créer des capacités de convalescence dans les hôtels, avec un encadrement médical restreint.


  • Popov Popov 2 novembre 2020 12:24

    Bonjour, je ne comprends pas votre scénario 3. Le scenario 3 n’est pas plutôt le scénario 1 assorti de la létalité de la première vague et « sans mesures sanitaires » ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 12:49

      @Popov
      Le 3 pourrait être
      le 1 sans mesures sanitaires
      le 1 avec un virus plus agressif
      le 3 avec l’hypothèse de la double détente qui est un concept que j’ai inventé, mais qui doit certainement exister dans la littérature scientifique


    • Francis, agnotologue Francis 2 novembre 2020 13:29

      @Popov
       
       ’’ Le scenario 3 n’est pas plutôt le scénario 1 assorti de la létalité de la première vague et « sans mesures sanitaires » ?’’
       
      Je dirais : Le scénario 3 pourrait être le scénario 1 assorti de mesures sanitaires contre-productives, comme le confinement, le port de masques empoisonnés, des hypocondriaques déclarés positifs aux tests PCR qui tombent comme des mouches, etc.
       
       Dans l’esprit du public, le concept de confinement se confond avec celui d’isolement.



    • Eric F Eric F 2 novembre 2020 18:34

      @Francis
      « mesures sanitaires contre-productives, comme le confinement, le port de masques empoisonnés...
      Les masques ne sont pas la panacée et ils peuvent présenter des effets néfastes s’ils sont de mauvaise qualité ou mal portés, mais les pays asiatiques ont montré qu’ils ont un effet globalement positif, et même chez nous le taux de propagation est désormais de 1,3 contre 3 en Mars. Du reste si les soignants en portent depuis des décennies, il apportent forcément une protection.

      Sanitairement parlant, il en va de même du confinement, limiter les relations sociales a des inconvénients sanitaires, mais ça réduit les occasions de transmission, on voit dans tous les pays un effet au bout de 2 ou 3 semaines ; en Avril, ça a permis de stopper la propagation vers l’Ouest et vers le sud. L’inconvénient grave, c’est surtout sur l’activité globale du pays avec des secteurs de l’économie en panne.

       » des hypocondriaques déclarés positifs aux tests PCR qui tombent comme des mouches« 
      Les hypocondriaques n’ont pas plus de raison d’avoir des tests PCR positifs que d’avoir des toxines dans les analyses de sang. Par contre il y a des »positifs« non symptomatiques, mais leurs proportion est désormais assez bien connue. Les indicateurs difficilement contestables sont ceux des hospitalisations, celles-ci sont désormais à plus de la moitié du pic d’Avril, ce qui n’est pas de la broutille, même s’il y a surdramatisation dans la communication officielle et dans les mesures prises, un confinement général étant abusif (une vraie politique »dépister/isoler" ou un confinement plus ciblé sur les personnes à risque aurait probablement été plus appropriés)


    • Popov Popov 2 novembre 2020 22:50

      @Eric F et Francis
      416 morts à l’hôpital cette fois ci c’est un chiffre du même acabi qu’en mars (on est dans le X 1.6 en 1 semaine)
      50 000 contaminations (on est dans le X2 en 1 semaine de lundi A Lundi mais à égalité avec le mardi)
      Espérons les moins de 35000 et l’aplatissement des contaminations (comme entre le 25/10 et le 01/11) demain mardi avec le couvre-feu suivi de confinement et pas plus de 60000 ou 70000 demain...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 novembre 2020 13:10

      @Popov
      Visiblement vous n’avez pas lu l’article. Nous en sommes à plus de 350 000 contaminations par jour


    • Popov Popov 3 novembre 2020 21:25

      @Bernard Dugué
      Détrompez-vous ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord avec vous que je n’ai pas lu votre article qui peut donner une certaine espérance (bien que l’espérance au sens mathématiques de votre scenario 2 soit faible). Donc heureusement que les contaminations semblent baisser un peu (celles mesurées et officielles) car c’est le premier pas pour contrer les mauvais chiffres de décès (1 mois , 3 semaines ? de retard entre les deux c’est assez important...). Qu’il y ait 10 fois plus de contamination réelles ou zéro fois, le chiffre officiel est un indicateur de référence qui d’ailleurs vous sert de base pour les « 350 000 ». Il faudrait d’ailleurs beaucoup plus que cela pour jouer l’immunité collective avec autant de décès aujourd’hui.


  • xana 2 novembre 2020 12:29

    Et pour le nombre de morts...

    Ici en Roumanie le tarif est :

    3000 lei pour l’hôpital si un décès est « diagnostiqué Covid », autrement rien.

    500 lei pour le médecin si un décès « à la maison » est diagnostiqué Covid, autrement rien.

    Depuis un mois, il n’y a plus un seul décès qui ne soit pas diagnostiqué Covid.

    Etonnant, non ? Et en France ou en Belgique, quel est le tarif ?

    Avez-vous encore des morts non-Covid ?

    Je crois que dans toute interprétation des chiffres, il ne faut pas négliger la FRAUDE. Les pouvoirs publics poussent à la fraude, on peut sans doute se demander pourquoi...


    • Zolko Zolko 2 novembre 2020 14:36

      @xana

      Avez-vous encore des morts non-Covid ?

       
      en tout cas, au lieu des habituels 15000 morts par an dus à la grippe, cette année la grippe n’a tué personne. Mais le Covid 25000. C’est plus vendeur. Mourir de grippe est bidon, ça compte pas. Ni mourir du cancer (400 par jour) ou de crise cardiaque (autres 400).
       
      En France, il y a 1600 morts PAR JOUR, en moyenne. Alors quelques 50 morts en plus ou en moins, c’est statistiquement inexistant. Du bruit.
       
      Mais du bruit qui rapporte.

    • goc goc 2 novembre 2020 17:18

      @xana
      Votre remarque est judicieuse, et elle en appelle une autre : est-ce que les labos touchent plus de la sécu si le test est positif que s’il est négatif ???. Cela peut se comprendre dans la mesure ou un test positif pourrait demander plus de travail (désinfection, suivi, etc..), mais on est aussi en droit de se demander si, dans ce cas, les labos n’auraient pas pousser le bouchon un peu trop loin, et du coup, auraient faussé toutes les études


  • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 2 novembre 2020 12:54

    Je m’inquiète des chiffres de ses derniers jours il y aura d’autres vagues épidémique selon le conseil scientifique, ce qui signifie que même après la deuxième vague on est pas sorti de l’auberge, on fera face à une troisième quatrième vagues plus redoutables que la deuxième. Sans vaccins qu’allons nous devenir ? Le confinement est efficace pour casser les chaînes de contamination mais on ne peut pas continuer de confiner à chaques fois, du coup il faudrait un confinement permanent jusqu’au vaccin. Quand à ceux qui refusent les mesures sanitaire, j’ai vu des anti-masques sur les commentaires ici, on devrait surtout leur expliquer qu’ils doivent mettre des masques parce que dans le 5ième pays le plus riche du monde on a 101 départements et 5000 lits en réanimations soit 49,5 lits par départements et en fait 5 dans les départements pauvres. Le problème, c’est qu’on ne peut pas soigner tout le monde il faut donc bien respecter toutes les mesures sanitaire. Toutes ces mesures de confinement, test, gestes barrières , etc...ne sont que du bricolage, du soin palliatif, ce ne sont pas des solutions à utiliser en permanence selon moi. La seule sortie de crise c’est le VACCIN ! Il faudrait que chaque semaine un point soit fait sur l’avancement des essais et sur la mise en place de la logistique lourde pour cette vaccination... Souvenons nous de l’épisode HN1H1 géré par Roselyne Bachelot et de la ruée sur le vaccin à l’époque.


    • xana 2 novembre 2020 13:07

      @Vercassivellaunos
      Si tu est VRAIMENT pro-vaccin, il y a déjà un excellent vaccin russe. Mais évidemment ce n’est pas pour nous, car il nous faut du vaccin français ou mieux américain -même et surtout s’il est inefficace !
      Moi je ne me suis jamais fait vacciner contre la grippe, je ne vais pas commencer maintenant. Et pour le Covid, le plus sûr est de JETER TA TELE si tu as encore quelques neurones en état de servir... Ce dont je doute vu ton commentaire.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 13:14

      @Vercassivellaunos
      Je ne sais pas dans quel monde vous vivez
      le vaccin de Bachelot a été boudé
      80 M doses parties à la poubelle
      l’histoire du fiasco H1N1 ici

      https://editions-xenia.com/livres/grippe/

      La machine sanitaire est-elle devenue folle ?
      Depuis avril 2009, les autorités sanitaires, sous l’impulsion des gouvernements, ont mis en place un dispositif exceptionnel et jamais vu de lutte contre la pandémie de grippe A, comprenant des campagnes de vaccination urgentes et massives — mais aussi des bévues médicales incompréhensibles.
      La gravité de la menace justifie-t-elle tant d’alarmes et de frais ? Les effets réellement constatés de la grippe A tendraient plutôt à démentir cette escalade. Mais comment en est-on arrivé là ?
      Dans cet essai, Bernard Dugué présente une vision dépassionnée qui contredit l’hystérie ambiante.
      Plutôt que de verser dans la théorie du complot, Bernard Dugué fournit une interprétation sociologique et philosophique de la peur diffuse qui fait désormais partie de notre quotidien. Et dont les puissances — de la politique ou de l’argent — savent désormais jouer comme d’un instrument.
      Enquête sur une dérive globale, ce livre est également une réflexion sur l’ingéniérie sociale dont nous sommes tous les victimes ou les agents. Il illustre enfin l’impact des nouveaux médias — tel le site Agoravox — comme vecteurs d’une information alternative.


    • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 2 novembre 2020 13:36

      @xana

      Du coup on fait quoi ? Proposez moi une solution pour éradiquer le virus c’est tout ce que je demande et faites en part aux autorités sanitaires.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 13:41

      @Vercassivellaunos
      Tout est écrit dans mes trois articles (les deux autres en bas en référence)


    • xana 2 novembre 2020 14:33

      @Vercassivellaunos
      Il n’existe aucune solution pour « éradiquer le virus ». Par contre on pourrait commencer par ne pas en faire un épouvantail. La grippe tue aussi, et cela chaque année (sauf en 2020 car les morts de la grippe sont devenus des « morts du Covid »), mais les médias ne s’y sont jamais intéressés jusqu’à présent...
      Eradiquer c’est un mot qui sonne bien mais surtout dans les médias. Comme les USA ont « éradiqué » al-queida, par exemple... Mais en réalité ca n’a aucun sens. Les virus vivent parmi nous, en nous, depuis nos ancêtres les plus lointains. Parfois certains tuent, et souvent ce sont les plus vieux ou les plus malades qui meurent. En plus, les virus évoluent par mutation. Il faut vivre avec, ou alors mourir tout de suite !
      Mais peut-être comptes-tu sur la science pour te rendre immortel ?


    • Zolko Zolko 2 novembre 2020 14:38

      @Vercassivellaunos

      Proposez moi une solution pour éradiquer le virus

       
      avec plaisir. Dès que vous aurez répondu comment éradiquer le virus de la grippe, qui tue 15000 personnes CHAQUE ANNEE en France. Et parfois même 100 000.

    • gouzier gouzier 2 novembre 2020 16:23

      @Bernard Dugué

      « le vaccin de Bachelot a été boudé
      80 M doses parties à la poubelle
      l’histoire du fiasco H1N1 ici »

      Le but de la commande de ces 80 M de doses n’était pas, en réalité, de vacciner tous les Français mais de générer un méga profit pour le ou les labos ayant produit ces doses, sans oublier la généreuse récompense que la ministre n’a pas manqué de toucher sur son compte anonyme.

      Le vaccin contre la Covid s’annonce encore plus lucratif pour BigPharma et tous les décideurs qui le rendront obligatoire.


    • Eric F Eric F 2 novembre 2020 18:47

      @xana
      « il y a déjà un excellent vaccin russe »
      On ne sait pas si le vaccin russe est excellent, idem pour le vaccin chinois, il y a des effets d’annonce, certains dirigeants occidentaux font de même (Trump a annoncé un vaccin dans les prochaines semaines).
      En fait à ce stade on ne sait même pas si un vaccin efficace existera un jour contre ce virus.
      Il est amusant de constater que le courant d’opinion « réfractaire » est anti-vaccin, sauf si ce vaccin est russe smiley


    • chantecler chantecler 3 novembre 2020 11:48

      @gouzier
      Il ne pourra pas être obligatoire .
      Sauf si l’état s’engage à payer les dégâts en cas d’accident .
      Les labos producteurs se sont déjà mis à l’abri de ce genre d’inconvénient en ayant reçu ’l’assurance des pouvoirs publics qu’ils ne pourront pas être poursuivis .
      Par contre l’intensité de la pétoche liée à cette pandémie et développée par les médias , pousseront beaucoup à se faire vacciner sans condition .
      La suite des réactions promet d’être intéressante : conflit entre un méchant virus et un vaccin mal fichu ..


    • Francis, agnotologue Francis 3 novembre 2020 12:00

      @chantecler
       
       ’’Sauf si l’état s’engage à payer les dégâts en cas d’accident ’’
       
       On peut rêver.


    • xbrossard 3 novembre 2020 23:03

      @Vercassivellaunos

      il n’y aura peut être pas de solution à base de virus. Il faudra donc soit accepter plus de morts, soit accepter d’autres traitements qu’on ne veut pas voir, soit pour des cas comme le votre, prendre des calmants et allez se coucher.


    • xbrossard 3 novembre 2020 23:05

      @xbrossard

      zut, je voulais dire vaccin au lieu de virus smiley


  • Alex Alex 2 novembre 2020 13:09

    Cher Mr Dugué, Serait-il temps de faire un point sur ce que l’on appelle covid-19 et ce qu’on détecte dans les multiples tests ? Est-ce une grippe ou est-ce un rhume ? Est-ce les deux ? Pourquoi le compare-t-on a la ’grippe’ espagnole et la ’grippe’ de Hong Kong si ce n’en est pas une ? Si c’est un rhume, que recherchent exactement les tests PCR ultra amplifies et quel est le risque de détecter autre chose que ce qu’on croit être le covid-19 ? ’Le diable est dans les détails’, et on n’a aucune idée de l’espace qui est sonde par les tests, de leur spécificité et du changement qui serait nécessaire pour que la chose qu’on mesure change de nom. Je me demandais si vous auriez le courage d’aider a éclaircir ce point. Bien a vous.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 13:22

      @Alex
      On détecte dans les tests la présence d’un virus mais pas d’une maladie
      Pour les uns, ce sont des cas, ou alors des cas de contamination, ou enfin des cas de Covid. C’est ce qu’on peut lire dans la presse. J’avoue que ce strabisme m’étonne. C’est comme si vous mettez un potimarron sur une table, les uns verront une orange, les autre une citrouille, normal à cette époque et quelques-uns le potimarron. Pour l’espace sondé par les tests, il vaut mieux Pionnier ou Voyager. Pourquoi on le compare avec la grippe espagnole ? Parce qu’il y a des morts 


    • Alex Alex 2 novembre 2020 13:31

      @Bernard Dugué

      Vous avez habilement détecte mon glissement anglophone, bravo. Ce que je ne suis pas sûr de comprendre c’est ce qu’il y a de si different sur le plan moléculaire dans ce qui est détecté entre la grippe, le rhume et le covid, et a quel moment une machine peut commencer a raconter n’importe quoi. S’il vous est arrivé de faire des mesures au cours de votre illustre carrière (et peut être même d’enseigner), vous savez sûrement de quoi je parle. Bien a vous.


    • Zolko Zolko 2 novembre 2020 14:44

      @Bernard Dugué

      On détecte dans les tests la présence d’un virus mais pas d’une maladie

       
      en fait, on détecte la présence de traces de l’ADN de virus.
       
      La différence, c’est qu’un virus mort mais pas encore décomposé aura toujours de l’ADN de virus, mais au moment de la détection, il peut ne pas/plus y avoir de virus vivant (même si les virus ne sont pas vraiment vivants).
       
      Pour que les tests aient une quelconque représentativité, il faudrait donner la concentration de virus trouvé, et pas seulement oui/non. Pour qu’il y ait maladie, ou même transmission, il faut qu’il y ait BEAUCOUP de virus, pas seulement quelques traces.
       
      Mais les tests rapportent du bon brouzouf aux labos de test, ça fait du bien au portefeuille des propriétaires des cliniques, payés par la Sécu bien-sûr, alors ils n’hésitent pas à en rajouter.

    • Alex Alex 2 novembre 2020 15:16

      @Zolko
      Merci Zolko. Pour aller plus loin, je me pose surtout la question de la specificite. Pour la quantite et l’activite nous sommes d’accord. Par contre je n’ai pas d’idee claire concernant la, ou en fait LES sequences d’ADN qui sont recherchees. Je me demande ce qu’il faudrait pour qu’on se mette a detecter autre chose (soit proximite d’ADN autre ou bien elargissement de la tolerance de l’outil de detection, ce qui revient au meme). Pour vulgariser ma question et la relier a l’article, comment etre sur que la courbe des cas du COVID-19 ne represente pas la frequence a laquelle Monsieur Dugue se gratte le seant. Merci.


  • nono le simplet nono le simplet 2 novembre 2020 13:38

    je ne vois pas pourquoi on se fatigue à parler d’une seconde vague, puisqu’un grand professeur du sud de la France a dit que ça n’était jamais arrivé dans toute l’histoire des épidémies (02’14) ...

    je passe mon temps à faire du« wait and see » selon les conseils d’un auteur qui se trompe à chaque fois dans ses prédictions à 15 jours ... auteur qui semble devenir prudent avec le temps ... sauf pour une estimation fantaisiste de la létalité de la vague en cours , même revue légèrement à la hausse ...

    je repars, goguenard, dans le « wait and see »


    • Bendidon Bendidon 2 novembre 2020 13:52

      @nono le simplet
      N’oublies pas la vague scélérate mon nono, elle fait 100 m de haut et tous les navigateurs qui l’ont rencontré ne sont plus là pour témoigner LOL
       smiley
      Wait and see pas besoin de waiter nono voici le futur : https://youtu.be/8rAiTDQ-NVY
      Hé nono ché pas des complotistes qui le disent c’est le WORLD ECONOMIC FORUM et ya pas des rigolos dedans : Bill gates les rothschild ; les rockefeller, bezos, musk, micron .. nono euh non la je déconne nono il est dans sa berrouette
      Champane les gars 2021 sera encore PIRE que 2020
      https://youtu.be/pt4Pm3kK-9I
       smiley souriez vous êtes espionnés smiley 


  • Vercassivellaunos Vercassivellaunos 2 novembre 2020 13:43

    J’ai oublié d’en parler mais ce matin 8h30 dans un supermarché, à l’entrée un employé sans masque en train de parler à un collège à qui j’ai fait le reproche à travers un geste de la main pour qu’il mette un masque, plus loin un qui porte le masque sous le nez et plus loin une Employée avec le masque dans le cou. Alors je pense qu’on devrait s’inquiéter du non respect des règles dans les grandes surfaces et petits commerces. C’est inquiétant voila pourquoi le virus progresse, dommage qu’il n’y à pas eu de policiers, je leur en aurais fait part, il faut qu’on se protège au maximum.


  • Léon 2 novembre 2020 13:50

    La situation dans un pays qui a maintenu sa capacité hospitalière (nombre de lits/population) qui teste vraiment qui isole vraiment et qui traite vraiment. Cherchez l’erreur

    https://www.google.fr/amp/s/www.nippon.com/fr/japan-data/h00663/amp/


    • popov 2 novembre 2020 15:40

      @Léon

      France : 567 morts, 249.592 tests par million d’habitants
      Japon : 14 morts, 21.539 tests par million d’habitants

      Surprise, le Japon teste 10 fois moins que le France.

      Pour le nombre de lits d’hôpitaux, vous avez raison.

      France : 6,5 lits pour 1000 habitants (Diminution de 38% en 39 ans)
      Japon : 13,2 lits pour 1000 habitants (Augmentation de 49% en 52 ans)


    • Léon 2 novembre 2020 15:53

      @popov

      Je n’ai pas d’éléments (et je n’en cherche pas) juste une intuition en ce qui concerne le nombre de tests : je pense qu’on ne teste pas « open bar » mais sur avis médical avec donc résultat rapide, prise en charge efficace.


    • Francis, agnotologue Francis 2 novembre 2020 16:12

      @Léon
       
       ’’La situation dans un pays qui a maintenu sa capacité hospitalière (nombre de lits/population) qui teste vraiment qui isole vraiment et qui traite vraiment. Cherchez l’erreur’
       
      Macron doit confondre isolement et confinement. Ou bien c’est le pire démago qui soit :
       
      Dans l’esprit du public, le concept de « confinement » se confond avec celui « d’isolement »
       
      « Il existe de nombreux travaux scientifiques évaluant les réponses aux épidémies, rapports nationaux, européens, et internationaux, de préparation au risque épidémique des virus respiratoires, mais en aucun cas le concept de confinement généralisé d’une population n’a été publié, étudié, ni même évoqué, encore moins évalué par une quelconque recherche. Le confinement de la population consiste à enfermer les familles à domicile, sans savoir qui est sain, asymptomatique »


    • Léon 2 novembre 2020 16:40

      @Francis

      Il semblerait qu’ils utilisent des molécules pas chères et efficaces si prises dès le début... ça me rappelle quelque chose... &#128519; https://www.rtbf.be/info/societe/detail_cure-anti-coronavirus-apres-la-chloroquine-le-favipiravir-japonais-ou-avigan?id=10467882


    • Francis, agnotologue Francis 2 novembre 2020 18:25

      @Léon
       
       la différence du favipiravir avec le plaquenil tient sans doute à un cheveu mais les droits de propriété du japonais sont probablement plus alléchants.


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 novembre 2020 16:35

    Pour ceux qui veulent s’investir dans le mouvement des soignants

    https://www.reinfocovid.fr/manifeste/

    Aujourd’hui, nous sommes choqués.

    La société française se voit imposer un panel de mesures sécuritaires, fruit d’un processus de décision unilatéral et pyramidal, faisant fi de toute concertation ou réflexion participative. Or certaines de ces mesures se révèlent dénuées de toute justification, leur validité ne résistant ni à l’étude rigoureuse du contexte épidémiologique actuel, ni au plus simple pragmatisme.

     

    Aujourd’hui, nous sommes choqués.

    Les médias propagent en continu dans le pays une information tronquée, basée sur le sensationnalisme, et volontiers culpabilisante. Une partie de la population pâtit lourdement de cette manipulation, et développe une pensée et un comportement irrationnels et déconnectés de la réalité. Ces symptômes témoignent d’un phénomène que la sociologie décrit sous le nom de « psychose collective ».


    Aujourd’hui, nous sommes choqués.

    Un discours officiel simpliste et infantilisant est martelé tous azimuts, acculant nos contemporains à un choix scandaleusement binaire : être pour, et se ranger dans le camp des bons citoyens dociles, ou être contre et se voir pointés du doigt, considérés au mieux comme des égoïstes irresponsables, au pire comme de « dangereux complotistes ».


    ⇒ Nous affirmons que plusieurs mesures récemment prises à l’échelle de la société, sous couvert d’une prétendue sécurité collective et d’un altruisme caricatural, revêtent en fait une nature profondément politique. Or ces mesures engendrent au sein de notre population une souffrance préoccupante, dont les conséquences psycho sociales lourdes sont tues. Il s’agit en particulier de l’obligation du port du masque par les enfants à l’école, de l’obligation du port du masque en extérieur, et des mesures de reconfinement.


  • ribouldingue ribouldingue 2 novembre 2020 16:40

    Le Premier ministre était l’invité du JT de 20 heures de TF1 ce dimanche 1er novembre 2020. Le Premier ministre a confirmé la fermeture des commerces de proximité jusqu’à la prochaine réunion prévue dans 15 jours pour faire un point sur la situation sanitaire. Et annoncé la fermeture dès mardi des rayons non essentiels des hypers et supermarchés 

    Donc, citoyen-nes, à compter de mardi 3 novembre prochain, fini l’hygiène place à la puanteur. Nous ne pourrons plus acheter de PQ, nous ne pourrons plus acheter de lessive, nous ne pourrons plus acheter, pour les hommes de quoi nous raser, pour les dames s’acheter des serviettes hygiéniques, nous ne pourrons plus acheter d’ampoules pour nous éclairer car avec macron c’est le retour à la bougie, aux amish et à l’homme de Néandertal. Nous ne pourrons plus acheter des produits d’entretien ( pour le sol ou la vaisselle).

    Lors du prochain dé confinement (si il a lieu un jour) avec des bons à rien comme nous avons au gouvernement il est à craindre que nous passions le restant de nos jours confinés en attendant un miraculeux vaccin. Patience le vaccin contre le sida se fait attendre depuis 36 ans.

    Ce ne sont plus des masques chirurgicaux que les français-es devront porter mais des masques à gaz étant donné que l’hygiène est bannie des achats. Bonjour les odeurs de culs, des aisselles, de cheveux, de pieds, paraît-il que la crasse conserve.

    Bon courage et bonne chance à ceux et celles qui doivent prendre les transports en commun. Déjà qu’en temps normal les odeurs de transpiration aux heures de pointes mélangée au parfum et autre eau de Cologne sont à gerber. On dit merci qui ? Merci castex, merci macron.


    • Eric F Eric F 2 novembre 2020 19:03

      @ribouldingue
      Je ne pense pas que les rayons « hygiène » et « produits ménagers » des supermarché devront être fermé, mais les rayons vêtements, jouets, culture et loisir (etc).
      Le paradoxe est qu’il y a eu une demande de réouverture des petits commerces au bénéfice des commerçants , et le gouvernement répond par une fermeture de rayons a détriment des consommateurs
      -ce qui est p͇l͇u͇s͇ ͇r͇e͇s͇t͇r͇i͇c͇t͇i͇f͇ ͇q͇u͇e͇ ͇l͇o͇r͇s͇ ͇d͇u͇ ͇c͇o͇n͇f͇i͇n͇e͇m͇e͇n͇t͇ ͇d͇e͇ ͇m͇a͇r͇s͇/͇a͇v͇r͇i͇l͇ !
      Ceux qui utilisent internet achèteront sur amazon (*), les autres seront brimés (c’est la f͇r͇a͇c͇t͇u͇r͇e͇ ͇n͇u͇m͇é͇r͇i͇q͇u͇e͇ ͇s͇o͇c͇i͇a͇l͇e͇ ͇o͇u͇ ͇g͇é͇n͇é͇r͇a͇t͇i͇o͇n͇n͇e͇l͇l͇e͇), et dans tous les cas l’économie locale sera perdante !

      (*) personne n’ira chercher les multiples sites de commerce local, car sans pouvoir essayer et sans conseil, le service n’est pas le même


  • signéfurax 2 novembre 2020 18:55

    bonjour

    en fouillant dans la boite a pharmacie de ma mère , j’ ai découvert une boite de céquinyl , contre l ’état grippal .

     est ce que quelqu’ un se souvient en avoir pris , et quel est son efficacité .

     composition : phénacétine , vit c , chlorhydrate de quinine .

    elle lui a été vendue 26,10 francs en 1993 .

    merci d’ avance .

     


  • nono le simplet nono le simplet 3 novembre 2020 02:19

    une pensée attendrie pour ceux qui découvrent les effets « surprenants » d’une croissance exponentielle ... smiley


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 novembre 2020 19:37

      @nono le simplet
      Une pensée attendrie pour les dizaines de milliers de patients cancéreux en phase terminale et en soins palliatifs. La vie ne se résume par au Covid et on ne peut rien faire pour y échapper sauf à accepter un système à la chinoise. Etes-vous prêts à vivre dans ce système ?
      Cela dit, les chiffres évoluent, pas forcément dans le bon sens. C’est contrasté. Dans 15 jours, on saura si on est en décélération comme l’indique ma projection ou en accélération. 


  • pipiou2 3 novembre 2020 20:47

    850 morts hier.

    Bravo Mr Dugue pour votre « vista ».

    ça ne decelere toujours pas ... ou plutôt c’est la vitesse de disparition de l’épidémie qui décélère.

    Votre gyroscope est vraiment mal réglé.

    Comme un Raoult droit dans ses bottes .


    • xbrossard 3 novembre 2020 23:11

      @pipiou2

      vous pourriez au moins vérifier vos chiffres, si vous voulez avoir l’air sérieux. c’est 426 à l’hôpital plus l’addition des morts en EHPAD de 4 JOURS. Marrant comme à chaque fois qu’un gars parle comme vous (Macron par exemple) il se base sur des chiffres faux.


    • pipiou2 4 novembre 2020 00:20

      @xbrossard
      Certes ... donc vous trouvez que Mr Dugué « a l’air sérieux » quand il dit que ça décélère ?


  • Popov Popov 4 novembre 2020 22:40

    https://www.les-crises.fr/covid-19-vacances-scolaires-et-couvre-feu-enfin-un-espoir/

    Sur ce que je viens de trouver, O.Berruyer décale les courbes de contaminations avec le délai de dépistage et montre une baisse avec le couvre-feu et les vacances scolaires. Intéressant. Son scenario optimiste serait que l’école, le collège, le lycée n’affectent pas la baisse de contaminations pour aller dans le même sens les prochains jours. J’espere donc que c’est le couvre-feu et non l’Éducation Nationale qui explique une bonne partie de la baisse parce que L’Éducation Nationale a repris en marseillaise lundi !


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