mercredi 20 mars - par Le Vautre Oméga

Le Désastre qu’est l’Eglise actuelle

L'Eglise a toujours été un bateau qui coule. Toujours. Les sentences aujourd'hui tombent comme un couperet. Or, l'Eglise est d'abord sa propre sentence. Je veux dire par là que la civilisation occidentale sort d'une grosse éducation, par quoi elle se soulève contre l'autorité du maître. Un réel dépassement qu'inclut l'Eglise en somme dans sa doctrine, à savoir le Christ lui-même qui enjoignait, dynamiquement, à ne pas faire dans la demi-mesure. Par conséquent, est-ce un réel « désastre » ?

  • Mgr Philippe Barbarin, futur ex-archevêque de Lyon et ex-primat des Gaules

 

L'Eglise n'a pas su écouter ni gérer. Ça, ça n'est pas douteux. Qu'on regarde par exemple tous les cas, il y en a à la pelle. Je veux dire qu'à force de s'occuper ainsi de ses ouailles, elle ruine sa formidable image. À faire des comparaisons ne s'y trompe pas celui qui pose l'Eglise à côté du Venezuela : la corruption économique du Venezuela correspond à ce qu'il y a d'immoral dans les hautes sphères de l'Eglise.

Bon, cela posé, reste à préciser ce que signifie « être un saint ».

Car je veux prendre à revers quelques préjugés au sein même des croyants quant à ce qui mérite l'auréole, à savoir les vertus héroïques et les miracles.

 

Par conséquent, qu'est-ce qu'un miracle ?

Un miracle, c'est évidemment pas ce à quoi vous vous attendez. On dit « miracle » devant le fait accompli de la merveilleuse synchronicité. À titre d'exemple votre grand-mère, laquelle s'est remise d'un sale état dont les médecins n'en concevaient aucune sortie. 

L'on dit « miracle » comme l'on dit « mon Dieu ! » sans savoir pourquoi.

Ces exclamations témoignent en fait de ce qui pointe dans l'intuition, autrement dit qu'un phénomène vous chatouille l'inconscient. Ainsi réagissez-vous soudain en priant quelque divinité à laquelle (d'ailleurs) vous ne croyez probablement pas.

Or, ça n'est pas un hasard du langage. L'on ne dit pas « mon Dieu ! » ou « miracle ! » parce qu'on l'a appris. Seuls les ignorantins croient au hasard. En vérité, ces expressions du langage sortent d'un coup ainsi qu'elles collent bien à l'inconscient.

Cet abîme qu'est votre inconscient s'interroge donc sur le miracle.

Le miracle frappe par l'intuition, disais-je, à savoir qu'un indicible frappe par sa vérité inqualifiable. 

Mais quelle vérité plus inqualifiable que la connaissance de soi ? 

L'humanité est un miracle, personne ne le conteste. Cette espèce à s'en cérébraliser finissant par échoir de l'unique lumière du monde, au nom de quoi (à juste titre) certains ancêtres croyaient que les rayures du melon avaient été désignées par Dieu lui-même. On me dit téléologie, pis encore : théologie. Je réponds que ça ne suffit pas à m'y faire croire à quelque erreur de ma part.

En l'occurrence, je prends tout à revers. Si je ne crois pas là, en l'état, faire une erreur, c'est bien parce que l'erreur, moi, je la dit, et fait montre de probité sur ce point. Car à vous récriminer devant l'assertion que je vais faire, autant prendre les devants : toute conscience de l'erreur est un miracle. À ce compte, je fais probablement une erreur morale. Au moins le sais-je sans équivoque. 

 

Qu'est-ce qu'un saint en Eglise, sinon celui qui sait sa faute ?

De là, si l'Eglise est parfaite, c'est en matière de connaissance de la faute. Ni plus ni moins.

Aussi le désastre qu'est l'Eglise ne saurait l'endommager réellement : le dommage ne fait du dégât qu'aux capitalistes. Or, à ne plus capitaliser sur sa réussite ou, plutôt, à la regretter, l'Eglise met au jour son véritable courage dont beaucoup d'institutions l'envient. 

Ce courage, c'est son mea culpa

Mea culpa non seulement chanté ici et là, mais posé comme dogme tabulaire. Ça n'est pas rien qu'on l'érige en dogme...

Enfin, ça ne prouve-t-il pas qu'elle est à l'avant-garde de toutes les récriminations sur toutes choses ? Plus encore : en étant évolutive d'un point de vue dogmatique, elle étend sa conception de la culpabilité. N'est-ce pas un prodige de sagesse ?

N'est-ce pas aussi formidable de vivre tel ? C'est la vérité : même si toute la plus mauvaise culture nous enjoint à renoncer à cette tendance, l'humanité « connaît sa voie ». Et il n'est pas inimaginable que l'Eglise, corps de dogmes affiné au fil des siècles, a pu bénéficier la première d'un tel savoir. En même temps, les religions ne disent-elles pas symboliquement l'essentiel ?

Aussi le désastre que vit l'Eglise aujourd'hui, c'est de l'entendre (son désastre). Or, c'est une très bonne nouvelle. Si l'Eglise subit la critique, c'est que Matthieu 7:3 a été entendu par le peuple occidental. 

Nietzsche ne dit pas autre chose – maligne l'Eglise triomphante où aucun regard récrimine à cause de sa pensée.

Qu'on réfléchisse seulement à comment fonctionne tout progrès psychologique, c'est à savoir toute avancée dans la totalisation... C'est bien en effet à s'inscrire dans le droit-fil de l'évolution spirituel de l'humanité qu'on y découvre ce dont on prêche depuis longtemps. Partant, on ne saurait me réfuter. 

D'où vient que l'Eglise doit être un miroir. Comme le reste, d'ailleurs, car c'est à critiquer en omettant qu'on s'y retrouve aussi (dans ce miroir) qu'on en arrive à quelque nazisme sous prétexte de « bonnes intentions » (que Nietzsche appelait si justement les « idées modernes »). 



29 réactions


  • Buzzcocks 20 mars 16:30

    Les mentalités ont changé très rapidement à cause de la pensée unique des bobos droit de l’hommiste (ironie pour me moquer de tous les imbéciles nombreux qui pullulent ici). 

    En 1986, sur Antenne 2, émission « les dossiers de l’écran », l’écrivaine Eva Thomas témoigne à visage découvert pour la première fois des sévices qu’elle a subi enfant. En direct, les téléspectateurs sont furax contre cette nana dont un disant qu’il a des relations avec sa fille de 13 ans, et donc « pourquoi empêchez vous les gens d’être heureux ? » ose lancer ce monsieur. 

    1986... ce n’est pas si vieux.

    Alors, j’imagine que nos vieux curetons étaient aussi dans cet état d’esprit des années 70/80, ça nique dans tous les sens. Après tout les papes venant des Borgia avaient des mignons et des maitresses.

    C’est finalement assez récent que ce n’est plus toléré. Mais bon, pour reprendre 90% des gens qui postent ici « foutus bobos droit de l’hommiste qui ne tolèrent plus rien ». 


    • Le Vautre Oméga Le Vautre Oméga 20 mars 17:39

      Je pense qu’avant la vie était peut-être plus dure et que des choses dites aujourd’hui ne se disaient généralement pas. C’était le zeitgeist.


    • Julien30 Julien30 21 mars 10:34

      @Buzzcocks
      « Alors, j’imagine que nos vieux curetons étaient aussi dans cet état d’esprit des années 70/80, ça nique dans tous les sens.   »
      Etat d’esprit largement façonné par les dits « bobos droits de l’hommiste » vous avez bien raison, vous savez ceux qui après avoir scandés avec insistance il est interdit d’interdire signaient des pétitions pour la dépénalisation de la pédophilie et en faisaient l’éloge sur les plateaux télés.


    • oncle archibald 21 mars 11:00

      @Julien30 : il y en a même un qui a écrit un livre qui aborde le sujet et qui se pavane aujourd’hui encore sur les plateaux TV.


  • Étirév 20 mars 16:38

    « à savoir le Christ lui-même… »

    Les Chrétiens, et les catholiques en particulier, savent-ils d’où vient le nom qui va servir à désigner leur doctrine et dont la signification a été si dénaturée par les prêtres des religions modernes.

    Quelle est donc la signification de ce nom ?

    C’est l’ancien mot sanscrit Çrêyas qui signifie suprématie. L’être appelé Çri, c’est l’être suprême (mais terrestre) ; il indique la suprématie de la Déesse et, par extension, tout ce qui vient d’Elle, comme le bonheur, la bonté, désignant alors « le bonheur suprême », « la bonté suprême ».

    II se met devant les noms de femmes et leur donne un caractère d’élévation : Çrî-Krishna.

    Mais, si ce terme a glorifié la femme aimée, il sert, en même temps, à avilir la femme détestée, la femme jalousée, il devient alors une ironie, on en fait le mot chriein qui signifie oindre. La personne sacrée, Çrî, devient alors celle qui a reçu l’onction.

    C’est dans la réaction masculine, qui met sur le plan sexuel ce que les femmes mettent sur le plan spirituel, que le mot Chri changea de signification ; il ne représenta plus l’Esprit Féminin, mais le sexe féminin qui reçoit une onction, une imprégnation.

    On avait dénaturé tous les mots à l’époque du Phallicisme bacchique et mis l’obscénité partout.

    Déjà, aux Indes, la Femme qui recevait le soma recevait l’onction, elle était l’oint.

    Les Femmes à qui on l’appliquait, par ironie sans doute, pour leur rappeler le rôle que l’homme leur destinait lorsqu’elles voulaient prendre leur élan vers les choses spirituelles, devaient considérer ce terme comme une injure. En effet, il servait à les désigner comme le vase qui sert de réceptacle, le « vase sacré  », le « vase d’élection », etc.

    C’est par l’onction que les femmes consacraient ceux qui les servaient. Mais d’abord ils ne la recevaient pas, ils la donnaient.

    Avec le temps, les idées s’obscurcissent, l’homme, prenant la place de la femme et sa suprématie, voulut aussi recevoir une onction, de là le sacre des rois en répandant sur le front le Saint Chrême

    Tout cela constituait une comédie destinée à donner à l’homme l’apparence de la sainteté féminine, et cela devait, peu à peu, faire perdre de vue la signification réelle des choses.

    En syriaque, l’« oint » est appelé Mesha, ou Meshiha ; en hébreu Meshiah. C’est de là qu’on fait le mot Messias en latin (Messie).

    Et ce mot Messias semble être le substantif de Missa, féminin de Missus, participe passé passif de Mittere (mise).

    (Celle qui est mise sur la table ou sur l’autel du sacrifice, la sainte table.)

    C’est ainsi que, par une confusion fréquente, on arrive à désigner la table par le mot mesa.

    Le Çrî sanscrit vient de la langue celtique, c’est l’abréviation de Kyrie, nom donné aux Déesses, les Val-Kyries.

    Ce mot, devenu… suite…


  • Pere Plexe Pere Plexe 20 mars 19:37

    C’est savoureux de voir le pape se planquer piteusement derrière les lois et la justice de la république !

    Justice qui a condamner Barbarin, ça lui à échappé,même si la condamnation n’est pas définitive.

    Enterrés la soit disant morale, l’hypothétique justice divine.

    Oublié les discours de repentance grandiloquents, avec les trémolos et la tête de chien battu : place à la réalité. Aux calculs, aux luttes, d’influence, à la com’

    La multinationale déjà fragilisée, n’ en sort pas grandie.


    • berry 20 mars 21:04

      @Pere Plexe
      Oui, mais quand le pape lèche les doigts de pied des migrants, vous l’aimez bien.


    • oncle archibald 20 mars 22:20

      @Pere Plexe : la justice de la république, représentée par le procureur qui requiert « au nom du peuple Français » n’a pas estimé devoir demander la condamnation du cardinal Barbarin parce que les faits qui lui etaient reproches n’entrent pas dans le cadre des faits condamnables suivant application du code pénal. Une juge a interprété différemment et a condamné le prelat. À la surprise générale.

      Les avocats du cardinal Barbarin ont fait Appel. Pourquoi ? Pour qu’il prenne une deuxième baffe en pleine gueule ? Que l’église soit une deuxième fois et oh combien davantage encore traînée dans la boue ? Je pense qu’ils sont assez sûrs du fait que Barbarin n’est pas condamnable comme l’avait aussi compris là procureur. Donc le Pape dont la mission est de faire vivre l’église est parfaitement logique en ne « préjugeant » pas de ce qui va sortir du procès en appel et qui sera très probablement une relaxe.

      Oú avez vous vu que le Pape défende les pedophiles ? Qu’il ne soit pas meurtri et repentant que certains prêtres se laissent aller à commettre des actes pareils ? Exigez vous que les ministres de l’éducation démissionnent quand un enseignant est accusé de tels actes ? Que l’inspecteur d’académie soit poursuivi alors qu’il n’a pas commis de délit ? Vous en concluez que le Ministre et l’inspecteur d’académie sont des pedophiles ? Des complices des pedophiles ?

      Pourquoi les plaignants ne se sont-ils pas adresses directement à la justice ? Parce qu’ils savaient qu’ils ne pouvaient plus le faire étant hors dela, tandis que salir un évêque qui n’était même pas en poste au moment des faits ça permet de traîner l’église dans la boue sans aucune recherche d’un jugement équitable. Ça n’est pas au cardinal barbarin qu’ils s’attaquent mais à l’église catholique de façon globale. En droit français ça ne peut pas aboutir. Seuls les coupables peuvent être condamnés.

      Et vous verrez que dans quelques mois on fera justice au cardinal Barbarin .... qui restera injustement sali à tout jamais, et si possible toute l’église catholique avec lui.

      Mais « la multinationale » cotée depuis plus de vingt siècles à les reins solides, elle proclame des vérités fort gênantes mais incontournables, bases de toute notre civilisation européenne. Une fois de plus elle passera à travers cette épreuve, ne vous déplaise. Pour une seule excellente raison elle doit accomplir sa mission, proclamer « la bonne Nouvelle », l’evangile de Jésus Christ, jusqu’à la fin des temps. Ce que vous ne comprenez pas c’est que des hommes pêcheurs puissent être chargés de cette mission. Pourtant Pierre qui a renié être un disciple du Christ trois fois dans la même nuit a été choisi par Lui pour être le premier Pape. Ça devrait aider à réfléchir. Ça s’appelle la confiance et le pardon, vertus qui se font rarissimes !


    • Pere Plexe Pere Plexe 21 mars 20:27

      @oncle archibald, 
      C’est le juge et non le procureur qui dit la loi.
      Pour le reste vous confirmez mon propos.
      Le pape , donc l’église, s’assoient sur la morale, les valeurs, et tous ce qu’ils prétendent défendre. 
      L’église catholique a systématiquement, méthodiquement, protégé ses pédophiles.
      Elle le reconnait enfin, entre autre par le pape.

      Mais n’en tire aucun enseignement...


    • oncle archibald 21 mars 21:45

      @Pere Plexe :

      En général c’est le contraire, le procureur implacable rappelle la loi et demande sa stricte application pour protéger « le peuple Français » au nom duquel il s’exprime et le juge tient compte des circonstances particulières et de la personnalité de l’accusé pour prononcer une peine adaptée au cas qui lui est soumis.

      Et non le Pape n’approuve pas et ne couvre pas les pedophiles, avec courage il tente de mettre fin à des agissements degeulasses consistant à essayer d’étouffer les affaires de pedophilie implicant des prêtres qui étaient je vous le concède monnaie courante il y a quelques décennies. Nombre de ses prédécesseurs ont voulu avant tout essayer de sauvegarder la « respectabilité » de l’église en faisant en sorte que ces crimes ne s’ébruite y pas, voire pire encore, aux USA oú l’argent est roi, en achetant le silence des victimes. Vous n’allez pas lui reprocher de faire le ménage quand même ! Essayez de distinguer le passé du présent.

      Et en ce qui concerne Barbarin pourquoi irait-il hurler avec les loups s’il est persuadé comme Madame le procureur qu’il n’a commis aucun acte reprehensible.


    • Pascal L 22 mars 11:44

      @Pere Plexe
      Et si le pape ne respectait pas les lois et la justice de la République, ce serait le tollé...
      La justice de Dieu n’est au-dessus de la justice des hommes qu’après la mort et c’est bien pour cela que les Catholiques n’ont pas de problèmes pour s’insérer dans une société laïque et multi-confessionnelle. 
      La morale chrétienne n’existe pas, il n’y a de morale que laïque... Jésus enseigne l’amour, y compris de nos ennemis et par amour, on ne peut faire que du bien et donc faire plus que sous la contrainte d’une morale. La morale n’a d’intérêt que lorsque l’amour est absent et trouve vite ses limites quand l’intérêt de l’individu est en cause.
      Le cardinal Sarah disait que les pires ennemis de l’Eglise se trouvent en son sein et ce n’est pas faux. Mais cela ne doit pas cacher que la majorité des prêtres vivent pleinement l’amour de Dieu.
      Il est de bon ton de conspuer le célibat des prêtres comme cause de ces dérives, mais les chiffres sont formels ; le célibat des prêtres est plus du côté de la solution que du problème. 
      En France, les plaintes pour violences sexuelles tournent autour de 20000 par an, nous avons une centaine de prêtres mis en examen, soit 0,5% du nombre de prêtres, ce qui ne peut être qualifié d’un mouvement de grande ampleur. La quasi-totalité des faits d’abus se déroulent dans les familles et sont le fait de proches. Faut-il donc interdire le mariage ?
      Dans des pays de culture non-chrétienne, le choses ne vont pas mieux. En Inde, où se trouvent moins de 2% de Catholiques, 40% des enfants sont victimes d’abus sexuels et il s’agit d’incestes la plupart du temps. Dans beaucoup de pays de l’OCI, le mariage des filles est autorisé à partir de 9 ans et quelques pays comme l’Egypte acceptent le mariage temporaire avec la seule autorisation des parents. C’est légal, donc ce n’est pas un péché et encore moins un crime...


  • Donatien Donatien 20 mars 19:40

    Pourquoi « actuelle » ?

    L’Église dès l’origine n’est qu’une secte qui s’accroche à tous les trafics et toutes les impostures .


  • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 21 mars 02:11

    L’Eglise a toujours été un bateau qui coule. Toujours.

    Même lorsqu’elle était puissante et gouvernait les pensées des gens ?

    Il n’y a pas si longtemps que ça, elle détenait le pouvoir spirituel, ce n’est pas rien quand même et ne ressemble pas un bateau qui coule. Même si elle en faisiait un mauvais usage, l’église a été très puissante jusqu’à la « révolution » et même un peu après.

    Une des choses qui me semblaient bien mieux dans l’ancien régime que maintenant était la morale. Ce mot semble avoir disparu de la surface de la Terre, tout est permis de nos jours, même encouragé. Soyez hédoniste et cédez à toutes vos pulsions et fantasmes... Il est interdit d’interdire... Pour quel résultat ? Une société atomisée qui ne pense plus qu’au cul et au pognon, et plus vous êtes tordus plus ce comportement apparaît comme la norme.


  • Ouam Ouam 21 mars 02:35

    Vu le passé de l’église Catholique...

    Vu le présent de l’église Catholique (trucs hoorible fait à des gamin(e)s )

    C’est comme l’Islam, soit ils se réforment, soit il est urgentissimme de se débarrasser de cette antiquité catastrophique.

     

    La seule chose que je pourrai regretter, c’est le coté architectural des églises/cathédrales/cimetières parfois ....

    Pour le reste, aucun regret...

    Ps : je n’y mélange pas l’idividu, cad le croyant qui lui peut prier chez lui sans adherer au « dogme » rédigé et régit par la sarl


    • Aristide Aristide 21 mars 08:06

      @Ouam

      Vous pouvez le contester mais il y a un besoin de transcendance chez l’homme. allez au delà de sa propre condition. Certains l’incarnent dans une croyance, une religion, d’autres dans un engagement politique, social, ... Il n’existe pas de société humaine sans cet investissement.

      Cette incarnation de la transcendance de l’homme depuis l’antiquité et dans toutes les civilisations est devant nos yeux, elle a laissé plus que des traces de véritables chefs d’oeuvre, le signe de son humanité, des pyramides incas et égyptiennes aux géoglyphes de Nazca, des cathédrales aux pagodes, des totems américains aux mégalithes, ... 

      On peut regretter ce monde sans croyance qu’a voulu instaurer par exemple le soviétisme, une démonstration assez éloquente de l’incroyable arrogance à vouloir changer la nature même de l’homme. 

      PS : Sur le sujet de la pédophilie, je ne peux que me joindre à tous ceux qui condamnent ces actes ignobles dont les répercussions physiques et morales sont d’une extrême gravité, que malheureusement peu de victimes arrivent à gérer dans leur vie future. Une blessure jamais guérie ...


    • oncle archibald 21 mars 08:19

      @Aristide :

      et se faire accuser à tort d’être ou de protéger un pedophile est aussi un traumatisme d’une extrême gravité, que peu de victimes arrivent à gérer et qui laisse une blessure jamais guérie. Les papas qui sont accusés par la mère dans le cadre d’une procédure de divorce en savent quelque chose, l’enseignant accusé « pour se venger d’une mauvaise note » par un enfant et qui a été immédiatement accablé par l’opinion publique et suspendu par sa hiérarchie a préféré se suicider ....


    • Pascal L 22 mars 12:11

      @Ouam
      La différence entre le Christianisme et l’islam, c’est que c’est interdit dans le Christianisme et autorisé sous conditions dans l’islam. La quasi-totalité des faits de violence sexuelle envers les enfants ont lieu dans les familles et sont le fait de proches : 109 prêtres mis en examen (moins de 0,5% des prêtres) face à 20000 plaintes par an au total. Faut-il interdire les familles ?
      Les pays de culture chrétienne ont de loin le taux le plus bas pour ce type de criminalité. Serait-ce du à la mauvaise influence de l’Eglise ?
      Vous regrettez l’architecture des monuments chrétiens, mais vous ne vous posez pas la question des raisons qui ont conduit à préférer la beauté. Notre société peut-elle encore construire de tels monuments partout en France ?

      « je n’y mélange pas l’individu, cad le croyant qui lui peut prier chez lui sans adhérer au « dogme » » Et si l’individu adhère aux dogmes ?
      Vous avez une bien piètre connaissance du Christianisme dont la foi ne repose pas sur des « dogmes » mais sur la rencontre avec Jésus vivant. Les dogmes ne sont que la photographie « instantanée » de ce que nous savons sur Dieu, en aucun cas une loi à suivre. Jésus nous montre l’amour de Dieu qui est la base de la vie du Chrétien. Que vous n’y croyez pas ne change pas grand chose ; personne, à part Jésus lui-même, ne vous demande de vous convertir. Il est un fait que des personnes qui se disent chrétiennes ne vivent pas de cet amour, mais leur christianisme n’est qu’une façade qui ne doit pas cacher la foi d’une grande majorité de Chrétiens qui ont parfaitement le droit de témoigner de ce qu’ils vivent en public.


    • oncle archibald 22 mars 12:34

      @Pascal L : quoi quoi quoi ? Ainsi d’après vous il n’y aurait pas que les curés qui outragent les petits enfants ? D’où sortez vous ça ? De la peut être :

      http://www.colosseauxpiedsdargile.org/quelques-chiffres/

      Extraits :

      • 14 796 viols et agressions sexuelles recensées sur mineurs en 2012
      • 15% des – de 15 ans ont déjà reçue des sollicitations sexuelles sur internet
      • 750 000 prédateurs sexuels connectes dans le monde
      • Chaque jour 200 nouvelles photos pour 4 millions de sites pédopornographiques
      • 4 millions de victimes d’inceste = 6% de la population
      • 1 agresseur sur 4 est mineur
      • Dans 94% des cas, l’agresseur fait parti de l’entourage

      Alors ce serait vrai ? Merde alors, je n’aurai pas cru ! Aux infos ils ne parlent que des curés, jamais des autres !

      Même Mikael Jackson aurait parait-il ... Non ? J’peux pas l’croire ! Oooohhh non, pas lui, pas lui ! Il voulait être curé quand il était petit ou quoi ?

      Heureusement il s’est constitué des ligues de vertu pour le défendre et même pour faire un procès à ceux qui prétendent que .. bref ...


  • Le421 Le421 21 mars 07:44

    Les religions...

    Toujours une histoire de pouvoir de quelques petits malins sur une masse de gogos à qui ont fait croire au Père Noël.

    Venir pleurer après quand c’est trop tard me semble incongru.

    La vraie responsabilité est celle des parents qui envoient leurs rejetons crédules se faire formater dans des sanctuaires religieux.

    Et je ne parle pas de l’Église en particuliers mais de toutes les religions en général.


    • Aristide Aristide 21 mars 07:49

      @Le421

      Votre avis sur le sujet ressemble à celui d’une poule face à une fourchette.


    • oncle archibald 21 mars 11:08

      @Le421 : ceux qui se font formater devant une télé ou dans un stade en rêvant des bagnoles extraordinaires et des gonzesses aux corps parfaits que s’achètent les footballeurs doués ne me paraissent pas mieux traités, au contraire !


  • Reiki 21 mars 11:08

    Avant même que l église sois distitue de son pouvoir sur le peuple.

    Elle a commis le péché surpréme, en Interdisant le mariage au sein de ses apôtres. 

    Refuser qu une femme sois supérieure au hommes par ses qualités .

    Voir brûler ses derniers pour hérésie voir pire.

    La graine même qui a fais basculer le monde dans la haine par l ignorance se trouve au sein de l église.


    • Pascal L 22 mars 12:31

      @Reiki
      « le péché surpréme » Ainsi donc, le célibat est le péché suprême ? Devant le meurtre, les crimes sexuels... Cela me rappelle le Coran ou l’association (croire à la trinité chrétienne) est pire que le meurtre (sourate 2, la Vache, versets 191 et 217 — il y aurait quelque chose à dire sur l’effet de répétition). Il s’agit d’un bien curieux renversement des valeurs.

      Pour les Chrétiens, Dieu est amour, il nous faut donc chercher la source de la haine ailleurs, mais ce ne sont pas les candidats qui manquent. D’ailleurs, votre haine du christianisme interroge car vous ne l’avez pas trouvée dans votre foi chrétienne.


    • Reiki 22 mars 12:59

      @Pascal L
      Impossible d avoir une vision abouti si on se contente de vivre à l ombre de la vie.

      Se privant de se qui était leur mission première ouvrire la voie a une civilisation plus juste, il ont préféré fuir leur responsabilité de Pére, ils se sont adonnés à l argent à l économie et le patrimoine.
      L amour n a jamais pousser l église mais le vise.

      Ne me parler pas de foi, mais plutôt de trahison par ceux qui en était les gardiens .


  • Reiki 21 mars 11:20

    Quesqui à choquer le peuple du nouveau monde ?

    Il n y avais que des hommes sur les premiers bateaux....


  • Reiki 21 mars 18:49

    Continuer à vous votre dans l absurde, quand c est pour ce la pété, parler révolution de développement, il y pas de problème mais quand c est pour assumer une dérive sociétal on fini par se cacher ? 

    https://youtu.be/Q6km-3ot8Qo

    https://www.google.com/amp/s/amp.lefigaro.fr/musique/2019/03/07/03006-20190307ARTFIG00168-singapour-juge-sataniste-le-concert-d-un-groupe-de-metal-suedois-annule.php


Réagir