mardi 20 février - par jcab

Le désert médical de Chateau Gontier... comme tant d’autres !

 

La région castrogontérienne au cœur d’un désert médical !

 

Les déserts médicaux sont fréquemment évoqués dans notre pays ; celui de Château-Gontier est exemplaire !

Blessé à la suite d’une chute le soir du réveillon du 31 décembre à 22h45, mon fils m’a conduit aux urgences de l’Hôpital de Château Gontier. Le désert ! Pas la moindre activité … Deux maigres panneaux disposés aux entrées indiquaient que le service était fermé et qu’en cas d’urgence (!) il fallait contacter le 15. « Je vous envoie le service ambulancier. Patientez ! ». Au bout de 20 minutes, l’ambulance est effectivement arrivée servie par quatre pompiers bénévoles sortis de leurs agapes familiales. Suite à la prise de tension et à un rapide examen des blessures, le responsable a téléphoné au médecin de service (?) lequel a demandé un transfert sur un hôpital, Angers ou Laval (40 et 30 kms, respectivement !). Pour des raisons personnelles, j’ai demandé à rejoindre le CHU d’Angers atteint un peu après minuit soit environ une heure et demie après le déclenchement d’appel ! Imaginons un patient nécessitant une intervention rapide !

Le Service étant peu chargé, j’ai été pris en charge rapidement pour l’exécution d’examens. A 4 heures du matin, j’ai été invité à rejoindre mon domicile avec indication de prendre contact, avant 9 h, avec la Clinique de la Main pour un rendez-vous au numéro de téléphone indiqué. Sans aucune réponse de 9h à 9h45, je me suis alors adressé au 15. « Ce n’est pas possible ! Patientez, je vous rappelle ». Ce que fit effectivement la correspondante : « je ne comprends pas, je n’arrive pas à joindre la moindre personne. Patientez, je vais y parvenir ». Un quart d’heure plus tard, on m’annonçait triomphalement que la clinique de la Main était fermée le dimanche, explicitant l’absence de réactivité au téléphone, et qu’il fallait se rendre à la Clinique Saint Léonard où l’on m’attendait … effectivement !

Afin de s’affranchir des responsabilités des dysfonctionnements successifs, on ne manquera pas de faire référence aux dates et aux moments exceptionnels. Hélas, ils s’inscrivent dans un contexte général fort déficient.

Mon fils et son épouse ont rejoint leur nouveau domicile à Ménil (proche de Château Gontier) début novembre. Nécessitant un renouvellement d’ordonnance, mon fils a cherché un médecin avec la perspective d’en faire son référent. Doctolib n’affiche aucune possibilité de rendez-vous sous « Château Gontier » ; le nom même de l’agglomération n’est pas pris en compte par l’application qui renvoie, au plus proche, à Avrillé, à une trentaine de kms ! Mon fils a résolu provisoirement (?) le problème par une visite chez un médecin de la région parisienne à l’occasion d’un déplacement professionnel ! Le plus cocasse est que la caisse d’assurance maladie refuse le remboursement des frais au prétexte que « le patient n’a pas de médecin référent dans sa région de domiciliation » ! Ubuesque ou tragique ?

Tous ces manquements, dysfonctionnements témoignent, s’il en était encore besoin, d’importantes défaillances dans le système de Santé sans que les personnes de terrain directement impliquées en supportent une quelconque responsabilité. Le constat est tout de même accablant considérant un territoire qui doit regrouper plus de vingt mille personnes !

Évidemment, personne n’est responsable !



23 réactions


  • Brutus S. Lampion 20 février 09:50

    L’assemblée Nationale a trouvé la solution : pour supprimer un problème, il faut interdire de le nommer. Le Miniver doit mettre à jour son dictionnaire, c’est tout.


    • Gégène Gégène 20 février 09:52

      @S. Lampion

      Surtout que s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème . . .


    • sylvain sylvain 20 février 11:29

      @S. Lampion
      Un terme populaire, que tout le monde comprend : « desert medical » n’a pas ete officiellement defini, il devient « extremiste », il faut donc que nous le changions, « le sujet devient alors complexe », ainsi nous reprenons la maitrise du narratif...

      Edifiant en effet, le tout avec des gentilles emoticons, puisqu’on est gentils.


  • Gégène Gégène 20 février 09:51

    « Évidemment, personne n’est responsable ! »

    on va dire qu’en dernier ressort, la responsabilité incombe aux électeurs qui propulsent des crapules incompétentes au pouvoir smiley


  • Clocel Clocel 20 février 09:51

    Ce que je trouve hallucinant, c’est qu’il se trouve toujours des personnels pour faire fonctionner ce « système de santé », se présentant comme victimes, ils sont en réalité complices, la destruction de l’hôpital n’aurait pas été possible sans leur zèle assidu, c’est à vomir, ils ont du sang sur les mains.


    • Brutus S. Lampion 20 février 09:57

      @Clocel

      les négociations « catégorielles » permettent d’obtenir le consentement en échange d’un avantage concédé aux « représentants »


    • Seth 20 février 13:11

      @Clocel

      C’est très vrai pour l’éduc nat qui a tous les moyens de pressions nécessaires, ça l’est moins pour le personnel de santé qui a moins de droits que la flicaille.


    • Clocel Clocel 20 février 13:25

      @Seth

      Je suis passé aux urgences l’année dernière, je n’ai croisé que des jeunes connards décérébrés je m’en-foutiste, ne manifestant aucune empathie et clairement plus doués sur un clavier auquel ils consacrent au moins la moitié de leur temps que dans les soins à proprement parler, le tout sous la responsabilité d’un toubib africain fraîchement capturé qui renâclait chaque fois qu’il devait lever son gros de son fauteuil.


    • Seth 20 février 13:31

      @Clocel

      Tu n’a pas précisé quel « gros » il levait de son fauteuil. Son gros manteau peut être, j’ai bon ? smiley

      Ici, pas très loin de chez toi, les urgences ont passé pas mal de temps carrément fermées l’été dernier. On peut se poser la question de savoir à quoi servent des urgences fermées en cas d’urgence.
      Hébé personne n’a rien dit.


  • sylvain sylvain 20 février 10:11

    sans que les personnes de terrain directement impliquées en supportent une quelconque responsabilité

    C’est que ce ne sont pas vraiment des « personnes de terrain » qui sont impliquees.

    Si on retrace l’histoire, ce sont en premier lieu les institutions de medecins, syndicat et ordre, puis des politiciens (souvent medecins eux aussi).


    • Brutus S. Lampion 20 février 10:52

      @sylvain

      je voudrais bien que ça soit vrai
      mais je connais bien une infirmière d’hopital qui faisait du zèle sécuritaire, contente que le QR code, le port du masque et le certificat de vaccination soient exigés des patients et les vistes interdites pendant le confinement, ce qui lui donnait un petit pouvoir et lui procurait une tranquilité par raréfaction des bénéficiaires, mais se moquait de la naïveté des gens.

      en privé (où elle ne portait pas de masque)
      pareil pour mon médecin qui vaccinait à tour de bras pour ne pas être sanctionné en disant que ça ne servait à rien


    • sylvain sylvain 20 février 11:24

      @S. Lampion
      il y a des petits fachos partout, et notre societe leur offre de plus en plus de place pour s’accomplir. Le collaborationnisme generalise de la profession, en tout cas pour les medecins, qui s’est revele lors du covid a de quoi faire flipper. Ils ne se rappellent pas, ces gens, qu’ils ont tous jures de respecter le code de nuremberg, qui proscrit tres clairement l’obligation de soin ?? Aux states, ils ont mis au point des medicaments qui emmetent un signal bluetooth  : ton assurance maladie sait si tu te soignes bien comme il faut, les medecins appliquent...

      Mais je parlais seulement de la mise en place de cette penurie, qui a clairement ete faite en connaissance de cause. Cette politique est une forme de crime contre l’humanite a mon sens, qui sera responsable de dizainnes de milliers de morts. Mais ca reste propre, pas de sang, pas de violence physique


  • Decouz 20 février 10:49

    Melun et sa région, même Fontainebleau plus huppé, plus de médecins traitants, solution aller à Paris, bientôt si toute grande banlieue va à Paris, Paris sera dans la même situation.


  • placide21 20 février 11:25

    En côtes d’Armor( 22) des grands panneaux ou banderoles affichent à l’entrée de nombreuses communes « RECHERCHONS MÉDECIN S’ADRESSER À LA MAIRIE, FACILITÉS D’INSTALLATION OFFERTES » cela concerne aussi parfois les dentistes ; et pourtant il y a du monde (patientèle).


  • Decouz 20 février 12:09

    Qui est responsable de la santé ?

    L’état ? L’état forme les médecins. Pas assez pour l’instant il faut prévoir à une dizaine d’années à l’avance.

    La répartition ? Elle est censée se faire toute seule.

    Ca ne marche pas ? Les médecins tiennent à leur liberté. Pas de contrainte.

    Et les patients alors ?


  • berry 20 février 13:31

    C’est le grand remplacement des médecins.

    Mon radiologue, un vieux monsieur blond à l’air élégant, est parti à la retraite.

    Sa remplaçante vient de Roumanie, c’est une petite grosse qui paie pas de mine, on dirait une femme de ménage. Tout fout le camp !


  • Decouz 20 février 13:46

    Le système de santé est financé en majeure partie par des prélèvements obligatoires, si vous êtes dans un désert médical, payez vous moins que ceux qui sont bien desservis ?


  • zygzornifle zygzornifle 21 février 09:41

    On verra renaitre dans nos villages des pratiques Vaudous, de la sorcellerie, des pattes de poulets autour du cou, des chats noirs cloués aux les portes, des offrandes et des sacrifices aux divinités locales .... 


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