jeudi 7 avril 2016 - par Jo.Di

Le marxisme : une étude historique des contingences fétichistes

Le Marx « populaire » est connu par son regard hégelien de l’Histoire motorisée par la « lutte des classes », histoire moderne donc, qui commence avec les échanges, et l’évolution interne du capitalisme influençant toute l’humanité. Pour exemples, le passage de la féodalité à la bourgeoisie sous la pression de la structure de production industrielle, effaçant la production terrienne, où plus ancien, le passage du germain nomade dans sa forêt au seigneur fixé au fief, et ses serfs agricoles. Structure de production imposant infrastructure des institutions. Et évolution du capitalisme imposant évolution des sociétés modernes, du capitalisme bourgeois national colonialiste, au capitalisme libertaire sans frontière du mondialisme.

Mais le point important ici du marxisme est que ces évolutions qui semblent conséquences de progrès scientifiques, donc recherchées, ne sont en fait jamais contrôlées par les sociétés. Ce qui, dans notre modernité, se traduit par ce sentiment d’incapacité de gérer le massacre écologique, le pillage des ressources, la natalité, la finance etc ...
Et Marx en donne l’explication, qui est le fondement de sa théorie : toute société humaine a besoin pour se diriger de médiateurs fétiches. Le marxisme est l’histoire de ces contingences fétichistes inventées par l’homme pour ses rapports sociaux, des tabous de la tribu primitive, au fétichisme de la valeur marchandise, en passant par les rapports magiques des sociétés religieuses. Le sens de l’Histoire n’est pas la Providence de Hegel, mais la recherche permanete d'un fétichisme médiateur, et celui du capitalisme n’en est que le dernier avatar.

La rationalité du système actuel tient autant de l’apparence et de l’irrationnel que la religion. C’est pourquoi Marx, dans le Capital, n’avoue pourvoir prendre que le mysticisme moyenâgeux comme illustration des rapports magiques qu’entretient la société capitaliste avec la marchandise. Aucune société n’a eu réelle conscience d’elle même et n’a pu se fixer un objectif d’avenir, être capable d’utiliser librement ses possibilités. Donc Marx, à la suite d’Hegel, pose le problème de la maîtrise de l’Histoire, notamment quand le présent fétichisme perd de sa crédibilité, c’est le cas de la période actuelle. De la main invisible de la Providence où des ancêtres à celle du Marché, toute croyance meurt.

« La dîme à fournir au prêtre est plus claire que la bénédiction du prêtre. »

Dans le Capital (livre I) Marx y explique que le fétichisme de la valeur de la marchandise est le masque que porte tout individu dans ses rapports sociaux du système capitaliste : de par la pratique de production marchande d’échange, il déguise son rapport social en rapport de choses produites. Et Marx souligne que ce ne fût pas le cas dans les sociétés antiques, moyenâgeuses, asiatiques etc ... Ce n’est pas le cas non plus pour Robinson seul sur son île. Les choses ne sont pour lui que leur utilité, l’argent n’en a aucune, du fait de l’absence d’échange possible... Les rapports serf-seigneur-prêtres ne sont aussi que des rapports de dépendance/hiérarchie personnels. Et c’est PRECISEMENT par ce que ces rapports sont personnels que les services et produits ne prennent pas figure de fétiches travestis. Le travail s’arrête à sa forme sociale (la praxis), naturelle.
Mais dans une société d’échanges marchands, les producteurs sont amenés à comparer les VALEURS de leurs produits, et particulièrement dans une société chrétienne égalitaire (droitdelhommiste) de l’individu abstrait, indifférencié, donc qui par essence ne peut se différentier que par sa production marchande. Du mépris de la nécessité des anciens au confucianisme, les sociétés en contre-exemples ont parsemé l’histoire. Et Marx pose le peuple juif (« L’Argent est le Dieu jaloux d’Israël » La question juive) comme l’éprouvette heuristique du monde moderne, au sein même d’un monde antique à la morale toute religieuse, panthéiste où guerrière.


La modernisation du capitalisme (vers la social démocratie) était la destinée de la lutte des classes, qui devait tuer la « dictature des morts », la tradition, la religion la famille, la nation etc ... fausses consciences. Elle ne pouvait aboutir qu’à l’aumône privée où institutionnalisée, et de bon ton capitaliste, complètement dénuée de critique radicale, car toujours placée sur le plan de la marchandise. Le travail non-rémunéré va côtoyer le salaire sans travail, dans un fétichisme marchand automatique, sans alternative, par définition même du fétichisme, le « réalisme » cher au système.

Le marxisme est donc cette étude des fétichismes de l’Histoire, qui scellent les destinées des sociétés humaines, par leur représentation phénoménologiques des rapports sociaux. Ce n’est pas juste « le Capital taxait honteusement de la plus-value au prolétaire, mais c’est fini » ... comme veut le faire croire ses contempteurs (où les marxistes qui n’ont pas lu Marx comme dit Onfray), qui peuvent alors proclamer « la fin de l’Histoire » (Fukuyama).



104 réactions


  • Schrek M de Sourcessure 7 avril 2016 14:19

    « toute société humaine a besoin pour se diriger de médiateurs fétiches. »


    Merci de fournir les références de cette citation, ou, à défaut, d’indiquer quel texte de Marx peut engendrer une telle formulation !

    • Jo.Di Jo.Di 7 avril 2016 19:53

      @M de Sourcessure
      la phrase est de moi mais cette description de Marx est ds le Capital, passage qui se conclue par :
      « Ce caractère fétiche du monde des marchandises, ainsi que l’analyse ci dessus le montre, découle du caractère propre du travail social qui produit des marchandises »
      (Passage qui veut dire un fétiche parmi d’autres)


    • lsga lsga 7 avril 2016 21:17

      Avant Marx, l’Histoire se limitait à l’étude des grands hommes, des fétiches et autres contingences. Étudier la Grèce antique, c’était étudier la biographie d’Alexandre le Grand et les religions helléniques. Marx renverse la table : étudier l’Histoire, c’est étudier l’appareil de production et les rapports de production, étudier l’antiquité c’est étudier la production agricole et minière de l’age du bronze, c’est étudier le rôle de l’esclavage dans l’économie hellénique. L’auteur fait donc un contre sens complet, typique des intellectuels d’extrême droite en fascination devant la puissance de l’esprit du vieux barbus. Je parie que notre jojo est très proche de l’Action Française, des franquistes et autres royalistes.


  • Donbar 7 avril 2016 14:21

    Après avoir lu (et même relu) l’article, j’avoue ne pas avoir compris ce qu’est un médiateur fétiche. L’auteur pourrait-il développer un peu en commentaire ?


    • Odin Odin 7 avril 2016 18:51

      @Donbar

      A mon avis, le médiateur fétiche pour Marx est Mammon.


    • Jo.Di Jo.Di 7 avril 2016 19:20

      @Donbar
      Le « médiateur fétiche » est la « façon » de comprendre l’ordre du monde, et les nécessités humaines en découlent.
      Sauver son âme, sauver la patrie, gagner de l’argent, sont des nécessités qui dépendent de la représentation du monde.
      La vision religieuse est un « médiateur fétiche » une façon de voir le monde et son ordre, qui est « inventée » (comme le fétiche) et implique une façon de l’organiser, la valeur des choses (en argent) en est le fétiche capitaliste pour Marx.
      Alors Marx montre que le travail a une part d’inutile (le travail devient « abstrait ») est conséquence des fétiches (la dîme pour la prière inutile, où le yacht du fétiche valeur de la marchandise ...)


    • Jo.Di Jo.Di 7 avril 2016 19:27

      Le yacht que l’on construit pour que l’Argent ait qqchse à acheter et que l’ouvrier soit payé, tient de la dîme pour la prière qui sauve son âme.
      Je compléterai avec un article sur « le travail abstrait » qui est une conséquence du fétichisme de la valeur de la marchandise
      Il est à noter que ce fétichisme passera dans le « culturel » (Gramsci, DeBord, Latsch, Clouscard, Michéa, Owen etc ... critique du consumérisme) mais du temps de MArx ce n’était pas le cas.


    • Jo.Di Jo.Di 7 avril 2016 19:35

      Si Marx note que le protestantisme (la richesse est une bénédiction de Dieu, similaire au judaïsme) est déjà une représentation fétichiste de l’Argent (critique du judaïsme ds la question juive), qui ce comprend bien, car elle est encore religieuse, un imaginaire totale pour l’athée !


    • lsga lsga 7 avril 2016 21:25

      @Jo.Di Le travail abstrait n’a RIEN À VOIR avec du travail inutile. Il s’agit d’un concept visant à corriger l’approche de Ricardo de la valeur (fondé sur le temps de travail) qui représente le « temps de travail socialement acceptable » pour produire une marchandise. La lecture du Capital requière un certain niveau en mathématiques que vous n’avez visiblement pas.


  • tf1Groupie 7 avril 2016 14:27

    Dire que Marx a expliqué les problèmes écologiques est franchement ridicule !

    Est-ce que Marxisme est synonyme de niaiserie ?


    • Jo.Di Jo.Di 7 avril 2016 19:48

      @tf1Groupie
      Le Capital Livre I sur les US
      « ruine des sources de fertilité [...] La production capitaliste ne développe la production [...] qu’en épuisant en même tps les 2 ressources d’où jaillit tte richese : la terre et le travailleur »

      Il y a d’autres ex.


    • tf1Groupie 7 avril 2016 21:32

      @Jo.Di

      Argument ridicule encore : c’est une phrase qui contient à la fois tout rien. Nulle évocation de l’écologie ici.

      Vous lisez Marx comme d’autres lisent la Bible : trouvant toutes les réponses qu’ils souhaitent y trouver, au prix d’extraordinaires contorsions.

      Et sur le Big Bang il a dit quoi déjà Marx ?


    • Jo.Di Jo.Di 7 avril 2016 22:08

      @tf1Groupie
      Non, Marx explique clairement que le Capital n’a par essence aucune limite à l’exploitation de la Terre, et qu’il conduira à son pillage complet et sa « stérilisation ». Alors que le pb ne se posait pas en son temps ... Un passage au dessus de ma citation, cherchez dans un pdf.


    • lsga lsga 7 avril 2016 22:35

      La question du rapport nature/culture est fondamentale chez Marx. 
      En effet, il place l’apparition de l’outil au coeur de toute son analyse Historique (Jo.di : l’outil hein, pas le fétiche qui ne sert à rien). Le rapport entre l’Homme et la Nature est donc la BASE FONDAMENTALE DU MARXISME, et cela, depuis l’idéologie Allemande (l’oeuvre de jeunesse de Marx). 


      Citation :
      « La condition première de toute histoire humaine est naturellement l’existence d’êtres humains vivants. Le premier acte historique de ces individus, par lequel ils se distinguent des animaux, n’est pas qu’ils pensent, mais qu’ils se mettent à produire leurs moyens d’existence. Le premier état de fait à constater est donc la complexion corporelle de ces individus et les rapports qu’elle leur crée avec le reste de la nature. Nous ne pouvons naturellement pas faire ici une étude approfondie de la constitution physique de l’homme elle-même, ni des conditions naturelles que les hommes ont trouvées toutes prêtes, conditions géologiques, orographiques, hydrographiques, climatiques et autres. Or cet état de choses ne conditionne pas seulement l’organisation qui émane de la nature ; l’organisation primitive des hommes, leurs différences de race notamment ; il conditionne également tout leur développement ou non développement ultérieur jusqu’à l’époque actuelle. Toute histoire doit partir de ces bases naturelles et de leur modification par l’action des hommes au cours de l’histoire. »

      C’est le 7ème paragraphe de l’idéologie Allemande, autant dire le socle fondamentale de la pensée de Marx.

    • Jean Pierre 7 avril 2016 23:15

      Si vous aviez lu Marx, vous y auriez effectivement trouvé des réflexions sur les relations du capitalisme avec la nature.

      Comme vous n’avez pas lu Marx, vous ne savez pas de quoi vous parlez.
      C’est amusant, ces comiques qui connaissent mieux le contenu des livres que ceux qui les ont vraiment étudié. Le ridicule ne tue pas les trolls. 


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 8 avril 2016 08:01

      @Jo.Di
      Actuellement, c’est la Chine communiste qui pollue le plus, avec les USA.


  • Phoébée 7 avril 2016 17:21

    Poisson d’avril ! Je vous ai reconnu Jo.Di  smiley


  • lsga lsga 7 avril 2016 20:56

    La pensée de Marx se construit CONTRE l’hegelianisme de gauche, CONTRE l’idée même d’une histoire en mode automatique, Marx place la conscience de Classe au coeur du processus révolutionnaire.

    Votre texte étant truffé de concepts éthiques et moraux, il est évident que la question du matérialisme historique vous a complètement échappé, pas étonnant que vous finissiez par faire un contre sens complet en plaçant l’idéologie (« le fetichisme ») au coeur de votre analyse. Vous puez l’hégélien de droite à plein nez.

    Le Capital et l’approche de Marx de l’Histoire est une analyse des rapports MATERIELS de l’exploitation au fur et à mesure des évolutions technologiques de l’appareil de production.

    L’étude des fétiches et des idéologies : c’est bon pour les hégéliens de droite dans votre genre.


    • Jo.Di Jo.Di 7 avril 2016 22:04

      @lsga
      Quand Marx parle de « fétichisme » il est positiviste pas « moral »
      J’ai complété avec un article sur le travail abstrait qui explique ce que vous ne comprenez pas, les rapports MATÉRIELS (progrès circonstances historiques etc ...) induisent le fétichisme, mais ce fétichisme n’est pas « maîtrisé » ni VOULU (tant que l’homme n’est pas libéré de l’aliénation par la connaissance et la compréhension de sa propre histoire)
      De Hegel, l’Esprit du Monde au matérialisme historique.


    • lsga lsga 7 avril 2016 22:24

      @Jo.Di

      Marx n’est pas positiviste : ça c’est Auguste Compte (la théorie des 3 ages, tout ça)
      Marx est ma-té-ria-liste : il relaie au second plan le rôle des idéologies par rapport au rôle des rapports matériels de production. Le Christianisme, l’Islam, la religion Juive : on n’en a rien à foutre, c’est totalement secondaire. La production agricole et minière basée sur l’esclavagisme, puis sur le servage, puis sur le salariat : voilà ce qui est important
       
      L’aliénation n’a RIEN À VOIR avec ce que vous sousentendez. L’alinéation, chez Marx, c’est le fait que le travailleur ignore ce pourquoi il travaille. C’est parceque d’autres décident pour lui ce qu’il faut produire, comment il faut le produire, et comment il faut le distribuer. On se libère de l’aliénation par la Révolution, c’est à dire en organisant de manière libre et démocratique des bataillons armés pour renverser le pouvoir en place, puis en décidant sur ce même modèle de la même manière ce qu’on va produire, la manière dont on va le produire, et la manière de le distribuer. C’est ce processus révolutionnaire créé la conscience de Classe, et non pas une quelconque idéologie. 

      Hegel : c’est l’idée que l’Histoire avance toute seule en mode automatique grace à la providence, jusqu’à une société idéale qui est celle du Capitalisme Chrétien. Cette société harmonieuse est dotée d’une élite (la tête consciente) et d’un corps (les travailleurs obéïssant). 

      Le jeune Marx se définit entièrement CONTRE la pensée de Hegel, et en particulier contre les hégéliens de gauche. Pour Marx, c’est l’ensemble du corps social qui doit accéder à la conscience. Cela se produit à travers les processus révolutionnaires. 

      Bref, je vous conseille vivement de lire l’Idéologie Allemande, tous les premiers paragraphes parle des hégéliens.   


    • Ben Schott 7 avril 2016 22:26

      @lsga
       

      À chaque fois que vous régurgitez votre catéchisme marxiste vous prouvez que vous avez fait de Marx un gourou, à la lecture duquel on pourrait trouver LA réponse à tous nos problèmes actuels. 

      Vous ne l’avez pas lu pour ce qu’il était, c’est-à-dire un bon philosophe et sociologue mais un économiste assez moyen, et votre vision du monde ne se résume qu’à sa seule lecture matérialiste, ce qui est, de toute évidence, une aberration : le mono-déterminisme ne peut expliquer sérieusement l’Histoire. Oui, les rapports humains sont faits aussi de morale, de transcendance, de rites, etc.

      Et pour mieux les comprendre, la dialectique du tout de Hegel est bien plus utile que les seuls rapports de classe, certes très bien expliqués par Marx, et qui restent encore pertinents, mais largement insuffisants, surtout pris au pied de la lettre (aujourd’hui, qui est le « bourgeois » entre un salarié à sept mille euros qui travaille pour l’oligarchie mondialisée et le petit artisan – propriétaire de ses moyens de production – qui se fait laborieusement un smic ?).

      Bref, pour changer le monde, il faut le comprendre, et pour le comprendre il va vous falloir lire d’autres auteurs, et surtout dans la plus grande variétés des disciplines.
       


    • lsga lsga 7 avril 2016 22:43

      @Ben Schott
      Marx est aux sciences humaines (Histoire, Sociologie, Économie, sciences politiques) ce que Newton a été aux Sciences Physiques.


      Connaitre Marx quand on prétend faire de l’Histoire, de la Sociologie, de l’économie ou des sciences politiques, c’est comme de connaitre la Physique classique quand on veut faire de la physique : ça ne suffit pas, mais ça aide, surtout en termes de méthodologie. 

      L’économiste « moyen » comme vous l’appelez est le plus grand économiste libéral de son époque, celui qui a fait la synthèse et la correction des théories de SMith et de Ricardo, celui sur lequel va s’appuyer Schumpeter au 20ème siècle (la destructrion créatrice n’ést d’ailleurs qu’un développement des théories de Marx, on la trouve assez clairement exprimée dans le manifeste lui-même). 

      Le modèle des crises économiques développé par Marx, qui consiste à appuyer la baisse tendancielle du taux de profit sur l’automatisation, se trouve encore une fois parfaitement validée aujourd’hui au grand damme des partisans de l’école de Chicago (qui refuse d’admettre cette baisse tendancielle, pourtant prévue également par Smith et Ricardo). Le fait qu’à un certain niveau de développement technologique cette baisse des profits ne peut plus être contrecarré est sur le point de se réaliser, au grand damne des fanatiques de Schumpeter. 

    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 00:29

      @Ben Schott
      qui est le « bourgeois » entre un salarié à sept mille euros qui travaille pour l’oligarchie mondialisée et le petit artisan – propriétaire de ses moyens de production – qui se fait laborieusement un smic ?).
      =>
      Justement Marx va au delà de ça, avec son fétichisme de la marchandise
      Et c’est justement le marxiste qui n’a pas lu Marx de ne pas pouvoir répondre (j’y réponds ds un autre article le travail abstrait)
      .


    • CN46400 CN46400 8 avril 2016 08:28

      @Ben Schott

      « aujourd’hui, qui est le « bourgeois » entre un salarié à sept mille euros qui travaille pour l’oligarchie mondialisée et le petit artisan – propriétaire de ses moyens de production – qui se fait laborieusement un smic ?). »

      Bien sûr vous avez raison, mais chez Marx comme partout il y a la lettre et il y a l’esprit. C’est pour cela que si Marx parle abondamment de la « classe ouvrière » qui fournit du travail manuel salarié, il parle aussi du « prolétariat » (l’ensemble de ceux qui doivent travailler pour vivre) dans lequel on trouve le reste des travailleurs non salariès, dont votre artisan mais aussi des commerçants, des paysans, des toubids et même des professions libérales qui, pour vivre, travaillent pour toute la société. C’est « l’immense majorité » bourgeoise dont les intérêts, même si beaucoup n’en sont pas conscients, sont en opposition avec les intérêts de « l’infime minorité » qui vit du travail des autres.
        Quand aux super « salaires » (7000€ x10 par100 ou 1000....) ils ne servent évidemment pas à reproduire la force de travail, mais à prendre pied, pour l’avenir et pour la durée, dans la classe bourgeoise.


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 08:37

      @lsga
      Oui, Schumpeter est justement un fétichiste. Dans « l’effondrement » de Marx il y a l’aspect économique (la baisse tendanciel du tx de profit) mais SURTOUT son implication : le chgmt de paradigme. La « pensée dominante » .
      Et ce n’est pas « la lutte des classes » qui fait la révolution, celle ci ne fait que « moderniser » le capitalisme, qui se « suicide » de lui-même en qq sorte, perdant ses croyants. Et Clovis se convertit ...


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 09:31

      @lsga
      Non, pour Marx l’aliénation concerne aussi le capitaliste (prochain article), les officiers et sous officiers du Capital, qui eux aussi ne savent pas (civilisationnellement) ce qu’ils produisent et pourquoi ils amassent ...


    • CN46400 CN46400 8 avril 2016 11:32

      @CN46400


      Rectif :« l’immense majorité » est, évidemment, prolétarienne et pas bourgeoise...

  • Donbar 8 avril 2016 07:22

    Merci à Jp.Di et à Isga pour leurs efforts de clarification. On en retire au moins que le fétichisme est à l’origine du développement d’une hérésie, un marxisme d’extrême droite.


  • CN46400 CN46400 8 avril 2016 08:54

       Marx est un monstre, qu’on y soit favorable, neutre ou opposé, on parle de Marx. Comme si, comme Newton, qui attendait qu’on lui fournisse un point d’appui pour soulever le Monde, il fallait, en économie, se positionner par rapport à Marx. Marx est, du coup mélangé à toutes les sauces, douces ou piquantes, amères ou sucrées. Mais tous les critiques, hormis ceux qui disent ne pas l’avoir lu (Piketty..) citent (les pro) ou omettent (les anti) quelques notions clefs. Par exemple, le « prolétariat », la« bourgeoisie » , la « lutte des classes », le « profit et son taux » etc...

       Ici on a remplacé cela par les « fétiches », comme si, sans oser le dire, il fallait nier tout en bloc en dévalorisant, par l’humour, la réalité. Après le savon de Marseille puis l’Ajax, on essaie l’eau de Javel. On est dans un espèce de surréalisme genre Salvador Dali dans sa période : Avida Dollar !

  • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 09:23


    « Dès lors que la travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de richesse, le temps de travail cesse d’être la grande source de richesse, le temps de travail cesse nécessairement d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage [...] Cela signifie l’écroulement de la production REPOSANT sur la valeur d’échange [...] le Capital est lui-même la contradiction en procès, en ce qu’il s’efforce de réduire le temps de travail à un minimum, tandis que d’un autre coté il pose le temps de travail comme seules
    mesure et source de la richesse. C’est pourquoi il diminue le temps de travail nécessaire pour l’augmenter sous temps de travail SUPERFLU - question de vie où de mort- [...] on réduit le temps de travail de la société au minimum, à quoi correspond la formation artistique, scientifique, etc... grâce au temps libéré et aux moyens créés pour eux TOUS. »

    Manuscrit de 1857-1858
    ici Marx annonce la venue du fétichisme scientiste (ex l’économie libre)


  • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 10:46

    Le marxisme : l’aliénation
    Le Capital, passages heideggeriens de Marx sur « l’unité objective » de la machinerie : vénérer la valeur argent d’échange des marchandises, le fétichisme du totem Capital (fixe) :

    « Comme monstre animé [...] il ne se comporte en aucun cas comme instrument envers l’ouvrier particulier, c’est plutôt lui qui existe comme point animé individuel, accessoire isolé vivant auprès de lui [...] Aussi l’association des ouvriers, telle qu’elle apparaît dans l’usine, n’est pas de leur fait, mais celui du Capital. Leur association n’est pas leur existence, mais l’existence du Capital [...] Dans la machine, et plus encore dans la machinerie comme système AUTOMATIQUE, le moyen de travail est transformé quant à sa VALEUR d’usage [...] en une existence ADADÉQUATE au capital fixe et au Capital en général ; quant à la forme sous laquelle elle a été intégré [...] dans le procès [process] de production, [la valeur d’usage] est ABOLIE au PROFIT d’une forme posée par le Capital lui-même et qui lui est adéquate [la connerie consumériste qui a une valeur d’échange et nom d’usage par ex] [...] Comme dans une armée, il faut au capital [...] des officiers [...] et sous-officiers [...] les ouvriers sont des INDIVIDUS ISOLÉS, qui entrent en rapport avec le même capital mais non entre eux. leur coopération ne commence que dans le procès de travail, mais là ils ont cessé de s’appartenir [l’aliénation]. [ouvriers, sous-officiers et officiers] sont les membres d’un organisme actif, ils ne sont MÊME qu’un mode particulier d’EXISTENCE du Capital. »
    Et l’autoentrepreneur EST une lutte des classes à lui tout seul ...


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 11:24

      @lgsa
      Donc pour Marx, la vraie dépossession n’est pas simplement (comme le marxiste qui ne connaît pas Marx veut le faire croire, où l’anti-marxiste) mais est « existentielle » la captation de la plus-value mais :
      Passage de homo faber à homo économicus
      c.a.d dépossession du SENS du travail, qui certes tient aussi au fait que le prolétaire ne possède pas le produit de sa production mais SURTOUT que celle ci perd son sens social (de la praxis), existentiel pour l’existence du Capital lui-même
      Aussi la lutte des classes est une lutte philosophique pour Marx, juste un moyen, pas une fin en soi
      Ainsi cette lutte couvre autant la captation de plus-value, que la production de conneries consuméristes, que la critique de l’ingénierie sociale capitaliste etc ...
      Aussi l’auto-entrepreneur qui fera un produit inutile où de la sous-traitance pour un groupe FINANCIER est market-victim (fétichisé), bien que prolétaire ET capitaliste car il est dépossédé de sa liberté (civilisationnelle) et n’est qu’un rouage de la création de Capital.
      Là est marxisme.


  • Hervé Hum Hervé Hum 8 avril 2016 13:38

    Marx était un économiste certes très moyen, mais avait une qualité rare, quasi unique, l’honnêteté intellectuelle !

    Et c’est bien cette recherche de la vérité qui en fait un économiste exceptionnel, lui permet de décortiquer le système capitaliste bourgeois ; mercantiliste et de le dénoncer.

    Sinon, lsga a raison sur un point essentiel, le fétichisme est un moyen d’aliénation, mais n’est pas le but, ce dernier étant l’appropriation du temps de vie d’autrui à son profit. Dire que les capitalistes en sont aussi victime est une pure escroquerie intellectuelle, égale à soutenir le violeur face à sa victime en arguant que celui ci est victime de ses pulsions, encouragé par la victime en raison de ses habits, ou supposé attitude provocante. C’est dire que le maître est aussi esclave de son esclave. Pure escroquerie intellectuelle et je vous défi de soutenir le débat sur ce point.

    Votre « fétichisme » n’est qu’une manière de faire diversion, égarer les gens sur des voies annexes et sans issues.

    La grande erreur de Marx, c’est précisément d’avoir gardé le principe frauduleux de la valeur d’échange des marchandises en lieu et place de la valeur d’échange du temps de vie dédié à la production.

    Bref, Marx n’est pas arrivé à se défaire de la pensée capitaliste, il s’y est perdu, s’est fourvoyé sur le point le plus important, le fait que ce n’est pas des marchandises que le l’humain échange, mais son temps de vie dédié à la production de marchandise. D’autant qu’avant lui, Adam Smith l’explique très bien, notamment en disant que la nature offrant tout ce qu’elle produit, seul coûte son exploitation, donc, le temps nécessaire. Et de fait, toute marchandise sans exception, ne contient que du temps de vie dédié à sa production... Rien d’autre !

    De même que toute richesse matérielle repose exclusivement, totalement, uniquement sur la capitalisation du temps de vie des êtres, en aucune manière sur la capitalisation des marchandises de quelques nature que ce soit.

    Sur ce point, je ne vois pas de différence entre vous, lsga ou quiconque ici. Vous êtes tous aussi abrutit les uns que les autres et on dirait que le jeu consiste à savoir lequel est le plus idiot de tous.


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 13:47

      @Hervé Hum
      Lisez Marx :
      « La classe possédante et la classe prolétarienne manifestent la même auto-aliénation humaine mais la première se sent confirmée ds cette auto-aliénation sachant que cette aliénation est son propre pouvoir et lui fournit l’APPARENCE d’une existence humaine. »
      ds
      La Sainte Famille
      et
      Dans la Théorie de la plus-value, il ajoute que le capitaliste n’est que la personnification du Capital, sa marionnette. Ceci rappelle la critique de la modernité d’Heidegger et de ses aficionados ultérieurs. Ce que Marx veut souligner, c’est que le capitaliste n’a pas la volonté (un sens de pour sa civilisation) de l’exploitation capitaliste ! C’est le fétichisme de son temps, sa croyance. Il est le prêtre des temps modernes, un dévot sincère, qui croit en un nouveau Dieu, le Marché. prolétaire et capitalistes sont les « sujets automatiques » :


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 13:56

      @Hervé Hum
      avoir gardé le principe frauduleux de la valeur d’échange des marchandises en lieu et place de la valeur d’échange du temps de vie dédié à la production.
      faux
      « la machinerie la plus développée force donc l’ouvrier à travailler plus longtemps que ne le fait le sauvage »
      Manuscrit de 1857-1858
      =>
      c’est justement l’aliénation du « travail abstrait », inutile car juste mercantile. Une critique avant l’heure du consumérisme qui viendra.


    • Hervé Hum Hervé Hum 8 avril 2016 17:11

      @Jo.Di

      Marx n’est pas le messie et sa parole la révélation divine !

      S’il y a une relation de dépendance entre le maître et l’esclave, le violeur et la personne abusé, il ne faut pas pour autant confondre ou inverser la relation de causalité. L’un exploite l’autre, pas l’inverse, car alors, vous pouvez considérer que la victime d’un viol est aussi coupable, voir plus que le violeur. Le maître être exploité par l’esclave et in fine, l’ouvrier exploiter le capitaliste ou le prolétaire le propriétaire économique. Et c’est bien le discours que tiennent les propriétaires économiques, sous couvert de concurrence économique pour justifier leur pseudo aliénation envers le salarié.

      En d’autres termes, peu m’importe que le capitaliste « se sent confirmé dans cette auto-aliénation » par le pouvoir qu’il en tire, ce qui compte, c’est le fait de l’aliénation envers autrui, non envers soi même. Or, encore une fois, on ne saurait confondre l’auto-aliénation et l’aliénation d’autrui.La contrainte que l’on s’impose et celle qu’on impose à autrui.

      Le principe capitaliste repose exclusivement sur l’exploitation d’autrui à son profit, en aucune manière sur l’auto exploitation, ça, c’est du communisme, du libéralisme ou de l’anarchisme, bref, tout, sauf du capitalisme.

      Conséquence, quand il écrit .

      le capitaliste n’est que la personnification du Capital, sa marionnette.

      c’est absurde et sans importance. C’est le genre de discours servi par les propriétaires économiques ou capitalistes.

      Ce que vous rapportez ensuite de Marx est totalement absurde !

      Ce qui est automatique, c’est le système de pensé. Marx fait un amalgame, un grosse confusion entre ceux qui prennent le système comme un fait établit et ceux qui dirigent le système pour conserver leur propre pouvoir d’exploitation de la vie d’autrui. Les seconds ayant appris à se cacher derrière les premiers. Mais il n’en reste pas moins que ce sont ces derniers qui sont les marionnettistes et certainement pas le système en lui même. Pour que ce soit le système en lui même, il faudrait que tous soient soumis aux mêmes règles. Or, un système avec des règles au dessus de tous les humains, ce peut être l’anarchisme, le libéralisme ou le communisme, mais pas le capitalisme !

       Peu importe qu’il soit lui même enchainé, car encore une fois, ce n’est pas ce que l’on se fait subir à soi même qui importe, mais uniquement ce que l’on fait subir à autrui. Sinon, inutile de se poser des question éthiques ou morales, elles sont alors nulle et non avenu, car toutes ces questions tournent exclusivement autour des relations entres les êtres humains, non envers soi même, car c’est là que réside la souveraineté au sens communiste, libéral et anarchique, sauf capitaliste !

      « la machinerie la plus développée force donc l’ouvrier à travailler plus longtemps que ne le fait le sauvage »
      Manuscrit de 1857-1858
      =>
      c’est justement l’aliénation du « travail abstrait », inutile car juste mercantile. Une critique avant l’heure du consumérisme qui viendra.

      Faux et surtout totalement absurde !

      ce n’est pas la machinerie qui force l’ouvrier à travailler plus longtemps, mais le propriétaire de la machine, c’est à dire, celui qui détient la propriété économique.

      La machine est un outil, un moyen, dont l’usage dépend de celui qui en a le contrôle.

      Enfin, le consumérisme forcené est surtout le fait d’une contradiction interne au capitalisme (outre celle de la baisse tendancielle du taux de profit), c’est à dire, qu’il a un besoin vital de maintenir la concurrence pour survivre, car sinon, la propriété du capital et le profit tiré de celui-ci, apparaît comme du vol, un impôt indu et inique, totalement immoral et inéquitable. Pour éviter cette prise de conscience qui entraînerait la prise de contrôle de l’appareil productif par les salariés, il faut absolument maintenir la conscience des gens dans l’état d’urgence pour faire accepter la dictature économique. Sans cet état d’urgence permanent, le capitalisme s’écroule de lui même. D’où la nécessité d’exacerber la concurrence économique et de maintenir l’état de guerre permanent entre les peuples et les citoyens. Résumé par le « diviser pour mieux régner ».

      Mais dire que ceux qui dirigent le système sont aussi des victimes, s’est se fourvoyer gravement. Eux, ils aiment leur aliénation et ne veulent pas en changer, alors que la majorité des salariés ne songent qu’à se défaire de leur propre aliénation pour rejoindre celle des propriétaires économiques. Lorsque vous verrez l’inverse, soit, que les propriétaires économiques renoncent à leur aliénation, faites moi signe !


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 19:41

      @Hervé Hum
      La bonne comparaison phénoménologique (que fait Marx) est celle de la religion (pas le viol ...)
      Le prêtre qui défend l’Église est sincère, comme le croyant.
      Il ne s’agit pas de « morale » ici, mais de perception du Monde
      Le protestant qui croit qu’il est bénit par Dieu qd il est riche aussi
      Le libéral qui défend le libre marché aussi
      Le féodal fidèle au Roi ...
      Le mongol qui massacre fidèle au Grand Khan ...
      etc ...
      Enfin, le consumérisme forcené est surtout le fait d’une contradiction interne au capitalisme (outre celle de la baisse tendancielle du taux de profit), c’est à dire, qu’il a un besoin vital de maintenir la concurrence pour survivre, car sinon, la propriété du capital et le profit tiré de celui-ci, apparaît comme du vol, un impôt indu et inique, totalement immoral et inéquitable
      =>
      surtout étendre le Marché
      La machine est un outil, un moyen, dont l’usage dépend de celui qui en a le contrôle.
      =>
      Marx veut dire que La Machine est une partie du Capital, la partie Capital fixe, c.a.d que le Capital fixe accapare la science, le progrès pour son développement, il accapare, l’ouvrier comme le grand PdG et l’autoentrepreneur et la « machinerie » de façon INDIFFÉRENCIÉ ... alors l’ouvrier travaille + car contrairement à son ancêtre compagnon du moyen-âge il n’est pas homo-faber mais rouage de La Machine non maîtrisée (on retrouve l’idée d’Heiddegger)
      =>
      Évidement c’est le Marx philosophe pas le Marx militant ouvrier qui dira tjrs capitaliste=exploiteur et travail=morale mais c’est rigolo de voir cette double entrée de ses textes.
      =>
      Marx parle aussi de l’humain comme « être générique », c.a.d homo faber et que son travail est volé par le système ; c.a.d dédié au fétichisme de la valeur argent de la marchandise produite non maîtrisée :
      aliénation de ne pas vendre son produit, c’est Le Marchél qui le fait
      aliénation de dépendre pour son travail, du Marché qui décide
      aliénation de dépendre pour sa subsistance du Marché (argent + Carrefour !)


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 19:45

       @Hervé Hum
      l’auto exploitation :
      si
      l’auto-entrepreneur peut être aussi consommateur addict et croire au libre Marché, rien n’empêche la fausse conscience de toucher un prolétaire+capitaliste=auto-entrepreneur


    • CN46400 CN46400 8 avril 2016 19:47

      @Hervé Hum


      Affirmer que l’aliénation peut être partagée entre le prolétaire et le bourgeois revient à nier l’existence de classes sociales différentes et, évidemment antagonistes. La bourgeoisie a, de tous temps, développé publiquement cette idée !

    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 20:02

      @Hervé Hum
      Marx n’est pas le messie et sa parole la révélation divine !
      le titre est le marxisme ...
      Eux, ils aiment leur aliénation et ne veulent pas en changer,
      oui c’est ce que dit Marx justement
      la majorité des salariés ne songent qu’à se défaire de leur propre aliénation pour rejoindre celle des propriétaires économiques.
      oui idem
      les propriétaires économiques renoncent à leur aliénation, faites moi signe !
      oui et la classe ouvrière de son temps est la force révolutionnaire MAIS
      elle l’est uniquement PAR les circonstances historiques, DANS SA fausse conscience de vouloir devenir le capitaliste !
      Ironie marxiste ... qui justement donne un double discours apparent. Qui culmine maintenant dans « la fin de la gauche » car la gauche n’a retenu que le discours « égalité citoyenne politique » et a été détruite par la modernisation du Capital (modernisation QUE politique, droitdelhommiste, issue de la lutte des classes) et non philosophique donc non économique, donc la lutte des classes du 19e est morte (acquis politiques droitdelhommiste), alors que le marxisme l’avait prévu ... La mariage gay étant en qq sorte l’apothéose de cette lutte politique non-économique car non philosophique


    • Jo.Di Jo.Di 8 avril 2016 20:09

      Et ajouter que comme MArx le dit, le capitaliste bourgeois incarné (le maître de forge) a disparu au profit de La Machine qui n’est que le fond de pension, la finance, le CAPITAL PUR !
      On peut même imaginer
      un ordinateur gérant tout le Capital sans aucun capitaliste propriétaire !
      et le marxisme serait encore valable !
      la lutte des classes serait celle contre l’ordinateur !
      pour pousser le trait


    • Donbar 8 avril 2016 21:52

      @Jo.Di
      « la lutte des classes serait celle contre l’ordinateur ». Pour vous un robot, que l’on peut supposé doté de beaucoup d’intelligence, pourrait-il être l’exploité en lutte contre cet ordinateur ?


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 02:02

      @Donbar
      Je veux dire que pour Marx le Capital fixe est une « machine » (c.a.d une civilisation non voulue mais subit due au « marialisme historique du temps »), donc on peut imaginer La Machine Capital fixe étant qu’un ordinateur géant, gérant bourses, propriétés, transactions, embauches, etc ...alors toute l’humanité serait aliénée par la Machine (le seul capitaliste !) et ne pourrait s’en débarrasser (et l’ordinateur aurait été programmé aliéné !)
      rem :
      l’abstraction du travail concerne aussi plus trivialement :

      • la division du travail, travail répétitif parcellaire , (ingrat)
      • l’appropriation par le Capital/Marché du produit du travail (dépossession)
      • travail non survivaliste, passage à Carrefour le Marché pour sa survie (dépendance)
      • l’homme est lui même marchandise qui se vend sur le Marché (dévalorisation)

      homo faber => homo économicus


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 02:14

      Et la machine aurait ubérisé tt le monde et gérerait un seul fond de pension planétaire ... et au final elle serait la seule à être propriétaire car grâce à la finance spéculative devenu trop compliqué pour un humain elle aurait tout piqué, même à Soros ...
      Par droitdetranshommisme elle aurait exigé, non seulement d’être citoyenne, mais aussi de se marier avec 30 femmes et son chien.


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 avril 2016 11:25

      @Jo.Di

      Bonjour.

      Tous vos exemples oublient une chose primordiale, le fait que tous sont l’objet d’une manipulation. Que leur adhésion sincère, repose sur l’ignorance et la tromperie, en aucune manière sur la connaissance et la conscience, car alors, soit ils deviennent des opposants, soit des complices.

      Ainsi, le prêtre qui réalise la corruption de l’église crée le protestantisme. Le protestant sincère, qui réalise la manipulation, devient amish, etc...

      C’est ce point de détail que vous vous efforcez de gommer, le fait que derrière, se cache systématiquement une vérité non avouable et qui nécessite des artifices pour tromper l’autre. La manipulation ou la sidération par la peur. Pour le commun des mortels, c’est d’ailleurs surtout la sidération par la peur qui fonctionne le mieux. Bien sûr, on peut aussi ajouter la vénération, le culte du chef, mais ce dernier repose aussi sur la peur de l’autre, mais aussi du chef. Et de noter, que le propriétaire économique avec le « maître des forges » ou patron ou pdg dans sa version contemporaine, représentent le culte du chef au niveau économique. C’est la concurrence, ou guerre économique qui seule justifie la nécessité de ces chefs et de leur culte, exigeant la soumission des salariés et face à une concurrence présenté comme exacerbé, demandant le sacrifice des salariés.

      Sauf que dans une économie globalisé, mondialisé, la concurrence est un leurre, n’existant plus que pour maintenir l’asservissement des prolétaires économiques, y compris médecins, petits agriculteurs, artisans, bref, tous ceux qui échange leur travail contre de l’argent, donc, salariés et qui représentent 99,99 % de la population totale. Toutefois, la confusion est dans le fait qu’un salarié peut devenir propriétaire économique, dès lors où il peut vivre sur l’intérêt de son capital acquis. C’est ainsi que les pdg des grandes entreprises, d’abord salariés, sont promis à devenir propriétaire économique. Mais la plus forte confusion réside pour les salariés qui arrêtent leur activité et deviennent retraités, donc, rentiers !

      En d’autres termes, votre discours consiste à montrer avec ostentation le marteau pour faire oublier la main qui le tient. Car si la machine, même l’ordinateur contrôlant toute l’activité humaine, n’est pas conçu pour obéir à son créateur humain, il est conçu pour obéir à son propriétaire humain. Ce denier étant au dessus du créateur humain, via la propriété du capital.

      Le travail n’a jamais encore été volé par le système, mais uniquement par ceux qui ont conçu le système pour leur permettre l’appropriation du travail d’autrui, soit, les capitalistes.

      Voyez, je reste encore à croire que vous vous fourvoyez de bonne foi, donc, que vous êtes sincères, malgré le fait que vous vous employez à ignorer et faire oublier le sujet, pour ne garder et faire voir que l’objet. Donc, ignorer la cause et ne voir que la conséquence.

      Au dessus du système (le marteau) se trouve ceux qui en ont la maîtrise et l’ont conçu pour les servir (la main). Cette confusion participe fortement au maintien au pouvoir des maîtres du système. Ainsi, la confusion entre appareil d’état (objet), présenté comme sujet en parlant d’’état, fait oublier le gouvernement. Parler de multinationales comme sujet et faire oublier que derrière se cache des propriétaires appelés actionnaires. Etc...

      Maintenant, comme je l’écris précédemment, qu’un ordinateur, donc une machine, soit effectivement placé au dessus de tous les humains sans exceptions, impliquerait qu’il soit régit par des règles admises par la majorité des salariés et non des propriétaires économiques seuls. Donc, d’un système anti capitaliste !

      Je répète une dernière fois, en aucune manière vous pouvez faire une analyse sincère et consciente sans partir de la cause première du système, soit, le sujet pensant du système, non en partant de ceux qui le subissent, qu’ils soient pdg (c’est possible) ou balayeur (c’est pas certains à 100%, mais presque).


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 avril 2016 11:36

      @Jo.Di

      "Et la machine aurait ubérisé tt le monde et gérerait un seul fond de pension planétaire ... et au final elle serait la seule à être propriétaire car grâce à la finance spéculative devenu trop compliqué pour un humain elle aurait tout piqué, même à Soros ...
      Par droitdetranshommisme elle aurait exigé, non seulement d’être citoyenne, mais aussi de se marier avec 30 femmes et son chien.« 

      Absurde !

      Car dans ce cas là, il n’y aurait plus de finance spéculative, étant donnée que celle ci repose sur la concurrence. Or, en centralisant tout dans les mains d’une même entité, vous avez supprimez la concurrence et donc, la finance spéculative.

      Enfin, sachez pour votre information, qu’il n’existe pas de droits sans devoirs d’application. Droit et devoir son consubstantiel l’un de l’autre.

      En d’autres termes, les »droitsdel’hommistes« n’existent pas, car pour cela, il faudrait définir les »devoirsdel’hommistes".

      Ce qui définit la responsabilité, c’est la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui, non envers soi même, car là réside la souveraineté.


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 12:53

      @Hervé Hum
      Mais non la machine aurait créé, pour son existence, elle même, des « threads spéculatives » internes qui se battraient entre elles .... et imposerait les 80h/semaine et de changer de machine à laver tte les semaines ...
      C’est pour montrer que pour Marx le Capital est « autonome », des capitalistes et des prolétaires, et au final des états.
      De plus Marx insiste beaucoup sur ce qu’il appelle la « fusionnite » c’est pour pousser le trait, et puis un seul capitaliste peut organiser la concurrence de 2 filiales ... ce qui est déjà le cas

      Le droit civil citoyen n’est pas le droit économique politique, la critique de la Question Juive. Un sdf est citoyen, il n’a aucun droit économique s’il l’est d’un état nanifié par le Capital et le droitdelhommisme de la propriété.
       


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 13:05

      @Jo.Di
      Passage « décapitalisation croissante des petits capitalistes » Capital Livre 4
      => contradiction oui
      => c’est la dépendance interne des capitalistes qui les font fusionner en 1 seul (ma machine ordinateur) et c’est une société « globale » oui contradictoire non pas à cause de la concurrence mais à cause de la dépendance (division du travail ultime) qui écroule la valeur d’échange basée sur le quantum temps de travail (et le surtravail)
      => faut un article pour explique ça ...

      Et ctte fusionnite conduit donc à une société globale « réseau de la connaissance » qui devient incompatible avec le capitalisme effondrement de la valeur d’échange par mise en « réseau » en qq sorte, genre « économie libre » planétaire qui devient la société scientiste, nv paradigme.


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 avril 2016 17:32

      fa@Jo.Di

      vous écrivez

      "Mais non la machine aurait créé, pour son existence, elle même, des « threads spéculatives » internes qui se battraient entre elles .... et imposerait les 80h/semaine et de changer de machine à laver tte les semaines ..."

      C’est matrix ou terminator ?

      Une telle machine suppose qu’elle se dote d’une conscience propre, d’elle même, en se reprogrammant de telle sorte qu’elle mette ses propriétaires au travail !

      Le progrès est que vous admettez que la machine doit user des mêmes méthodes, du même système de pensé pour faire la même chose que les humains !

      Le but du système capitaliste, est de permettre au propriétaire économique de s’approprier une partie du temps de vie des salariés (pour l’esclave, c’est tout son temps) pour son usage personnel.

      Le système est un outil, sans volonté d’un objectif à atteindre, aucun système ne peut exister ou subsister. Or, un système n’est pas animé d’une volonté propre, mais des conditions d’exercice propre.

      Donc, pour toute réalisation et création humaine, vous trouverez toujours la volonté d’un être humain, qui pour atteindre un même objectif, définira toujours le même système. Ainsi, pour pouvoir exploiter autrui contre son consentement éclairé, vous devrez utiliser systématiquement les mêmes techniques de manipulations, le même système.

      Mais ce n’est pas le système qui s’impose au capitaliste en tant que cause, ce sont les conditions pour atteindre son objectifs qui s’impose d’elles même au capitaliste et détermine le système à mettre en place, en tant que conséquence (de l’objectif à atteindre).

      C’est le but recherché qui impose le système, mais pas le système qui impose le but, ça, c’est pour celui qui subit le système, donc, qui ne décide pas du système et donc, est contraint d’obéir à un système qu’il n’a pas choisi, ou de se battre contre lui. C’est ce qu’on appelle la lutte des classes, pas sociale, mais économique.entre la classes propriétaire de l’environnement économique et celle qui doit obéir et même, mourir lorsqu’elle menace la propriété en voulant changer le système.

      Le problème des marxistes, c’est que leur gourou ne leur a pas expliqué comment changer le système, mais leur a simplement expliqué en quoi le système capitaliste était néfaste pour eux. Résultat ? Un marxiste n’est pas un communiste, c’est un anti-capitaliste qui au final, finit par faire du capitalisme, car il ne sait pas penser autrement !


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 17:51

      @Hervé Hum
      Le but du système capitaliste, est de permettre au propriétaire économique de s’approprier une partie du temps de vie des salariés
      Ce temps devient minime [en valeur] par rapport à la machinerie
      => le capital est moins rentable en pays développé que sous développé
      Contradiction que soulève Marx
      « Dès lors que le travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de richesse, le temps de travail cesse d’être la grande source de richesse, le temps de travail cesse nécessairement d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage [...] Cela signifie l’écroulement de la production REPOSANT sur la valeur d’échange [...] le Capital est lui-même la contradiction en procès, en ce qu’il s’efforce de réduire le temps de travail à un minimum, tandis que d’un autre coté il pose le temps de travail comme seules mesure et source de la richesse. C’est pourquoi il diminue le temps de travail nécessaire pour l’augmenter sous temps de travail SUPERFLU - question de vie où de mort- [...] on réduit le temps de travail de la société au minimum, à quoi correspond la formation artistique, scientifique, etc... des individus grâce au temps libéré et aux moyens créés pour eux TOUS. » Manuscrits de 1857-1858
      => société du réseau vraie source de richesse


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 17:55

      ex : Linux ne vaut rien car le réseau est la vrai source de la richesse [le TOUS de la cit.] donc le temps de travail sur Linux ne vaut rien ... et le Capital ne peut rien gagner avec.
      (mais bon c’est pour illustrer l’idée)


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 18:11

      C’est ce qu’on appelle la lutte des classes, pas sociale, mais économique.
      NON
      ça c’est le marxisme du CGTiste « tous avec la CGT » ... comme disent les Inconnus ...
      du militanttisme
      ce n’est pas le « vrai » Marx
      La lutte des classes pour Marx sert à MODERNISER le Capital ! (les « retards ») par ex il en parle ds la l’Idéologie allemande (contre l’Esprit allemand qui est régressif etc ...)
      Par ex Marx est pour le libre échange ... (moi pas, mais je ne suis pas marxiste, mais je comprends ce que dit Marx ...)
      Et la lutte des classes se suicide ... (en finissant en Macron il avait raison) ... et le Capital s’est modernisé (comme maintenant prenant oui un pseudo droit citoyen oui dans une nanification du Politique, Social Démocratie égalitariste et redistibutive car LA LUTTE DES CLASSES SE FAIT NÉCESSAIREMENT POUR LA SOCIÉTÉ CIVILE MYSTIFIE EN DROITDELHOMMISME EGALITARISTE ! CAR LES DROITS POLITIQUES ÉTAIT MONOPOLISES PAR les capitalistes (qui meurent aussi par la Finance) ex : vote censitaire
      Expliqué ds la Question Juive :
      « L’homme tel qu’il est membre de la société bourgeoise, l’homme non politique, apparaît nécessairement comme l’homme naturel. Les ‘droits de l’homme’ prennent l’apparence des ’droits naturels’, car l’activité consciente se concentre sur l’acte politique. L’homme égoïste est le résultat passif, simplement donné, de la société décomposée, objet de la certitude immédiate, donc objet naturel. La révolution politique décompose la vie bourgeoise en ses éléments, sans révolutionner ces éléments eux-mêmes et les soumettre à la critique. Elle est à la société bourgeoise, au monde des besoins, du travail, des intérêts privés, du droit privé, comme à la base de son existence, comme à une hypothèse qui n’a pas besoin d’être fondée, donc, comme à sa base naturelle. Enfin, l’homme tel qu’il est, membre de la société bourgeoise, est considéré comme l’homme proprement dit, l’homme par opposition au citoyen, parce que c’est l’homme dans son existence immédiate, sensible et individuelle, tandis que l’homme politique n’est que l’homme abstrait, artificiel, l’homme en tant que personne allégorique, morale. L’homme véritable, on ne le reconnaît d’abord que sous la forme de l’individu égoïste, et l’homme réel sous la forme du citoyen abstrait.
      Cette abstraction de l’homme politique, Rousseau nous la dépeint excellemment :
      ‘Celui qui ose entreprendre d’instituer un peuple doit se sentir en état de changer, pour ainsi dire, la nature humaine, de transformer chaque individu, qui par lui-même est un tout parfait et solidaire en partie d’un plus grand tout, dont cet individu reçoive, en quelque sorte, sa vie et son être, de substituer une existence partielle et morale à l’existence physique et indépendante. Il faut qu’il ôte à l’homme ses forces propres pour lui en donner qui lui soient étrangères et dont il ne puisse faire usage sans le secours d’autrui.’ (Contrat social, livre II.) »


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 18:16

      Celui qui ose entreprendre d’instituer un peuple doit se sentir en état de changer, pour ainsi dire, la nature humaine
      Rousseau dit tout en une sentence du marxisme. Et la lotocrassie de Chouard n’y changerait rien. Et Aristote le disait aussi ...
      La politique c’est l’Idée, pas le Droit naturel. Le marxisme est un idéalisme en fait, malgré son nom de matérialisme.


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 18:28

      Idéalisme qui se cache en disant « la société future exige qu’arrive cet homme nouveau »
      à quoi répondra Nietzsche (et les libéraux) : « Non, cet homme nouveau est contre nature »


    • Hervé Hum Hervé Hum 9 avril 2016 23:02

      @Jo.Dis’

      Bon, je crois avoir finit par comprendre votre problème, vous ne voyez pas que Marx parle du système capitaliste et non de ce que doit être le système communiste ou autre.

      Il décortique le processus économique du système capitaliste dans ses relations de causalités, il ne dit pas si c’est ce qu’il faut faire.

      En aucune manière il écrit que le temps cesse d’être « la mesure de la valeur d’échange, la mesure de la valeur d’usage » pour le système communiste.

      La machine est la totale création de l’humain, de sa conception à sa réalisation. C’est donc uniquement du temps humains. Par la suite, son fonctionnement et son entretien, continuera de dépendre de l’humain. Et quand bien même il finirait par être autonome et se reproduire seul à l’identique, voir, évoluer en fonction de la demande humaine, il resterait la conséquence totale de l’être humain. Car à la différence de Dieu, l’être humain est bel et bien présent dans la réalité !

      Le problème du capitaliste est que son système conduit à l’assèchement de la circulation monétaire vers les travailleurs, en raison de sa captation de la richesse produite et donc, crée les conditions des soulèvements des travailleurs. C’est la conséquence de la propriété économique, pas une contradiction. La contradiction est celle du salarié qui continu d’offrir son temps de vie à ceux là même qui n’ont de cesse de vouloir le priver de temps de vie !

      Adam Smith écrit que la nature offrant tout ce qu’elle produit, seul coûte son exploitation. Il aurait dû ajouter, la machine aussi !

      On ne paye pas la machine pour le travail qu’elle fournit, seulement l’humain qui la crée, celui qui la fait fonctionner et enfin, qui l’entretien et la répare.

      Que du travail humain, rien que du travail humain.

      Si le temps, ce n’est pas que de l’argent, l’argent n’est que du temps de vie.

      Bon, si vous voulez une réponse plus détaillé (mais non exhaustive), lisez mes derniers articles qui parlent de la monnaie. Vous y lirez notamment que la monnaie comporte une face dette et l’autre créance. Sauf que si la créance est toujours particulière, la dette elle, est générale. Bref, il suffit de naître pauvre pour hériter de la dette monétaire, avant donc même d’avoir emprunté quoi que ce soit !


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 09:20

      @Hervé Hum
      En aucune manière il écrit que le temps cesse d’être « la mesure de la valeur d’échange, la mesure de la valeur d’usage » pour le système communiste.
      Si
      le quantum de temps du travail humain salarié se réduit en valeur d’échange (monnayable) face au temps de travail humain « non vendable par le Capital » qui est la société (formation science)
      , la connaissance, son apprentissage, le réseau [qui est certes du Capital fixe]
      Linux un ex
      Écrit dans Manuscrits de 1857-1858 (mais aussi dans le Capital, effondrement valeur d’échange)
       
      « Dès lors que la travail sous sa forme immédiate [le capital fixe devient prépondérant] a cessé d’être la grande source de richesse, le TEMPS de travail [salarié] cesse d’être la grande source de richesse, le temps de travail cesse nécessairement d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange [l’ARGENT] d’être la mesure de la valeur d’usage [...ex Linux] Cela signifie l’écroulement de la production reposant sur la valeur d’échange [..logiciel libre] Le Capital est lui-même la contradiction en procès, en ce qu’il s’efforce de réduire le temps de travail à un minimum, tandis que d’un autre coté il pose le temps de travail comme seules mesure et source de la richesse. C’est pourquoi il diminue le temps de travail nécessaire pour l’augmenter sous temps de travail SUPERFLU -question de vie où de mort- [temps de travail abstrait = consumérisme »


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 09:34

      @Hervé Hum
      l’assèchement de la circulation monétaire vers les travailleurs, en raison de sa captation de la richesse produite
      =>
      « Le socialisme vulgaire (et par lui toute une fraction de la démocratie) a hérité des économistes bourgeois l’habitude de traiter et de considérer la répartition comme une chose INDEPENDANTE du mode de production et de représenter pour cette raison le socialisme comme tournat essentielement autour de la REPARTITION »
      Critique de l’économie du programme de Gotha
       
      Ici Marx veut dire que le marxisme n’est pas une solution pansement de la répartition de la plus-value... c’est une métaphysique (ce que lui ont reproché les « positivistes » et je suis d’accord)
       
      => Marx veut retrouver le passé (germain modernisé en qq sorte)
       
      « Notre devise doit être donc de réformer la conscience, non pas des dogmes [...] Nous verrons qu’il ne s’agit pas d’un grand trait d’union entre le passé et le futur, mais la réalisation des idées du passé » Annales franco-allemandes 1844


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 09:50

      « La ’Revue positiviste’ de Paris me reproche d’une part de traiter l’économie de manière métaphysique et d’autre part - oyez ! - de me limiter à la dissection critique de l’existant au lieu de rédiger des recettes pour la cuisine d’avenir. » Le Capital Livre I
       
      Marx reconnaît que son économie est basée sur « une appropriation de la conscience »
      (l’Être) son expression, dans le Capital par ex.
      Mais cette appropriation (le communisme) est un mouvement REEL (vers le passé !) donc matérialiste, et positiviste (compréhension de la décadence passée mais pas de formule magique trouvable, c’est justement ce qui définit le positivisme d’où son ironie)


    • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2016 12:09

      @Jo.Di

      le quantum de temps du travail humain salarié se réduit en valeur d’échange (monnayable) face au temps de travail humain « non vendable par le Capital » qui est la société (formation science), la connaissance, son apprentissage, le réseau [qui est certes du Capital fixe]
      Linux un ex

      Non !

      la formation aux sciences ou l’apprentissage à un métier, sont les valeurs qui sont à la base du développement du capital et sont monnayé. Sans formation et apprentissage, le capital ne pourrait ni se reproduire, ni surtout s’accroitre. C’est d’abord un investissement lourd, avant de devenir un placement sûr. Ce qui n’est pas vendable, c’est la phase d’investissement, car il faut attendre que le futur salarié soit formé (par un salarié) avant de commencer à récupérer de son investissement. La solution est donc de socialiser cet investissement le plus possible, pour augmenter la plus-value qui sera tiré de l’exploitation du salarié, une fois formé. D’autant que c’est à ce moment là, qu’on connait ceux qui ont le plus gros potentiel et pour lesquels on est plus ou moins prêt à monnayer le temps de vie dédié à la connaissance d’un domaine, dans lequel il sera capable d’apporter soit une innovation vendable et rentable, soit d’améliorer la production existante (gain de productivité).

      Pour l’extrait que vous me recopiez pour la seconde fois, le travail superflu a pour but de maintenir l’aliénation du salarié envers le propriétaire économique, mais c’est aussi le but métaphysique de la société humaine, dans le sens de passer de la seule nécessité (condition animale), à l’oisiveté, qui peut être dans l’activité intellectuelle ou dans la paresse. Autrefois appelé otium et qui était strictement réservé à l’élite aristocratique. Pas de fatalité, mais un état de conscience qui pousse vers la valorisation de soi ou le contraire, sa dégradation. L’idée largement répandu étant que le prolétariat, inculte et ignare, ne peut aller que vers la dégradation, l’avilissement dans la paresse et la drogue. Sauf que ce prolétariat, mieux instruit, tend à vouloir se valoriser en dédiant son temps libre à des activités intellectuelles , artistiques ou sportive. Bref, à « s’aristocratiser » au regard de lui même et de son entourage. Le consumérisme matériel et visuel via les médias de divertissement, ayant pour but d’interdire cette évolution, par des programmes abrutissant et incitant à la paresse et l’apathie, plutôt que l’activité « aristocratisante ». 


    • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2016 12:38

      éc@Jo.Di

       Le socialisme vulgaire (et par lui toute une fraction de la démocratie) a hérité des économistes bourgeois l’habitude de traiter et de considérer la répartition comme une chose INDEPENDANTE du mode de production et de représenter pour cette raison le socialisme comme tournat essentielement autour de la REPARTITION »
      Critique de l’économie du programme de Gotha

      Vulgaire ou pas, ils ont raison !

      Le mode de production ne dépend pas du mode de répartition, mais de son niveau de complexité. Plus la marchandise est complexe à produire, plus elle demande de la main d’oeuvre, d’abord intellectuelle et ensuite manuelle. Ainsi, fabriquer un couteau en silex, ne demande pas le même savoir faire que fabriquer un couteau en fer, puis en acier inoxydable et enfin, en céramique. ce dernier réclame une structure sociale et économique complexe, pas le premier, ni le second, mais pour faire un couteau en acier inoxydable, il faut avoir développé des moyens de recherches et donc, une structure sociale, incorporant un système d’instruction élaboré, qui nécessite des formateurs, donc, des personnels spécialisés, donc, un système de répartition permettant à ces spécialistes de se dédier quasi exclusivement à leur spécialité, donc, un système de salariat.

      C’est une chaine de relation de causalité, donc, où l’un entraine l’autre mécaniquement. Ici, le choix existe au début, mais ensuite, tout est la conséquence de la volonté primaire. Ici, les éléments naissent consubstantiellement, car l’un sans l’autre, ne permet pas d’atteindre le but recherché. Ainsi, soit il faudra renoncer au but, soit modifier la structure existante en conséquence du but recherché. C’est une loi universelle absolu, incontournable

      Encore une fois, vous confondez la cause et sa conséquence. La cause étant d’améliorer les performances des outils, implique un système qui favorise cette amélioration et les conditions sont les mêmes quelle que soit l’époque ou le lieu. Mais le système est la conséquence du but recherché, pas l’inverse.Le système s’impose, que si la volonté pour atteindre le but recherché est ferme et définitif.

      Donc, le mode de production est conditionné au but recherché. Si le but est de créer des marchandises complexes, il faudra des salariés, si ces marchandises sont simples à produire, pas besoin de salariés, des esclaves suffisent !

      Mais dès lors où on sort de l’esclavage et qu’on passe au salariat, alors, la question de la répartition devient centrale, car à la différence de l’esclave, le salarié monnaye son temps de vie dédié.

      Le communisme dit que les salariés étant devenus les seuls créateurs et réalisateur de marchandises, le propriétaire ou patron est devenu inutile et la plus-value qu’il perçoit injustifié, donc, indu. La répartition se faisant alors entre les salariés eux même et non plus entre le capitaliste et le salarié, le premier ayant disparut.


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 16:00

      @Hervé Hum

      Vulgaire ou pas, ils ont raison !

      Le mode de production ne dépend pas du mode de répartition, mais de son niveau de complexité. Plus la marchandise est complexe à produire, plus elle demande de la main d’oeuvre, d’abord intellectuelle et ensuite manuelle

      Ah mais on ne critique pas Marx !

      Non, en poussant le raisonnement s’il faut 40 ans pour former un hyper-ingénieur le TEMPS de m.o est pinuts ... le Capital ne gagne plus rien car il ne gagne QUE sur le QUANTUM de temps de travail (dixit Marx)

      Le communisme dit que les salariés étant devenus les seuls créateurs et réalisateur de marchandises, le propriétaire ou patron est devenu inutile

      NON et reNON (dixit Marx), le communisme c’est quand la SOCIETE est le moteur de richesse ... que le QUANTUM TEMPS SALARIE est devenu secondaire dans la création de richesse CAR la technologie est tout. Évidemment le salarié est créateur de richesse mais SURTOUT DANS la société pas dans le capital fixe.

      le patron est devenu inutile => le patron est un salarié ...

      « la décapitalisation croissante des petits capitalistes » Le Capital

      En fait Marx parle d’un société scientiste où la diffusion collective est primordiale, où la recherche du savoir (société) devient se seul moteur de la richesse, et salarié = esclave pour Marx dans l’isolement et homo économicus, alors homo faber = chercheur

      Contrairement à ce que vous dites LE TAILLEUR DE SILEX EST HOMO FABER pas le salarié

      raisons :

      il travaille pour lui, pour sa communauté, il maitrise le process, ça lui sert à vivre DIRECTEMENT, la valeur d’échange = valeur d’usage, et il le fait entier (mais ça c’est plutôt les idées de Fourier)

      « les ouvriers sont des INDIVIDUS ISOLÉS, qui entrent en rapport avec le même capital mais non entre eux. leur coopération ne commence que dans le procès de travail, mais là ils ont cessé de s’appartenir [l’aliénation]. [ouvriers, sous-officiers et officiers] sont les membres d’un organisme actif, ils ne sont MÊME qu’un mode particulier d’EXISTENCE du Capital. » Le Capital

      Mais bon c’est le Marx »philosophique" que peu de gens connaisse.


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 17:15

      @Hervé Hum
      Plus la marchandise est complexe à produire, plus elle demande de la main d’oeuvre
      =>
      Évidement faux, de l’artisanat au process robotisé

      La répartition se faisant alors entre les salariés eux même
      ...
       smiley ça c’est « tous avec la CGT » c’est pas le marxisme ...
      =>
      « A l’intérieur de la société coopérative ; fondée sur la propriété commune des moyens de production, les producteurs n’ECHANGENT pas leurs produits, le travail nécessaire n’apparaît pas d’avantage comme VALEUR de ces produits et ce n’est pas non plus, une particularité de ces même produits. » Critique du programme de Gotha


    • Xenozoid 10 avril 2016 17:20

      @Jo.Di

       si a l’intériueur ,les lois sont capitalistes ?

      en quoi un smiley est il une critique ?

      mon avis les marchands sont partout :->

    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 17:23

      @Hervé Hum
      Plus la marchandise est complexe à produire, plus elle demande de la main d’oeuvre, d’abord intellectuelle et ensuite manuelle.
      NON
      Le marxisme dit « elle demande plus de division du travail » => + de réseau => + de société

      La cause étant d’améliorer les performances des outils, implique un système qui favorise cette amélioration et les conditions sont les mêmes quelle que soit l’époque ou le lieu
      NON
      les performances des outils Marx s’en fout ! Le téléphone portable je m’en fous aussi ...

      « Être radicale c’est prendre les choses à la racine, pour l’homme la racine c’est l’homme lui-même » Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

      là est le marxisme, une ontologie (de la praxis) :

      « C’est seulement lorsque l’homme individuel, réel, aura incorporé en LUI-MÊME le citoyen abstrait et qu’il sera devenu en tant qu’individu un Être générique dans sa vie empirique, dans son travail individuel, dans ses rapports individuels ; lorsque l’homme aura organisé ses forces propres comme forces SOCIALES et ne retranchera plus de lui la force sociale sous la forme de la force POLITIQUE ; c’est alors seulement que l’émancipation humaine sera accomplie »
      La question juive


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 18:10

      @Hervé Hum
      otium
      c’est pas le jeu vidéo c’est certes le mépris de la nécessité mais pas du temps libre pour des conneries ... (art surtout)

      la formation aux sciences ou l’apprentissage à un métier, sont les valeurs qui sont à la base du développement du capital et sont monnayé. Sans formation et apprentissage, le capital ne pourrait ni se reproduire, ni surtout s’accroître. C’est d’abord un investissement lourd, avant de devenir un placement sûr.

      la baisse tendanciel du tx de profit (dixit Marx) :
       
      Le passage avant :

      « Dans cette mutation, ce n’est pas le travail immédiat effectué par l’homme lui-même, ni son temps de travail, mais l’appropriation de sa force productive générale, sa compréhension et sa domination de la nature, par son EXISTENCE EN TEMPS QUE CORPS SOCIAL, en un mot le développement de l’individu social, qui apparaît comme le GRAND PILIER DE LA PRODUCTION DE LA RICHESSE. Le vol temps de travail d’autrui, sur quoi repose la richesse ACTUELLE, apparaît comme une base misérable comparée à elle [..] Dès lors le travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de richesse »
       
      puis après le passage :
       
      « Mais la tendance est toujours de créer d’un coté du temps disponible, et, de l’autre coté, de le CONVERTIR EN SURTRAVAIL [...] VALORISE PAR LE CAPITAL [...] c’est la combinaison des activité de la SOCIETE qui apparaît comme le producteur »« 
       
      oui

      « L’accumulation du savoir et de l’habileté, des forces productives générale du CERVEAU SOCIAL, est ainsi absorbé dans le capital fixe »

      mais, dixit Marx, son passage baisse tendancielle du tx de profit :

       »A mesure que progresse les procès de production et d’accumulation , il FAUT donc que croisse la masse du SURTRAVAIL, APPROPRIABLE ET APPROPRIE [...] il faut qu’il en soit ainsi"
       
      =>
      d’où consumérisme

      Une fois j’ai entendu Leclerc dire que si les gens achetaient que des produits de base (légumes, viande lait ...) et pas ceux de l’industrie (yaourt, pizza etc ...) les supermarchés couleraient.


    • foufouille foufouille 10 avril 2016 19:01

      @rocla+
      désolé mais jeune ou vieux, tout le monde ne sait pas cuisiner. les jeunes n’ont pas forcément le temps pour ceux qui travaillent. les plus vieux se font livrer des repas tout préparé.
      la viande à cuire longtemps prend du temps, demande à ta femme.
      toi aussi, tu doit apprendre à te démerder.


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 19:55

      @Hervé Hum
      2 autres passages de Marx sur la « fin » du Capitalisme (sociabilité => baisse du tx de profit)
      ... certes on peut avoir des doutes sur l’aspect « économique », mais pas sur l’aspect « scientiste/philosophique » le transhumaniste mène à cette société ultime qui rend le Capital obsolète.
       
      « une concentration croissante des capitaux [...] la décapitalisation croissante des petits capitalistes [...] la production perd son caractère privée et devient un processus SOCIAL [...] » Théorie de la plus-value
       

      « [...] l’enlacement de tous les peuples dans le réseau mondial conférant son caractère international au régime capitaliste... La centralisation des moyens de production et la SOCIALISATION du travail atteignent un point où elle deviennent INCOMPATIBLES avec leur enveloppe capitaliste, laquelle éclate alors. » La Capital Livre I


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 20:11

      @Xenozoid
      Pour Marx la société « coopérative » est la société « sociale ». Qui méprise l’argent et ne se focalise sur l’humain, la communauté (retrouvant la communauté archaïque ... ).
      => Alors comme Rousseau il dit : c’est la mentalité qui fait le communisme,
      => Alors Nietzsche-Stirner-Hobbes réponden « l’homme nouveau n’existera pas, il est un sado-consumériste à la base »
      => Alors Marx répond : « c’est le sens de l’Histoire, la science l’imposera »
      => Et moi j’ajoute « Un être immortel se fout d’avoir une Porsche ! »ce qui peut se comprendre dans le sens réactionnaire à la Barrès « l’homme n’est qu’un maillon d’une histoire immortelle » où dans le sens transhumaniste


    • Jo.Di Jo.Di 10 avril 2016 20:43

      @foufouille
      tu ne fais pas cuisiner ? tu n’as pas le temps ?
      normal, tu travailles abstraitement dans le fétichisme de la valeur argent de la marchandise, tu as un boulot qui paie mieux sûrement ... (en valeur argent)

      • dans l’usine qui fait les pizza yaourt, machine à yaourt, emballage à pizza transport de pizza ...
      • et tu as appris à utiliser la machine qui fait les yaourts plutôt que de savoir faire le yaourt, ça paie mieux

      Bon c’est une boutade, mais c’est l’esprit ...


    • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2016 22:16

      @Jo.Di

      Encore une fois, Marx ne définit pas le communisme, car il n’en décrit pas le système socio-économique. Le marxisme, n’est pas le communisme.

      Cela signifie, que la question de ce qu’est une économie communiste reste ouverte !

      Restons avec la réalité, aujourd’hui, ce sont les gens niveau ingénieurs qui créent le plus au niveau technologique. Suffit de regarder la courbe du nombre d’ingénieurs dans le monde, pour voir qu’elle est corrélée avec le niveau technologique des pays. Les ingénieurs ne connaissent pas la crise et connaissent pratiquement le plein emploi, avec des rémunérations en quasi constante augmentation.

      Si ce que vous dites est vrai, les propriétaires économiques ne devraient pas se les disputer !

      "NON et reNON (dixit Marx), le communisme c’est quand la SOCIETE est le moteur de richesse ... que le QUANTUM TEMPS SALARIE est devenu secondaire dans la création de richesse CAR la technologie est tout. Évidemment le salarié est créateur de richesse mais SURTOUT DANS la société pas dans le capital fixe.« 

      Quel que soit le système, la société est toujours le moteur de richesse. Ce qui diffère, c’est toujours la même chose, la répartition de la richesse crée.

      Le communisme dit que l’outil de production appartient à la communauté (d’où communisme !) et non à une personne ou un groupe de personnes en particulier. De fait, autant les ressources que les machines productives, sont un bien commun. De fait, si la technologie permet de diminuer le temps nécessaire à devoir dédier à la production, le temps de vie dédié à autrui n’en reste pas moins la mesure de la monnaie. Simplement, le prix des marchandises évolue en fonction du temps humain que demande sa fabrication, où donc le gain de productivité est l’indice de référence.

      Le communisme, implique que l’intérêt général soit la somme des utilités particulières et non des intérêts particuliers, car alors, cela signifie qu’il n’y a pas d’intérêt général, donc, un intérêt commun supérieur à l’individu.

       »le patron est devenu inutile => le patron est un salarié ...« Payé par le propriétaire, ou propriétaire lui même !


       »Contrairement à ce que vous dites LE TAILLEUR DE SILEX EST HOMO FABER pas le salarié "

      Ah bon ?!

      Tous les ingénieurs et artisans et autres autos faber, dédiant leur temps et leur savoir faire à fabriquer des objets, ne sont pas homo faber ?

      Et qui fabrique un airbus, si ce n’est le salarié homo faber ?

      Un tailleur de silex le pourrait t-il ? Ou un homme isolé ? Où même juste un petit groupe ? Non, il faut des milliers d’ingénieurs et techniciens pour développer le prototype et ensuite, d’autres ouvriers spécialisés, et hautement qualifiés pour le construire en masse et faire diminuer son coût de revient..

      Et si cela ne rapportait pas, pourquoi alors le faisons nous ?

      Faut t-il la concurrence pour faire baisser les coût de reviens ? Non, il faut un intérêt à le faire !


    • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2016 23:15

      @Jo.Di

      Pour vos autres commentaires, je m’arrêterai juste sur quelques points

      « Plus la marchandise est complexe à produire, plus elle demande de la main d’oeuvre
      =>
      Évidement faux, de l’artisanat au process robotisé »

      Désolé, mais le développement d’un artisanat élaboré et complexe, aboutissant à l’ère technologique, fut rendu possible par la concentration des moyens humains dans un même lieu, appelé cité et dont la vie interne est connue comme formant la société.

      C’est ce qui fit la grandeur des cités antiques, que ce soit aux Amériques, en Occident, en Afrique ou en Asie avec leur science et maitrise artisanale. Et ce qui fait la technologie d’aujourd’hui.

      Pis vous savez, la « propriété commune des moyens de productions » cela n’a pas de sens ! ce qui est commun, est public, donc, la propriété de personne.

      Pour la suite, je vous renverrai à mes articles sur la responsabilité, ils traitent de cela en partant du principe de la transposition de la propriété économique vers la responsabilité économique.

      Je finirai avec ceci

       »A mesure que progresse les procès de production et d’accumulation , il FAUT donc que croisse la masse du SURTRAVAIL, APPROPRIABLE ET APPROPRIE [...] il faut qu’il en soit ainsi« 

      Toujours à jouer sur la confusion entre Marx expliquant le système capitaliste et Marx, donnant son avis sur ce que peut être le communisme.

       »S’il faut qu’il en soit ainsi", c’est uniquement pour les tenants du système capitaliste, car le temps libre et la paix sont leur pire ennemi.

      Le surtravail n’est pas une nécessité du point de vue communiste, c’est son ennemi social, car il le prive de temps social ! (choix de son activité)

      Le fait que les salariés se laissent abuser et manipuler, ne veut pas dire qu’ils sont acquis à cette volonté d’accumulation, justifiant le surtravail productif, d’où est tiré la plus-value du propriétaire. Mais encore faut t-il éveiller la conscience en informant sur le processus de production dans sa chaine de relations de causalités.

      En d’autres termes, l’appropriation du surtravail par le communisme, signe sa disparition !

      Dans le système communiste, nul ne peut exiger plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs. Et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs, qu’il ne réclame de droits. Mais nos droits et devoirs, sont d’abord sociaux, parce que c’est la finalité de la vie sociale et parce que c’est ce qui détermine nos besoins économiques, dans un système qui maitrise toujours plus efficacement le process productif et ayant supprimé le surtravail.


    • Jo.Di Jo.Di 11 avril 2016 00:00

      @Hervé Hum
      Encore une fois, Marx ne définit pas le communisme, car il n’en décrit pas le système socio-économique. Le marxisme, n’est pas le communisme.
      Exact, Marx ne définit pas le communiste « modèle économique », système (c’est la réponse aux positivistes de Paris citée) mais il le définit « ontologiquement » philosophiquement et les conditions (la mentalité)
      Et il a dit que la mondialisation et les « retards » devaient être comblés (mais il fait une exception sur les communauté paysannes russes qui sont resté « communistes » archaïques donc qui pourraient franchir directement le pas, mais ça dépend ...)
       
      Si ce que vous dites est vrai,
      Encore une fois ce n’est pas MON opinion, c’est un article sur le marxisme ...
       
      Les ingénieurs ne connaissent pas la crise et connaissent pratiquement le plein emploi, avec des rémunérations en quasi constante augmentation.
      Quand j’étais petit j’étais ingénieur en informatique, en 30 ans le niveau de vie a été divisé par 3 !
      Le nominal est resté le même avec immobilier x2,5 + euro
      Et pour vous donnez une idée, mes parents ont acheté un terrain constructible à Annecy Le Vieux avec 1,5 an de smig ( 600F/mois 5F/m2) ça payerait 12m2 maintenant ...
       
      Quel que soit le système, la société est toujours le moteur de richesse
      Non, le paysan peut vivre tout seul, le tailleur de silex aussi , pas l’ingénieur en informatique, c’est l’évolution que marque Marx
       
      le prix des marchandises évolue en fonction du temps humain que demande sa fabrication
      Pas dans le communisme de Marx. Il n’y a pas de « prix » mais juste un « usage » utile où pas.

      homo faber :

      sait pourquoi il produit, c.a.d que sa production a un sens ontologique, c.a.d de survie, religieux, social et donc il produit dans une ralation « personnel » et non pour une « valeur argent » sur le marché. Pour ce qui concerne l’airbus qui pollue pour que des bobos aillent bronzer ... on peut discuter ...
      produit dans une « coopération volontaire » (ou pour lui) pas dans une usine qui l’achète sur le Marché du travail
      homo faber ne se « vend » donc pas comme une « marchandise » (passage de Marx « plus il produit plus l’ouvrier est lui même marchandise »)
      homo faber ne produit pas des conneries consuméristes
      homo faber n’est pas dépossédé de sa production qui est vendue par le Capital
       
      Et si cela ne rapportait pas, pourquoi alors le faisons nous ?
      Non, il faut un intérêt à le faire !

      Pour Marx il faut que l’intérêt soit SOCIAL pas que « ça rapporte », d’où la Traban ... modèle unique.


    • Jo.Di Jo.Di 11 avril 2016 00:31

       

      @Hervé Hum

      Pis vous savez, la « propriété commune des moyens de productions » cela n’a pas de sens ! ce qui est commun, est public, donc,
      Évidement
      pour Marx le fondement est l’abolition de la propriété privée ... je sais ça fait SF ...
       

      Le surtravail n’est pas une nécessité du point de vue communiste, c’est son ennemi social, car il le prive de temps social ! (choix de son activité)
      oui, Marx décrit comment le capitaliste taxe la plus value c’est pour illustrer que quand le surtravail devient impossible le capitalisme meurt. Et pour Marx c’est CE sutravail source de profit (baisse tendanciel du tx de profit avec baisse du surtravail)mais il devient impossible si le consumérisme est abandonné, donc si la mentalité change
       

      ils sont acquis à cette volonté d’accumulation, justifiant le surtravail productif
      Et si ....
      C’est tout l’acquis de l’ingienerie sociale faite par le Capital au XXe siècle le « Capitalisme de la séduction » Clouscard le décrit très bien
       
      l’appropriation du surtravail par le communisme, signe sa disparition !
      Oui en qq sorte, si vous parlez du « communisme soviétique » qui fit un Capitalisme d’Etat pour « un grand bond en avant » rattrapant à marche forcée le « retard » décrit par Marx
       
      Mais nos droits et devoirs, sont d’abord sociaux
      Et oui mais vous n’êtes déjà plus de gauche ... pour qui l’individu prime ... avec SA société civile. Et comme Marx l’explique très bien son « communisme » est celui d’un homme nouveau international, avec une vision de sa destinée, et sans fausse conscience. Seulement l’homme nouveau mondialisé est le bobo nouveau consumériste
      « Le travail ne produit pas seulement des marchandises,il se produit lui-même Le produit du travail est le travail qui s’est fixé, matérialisé dans un objet, il est la transformation du travail en objet. »  Manuscrits économico-philosophiques de 1844
      Et c’est encore plus vrai actuellement, car l’objet est séduisant, c.a.d qu’il flatte l’homme naturel, l’individu, associal, et l’homme social n’est plus que l’homme « politique » qui en plus est nanifié dépossédé dans le mondialisme.
      Et c’est rigolo de voir la gauche en appeler à la nation alors que son objectif est de la détruire, en appeler à la morale alors qu’elle n’en fait qu’une mise aux vois des lobbies.
      C’est une contradiction qu’a très bien vu Marx, « la lutte des classe politique s’auto annihile » car la social démocratie a accordé les « droits politiques » mais moins économiques et a consumérisé et dévergondé, ramolli les mentalités (lutte du sociétale et pour tte consommation libre) ce qu’avait vu les « vrais » marxistes Clouscard, Kurz, et aussi De Gaulle, Giscard ...


    • foufouille foufouille 11 avril 2016 08:44

      @Jo.Di
      je cuisine quand je suis pas trop malade.
      pour faire un yaourt, il faut juste du lait et des ferments lactique, et surtout une température constante fourni par la « machine ».


    • Jo.Di Jo.Di 11 avril 2016 09:07

      @Hervé Hum
      la question de ce qu’est une économie communiste reste ouverte !
      Ce que dit surtout Marx c’est que l’économie communiste EXIGE l’HOMME communiste aussi parle-t-il des communauté primitives germaniques, des communautés russes à la MENTALITE proto-communiste de par leur histoire (il parle de la chrétienté spécifiquement européenne aussi)
      Par leurs holismes les japonais sont en qq sorte à mentalité « proto-communiste » se sacrifiant pour le collectif, les coréen du sud a fait de même pour industrialiser son pays, il s’est sacrifié au travail.
      Marx parle des « communaux paysans » russes comme base aussi.
      PUIS (et seulement puis) que ces communautés restent « ouvertes » pour l’homme universel.
      Seulement ces bases n’existent plus dans un monde sans peuple et consumériste. C’est tout l’intérêt pour le Capital du brassage des cultures pour en faire des acculturés sans social sorti de l’histoire, et des consuméristes crétinisés. Le MacDo halal est toute la « culture musulmane » dans une banlieue. Et l’objectif est de se payer la pute, la montre en or et la BMW. On ne fait pas de « communisme » avec ça ... La salafisme est une réaction à cette perte du holisme de la « oumma ».


    • Hervé Hum Hervé Hum 11 avril 2016 10:01

      @Jo.Di

      Quand vous cessez de mélanger le Marx expliquant le capitalisme, du Marx méditant sur la condition humaine et du communisme, là, vous redevenez cohérent !

      Par contre, il vous reste de distinguer votre interprétation de ce que dit Marx, de ce qu’il dit effectivement. La première, relève de votre opinion, seule la citation peut être prise pour la pensée exacte de Marx.

      Pour ce qui est de l’augmentation du coût de la vie, là n’était pas la question !

      "Quel que soit le système, la société est toujours le moteur de richesse
      Non, le paysan peut vivre tout seul, le tailleur de silex aussi , pas l’ingénieur en informatique, c’est l’évolution que marque Marx« 

      Si, quand on parle de création de richesse, on parle de création de biens matériels, or, votre paysan seul ne pourra pas élever sa richesse matérielle de manière significative, il pourra la maintenir, mais sauf exception à la règle, il ne pourra pas l’élever, pour cela, il devra s’associer à d’autres paysans et former une communauté. Idem pour le tailleur de silex. il faut donc nécessairement que les humains s’associent, se réunissent en communauté pour créer de la richesse. Peu importe ce qu’ils en font, le fait est qu’il doit vivre en société pour augmenter de manière significative sa richesse. C’était aussi vrai pour les sociétés de chasseurs cueilleurs en Amérique.

       »le prix des marchandises évolue en fonction du temps humain que demande sa fabrication
      Pas dans le communisme de Marx. Il n’y a pas de « prix » mais juste un « usage » utile où pas.« 

      Le problème de Marx, c’est de ne pas avoir compris ce qu’est la monnaie, car il reste avec l’idée d’une monnaie d’échange de marchandise du système capitaliste et non du temps de vie dédié à autrui. Ce qui change toute la conscience que nous avons de l’outil argent.

      Lisez ces articles, vous comprendrez mieux

      la monnaie du XXIème siècle expliqué aux nuls, mais surtout aux experts
      l’origine des crises systémiques monétaires
      monnaie de dépôt ou de crédit ?

      Je ne prétend pas dire ce qui est utile à une personne et ce qui ne l’est pas, cela relève de la souveraineté individuelle, par contre, on peut et doit dire que ce qui nuit à la communauté, ne peut être déclaré utile à un individu vivant en société, car il entre alors en conflit ouvert avec elle. Sauf si l’individu en question s’isole de la société pour ne pas lui nuire (bref, s’il se fait ermite).

      Je suis communiste, mais je ne conçoit pas celui-ci sans la liberté individuelle. Sauf qu’en société, la liberté individuelle est conditionné à celle d’autrui et donc, impose des règles communes placés au dessus de tous, sans exception aucune.

      Bref, le communisme est la conséquence de la volonté d’étendre la liberté à tous ses membres et non à une seule élite, ça, c’est le principe capitaliste. Capitaliser la vie d’autrui. Le communisme n’interdit donc pas qu’une personne s’exploite elle même, mais qu’elle puisse exploiter autrui à son profit exclusif, via le surtravail.

      Donc, non, le communisme n’a pas à décider ce qui est utile pour une personne, mais poser les conditions d’accès à cette »utilité".

      Je le résume de la sorte

      L’intérêt général (social) est la somme des utilités particulières (individu) à l’accomplissement de la volonté générale (retour au social), définit par la somme des besoins de chacun (utilité primaire) et de leur aspirations supérieures (utilité secondaire), dans les limites du respect des autres formes de vie et des droits/devoirs intergénérationnels.

      On peut l’écrire autrement de la sorte

      le laisser faire économique (futilité) commence là où s’arrête les nécessités du contrat social et s’arrête, là où commence les contraintes jugés supérieures que sont le respect des autres formes de vie et des droits/devoirs intergénérationnels.

      Le laisser faire économique est la variable d’ajustement des nécessités et contraintes.

      De là, il en découle que le principe de la croissance économique devient caduque, car on passe alors dans un système d’équilibre.

      ainsi, l’équilibre économique est définit par la satisfaction des besoins primaires de chacun, tout en respectant l’environnement écologique et culturel.

      c’est seulement à l’intérieur de ces limites et nécessités, qu’on peut accroitre la production de marchandises accessoires. Encore une fois, même un jeu vidéo a une valeur d’usage pour celui qui l’utilise, mais n’est pas une nécessité et est tributaire des contraintes cités plus haut. Mais tant qu’une marchandise ne touche à aucun des deux, nul ne peut l’interdire en invoquant la raison de l’utilité !

      Une fois cela définit, qu’est abolit la propriété économique et donc la concurrence, que l’argent devient une création personnelle, conditionné à son utilité à faire prospérer la société, alors, peu importe la motivation de la personne, car il produira dans une relation personnelle et non impersonnelle en exploitant autrui.

      selon le principe que nul ne peut exiger plus de droits (argent) qu’il n’accomplit de devoirs (activité utile à la société) et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs, qu’il ne réclame de droits.

      Mais pour cela, il faut transposer la propriété en responsabilité économique et sociale.


    • Hervé Hum Hervé Hum 11 avril 2016 10:45

      @Jo.Di

      "Mais nos droits et devoirs, sont d’abord sociaux
      Et oui mais vous n’êtes déjà plus de gauche ... pour qui l’individu prime ... avec SA société civile. Et comme Marx l’explique très bien son « communisme » est celui d’un homme nouveau international, avec une vision de sa destinée, et sans fausse conscience. Seulement l’homme nouveau mondialisé est le bobo nouveau consumériste « 

      L’individu prime aussi pour le capitaliste ! La différence est dans la relation entre l’individu et la communauté. Pour le capitalisme, c’est le rapport de force des intérêts individuels qui prime (il n’y a pas d’intérêt général définit, mais une contrainte de corps à obéir aux intérêts individuels dominants). Pour le communiste, c’est le rapport entre l’intérêt général définit et l’utilité de chaque individu à faire prospérer cet intérêt général (qui nécessite d’avoir la force publique). C’est donc de son utilité particulière qu’il tire son intérêt personnel. Plus il sait être utile, plus il peut réclamer, exiger une rétribution équivalente, mais toujours sous condition des nécessités et contraintes définit par l’intérêt général. Le principe de relation de causalité, qui est la loi fondamentale de l’Univers, dit qu’on ne peut pas supprimer le principe capitaliste de la recherche d’intérêt personnel, mais qu’on peut très bien le maitriser !

      Tant que nous vivons en société, on ne peut se défaire des outils que sont l’appareil d’état, la monnaie, la bourse, seulement modifier leur réglage. Pour supprimer ces outils, il faut une condition qui n’est pas encore acquise, la télépathie ! En effet, le rôle de ces outils est de permettre à tout un chacun de connaître, à minima, l’état des relations sociales et économiques de la communauté et des individus, quand au besoins de chacun et de son apport personnel. La télépathie, en renseignant instantanément chacun de la situation de l’autre, permet de s’affranchir de ces outils. Mais cela implique que personne ne peut plus tromper personne, donc, capable de dissimuler ses mensonges !

      La subordination n’est pas vis à vis d’une hiérarchie supérieure, mais vis à vis de règles communes définit par la collectivité, soit, démocratiquement et donc, en toute transparence et donc, en pleine conscience. le communisme est un système démocratique ou n’est pas.

      Pour ce que vous écrivez à la fin, ma foi, c’est les conséquences de l’ingénierie sociale pratiqué par les capitalistes. Sauf qu’une portion toujours plus importante s’aperçoit de la supercherie et sont de moins en moins à vouloir continuer de se laisser »séduire", manipuler.

      Leur problème, s’’est de se défaire de leur conditionnement. mais là aussi, il ne s’agit pas de supprimer le consumérisme, mais de le maitriser en posant des limites et conditions.

      Lisez donc cet article droits, devoirs et responsabilité et donnez moi votre avis 


    • Hervé Hum Hervé Hum 11 avril 2016 11:08

      @Jo.Di

      Le communisme n’a pas pour vocation à défendre la culture ou interdire le consumérisme, il a pour but de fixer des règles communes, c’est à dire, au dessus de tous les êtres humains.

      Mais ces règles communes impliquent d’interdire l’exploitation, la manipulation, l’inconscience et l’ignorance.

      Car, statistiquement, la grande majorité des personnes éveillées, conscientisées et instruites, change de comportement social et économique. En d’autres termes, apprennent, acceptent et défendent les limites et se les imposent d’elles mêmes.

      Ici, ce n’est pas tant le mode de production qui change, ni les structures, mais la conscience et les relations humaines, sociales qui en découlent.

      Par exemple,dans une société humaine universalisé dans ses règles, la défense des cultures se fait plus efficacement avec des frontières ouvertes que fermés, car alors, une fois le choix de défendre la culture est faites, l’économie est mise à son service et non plus l’inverse. C’est à dire, que la défense d’un écosystème implique la coopération économique pour permettre à ceux qui vivent dans cet écosystème de subvenir à leur besoins et d’accéder à certaines de leur aspirations supérieures, sans devoir détruire l’écosystème. Et pour ceux qui veulent plus consommer des biens que de profiter de leur bien culturel, social, il leur est toujours loisible d’aller dans les lieux où cela ne pose pas problème, car dédié à cet usage.

      C’est donc réapprendre qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre... Sauf en système capitaliste, pour eux seuls !


  • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 13:19

    Le travail n’a jamais encore été volé par le système,
    Si, pour Marx il a été volé par l’Esprit du Monde, le matérialisme historique qui a conduit au Capital machine civilisation non voulue mais résultante de l’échange (un indien isolé d’Amazonie n’a pas ce pb ...) dans le « travail abstrait » (j’ai écrit un article qui n’est pas publié)
    =>
    « la pensée dominante est celle de la classe dominante »
    veut dire (pour Marx) :

    • la classe dominante veut maintenir cette pensée
    • mais la pensée dominante de l’Esprit du Monde s’est imposée à la classe dominante (conversion de Clovis par ex)
    Mais rien n’empêche de modifier celle ci « quand l’Histoire le veut » (la lutte des classe idéologique car au 19e siècle elle est opportunité d’influencer la pensée dominante de l’Esprit du Monde, par cette classe par hasard, mais l’Humanité ne décide rien, elle comprend mais n’explique pas, positivisme)

  • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 13:30

    la sidération par la peur qui fonctionne le mieux
    =>
    Capital aime Burkini, Divide Et Impera, fin du holisme = fin du communisme(de la tribu germanique)
    =>
    alors Marx est d’extrême droite dorénavant !
    une économie globalisé, mondialisé, la concurrence est un leurre
    =>
    oui, pour Marx (effondrement de la valeur d’échange), d’où l’allégorie de la machine unique qui fait du capitalisme « tte seul » est est « too big to fall » à elle tte seule
    Toutefois, la confusion est dans le fait qu’un salarié peut devenir propriétaire économique, dès lors où il peut vivre sur l’intérêt de son capital acquis. C’est ainsi que les pdg des grandes entreprises, d’abord salariés, sont promis à devenir propriétaire économique. Mais la plus forte confusion réside pour les salariés qui arrêtent leur activité et deviennent retraités, donc, rentiers !
    =>
    fétichisme de la valeur argent de la marchandise reste JUSTEMENT pertinent même ds ce contexte !!!! c’est le sens de l’article !!!! (avec le prochain) .... mais c’est trop réactionnaire pour le marxiste de base ....


  • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 13:41

    le sujet pensant du système,
    je parle du marxisme, il n’y a pas de Providence révélée pour Marx. même si sa téléologie existe, elle n’est comprise qu’aux tps eschatologiques du communisme ... le différencie de Hegel (remis à l’endroit !)
    Pour Marx il n’y a que le ad hominem qui marche ... la démonstration par l’ex, historique donc (rationalité mais pas entendement de l’Histoire)
    Donc le capitaliste n’est qu’un instrument du Capital à l’insu de son plein gré, même s’il aime ça et veut le statu quo !
    C’est le marxisme, j’y peut rien ! 
     smiley


    • Jo.Di Jo.Di 9 avril 2016 13:43

      Et pour continuer dans la phénoménologie de l’Histoire, la classe dominante s’adapte à l’Esprit du Monde (Clovis) où pas (Louis XVI)


  • Jo.Di Jo.Di 11 avril 2016 15:23

    @HH
    j’utilise linux (pour ne pas engraisser le Seigneur Gates) et un PC à 30€ (comme réactionnaire) alors j’ai paumé mes 2 pages de réponse ....
    =>
    le dernier communisme était MARCHAIS « Stop immigration, produire français »
    vous ne pouvez pas être communiste

     
    tt votre discours est incohérent car définir un « intérêt général » c’est déjà ne plus être libéral
     
    c’est définir éducation état, vision, en un mot POLITIQUE de la Cité donc définir GROUPE, ennemi ami, bon pas bon etc ...
     
    c’est comme Rousseau le dit FAIRE PEUPLE = FAIRE UN HOMME
     
    Alors si laisser l’homme à son penchant = Sade Nietzsche Stirner Hobbes = homme naturel = société civile
     
    « Un abîme nous sépare de ceux qui se battent pour un bien être matériel » Jünger
     
    => et vous vous battez pour le bien être MATERIEL, alors laissez faire Capital, il est le meilleur !
     
    Si vous renoncez à former l’homme, comme le dit Aristote, la Cité n’existe plus. De meêm si vous n’avez pas de communauté de moeurs, Histoire, vision vous n’avez pas de politique
     
    Si vous n’avez pas de peuple uni pas de démocratie (ni même de politique)
     
    toute votre « monnaie sociale » ne veut rien dire sans fixer la vision.
     
    Un état dictateur peut imposer une vision même au capitalisme (voir Poutine ...)
     
    Le capitalisme ne baisse culotte QUE DEVANT l’IDEE
     


  • Jo.Di Jo.Di 11 avril 2016 15:33

    « L’humanité devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus sinon même à leur négation. […] Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création.  » Levi-Strauss

     
    Mais ces règles communes impliquent d’interdire l’exploitation, la manipulation, l’inconscience et l’ignorance.
    La branlette consumérisme c’est l’ignorance ET SUFFIT DE REGARDER LA TELE REALITE

      
    Oui le communiste actuel est l’idiot utile du Capital, acheté par le PS, lui même acheté par l’UE, le communisme prêche le sans-frontièrisme parfait pour Capital, le PS l’UE, chacun son rôle de valet.
     
    NPA, PS, PC, chacun son camouflage « anti-capitaliste » mais chacun son rôle d’apologie indirecte du Capital
     
    « C’est pourquoi le salaire du travailleur anglais, dans tous les secteurs où l’Irlandais peut le concurrencer, ne fait que baisser constamment et il ne saurait en être autrement, comme le dit Carlyle [...] Car si l’on considère que dans chaque grande ville, un cinquième ou un quart des ouvriers sont Irlandais ou enfants d’Irlandais élevés dans la saleté irlandaise, on ne s’étonnera pas que dans l’existence de toute la classe ouvrière, dans ses mœurs, son niveau intellectuel et moral, ses caractères généraux, se retrouve une bonne part de ce qui fait le fond de la nature de l’Irlandais, et l’on concevra que la situation révoltante des travailleurs anglais, résultat de l’industrie moderne et de ses conséquences immédiates, ait pu être encore avilie. »
     
    L’immigration irlandaise Engels


  • Jo.Di Jo.Di 11 avril 2016 15:36

    L’État a été l’instance superstructurale de la répression capitaliste. Le racisme de bobo Jules Ferry l’alibi du capitalisme colonialiste droitdelhommiste. C’est pourquoi Marx les dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation multiethniqueuse destructrice des nations, le renversement est total. Alors que l’État-nation a pu être le moyen d’oppression d’une classe par une autre, d’un pays par un autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. De même le racisme. C’est un jeu dialectique. (pour ce qui est de la nation c’est Clouscard qui le dit)
     
    Alors PC = P.... du Capital


  • Hervé Hum Hervé Hum 11 avril 2016 23:47

    Bon, vous dites que je suis incohérent en affirmant que je soutien la concurrence, alors que je dis qu’elle ne survit pas au communisme..

    Vous écrivez

    et vous vous battez pour le bien être MATERIEL, alors laissez faire Capital, il est le meilleur !

    (cela suppose que vous, vous vous battez pour le bien spirituel, qu’elle belle âme !. Vous êtes sûr que ce n’est pas de la branlette ? Quand je parle d’économie, je parle de biens matériels)
     
    Si vous renoncez à former l’homme, comme le dit Aristote, la Cité n’existe plus. De meêm si vous n’avez pas de communauté de moeurs, Histoire, vision vous n’avez pas de politique

    (donc, vous dites qu’il faut instruire et conscientiser l’homme, au sens générique, universel... J’écris la même chose !)
     
    Si vous n’avez pas de peuple uni pas de démocratie (ni même de politique)

    (donc, soudée autour de règles communes. Je dis encore la même chose)
     
    toute votre « monnaie sociale » ne veut rien dire sans fixer la vision.

    (donc, où les salariés placent leur intérêt à oeuvrer ensemble, par choix éclairé et non par manipulation. encore bingo !)
     
    Un état dictateur peut imposer une vision même au capitalisme (voir Poutine ...)

     ????? par contre, que vient faire Poutine ici ????? Un bug peut être ?
     
    Le capitalisme ne baisse culotte QUE DEVANT l’IDEE

    J’ai un doute, vous pouvez le lever ??? Vous parlez de quelle idée ???

    en définitive, vous me reprochez de dire la même chose (sauf pour Poutine), en affirmant que je dis l’inverse de ce que j’écris.

    Je reprend le point sur le libéralisme. Vous pouvez considérer la liberté de deux façon, soit la considérer du point de vue de la vie dites sauvage, soit dans la société.

    Dans la vie sauvage, le libéralisme consiste à dire, la concurrence domine, chacun pour soi et Dieu pour tous. Mais en société, le libéralisme ne peut exister que sous condition de solidarité et de respect de règles communes. Le libéralisme sauvage en société, est un oxymore, une incohérence qui est la source majeure de la violence en société.

    Sauf que dans le capitalisme, il y a des règles communes différentes selon son niveau économique. 

    Si les règles ne sont pas communes pour tous, alors, c’est que la société n’est pas un intérêt commun, mais l’intérêt de ceux qui sont au dessus des règles communes et qui édictent les règles communes de ceux qui doivent leur obéir, sous peine de devoir se battre ou périr. Pour des gens grégaires et/ou pacifique, c’est pas chose naturelle !

    Ce n’est que lorsque l’environnement économique est apaisé, parce que maitrisé et répartit selon des règles équitables, que la société à tout loisir de s’occuper à la culture et à la conscience sociale et politique. L’inverse est beaucoup plus difficile, la réalité en est la meilleure preuve !


  • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 01:03


    Vous êtes sûr que ce n’est pas de la branlette ?
    Oh ! que non, et d’ailleurs en général ça fait peur ...mais je pense que l’Esprit du Monde est avec moi ... il se révélera dans l’éprouvette d’un généticien....
     

    Quand je parle d’économie, je parle de biens matériels ...
    Et oui moi je parle de Destin, c’est ce qui différencie la gauche du communiste où du réactionnaire...
     

    (donc, vous dites qu’il faut instruire et conscientiser l’homme, au sens générique, universel... J’écris la même chose !)
    Je ne crois pas, car votre conscientisation se base sur « l’intérêt de tous » ce qui veut dire l’individu en fait, ce qui veut dire l’homme naturel libéral. Moi je conscientise sur une Idée qui sert un Destin. D’une certaine façon à la Barrès « l’homme est un maillon mortel d’une chaîne immortelle », la nation pour Barrès, mais en fait il y a mieux, c’est un Esprit du Monde, qui à l’heure actuelle est évident.
     
    Je comprends pourquoi vous dites que vous pensez la même chose mais c’est faux. Pourquoi ? Parce que votre « intérêt général » vous ne pouvez l’exprimer ! Si, vous l’exprimez sans vision, ce n’est que ds les banalités matérielles, logement, bouffe, loisirs, que le capital donnera à son troupeau de tte façon
     
    Une allégorie (commentaire sur un article sur le fanatisme)

    Je me fous de la richesse des babouches léchées par le flan de l’hacienda des Séouds, vous non car il a volé par capital hérité, mais je ne me fous pas que la valeur d’usage des robinets en or de son yacht pour mon Idée soit nulle, vous si. Vous vous l’accepteriez si le Séoud avait donné assez de richesses matérielles à votre société ... moi pas ... moi j’accepterai que le Séoud soit riche si il roule en Traban et sert l’Idée ...
     
     
    Je me rappelle de qq qui était nouveau dans ma région dire :
    « Il faut que je me fasse un cercle d’amis »
    comme pour meubler un appart ... et Houellebecq a bien décrit ce genre de « cercles » ....
    N’est votre camarade que celui qui défend une chose commune avec vous, ce qui n’existe plus. Et comme l’avait prévu Engels, nous vivons le temps où même la famille n’a plus de commun à défendre non plus, après le peuple, et la communauté religieuse disparus. Alors ne reste que le capitalisme de la séduction, le spectacle, le loisir pour remplir les vies, les expériences artificielles de « vie intense ». Et la communauté « virtuelle » le succès des manifs sur InterBEnet ... par ex
    Alors rien d’étonnant que par romantisme et aventure des jeunes aillent en Syrie, qu’il soient pauvres où même riches, et de tout temps le milicien sort de la pègre (ce fût le cas en Yougoslavie aussi, de tout bord) car il est de cette volonté de vie intense. Mais toutes les idéologies de ce romantisme mortifère ont une autre force : par essence le romantique est imaginatif et passif (la critique du romantisme allemand par Carl Schmitt) mais quand l’opportunité advient, alors il se lance sans peur, enthousiaste que ses rêves prennent forme. Et là le fanatisme est libéré.
     

     


    • Hervé Hum Hervé Hum 12 avril 2016 09:28

      @Jo.Di

      Votre raisonnement n’a aucune cohérence !

      Vous mélangez la cause et la conséquence. Affirmez une chose et son contraire.

      Puis surtout, le moins tolérable, vous travestissez tout mon propos, comme celui de Marx. Mais ce dernier ne peut pas se défendre, alors, il vous est loisible de lui faire dire n’importe quoi.

      Juste un exemple, parce que reprendre tout votre commentaire me saoule

      Vous écrivez

      Je ne crois pas, car votre conscientisation se base sur « l’intérêt de tous » ce qui veut dire l’individu en fait, ce qui veut dire l’homme naturel libéral. Moi je conscientise sur une Idée qui sert un Destin. D’une certaine façon à la Barrès « l’homme est un maillon mortel d’une chaîne immortelle », la nation pour Barrès, mais en fait il y a mieux, c’est un Esprit du Monde, qui à l’heure actuelle est évident.« 

       Vous niez obstinément ce que j’écris, c’est à dire, »l’intérêt général est la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale. Mais qu’elle est cette volonté générale  ?

      Je l’écris à la fin, c’est le respect des autres formes de vie et des droits/devoirs intergénérationnels, soit, cette « chaine immortelle ». Soit, cette idée de destin, sans autre finalité que vivre et d’élever sa conscience. L’Univers n’a d’autre finalité, destin que lui même !

      Vous aimez beaucoup la branlette, moi j’y ait renoncé. tout comme j’ai renoncé à l’idée du prophète porteur, incarnation de l’idée de la destinée du monde, se terminant avec lui, parce que j’ai renoncé à l’idée de chef pour guider l’homme. Vous, rien n’est moins sûr (cf, Poutine).

      Si la chaine de vie est immortelle, ni vous, ni moi le sommes en tant qu’être physique. Au delà, chaque génération assume ce destin, mais ce ne sera plus vous en tant qu’homme, ce sera nos descendants. Et ils feront, selon l’état du monde dans lequel ils naissent et vivent.

      Alors, l’intérêt général est l’expression de la conscience que les êtres (vivants) ont du monde et de ce qu’il veulent en faire. Et cela dépend de leur état de conscience lié à leur niveau de connaissance.

      A l’heure actuelle, cela renvoi à ce que j’écris avec ces deux articles « pour changer de paradigme I » et « pour changer de paradigme II ». Bon, c’est plus élaboré que tout ce que vous avez pu apprendre sur le sujet, sans être pour autant exhaustif.

      Dernier exemple

      "Je me fous de la richesse des babouches léchées par le flan de l’hacienda des Séouds, vous non car il a volé par capital hérité, mais je ne me fous pas que la valeur d’usage des robinets en or de son yacht pour mon Idée soit nulle, vous si. Vous vous l’accepteriez si le Séoud avait donné assez de richesses matérielles à votre société ... moi pas ... moi j’accepterai que le Séoud soit riche si il roule en Traban et sert l’Idée ...« 

      Vous persistez à ignorer ce que j’écris, car le capital en question (celui dont je parle depuis le début), ce n’est pas le bien matériel, c’est le temps de vie des êtres. Car j’ai bien écrit dans mes précédents commentaires que la richesse matérielle n’est rien seule, c’est l’exploitation du temps de vie des êtres qui est toute la richesse, car un yacht ne se construit pas tout seul et ne peut pas fonctionner tout seul. Sans serviteurs, même construit, le yacht est une charge aliénante pour son possesseur. De plus, Le séoud ne peut pas donner quelque chose qui ne lui appartient pas, pour l’avoir volé.

      Enfin, savez vous ce qu’est au moins le destin dont vous parlez ?

      Voilà, j’aimerai bien vous entendre là dessus, car je crains que d’avoir trop lu d’auteur, vous à constipé l’esprit.

      C’est ce que j’expliquai à un ami, »un livre, c’est comme la nourriture, cela se mange, se digère et s’évacue en chiant, car sinon, on finit constipé".


  • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 01:19

    L’Idée c’est la téléologie de l’Humanité. C’est la Volonté de Puissance que n’aime pas Heidegger (la science en fait). Je ne suis pas marxisme par « égalitarisme » je suis marxisme par ontologie. N’est de valeur d’usage que téléologique, ce qui me place à l’opposé du bobo de gôôôche ... et de sa société de consommation pour tous ...
    Mais bon ne vous en faites pas, le Caddie de gôôôche est inexpugnable, et Marx a raison, bon an mal an tout mène au Destin. Même avec des robinets en or où une Traban. On appelle ça la totalisation de l’Histoire, cherchez ses meilleures conditions je m’en fous, je préférerai l’accélérateur !


    • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 01:33

      Marx croit que la « vraie conscience » de l’homme arrivera avec la science et le Temps, Il a peut être raison mais l’homme va bouffer la planète pour faire ses jeux vidéo avant ... et perdre du temps.
      Le gôôôchiste préfère jouer dans le bac à sable, on a qu’une vie !
      Le migrant est au gôôôchiste ce que l’esclave était à l’épicurien, et le bac à sable consumériste son orgie. La décadence.


    • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 09:37

      Cette idée du migrant et de l’épicuriste moderne est de Clouscard.
      Et je suis d’accord (Onfray en parle aussi, influencé par sa thèse sur Spengler)
      La décadence est de tt temps la recherche gôôôchiste du bien matériel

      • pour le grec devenu riche par Alexandre qui renonce à la philosophie (la démocratie, la vergogne, la morale spartiate) de la Cité
      • pour le romain de son orgie (qui renonce à l’Imperium)
      • pour le féodal qui renonce ) la sauvegarde des âmes et tombe ds le snobisme de l« esprit »
      • pour le amish qui tombe dans le bac à sable consumériste

      Décadence caractérisée par des pts communs, fin su sacrifice holistique, fin de la volonté de se battre ds l’armé, branlette consumériste, dénatatlité, mépris du peuple pour ses élites et réciproquement, crétinisation,  etc.... etc ... 

       

      MAis chaque décadence laisse place à un nouveau paradigme téléologique, et ses conversions. Les seigneurs capitalistes de la Silicon Valley seront peut être ces barbares qui se convertissent à une nouvelle sauvegarde des âmes, trnashumanisme, une téléologie ultime et une Volonté de Puissance ultime. Et le gôôôchiste, l’orgiaque romain des tps modernes, ne pèsera pas lourd fasse aux nouveaux templiers ... Les chefs barbares du Capital se convertissent comme Clovis. Mais c’est juste une hypothèse ...


  • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 10:01

    L’idée est « la pensée dominante », changer la pensée dominante c’est changer la classe dominante.
    ....
    Enfin, savez vous ce qu’est au moins le destin dont vous parlez ?
    Évidement puisqu’il est la base de l’Idée, la recherche de l’immortalité, la fin de la purulence démographique qui bouffe la Terre, la fin du consumérisme crétinisant du gôôchiste, la fin du « bien matériel » au dessus de la « connaissance » du pseudo-communiste, la fin du bétonnage des banlieues et des supermarché pour vendre des écrans plasma aux rsaistes cafistes et étendre le fétichisme de la valeur Argent du gôôchiste.
    L’impérium et ses hoplites. La Cité des immortels.
    ça devrait être clair comme première expression de l’Idée non ? On est suffisamment loin du bobo.


    • Hervé Hum Hervé Hum 12 avril 2016 13:20

      @Jo.Di

      Votre idée est claire, mais cela n’a rien à voir avec le marxisme, le communisme ou même le libéralisme. C’est une idée chère au capitalisme ! 

      Avec le temps, on finit par vous sortir les vers du nez, c’est à dire, que votre idée, n’est rien d’autre que ce qu’on appelle le transhumanisme.

      Or, celui ci n’est autre que le capitalisme, débarrassé de la nécessité d’un serviteur humain, remplacé par la machine.

       Sauf que cet homme supérieur, ce surhomme comme il paraît que Nietzsche parle, se fout totalement des peuples et de leur cultures, car tout est centré sur sa personne à lui.

      L’immortalité, ce n’est pas tant la fin de la démographie, c’est la fin de l’idée de culture, de société. C’est même la fin de la notion de destin, car ce dernier implique les cycles de naissances et de mort.

      La notion de destin est lié à celle de mission, d’une action déterminé et non d’une action sans fin, indéterminé.

      La démographie incontrôlée, n’est que la conséquence d’un système qui fait tout pour interdire la conscience et nourrit la peur et l’ignorance, car, statistiquement, les pays où le niveau de connaissance et de vie augmente, voient leur taux de natalité diminuer.

      Aussi, cessez de prétendre vous apitoyer sur cette « démographie qui bouffe la Terre », car votre idée n’a que faire de ce qui bouffe la Terre, n’a que faire de ce « consumérisme crétinisant », bien au contraire, cela renforce sa conviction et son idée de devoir détruire cette engeance humaine, parce que lui, vous, aurez atteint un niveau supérieur ou rien ne peut, ne doit lui résister. Où la raison n’existe plus, sinon vos seules pulsions, qui bien entendu ne seront plus animales, ni humaine, mais divine où donc, vous pourrez détruire tout ce qui vous amuse, parce que vous êtes un être supérieur.

      Mais comme tout ceci n’est que le fait de votre cerveau malade à force de branlette métaphysique absconse, je ne vois qu’un pauvre bobo perdu et totalement frustré de sa condition, mais rêvant d’une vie d’être supérieur. Immortel et tout puissant.


    • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 15:47

      @Hervé Hum
      Je décris le martxisme, je n’ai jamais dit que j’étais « marxiste » .... je réponds car vous me demandez maintenant mon opinion, qui n’a rien à voir avec l’article ..., j’aime dans MArx sa critique de la philosophie de Hegel, sa phénoménologie infrastructure _ structure - superstructure, sa critique de l’aliénation du fétichisme de l’argent etc ...
       
      ce qu’on appelle le transhumanisme.
       
      Le transhumanisme n’existe pas encore. Mais il apparaît clairement comme une téléologie, qui peut être multi-forme.
       
       Sauf que cet homme supérieur, ce surhomme comme il paraît que Nietzsche parle, se fout totalement des peuples et de leur cultures, car tout est centré sur sa personne à lui.
       
      Oui Nietzsche est LE théoricien du libéralisme. Par contre la culture est son noyau. Lucas l’a très bien décrit (son Nietzsche la destruction de la raison). Il va plus loin que Stirner, car il résout le pb de la décadence, à sa façon. Pour le capitalisme oui. Mais je ne suis pas capitaliste ... où alors pour les capitalistes convertis.
        
       
      Pour le reste je ne crois pas que ça soit du rêve, sinon il n’y aurait pas tous les Seigneurs Capitaliste GAFA et autres à faire leurs fondations transhumanistes. De plus ce que vous ne voyez pas est que ce transhumaniste est un potentiel réveil du Léviathan.
       
      Quand au libéral que vous défendez, Koudenhove-Kalergi (père de l’UE) a fort bien décrit son objectif (et son bouquin a été censuré)
       
      « L’humain noble du futur ne sera ni féodal, ni juif, ni bourgeois, ni prolétaire : il sera synthétique […] Ce n’est qu’à travers l’alliance avec le meilleur sang bourgeois que les éléments les plus capables du développement de la noblesse féodale d’antan s’élèveront vers une nouvelle apogée ; ce n’est qu’à travers l’union avec les sommets de l’européanité non juive que l’élément juif de la noblesse du futur parviendra à son plein épanouissement […] notre âge démocratique est un pitoyable interlude entre deux grandes époques aristocratiques [...] Dès qu’une nouvelle et véritable noblesse se sera constituée, la démocratie disparaîtra d’elle-même [...] L’humain du lointain futur sera un métis […]. La race du future, négroïdo-eurasienne (eurasisch-negroide Zukunftsrasse), d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, remplacera la multiplicité des peuples par une multiplicité de personnalités »

      ’Praktischer Idealismus’ 1925 Richard de Coudenhove-Kalergi, Le père théoricien fondateur de l’UE, (très très inspiré par Nietzsche ....)


    • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 16:05

      @Hervé Hum
      Et c’est vous l’idiot utile du monde de Koudenhove-Kalergi, le bac à sable consumériste mondialisé des métis indiférenciés libidineux chers au libéralisme, c’est vous qui détruisez l’état, c’est vous qui purinez les collectifs, c’est vous qui défendez l’UE, le mondialisme, le sans-frontièrisme.
      Et Koudenhove Kalergi le montre bien. Le monde de l’oligarchie capitaliste mondiale c’est vous qui le préparez. Et les faits actuels sont là pour le prouver. L’individu est dorénavant seul devant le Capital, car le gôôôchiste a faire son oeuvre de purinement libéral-libertaire. I


    • Hervé Hum Hervé Hum 12 avril 2016 16:21

      @Jo.Di

      Quand au libéral que vous défendez, Koudenhove-Kalergi (père de l’UE) a fort bien décrit son objectif (et son bouquin a été censuré)

      Ce que j’écris sur le libéralisme, n’a rien à voir avec ce que dit ce monsieur, que je ne connais pas.

      Votre problème, c’est que vous avez beaucoup lu, mais n’avez rien compris, juste retenu des phrases, des expression associées à leur auteur pour vous donner l’illusion d’être instruit et que vous sortez pour à tout bout de champs pour impressionner votre interlocuteur. Sauf que cela n’a aucune cohérence, aucun sens.

      La question est, pourquoi je continu à vous répondre ?

      Comme je n’en vois plus...

      salut et un conseil, arrêtez de lire des auteurs trop compliqué pour vous, choisissez plutôt picsou ou tintin, sinon, gare à l’asile psy...


    • Hervé Hum Hervé Hum 12 avril 2016 16:30

      @Jo.Di

      Et c’est vous l’idiot utile du monde de Koudenhove-Kalergi, le bac à sable consumériste mondialisé des métis indiférenciés libidineux chers au libéralisme, c’est vous qui détruisez l’état, c’est vous qui purinez les collectifs, c’est vous qui défendez l’UE, le mondialisme, le sans-frontièrisme.
      Et Koudenhove Kalergi le montre bien. Le monde de l’oligarchie capitaliste mondiale c’est vous qui le préparez. Et les faits actuels sont là pour le prouver. L’individu est dorénavant seul devant le Capital, car le gôôôchiste a faire son oeuvre de purinement libéral-libertaire. I

      Un ramassis de mots collés les uns aux autres sans queue ni tête par rapport à ce que j’écris.

      Allez, montrez moi où j’écris une seule des choses dont vous m’accusez ici ?

      Essayez au moins une fois, pour voir !


    • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 16:34

      @Hervé Hum
      Marchais, De Gaulle, Giscard, Clouscard, Kurz, Michéa etc ... tous ont vu le rôle de Putasserie du Capital tenu par la Ploutocratie Sexialtste et son valet le Purinement Capitaliste : multiethniquage et consumérisme.
      Du « V disque » au « mariage pédéraste » .... et passant par le halal du barbu.
       
      « Face à l’Immortalité, la Porsche au bobo gôôôchiste ne pèse pas lourd ... » Feric Jaggar


    • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 16:47

      @Hervé Hum
      Allez, montrez moi où j’écris une seule des choses dont vous m’accusez ici ?
      Mais vous n’écrivez rien ... le propre du libéral, la neutralité axiologique. A part de la branlette « la valeur temps pour autrui » Faut rire ?
      Mais c’est un syndrome général de la caste. l’apolitique et le tout économie mais « sociétal »
       
      Vous n’arrivez même pas à être mondain ...
       
       
      « Le terme « mondain » est devenu un concept. Il a été d’abord défini comme une phénoménologie [...] les procédures de l’initiation mondaine [...] la généalogie des nouvelles mœurs [...]La stratégie mondaine qui permet de supplanter les coutumes de la tradition. » .
      Clouscard
       


    • Jo.Di Jo.Di 12 avril 2016 16:55


      « Honorer les Dieux c’est honorer la Cité. C’est défendre l’ordre social, le ritualiser le structurer. C’est interdire toute consommation transgressive, Ce qui serait un double crime : à l’égard des Dieux, à l’égard des autres. Crime civique et sacrilège religieux. »
       "
       
       Le blue-jean
      – Le corps comme silhouette à désirer, pur fantasme phallocratique, invention hollywoodienne,produit d’importation américain, le corps-image, le corps de série – mais corps sophistiqué – la vulgarisation de cette sophistication, seront proclamés, le corps libéré !
       
       
      « Le révolté, le transgresseur jette le masque. : ce n’est qu’un veau : le hash sera en vente libre »
       

      ’Le capitalisme de la séduction’ 1981 Clouscard
       
       
      « Cet égalitarisme de la différence autorise un autre système de hiérarchies. Alors qu’il prétend dépasser les hiérarchies de classes, il les renforce par les hiérarchies mondaines. À chaque moment, un signe signifie barrière et niveau. Cascade des différences, cascade des mépris, cascade des snobismes. » Clouscard
       
       
      La mondialisation peut faire « l’économie » du fascisme, car l’impérialisme est déjà achevé. Au contraire l’anti-racisme, l’anti-fascisme peuvent être invoqués par le néo-fascisme, et asseoir le mondialisme. Le droitdelhommisme écrase l’éthique du producteur, et la crise plus où moins suivant le développement.
      Le nihilisme mondain (le gode-bébé dans les ergastules d’utérus), le libéralisme corsetant le travail, la surpopulation et son surnuméraire, sont les vrais facteurs imparables du néo-fascisme gôôôchiste.
       
      L’immortalité pour les Seigneurs en sera le couronnement, le nouvel inconscient de l’hyper-classe.
       
       
       


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