lundi 12 décembre 2011 - par Aldous

Le monde qui vient. 3ème partie

Dans les deux premières parties de cet article j’ai exposé comment les magnats du productivisme ont pris conscience, vers 1970, de la finitude du modèle qui leur a permis d’accumuler des richesses et un pouvoir inouïs dans l’Histoire. J’ai également montré quelles est l’orientation que ces magnats tentent de donner a nos sociétés à l’occasion de la crise de ressources qu’ils anticipent en faisant émerger les leaders d’opinions qui les servent grâce à leur réseau de formation (type Young Leaders) et leurs relais de pouvoir (Bilderberg, Trilatérale etc.)

J’ai évoqué comment ces évolutions sont induites par toute une gamme de moyens scientifiques élaborés qui sont déployés simultanément de façon cynique et redoutable moyens faisant appel à la stratégie du choc en conjonction avec les crises terroriste, économique, monétaire, environnementale, démographique, culturelle, médicale, sécuritaire et militaire.

Des crises simultanées ou successives dont la survenue l’avancement d’un agenda politique liberticide qui n’aurait jamais été accepté par les opinions en d’autres circonstances. Des crises qui ne sont pas le simple fait du hasard, mais qui sont amplifiées tant dans leur réalité que dans leur apparence médiatique par des moyens qui vont du contrôle de la liberté de la presse aux armes climatiques en passant par la manipulation psychologique des masses et le storytelling politique.

Dans cette partie, je vais m’attacher à montrer comment ces crises -du moins pour celles qui touchent aux domaines économique et énergétique- ne sont pas la conséquence de la pénurie des ressources mais l’anticipation par les profiteurs du système de la baisse de la rentabilité du secteur industriel. Cette anticipation de la baisse de leurs profits les ayant amené à dépecer l’industrie au lieu de la réformer, notamment en faisant sauter toutes la régulation qui aurait pu modérer les premiers effets de la crise.

Puis je montrerait comment le but politique de la stratégie du choc, c’est-à-dire l’établissement d’un nouvel ordre mondial global, est un objectif intrinsèquement vicié, en dépit de son apparente puissance, et qu’il porte en lui les germes de son échec et de sa destruction. La guerre au sommet. La première erreur que font la plupart des analystes consiste à considérer l’oligarchie comme un bloc unique et cohérent.

En réalité, cette vision est assez éloignée du fonctionnement des couches supérieures de décision. Non seulement les « cercles » d’influence sont multiples mais encore ce ne sont que des cercles d’influence. Le pouvoir -même sous influence- continue de s’exercer dans de multiples institutions supranationales ou gouvernementales qui sont souvent concurrent, même quand elles subissent des influences semblables. C’est pourquoi nous assistons actuellement à une véritable guerre monétaire.

Pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette guerre monétaire je dois faire un petit rappel historique. J’ai exposé dans un article récent que deux systèmes monétaires se sont confrontés au XIXe et XXe siècles : L’étalon or, hérité du Franc Germinal qui, avec l’Union Latine s’était imposé comme le systeme de monnaie de référence des échanges internationaux de la révolution industrielle et qui n’a été abandonné officiellement qu’en 1976 par la banque des règlements internationaux située à Bâle.

Un autre systeme l’a concurrencé à la faveur des manœuvres des magnats Anglo-Saxons et à la faveur de crises financières survenues à partir de 1917 (Panique des banquiers) qui a aboutit à la mise sur pieds de la Federal Reserve, de la privatisation du droit régalien de battre monnaie aux USA (à l’exemple de la Bank Of England) , à l’abandon de la parité or par Nixon en 1973, puis à l’imposition du pétrodollar au monde entier. Le systeme du pétrodollar, pour simplifier, est l’héritage du pic pétrolier américain.

Les USA ont été les premiers à exploiter leurs gisement de pétrole ver la fin du XIXe siècle. Leur production a connu une croissance continue jusqu’en 1970. Mais comme le géologue Hubbert l’avait prédit, la production intérieure de pétrole s’est mise à plafonner puis à décroitre à partir de 1970, obligeant les USA à importer de plus en plus d’or noir pour soutenir leur croissance économique.

Cette dépendance aurait vite fait de transférer tout l’or accumulé lors des guerres mondiales par les USA aux pays producteurs de pétrole – et plus précisément à l’Arabie Saoudite et se voisins.

Les USA ont donc supprimé la parité Or-Dollar tout (1971) en imposant que les échanges de pétrole se fassent partout avec ce dollar qui n’était plus adossé à rien sinon à la valeur qu’on veux bien lui accorder. A la même époque, le FMI et la Banque des règlements Internationaux, abandonnaient aussi l’étalon or mais pas au bénéfice unique du dollar US : Ils mettaient en place un « panier de devises » servant de support aux échanges monétaires internationaux : les Droits de Tirage Spéciaux (DTS ou special Drawing Rights : SDR) que d’aucuns voient comme l’embryon de la future monnaie unique mondiale.

Aujourd’hui un DTS vaux 0,423 € + 12,1 Yen + 0,111 £ + 0,66 $ mais ce « mélange » n’est pas constant.

La part de chaque devise est réévaluée tous les 5 ans. Le processus de création de la monnaie mondiale est donc similaire à celui qui a précédé l’Euro : un panier de devises dont la part varie en fonction du marché jusqu’au jour où la devise est émise.

La guerre monétaire globale

On comprends tout de suite les enjeux autour de ce système : D’abord il faut remarquer que le panier recoupe le système embryonnaire de gouvernance mondiale. On y retrouve les trois zones géographiques de la commission trilatérale (Amérique, Europe, Japon) à quoi s’ajoute le Royaume Uni qui n’a pas rejoint l’Euro.

Les autres pays, Chine, Inde Russie, sont purement et simplement ignorés. Une situation difficilement acceptable par eux. Dans cette « seconde division », les puissances moyennes se préparent elles aussi à l’avènement de la monnaie Unique, que le président russe Medvedev a présenté de façon symbolique au sommet du G20 de 2008.

Les BRICS (Bresil, Russia, India, China, South Africa) se sont coordonnés pour présenter un front uni, faisant du Yuan la monnaie d’échange entre certain d’entre eux. Les pays du golfe persique tentent depuis cinq ans d’adopter une monnaie commune (sans succès pour l’instant) et tentent de négocier une part croissante du marché pétrolier en Euros.

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On comprend que pour les USA, le passage à une monnaie mondiale revient à perdre un avantage considérable par rapport à la situation actuelle où le dollar seul domine la plupart des règlements internationaux. Les USA auraient tout intérêt à perpétuer le système actuel qui leur permet de faire marcher à l’infini la planche à billets (numérique) et dont à faire financer leur train de vie sur le dos du monde entier.

Or nous arrivons à un moment historique où les USA ne peuvent plus tirer sur la corde. Les pays pétroliers cherchent désespérément à sortir du pétrodollar, la Chine ne veux plus acheter de bons du trésor US, le dollar prend la route de l’hyper inflation. Mais comme on l’a vu les DTS ne sont pas non plus indexés à l’or. Seule compte la valeur relative des devises entre elles. Il existe donc une compétition entre $, £, € et Yen.

Une compétition qui s’est manifestement transformée en guerre si on considère que les agences de notation anglo-saxonnes et les journaux financiers américains ont mené contre l’Euro une véritable campagne de guerre des nerfs (« vous allez perdre des A »), d’attaques concertées (sur les PIGS), de fausses rumeurs (notamment sur BNP) qui font que l’Euro se déprécie aussi vite que le $ et la £.

Je ne parlerais pas du Yen qui a été mis hors de combat par de cruels événements d’une autre nature dont la concomitance avec cette guerre monétaires constitue, cyniquement, une bouffée d’oxygène inespérée pour le $.

Bref, dans la guerre monétaire actuelle, une série de circonstances inattendues font que le dollar et la Livre Sterling survivent à une crise qui a pris naissance dans leurs économies respectives et qui auraient dût signifier la fin de leur suprématie sur le marché financier mondial.

Dès lors on comprend que la crise « de la Grèce » ou « de l’Euro » ne sont que des batailles isolées d’une guerre plus globale entre les trois principaux moteurs économiques (Japonais, Allemand, Anglo-Saxon) pour la prévalence dans le futur système monétaires globalisé. Une guerre où l’UE, en dépit de ses avantages sur le papier est arrivé au bord de l’implosion du fait de l’exploitation de ses contradictions internes par le monde anglo-saxon et aussi par l’incapacité politique qui caractérise les dirigeants spin-doctorisé par des intérêts atlantistes et en particulier Nicolas Sarkozy sans qui la crise aurait été jugulée lors du sommet de Deauville en 2010.

La guerre énergétique globale

En dehors de l’affrontement pour la suprématie monétaires, l’autre grand théâtre du « grand jeu » et celui de l’approvisionnement en hydrocarbures. L’UE encore une fois avait l’avantage de la proximité avec les principales réserves connues restantes, c’est à dire la Russie pour le gaz et la Caspienne pour le gaz et le pétrole.

Un rapide examen de la carte montrent que le positionnement militaire des USA lui permet de limiter l’accès aux ressources de la Caspienne à la Chine et à l’Inde tandis que les révolution oranges li offre la possibilité d’influer dans l’approvisionnement de l’UE via la Russie.

Cependant, l’accès direct à la Caspienne des USA bute sur l’Iran par où devrait transiter tout oléoduc/gazoduc desservant le golfe persique. Un conflit dans la zone paraît inéluctable si l’armée US en a les moyens et elle les a. Cependant il serait trompeur de se focaliser sur ce point du globe.

Comme nous l’avons vu, les USA ont atteint leur pic pétrolier vers 1970. Depuis, en dépit d’années d’exploration, ils n’ont effectué aucune découverte majeure de pétrole sur leur territoire. Les dernières réserves conséquentes déclarées par les USA remontent justement à 1970 avec L’Alaska North Slope.

Un manque de chance inexplicable qui contredit toutes les lois statistique et toutes les connaissances géologiques. Les découvertes de gisement depuis 1970 ont toute été décrites comme secondaires et limitées.

Pourtant, les USA ont mis en place entre le territoires de l’ouest et l’Alaska un pipeline étrangement surdimensionné par rapport aux réserves annoncées.

Pourtant dans les années 1920, des centaines de « oil placer claims » (requêtes d’exploitation pétrolière) ont été soumises dans le Colorado, l’Utah et le Wyoming, en particulier dans la région de Green River. Selon Walter Youngquist, un géologue renommé, les USA y disposeraient d’une réserve sous forme de schistes bitumineux équivalente à trois fois les réserves saoudiennes.

Pourtant d’autres gisements ont été découverts vers 1995 au Dakota du nord et au Montana.

Le Wall Street Journal a publié un article en 2005 sur ces gisements étonnamment « minimisés »et à conclu : « Si ce pétrole est extrait, l’Amérique reviendra le premier producteur mondial, dépassant les réserves prouvées de l’Arabie Saoudite qui s’élèvent à 261 milliards de barils. »

Rien qu’en schistes et sables bitumineux, les USA possèdent 1200 milliards de barils dans leur sol alors que les réserves mondiales connues sont de 1662 milliards de barils.

Une ressource difficile a extraire.

Pourtant seules les réserves canadiennes sont actuellement exploitées.

Pour quelle raison ? Mais parce que cette exploitation est extrêmement polluante pour l’environnement notamment pour l’eau. Seules les réserves canadiennes sont dans des région inhabitées. Mais cela pourrait rapidement changer.

Selon l’Agenda 21, des zones entières des montagnes rocheuses pourraient être interdites à la présence humaine. Il est prévu que des mégalopoles soient construites le long des axes routiers pour « limiter les besoins en déplacement » des habitants. Des milliers d’habitants seraient « relocalisés » pour libérer Mère-Nature de leur présence polluante.

Cependant, rie n’est prévu dans Agenda 21 pour limiter les zones d’extraction de ressources naturelles.

Dans ces vastes zones « rendues à la nature », il n’y aurait plus à se soucier de fournir aux humains de l’eau de qualité potable, une bénédiction pour qui veux fractionner le schiste pour en extraire les hydrocarbures qui s’y trouvent.

Un pic pas si mondial que ça

Bref, comme on le voit la « fin du pétrole » est bien plus complexe que la situation qu’on nous présente habituellement. En réalité, le « pic de production mondiale » que nous avons atteint est celui de l’Arabie Saoudite.

D’autres réserves massives existent notamment aux USA, mais qui demandent certains « aménagements » pour être exploitées. La situation s’apparente dont plus à une partie de poker où le dernier à baisser ses cartes risque bien de plumer les autres.

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De plus, le changement dans le circuit de production des hydrocarbures aura un impact considérable sur le système monétaires.

Les USA n’auront plus besoin de se fournir à l’étranger. Le pétrodollar perdra de son intérêt alors que la masse de dollars accumulés par les pays anciennement exportateurs seront un danger pour elle.

Le gouffre du déficit US ajouté aux fonds souverains étrangers plaident tous deux pour une dévaluation massive du billet vert. Nous en revenons donc à la situation monétaire qui, du coup, prend un éclairage nouveau : On comprend pourquoi les USA ne s’opposent pas à l’avènement d’une monnaie mondiale nouvelle.

Cette évolution est l’issue logique du tour de passe-passe qui va résorber en grande partie le déficit du trésor US tout en volatilisant une partie des fonds souverains constitués de $.

Et le remplaçant du dollar est... le dollar !

La première étape sera le remplacement du dollar par… le dollar, celui de l'Union Nord Américaine ! Un dollar nouveau, monnaie unique des USA, du Canada et du Mexique, permettant aux USA de reprendre l’avantage dans la guerre des parités au sein du panier des Droits de Tirage Spéciaux.

 

Mais je me rends compte que j’ai fait plus long que prévu. Aussi, je vais m’arrêter là et laisser la suite pour une quatrième partie à mon article.



31 réactions


  • franor 12 décembre 2011 14:48

    Article lumineux, mais je pense qu’ils vont nous faire payer la note quoi qu’il arrive.


    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 15:28

      Merci franor.


      La question, du moins un fois que la classe moyenne aura été dépecée, n’est plus de savoir si nous allons payer, mais si nous ne sommes pas devenu des bouches inutiles...

      La note est deja a notre nom : c’est la dette.

    • Yoann Yoann 12 décembre 2011 23:48

      Entièrement d’accord avec franor, très bon article !
      Et pour ceux qui n’ont pas vu l’excellent film documentaire : la stratégie du choc smiley


    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 09:39

      Merci Yoan


  • foufouille foufouille 12 décembre 2011 17:46

    un bon virus et hop !


    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 19:51

      On a eu la ballon d’essai. Avec h1n1.


      Maintenant ils savent comment reagira le monde politique. Une seule ministre de la sante en europe n’a pas joue le jeu, la polonaise.

      Bachelot a tout fait ce qu’on lui a dit de faire !

    • BOBW BOBW 12 décembre 2011 20:43

      @ foufouille :un bon virus et hop !


      Un virus informatique ? smiley

  • pacman 12 décembre 2011 17:53

    Je commente habituellement très peu, mais cette série d’articles doit etre souligné comme il se doit.
    La grille de lecture proposée ici permet un décryptage éclairant du nouveau désordre mondial.
    Pour avoir lu ce livre culte de Mme. Klein, je ne saurais que trop le recommander.
    Attention toutefois, ca risque de vous ouvrir sérieusement les yeux au cauchemar du réel.
    A lire donc avec la plus grande parcimonie si vous etes :
    - un/e bisounours
    - une autruche
    - déprimé

    Mon prochain livre de chevet :
    http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html#Recensions


    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 17:58

      Merci pacman.


      Effectivement la prise de conscience donne une claque.

      Mais la deprime est de toutes facons au programme...


  • Jason Jason 12 décembre 2011 17:54

    Bonjour, vous dites :

    « ces crises -du moins pour celles qui touchent aux domaines économique et énergétique- ne sont pas la conséquence de la pénurie des ressources mais l’anticipation par les profiteurs du système de la baisse de la rentabilité du secteur industriel. »

    Pouvez-vous élaborer sur ce point ? Il semblerait que la baisse apparente de rentabilité du secteur industriel ne se soit pas passée autant que vous le laissez entendre. A preuve, les investissements dans les secteurs industriels dans les pays les plus rentables. L’extrême mobilité du capital face à des populations sédentaires donne l’avantage au capital, au détriment des populations qui vivent mieux.

    Les crises causées par les dettes abyssales des pays occidentaux viennent d’une croissance atone face aux pays qui ont profité de la désindustrialisation de l’occident qui se voyait fort de ses avancées technologiques dans les secteurs de pointe. Ces dernières (technologies à l’export) combleraient les pertes sociales (santé, chômage, éducation, dépenses diverses de l’Etat) causées par l’ouverture des marchés pour les produits à bas coûts. Entraînant en occident l’arivée de produits bon marché, et réduisant les pressions salariales. Mais ces plans, relayés par des emprunts depuis plus de 10 ans pour assurer une sorte d’interim en attendant que les économies s’équilibrent, n’ont pas marché.

    On s’est planté sur toute la ligne, entraînant les désastres sociaux que l’on voit

    Quant à l’abandon de l’étalon or, que certains regrettent, il était nécessaire, l’or ne suffisant pas à assurer les échanges mondiaux. A cela s’est ajoutée la libéralisation de la finance et la spéculation à tous crins. Le résultat, beaucoup d’argent qui circule, ne trouvant plus d’emplois productifs, et une bulle (ou plutôt une implosion) de dettes pour combler les manques à gagner dans les pays occidentaux. Ca a marché un certain temps pour les USA, jusqu’aux sub-primes et la création d’actifs pourris.

    Et l’Europe n’a pas réussi à en faire autant, empêtrée avec une Europe à 27 de petits épiciers mesquins.


    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 19:59

      Je n’aipas l’impression de dire autre chose que vous. Vous atribuez la baisse de rentabilite au progres social.C’est en effet un facteur.


      L’autre est le cout de l’energie.

    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 20:26

      La croissance est un phénomène à phases :

      1) création infrastructures = forte croissance + création d’une classe moyenne.
      2) Équipement de la classe moyenne (auto, équipement domestique...) = forte croissance.
      3) Renouvellement de l’équipement = stagnation.

      La fuite dans les pays émergents a aussi pour but de trouver de nouveaux gisement de croissance.

      « On » n’existe pas. Les capitalistes ne sont ni Français ni Chinois. Ils sont capitalistes avant tout.

      Cependant pour faire marcher la croissance à plein régime il faut des cerveaux + des bras + de l’énergie + des ressources.

      La consommation d’énergie est directement liée à la productivité. Si l’offre de pétrole est insuffisante son prix s’envole et la rentabilité industrielle baisse.

      Depuis 1970 un savait que vers l’an 2000 l’offre de pétrole sur le marché mondial serait insuffisante pour faire face à la demande. En fait ça s’est passé en 2006.

      A partit de ce moment, la rentabilité des industries les plus dépendantes de l’énergie a fondu comme neige au soleil. C’est le cas de tout le modèle productiviste.

      Tout investisseur intelligent se dit : j’ai intérêt à liquider cette affaire tant qu’elle vaux quelque chose.

      Du coup le leader de la sidérurgie est Indien...

      Concernant l’étalon OR je ne me prononce pas sur son abandon (relatif car l’or est toujours monétisé) Je constate qu’il exite deux remplaçants qui sont en concurrence :

      Le dollar et les DTS.


  • zadig 12 décembre 2011 17:55

    Bonjour,

    Article dérangeant, mais si bien argumenté.

    Je me retire sous ma tente pour réfléchir.

    Cordialement

     


  • Richard Schneider Richard Schneider 12 décembre 2011 18:12

    Très belle série d’articles.

    Félicitations.


    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 19:56

      Merci.


      Je me demandais si je ne devenais pas trop long et ennuyeux.

      Mais pour expliquer comment je pense que les choses vont evoluer, il me fallait poser les fondations et c’est pas dans les cours d’histoire qu’on les trouve.

      J’espere conclure en une derniere partie.

    • Richard Schneider Richard Schneider 12 décembre 2011 20:10

      @ Aldous :

      C’est normal que ce soit long : c’est un sujet difficile, car il ne faut pas tomber dans la facilité du complot.
      Comme vous avez essayé (et, pour moi, réussi) de le démontrer, ce n’est pas une petite affaire de « régler » le monde, selon des objectifs qui se mettent en place peu à peu sur le long terme.

    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 20:33

      Non en effet,mais ce qui est étonnant c’est que la plupart de ces éléments sont scénarisés depuis très longtemps.

      Le concept de Nouvel Ordre Mondial est issu d’un livre éponyme publié en 1930 par H.G. Wells !

      L’organisation sociale qui vient est décrite parfaitement dans « Le meilleur des Mondes » d’Huxley écrit en 1931 !

      Marion King Hubbert a publié sa théorie du pic pétrolier en 1940 ! (en fait il s’était trompé d’un an, le pic US fut réelement atteint en 1971 !)

      Bref, c’est à se demander comment sont formées nos hommes politiques pour etre aussi mal préparés à ce qui se passe.


    • Aldous Aldous 12 décembre 2011 20:52

      Dans la suite je mettrais les autres billets des Dollars de l’Union Nord Américaines (5,10, 20, 50 et 200$)
      Si quelqu’un est capable d’identifier les portraits je suis preneur des noms...

      En tous cas il n’y a aucun des pères fondateurs des USA.

      Celui de 200 $ c’est J. P Morgan.


    • flesh flesh 12 décembre 2011 23:51
      Bonsoir Aldous et merci pour le bon boulot.

      Voici le résultat de mes recherches

      Pour les portraits il s’agit manifestement des pères fondateurs de la... Réserve Fédérale

      $1 : Charles Hamlin (1er président de la Réserve fédérale)
      $5 : Nelson Wilmarth Aldrich (sa fille, Abby, épousa John D. Rockefeller Jr... entre autres...)
      $10 : William Gibbs McAddo (Le Tim Geithner de 1913)
      $20 : Edward Mandell House (le bon conseiller du président Wilson à l’époque des faits)
      $50 : Paul Warburg (qu’on ne présente plus)
      $100 : John D. Rockefeller (qu’on ne présente plus)
      $200 : Oui en effet, J.P. Morgan (qu’on ne présente plus non plus)


      Bon tout ça c’est bien beau mais vous êtes sûr de la véracité de cette info Aldous ? Car vu l’ampleur de la provoque ça me parait quand même un peu gros smiley

    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 10:03

      On n’est pas a l’abris d’une mystification, comme celle de Hal Turner.


      Cependant, ce serait etonnant et meme secondaire en realite, l’important n’etant pas l’aspect de la nouvelle monnaie mais son avenement.

      Turner avait fait un scoop en presentant des billets et des pieces d’Amero.

      Ce sont assez visiblement des faux, dont le nom est tire de plusieurs articles de Financial Times, en faveur de l’avenement d’une monnaie unique pour les pays de la NAFTA.

      Cet article calquait le nom de la monnaie sur Euro, ce qui donnait Amero.

      Le choix du nom Dollar est plus logique, il ne choquera pas la sensibilite des etat-uniens, ni des canadiens, et flatera les Mexicains.

      Les billets de dollar offrent tous les aparences des systemes de securite des billets modernes ce quin’etait pas le cas des Ameros.

      Soit le faussaire est tres bien documente sur ces procedes soit c’est le travail de professionels.

      Mais ce qui importe au final c’est qu’il y a une initiative politique relayee par des medias influents pour promouvoir une monnaie unique nord americaine en remplacement du dollar actuel.

      Vu la situation actuelle du dollar, l’emission d’une nouvelle monnaie devaluee apparait juste une question de temps.


    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 10:17

      Au passage, il faut noter le trilinguisme du billet : one, un, uno.


      Un faussaire rcain de base ne s’embarasserait pas de mettre le montant en francais.

      Mais la loi Canadienne en fait obligation.

      Soit c’est un faut tres bien pense soit c’est pas un faux.

      Ceci dit, il ne s’agit pas de billets reeles mais d’une planche de presentation.

      C’est a dire un document intermediaire destine a faire des choix ou a visualiser un concept.

      Cela ne presuppose pas que le choix sera valide.

      Rappelez vous qu’en europe nous avons eu l’Ecu qui a ete cote pendant plusieurs annee avant d’etre renomme Euro.

    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 08:41

      Merci Orion, je rougis !


      Concernant les ressources, je ne dis pas que les oligarchies n’en voient pas l’epuisement, jr dit meme le contraire : elle l’ont anticipe.

      Mais cette anticipation n’a pas consiste a s’adapter pour permettre a la societe de passer le cap.

      Au contraire, depuis plusieurs decenies, leur reaction a ete de depecer l’industrie tant qu’il y avait matiere a faire du profit sur son agonie, et a aller chercher des niches de croissance dans le sud est asiatique puis de lacher ces pays a leur tour pour aller en Chine etc.

      Nous sommes donc d’accord sur le phenemine de plafonnement des ressources naturelles.

      Mon analyse est que l’anticipation de ce plafonnement a ete la cause de la crise avant meme que les prix des ressources ne flambent.

      Je reviendrais la dessus dans la prochaine partie, et j’expliquerais comment la simple inflation du prix dex ressources contredit le modele de Hubbert et me sa courbe en cloche en une courbe a plateau oscillant. Il reste donc du petrole pour plus longtemps que ne le predisent les modeles.

      Quand aux effets du rechauffement climatique, j’expliqurait comment les oligarques comptent les exploiter a leur profit. Et c’est pourquoi l’Afrique sub saharienne n’existe deja plus pour eux et donc n’a aucune place dans le NOM.

    • Voxien2011 13 décembre 2011 10:59

      Bonjour

      Merci Aldous pour cet excellent décryptage.

      Les anticipateurs sont entrain de nous préparer en plus de la dette financière, une dette encore qu’on payera très chère, il est question de la dette écologique.

      De sommet en sommet, de rencontre en rencontre, ils affinent leurs solutions qui leurs seront extrêmement rentables. Les dégâts écologiques causés jusqu’ici seront source de profits de la prochaine période capitaliste.

      Ces solutions se feront au détriment des plus pauvres sur cette planète. Les marché carbone n’est qu’à son balbutiement ; c’est les peuples qui devront financer ce marché.

      L’aspect humain dans les solutions qui seront préconisées et adoptés par les états ne sera pas pris en compte. Il sera même l’éternel sacrifié du progrès technique, de la modernité, de la sophistication, de la rationalisation.

      Les peuples n’ont pas conçus les états tel qu’ils existent, ils sont le produit de la caste bourgeoise. L’histoire a toujours été faite par une minorité. Cette minorité a toujours imposé son ordre, sa vision, ses philosophies, ses idéologies. Nous irons encore dans la même direction, menés toujours par les mêmes, qu’on le veuille ou non. Nous subirons le dictat des élites bourgeoises.

      Pourquoi ? Parce que les majorités qui constituent les peuples ont toujours voulu vivre simplement dans la paix et la tranquillité. Elles travaillent au jour le jour avec abnégation et foi pour entretenir la Vie, parce que la Vie a toujours été sacrée chez les gens simples.

      Ils n’iront ni prendre le pouvoir, ni pour le détruire. Ils ne souhaitent même pas construire un autre pouvoir. Ils souhaitent simplement vivre et laisser vivre. Ils savent respecter la Vie sans pour autant philosopher. La philosophie c’est la science du pouvoir faite pour les gens qui adulent le pouvoir.


    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 14:50

      Merci voxien



  • hasbeen hasbeen 12 décembre 2011 21:26

    GG encore une fois...
    Toujours ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=zaudqlbYBxk


  • FYI FYI 13 décembre 2011 04:19

    La façon dont vous présentez les choses semblent logiques et plausibles, la réalité est beaucoup plus cruelle.

    Je ne vais pas remonter trop loin dans l’histoire sinon je risque de vous noyer. Prenons plutôt à partir du moment où les US sont devenus la puissance dominante c’est-à-dire après les accords de Bretton Woods de 1944.

    Ces accords prévus pour 50 ans permettaient aux dollars de devenir la monnaie mondiale pour tout échange internationale et de réserve à la place de l’or. Ces accords stipulaient par ailleurs que les US + la France et UK gèrent toute la collecte d’or issue de la WW2 par pillage ou par sécurité, notamment les alliés asiatiques contre la menace japonaise, afin de financer les plans marshall, et pour l’Europe, mais aussi pour l’Afrique et l’Asie. Les Rockfellers pour ne pas maintenir ses engagements vis à vis de l’Afrique et de l’Asie ont organisé la guerre froide, histoire de bien faire comprendre que c’est la faute à la fatalité.

    Comme les Rockfellers ont besoin de cet Or volé aux asiatiques notamment pour financer leurs NOM, dès 1971 fin de l’indexation du dollar à l’Or, ainsi impossible de le leur réclamer, augmentation artificielle du prix du pétrole en 73 & 79 dans le but d’engrenger une fortune collosalle pour financer les futures guerres et prévoir par ailleurs une milice privé style blackwater, tout ceci dans le but de s’imposer pour la fin des accords de bretton woods en 1994.

    Mais l’URSS s’effondre à partir de 1989, plus de guerre froide, plus de prétexe pour la main mise sur l’or et les droits liés à Bretton Woods.

    1994, Russes, Chinois et Japonais ainsi que l’Afrique refusent d’accorder le droit de gérer les réserves mondiales d’Or aux US en leur nom, et demandent leurs restitutions.

    Les US refusent et déclenchent l’inside 9/11 et son false flag guerre aux terrorrismes et pillent tous les pays récalcitrant qu’ils peuvent. Un consortium apparait, la BRICS, et décide avec tous les pays exportateurs du monde de ne plus être payé en dollars mais en tangible (troc). Les US refusent. En 2008 les japonais ne livrent plus aucune marchandise, c’est la faillite de Lehman Brother, la famille Rockfeller et Rothchild n’ont plus les droits de créer de la monnaie valable dans le monde or G7 (ex nihilo). 

    Depuis, la coallition US+FR+UK agressent les pays exportateurs toujours sous de faux prétexe (cf Irak+lybie etc) afin de pouvoir acheter des produits à l’internationale. Mais ce n’est pas suffisant, ils ont besoin de retrouver leur acquis donc essaye d’intégrer les chinois dans leur NOM, mais beaucoup refuse y compris l’armée, les rockfeller et les rothchild sont en guerre sourde contre l’Asie et la BRICS. Les Rockfellers et Rothchild n’ont plus le droit depuis nov 2011 imprimer des billets avec leur propre numéro partout dans le monde sauf pays du G7. Les dollars des particuliers et des entreprises sont à nouveau acceptés plus facilement, car la BRICS ne veulent pas la fin du système monétaire internationale et ruiner les peuples occidentaux pris en otage par les familles occultes. Ces derniers sont désormais aux bord de la ruine, des poursuites judiciaires vont bientôt être lancées contre eux, pourtant ces familles pour se refaire demande des rançons au NZ, Norvège, Australie et Japon. Le Japon depuis Nov 2011 a dit niet.

    Août 2011, nouvelle coallition de 57 pays lors d’une rencontre des ministres des finances dans les côtes de Monaco, afin de préparer le NOF (nouvelle ordre financier). Les rockfellers, thimoty garthner et lagarde éconduit de force de la réunion, ils n’ont pas été les bienvenus, le message est désormais clair. A l’issu de cette réunion un traité a été signé qui a rapidement été entériné par 104 pays depuis nov 2011, aucun du G7 n’y figure encore. Des pressions canadiennes l’exigent très fortement

    Septembre 2011, Lagarde demande aux russes de renflouer le FMI aux bords de la faillite, la BRICS refuse toujours y compris les japonais.

    Les japonais à eux seul ont la capacité avec ses réserves d’épargnes de financer la fin de la pauvreté dans le monde à hauteur de 400 milliards d’Euro sur les 1000 milliards en fond propre.

    Les rockfellers en sont malades, certain rothchild commence à capituler ainsi que les windsor. Les autres familles sont aussi divisés. La 1ère famille occulte à capituler est les Windsor (dont la reine uk), elle a débloqué plusieurs situations dont la plus visible est la non acceptation des accords UE avec l’UK pour imposer les dettes illégitimes de l’€ malgré les énormes pressions cumulées du nabot et sa concubine boche. Les pays du G7 sont acculés désormais plus fortement.

    Pochaine étape donc avant divulgation, assénissement des médias.


    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 09:21

      Message tres interessant FYI.


      Je suis tout a fait d’accord avec vous sur l’importance de la detention des stocks d’or dans la tention geopolitique.

      La fin de l’etalon on, comme je le dis dans l’article, n’a pas signifie la fin de la monetisation de l’or.

      Au contraire, cela a cree deux types de monnaie : un monnaie de 2eme classe pour le « commun » c’est a dire la monnaie ordinaire, scripturale, papier, numerique...

      Et une monnaie de 1ere classe pour les oligarques, l’or.

      C’est cette dicotomie qui permet aux quelques familles ploutocratiques ainsi qu’au etats qu’ils controlent de jouer la carte de la devaluation du dollar sans que leur propre fortune ne soit exposee a la formidable devaluation qui vient.

      C’est pour cela que les leaders non alignes comme Chavez ont demande aux USA le rappatriement de leur or national.

      L’or et sa detention est un element vital de la survie dans cette crise. Ce n’est pas nouveau. Le Parthenon n’etait qu’a moitie consacre au culte d’Athena. En fait l’autre moitie, a laquelle on accedait par le péristyle oppose était une coffre fort ou etait garde le tresor d’Athenes. Et pour plus de surete, une partie de ce tresor etait stocke dans les sites sacres de Delphes et de Delos.
      Sacree uniquement pour les Grecs, une expedition Gauloise ayant pille l’or de Delphes et l’ayant rammene a Toulouse ou il fini entre les mains des Romains quelques temps plus tard. C’est la legende de l’or maudit.

      Ceci dit, je serais curieux d’avoir plus de details sur votre vision des evenements. En particulier d’acoir plus de references sur les circonstances que vous evoquez dans la lutte d’influence entre les grandes familles et les pays recalcitrants.

      Un article serait le bienvenu.


    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 13:07

      C’etait un peu le but. Merci Parkway.


  • cathy30 cathy30 13 décembre 2011 13:42

    bonjour Aldous
    sur le billet d’un dollar il y a mentionné novus ordo seclorum, tu sais ce que ça veut dire ?
    En latin, langue de l’empire romain, déjà ça n’annonce rien de bien.


    • Aldous Aldous 13 décembre 2011 14:48

      En fait cette phrase provient du Grand Sceau des Etats Unis : Un nouvel ordre pour l’Histoire, si on en croit la deliberation du Congres US qui a ratifie le Grand Sceau.


      Il n’y a donc pas trop de surprise a le voir figurer sur les billets actuels.

      Le siecle signifiant dans cette acception les affaires terrestres et non les affaires spirituelles.

      Ceci dit, j’evite de melanger les analyses des symboles plus ou moins occultes a mes articles, ca n’apporte en general que des fantasmes ou au contraire des accusations de paranoia complotiste. 

      Internet deborde d’articles tentant d’expliquer les evenements par des conspirations occultes.

      Je pense que les veritables decisions ne sont prises qu’en fonction de l’interet des decideurs et non pour sacrifier a des rites ou des devotions.

      Le role des societes secretes est tres simple : c’est de coordonner une action en secret.

      Bon. Mais en quoi ca nous avance de le dire ou de perdre son temps a decortiquer ses symboles ?

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