lundi 19 mars 2018 - par Pierre Sarramagnan-Souchier

Le Nairu : Pourquoi il y aura toujours un taux de chômage programmé à 7 % minimum !

Dans l’actualité on nous parle d’une petite baisse du chômage ! 

Ceci est une tromperie… Car le taux de chômage est programmé pour ne pas descendre au dessous d'un certain niveau… pour des raisons strictement économiques du capitalisme…
 

« Le taux de chômage français descend sous la barre des 9 %  » 

Au quatrième trimestre 2017, la part de demandeurs d’emploi atteint 8,6 % en France métropolitaine, selon les chiffres publiés jeudi par l’Insee. (http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/02/15/le-taux-de-chomage-francais-descend-sous-la-barre-des-9_5257380_3234.html)

Outre le fait que ces chiffres ne correspondent pas vraiment à la réalité car on ne compte pas tous les demandeurs d’emplois mais seulement ceux qui rentrent dans les bonnes cases et critères de recherches d’emplois prédéfinies… (On parle de 10 millions de pauvres dans ce pays !), on se rappellera que les sénateurs avaient d’ailleurs noté qu’entre 2008 et 2016, le nombre des demandeurs d’emploi de plus de 55 ans inscrits à Pôle Emploi avait grimpé de 580.000 « soit + 430 % » ! (http://www.20minutes.fr/economie/21...).

Mais ça aussi on avait oublié de vous le signaler pendant les périodes électorales récentes (2017) !

Et de toute façon sauf erreur, les promesses électorales de l’actuelle président français misaient sur une descente à 7 % ! Mais pas au dessous… Car il faut respecter le taux de chômage programmé (aussi appelé le Nairu).

Emmanuel Macron, devant l'association de la presse présidentielle d’ailleurs assurait tout récemment, sans sourciller que "le taux de chômage structurel, en France, est de l'ordre de 9%". (source : https://www.challenges.fr/emploi/marche-de-l-emploi/jusqu-a-quel-niveau-le-chomage-peut-il-baisser-en-france_568474)

Et le pire c’est que le solutions pour y remédier ne sont pas prêtes à être expliquées car ce n’est pas du tout dans l’intérêt du citoyen de base de savoir que les puissants ne feront rien pour que cela change… Et comme on ne parle pas en l’air pour dire des fadaises, on vous explique pourquoi rien ne changera dans l’intérêt des puissants qui nous gouvernent…

EXPLICATIONS 

En fait les manipulations médiatiques ne sont pas nouvelles, mais comme personne ne le sait, c’est ça la force des puissants !

1 - Il faut culpabiliser les chômeurs pour maintenir la pression sur les salariés.

2 - Le taux de chômage programmé et voulu par les puissants va bien ! Merci !

Le « Nairu », parfois appelé « taux de chômage naturel », a été mis au point dans les années 70 pour justifier l’idée qu’il est impossible de faire baisser le chômage en dessous d’un certain niveau sans relancer l‘inflation. Elle fortifie bien sûr les politiques monétaires neutres ou restrictives. Le NAIRU est omniprésent dans certains milieux, et pourtant il reste invisible aux yeux de la population.

Les résultats d’une investigation ont permis de mettre en pleine lumière les tenants et les aboutissants de cette explication hérétique du chômage massif et durable dans nos sociétés. Le fruit de ces travaux se trouve ici, sur  : 

« NAIRU, Le Nom de la Ruse. La face cachée du chômage » → lenairu.blogspot.fr (http://lenairu.blogspot.de/)

Quelque extraits significatifs 

(…) En fait, il faut rappeler qu'à l'origine du NAIRU, il y eut les travaux d'un économiste, Phillips, dont la courbe reliait, elle, taux de chômage et hausses salariales. Ce n'est que plus tard qu'on relia au travers du NAIRU taux de chômage et inflation. La logique derrière la courbe de Phillips est assez imparable, et retranscrit la réalité de tout marché, et là, en l'occurrence, celle du marché du travail : quand un bien se fait rare, son prix augmente, et augmente d'autant plus qu'il se fait rare. Ainsi, lorsque le chômage diminue, il y a nécessairement une tendance pour que les salariés deviennent plus exigeants... 

La volonté d'utiliser le chômage comme moyen de pression sur les salaires est manifeste à l'issue de notre enquête.

Milton Friedman : “Si les ménages sous-estiment le taux d'inflation effectif, ils seront enclins à offrir plus de travail, puisqu'ils surestiment le salaire réel proposé, ce qui les conduit à accepter des propositions d'emplois qu'ils refuseraient si leurs prévisions étaient correctes ”

(…) Mais si le discours a présenté pendant longtemps ces chômeurs comme de pauvres victimes innocentes d'un système économique lui aussi innocent puisque visant un bien-être économique et social toujours plus grand, la tendance actuelle en Europe est à un discours bien plus culpabilisant... non pour le système qui reste au dessus de tout soupçon, mais pour ces chômeurs qui sont de plus en plus désignés par nos politiques comme un peu responsables de leur sort, quand il ne sont pas tout simplement des tire-au-flanc et des fraudeurs.

——

(…) Loin d'être un concept poussiéreux restant cantonné au fin fond de quelque manuel d'économie, il est reprit et développé par de nombreux analystes et décideurs économiques, parmi lesquels des organismes et des institutions influentes (OCDE , BCE, FED, pour n'en citer que quelques-unes)

——

(…) Et puis, en 2000, je tombe par hasard sur un livre intitulé « La comédie des fonds de pension [1] », rédigé par un inconnu pour moi, Jacques Nikonoff, qui n'est bien sûr pas encore le Président d'Attac à cette date. Un chapitre est consacré à une bête étrange et singulière, le NAIRU, acronyme anglais de « Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment ». Kesako ? La traduction littérale est le « taux de chômage qui n'accélère pas l'inflation ». Sans rentrer dans le détail tout de suite, l'idée serait qu'en macro-économie moderne, si on ne souhaite pas que l'inflation (mesurée par la hausse des prix à la consommation) dépasse un certain niveau, il faudrait que le chômage ne descende pas en dessous d'un certain seuil, qui serait justement donné par ce fameux NAIRU. Vous avez bien lu, « ne descende pas en dessous de ce seuil » ! En clair, dans une économie moderne, il y aurait une sorte d'arbitrage délibéré entre chômage et inflation. Moins d'inflation voudrait dire plus de chômeurs, et vice versa. La conclusion qui en découlerait serait que bien sûr, un chômeur ne serait pas une victime innocente d'un système tout à fait innocent, mais une victime innocente, préméditée et UTILE d'un système qui ne serait pas tout à fait innocent s'il s'avérait qu'il ait comme vraie priorité « number one » la lutte contre l'inflation. Chômage ou inflation, il faudrait choisir, et le choix pourrait être coupable ! J'ai alors la même réaction que vous probablement en ce moment : c'est tellement énorme que je reste incrédule malgré le caractère manifestement bien documenté du chapitre en question. Un niveau de chômage délibéré maintenu comme nécessaire au fonctionnement du système, c'est tellement éloigné de la représentation de l'opinion publique et des discours qui l'abreuvent, non, ce n'est évidemment pas possible !

(http://lenairu.free.fr/pages/chap1d...)

(…) Le “taux de chômage d'équilibre”, c'est le nom français du... NAIRU (taux de chômage minimum qui permet d'équilibrer l'inflation, d'éviter qu'elle n'augmente, en faisant pression sur les salariés). http://lenairu.free.fr/pages/ressou...

(…) Non le chômage n'est pas qu'un Fléau, mais aussi un outil bien utile pour certains...

http://lenairu.free.fr/pages/ressou...

(…) Quand aux “solutions”, au fait que bien sûr la lutte contre ce “Fléau” est et sera la PRIORITE ABSOLUE de ce gouvernement, comme des précédents et des suivants, que la “Bataille pour l'Emploi” va “mobiliser toutes nos ressources et notre énergie”, elles se sont succédées depuis 25 ans sans que la vraie réalité ne change : le chômage massif et de plus en plus généralisé (c'est-à-dire ne se limitant plus à des catégories spécifiques) s'est bel est bien instauré. http://lenairu.free.fr/pages/chap_5...

(…) Pour donner un ordre de grandeur on estime que la valeur du “taux de sacrifice” est entre 2 et 3% : pour réduire l'inflation de 1%, il faut tolérer une augmentation du taux de chômage de 2 ou 3% pendant un an, ou de 1% pendant 2 ou 3 ans. http://lenairu.free.fr/pages/citati...

(…) Faire pression sur les chômeurs pour mieux faire pression sur les salariés est une stratégie délibérée aux plus hauts niveaux de pilotage économique...

L'OCDE, à sa manière cynique, apporte la réponse dans un rapport sur l'emploi : 
« Les réformes structurelles, qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés » . 

http://lenairu.free.fr/pages/citati...

 

UNE PROPOSITION POUR RESOUDRE CETTE SITUATION INTOLERABLE

On notera qu’il y a pourtant une solution qui pourrait améliorer le sort des chômeurs programmés et qui est celui de la mise en place d’Un Revenu de Base Inconditionnel (et/ou Dotation Inconditionnelle d’Autonomie). Cela permettait à ces laissés pour compte de la société de ne pas s’effondrer dans le gouffre de la misère, financière, morale (pour ne pas dire plus !)… Mais ça, les puissants n’en veulent pas car ce n’est plus rentable de taper sur les chômeurs et de les culpabiliser pour faire peur aux salariés qui n’oseront pas se révolter…

 

 CONCLUSION

Désolé d’avoir bousculé vos certitudes et convictions ! Mais le taux de chômage permanent est une escroquerie des politiques et des puissants de ce monde pour leurs profits et contre le bien-être des citoyens…

Le cynisme des politiques est ce qu’il y a de plus criminel ! Hélas, cela n’est pas nouveau…

Bien à vous, votre serviteur de la déculpabilisation citoyenne.
Pierre Sarramagnan-Souchier, le 18 mars 2018.

 

••••••••••••••••

Rappel de mon engagement (de 2011) sur ce sujet : 
“Le chômage, c'est fini ! Vive le bonheur national brut (BNB)”
Des solutions concrètes immédiatement applicables à mettre en place…
à lire ici : http://pierre.souchier.free.fr/revoltons_nous/page.revoltons-nous.25.html
 



65 réactions


  • Arthur S Kent 19 mars 2018 11:33

    L’Armée de réserve de travailleurs est un concept d’économie politique étudié par Karl Marx. Il est développé dans le chapitre 25 de son livre Le Capital. Ce concept entretient des rapports avec le phénomène du chômage dans les sociétés capitalistes. Des expressions synonymiques comme « armée de réserve industrielle » ou « surplus relatif de population » sont utilisables pour désigner l’armée de réserve de travailleurs.


  • eddofr eddofr 19 mars 2018 13:57

    Mais non !


    Vous voyez le mal partout !

    Comme si une caste économique faisait délibérément le malheur du peuple juste parce que c’est dans son intérêt objectif ... ça n’existe pas ça.

    Ne sommes nous pas tous les enfants de Dieu ?

    Allons mon bon.

    Vous me ferez 2 Ave Maria et 3 Pater Noster pour chasser ces mauvaises pensées.

    • Arthur S Kent 19 mars 2018 14:09

      @eddofr

      La caste n’est pas seulement économique...

      L’état n’est que le siège de la recherche de rentes financées par l’impôt. Les producteurs de richesses acquittent l’impôt et les consommateurs d’impôts, qui contrôlent l’état, la captent.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 2018 08:43

      @eddofr
      Rectificatif : un fort taux de chômage freine l’inflation, et cela arrange les financiers qui prêtent de l’argent, en particulier aux Etats, qu’ils ont volontairement endettés. L’inflation grignote les intérêts des financiers.
      « L’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers » disait Keynes.


      Voilà l’explication complète : le plein emploi, c’est l’euthanasie de la finance.

      La question qui doit être posée : « Comment en finir avec les pouvoir de la finance ? »

      L’Islande, pays souverain, a apporté la réponse : en mettant les banquiers en prison et en laissant les banques faire faillite. Le chômage est à 1,9%.

      Sauf que la France n’est pas un pays souverain.

    • Yaurrick Yaurrick 20 mars 2018 10:33

      @Fifi Brind_acier
      2 choses sont à considérer :
      - l’inflation (qui n’est ni plus ni moins qu’un impôt déguisé) pénalise les derniers dans le circuit de création et circulation de la monnaie, c’est à dire les retraités et les salariés, à l’inverse des financiers : c’est l’effet Cantillon.
      - Ce qu’a fait l’Islande c’est justement de ne pas intervenir dans l’économie, et faire assumer la responsabilité aux banquiers. Une fois de plus, il fallait agir de façon libérale, le contraire de ce qu’on fait en France, dans l’UE et pas mal d’autres pays.


    • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 12:04

      @Yaurrick

      Vraiment ? L’inflation pénalise les retraités et les salariés à l’inverse des financiers ?

      Lutter contre l’inflation ne sert pas à protéger les pauvres, mais les riches. En effet, l’inflation entraîne une diminution de la valeur des capitaux, cet argent dort et rapporte des intérêts aux oligarques. S’il y a trop d’inflation, comme les intérêts sont fixes, les capitaux épargnés perdent de leur valeur et les riches sont moins riches.

      L’inflation c’est l’euthanasie des riches ! C’est pourquoi la BCE a pour mission « prioritaire » de maintenir l’inflation sous le seuil de 3%. 

      Vous devriez nous expliquer pourquoi la mission prioritaire de la BCE est de maintenir une inflation basse. Pour favoriser les retraités et les salariés et pénaliser les financiers, c’est juste ? 



    • Yaurrick Yaurrick 20 mars 2018 12:39

      @Ar zen
      L’effet Cantillon qui explique que les riches et financiers s’en sortent bien mieux que les salariés et rentiers :
      http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?article=4087444330G10020&contributor=Gabriel+GimenQ-ìRoche
      http://la-chronique-agora.com/effet-cantillon-applique-aux-banquiers/


    • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 14:15

      @Yaurrick

      A l’effet Cantillon ! Heureusement que vous étiez là pour m’ouvrir les yeux. 


    • gogoRat gogoRat 20 mars 2018 14:19

      @Yaurrick

       en effet, contrairement aux idées reçues, (ou déversées à longueur de propagandes dans les ’cerveaux disponibles’’) les politiques sévissant en France ne sont pas plus libérales qu’elles ne sont humaines, comme l’a définitivement montré le récent ’coming out’ à Droiche des gens qui se disaient ’De Gauche’ autant que de ceux qui se disaient ’De Droite’ , d’ailleurs !


  • Giordano Bruno 19 mars 2018 14:40

    Vous écrivez : Un niveau de chômage délibéré maintenu comme nécessaire au fonctionnement du système, c’est tellement éloigné de la représentation de l’opinion publique et des discours qui l’abreuvent, non, ce n’est évidemment pas possible !

    C’est étrange. J’ai une représentation des choses très différente, sans savoir qui de vous ou de moi a raison. Je connais dans les grandes lignes ce dont vous parlez depuis bien longtemps et j’ai lu et entendu parler souvent sur ce sujet. De plus, et surtout, nul besoin de lire quoi que ce soit pour comprendre la chose. Les postulants a un poste sont dans une position d’autant plus faible pour défendre leur rémunération et leurs conditions de travail qu’ils sont nombreux et en compétition. Il me semble donc naturel qu’une grande partie de la population le sache aussi. Au contraire, vous devez l’avoir appris récemment. Vous et moi imaginons sans doute que les autres sont comme nous. C’est classique. Mais l’un de nous se trompe. Peut-être est-ce moi. Je suis bien souvent peu représentatif de la population, mais sur ce coup-là je suis tout de même assez étonné. Si les autres contributeurs pouvaient nous donner leur opinion, je serais heureux de les lire.


    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 08:42

      @Giordano Bruno
      Vers la fin des années 1950, AW Phillips, un économiste néo zélandais, établit une relation entre la courbe du chômage et la croissance des salaires. Moins il y a de chômeurs et plus les salaires augmentent et inversement .

      A partir de cette étude, certains économistes ont lié l’inflation au taux de chômage et ont adopté la principe que si on contrôle le taux de chômage on contrôle l’inflation. Le Nairu est né.
      Aujourd’hui tous les pays sont endettés à des niveau plus que raisonnable et il leur faut contrôler leur inflation sous peine d’être en incapacité de payer les intérêts de la dette et donc d’être virtuellement en faillite. Pour contrôler cette inflation, ils limitent l’emploi à environ 8% minimum pour la France et 4% pour l’Allemagne (car elle est moins endettée).
      Il faut aussi noter que les pays qui ont des assurances chômage correctes doivent avoir un taux de chômage plus important, car les aides lissent l’inflation.
      Prenez l’exemple des USA où la courbe du chômage joue les montagne russe en fonction des crises économiques. On peut penser qu’ils se fichent de Nairu. Il n’en est rien : Les crises économiques récurrentes font retourner le travailleur américain au chômage et ce dernier est obligé de vendre tout ce qu’il a pour vivre et donc fait mécaniquement baisser les prix et l’inflation.

      Mais il ne faut pas oublier que l’endettement sert à payer les retraites, les hôpitaux et notre mode de vie. La contrepartie est le chômage qui ne baissera jamais

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 2018 08:45

      @Trelawney
      Merci BFM TV !


    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 08:58

      @Fifi Brind_acier
      Ca m’étonnerait qu’à BFM il parle de cela, par contre Asselineau y fait le pied de grue pour y parler. Et lorsqu’il est invité pour y dire ses conneries sur l’Europe il dit « Merci BFM »


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 2018 10:08

      @Trelawney
      Surtout ne prennez pas le temps d’expliquer « les conneries » que peut dire Asselineau, sur aucun média, puisqu’il n’est pas invité depuis 11 ans !


    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 11:30

      @Fifi Brind_acier
      Posez vous seulement cette question : « Avec 200 milliards d’euro d’endettement supplémentaire pas an comment la France ferra pour trouver des emprunteur si elle n’était pas accrochée à l’euro ? ». Il y a les fonds vautour mais l’Argentine en a fait l’expérience


      Aussi au lieu de dire : c’est la faute à l’Europe essayez seulement de vous poser les bonnes questions et vous verrez qu’être ou pas dans l’Europe ne changera rien dans notre façon de vivre, sauf peut être à vivre un peu plus dans la misère.

      Lorsqu’un pays est mal géré. il est mal géré et c’est le cas depuis 40 ans pour la France. On on s’adapte ou on meurt. Mais Europe ou pas Europe, on doit assumer nos conneries.

      Et je vois un Asselineau qui a traîné toutes sa vie dans les arcanes du pouvoir et qui est donc implicitement responsable de la situation actuelle (comme son copain Pasqua et tant d’autres) nous dire pour uniquement se dédouaner « C’est la faute à l’UE ». Ce qui me navre, c’est qu’il y a assez de cons pour le croire. Mais comme il y a autant de con pour croire aux conneries de Macron, de Mélenchon ou de Lepen, ça fait une moyenne

    • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 15:59

      @Trelawney

      « Quand un pays est mal géré depuis 40 ans », écrivez vous. Vous ne voulez pas dire plutôt depuis 25 ans ? 

      Depuis 25 ans c’est le traité de Maastricht qui est à l’oeuvre en France. ce ne sont pas les « politiques » français qui décident en France mais des « non élus » à Bruxelles. Maastricht ainsi d’ailleurs que les traités d’Amsterdam, de Nice et de Lisbonne. 

      Alors, effectivement, si la France est « mal gérée » elle le doit à son appartenance à l’U.E. La force des traité européens et le droit européen sont inscrits dans la Constitution française. 

      Alors, votre constat est juste, mais c’est l’Union européenne qui est en cause ! Il faudrait vous réveillez un peu !


    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 16:21

      @Ar zen
      c’est l’Union européenne qui est en cause ! Il faudrait vous réveillez un peu !

      Pour être poli, vous nous saoulez avec votre UE. dans l’UE il y a 28 états et parmi ces états, beaucoup se félicitent d’être dans l’UE et d’autres n’ont absolument pas à se plaindre. Il y a dedans un pays qui est classé comme le pays où les gens sont le plus heureux au monde (la Finlande).
      Si eux ont les même directives que nous, pourquoi eux se portent bien et pas nous ?
      Et je dirais même plus, pourquoi certains pays demandent à la France et peu plus de rigueur dans sa gestion économique ?

      Cela fait des années que le PS et le RPRUMPLR (on a du mal à le nommer celui là) se refile le pouvoir pour le même désastre à l’arrivée. le problème est que les hypothétiques remplaçants (Asselineau, Mélenchon, Macron, Dupont Aignan etc) font parti du même moule et bouffent à la même gamelle

      Certains et pas des moindres sont encore à nous parler du Conseil national de la résistance, pendant que d’autres rêvent d’une fermeture des frontières et de consommer français alors que ça fait des lustres qu’on ne fabrique plus rien en France et que ce soit des ordinateurs, des machines à laver, des tracteurs etc. 

      Imaginez une seconde avec un endettement pareil et une balance commerciale idoine, le désastre que ce serait si on était encore au Franc français et pas à l’euro. On vit à crédit en profitant que nos pays voisins soient assez rigoureux pour nous maintenir à flot avec un euro fort.

      De tout de façon avec le français c’est toujours la faute à l’autre, 

    • foufouille foufouille 20 mars 2018 16:55

      @Trelawney
      "Imaginez une seconde avec un endettement pareil et une balance commerciale idoine, le désastre que ce serait si on était encore au Franc français et pas à l’euro."

      pas vraiment vu qu’il suffirait d’avoir une bonne inflation générale pour redevenir compétitif.
      si le smic étaient le même partout en europe, nous serions tous dans le même bateau.


    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 19:52

      @foufouille
      On augmente de 1% le taux d’inflation et on se retrouve avec les doubles des intérêts de la dette à rembourser, soit 24 milliards par 1%. On est trés loin d’être compétitif avec des taux comme celui ci.

      C’est justement le problème du Nairu : limiter l’inflation par le chômage

    • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 22:34

      @Trelawney

      Merci BFTV ! Vous ne pouviez pas mieux cerner la pensée dominante, enfin, celle qui nous est proposée par les médias de masse. Vraiment n’importe quoi. Il vous arrive de réfléchir par vous même ?

      A votre avis, à qui profite l’endettement dont vous parlez ? Au peuple souverain ou bien à d’autres ? Allez, allez, réfléchissez ! Qui empoche les intérêts de la dette à votre avis ? Vous pouvez répondre ?

      La dette avant Maastricht et la dette après Maastricht : tout va bien, dormez M. trelawney ! Il faudrait, quand même, que vous vous interrogiez sur l’origine de la dette, n’est-ce pas ?


    • Trelawney Trelawney 21 mars 2018 09:30

      @Ar zen
      Si vous en êtes encore à 1973, c’est qu’en matière d’économie vous ne valez pas mieux que les politiques qui nous gouvernent.

      Personne n’oblige personne à s’endetter. Si pour 2018, le gouvernement français a prévu 200 milliards d’euro (8% du PIB) d’endettement supplémentaire, c’est qu’il les a besoin pour boucler son budget. Donc il lui faut trouver des créanciers ayant suffisamment confiances en la solidité du pays pour trouver ces sommes. Une grosse partie de ces créanciers sont des épargnant, car la totalité des contrat d’assurance vie sert à payer la dette de la France. Donc lorsqu’un particulier place son argent sur un contrat d’assurance vie, son argent est bloqué minimum 8 ans et il reçoit des dividendes qui sont une partie des intérêts de la dette

      L’histoire de la création monétaire par le crédit n’est rien de plus qu’une écriture comptable. On prête de l’argent « virtuel » qui devient réel à chaque échéance.

      Si la France n’était pas dans l’UE et dans l’euro, comme son économie ne serait pas suffisante pour financer ses besoins, elle devrait emprunter en Franc français à des taux plus qu’usurier car, seule, sa solidité serait précaire (baisse de cotation depuis plus de 10 ans). Elle ne le pourrait pas et devrait donc réduire drastiquement son budget et ses dépenses.

      Mais bon c’est la faute à l’UE et aux banques

    • Legestr glaz Ar zen 21 mars 2018 12:18

      @Trelawney

      Je crois que vous n’êtes pas bien au courant du système de création monétaire. 

      La France « doit » emprunter aux banques privées, contre des intérêts. Lesquelles banques n’ont même pas cet argent qu’elles prêtent. La Banque de France pourrait prêter à l’Etat à taux « zéro » mais ceci est interdit par les traités européens. La France doit emprunter sur les marchés privés et payer des intérêts.

      Comme vous n’êtes pas bien au point sur la création monétaire voici deux liens pour vous informer davantage. Il y en a de très très nombreux, vous aurez le choix pour comprendre. 

      Le système actuel est une escroquerie en bande organisée !



  • zygzornifle zygzornifle 19 mars 2018 14:47

    Le gouvernement compte sur la peur du chômage et sa répression pour faire accepter n’importe quoi aux travailleurs , il deviendra corvéable a merci comme le bon petit troufion que l’on envoyait combattre les chars avec un bâton .... 


  • Giordano Bruno 19 mars 2018 14:57

    Une façon de lutter contre ce système est de refuser de chercher un emploi.


  • BA 19 mars 2018 16:07

    En République tchèque, le salaire minimum est de 327 euros ! ! !


    L’Union européenne, c’est la course aux salaires les plus bas possibles.


    L’Union européenne, c’est la mort de l’industrie française, la mort des ouvriers français, la mort des commerces français.


    France : salaire minimum de 1445 euros.

    Belgique : salaire minimum de 1501 euros.


    En clair : ces deux pays voient leurs usines fermer.


    Les patrons délocalisent leurs usines vers les pays européens qui ont un salaire minimum minable.


    Pologne : salaire minimum de 387 euros.

    Hongrie : salaire minimum de 344 euros.

    République tchèque : salaire minimum de 327 euros.

    Roumanie : salaire minimum de 190 euros.


    Conséquence :


    Les usines ferment chez nous. Les usines partent vers l’est de l’Europe.


    Roumanie : 5,2 % de chômage.

    Pologne : 4,8 % de chômage.

    Hongrie : 4,3 % de chômage.

    République tchèque : 2,9 % de chômage.


    L’industrie européenne se déplace vers l’est.


    http://www.rtl.fr/actu/conso/l-industrie-europeenne-se-deplace-vers-l-est-7782370174


  • Petit Lait 19 mars 2018 17:07

    Et ce fameux NAIRU, selon vous, il se place donc à 7% ? Et pourquoi serait-il différent en Allemagne, en UK, au USA ou en Suisse ? Dans tous ces pays, le taux de chômage étant largement au dessous de vos 7% ? 


    Vous pouvez chercher des responsables partout ailleurs que là où ils sont, pourtant, le taux de chômage actuelle en France est avant tout dû à une totale incapacité du pays à s’adapter aux changements du monde. La responsabilité en incombe autant aux gouvernements successifs qui n’ont jamais su/pu/voulu faire le nécessaire, qu’aux syndicats qui, à chaque velléité de changement, se sont arque-bouté sur leur vision du passé. 

    Il est évident que la France ne peut pas produire des voitures concourantes des coréennes par exemple. Voyez en Allemagne, la seule marque « généraliste », Opel, est en difficulté. La France ne peut pas faire de la production de masse, mais doit produire de la valeur ajoutée. Le problème c’est que pour cela il faut former, investir, innover. Et depuis des décennies, les entreprises ne le font pas car ne disposent pas du cadre nécessaire. 



    • Pierre Sarramagnan-Souchier Pierre Sarramagnan-Souchier 19 mars 2018 17:35

      @Petit Lait
      Sans vouloir en faire du fromage de votre petit lait, je vous indique quand même que si l’Allemagne a un faible taux de chômeur, c’est pour plusieurs raisons dont au moins deux sont cyniques :

      1 - Les petits bouts de 450 € non imposables (un peu un i-temps) qui fait que vous n’êtes plus comptabilisés comme demandeur d’emploi.
      2 - De la fameuse et célèbre loi Hartz IV datant du socialiste Schroeder qui permet à l’agence de l’emploi que vous faire travailler pour un euro de l’heure au bout d’un an de chômage tout en gardant vos prestations sociales et vos point de retraite ou de vous radier. Beaucoup se font donc radier… 
      3 - Un salaire minimum tout récent qui n’est que de 8,50 € et permet d’avoir une main d’œuvre bon marché… Ce sic n’est d’ailleurs spas en vigueur dans tous les corps de métier…

      De cela il en résulte une Allemagne à deux vitesses et une fracture sociale impressionnante, avec plus 18 millions de très pauvres (pour 88 millions de citoyens !). On trouve même des retraités qui font les poubelles pour survivre… en cherchant les bouteilles vides pour avoir la consigne (0,25 € pour les bouteilles en plastiques et 0,08 cent d’euro pour le bouteilles en verre)…

      Et paradoxalement dans les usines automobiles, vous avez des employés qui peuvent avoir des salaires de plus de 5 000 €… voir nettement plus…

      La résorption des déficit publiques s’étant opérée au détriment des citoyens et principalement des plus faibles…

      Pour le reste de votre analyse on pourrait ajouter que les charges sociales des entreprises en France sont beaucoup trop fortes et rigides et plombent leurs comptabilités… Sans parler des paperasseries administratives ubuesques…
      Etc.

      Note : Donc il semble prudent de lire les statistiques officielles de l’OCDE avec une certaine prudence en regardant avec précision à quoi correspondent ces repères… En effet, si la moyenne de l’OCDE est de 5,5 % de chômeurs officiellement, cela ne signifie pas grand chose si l’on tient compte de la réalité des prises en compte des chômeurs dans les différents pays concernés… Je dirais même que c’est de l’enfumage médiatique…
      Source : 

      Le taux de chômage de la zone OCDE stable à 5.5% en janvier 2018 (Mise à jour : mars 2018)

      http://www.oecd.org/fr/emploi/taux-de-chomage-harmonises-de-locde-mise-a-jour-mars-2018.htm



      Bien courtoisement !


    • Pierre Sarramagnan-Souchier Pierre Sarramagnan-Souchier 19 mars 2018 17:39

      @Petit Lait


      Merci de bien lire :
      - « petit boulots » (et non petit bouts !) à 450 € mensuels…
      - smic et non sic !
      - (et mes erreurs d’orthographe qui traient dan mon commentaire !)


    • Petit Lait 19 mars 2018 18:01

      @Pierre Sarramagnan-Souchier

      Je suis tout-à-fait d’accord avec ce que vous dites sur l’Allemagne. US et UK présentent aussi le même problème de travailleurs pauvres. Mais pas les pays du nord, la Suisse, le Luxembourg et de nombreux autres pays occidentaux ou asiatiques, développés. 

      N’empêche : le taux de pauvreté en Allemagne est certes plus important qu’en France, mais pas non-plus dans des proportions démentielles. 

      Par ailleurs, on peut espérer, mais cela reste du domaine de l’espoir je vous le concède, que le chômage baissant, la main-d’oeuvre se faisant plus rare, les très petits salaires augmentent. Ce qui est possible avec un chômage à 3% ou 4% mais pas à 10%.

      Finalement, mon commentaire était surtout une réponse à l’article qui dit que c’est le monde de l’économie qui veut un taux de chômage à 7%, alors qu’on voit qu’il est bien plus bas dans des pays plus libéraux qu’en France. Cette théorie est donc fumeuse. Car le fait qu’il ait trop de main-d’oeuvre est une partie du problème, l’autre étant qu’il n’y a pas assez de demande. Et pour qu’il ait demande, il faut une économie prospère. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 2018 08:49

      @Petit Lait
      La Suisse, l’ Islande et la Norvège ne sont ni dans la zone euro, ni dans l’ UE. Ce sont d’ailleurs 3 pays les plus heureux au monde , ce qui devrait faire réfléchir toutes les euro-nouilles...


    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 08:51

      @Pierre Sarramagnan-Souchier
      Le Nairu ne tient pas compte de ce que vous dites. Pour son calcul il ne tient compte que du nombre de personnes en recherche effective d’emploi (la première catégorie pour la France) et c’est pour cela que cette catégorie et comptabilisé dans tous les pays.

      Qu’il soit bien ou mal payé l’emploi n’a que peut d’importance, car le niveau de vie est en corrélation avec le montant des salaires. 
      Comme il est dit plus haut avec 1200 euro vous vivez super bien en Tchéquie, alors qu’en France vous survivez. Le nairu veille en théorie à ce que ça reste comme cela.
      Seulement l’humain ne contrôle pas l’économie. Il n’est qu’un témoin et donc des tchèques viennent travailler en France pour un peu plus et retourne dans leur pays pour le dépenser.
      Et ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui.

      La règle universelle est qu’en matière d’économie, l’humain n’est qu’un témoin et ne la contrôle pas. Il s’adapte

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 2018 10:34

      @Trelawney

      La règle universelle est qu’en matière d’économie, l’humain n’est qu’un témoin et ne la contrôle pas. Il s’adapte

      C’est ça, adaptez-vous, à l’austérité, au chômage, à la fin des services publics, à la précarité..., comme dit Attali : « Débrouillez-vous ! » . Quand je dis que vous écoutez trop BFMTV !


      Surtout, ne cherchez pas comment font les pays qui ont un faible taux de chômage, dès fois que vous seriez contraint d’entrer en résistance ...

    • Cadoudal Cadoudal 20 mars 2018 10:53

      @Fifi Brind_acier
      « dès fois que vous seriez contraint d’entrer en résistance »

      Toujours un plaisir de lire les poètes de l’Union Patronale Remplaciste...

      "Sur le plan de la consommation, les dépenses des ménages bénéficient toujours du dynamisme de l’emploi et des salaires. Le taux de chômage est passé en-dessous de 4 % l’an dernier et les salaires ont progressé, notamment suite au relèvement du salaire minimum légal et des salaires minimum garantis pour les travailleurs qualifiés."
      http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Hongrie


    • Yaurrick Yaurrick 20 mars 2018 11:07

      @Trelawney
      C’est surtout que le NAIRU n’est qu’une énième façon de détourner le véritable problème qu’est la manipulation de la monnaie et de l’interventionnisme économique.
      En cela le NAIRU n’est qu’un indicateur du tripatouillage de l’économie, et une fois encore la France fait partie des mauvais élèves, comparé à des pays plus vertueux.


    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 11:49

      @Fifi Brind_acier
      C’est ça, adaptez-vous, à l’austérité, au chômage, à la fin des services publics, à la précarité...

      Dites moi la recette que vous avez pour avoir plus d’emploi et moins d’austérité. On ferme les frontières et on taxe les importations ? Comme on importe la quasi totalité de ce que l’on consomme, ça ne ferra qu’augmenter le prix des produits (aliments, médicaments etc compris) donc plus de déficit budgétaire et encore plus d’austérité.

      Quant au service public comme vous dites. On a privatisé les télécoms et ça marche mieux qu’avant. On a privatisé les autoroutes, pas de problème ça roule. les liaisons vers la Corse, pas de problème aussi.
      Les hôpitaux ? ben on meurt aux urgences. La SNCF ? c’est un sketch à elle toute seule. L’EDF ? Elle change de nom pour faire oublier ses déboires mais elle fournit du courant donc on ne peut pas se plaindre.

      Et vous en etes encore à penser que c’est l’Europe qui est la cause de tout ce bordel 

    • Trelawney Trelawney 20 mars 2018 12:35

      @Yaurrick
      le véritable problème qu’est la manipulation de la monnaie et de l’interventionnisme économique.


      C’est un problème dans le sens où une monnaie ne peut pas se manipuler. prenez le cas de l’euro. c’est une monnaie stable et forte, car cela sert les intérêts des pays économiquement stable, comme l’Allemagne, la Hongrie, la Pologne, les Pays Bas, la Finlande, le Luxembourg.
      Ca permet a des pays moins stable comme la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal d’avoir une inflation modérée pour pouvoir emprunter.
      Mais un pays folklorique qui se servirait de la force de l’euro pour faire du n’importe quoi économique en paierait le prix fort, comme cela c’est passé pour la Grèce.
       
      C’est pour cela que l’interventionnisme économique a ses limites.

      C’est pour cela qu’on ne peut contrôler l’économie comme on ne peut contrôler le débit d’un fleuve. Il faut faire avec et s’adapter

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 2018 18:37

      @Trelawney
      La majorité des pays du monde est protectionniste.
      Sauf les pays de l’ UE, évidemment.
      Le résultat est brillant, non ? 11 millions de sans emploi.


  • BA 19 mars 2018 17:20

    Les entreprises à haute valeur ajoutée s’installent en Chine, en Inde, etc, car leurs employés y sont aussi compétents qu’en France, pour un salaire dix fois plus faible.


  • ddacoudre ddacoudre 19 mars 2018 18:51

    bonjour P S S

    combien de citoyen connaissent la courbe Phillips, il ne doit pas y avoir grand monde.
    je te suis sur l’essentiel car effectivement le chômage est devenu une valeur anesthésique.
    mais tu le sais c’est un peu plus compliquer. nous utilisons des formules telle du travail pour tous, alors que 28 millions de citoyens travaillent et nourrissent les 40 millions autres.
    dans une économie de rareté (c’est à dire produire ce dont l’on a besoin car la planète ne le fourni pas en l’état) nous sommes passés d’une économie de reconstruction d’après guerre qui à apportée une certaine stabilité de l’emploie en développant des biens à une économie de renouvellement de ces biens plus les innovations apportées par la science et la technologie.
    le tout c’est joué dans une économie qui c’est ouverte à la concurrence internationale, souvent par de grands groupe qui sont aller investir dans les pays en voie de développement et réalisaient une plus valu énorme en revendant sur le marché européen.
    Les transferts d’emplois envisagés para création de nouvelles technologies n’ont pas compensé la perte des emplois qu’elles détruisaient.La vision la plus édifiante est l’agriculture qui emploie mois de 3% de citoyens.il faut savoir qu’en 1850 47% des emplois étaient dans l’agriculture, que l’industrie en regroupé 25% , et le reste en service.
    aujourd’hui, malgré les augmentations de population (sans tenir compte des deux guerres)
    l’industrie se maintien toujours autour de 25% d’activité pour fournir tous les biens que nous connaissons depuis 1850 (preuve d’un taux de productivité élevé) et aujourd’hui les services représentent plus de 70% des emplois. c’est à dire que seulement moins de 30% de citoyens concourent à produire des biens.
    l’évolution d’un capitalisme financier démontre que la production d’une économie dites réelle celles des 30% ne suffit pas à leur assurer un revenu du capital, or le revenu financier ne crée pas d’emplois en masse, l’ordinateur pallie largement à ses besoins.
    d’un autre coté nous savons que l’économie de croissance a ses limites qu’elle tire de ressources épuisables et du nombre de population qui en bénéficient. cela revient à conclure que l’on n’a pas besoin du travail de tout le monde, mais tous le monde à besoin d’un revenu d’échange pour survivre ou vivre socialement. OR le capitalisme ne peut pas y pouvoir car dans la comptabilisation de la réalisation de son profit pour un, un patron ou des actionnaires la vie de ceux qui concourent à réaliser les biens est considérer comme une charges à réduire, et c’est donc depuis 1979 un taux élevé de chômeurs qui réduit au silence les velléités et amenuise l’ardeur militante.
    la dessus il faut ajouter l’impact de la chute du communisme pour comprendre pourquoi face a un marché ouvert les réformes consistent à réduire le train de vie des citoyens lambda exception faites des puissants qui voient bien évidement leur taux de profit augmenter.
    l’ignorance est elle que souvent c’est la rumeur, les malveillances qui servent de fil conducteur à une analyse politique des citoyens. tous ceux qui son né sou le seul régime capitaliste et ne connaisse que le désir de vouloir être capitaliste à la place des capitalistes, il est dur de faire progresser des idées d’autres formes d’organisations sociale qui ne soit pas de l’exploitation.

    cordialement.http://ddacoudre.over-blog.com/55c7d999-e91f.html


  • Le421 Le421 19 mars 2018 18:53

    Ce qui me laisse perplexe dans les chiffres du chômage, c’est que le nombre impressionnant de radiations n’est jamais communiqué sur les médias...
    D’ailleurs, en plus, les chiffres du chômage tout court ne serons plus communiqués.
    Vlan !!


  • novo12 19 mars 2018 19:17

    Ce sont les mêmes économistes qui ont inventé le NAIRU et qui ne trouve aucune objection à la création monétaire par les banques. Quand les banques créent de la monnaie par définition cela diminue la valeur de la monnaie et augmente les prix.


    Il y a une bonne vidéo qui explique la création monétaire ici :

    Il serait intéressant d’avoir des articles sur ce sujet complètement méconnu des français.

  •  C BARRATIER C BARRATIER 19 mars 2018 22:29

    Je voudrais bien que ce soit le NAIRU qui nous vaille tant de chômeurs, hélas ce n’est plus le cas depuis des decennies..Tous les pays ne s’occupent pas du NAIRU et avec la mondialisation il faudra bien faire comme tout le monde....


  • HELIOS HELIOS 20 mars 2018 02:07

    ... une solution simple...


    ... etablir un revenu minimum de remplacement pour les chomeur calculé non pas sur leur dernier emploi, mais sur la moyenne de leur revenus passé avec un « taux de remplacement » etabli sur l’age (plus le chomeur est vieux, plus son taux est elevé)...

    Et le cout de ce revenu de remplacement, servi par l’état, et financé par toute les personnes morales - entreprises, associations... - a partir des marges brutes dégagées (pas du CA)...


    l’objectif est évident,tout le monde aura intérêt à diminuer le chômage pour baisser cette charge.... ou accepter une deflation

  • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 mars 2018 07:37

    Bonjour,
    .
    Le NAIRU explication par Étienne Chouard ( professeur d’économie)
    https://www.youtube.com/watch?v=_x1eck6ZHks
    .
    Les institutions européennes institutionnalisent un chômage en imposent définitivement à la BCE une politique anti-inflation donc mécaniquement « chômagène ».
    .
    La BCE à une mission unique, celle de luter contre l’inflation.
    .
    Il faut s’imaginer la difficulté de l’éducation populaire qu’il faut y faire pour que les 400 millions d’européens arrivent à comprendre que :
    « Quand on lute contre l’inflation on le payé en chômage, en chômage de masse ! On sait que empiriquement, quand vous lutes contre l’inflation vous le payes en chômage et quand vous lutes contre le chômage vous le payes en inflation. »
    .
    Le NAIRU qui à le mème génome que l’UE, les mêmes parents, fixe le taux « minimum » de chômage qu’il faut pour garantir la docilité des travailleurs, due à la mise en concurrence féroce.
    .
    Pour la France le taux du NAIRU à été fixé à 10%.... ce que veut dire que le taux du chômage ne doit pas descendre en dessous de 10% pour maintenir les salaires bas, très bas, et pour augmenter la pression, due à la mise en concurrence, pour que les travailleurs acceptent le fait de se vendre pour un salaire très bas.
    .
    Le NAIRU c’est une doctrine
    .
    Le NAIRU c’est le résultat du calcul du niveau du chômage qu’il fait pour qu’il n’y à pas d’inflation !
    .
    Les institutions européennes, la TROIKA,, ils ne cherchent pas à réduire le chômage, ils cherchent à réduire l’inflation.
    .
    Le chômage de masse est institutionnalisé, il est inscrit dans la constitution européenne.
    Les institutions européennes nous condamnent, sciemment, volontairement à un chômage de masse.

    .
    L’UPR est un des rares partis politique qui fait de la pédagogie pour expliquer au peuple français ce se cache en réalité d’arrière les traitées européens, le TUE et le TFUE
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2010/11/UE-escroquerie-12mai2016-WEB_V2.pdf
    .


  • BA 20 mars 2018 08:04

    Le traité de Lisbonne est lisible à cette adresse :


    http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i0439.pdf


    « Par l’établissement d’une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »


    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206, page 152.


    Mettre en concurrence directe les informaticiens français et les informaticiens de l’Inde, quelle idée de tarés.


    Ces traités européens gravent dans le marbre le dogme du libre-échange mondial généralisé. En clair : c’est le suicide de la France.


    Les entreprises à haute valeur ajoutée s’installent en Chine, en Inde, etc, car leurs employés y sont aussi compétents qu’en France, pour un salaire dix fois plus faible.


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mars 2018 09:12

    L’auteur est écolo et européiste, l’espèce la plus dangereuse pour les classes populaires, car il avance masqué, sous le prétexte de défendre la nature pour l’avenir du genre humain.


    Il propose sans sourciller de remplacer le modèle social français qui redistribue plus de 50 % de la richesse produite ... par une poignée de cacahouètes !

    C’est le MEDEF qui est content, il attend ça depuis 1945 !

    Son article est celui d’un défaitiste, ou d’un collabo involontaire de la finance, qui explique qu’il n’y a rien à faire qu’à se laisser plumer, et à recevoir une aumône pour survivre. Heureusement qu’il y a des résistants qui défendent le modèle social français, ils sont à l’ UPR.

     

     


  • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 09:27

    Je signale à l’auteur que le Peuple suisse s’est prononcé, à une très large majorité, contre l’instauration d’un revenu de base universel. 

    Ce que pense l’auteur n’est, peut être pas ce que pense la majorité. Se pose t-il ce genre de question ? La « solution » de l’auteur est, pour lui, « la » solution. Et pourtant, une majorité de suisse a rejeté une telle opportunité. Pourquoi ? 


    • Yaurrick Yaurrick 20 mars 2018 10:15

      @Ar zen
      Peut être parce que les Suisses comprennent que le revenu de base est une idée socialiste et que leur économie est florissante parce qu’elle est bien plus libre que dans la plupart des pays ?


    • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 12:12

      @Yaurrick

      Je ne suis pas d’accord avec vous. L’économie suisse n’est pas plus libre qu’une autre, comme vous tentez de le faire croire. 

      Il se trouve que la Suisse est une démocratie, semi-directe, seul pays au monde ayant ce mode de fonctionnement. Le peuple est le souverain en Suisse. La répartition des richesses est donc l’affaire de la majorité. Les « politiques » qui prennent les décisions le font toujours sous le contrôle du peuple qui peut les « déjuger » par le référendum facultatif et même proposer des lois à travers l’initiative populaire. Le Peuple suisse a su se protéger à travers sa Constitution. 

      Un lien pour vous démontrer comment un stade de foot se construit ou ne se construit pas et qui décide !


      Vous seriez d’accord, Yaurrick, de mettre en place, en France, un démocratie « semi directe », façon suisse, de manière à ce que l’économie soit « libre » en France ? 

    • Yaurrick Yaurrick 20 mars 2018 12:52

      @Ar zen
      L’économie suisse pas plus libre qu’une autre ? Pas de salaire minimum, pas de code du travail de 3500 pages, une fiscalité moins répressive que bien des pays, des accords de libre-échange avec l’UE et 38 autres pays, ce n’est pas plus libre que pas mal d’autres pays ?

      En tant que libéral, je suis d’accord à ce qu’on laisse chacun décider et assumer ses propres choix.... Ce qui veut dire que chaque état doit s’en tenir à ses fonctions régaliennes et ne pas s’ingérer dans la vie des citoyens.

      A ce niveau, la Suisse est plus en phase avec mes convictions. Par contre si la « démocratie » consiste à malmener les libertés individuelles comme le font les étatistes, la souveraineté ne servira à rien.
      La souveraineté c’est une chose, si c’est pour en faire un monstre étatique, ce sera sans moi


    • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 14:24

      @Yaurrick

      Si vous connaissiez la Suisse vous n’écririez pas de telles contrevérités ou alors vous mentez. 

      Vous connaissez les accords de branche façon suisse ? 


      Si vous êtes partisans d’une démocratie « semi directe » comme en Suisse alors une seule façon de l’obtenir : votez pour l’UPR !

    • Yaurrick Yaurrick 20 mars 2018 20:31

      @Ar zen
      Quelles contrevérités ou mensonges ? Vous savez à quel point la législation est kafkaïenne en France ? On voudrait décourager les employeurs qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

      Je suis pour le plus de libertés et de pouvoir aux individus, comme en Suisse en effet... pour avoir lu le programme de l’UPR, je ne m’y retrouve pas, c’est de l’étatisme en puissance.

      Mais je suis prêt à voter pour cela, savez vous pourquoi ? Parce qu’une fois qu’on aura atteint le fond (même si j’ai conscience que cela sera douloureux pour nombre d’entre nous), alors on pourra remettre le pays sur les rails en appliquant une politique vraiment libérale.


    • Legestr glaz Ar zen 20 mars 2018 22:37

      @Yaurrick

      Alors vous êtes pour ou contre une démocratie semi directe, comme en Suisse ?

      Vous n’avez pas répondu.


    • Yaurrick Yaurrick 20 mars 2018 23:04

      @Ar zen
      En tant que libéral, la démocratie semi directe doit être une étape dans le sens d’une société libérale, sauf qu’ aucun parti majeur en France ne propose de politique et de société libérale.


    • Legestr glaz Ar zen 21 mars 2018 12:00

      @Yaurrick

      Et quel pays trouve t-il grâce à vos yeux sur les quelques presque 200 que comporte la planète ? De la politique de quel pays seriez vous le plus proche ? 

      Etes vous dans la pure utopie ou bien ce que vous préconisez existe t-il quelque part ?

      Je note quand même que la démocratie semi directe est une étape pour vous. Alors franchissons ensemble cette étape et nous verrons ce que le peuple décidera ensuite. La sortie de l’UE reste, par conséquent, la première étape à réaliser.



    • Yaurrick Yaurrick 21 mars 2018 13:06

      @Ar zen
      La Suisse n’est pas le paradis j’en suis conscient, mais les libertés individuelles sont assez largement respectées, et c’est un des pays les plus libéraux de la planète.

      Votre question sur la sortie de l’UE est un non-sens, les libéraux étant pour un état ou tout autre entité la plus restreinte possible. C’est pour cela que j’émets une très grande réserve, quand à la suite de la sortie de l’UE.

      Personnellement, je suis convaincu que si la France sortait de l’UE, ça ne serait que pour mieux se jeter dans toujours plus d’étatisme et de collectivisme. Et que l’UE a au moins le mérite d’empêcher la France de devenir une petite URSS.


    • Legestr glaz Ar zen 21 mars 2018 21:41

      @Yaurrick

      Vous dites tout et son contraire. La Suisse pays libéral, selon vous, n’est pas dans l’UE et, pourtant, ne verse pas dans le tout étatisme et le collectivisme. 

      Ce que vous écrivez ne résiste pas à une simple analyse. Vous raisonnez avec vos peurs et non avec votre rationalité.

    • Yaurrick Yaurrick 22 mars 2018 12:01

      @Ar zen
      La Suisse est globalement bien plus libérale que la quasi totalité des pays, et ça se vérifie dans les faits.
      Vous inversez mes propos : j’ai dit que l’UE empêchait la France de verser dans le collectivisme et l’étatisme, Je n’ai jamais dit qu’il fallait nécessairement être dans l’UE pour avoir une société et une politique libérale, et pareillement ça se vérifie dans les faits.

      Je pense que vous ne connaissez pas ce qu’est le libéralisme, et selon vous, c’est moi qui raisonnerait avec mes peurs ?


  • pipiou 20 mars 2018 20:39

    Le NAIRU n’a pas été « mis-au-point », c’est un indicateur comme un autre, faut arrêter de se faire des films.

    Faudra que l’auteur nous explique comment les Maitres du Monde font pour « programmer » le taux de chômage ...


  • Pierre Sarramagnan-Souchier Pierre Sarramagnan-Souchier 23 mars 2018 12:21

    Merci de vos nombreuses réactions chers internautes !

    Visiblement je constate que ce sujet vous a intéressé…
    Bonne continuation à vous dans vos débats.


  • lagabe 25 mars 2018 10:17

    bonjour
    tu oublies 2 choses
    stats américaines http://data.bls.gov/timeseries/LNS12300000 tu as 3 % de salariés de + qu’avant la crise qui ne cherche pas d’emploi
    En France lce nombre est passé de 70000 à 1 500 000
    c’est biaisé


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