lundi 10 juin - par Robert GIL

Le nazisme et le communisme sont diamétralement opposés

A l’heure où nos gouvernants soutiennent les néo-nazis de Kiev et les facho d’extrême droite du gouvernement de Benyamin Netanyahou, il est temps de remettre certaines pendules a l’heure. L’occident et le capitalisme qu’il représente ne se sont jamais trompé d’adversaires. Le fascisme n’a jamais été leur ennemie, en 1939 nos élites n’avaient rien contre Hitler ou Mussolini. Pour brouiller les repères et semer la confusion, il est de bon ton, maintenant, dans certains milieux, d’amalgamer le nazisme au communisme. Certains nombres de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes. Mais ne nous y trompons pas, ceux qui entretiennent ces amalgames sur ces idéologies sont beaucoup plus tolérants avec la première qu’envers la seconde, et eux ne les confondent pas. Le communisme est un mode d’organisation sociale basée sur l’abolition de la propriété privée des moyens de production et d’échanges, au profit de la propriété collective, avec pour objectif l’épanouissement de l’individu sans distinction de race ou de classe sociale. Je pense que ce système n’a encore jamais été réellement mis en place, pour diverses raisons, malgré quelques tentatives après la révolution bolchevique de 1917. Le parti nazi, lui, est un parti à idéologie raciste avec un classement des races dominées par la race aryenne, qui considère les slaves comme des sous hommes, et un antisémitisme fort. C’est un parti clairement anti-communiste. Les militants et sympathisants communistes ont été déportés, leurs livres brûlés et interdits. Le parti nazi s’appuie sur le grand capital pour mener à bien ses objectifs.

Les seules similitudes que l’on peut trouver entre le régime nazi et le régime soviétique, c’est un état fort et un système de surveillance policière très présent. Cela pour des raisons totalement différentes, le nazisme par peur d’une révolution communiste, le communisme pour se protéger des puissances étrangères qui veulent déstabiliser le pays et renverser le régime. Mais les similitudes s’arrêtent là : car malgré un discours presque révolutionnaire et surtout anti-bourgeois, une fois le parti nazi au pouvoir, le rapport à la propriété bourgeoise n’est pas modifié. Au contraire, la politique économique nazi favorise le patronat allemand, ce qui se traduit par un renforcement des grands groupes privés qui prennent une part active dans le pillage et l’exploitation des territoires occupés. Le communisme est clairement anticapitaliste avec notamment la socialisation des moyens de production, et anti colonialiste, car en rejetant l’exploitation de l’homme par l’homme il refuse de fait l’exploitation d’une nation par une autre nation. Le nazisme et le communisme sont donc diamétralement opposés !

Après la première guerre mondiale, la crise économique amène Mussolini au pouvoir en 1919, et ce malgré une présence communiste non négligeable, puis la crise de 1929 amène Hitler au pouvoir en 1933. Comme en Italie, cette crise économique débouche sur une crise politique avec la montée des communistes d’un côté et celle de l’extrême droite nazie de l’autre. C’est cette poussée communiste qui explique, dans le cas de l’Italie et de l’Allemagne, l’appui des grands patrons industriels et des grands propriétaires terriens envers les partis de Mussolini et d’Hitler, qui les financent pour briser les grèves et les émeutes paysannes. La bourgeoisie allemande n’oublie pas sa peur engendrée par le mouvement Spartakiste . Celle d’Italie craint les mouvements communistes et syndicaux. En France, les organisations d’extrême droite et les ligues fascistes sont très nombreuses : les Croix de Feu, la Cagoule, la Solidarité française, Le Faisceau… Elles sont financées par de riches industriels, partisans d’un régime autoritaire visant à interdire toute contestation du pouvoir patronal.

Dans les deux cas, pour l’Allemagne et l’Italie, la révolution de 17 en Russie a été un détonateur, elle a effrayé la bourgeoisie qui sait que dans la population il y a beaucoup de mécontentement et d’aspiration à un monde meilleur. C’est cette peur qui fera que le grand capital favorisera la prise de pouvoir des régimes fascistes, en leur demandant de lâcher un peu de lest dans leur programme social afin de calmer un peu les ardeurs du monde ouvrier, tout en menant une répression contre les communistes et les syndicalistes. En Italie et en Allemagne cela se passe de la même manière : à la fois dans la légalité car ce sont des partis reconnus qui participent aux élections, et également dans la violence et la terreur contre notamment les communistes et les syndicalistes. Et ces violences ne rencontrent que peu ou pas d’opposition de la part des gouvernements en place. La bourgeoisie a choisi son camp.

A une époque Karl Marx pensait qu’une révolution en Russie était vouée à l’échec. Plus tard, à l’analyse de l’évolution de la société russe, il la jugeât possible et probable. Toutefois, si lors d’un séjour en 1925 le pédagogue Célestin Freinet exprime son émerveillement devant les immenses progrès de la révolution, en 1935 Emma Goldman, écrivaine anarchiste déclarait après un voyage en URSS que le communisme n’existait pas en union soviétique. Malgré les diverses opinions, ce qui est sûr c’est que le rapport de force s’était inversé. En France, lors de la révolution bolchevique de 1917, les journaux parisiens titraient « La racaille du ruisseau a pris le pouvoir à Moscou », nos démocrates aiment beaucoup les peuples … quand ils savent rester à leur place !

Demandez vous pourquoi nos élites détestent tant le communisme ? Demandez vous pourquoi nos médias à la moindre occasion déversent leur propagande anticommuniste ? Pourquoi veulent-ils que vous détestiez le communisme ? Ils falsifient l’histoire, ils falsifient les mots, mais ce qui se construit sur le mensonge ne peut durer. « Chaque fois que vous vous retrouvez à penser comme la majorité des gens, faites une pause, et réfléchissez  », Marc Twain.

http://2ccr.unblog.fr/2024/05/20/le-nazisme-et-le-communisme-sont-diametralement-opposes/

 


47 réactions


  • CN46400 CN46400 10 juin 12:58

    Le communisme c’est : A chacun selon ses besoins. Le capitalisme c’est : A Chacun selon ses moyens !

    La sécu est un montage communiste : A chacun selon sa maladie, non en fonction de ses moyens, y compris financier. Réalisée en 46 par un ministre communiste : Ambroise CROIZAT métallo savoyard.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 10 juin 14:24

      @CN46400
       
      ’’Le communisme c’est : A chacun selon ses besoins. Le capitalisme c’est : A Chacun selon ses moyens ! ’
      >
      C’est plaisant mais ça ne fait pas de distinction entre besoins et désirs : les désirs de certains sont incommensurables, et c’est là que le bât capitaliste blesse.


  • Sirius Sirius 10 juin 13:14

    la bourgeoisie n’a pas « choisi son camp », elle a fabriqué des monstres pour conserver un système économique (marché/propriété privée des moyens de production) qui lui garantit des profits 

    ce sont les grosses industries allemandes et américaines (IG Farben, Krupp, Ford, etc.) qui ont financé la logistique de ces partis et fourni du matériel militaire dans le but d’éradiquer le danger que constituait pour eux un système remettant en causes leurs avantages exorbitants, et ils ont liquidé la bête quand elle a eu fini son sale boulot en récupérant les spécialistes (ingénieurs, chercheurs, techniciens) et en éliminant les exécutants devenus des victies expiatoires

    en ce qui concerne, peut-être ses dirigeants n’avaient-ils pas le choix face à la puissance américaine que celui de la singer en mettant en place le stakanovisme alter ego du taylorisme et en développant un économie de guerre prvilégiant l’approvisionnement de l’armée et en développant une bureaucratie dystopique, mais quoi qu’il en soit, ce qui s’est passé en URSS avec Staline et ses successeurs n’a de rapport avec le communisme que le nom, comme le régime chinois actuel sur un autre mode

    bizarrement, le PCF s’est effondré en même temps que l’URSSa implosé

    dommage pour les mebres sincères de ce parti qui se sont découverts abandonnés alors qu’ils étaient déjà orphelins sans le savoir depuis les années 20


    • amiaplacidus amiaplacidus 10 juin 14:56

      @Sirius

      La « débâcle » française de 1940 face aux nazis était parfaitement organisée¹, au non du « Plutôt Hitler que le Front populaire ».
      Pour la bourgeoisie, cette débâcle était une divine « surprise ».
      .
      NOTE
      1) La troupe s’est très bien comportée, c’est l’encadrement, très droitier, qui s’est défilé. À cet égard lire ou relire : L’étrange défaite, par Marc Bloch, paru en 1940.


    • titi titi 10 juin 17:36

      @Sirius

      Ford a fondé en 1932 l’entreprise AutoGaz à Gorki.

      Il a d’ailleurs vendu son usine berlinoise à Autogaz en 1932.

      Les relations entre Henry Ford et les dirigeants soviétiques d’AutoGaz étaient tellement bonnes, que ces derniers finiront pas être purgés par Staline.

      Ford vendait à qui achetait : allemands ou russes


  • Christophe 10 juin 14:05

    @l’auteur

    La montée du fascisme en Italie (années 20) comme la montée du nazisme (années 30) en Allemagne ont aussi été financé par les pays anglo-saxons, principalement les 3 pays qui soutiendront sur la durée ces tendances : les britanniques, les américains et les canadiens.

    Ils y ont été poussé par leur lutte contre le communisme. Ils savaient très bien que ces deux idéologies politiques s’opposaient. Et ce sont les mêmes anglo-saxons aujourd’hui qui poussent à l’amalgame en travestissant l’histoire tout en soutenant bec et ongle le nazisme ; cela pour les exonérer de leurs crimes. Le reste de l’Europe ne compte pour rien puisque les vassaux n’ont pas leur mot à dire, ils doivent suivre le mouvement.


  • La Bête du Gévaudan 10 juin 17:46

    Le socialisme a en effet un nombre infini et antagoniques de visages (autant qu’il est possible d’imaginer de combinaisons) mais il a un point commun : le contrat social. C’est un constructivisme.

    Pour les tenants du droit naturel, l’homme est un animal social (Aristote), donc la société est un ordre naturel. La loi a pour but de faire respecter cet ordre naturel, et la disputatio rationnelle de découvrir ses principes. Le droit fonde la loi.

    Pour les tenants du contrat social, l’homme est un animal solitaire qui fonde des sociétés par contrat. La société est construction purement humaine, et répond en quelques sortes à l’arbitraire de ses créateurs. La loi fonde le droit.

    Le socialisme nazi est un socialisme de race alors que le socialisme communiste est un socialisme de classe. Ils ont donc une différence et un point commun.

    Le fascisme ou le corporatisme sont un socialisme de nation. L’islam est un socialisme de religion. La social-démocratie est un socialisme de marché. Etc.


  • titi titi 10 juin 17:52

    @L’auteur

    Le nazisme et le communisme ont cela en commun qu’ils fabriquent des camps de concentration.

    C’est la seule chose à retenir.


    • Christophe 10 juin 18:25

      @titi
      Vous savez, le capitalisme aussi a eu ses camps de concentration. A Cayenne la France avait le sien.


    • La Bête du Gévaudan 10 juin 19:06

      @Christophe

      non. Cayenne était un bagne pour les détenus de droit commun. De même qu’il existait, en parallèle des camps politiques, des prisons de droit commun en Allemagne nazie ou en URSS...


    • titi titi 10 juin 19:07

      @Christophe

      Puisque vous n’avez visiblement pas peur du ridicule, vous allez pouvoir nous dire combien de millions de morts ont été recensés au bagne  ?


    • véronique 10 juin 19:11

      @titi*

      Il y a eu surtout des camps créés par les britanniques en Afrique du Sud pendant la guerre des boers par exemple. Et pour ce qui concerne le goulag, ce genre de camp existait déjà du temps des tsars.


    • titi titi 10 juin 19:18

      @véronique

      "pendant la guerre des boers

      "

      Même remarque que pour Christophe : combien de millions de morts en Afrique du Sud ?

      Et vous l’écrivez vous mêmes : pendant la guerre.
      Avant pas de camp. Après plus de camp.

      Les Nazis comme les communistes pratiquent le camp de concentration comme un élément constitutif de la vie politique.
      Et je ne parle pas que du Goulag : le communisme ce n’est pas que Staline. Il y a Pol Pot aussi.


    • véronique 10 juin 19:34

      @titi

      Et combien de millions de morts dans les camps de concentration nazis avant la guerre ?
      Et ce n’est pas une question de nombre, à partir du moment où on atteint des chiffres importants. C’est davantage la méthode qui est mise en cause. 


    • véronique 10 juin 19:43

      @véronique
      Et j’ajoute que certains se sont réclamés du communisme, mais ils avaient leur manière de faire du communisme. Le communisme est un courant de pensée ancien qui a eu de nombreux théoriciens, et qui n’est pas, par nature, dictatorial, alors que le nazisme c’est mein kampf, et comme tous les fascismes, il est par nature dictatorial.


    • titi titi 10 juin 20:39

      @véronique

      "C’est davantage la méthode qui est mise en cause. 

      "

      Non.

      Ce qui est en cause c’est la durée.
      C’est la durée qui indique s’il s’agit d’un phénomène systémique.

      Pour le nazisme et le communisme c’est systémique.


    • Robert GIL Robert GIL 11 juin 07:51

      @Christophe
      je crois que la colonisation vaut mille fois tout les camps


    • titi titi 11 juin 10:24

      @Robert GIL

      "e crois que la colonisation vaut mille fois tout les camps

      "

      Tous les pays ont colonisé.

      Même ceux qui se réclament du communisme.


    • Christophe 11 juin 11:57

      @titi

      Alors prenons l’exemple de Guantanamo ; le capitalisme fait aussi des prisons sans acte d’accusation, juste pour délit de sale gueule et depuis plus de 20 ans avec torture et mauvais traitements et accessoirement des morts.

      C’est donc systémique, nous sommes bien d’accord ?


    • Christophe 11 juin 11:59

      @titi

      Tous les pays ont colonisé.

      Même ceux qui se réclament du communisme.

      Assertion totalement erronée sans doute pour exonérer les occidentaux de leurs crimes encore une fois.

      Le Communisme a semé la terreur à l’intérieur de ses frontières, le capitalisme a fait la même chose à l’extérieur de ses frontières. Il n’y a pas un pour rattraper l’autre.


    • Robert GIL Robert GIL 11 juin 15:07

      @véronique
      surtout que pour prospérer le capitalisme a mit a feu et a sang les trois quarts de la planéte, c’est pour cela que l’occident est de plus en plus isolé sur la scene internationale, les pays du sud global s’émancipent et se rapprochent de la Chine et de la Russie... bye, bye occident !


    • Christophe 11 juin 15:17

      @Robert GIL

      Je pense en effet que la lecture de l’histoire écrite par les occidentaux n’aveugle que ceux qui y croient encore.

      Les autres pays du monde (enfin la grande majorité de la population mondiale) n’a pas la même grille de lecture et surtout n’a pas oublié les crimes des occidentaux.

      Nous vivons à l’international ce que la Russie a vécu après l’effondrement de l’URSS de par les ancien satellites de l’URSS.

      La seule différence notoire c’est que la Russie c’est appauvrie pour maintenir à flot ses satellites alors que l’occident a spolié tous les pays extérieurs pour notre confort intérieur.


    • titi titi 11 juin 22:04

      @Christophe

      "Le Communisme a semé la terreur à l’intérieur de ses frontières

      « 

      Les anciennes RSS de l’URSS, étaient »dans les frontières" du communisme, comme jadis l’Algérie était française. Ou le Sénégal.
      D’ailleurs une fois le pouvoir dictatorial effondré, elles se sont empressées de se barrer.
      Comme elles l’avaient déjà fait en 1917, avant que le joug de l’armée rouge ne s’abattent sur elles.

      Et puisque vous nous parlez de Guantanamo, où sont les peuples premiers de l’île ?
      Et au Vénézuela : où sont les Arawak ? Pourquoi ce ne sont pas eux qui détiennent le pouvoir sur leurs terres ?

      Bref.. vous racontez n’importe quoi.


    • Christophe 11 juin 23:14

      @titi

      Parce que vous le dites, c’est bien d’attaquer son interlocuteur après avoir sorti une liste de non arguments.

      Guantanamo cela fait plus de 20 ans que les USA détiennent de façon arbitraire des musulmans qu’ils torturent et même qu’ils tuent sans aucun procès, sans aucun chef d’accusation. Vous citez le nazisme qui a duré moins longtemps en exprimant clairement que ce n’est pas le nombre de victimes mais la durée et là tout d’un coup votre raisonnement vous gène alors vous bottez en touche. Pas très efficace comme argumentation, admettez que vu vos jugements à géométrie variable ce qui est fait pas certaines catégories que vous n’aimez pas est condamnable mais la même chose faite par ceux que vous appréciez est acceptable.

      Vous avez un raisonnement tout occidental, celui qui n’est plus accepté par la grande majorité du monde qui n’a pas votre vision borgne des massacres ou des dictatures.

      C’est vous qui avec l’intellect malhonnête.


    • titi titi 12 juin 11:27

      @Christophe

      "Guantanamo cela fait plus de 20 ans que les USA détiennent de façon arbitraire

      « 

      Bah parlons en de Guantanamo...

      D’après une enquête du Congrés américain, les méthodes utilisées à Guantanamo ont été thoérisées dans la »Charte de coercition d’Albert Biderman« en 1957.
      Les gardiens du camps ont été formés avec un »mode d’emploi« issu de cet ouvrage.

      Mais voilà... à l’origine il s’agit d’un ouvrage qui décrit les méthodes utilisées par les communistes en Corée pour torturer les soldats de l’ONU.

      Ce qui permet d’affirmer sans l’ombre d’un doute que Guantanamo est d’émanation communiste.

      Si j’en reviens à la »durée« ...

      Non ça ne fait pas 20 ans que les USA détiennent de façon arbitraire à Guantanamo.

      Dès 2005, il y a eu des rapports d’Amnesty International, et surtout plusieurs commissions, et jugements aux USA (dont certains rendus par la Cour Suprème) pour dénoncer l’illégalité des incarcérations.

      Ces pressions ont conduit soit à la remise en liberté pure et simple, soit à l’explusion pour jugement dans les pays d’origine, soit à un jugement au USA.

      Tout cela entre 2005 et 2010.

      Les personnes qui restent aujourd’hui incarcérées, ne le sont pas de façon arbitraire.

      Le »système" Guantanamo n’est plus.


    • Christophe 12 juin 18:04

      @titi

      Aaaah l’excuse du communiste elle est belle votre pirouette.

      Selon les écrits russes, les camps staliniens émanent de ceux d’Hitler qui était anti communiste. Ce qui signifie finalement que les camps staliniens trouvent leur origine dans les démocraties occidentales.

      On devrait donc accuser les démocraties occidentales d’avoir apporté les camps stalinien. C’est à mourir de rire tant ce type de raisonnement est empreint de bêtise et d’irresponsabilité ; c’est pourtant ce que vous faites.

      Non ça ne fait pas 20 ans que les USA détiennent de façon arbitraire à Guantanamo.

      En 2001, il y avait 750 prisonniers arbitraires.

      Guantanamo existe toujours aujourd’hui. L’ONU a relevé les tortures qui y sont pratiquées dans un rapport de 2023 sans que cela ne fasse bouger les choses.

      Les 30 derniers prisonniers qui y sont encore (dont certains depuis plus de 20 ans) n’ont aucun chef d’accusation c’est ce qu’on appelle de l’arbitraire.

      Si mon arithmétique n’est pas rouillé, 2024 - 2001 ça donne 23 ans et comme il y a encore des prisonniers ça peut encore durer. Donc Guantanamo détient arbitrairement depuis plus de 20 ans et torture et assassine sans être inquiété le moins du monde. Il existe même des défenseurs de ces zones de non droit comme vous.

      En fait plutôt que de vous offusquer au même titre que les autres camps, vous cherchez sans cesse à détourner le regard.


    • Christophe 12 juin 18:16

      @titi

      Ah et Guantanamo c’est l’arbre qui cache la forêt. Le rapport de l’ONU pointe aussi les prisons clandestines américaines réparties sur le globe où là aussi, torture et meurtre sont légions.

      Mais ça doit venir du communisme, dixit les américains eux-mêmes par leur Congrès ! smiley


    • Christophe 12 juin 18:27

      @titi

      Quant à la Charte de Biderman, ces principes ont été utilisés par de nombreuses organisations gouvernementales et militaires, notamment la CIA et le KGB, pour obtenir des informations des prisonniers. Elle a été construite à partir de certaines méthodes utilisées durant la guerre de Corée par les chinois et les coréens ; à cette époque les américains n’utilisaient que la torture physique, les chinois et coréens utilisaient la torture psychologique.

      D’ailleurs la charte de Biderman, création américaine, est considérée comme l’un des premiers documents à décrire les techniques de torture psychologique et à les justifier comme des méthodes efficaces d’interrogation.

      Elle correspond à la volonté américaine de torturer les prisonniers sans laisser de stigmates physiques. Il n’existe aucune colombe blanche.


    • Robert GIL Robert GIL 13 juin 09:43

      @Christophe
      vous perdez votre temps a lui repondre, non seulement il n’a aucun arguments mais il propage des mensonges, il n’a aucune connaissance, ils repete betement ce qu’il entends dans les medias. Ce gars c’est un puit sans fond ... comme Spartacus par exemple.


  • La Bête du Gévaudan 10 juin 18:13

    Le communisme abolit la propriété privée des moyens de production et d’échanges, au profit de la propriété collective, avec pour objectif l’épanouissement de l’individu sans distinction de race ou de classe sociale.

    Il ne « socialise » pas la propriété mais en réalité il « l’étatise ». Car il n’existe pas d’autre moyens de collectivisation de la propriété dans une société humaine complexe. Ce qui engendre de facto un capitalisme d’état. Combiné à la division du travail, on aboutit à la constitution nécessaire d’une nomenklatura, nouvelle classe exploiteuse. Ca donne un mode de propriété proche du pharaonisme ou de la Chine ancienne. Enfin, comme la répartition passe de la productivité personnelle au mérite corporatiste, on assiste à un désinvestissement humain (qui nécessite des campagnes de propagande stakhanovistes et de répression de la paresse).

    On ne peut pas dire « sans distinction de classe sociale ». Le communisme abolit (ou, parfois, massacre) les classes sociales dites-parasitaires. Sauf bien-sûr la bureaucratie prolétarienne, digne des bureaucraties d’ancien régime.

    La distinction « moyens de production » (qu’il s’agit d’étatiser) et « biens de consommation » (qu’on laisse à l’individu), interdit l’épargne et l’investissement qui emploient souvent un bien de consommation comme moyen de production. Cela décourage l’initiative et le progrès, et stérilise dans la « consommation » des biens qui pourraient être épargnés et investis. L’étatisation du moyen de production surajoute à cette tendance. C’est ce qui conduit inexorablement à la stagnation des économies étatisées.


    • Christophe 10 juin 18:22

      @La Bête du Gévaudan
      L’objectif est louable dans un sens puisque le précurseur de la démocratie, le grec Solon a clairement fait état que la véritable démocratie se heurte systématiquement à deux principes antinomiques avec la démocratie : la propriété individuelle et l’héritage.


    • titi titi 10 juin 19:13

      @Christophe

      Concernant la propriété privée, là aussi Nazisme et Communisme se ressemblent puisqu’ils ont tous les deux beaucoup volé les autres pays.

      Pour les Nazis on a en tête les pays occupés.

      Mais l’URSS volait également les pays « amis ».
      Les épargnants français qui ont financé l’industralisation ;
      Le peuple roumain qui avait mis en sécurité une partie de ses reserves d’or en Russie en 1917 pour le protéger de l’avancée allemande ;
      Le peuple espagnol qui avait mis en sécurité la quasi totalité (> 500 tonnes)

      de ses réserves d’or pour le protéger des franquistes


    • La Bête du Gévaudan 10 juin 19:28

      la démocratie peut être parfaitement tyrannique et despotique... si 51% peuvent spolier, esclavagiser et zigouiller 49%, il y a un problème... le principe démocratique ne se suffit pas à lui seul... D’ailleurs, la démocratie est-elle pour vous un but ou un moyen ?

      La propriété individuelle n’a été abolie totalement par aucun régime. Elle est consubstantielle à la nature animale vivante de l’homme. Même les régimes à prétention communiste ou religieuse ont bien dû y revenir. La propriété individuelle est, entre autres, une des garanties de la libre parole nécessaire à la démocratie. Dans notre époque où le citoyen est très tributaire pour sa survie économique du système de redistribution, on observe d’ailleurs une rétraction de l’expression publique.

      L’héritage, c’est comme pour la dialectique outil de production / bien de consommation. Si vous le supprimez vous brisez l’épargne et l’investissement, et découragez le travail et la transmission. On peut d’ailleurs se demander jusqu’à quel point l’étouffement de la transmission (morale et/ou matérielle) est une des causes de la baisse de la natalité dans une société.

      Pour l’anecdote, observons que le serf médiéval n’accumulait ni propriété individuelle ni ne transmettait d’héritage... Le communisme aboutit à une structure où le seigneur (cumulant propriété et pouvoir) est remplacé par la bureaucratie. Il existe une proximité maintes fois mentionnée par les économistes entre féodalisme et communisme.


    • Christophe 10 juin 22:43

      @La Bête du Gévaudan

      Pas si persuadé que les démocraties ne soient pas aujourd’hui si éloignées du féodalisme.

      Il faut distinguer deux choses : la démocratie, qui n’existe dans aucun pays du monde du capitalisme, du communisme, du féodalisme.

      En fait tous les système se rejoignent sur un point, nous sommes tous dans des oligarchies qui certes prennent différentes formes mais correspondent en tout point à l’oligarchie mondiale.

      Je n’ai nullement l’impression que nous soyons loin d’un système de castes que tous les systèmes économiques ont mis en valeur, le communisme comme le capitalisme. Une démocratie capitaliste frise l’oxymore.


    • Eric F Eric F 11 juin 09:46

      @Christophe
      Dire qu’il n’existe nulle part de démocratie parfaite est exact, mais il serait abusif d’en déduire que tous les types de régimes sont équivalents. Le pluralisme est plus démocratique que le parti unique, l’acceptation de la critique du pouvoir (on ne s’en prive pas) est plus démocratique que l’emprisonnement de milliers d’opposants, etc.


    • Christophe 11 juin 12:21

      @Eric F

      Dire qu’il n’existe nulle part de démocratie parfaite est exact, mais il serait abusif d’en déduire que tous les types de régimes sont équivalents. Le pluralisme est plus démocratique que le parti unique, l’acceptation de la critique du pouvoir (on ne s’en prive pas) est plus démocratique que l’emprisonnement de milliers d’opposants, etc.

      J’entends bien vos arguments mais où est le pluralisme lorsque ceux qui demandent à ce qu’on leur donne le pouvoir viennent tous du même sérail.

      L’acceptation de la critique du pouvoir n’a rien de démocratique c’est plus une notion de liberté individuelle. Il existe des démocraties libérale, des démocraties autoritaires, ... Dans le langage courant des occidentaux, on considère même que des monarchies constitutionnelles parlementaires (Grande Bretagne par exemple) sont des démocraties, pour dire les amalgames ...

      Il faut aussi dissocier la démocratie directe de la démocratie représentative.

      Les trois grands principes de la démocratie vue sous l’angle d’un régime politique sont :

      • La séparation des pouvoirs
      • La souveraineté du peuple
      • L’état de droit
      Dans beaucoup de pays s’autoproclamant démocraties libérales, aucun des trois n’est vérifié.

      Pour la séparation des pouvoirs, s’il est vrai qu’il existe des instances représentatives séparées, elles sont toutes constitués de bon petits soldats de partis politiques aux ordre du chef (je résume en forme de caricature mais c’est l’idée).

      Pour la souveraineté du peuple, on peut dire qu’il y a longtemps que ce n’est plus une préoccupation de nos élites politiques au moins en Europe.

      L’état de droit est tout aussi contestable. Que l’on soit riche et puissant, la justice de la plèbe ne s’appliquera pas de la même façon.

      C’est un sujet complexe que la démocratie surtout qu’il existe une approche qui dit clairement que la démocratie n’est pas un régime politique mais un état social.


    • Christophe 11 juin 12:26

      @Eric F

      Si vous préférez, je pense que nous sommes dans des oligarchies libérales mais nullement dans des démocraties libérales.


    • Christophe 11 juin 12:34

      @La Bête du Gévaudan

      J’entends bien vos arguments mais il ne faut pas mélanger régime politique et choix économiques.

      La démocratie et le libéralisme économique n’ont strictement aucun lien.

      Le système de propriété individuelle et d’héritage n’existe pas partout. Et ce ne sont pas obligatoirement ce que vous appelez des communistes, d’ailleurs c’est une vision très occidentale qui fût faite à Bronislaw Malinovski par les britanniques quand il a présenté ses travaux sur ce qu’il a appelé les argonautes du pacifiques, ces tribus qui existait (avant d’être exterminée par les britanniques) dans les iles du pacifique.

      Il reste intéressant de voir l’évolution de groupes et de sociétés humaines qui sortent justement de notre carcan de pensée habituel.


    • La Bête du Gévaudan 13 juin 01:36

      @Christophe

      Pas si persuadé que les démocraties ne soient pas aujourd’hui si éloignées du féodalisme.

      Sous couvert de bons sentiments, le keynésianisme et la social-démocratie poussent dans ce sens. C’est précisément ce que je dénonce.

      Je n’ai nullement l’impression que nous soyons loin d’un système de castes que tous les systèmes économiques ont mis en valeur,

      Il reste une différence structurelle : le libéralisme distingue potestas et proprietas (pouvoir et propriété). Dans un régime communiste, et a fortiori féodal, le pouvoir et la propriété sont de jure dans la même main.

      L’état de droit est tout aussi contestable. Que l’on soit riche et puissant, la justice de la plèbe ne s’appliquera pas de la même façon.

      Supposément non. Sinon ce n’est plus l’état de droit. On peut alors parler d’un état de droit imparfait ou d’une absence d’état de droit. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en cédant à l’autoritarisme que l’on avance sur ce point.

      Le système de propriété individuelle et d’héritage n’existe pas partout

      C’est le communisme primitif. La propriété collective (ce qui ne signifie nullement égalitaire !). Dans les régimes tribaux, et de façon dégradée dans les despotismes orientaux. En effet, le système de propriété individuelle (fruit de Rome et du catholicisme) est assez spécifique à l’Occident, et explique son succès. Les auteurs libéraux ont longuement disserté là-dessus. C’est le fond du débat moral et économique !


  • La Bête du Gévaudan 10 juin 18:42

    Le communisme a pactisé avec le nazisme pour dépecer la Pologne. Et même pour dépecer la France, puisque Thorez et les hiérarques communistes ont déserté en 1939 face à l’armée allemande et que le PCF n’est entré en résistance qu’après l’invasion nazie en URSS.

    Je pense qu’il faut se garder de tout jugement hâtif. On peut émettre de nombreuses hypothèses quant à savoir pourquoi le communisme a fleuri ici et le fascisme a fleuri là. Il semble que les pays demeurés dans un grand archaïsme agraire (Russie, Chine) dépourvus de classe moyenne industrieuse aient vus une prise du pouvoir par une bureaucratie. Alors que dans les pays fascistes, il avait été nécessaire de tenir compte d’une classe moyenne industrieuse plus développée. C’est une hypothèse parmi d’autres, et qui ne suffit pas à expliquer le phénomène. Dans les deux cas, il s’agit de systèmes oppressifs. Il existe des « Faurisson du communisme » qui peinent à reconnaître que leur système a échoué, et à en tirer les leçons.

    Quant à la classe impériale, elle a tripatouillé avec les uns et les autres. L’impérialisme est une des formes du socialisme, conçu par et pour la petite caste en question.


    • titi titi 11 juin 10:44

      @La Bête du Gévaudan

      "Le communisme a pactisé avec le nazisme pour dépecer la Pologne

      « 

      Mais pas que.
      Le pacte germano soviétique a aussi permit à l’URSS d’envahir les Etats Baltes et la Roumanie (Moldavie)

       »le communisme a fleuri ici et le fascisme a fleuri là

      "
      Communisme et Nazisme ont ce point commun : ils sont apparus dans les deux pays qui ont perdu la première guerre mondiale,


  • Eric F Eric F 11 juin 09:50

    Le nazisme et le communisme sont effectivement diamétralement opposés dans leur idéologie. Le nazisme et le stalinisme sont très proches dans leur mode de gouvernance en interne et sur les pays voisins sous leur domination.


    • Berthe 11 juin 10:44

      @Eric F
      Absolument pas !! Le stalinisme est à rapprocher du mussolinisme, c’était des autoritarismes... Le nazisme avait sa spécificité « messianique, raciste et ethnique ».
      Il n’y a rien dans de tel chez mussolni et chez Staline.


  • Berthe 11 juin 10:39

    Cà n’avait rien à voir avec le communisme, c’était un pacte entre la bourgeoisie allemande et les « pseudo socialistes ». Le parti national-socialiste fustigeait la classe capitaliste, en se donnant des apparences « socialistes » tout en lui rendant le service de lui redonner ses marques. Le parti nazi lui donnait, en échange du pouvoir, la paix sociale et la guerre de conquête internationale. Les US et la plupart des pays occidentaux ont laissé faire le nazi qui prétendait justement etre dans la lutte contre le communisme. HItler n’a pas émergé de nulle part, il a été hissé au sommet par la bourgeoisie allemande, il n’était absolument RIEN avant ce fait. 


    • Robert GIL Robert GIL 11 juin 15:02

      @Berthe
      nos pseudo democraties bourgeoises adorent le nazisme et le fascisme, elles soutiennent les nazis de Kiev et les facistes de Tel aviv. Dans nos democraties aucun parti qui remettra en cause le systeme ne prendra jamais le pouvoir. Quel que soit le resultat des élections ce sont toujours les memes olligarques qui tiendront entre leur mains tout les leviers économiques, financiers et médiatiques... la repression se fait de plus en plus violente, notre police devient une police politique, mais l’on est tellement endoctriné que l’on croit etre en démocratie.


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 11 juin 14:09

    « ce système n’a encore jamais été réellement mis en place »

    Incroyables bolchéviques qui nient les faits et le réel.

    Affligeants !

    100 fois le communisme essayé au nom du celui d’avant n’était pas le « vrai » et a chaque fois un echec avec toujours les mêmes résultats, tyranie, misère et dictature et revienent au déni dogmatique.

    C’est terrifiant !

    Ces bolchéviques tellement endoctrinés ne voient pas qu’ils sont comme des fous qui se tappent la tête contre un mur, et recommencent et recomencent infinment.

    Le dernier c’est le communisme du 21eme siècle au Venezuéla qui devait être ;le vrai. Avfec encore les mêmes résultats.

    Le marxismle est adapté à une reconversion, une formidable hydre idéologique de dénis et une haine chasse l’autre.

    Les « luttes » sont infinies peuvent se régénérer selon la « lutte » pointée du doigt par l’opprobre : Oppresseur, Colonialiste, Capitaliste, Blanc, Raciste, Nazi, Sioniste, Satan, Grand ou Petit – etc.

    Une inversion sémantique sinistre, les Bolchéviques marxistes attribuent à la bouilloire de leur adversaire la couleur de leurs propres âmes haineuses et jalouses. 


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