lundi 4 mai 2015 - par Diogène

Le Népal panse ses plaies

Une semaine après le séisme le plus grave depuis 80 ans, Katmandou retrouve un semblant de normalité. Les magasins qui ont survécu au tremblement de terre ont rouvert, l'électricité a été rétablie. Même la pluie et le froid qui avaient aggravé la situation ont fait place à une température de saison et un beau soleil. Après avoir passé huit jours dans les parcs de la ville, sous des tentes, quelques milliers d’habitants de Katmandou ont décidé de rentre chez eux.

 Le rétablissement de Katmandou en une semaine est une prouesse, mais un retour à la « normale » dans un Népal fragilisé risque de durer des années et de nécessiter des fonds importants. Dans les villages reculés de l’arrière-pays, les Népalais cherchent des solutions de substitution aux dizaines de milliers de maisons détruites.

 Katmandou, la capitale, doit en partie ’amélioration de la situation à son aéroport qui a pu miraculeusement rester ouvert pendant la période critique. Les équipements de secours arrivés de l'étranger ont été empilés sur d'énormes palettes autour des pistes et des bâtiments de l'aéroport. Ces fournitures ont été rapidement transportées dans la ville, mais les conditions météo, le mauvais état des routes et des obstacles bureaucratiques les ont empêchées d'atteindre rapidement les zones rurales.

Le déblaiement de plusieurs dizaines de bâtiments détruits à Katmandou et la mise à disposition de nouveaux logements vont prendre du temps, mais les habitants ne veulent pas attendre. De 150.000 personnes logées dans des tentes montées à la hâte dans les jardins publics il y a une semaine ce nombre avait chuté à 10.000 samedi, même si la crainte de répliques n'a pas quitté les esprits.

L’ Hôpital Bir, un établissement de 660 lits, a été submergé par des centaines de victimes de traumatismes dans les heures après le séisme, selon les médecins seulement 40 personnes se sont présentées samedi, et seulement 20 d'entre elles avaient des problèmes médicaux graves. L'hôpital, a subi des dommages dans ses parties les plus anciennes.

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Samedi, le nombre de morts était de plus de 6 600 pour l’ensemble du pays. On craint que ce nombre augment à cause de la situation inquiétante des villages.




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