lundi 27 juin 2011 - par Lucadeparis

Le noir mat, la dernière couleur du luxe

Le luxe, c'est la richesse ostentatoire, c'est l'ostentation de la richesse. Le premier usage des métaux, qui étaient extraits en très faible quantité, était la distinction sociale, la hiérarchisation.

Depuis quelques mois, une couleur à la mode se propage sur les voitures de luxe, le noir mat.

Cette couleur est rare et elle est paradoxale, elle distingue la voiture par sa rareté, alors que ce serait en soi, dans l'absolu, la couleur la plus discrète, à la fois noir et mat, donc renvoyant le moins de lumière, alors que le luxe est plutôt indiqué par sa visibilité, dans une apparence brillante (par exemple dorée, argentée) ou colorée (rouge Ferrari ou jaune Lamborghini).

On peut d'abord supposer un engouement des adeptes du luxe par sa nouveauté, son originalité, comme pour toute mode.

On peut aussi y voir le symbole de la fin du luxe. En une période de crise financière, où sont révélés de plus en plus auprès d'une population de plus en plus large, la supercherie de la finance et de la création monétaire, dans une situation de plus en plus insurrectionnelle, prérévolutionnaire, où les hyper-riches sont de plus en plus nombreux alors que le chômage et la précarité augmentent (justement à cause de la confiscation de la création monétaire par le capitalisme privé, par exemple en France par la loi Giscard-Pompidou du 3 janvier 1973), il y a un intérêt pour ceux-ci de ne plus autant montrer le clinquant, l'aspect bling-bling ; car cette hyper-richesse, sous-imposée (en France, «  le taux moyen effectif de prélèvement du cent millième des foyers les plus aisés est de 15 % », selon la "Commission des Finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire" de l'Assemblée nationale, Compte rendu n° 70 du 11 mai 2011), suscite de moins en moins l'admiration, et de plus en plus en plus l'indignation, de par son injustice, son caractère immérité.

Cette couleur, c'est aussi une couleur militaire, celle de la furtivité. Elle peut aussi indiquer la posture de défense dans laquelle se trouvent les plus riches, qu'on pouvait déjà voir dans le succès du véhicule militaire Hummer (très consommateur en pétrole) ou plus généralement des véhicules tout terrain en ville ; et aussi dans la propagation des vitres teintées pour se cacher dans les voitures de luxe ; des vitres de plus en plus petites (comme des meurtrières...), loin des baies vitrées des anciennes Rolls Royce. On peut aussi corréler cette militarisation des voitures de luxe la collusion avec les guerres entreprises pour défendre les intérêts des plus riches (pétrole en Irak, acheminement du pétrole et production d'opium en Afghanistan, hégémonie en particulier quant à la monnaie sur l'Afrique en Libye).

Alors, ne s'agit-il que d'une mode arbitraire, ou d'une course aux armements, un camouflage pour la troisième guerre mondiale, celle des riches contre les pauvres, qui, éclatant trop au grand jour, essaie de continuer plus furtivement ?



45 réactions


  • lloreen 27 juin 2011 10:25

    Quelle tristesse,pendant que le monde se meurt voir de telles considérations :« le noir mat....luxe ».
    http://www.dailymotion.com/video/xjceam_fukushima-message-d-un-expatrie-francais-15-06-2011_news


    • vinvin 27 juin 2011 17:06

      NOIR COULEUR DU LUXE ?.....


      Bien moi je ne conduit plus (depuis que j’ ai dit aux flics que je conduisais mieux lorsque j’ étais pété,) mais si je conduisais encore, j’ aurais préféré une FERRARI « rouge » qu’ une voiture Noire !

      (Mais bon, que foutre d’ une FERRARI avec les radars de Sarko ?.... RIEN ) !

      Alors j’ attend de toucher mes 60.000 d’ acompte de mon héritage, fin 2011 début 2012, et ensuite je préfère m’ acheté un petit voilier, ( que je pourrais louer a des touristes en pleine saison,) et don je pourrais disposer en « basse saison » pour me faire quelque escapades avec des amis !

      (Et c’ est nétemment plus symbolique de Luxe qu’ une voiture Noire aussi belle soit-elle) !



      A méditer......




      VINVIN.



      PS : Oui je sais il faut payer l’ assurance, l’ anneau, et l’ entretien. Mais j’ ai vu des betaux d’ occase interressents et sympa a partir de 30.000 ! (Pas besoin d’ acheter un porte-avions !...).




    • vinvin 28 juin 2011 00:32

      Je vois a mes nombres de points que les gens m’ adorent de plus en plus sur A-Vox !......





      VINVIN.

  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 juin 2011 11:06

    Bonjour,

    le riche, condamné à se cacher comme un laqué, ce qu’il est au bout du compte... bancaire.
    Échec et mat, la même couleur que les vieilles dans les années 30, noires, mates et rabougries.
    Regardez les Panhards d’avant guerre si c’etait pas la classe : http://www.google.fr/search?tbm=isch&hl=fr&source=hp&biw=940&bih=409&q=panhard+junior&gbv=2&oq=panhard&aq=5&aqi=g10&aql=undefined&gs_sm=c&gs_upl=2770l5123l0l7l7l0l1l1l0l488l1540l0.3.1.1.1l6
     


  • Laratapinhata 27 juin 2011 12:16

    J’aime le luxe, et même la paresse, le plaisir , les arts de toute espèce....

    Le luxe est le secteur qui crée la richesse culturelle , sans laquelle il n’y a pas de talents, ni d’artistes... Il crée aussi la richesse économique, on ne l’importe pas des usines chinoises...

    Vive le luxe !

    Non aux pisse-froid conformiste de la pensée prolo.


    • Laratapinhata 27 juin 2011 14:58

      L’Oréal c’est pas le luxe... plutôt bas de gamme, même.

      Oui, j’achète des articles de luxe, une ou deux fois par an. De luxe modeste, mais de luxe quand même. Et c’est un bon placement.

      Mon mari en 1992 s’est payé une paire de chaussures de Stéphane Kellian (marque aujourd’hui disparue) ... Elle coûtait dans les 1700 F.
      Il les porte sur scène (il est musicien), et dans les grandes occasions. Elles sont toujours impecs.

      Même les gens modestes ont des envie de beau... ne serait-ce qu’une fois de temps en temps.

      D’ailleurs, si nous sommes envahi par la camelote est-asiatique, c’est bien à cause de tous les cons qui veulent toujours tout pour rien, et qui ont fait la fortune d’aigrefins comme TATI...
       Les filatures du Nord ont fermé, les cotons d’Alsace aussi... etc...
      Il n’y a plus ni industrie lainière, ni peausserie, en France qui était le pays de la mégisserie.

      Quand on ne veut pas payer le prix, on casse l’emploi ,on perd le savoir-faire, après il ne reste plus qu’à pleurer...

      Merci aux riches, sans lesquels le beau n’existerait plus, sans lesquels les métiers les plus intéressants, les plus nobles de l’artisanat auraient disparu...


    • Laratapinhata 27 juin 2011 15:52

      @parkway : j’ai pas besoin de me cacher, j’habite un quartier populaire, derrière une cité... tout le monde me connait de vue.. J’ai pas des meurtrières, mais des fenêtres sans rideaux...Tous mes voisins, pauvres ou pas me respectent.

      Et si c’est une menace, sachez que le moment venu, je peux me servir d’un aka 47 aussi bien que n’importe qui...


    • Laratapinhata 27 juin 2011 16:39

      C’est plutôt la réalité, hélas ...


    • Lucadeparis Lucadeparis 27 juin 2011 16:59

      Vous avez une version bien large du luxe et bien étriquée de la « richesse culturelle » et de l’art.
      Pas de talents et d’artistes sans luxe ?
      Pour n’en citer que quelques uns, ni Shakespeare, ni Stendhal, ni Flaubert, ni Dostoïevski, ni Kafka, ni Céline, n’ont baigné dans le luxe. Vous confondez luxe et financement des talents.
      Je dirais au contraire qu’actuellement le luxe met de fausses valeurs (je signifie surestimées, mais pas sans intérêt) de l’art trop en avant et pipe les dés du talent : je pense à l’ex-courtier (« trader », comme on dit maintenant en franglais) Jeff Koons qui se lance dans l’art « en tant que vecteur privilégié de merchandising » ; et à Damien Hirst, qui a participé la manipulation de sa côte en rachetant de ses oeuvres, comme l’a montré le critique d’art Ben Lewis dans L’art s’explose. Il s’agit d’une caste de spéculateurs qui produit et profite de la société du spectacle pour s’enrichir aux détriments des bernés, et d’une spéculation qui va s’effondrer prochainement avec les fausses monnaies vendues par les banques privées.
      Ne confondez pas le luxe (que j’ai défini) et la qualité de produits parfaitement fonctionnels et durables. Le luxe n’est pas l’opposé de la camelote. Au contraire, il peut en faire partie.


    • Lucadeparis Lucadeparis 27 juin 2011 17:04

      Par exemple, le noir mat des voitures de luxe n’est souvent qu’un adhésif : si ce n’est pas de la camelote éphémère, je ne sais plus ce qu’est la camelote.


    • Laratapinhata 27 juin 2011 17:19

      C’est pas possible ? Flaubert se vêtait de toile de jute, avec une corde de chanvre comme cravate ? Stendal aussi ?
      Non , mais pour qui me prenez-vous, si vous imaginez que j’ignore les dandys du XIXE siècle, qui peut-être paradaient à crédit dans leur vêtement de soie, mais qui s’habillaient certainement pas comme des forts des halles ?
      Vous avez déjà vu la villa où Mautpassant a fini sa vie ?

      Et Shakespeare, il écrivait pour les gueux ?

      Qu’est-ce que vous connaissez de la vie des artistes contemporains ? Qui achète des tableaux, des sculptures, des meubles design, qui va au concert ( quand ils ne sont pas gratuits), qui fait vivre les créateurs de quelque nature qu’ils soient ?


    • Laratapinhata 27 juin 2011 17:26

      Quant à la pauvreté supposée de Dostoïevsky, c’était quand même pas celle d’un moujik, et sa femme avait du linge qui n’était pas celui d’une baba...
      Kafka était une petit fonctionnaire , et l’art de cette époque ce n’est pas que sa littérature...
      Qui a construit Prague , ses palais et pour qui ?
      En matière architecturale, l’Art communiste a mis le paquet dans des phares comme l’Université de Moscou, mais les prolos s’entassaient à quatre ou cinq familles dans les apparts bourgeois de l’ancien régime.. et je ne vous parle même pas de la Roumanie communiste où on a construit des cages à lapin , sans eau courante....


    • Lucadeparis Lucadeparis 28 juin 2011 14:24

      Je crois que vous déviez par rapport à votre affirmation que je commentais :
      « Le luxe est le secteur qui crée la richesse culturelle , sans laquelle il n’y a pas de talents, ni d’artistes... »
      Elle est tout simplement fausse et un unique exemple suffit à la réfuter. Dans quel luxe vivaient les artistes de Lascaux ou des Cyclades, ou les aborigènes du Temps du Rêve ?
      Je comprends que vous voulez faire l’apologie du capitalisme privé contre le capitalisme d’Etat (abusivement appelé communisme dans beaucoup de cas), mais là aussi, il y a eu des artistes qui n’ont pas connu le luxe soit-disant nécessaire pour commencer leur oeuvre : Alexandre Soljenitsyne ou Milan Kundera par exemple.
      Le fait qu’il faut du temps, ou des moyens financiers pour réaliser une oeuvre artistique n’implique pas que ce soit du luxe. Pour les cathédrales non plus, on ne peut pas parler de luxe. Après, une partie de l’art peut avoir été financé par des motivations luxueuses, mais ce n’est pas ce que vous avez affirmé.


    • Laratapinhata 29 juin 2011 21:25

      Ouais, dans le cas de Soljenitisine, c’est la privation et le goulag qui ont fait éclore son talent...Mais après son luxe : les icônes anciennes...

      Quand Kundera est passé à l’ouest , il habitait un HLM de Sarcelle ?

      Ce qui est bien avec les faux-culs dans votre genre, c’est qu’ils se gardent de nous dire l’enseigne où ils se fringuent... les fripes de Saint Ouen ? Carrefour, Auchan, Tati... évidemment si vous êtes parisien, il y a aussi des boutiques genre le mouton à cinq pattes où on peut s’habiller bourgeois pour trois fois rien..

      Vive le luxe, vive la richesse, vive la beauté...

      Vos aborigènes ont leurs coquetteries comme tout le monde, le hic, c’est le gap culturel... alors on ne les comprend pas.
      On voit que vous ne connaissez rien non plus à la préhistoire, sinon vous sauriez que les premières manifestations de l’Art, ce n’est pas Lascaut mais l’Art de la parure corporelle qui outre les peintures, les tatouages, comporte bijoux et colifichets...

      Alors j’ajoute non aux pisse-froid et aux pisse-vinaigres , non à l’uniformité et à la grisaille prolétarienne, non aux cons envieurs, non aux frustrés qui bavent...


    • Lucadeparis Lucadeparis 29 juin 2011 23:06
      Je ne sais pas ce qui vous permet de devenir agressif en me traitant de « faux-cul », sinon l’absence de contre-arguments.

      J’ignore si Kundera a habité des HLM, mais je sais que Gao Xingjian habitait encore à soixante ans dans une HLM de Seine-Saint-Denis lorsqu’il a reçu le prix Nobel de littérature 2000. Mais cela n’a guère de pertinence dans ce débat où dans un bazar idéologique, vous confondez des concepts comme luxe avec qualité, confort ou beauté.

      Au contraire de votre accusation infondée, je pense être cohérent, et je n’achète pas de vêtements pour afficher une marque luxueuse. Je dépenserais plutôt plus de monnaie pour que le coton bio évite aux cultivateurs indiens d’être tués par les pesticides.ou de se suicider à cause des OGM de Monsanto. Et même, sur mon matériel photo, j’ai tendance à cacher la marque par discrétion (le luxe, ce serait de choisir une version plaquée or sans fonctionnalité, par exemple).

      Je n’ai jamais affirmé que Lascaux était la première manifestation de l’art. Cessez d’attribuer faussement des propos à autrui alors que vous êtes incapable d’argumenter les propos aberrants que vous tenez et que j’ai cités exactement dans mon message précédent.

      Aussi, contrairement à ce que vous voulez encore m’attribuer, je suis contre l’uniformité et la grisaille, mais il est bien révélateur que dans votre esprit idéologiquement confus, vous la qualifiez de « prolétarienne », c’est-à-dire que vous voulez dénigrer la classe sociale la plus basse, les travailleurs sans capital.

      Votre propension à insulter évoque un malade de Tourette et je vous laisse donc à vos injures sans fondement, car je n’envie pas le luxe, même si ça vous semble inconcevable dans votre petit monde mondain (le ghetto du gotha) : il ne fait nullement saliver mais me ferait plutôt honte à côtoyer dans ses outrances luxueuses de caste méprisante et coupée du peuple.


    • Laratapinhata 30 juin 2011 01:10

      Je suis moi aussi une fervente lectrice de Gao Xingjian et je ne vois pas dans son oeuvre la moindre condamnation du luxe... En matière d’argument, je vois que vous en appeler à n’importe qui et n’importe comment, parce que vous espérez que votre interlocuteur est complètement ignare...

      Je me souviens assez bien des monologues intérieur de Gao Xingjan (la Montagne de l’âme) et ses rêveries dans des ruines anciennes vestiges d’une époque somptueuse et perdue...
      Il était quand même issue d’une famille aisée , il avait été choyé , il aimait se souvenir de son premier stylo plume-or...(cadeau d’un ami influent de son père) et si je ne m’abuse à la fin de son bouquin "La vie d’un homme seul", il se prélasse dans un palace...

      Je vous cite tout ça de mémoire parce que j’ai la flemme d’aller chercher dans mes étagères (j’ai pas de bibliothèque, mais j’aimerais..)

      Voilà Monsieur ce que c’est que de prendre ses contemporains pour des boeufs...

      Aimer le luxe ne signifie pas en être esclave...

      C’est une chose vivre dans la simplicité, et d’être quand même heureux, c’en est une autre que de cracher sur les objets luxueux...

      C’est votre démagogie puante qui me révulse... vous flattez le pauvre en dénigrant le luxe, une attaque puérile contre la richesse qui n’est pas toujours usurpée, sauf dans l’imaginaire vulgaire.

      En plus vous vous méprenez complètement sur ma position sociale... Je connais le luxe , la richesse, les châteaux etc... des autres... J’admire la beauté des meubles et des collections, et je suis heureuse qu’il y ait eu et qu’il y ait encore des mécènes.

      Je porte le même jean noir ( on peut le rafraîchir facilement avec une teinture par an) depuis 10 ans, mais j’adore Hermès, et cie..

      Les vertueux, qui cultivent volontairement la simplicité , ont mon respect, mais les puritains qui prêchent pour la rendre obligatoire pour tous me révoltent..

      Je serais folle ? moins que vous qui n’êtes même pas conscient de la banalité affligeante de votre discours sectaire... qui ne date pas d’hier et que tous les rigoristes de toutes les époques, de toutes obédiences religieuse ou autres, dans tous les pays, reprennent cycliquement.
      Et le rigorisme est souvent un symptôme pathologique.


    • Laratapinhata 30 juin 2011 01:51

      PS : La pensée prolo est celle des petits bourgeois qui draguent le pauvre et qui croient se mettre en son niveau...
      L’uniformité prolétarienne est celle qui existait dans les pays de la dictature prolétarienne...


    • Lucadeparis Lucadeparis 30 juin 2011 02:40

      Vous commencez par affirmer que vous aussi êtes une fervente lectrice de Gao Xingjian. Pourquoi vous aussi ? Je n’ai pas affirmé que je l’étais moi-même, ni qu’il condamnait le luxe dans son œuvre. Vous déviez encore dans votre discours qui est un glissement progressif de vos désirs que vous prenez pour mes réalités.

      J’aime presque que vous me qualifiez de « rigoriste », car ce dont vous manquez singulièrement dans vos propos, c’est de rigueur argumentative et d’honnêteté intellectuelle (et inversement).

      Que mon discours soit banal ou non n’a pas de pertinence : je ne cherche pas l’originalité ni l’anticonformisme mais la vérité.

      Que mon discours soit sectaire ou non n’a pas de pertinence non plus : une secte est un groupe qui se coupe des règles de la société où il se construit, et elle peut être meilleur comme pire que la société contre laquelle elle se rebelle. Le christianisme est une secte qui a réussi. Évidemment, la société dominante combat toute secte, d’où la connotation péjorative du concept que vous utilisez.

      Je passe sur votre tourettisme compulsif à mon égard (« puante », « puérile »), car la lecture de quelques uns de vos nombreux messages m’informe sur votre facilité à insulter tous azimuts. Un punching-ball ou une pratique sportive vous ferait du bien, car la lecture de la haute littérature et la fréquentation du luxe ne semblent raffiner ni votre comportement ni votre langage.

      Je n’ai aucune raison de flatter le pauvre mais selon moi, en tant que travailliste et donc anticapitaliste, il ne peut justement y avoir de revenu supérieur pour une personne que par rapport à un travail supérieur (plus long, plus fatiguant, plus dangereux, plus malsain) ou un intérêt collectif (fournir les moyens de produire aux artistes, chercheurs et autres bienfaiteurs), donc l’échelle des richesses dans nos sociétés est effectivement grandement usurpée (par exemple, Bill Gates est un malfaiteur de l’humanité, que ce soit avec Microsoft ou sa fondation).

      PS : Vous ignorez si je suis un petit bourgeois qui drague le pauvre, ou moi-même un pauvre ou un prolétaire ou un chômeur ou un intello précaire ou un artiste maudit ou un hors-la-loi.

      Il n’y a jamais eu de dictature prolétarienne : les dirigeants des pays soviétiques et leurs épigones étaient en fait des capitalistes qui possédaient l’État.

      Vous pratiquez le psittacisme de la pensée dominante, en répétant des formulations mensongères qui sont identiques dans les capitalismes privés comme d’État.


    • Laratapinhata 30 juin 2011 04:31

      Je vous retourne le compliment : je trouve votre pensée confuse, et manquant de souplesse.. Vous me reprocher mes glissements ? ce sont tout au plus des raccourcis que n’importe qui peut suivre ... avec un peu de finesse.

      A l’agora, il faut s’attendre à croiser des gens qui viennent d’horizons divers et faire preuve d’adaptation... (moi je ne sais pas ce qu’est Tourette, j’ai interprété vos propos...)

      Alors comme ça vous prétendez à la vérité ? Et si on la trouve bête et simpliste votre vérité ?

      Vous n’aimez pas le luxe, soit. Pourquoi en priver les autres ? parce qu’ils sont riches. Et s’ils ne le sont pas ?
      Si on vous répond que le luxe est une richesse culturelle et économique, votre haine du riche vous pousse à répondre n’importe quoi...

      Manifestement vous ne connaissez rien ni aux créateurs ni aux artistes, ni même aux artisans... c’est la valeur de leur travail qui les motive, parce qu’elle en fait des êtres d’exception... et en tant qu’êtres d’exception ils attendent une reconnaissance publique qui se traduise concrètement.

      Vous êtes travailliste et anti-capitaliste, c’est pas original sur Agoravox, mais ça n’excuse pas tout.

      Le rigorisme et le sectarisme , de nos jours, ce ne sont plus uniquement des faits religieux... En politique , ce sont en général les groupuscule trotskistes les illustrent le mieux ...


    • Laratapinhata 30 juin 2011 04:39

      PS : J’en terminerai définitivement ainsi : on peut avoir un talent, et même un don artistique , ce qui fera la différence entre l’amateur et l’artiste c’est précisément le besoin de reconnaissance concrète de l’artiste...  c’est un témoignage.


    • Lucadeparis Lucadeparis 30 juin 2011 17:13

      Ce que vous appelez « souplesse » est en fait mollesse et inconséquence.

      Je préfère une pensée logique et argumentée. Je suis, mais c’est vous qui ne suivez pas et n’assumez pas votre affirmation peu fine que j’ai réfutée à plusieurs reprises, que je recite donc : « Le luxe est le secteur qui crée la richesse culturelle, sans laquelle il n’y a pas de talents, ni d’artistes... »

      Quant à la richesse, il y a pourtant des philosophies ou des religions qui sont majoritaires en France, ou dont ont été adeptes des milliards d’humains, qui la condamnent :

      « N’estime pas les biens d’acquisition difficile pour que le peuple ne les vole pas. N’exhibe point ce qui porte à l’envie pour que sa conscience ne soit pas troublée. » (Lao-Tseu, Ta-Tö-King, III)

      « Jésus dit à ses disciples : Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche de rentrer dans le royaume de Dieu. » (Matthieu, 19, 23-24).

      « Diogène s’approcha de l’orateur Anaximène qui était obèse et lui dit : "Donne-nous un morceau de ton ventre, à nous les mendiants. Toi, tu te sentiras plus léger et nous, tu nous rendras service". » (dans Diogène Laërce VI 57)

       « L’amour de l’argent joint à l’injustice est impie, et joint à la justice honteux, car il est inconvenant de constituer une sordide épargne, même avec la justice de son côté. » (Épicure, Sentences vaticanes, 43)

      « Je vais vous dire : il faut donner part à tous de toutes choses, en communauté ; égalité de ressources pour vivre, au lieu que l’un soit riche et l’autre pauvre, que l’un ait de vastes terres à cultiver, et, l’autre pas même de quoi se faire ensevelir, l’une foule d’esclaves à son service, et l’autre pas même un valet. Je pose une seule condition de vie, commune à tous, la même pour tous. » (Aristophane, L’Assemblée des femmes)

      « Richesse et savoir Richesse et savoir sont rose et narcisse qui ne sauraient fleurir ensemble. » (Chahid de Balkh)

      Si vous voulez savoir pour quoi il y a autant de condamnations de la richesse dans des pensées auxquelles ont adhéré de façon plus ou moins conséquente des milliards de personnes (christianisme, taoïsme), dans des philosophies antiques (épicurisme, cynisme) ou chez des écrivains perses, vous trouverez des réponses dans La Violence et le Sacré de René Girard et dans Comment les riches détruisent le monde du journaliste du Monde Hervé Kempf, car l’accaparation injustifiée de richesses et de ressources qui ne sont pas infinies sur cette planète sont meurtrières.

      Votre défense des riches et votre défense d’en faire partie (misère : « même pas bibliothèque », écrivez-vous !) m’a fait me souvenir de débats ici sur ce thème : «  Pourquoi les pauvres votent-ils à Droite ? » Mais parce qu’ils y trouvent un intérêt ! et "Pourquoi les pauvres votent-ils à Droite ?", réponse à Paul Villach. Dans votre cas, ça doit venir d’un grand altruisme :

      « Je joue mon rôle dans cet opéra de la richesse et de l’opulence. Le rôle joué par la pauvreté fait partie intégrante du succès de la pièce globale. Au bout d’un moment, l’Argent devient indifférent à ce qui a déjà été acheté. A ses extrêmes, l’Argent devient théorique, impalpable. Et c’est là que j’entre en scène. Quel contraste plus saisissant à imaginer ? Je rends service aux riches. La richesse sert, bien sûr, à mesurer la distance qui sépare de la pauvreté. Crésus sait qu’il est Crésus seulement lorsqu’il peut voir un vagabond comme moi traîner ses basques loqueteuses devant sa demeure. Il a besoin de moi. Que seraient ses richesses sans moi ? » (Robert McLiam Wilson, Ripley Bogle, 1988, Chapitre III)

      Vous parlez de trotskysme, mais je n’en suis pas.

      Vous affirmez que je ne connais « rien ni aux créateurs ni aux artistes ». C’est encore faux. Je fais de la photographie artistique et j’en vends, ce que vous auriez vu si vous aviez eu la charité de parcourir mon site avant de parler de moi rien qu’à partir de vos fantasmes simplistes et manichéens.

      Vous avez de drôles de conceptions générales qui ne résistent encore pas au moindre contre-exemple : « ce qui fera la différence entre l’amateur et l’artiste c’est précisément le besoin de reconnaissance concrète de l’artiste », écrivez-vous. Or, Denis Diderot n’a pas publié la plupart de son vivant ses œuvres les plus importantes ; et surtout Kafka demanda même qu’on détruise ses oeuvres. Heureusement que des artistes peuvent oeuvrer par amour de créer (ah ! quels amateurs, ne pas être motivés avant tout par le lucre) et autrement que motivés par un besoin de reconnaissance sociale qui ne ferait de l’art qu’une médiocre association à but lucratif.


  • easy easy 27 juin 2011 12:26

    Bonjour Lucadeparis,

    Vous avez bien balayé le spectre des arguments possibles à cette mode du noir mat.

    Essayons de compléter l’examen de ce spectre.

    Je vois l’introduction du noir mat au moment où l’image disons photographique s’est imposée (cinéma inclus) 
    Dans le même temps que l’image photographique s’est imposée, on nous projetait des diapos dans les amphis, on faisait des expériences avec la lumière dans nos salles de TP de physique, et là, moments magiques, spéciaux, on tirait les rideaux noir mat.

    Alors que pendant longtemps (mais pas toujours) on avait entouré les tableaux des maîtres d’un cadre chargé souvent clinquant, on se mit à encadrer toute photo, tout film, de noir mat.

    Les cous en résine ou plâtre qui servaient à exposer les bijoux autour de la place Vendôme passèrent de la couleur chair ou blanche, au noir mat (flocage de fibres mates sur le mannequin) 
    Les écrins à stylos, qui étaient autrefois garnis de satin blanc, bleu marine, passèrent au rouge et au noir mat. 


    C’est que dans le même temps, les objets que produisaient les industries étaient beaucoup plus facilement brillants qu’autrefois. Le brillant et le brillant durable était partout, jusque sur les pare-chocs. Le mat ressortait donc comme l’alternative ou le contrastant du brillant de plus en plus courant. Pour finir, les états de surface, les niveaux de matité ou de brillant d’un objet manufacturé devinrent très considérés et arguments esthétiques au même titre que la couleur.

    Alors que le Cristal Palace, que Grand Palais formaient des écrins clinquants aux expositions, on se mit à contruire des magasins et des halls d’exposition dont les plafonds étaient noir mat.

    Puis, le fond noir mat d’un local devenant synonyme d’écrin culturel, il apparut de plus en plus suffisant de peindre un intérieur en noir mat pour suggérer l’idée qu’il abritait quelque intelligence.

    Est alors arrivée le moment techno-gothique qui a fait du noir mat et de l’anthracite mat son alfa et oméga. On semblait faire du deuil une raison de vivre.

    Plus récemment, les casques de moto sont passés au mat. Ensuite seulement, les motos elles-mêmes. Les motos étant fortement synonymes de furtivité. Au bilan, un motard sous combinaison noire, avec casque intégral noir, sur moto noire mate serait le symbole absolu de la furtivité en milieu urbain ordinaire. 

    Et puis il y a la nuit. L’espace nocturne étant artificiellement rendu vivable grâce à la fée électricité, nous nous sommes mis à vivre la nuit, dans le noir mat.

    Bitumisation, Chaussettes noires, T-shirt noir, lunettes noires, noir c’est noir, noir désir...

    Et si le soleil représente quelque père, le noir mat énonce son absence, son abandon ou son rejet.


    Enfin, il y a la longue procession que forme l’enterrement du blanchisme. Il y a la place que le monde doit accorder désormais à la peau noire et mate qui contient, pour les Blancs, quelque chose relevant du plus virginal, du plus sauvage et du plus innocent de l’industrialisation.


    Dans le domaine militaro-ninja, le noir mat serait plutôt synonyme de plus grande agressivité-furtivité et donc d’efficacité meurtrière. 

    Mais dans le domaine civil, il verserait nettement dans le victimisme en « Nous sommes tous les nègres de la civilisation »



    Autant signaler deux détails.
     
    L’industrie ne sait pas encore fabriquer des joints de bagnole autrement que noirs. On essaye bien de les peindre en couleurs mais on ne sait pas les colorer dans la masse tout en leur conservant leurs qualité physiques et mécaniques dans la durée (à cause des UV) 
    Pour fabriquer nos pneus noir mat, l’industrie doit incorporer dans ses sauces de vulcanisation, des pigments de couleur.

    Le bitume forcément noir, les pneus et joints forcément noirs, ça devait conduire à réaliser des voitures noires tout aussi mates.

    Autre détail amusant. Les tunistes avaient tenté de résoudre la problématique de l’ombre portée que forme la voiture sur la route en installant des lampes sous la caisse. Leurs voitures roulaient donc en produisant un étonnant négatif de la réalité naturelle. Et les autorités ont fini par interdire cette anomalie visuelle.

    Poursuivons avec « Plus vite que son ombre » 
    Comme « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », comme il s’agissait de sortir du lit avant que le soleil ne soit levé, nous nous sommes lancés à corps perdu de la recherche du temps perdu au dépassement d’autrui par la vitesse. A défaut de parvenir à l’immortalité, nous avons été névrosés de la vitesse. Et comme c’est sur la route noire et avec des pneus noirs que nous avons le plus couramment joué de vitesse, comme il fallait furtiver les radars, notre névrose plusrapidiste ne pouvait qu’être noire et furtive.

    La vitesse de la lumière nous étant inaccessible, elle attendra. 


  • .jk. 27 juin 2011 13:11

    excellente publicité Volvo avec la reine de Java  smiley

    http://www.culturepub.fr/videos/volvo-v60-panthere


  • danmaru touvabien 27 juin 2011 15:34

    noir comme les gondoles de venise


  • easy easy 27 juin 2011 15:34

    Ah la la, quelle boîte de pandore que ce sujet du noir !

    Sans doute aurait-il fallu faire un retracement de son histoire. Mais là, à l’improviste, il me vient des tas de réflexions que je vous livre en vrac. 

    Je pense déjà à deux éléments. Le noir de charbon, de fumée ou de suie et le noir de l’encre de seiche ou pieuvre.
    Ces deux éléments (mais peut-être y en a-t-il encore d’autres) auront joué un rôle considérable dans la position et le rôle de la « couleur » noire dans l’Histoire de l’Humanité.


    De toutes les époques de notre Histoire hexagonale, il me semble que le noir n’est devenu central qu’à partir de N III et je ne sais pas bien pourquoi.
    Si l’on s’en tient à l’architecture urbaine, le noirisme du Second Empire ne saute pas aux yeux. Mais dès qu’on observe le reste, on le voit partout. Pourquoi ?

    Jamais les manteaux, les chapeaux, les cannes, les chaussures, les voitures attelées, les meubles, les machines à coudre, les rubans, n’avaient été aussi noirs auparavant. Nulle part au Monde non plus.

    Pourquoi une locomotive à vapeur est-elle noire ? Bin je dirais que vu la salissure de la fumée, c’était le mieux à faire. Autrement dit, on devrait aux enfumages industriels d’avoir tant cultivé le noir ? On aurait été fiers de nos fumées à ce point là ?

    Certes, l’époque N III se caractérise par les fumées érigées en gloires, même sur la mer ; et les Monet, Sisley et autres Turner ont été très attirés par ces noirs surgis de l’industrialisme. Certes les mineurs de Lorraine étaient noirs. Certes les ébènes des colonies, qu’ils fussent de bois ou de chair, étaient noirs. Mais est-ce suffisant pour expliquer une telle fascination pour le noir ?

    (Les peintres se sont régulièrement creusé les méninges pour trouver le moyen de reproduire sur leurs toiles, le vrai noir. Ce n’est donc pas si facile qu’un béotien pourrait le croire. Quant à reproduire un huit-reflets, ouille)

    Le drapeau noir des anarchistes de 1831 devint très emblématique sous N III. Paradoxal non ?

    Toujours est-il qu’après Ford et sa T noire, après le whisky Black & White, il y a eu le jazz noir, Chanel qui ne jurait que par le noir et le blanc et la stigmatisation de Walt Disney qui, après Mickey, passant à la colorisation, revêtit de noir les capitalistes et de couleur les naïfs. 

    Ensuite, il y a eu les délires colorés des hippies. Les lunettes comme les visières des motos passèrent au rose et on visa à même à produire des microsillons en matière plastique colorée.

    Dans tout ça, l’imprimerie battait son plein et les mots étaient bel et bien écrits en noir sans plus d’enluminures. Tous les plans d’architecture ou de l’industrie étaient réalisés à l’encre de seiche la plus noire. Si le prof écrivait à la craie blanche sur tableau noir mat, les élèves utilisaient une encre plus souvent bleue ou violette.

    Il y a eu l’épisode du Hindenbourg avec son emblème noir et la seconde guerre mondiale apparut comme un bras de fer entre des drapeaux à coeur sombre et les drapeaux à coeur clair.

    Puis il y a eu l’informatique.
    Et là, à contre courant de l’imprimerie et pour des raisons techniques, les mots apparurent en couleur sur des écrans noirs qui devaient être le plus mat et sombre possible. Le mot passait d’un éclairage négatif à un éclairage positif. Et cela pendant que les enseignes des commerces éclataient de lettres lumineuses.


    Ce n’est que grâce à de nouvelles prouesses technologiques qu’on a pu revenir aux lettres éclairées négativement sur nos écrans.
    (Notons que parmi les éléments de performance des écrans actuels, figure leur possibilité de fournir un noir très noir).

    Il y a eu Hiroshima, qui a engendré le butō où les danseurs, visant à reproduire le lendemain de l’explosion, se griment de blanc mat sur fond noir mat.


    Le B-52, après avoir été objet de fierté et d’assurance occidentale, est devenu en une seule guerre mais quelle guerre, le symbole d’abus absolu.

    Le B-2 , furtif et noir, quoique également bombardier, avait de bonnes chances de récupérer la fascination première qu’avait provoquée les B-52 avant leurs massacres. Il suffira de se dire que contrairement au B-52 qui ne bombardait que des gens en tongues, le B-2 ne tue que des dictateurs armés jusqu’aux dents et on saura en être fier.

    La furtivité B-2 et Ninja reste, pour l’instant, synonyme d’intelligence mise au service de l’élimination de vilains méchants. Ses bombes passent pour être mieux guidées. On peut donc en récupérer la transcendance et s’en servir comme argument dans la vie civile. Exemple par le Wallypower

    Plus récemment, il y a eu l’impact du bon mot d’Eric Dommenach « Bling-bling ».
    Cette expression contenait une dénonciation du brillant. 
    Le clinquant devenant rapidement un repoussoir, nous allions forcément en venir à verser dans le noir mat, surtout dans le luxe.

    « Quoi, une Rolex en or blanc brillant vous vaut des remarques acerbes ? Qu’à cela ne tienne, nous allons vous en produire en titane sombre et mat. Alors heureux ? »
    « Ah bah voui, comme ça c’est mieux ! » 

    Un mot sur l’évolution des peintures et revêtements techniques.
    Globalement, le mat a toujours été plus salissant que le brillant. Or une feuille de nénuphar est mate et reste propre. Cherchant à résoudre le problème de l’ensalissement des vitrages pourtant brillants, nos ingénieurs sont parvenus à fournir des finitions mates qui ne se salissent pas trop. On peut donc fabriquer désormais de plus en plus de produits mats qui conservent bel aspect.



  • Cocasse Cocasse 27 juin 2011 16:00

    C’est peut être salissant, mais la meilleure couleur pour une voiture, c’est le blanc, car cela réfléchit le plus le soleil et donc évite au maximum la chaleur.
    Bien sur, la voiture noir-mat de luxe devrait être équipée d’une clim. efficace car elle absorbe au maximum le rayonnement solaire productrice de chaleur dans l’habitacle.


    • easy easy 27 juin 2011 16:07

      Oh oui !

      Cependant, dans notre pays où il fait aussi souvent trop chaud que trop froid, faudrait passer 6 mois en blanc et 6 mois en noir. (voitures, vêtements, maisons, chaussures)

      Allez, encore quelques années et nous aurons des peintures qui changeront de propriétés à la commande ou carrément selon l’inclinaison du soleil.


    • Laratapinhata 27 juin 2011 16:08

      Et les peintures non métallisées, non vernies s’abiment rapidement.


    • easy easy 27 juin 2011 16:25

      Classiquement oui, mais les finitions mates de nouvelle génération ont des propriétés qui nous restent à découvrir.


    • Laratapinhata 27 juin 2011 16:45

      Alors ce serait une avancée technologique ? c’est déjà pas mal... même si la clim, c’est une hérésie, écologiquement parlant...


    • Lucadeparis Lucadeparis 27 juin 2011 17:16

      Le blanc et les couleurs claires et vives pour les voitures ont, en plus de l’avantage thermique, l’avantage de la visibilité et permettent de diminuer la probabilité d’accidents.


    • vinvin 27 juin 2011 18:35

      (@LUCAPARIS) ;



      Là je suis tout a fait d’ accord avec vous pour les voitures aux couleurs claires. Surtout que meme a l’ aube et l’ aurore, (où l’ on doit rouler en codes,...) il y a des cons avec des voiture foncées, qui roulent sans codes, et pour peu que la route soit étroite et bordées d’ arbres, on vois arriver ses cons au dernier moment.

      Je rappelle que deux voitures arrivant face a face sur une route a 90 km heure X 2 ça fait 190 km/heure, donc l’ impact est inévitable. (Avec ou sans alcool...) !




      Cordialement.




      VINVIN. 

    • easy easy 27 juin 2011 18:52

       Non Vivin, ça ne fait ni 190 ni 180 km/h, ça fait de l’ordre de 70 dans un mur très solide


    • noux noux 27 juin 2011 23:51

      ouf, y a encore des gens qui connaissent certaines lois de physiques et qui amènent enfin tous ces commentaires dérisoires et suffisants vers une observation intéressante .

      quel sujet de merde, les pauvres riches seront perdus très prochainement.
      Faudrait pas qu’ils se suicident tous, ou qu’ils se fassent suicider ...


  • brieli67 27 juin 2011 18:25

    Mon noir préféré c’est le noir de jais
    des plumes de corbacs et autres zoziaux, la poule noire, le chat noir n’ont pas.

    c’est complètement mat avec un halo irisé violet qui varie avec l’ombre du jour et notre angle d’attaque. C’est vivant.....

    Le poil sur le caillou de certains Méditerranéens jouvanceaux et jouvancelles a par nature sans Garnier, sans l’ Oréal ce fata morgana. ou avait....


    • vinvin 28 juin 2011 08:03

      NOIR DE JAIS ?... C’ est quoi ce machin ? C’ est une nouvelle couleur ?.....


      Jamais entendu parler !

      Moi je connais que le noir noir, le noir normal, quoi !...

      Noir bleuté pour certaines teinture de cheveux, et c’ est tout !


      Si, après il reste NOIR DÉSIR..... ( D’ abord j’ ai eu des échos comme quoi leur prochaine tournée devrait-être « sponsorisée » par la famille TRINTIGNAN,) Mais c’ est une information classée « secret défense » et qui reste au CONditionel.....



      VINVIN.
       

  • easy easy 27 juin 2011 18:49

    Oui, une voiture noir mat, c’est moins visible puisque c’est ninja (dans l’armée, on utilise l’acronyme FOMEC quand on recherche l’invisibilité. Noir la nuit, blanc sur le neige, pierre sur les pierres). Il se pourrait qu’en observant les statistiques des accidents de la route, les autorités disent un jour qu’il n’est pas admissible qu’une voiture ne brille pas.


  • Asp Explorer Asp Explorer 27 juin 2011 20:01

    C’est beau. J’aime bien le noir mat. C’est quoi ces jugements de valeur débiles sur le simple fait qu’on aime le noir mat ? Je crois qu’on touche le fond du ridicule avec cet article.


    • Lucadeparis Lucadeparis 28 juin 2011 14:02

      A on aucun moment, je n’ai écrit que je n’aimais pas cette couleur. Il ne s’agit pas de ça mais d’analyser le pourquoi de cette mode.


  • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 28 juin 2011 00:41

    En tout cas en France je crois que les gens sont pas encore prêt pour voter pour un noir mat.


    • vinvin 28 juin 2011 02:34

      (EN TOUT CAS EN FRANCE JE CROIX QUE LES GENS SONT PAS ENCORE PRÊT POUR VOTER POUR UN NOIR MAT). Fin de citation.


      Alors pour ce qui concerne les andouille de SOS racisme, le MRAP et la LICRA, je ne sais pas s’ ils sont prêts a voter pour un noir Mat !....

      Mais pour ce qui me concerne je ne suis pas du tout.

      Pour moi en 2012 j’ opterais pour « LA VAGUE MARINE ».

      (Elle est pas belle notre MARINE nationale ?...).




      En 2002 j’ étais content, car c’ était la première fois que je pouvais voter a la foi au premier tour et au second tour !....

      On verra en 2012 si j’ ai la meme opportunité....




      VINVIN.

    • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 29 juin 2011 00:45

      Tu fais ce que tu veux Vinvin...
      Moi pour ma part je ne peux pas voter en France car je n’en ai pas la nationalité, mais si je pouvais le faire j’irais au bureau de vote pour foutre la merde, car la démocratie participative c’est pas de la démocratie.

      En parlant de voiture noir mat, cette Audi en est très loin : http://uncrate.com/stuff/chrome-audi-r8-spyder/


    • Lucadeparis Lucadeparis 29 juin 2011 23:36

      Cette teinte chromée est à l’opposé de ce dont je parle dans l’article et pourra éviter des accidents, mais la motivation (« Created to be auctioned off in a benefit for the Elton John AIDS Foundation ») est bien écoeurante lorsqu’on sait que le discours officiel sur le sida n’est qu’une ignoble pompe à finances mensongère, et il s’agit bien avec cette voiture la plus brillante possible d’afficher une très ostentatoire (et donc luxueuse) pseudo-générosité.qui perpétue le monde renversé
      Comme quoi, le charity-business est une imposture conservatrice dont l’oxymore apparent révèle une profonde antinomie.


  • SATURNE SATURNE 3 juillet 2011 11:15

    L’auteur est sans doute un brin jeune pour comprendre toute l’ironie involontaire de son article.
    En effet, dans les années 70/80, les capots noirs mats existaient, sur des prétendues sportives bas de gamme (Ford Capri GT, Opel Ascona, etc).
    Ca faisait « rallye », kakou dirait-on aujourd’hui. Et très vite, c’est devenu d’une ringardise finie, comme les volants en peau de panthère et les phares longue portée ajoutés sur la calandre.
    Il est donc savoureux de voir que ce qui fut un signe extérieur de ringardise devient aujourd’hui « classieux ».
    Bref, « la mode est un éternel recommencement », disait ma Maman .
    Et de jeunes cons penseront toujours avoir inventé un truc que les moins de 20 ans... etc, etc...
    Comique.


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