lundi 28 janvier - par Bruno Hubacher

Le non droit international

Le droit international, régissant de façon pacifique les différends entre nations, ainsi que les instances supranationales, censées agir en qualité d'arbitres, sont devenus une farce.

Charles Horman fut un journaliste d’investigation américain, assassiné par les services secrets chiliens quelques jours après le coup d’état du président socialiste élu, Salvador Allende, le 11 septembre 1973, dans un stade de foot, aménagé par le nouveau régime du général Pinochet en camp de concentration pour les membres de l’opposition, avec la bénédiction de l’administration du président américain Richard Nixon, son conseiller à la Sécurité nationale, Secrétaire d’Etat et Prix Nobel de la Paix, Henry Kissinger, ainsi que la toute puissante CIA (Central Intelligence Agency).

Le citoyen américain Horman, qui vivait avec sa campagne dans un quartier populaire de la capitale Santiago, eut deux défauts majeurs, sa sympathie avec les milieux communistes chiliens ainsi que sa présence au mauvais endroit au mauvais moment. Lors d’un séjour dans la station balnéaire « Vina del Mar », près du port de Valparaiso, il tomba sur un important rassemblement de conseillers militaires américains dans l’hôtel dans lequel il logea, ce qui suscita sa curiosité. Mal lui en pris.

Le metteur en scène grecque, Konstantinos Costa Gavras, raconte l’histoire dans son film « Missing », paru en 1982.

Des documents, publiés en 1999 aux Etats-Unis, sous le « Freedom of Information Act », cette loi qui s’active à l’instant où plus personne ne s’intéresse à l’affaire, démontrent la complicité du personnel de l’ambassade américaine à Santiago dans cet assassinat.

Par ailleurs, en juin 2014, un tribunal chilien reconnut formellement le rôle de la CIA, notamment celui du capitaine de la marine américaine, Ray Davis, commandant de la mission militaire américaine au Chili, pour avoir fourni au chiliens des informations, permettant l’arrestation du citoyen américain.

Après un intermède apocalyptique au Moyen Orient, le continent sud-américain devient apparemment à nouveau l’arrière-cour des Etats Unis. A l’instar du Chili, le Venezuela est un pays riche en ressources naturelles. D’importants gisements d’or, ainsi que les plus importantes réserves pétrolières de la planète, suscitent des convoitises.

A l’instar du peuple chilien, les vénézuéliens décidèrent, à un moment donné, de gérer leur patrimoine de façon autonome. Après plusieurs tentatives de coups d’état, une spécialité latino-américaine, et quelques séjours en prison, le colonel Hugo Chavez finit par se faire élire Président de la République bolivarienne du Venezuela en 1998, nommée après le général vénézuélien Simon Bolivar, mort en 1830, symbole de l’émancipation des colonies espagnoles d’Amérique du Sud, pour rester au pouvoir jusqu’à son décès le 5 mars 2013.

 Le gouvernement Chavez (1998-2013) avait su profiter de la flambée des prix du pétrole, grâce au boom économique des pays émergents, les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), pour mettre en place sa « révolution bolivarienne », car l’industrie pétrolière et gazière vénézuélienne représente 95% des revenus à l’exportation, la moitié des recettes de l’état et un quart du produit intérieur brut PIB.

Corrigé de l’inflation, le PIB vénézuélien, avait pratiquement doublé entre 2003 et 2008, soit une croissance de 13,5% en rythme annuel, bien que, selon le « Center for Economic and Policy Research » basé à Washington, cette croissance fut essentiellement générée par le secteur non pétrolier et que la croissance du secteur privé fut supérieure au secteur public pendant la même période.

Toujours selon le « Center for Economic and Policy Research », Chavez avait réussi à réduire le taux de pauvreté du Venezuela de moitié et celle de la pauvreté extrême de 72%. Entre 1998 et 2006 les décès liés à la malnutrition avaient chuté de 35% et le coefficient de Gini, qui mesure le degré d’inégalité de la distribution des revenus, est passé de 0,498 en 1999 à 0,39 en 2011, faisant du Venezuela le pays le moins inégalitaire d’Amérique Latine. En outre, les allocations sociales (vieillesse et handicap) augmentèrent de 1,7 million bénéficiaires en 1998 à 4,4 millions bénéficiaires en 2008.

En 2013 la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, félicita le Venezuela pour son progrès en matière de lutte contre la sous nutrition. L’organisation estime la proportion de personne affectés par la faim réduite de 14,1% en 1990 à 4,6 en 2013.

Selon l’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, sous Chavez, le taux d’analphabétisme avait été réduit, à moins de 5%, faisant du Venezuela le seul pays à avoir atteint les engagements pris par les pays d’Amérique Latine à la Havane en 2002 en la matière. (Wikipedia)

Le phénomène de la dépendance d’un pays des revenues de ses matières premières est connu sous le nom de « malédiction des ressources » ou « maladie hollandaise » (dutch disease, « The Economist »), faisant référence à la découverte d’un important gisement de gaz à Groningen en 1959. Son exploitation mit une énorme pression sur le taux de change de la monnaie, le florin, rendant l’économie domestique, l’industrie non pétrolière et l’agriculture, non compétitive face aux importations bon marché, rendant difficile de développement et la survie d’un secteur d’exportation de produits alternatifs.

Avec le ralentissement de l’économie mondiale le prix du pétrole atteint un pic de 100 USD le baril en juin 2014 pour chuter rapidement à USD 50, puis à 30 USD en janvier 2016, une catastrophe pour l’économie vénézuélienne qui subit de plein fouet une forte contraction qui perdure depuis cinq ans, moins 18% pour l’année 2018.

Entre 2014 et 2017, la masse monétaire enflait de 8'500 %, engendrant une hyperinflation de 300% en 2016 et de 2'000 % en 2017. Pour 2018 les estimations les plus basses se situent autour de 4'000 %, or le taux d’inflation « traditionnel » oscille autour de 30% avec des pics de 100% par année.

Dans un article du « Monde diplomatique » paru au mois de novembre de l’année passée, Temir Porras Ponceleòn, ancien conseiller auprès du président Hugo Chavez pour les questions de politique étrangère entre 2002 et 2004, ancien directeur du cabinet du président Nicolàs Maduro, ancien Vice-ministre des affaires étrangères entre 2002 et 2013, renvoyé par celui-ci en 2013, met sérieusement en cause la politique économique de l’actuel président.

Monsieur Ponceléon critique notamment le gel des prix dès le début de la crise, maintenant une surévaluation artificielle de la monnaie nationale, engendrant du coup un boom à l’importation sans précédent, asséchant de plus en plus les liquidités du trésor. (dutch disease)

En outre il estime que Maduro aurait pu négocier un rééchelonnement de la dette, notamment avec la Chine et la Russie, partenaires financiers-clé, ce qui lui aurait laissé du temps pour gérer la crise. Au lieu de cela celui-ci suivit la doctrine Chavez et remboursa entre 2014 et 2017 rubis sur l’ongle la somme de 71,7 milliards USD, asséchant ses réserves monétaires et ses réserves d’or.

Le seul rééchelonnement effectué par le président Maduro était celui de la « Compagnie Nationale de Pétrole « Petroléos de Venezuela SA » (PDVSA), proposant à ses créanciers, notamment russes, un échange d’obligations (2017-2020), contre une garantie sur 50,1% du capital de la « Citgo Petroleum Corporation », une raffinerie pétrolière américaine, détenue par PDVSA, dont le siège se trouve à Houston, en cas de défaut, prolongeant certes de trois ans les échéances, mais mettant également en danger un peu plus l’indépendance de l’agence et réjouissant du coup les spéculateurs internationaux avide de s’approcher un peu plus des réserves pétrolières les plus importantes de la planète.

Finalement, après la mise en vigueur des sanctions économiques américaines, en août 2017, Maduro fut prêt à négocier la dette, pourtant détenue en grande partie par des fonds de pension américains. Trop tard. (Ponceleòn)

La production pétrolière passant de trois millions de barils par jour à moins d’un million et demi en 2018, engendrant un assèchement des liquidités nécessaires pour… produire du pétrole, et, sur le plan politique, donnant une majorité de deux tiers à la droite néolibérale l’Assemblée nationale, présidée actuellement par un jeune freluquet, avide de saisir le pouvoir, mais ne disposant d’aucun soutien parmi la population, car totalement inconnu, causent quelques maux de tête au président en exercice.

Certes, le soutien de la population au président Maduro ne se situe probablement à pas plus que 20 à 30%, dû à sa gestion catastrophique de la crise, seulement, l’opposition de droite n’est guère en meilleure posture.

Il est, pour cette raison, tout de même assez cocasse de constater le parti pris unanime de la communauté internationale pour exiger, si ce n’est pas expressément le départ de Maduro, mais quand-même la tenue d’élections dans un délai d’une semaine (?), à commencer par la France, qui s’y connaît en matière de gestion de crise, ou l’Angleterre où la Premier ministre défie le bon sens en s’accrochant au pouvoir coûte que coûte, ou le gouvernement allemand qui continue à se maintenir en place, grâce à une coalition de plus en plus bancale. Coutumier d’une soumission presque infantile au diktat du gouvernement américain, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, fut, ensemble avec l’organisme multilatéral « Grupo de Lima », à l’exception notable du président mexicain Manuel Lopez Obrador, la Bolivie et l’Uruguay, parmi les premiers à exiger le départ du leader vénézuélien.

Et que dire des médias, quatrième pouvoir dans l’état, qui adoptent une position unanime, quasi stalinienne, sans aucune nuance. Dire que l’Organisation des Nations Unies fut créée précisément pour résoudre ce genre de situation sur le plan international.



51 réactions


  • leypanou 28 janvier 12:17

    Il est, pour cette raison, tout de même assez cocasse de constater le parti pris unanime de la communauté internationale pour exiger... 

     : utiliser communauté internationale pour l’empire et ses laquais du groupe de Lima et autre c’est emprunter les éléments de langage de la propagande interventionniste dans les affaires d’autrui.

    Quant à l’unanimité, il n’y en a pas, car même l’OAS n’est pas d’accord (seuls 15 états sur 34 sont sur cette ligne).

    Maduro a probablement commis des erreurs de gestion ou autres mais le gel des avoirs (par exemple 14 tonnes d’or vénézueliens sont bloquées par la Banque d’Angleterre) ainsi que les sanctions économiques n’ont pas amélioré la situation des Vénézueliens.


    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 28 janvier 12:42

      @leypanou
      Avez-vous lu l’article ?


    • leypanou 28 janvier 14:16

      @Bruno Hubacher
      Bien sûr.
      Je n’ai pas écrit que je ne suis pas d’accord avec le contenu de l’article, c’est l’utilisation de « communauté internationale » que je trouve inappropriée.
      Car d’un côté, vous avez la Russie, l’Inde, la Chine, la Turquie sans parler d’autres pays comme Cuba, le Mexique, etc, et de l’autre vous avez les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Chili, le Pérou, etc, ainsi que d’autres pays que vous appelez dans votre autre article « larbins ».


    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 28 janvier 14:30

      @leypanou
      Vous avez raison, formulation *malheureuse" peut-être. Toutefois on peut partir du principe que la Russie et la Chine s’opposent. En ce qui concerne le Mexique, je l’ai mentionné.


    • asterix asterix 30 janvier 13:43

      @Bruno Hubacher
      Je suis assez d’accord avec votre article, mais vous auriez pu insister sur le fait qu’il y a des vérités des deux côtés.
      La situation n’aurait-elle pas été mieux appréhendée en précisant que le Venezuela est depuis toujours victime d’une tradition de violence tant institutionnelle que militaire ou sociétale ?
      On n’oppose pas à perpétuité deux groupes aux solutions diamétralement opposées. Et encore moins en les armant l’une contre l’autre.


    • asterix asterix 30 janvier 14:25

      une analyse parmi d’autres :
      https://www.youtube.com/watch?v=5X0sSrumsVA


    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 30 janvier 14:34

      @asterix
      Je ne sais pas si vous suivez l’actualité, mais la situation en France me paraît plutôt violente actuellement.

      La « violence » au Venezuela,que j’appellerai plutôt la colère, trouve son origine dans le prolongement d’un concept qui date de la fin du XIXème siècle, qui s’appelle la doctrine Monroe, la mainmise totale, militaire, politique et économique, par tous les moyens, légaux ou illégaux (coup d’état orchestré, enlèvement, torture, manipulation) sur le bassin des Caraïbes d’abord, et sur l’ensemble du continent d’Amérique Latine par la suite, prenant le relais des conquérants espagnols.

      La « violence », ou plus précisément la colère populaire, fait partie de l’ADN des peuples latino américains. Elle trouve son origine dans l’ingérence américaine perpétuelle dans leurs affaires. Il faut savoir qu’il y a une chose que tous les peuples d’Amérique Latine ont en commun, c’est une profonde détestation de cet impérialisme des Etats-Unis. Le Venezuela ne fait pas exception.. 

      C’est un secret de polichinelle que la mise en scène actuelle est l’oeuvre de la CIA, d’ailleurs ouvertement revendiqué par Mike Pompeo (une nouveauté dans l’histoire car jadis plutôt discret) qui essaie depuis vingt ans de renverser le gouvernement vénézuélien, en 2002 contre Chavez et tout récemment à l’aide d’un drone contre Maduro. La majorité du peuple n’en a rien à faire de la droite libérale. Le nouveau leader autoproclamé est totalement inconnu, et son parti n’a aucun soutien dans la population. Mais il est vrai également qu’une grande partie des chavistes est déçu de Maduro et sa gestion de la crise et le fait savoir.  


  • bernard29 bernard29 28 janvier 14:19

    Article très utile sur Libération https://www.liberation.fr/planete/2019/01/27/le-regime-de-maduro-n-a-plus-rien-a-voir-avec-le-chavisme_1705784


    « Le régime de Maduro n’a plus rien à voir avec le chavisme » 


    « Ex-ministre de Salvador Allende, Pedro Felipe Ramírez, 77 ans, a été emprisonné peu après le coup d’Etat militaire de 1973, avant de s’exiler au Venezuela. De retour au Chili quelques années plus tard, il doit quitter la direction de son parti, Izquierda Cristiana (« gauche chrétienne ») après que la police politique du régime d’Augusto Pinochet (1973-1990) a menacé de révéler son homosexualité. Lors de son second mandat, la présidente socialiste Michelle Bachelet (2014-2018) le nomme ambassadeur au Venezuela. Admirateur de la révolution bolivarienne, il est rentré au Chili cette année, sans illusion sur le régime de Maduro, qu’il considère comme une dictature ».

    Bonne journée.


    • Pere Plexe Pere Plexe 28 janvier 18:39

      @bernard29
      Si Pedro le dit...
      Et du coup ça justifie la reconnaissance de la marionette Guaido comme Président ?
      Je peux moi aussi donner une liste de dictature.
      Ça justifiera de renverser leurs dirigeants ?


    • bernard29 bernard29 29 janvier 11:40

      @Pere Plexe

      alors lisez en plus cette lettre ouverte sur le Point.fr https://www.lepoint.fr/monde/rosmit-mantilla-monsieur-melenchon-avez-vous-une-conscience-29-01-2019-2289643_24.php  ;
      « Militant de l’opposition rescapé des geôles du régime, Rosmit Mantilla répond à Jean-Luc Mélenchon, qui continue de soutenir le pouvoir chaviste. » 


    • bernard29 bernard29 29 janvier 13:26

      @bernard29

      Même à la France Insoumise , tout le monde n’est pas d’accord avec le leader , et en particulier la tête de liste aux européennes ; Manon Aubry ;
      « En appelant à de nouvelles élections, elle diffère du chef de La France Insoumise qui souhaite de son côté que Nicolas Maduro « tienne » après la « tentative de coup d’état » de l’opposant politique Jean Guaido. »

      « y’a du rififi » 
      D’autant que Manuel Bompard, deuxième sur la liste LFI aux européennes, affirme quant à lui l’exact opposé. « Il y a eu une élection l’année dernière sur la base d’un référendum révocatoire et le président en place l’a emporté. Les manifestants ont le droit de manifester mais doivent rester dans le cadre de la légalité et de la légitimité démocratique », a jugé lundi sur RFI l’Insoumis qui a sa place dans le premier cercle de Jean-Luc Mélenchon.


    • Trelawney Trelawney 29 janvier 14:26

      @bernard29
      Le problème n’est pas de soutenir ou pas Maduro. On s’en fiche, car chacun à son opinion la dessus. Le problème est que l’on ne doit pas s’intéresser à une nation souveraine pour se permettre de jouer les « pères la démocratie » et non pas les critiquer, mais intervenir dans leurs prises de décisions à coup de sanctions économiques.
      Macron le 24 janv2019 : Après l’élection illégitime de Nicolás Maduro en mai 2018, l’Europe soutient la restauration de la démocratie. Je salue le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté.
      Macron est actuellement en Egypte où son président Sissi a été élu dans des conditions plutôt rocambolesques et après un coup d’état qu’il a lui même fomenté. La France vend des armes à l’Egypte et tout dernièrement elle a livré des chars de combat et du matériel de cyber surveillance. Les commandes sont passé de 40 millions en 2012 (Sarkozy) à 840 millions en 2014 (Hollande). Ces chars français servent à mitrailler la population égyptienne et à aujourd’hui on en est à 63000 « disparus » dans ce pays et sans que la France ne s’émeuve ou parle d’élections truquées.

      Macron le 29 janvier 2019 (5 jours plus tard) sur l’Egypte : On peut se dire les choses de manière très franche, (…) sans considérer qu’on vient ni donner des leçons ni déstabiliser.

      Deux poids deux mesures en fonction de qui remplit le chèque


    • bernard29 bernard29 29 janvier 15:09

      @Trelawney

      «  »Le problème n’est pas de soutenir ou pas Maduro. On s’en fiche, car chacun à son opinion la dessus. Le problème est que l’on ne doit pas s’intéresser à une nation souveraine pour se permettre de jouer les « pères la démocratie » et non pas les critiquer,«  »

      vous pouvez le dire à Mélenchon et, peut être, à Manon Aubry aussi !!. 


    • Trelawney Trelawney 29 janvier 18:03

      @bernard29
      Manon Aubry hier : « Il y a eu une élection l’année dernière (...) et le président en place l’a emporté. Les manifestants ont le droit de manifester mais doivent rester dans le cadre de la légalité et de la légitimité démocratique »
      De qui elle parle ? De la France ou du Venezuela ?


    • CN46400 CN46400 3 février 11:46

      @bernard29
      Par contre le régime de Trump a tout a voir avec tout ce qu’on connaît des USA depuis Truman.....


  • Christian Labrune Christian Labrune 28 janvier 15:03

    Et que dire des médias, quatrième pouvoir dans l’état, qui adoptent une position unanime, quasi stalinienne, sans aucune nuance.

    ==========================

    Maduro incarnant la quintessence de la gauche la plus libertaire, la plus démocratique, la plus soucieuse du bonheur et de la liberté des peuples, il n’y aura évidemment que des staliniens, parfaits salauds à la botte de tous les totalitarismes, pour oser critiquer sa très sage et très bienfaisante administration du pays.

    Comme disait ma grand-mère : il vaut tout de même mieux entendre ça que d’être sourd.


    • Pere Plexe Pere Plexe 28 janvier 19:01

      @Christian Labrune
      Ceux qui ne seraient pas de ceux là pourront toujours vanter la modernité de MBS
      la démocratie Colombienne le souvenir de Trujillo ou l’évidente réussite de l’interventionnisme US au Brésil.


  • leypanou 28 janvier 15:23

    En complément de lecture de l’article, cet autre sur la propagande contre le Vénézuela des donneurs de leçons.

    Certains feraient mieux de balayer devant leur porte.


  • Matlemat Matlemat 28 janvier 22:58

     La grande question c’est si le coup d’état va fonctionner ou non, c’est l’armée qui va tout décider si elle reste fidèle à Maduro, il semble bien que les militaires ont étés bien traités depuis Chavez et n’ont pas de raisons de trahir le président légitime.

     


    • Trelawney Trelawney 29 janvier 14:29

      @Matlemat
      Dans ce pays les militaire interviennent en fonction du montant qui est versé par l’un ou l’autre. Si Maduro leur donne des parts dans le pétrole vénézuélien, l’armée défendra Maduro. Si les USA financent en sous main les militaires, ces derniers mettront Maduro en prison.
      Pour eux Maduro ou l’autre, ça n’est qu’une question de business


    • Matlemat Matlemat 29 janvier 17:00

      @Trelawney
       En théorie selon vous si les USA ouvrent les crédits ils auront les militaires de leur coté, alors si cela échoue cela veut dire qu’ils ne les ont pas assez payés ? 

       Les militaires veulent juste être du bon côté, Maduro ne lâchera probablement pas et une intervention militaire extérieure est loin d’être envisageable, on va juste à un renforcement de la guerre économique au détriment du peuple vénézuélien.


    • Alren Alren 29 janvier 17:50

      @Trelawney
      Difficile de mépriser autant les hauts gradés de l’armée vénézuélienne, en faisant des corrompus absolus !

      Dans la plupart des pays les hauts gradés de l’armé sont plutôt nationalistes au moins patriotes. nous le voyons bien en France avec les propos de généraux.
      Si les hauts-gradés vénézuéliens n’ont pas déjà renversé Maduro c’est peut-être qu’ils sont légitimistes mais aussi qu’ils ne voient pas d’un bon œil les USA s’emparer de leurs richesses nationales.

      Il n’est pas sûr non plus que les militaires de rangs inférieurs acceptent de se comporter comme ceux de Pinochet en 1973.

      Tous savent aussi qu’un pouvoir assis sur une coup d’état, avec le peuple le plus politisé d’Amérique Latine, ayant l’exemple de ce qui se passe dans le sous-continent quand la droite revient au pouvoir, serait en permanence en état de guerre civile.


    • leypanou 29 janvier 18:18

      @Trelawney
      certainement que le tdc ex-attaché militaire vénézuélien à Washington a dû palper pour retourner aussi rapidement sa veste.
      Car il est d’usage de l’empire et ses laquais de corrompre les gens pour les faire agir dans le « bon sens ».
      On a connu çà avec la Syrie par exemple mais sans succès final car « Bachar » est toujours là.


    • Lugsama Lugsama 29 janvier 19:07

      @Alren

      Les hauts gradés vivent du passage de la cocaine et du contrôle du marché noir que leur a confier (indirectement) le régime, comme tous les ministère d’ailleurs. Sauf que le soldat de base commence lui aussi à sentir la faim et il acceuil d’ailleurs avec bienveillance les civiles qui leur remet la Loi d’amnisitie du président par interim de l’assemblée national.

      Maintenant que même les derniers bastions chavistes se révoltent, il ne reste plus que l’armée avec Maduro, armée qu’il ne pourra plus arroser avec l’argent du pétrole puisque 50% était vendu aux USA qui viennent de confier les fonds à Guaido.

      Je ne sais pas si les civiles pourront faire basculer l’armée, les venezueliens eux sont très confiant, mais la précédente dictature était tombé de cette façon dans ce pays.


    • Matlemat Matlemat 29 janvier 21:16

      @leypanou
      C’est vrai quand on voit le résultat de la guerre en Syrie on peut avoir de sérieux doutes sur les chances de réussite du coup d’état au Venezuela, mais l’objectif de mettre la main sur les actifs américains appartenant au Venezuela dans le secteur pétrolier est atteint, Citgo ne pourra pas être vendue aux Russes dans l’immédiat.


    • Trelawney Trelawney 30 janvier 07:47

      @Alren
      Difficile de mépriser autant les hauts gradés de l’armée vénézuélienne, en faisant des corrompus absolus !
      Dans tous les pays d’Amérique latine, comme en Afrique, l’armée ne bouge pas de ses casernes tant qu’elle a la promesse d’être nourrie et payée. Vis à vis de la politique, l’armée est neutre et ça peut se remarquer au Vénézuéla, puisque les manifestations d’un cote comme de l’autre ne sont pas réprimées dans le sang.
      Il y a bien sur quelques hauts gradés pret à en découdre, mais tant que le soldat est nourri ils auront du mal à lever des troupes.
      Quant au patriotisme militaire, ça date du temps de Stalingrad et même là je suis certain que la propagande était plus importante que les faits


  • L'enfoiré L’enfoiré 29 janvier 08:57

    "Dire que l’Organisation des Nations Unies fut créée précisément pour résoudre ce genre de situation sur le plan international.

    "

    C’est en fait, exactement la bonne conclusion comme c’est aussi le rôle de la Cour internationale de Justice à La Haye.

    Le problème, c’est que les pays se retranchent derrière des frontières et n’en ont rien à cirer et ne veulent plus participer financièrement.

    Beaucoup des dirigeants de pays dictatoriaux n’ont aucun intérêt et pourraient se sentir viser par cette Cour.. 


  • Spartacus Spartacus 29 janvier 09:28

    « Le gouvernement Chavez (1998-2013) avait su profiter de la flambée des prix du pétrole  »

    C’est la plus grande gabegie irresponsable d’argent d’état connue sur terre.

    1 250 milliards de dollars de recettes de pétrole dépensées en 4 ans de 2000 à 2014. 

    A pays comparable 30M d’habitants comme la Malaisie, ou c’est 38 milliards de dépenses d’état par an et une économie correcte sans être dispendieuse.


    Chavez fut un fou furieux de l’argent facile. Arrivé au moment de l’effet d’aubaine de l’augmentation des cours qui a rendu son pétrole cher a extraire, très rentable ajouté a sa position géographique en monopole d’acheteurs canada, USA Amérique du sud il a brûlé l’argent en folie furieuse.


    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 29 janvier 09:34

      @Spartacus
      Si vous estimez que la diminution de la pauvreté et l’élimination de l’illettrisme est une gabegie, c’est un point de vue comme un autre. 


    • Spartacus Spartacus 29 janvier 12:08

      @Bruno Hubacher

      Si vous estimez que la diminution de la pauvreté et l’élimination de l’illettrisme dans une période ou tout le continent a évolué pareillement et le Venezuela pas plus que les autres alors oui c’est une gabegie immonde.

      Faut il être aveuglé par l’idéologie et des chiffres non comparés aux autres pour ne pas se rendre compte des évidences ?

      Pérou et la Colombie, beaucoup plus pauvres en 1999, ont connu une évolution des chiffres sociaux bien meilleurs sans cette gabegie.
      Et aujourd’hui ces 2 pays accueillent les par centaines de milliers les réfugiés pauvres du soi disant paradis socialiste ou on affame les gens.

      Le Chili et l’Uruguay, aussi riches que le Venezuela en 1998, présentent des indicateurs sociaux très supérieurs dans tous les domaines.

      Si vous estimez que la situation actuelle des gens qui doivent bouffer dans des poubelles. Vivre sous la terreur des colectivos, une inflation a 1 million de % et 3 millions de personnes exilées et une dictature.

      C’est que vous faites passer l’idéologie avant les gens.
      Venez pas faire le fanfaron sur la pauvreté alors que vous cautionnez ceux qui affament les gens et l’autocratie.


    • Trelawney Trelawney 29 janvier 18:14

      @Spartacus
      Le Venezuela est l’un des plus grand pays producteur de pétrole. On peut donc dire qu’il lui est facile de se procurer de la devise étrangère en vendant son pétrole. Hors ce pays n’arrive pas à le vendre et donc n’arrive pas à se procurer des denrées pour nourrir son peuple. D’où l’inflation sur les produits alimentaires
      Il y a comme un problème dont ce gouvernement subit car quel intérêt a-t-il à affamer son peuple ? aucun. Par contre plus au Nord, il y a un pays plutôt contant de cette situation. Ca commence par U et ça se termine par SA.
      Donc si un pays démocratique d’Amérique Latine doit attendre après les élections que son président soit adoubé par Obama ou Trump on est très loin de l’autodétermination des peuples. Ce serait un pouvoir colonial qui ne voudrait pas dire son nom.


    • Lugsama Lugsama 29 janvier 19:09

      @Trelawney

      Le Venezuela n’est pas vraiment un pays démocratique depuis longtemps.


    • Spartacus Spartacus 30 janvier 00:52

      @Trelawney

      Les pénuries ont commencé dès l’arrivée de Chavezà la période de pétrole cher..

      Ils ont provoqué un déséquilibre de l’offre et la demande par dogme. Un désastre !


      C’est un problème typiquement gauchiste de planification d’état. C’est l’incompréhension par les gauchiste de l’économie de marché.


      C’est la théorie des « faux prix » du noblel Hayek qui le démontre :

      Les prix contrôles par l’état entraînent toujours la pénurie.

      Lorsque un gouvernement fixe un prix, la force est substituée à l’échange volontaire. Le Prix n’est plus déterminé pacifiquement sur le marché du commerce libre et volontaire. 

      Le prix dans une économie de marché équilibre la quantité offerte et la quantité demandée en temps réel.

      Ce qu’est incapable de faire une économie planifiée communiste.


      Le prix joue un rôle vital dans l’allocation des ressources (incitation), un prix inférieur à ce que le marché supporte provoque des pénuries.  
      Les consommateurs sont encouragés à acheter ces produits plus avantageux sur le marché, tandis que les producteurs sont découragés de fournir ce produit car ils ne peuvent pas percevoir de revenus justifiant les coûts de production et de distribution.  


      Un état, un gouvernement est incapable de déterminer un prix de marché tellement la complexité des éléments entrant dans sa détermination sont importants. Entre les conditions de production, les variations des matières premières, de la météo, des revenus différents, les imprévus, et surtout du comportement humain irrationnel.


      Pénuries en ex URSS, pays de l’Est, Cuba...

      C’est toujours, toujours toujours comme ça.

      Seuls les chinois en sont sortis en acceptant le capitalisme de l’économie de marché dans les ZES. 


    • Spartacus Spartacus 30 janvier 00:55

      Ajoutez une gestion monétaire pire qu’au Zimbawé avec une utilisation de la planche a billet sans compter...
      1 million de % d’inflation.

      Pénurie + inflation + gestion bureaucratique = méga catastrophe.


    • Trelawney Trelawney 30 janvier 07:50

      @Lugsama
      Le Venezuela n’est pas vraiment un pays démocratique depuis longtemps.

      En Amérique Latine, le seul pays démocratique est le Costa Rica, car c’est le seul pays d’Amérique latine qui ne possède rien. Donc on lui fiche la paix


    • Lugsama Lugsama 30 janvier 08:41

      @Trelawney

      Intérêt de faire le clown dans les commentaires ?


  • maQiavel maQiavel 29 janvier 09:36

    Les américains sont les plus grands violeurs du droit international. 


    • lloreen 29 janvier 11:05

      @maQiavel

      Il convient pour ne pas induire en erreur, d’utiliser un langage nuancé.
      Les violeurs du droit international et des principes de la DDHC(1789) sont les corporations dont celle des United States Inc. (corporation des Etats-Unis, abrév. US) et leurs collaborateurs et bien évidemment ceux qui contrôlent le système bancaire avec à sa tête la dynastie sataniste des Rothschild dont l’agenda est le « nouvel ordre mondial » qui n’est en fait que la consolidation du système féodal remanié sous la modernité.

      Ce sont ces corporations, les multinationales qui ont acquis tant de puissance qu’elles se paient des états, leurs gouvernements, leurs mercenaires épinglés sous des sigles et des dénominations qui changent à chaque nouveau conflit (Isis,Daesh,Blackwater,Academi,Eurogendfor, etc...).
      Ce sont leurs agences privées de mercenaires que ces corporations commanditent selon leurs intérêts exclusifs qui sont donc forcément à l’extrême opposé de celui des êtres humains dont les droits sont bafoués depuis des millénaires.

      Un exemple actuel de la situation est précisément celle, catastrophique (pour les français non pas pour les corporations, riches à milliards dont l’un des sports favoris à côté de la généralisation des conflits, de l’orchestration des pénuries organisées et le montage financier destiné à dissimuler leurs avoirs dans les paradis fiscaux.

      L’exemple du président Macron est un cas d’école du genre, les autres ne sont guère différents, la gestion étant adaptée selon les us et coutumes des territoires qu’ils s’approprient.
      Les présidents de ces corporations sont choisis selon un agenda bien particulier, la plupart du temps lors de réunions du club des Bilderberger où les futurs dirigeants sont adoubés. Ceux que cela intéresse peuvent suivre à la trace le parcours et la carrière de ces personnages et remarqueront que tous les chefs d’états français -et étrangers-ont pris part à ces réunions annuelles, sans compter celles plus secrètes lors de congrès, rassemblements ou autres réunions privées, ce qui finalement n’est guère inquiétant dans la mesure où ces corporations peuvent choisir qui elles veulent, là où elles veulent et quand elles veulent...

      Le problème n’est pas que ces corporations choisissent leurs candidats puisque chaque entreprise qui recrute son personnel l’organise comme elle l’entend et selon les exigences et les intérêts de son objet social.
      Leurs méthodes de gestion des « ressources humaines », le fameux « bétail » dixit Heinrich (alias Henry ) Kissinger dont ils se servent selon leurs besoins leurs sont propres et leurs employés sont consentants puisqu’ils signent des contrats de travail.

      Le problème est que ces corporations ont acquis une telle puissance économique qu’elles ont à présent pris le contrôle du monde sous couvert de la « démocratie », ce qui, bien évidemment ne trompe personne de sensé et qu’elles le font au moyen des outils comme les élections, qui ne sont dans ce contexte qu’un jeu de dupes.Les français ont bien compris que le seul « changement » consiste à y changer les têtes grâce à la collaboration des partis, subventionnés pour leur travail au sein du système dont ils sont un pilier de consolidation majeur, garants de sa stabilité.
      La « démocratie » est donc devenu l’oriflamme de ces marchands, celles qu’ils apportent dans leur générosité sur tous les territoires qu’ils n’ont pas encore conquis,à coups de bombes dans le paysage et de massacres des opposants à leur louable entreprise ...ce qui se vérifie partout dans le monde où la corporation US ratisse à coups de terrorisme, de coups d’états et de guerres.
      Cette US Corporation rassemble tous les pays occidentaux, France comprise, grâce aux manoeuvres de tous les présidents ayant succédé au général de Gaulle, farouche opposant, d’où l’orchestration des événements de mai 1968.

      Le mouvement des « gilets jaunes » participe de la même orchestration puisqu’il a été organisé par les mêmes, créant la division et le chaos qu’il leur faut de façon à justifier la répression -leur « maintien de l’ordre » (le leur, bien évidemment) et dissimuler leurs actions, à savoir la signature du traité de Marrakech.

      Le défi pour les français est de ne pas tomber dans le panneau et de comprendre que le seul organe actuellement légitime est le conseil national de transition pour défendre les principes de la DDHC de 1789, ayant valeur supra légale, inscrite dans le préambule de la constitution française.

      Ces principes se heurtent de front aux objectifs des corporations des Etats-Unis (tous les états sous le contrôle financier de la City, contrôlée et dirigée par la dynastie sataniste des Rothschild et consorts) qui les défendent en commanditant leurs mercenaires de l’eurogendfor, créée par l’ex ministre de la défense (des intérêts de l’US corporation) Alliot-Marie, dans l’ignorance générale.
      http://rustyjames.canalblog.com/archives/2013/08/20/27859801.html

      Comme il n’existe aucun organe chargé de défendre les principes de la DDHC (1789), un collectif de français a créé ce conseil national de transition , élaboré un programme, créé une « Cour Suprême » et organisé une force de police nationale chargée de défendre le peuple français contre les exactions des milices para-militaires de ces corporations, dénoncées par des policiers, des gendarmes et des syndicalistes.
      https://www.youtube.com/watch?v=S5CZkNZq7VE

      Le site du conseil national de transition.
      https://www.conseilnational.fr/


    • maQiavel maQiavel 29 janvier 12:15

      @lloreen

      Non , non , je ne parle pas des corporations , du système bancaire ou des multinationales américaines.

      Je parle de l’Etat américain. Après on peut mettre toutes les officines obscures qui se cachent derrière et manipulent cet Etat mais factuellement et officiellement , c’est l’Etat américain qui viole en permanence le droit international.


  • GerFran 29 janvier 10:35

    La situation tendue au Venezuela - Allocution de François Asselineau

    https://www.youtube.com/watch?v=HCgpnILglfI&feature=youtu.be

    Ajoutée le 28 janv. 2019


    • edouard 29 janvier 13:23

      @GerFran
      Proclamons Asselineau président ! il semble qu’il a la douce humilité de ne pas le faire lui-même. Il sait parfaitement que les politicards français , corrompus et asservis au système ne destituerons jamais Macron .
      Sa posture d’homme d’Etat faussement impartiale et légaliste n’est là que pour
      inciter ses maitres à précipiter la chute du foldingue élyséen.
      Et à le choisir , lui, pour le remplacer.
      Asselineau oublie que nous sommes dans une guerre mondiale, que le système a perdu une bataille en Syrie et qu’il choisit de se battre, plus près de chez lui
      au Venezuela.
      On est avec Maduro et le peuple venezulien sans aucune restriction car le système actionne toutes ses armes contre eux : les médias , l’économie et bientôt
      les armes. Si le système gagne c’est le NOM qui gagne et nous disparaissons.
      Sauf Asselineau et ses amis


  • lloreen 29 janvier 11:44

    pardon : est (le montage) 


  • CN46400 CN46400 29 janvier 13:05

    Quelque soit ses défauts, le régime bolivarien ne mérite pas de voir tous ses avoirs bloqués par la confrérie des état capitalistes occidentaux. Surtout en vue d’obtenir, par la force, l’installation au pouvoir d’une bourgeoisie compradore qui ne produit rien, et ne sait qu’importer des produits fabriqués aux USA.

    Pour les USA, éliminer Maduro, c’est aussi éliminer une tentative de diversifier les relations commerciales, et productives du Vénézuela et de toute l’Amérique du Sud. Il est remarquable que la plupart des anti-Maduro se recrutent parmi les « domestiques » les plus courants de l’Empire. Parmi les européens, remarquez la concomittance avec la liste de ceux qui se sont aplatis quand Trump a rompu l’accord sur le nucléaire iranien... Par exemple, Macron qui s’est, lamentablement, couché devant le vol d’Alstom par GE est encore dans les premiers de cordée contre le Vénézuela


  • phan 29 janvier 19:54
    Le président français, Emmanuel Macron, ordonne á Nicolas Maduro de ne pas réprimer l’opposition MAIS IL OUBLIE les 3.300 arrestations et les 2000 blessés liés à la répression du mouvement des gilets jaunes. 
    Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, donne huit jours à Nicolas Maduro pour organiser des élections MAIS IL OUBLIE qu’il n’est à son poste que grâce à une motion de censure, et non par des élections libres. 
    Le président des Etats-Unis, Donald Trump, accuse Nicolas Maduro de ne pas être légitime car le président vénézuélien n’a été élu qu’avec 30,45% des inscrits, MAIS IL OUBLIE que seulement 27,20% des électeurs étatsuniens l’ont choisi.
    Le président colombien, Ivan Duque crie à la “narco-dictature vénézuélienne” MAIS IL OUBLIE que 65% de la cocaïne dans le monde est fabriqué en Colombie, sous le regard complaisant des autorités du pays. 
    Le président brésilien, Jair Bolsonaro, est préoccupé par les droits de l’Homme au Venezuela MAIS IL OUBLIE qu’il a déclaré que les mouvements sociaux qui s’opposeraient à sa politique seraient considérés comme organisations terroristes.
    Le président argentin, Mauricio Macri, accuse Nicolas Maduro d’être un corrompu MAIS IL OUBLIE que seul son nom apparait dans les Panama Papers, pas celui du président vénézuélien. 
    Le Portugal déplore la crise vénézuélienne qui, selon l’ONU, a poussé 7,2% des vénézuéliens sur les chemins de l’émigration MAIS IL OUBLIE que 21% des portugais ont dû abandonner leur pays et vivent à l’étranger, selon les mêmes sources. 
    Le président péruvien, Martin Vizcarra, crie à la dictature au Venezuela MAIS IL OUBLIE qu’il a été nommé à la tête de son pays sans le moindre vote populaire, juste en remplacement du précédent président, destitué pour corruption. 
    Au Royaume Uni, les dirigeants dénoncent les atteintes à la liberté d’expression au Venezuela MAIS ILS OUBLIENT qu’ils maintiennent, sans aucun motif valable, le journaliste Julian Assange en réclusion. 
    La Belgique s’alarme de la situation de l’économie vénézuélienne MAIS ELLE OUBLIE qu’à Bruxelles, l’entreprise Euroclear retient 1,25 milliards de dollars appartenant à l’Etat vénézuélien.
    Ces inversions accusatoires, propres à cette “école du monde à l’envers” décrite par Eduardo Galeano, font parti du modus operandi de la propagande contre le Venezuela. Elles visent à préparer l’opinion publique internationale à la légitimité d’une action violente contre le Peuple vénézuélien. 

  • Matlemat Matlemat 29 janvier 21:41

    Que l’on ne vienne plus nous parler d’ingérence russe en Ukraine.


  • phan 30 janvier 07:49

    0’16 : Présentation 
    3’24 : Le néolibéralisme en Amérique Latine et les réactions populaires
    7’35 : Comment est née la Révolution Bolivarienne ?
    10’20 : Vers une Assemblée Constituante
    11’00 : Le RIC (et ses mécanismes) inscrit dans la Constitution du Venezuela
    18’25 : Parallèle entre le Venezuela des années 90 et la situation française actuelle et les gilets jaunes
    21’32 : Le Venezuela fait tache en Amérique Latine 
    23’30 : Réponses des élites
    25’30 : L’organisation populaire au Venezuela : Piliers de la Révolution (Comités, Conseils Communaux, Communes)
    32’15 : “Soyez autonomes, organisez vous”
    37’00 : L’opposition á la Révolution Bolivarienne s’organise
    43’29 : La Guerre de IVe génération au Venezuela
    46’10 : Le Venezuela s’adapte à ce type de guerre : l’Alliance Civico-Militaire
    50’40 : Musique : Omar Enrique, Los Cadillacs y Hany Kauam « Chávez corazón del Pueblo » 
    54’50 : Les sanctions des Etats-Unis et la guerre économique contre le Venezuela
    1’07’09 : Mythes et réalités de la migration vénézuélienne
    1’09’54 : Nouvelles sanctions des USA pour empêcher le Venezuela d’exploiter ses richesses
    1’11’00 : La France et l’Union européenne á la botte des Etats-Unis. 
    1’19’25 : Le système des ONGs (ou plutôt des Organisations d’Autres Gouvernements) à l’assaut des gouvernements progressistes d’Amérique Latine
    1’27’27 : Le gouvernement de Maduro et les organisations populaires créent un système de distribution d’aliments public et participatif pour 18 millions de personnes
    1’30’25 : Musique : El Pacto, « Aquí no se rinde nadie ».

  • CN46400 CN46400 31 janvier 09:34

    Trump veut bien payer le pétrole lourd vénézuelien, pas à la compagnie PDVSA qui le livre, mais à la bourgeoisie compradore qui contrôle les importations US au Vénézuela. Sauf qu’il y a un hic, ce pétrole lourd (500 000 barils/jour)est indispensable pour faire fonctionner les raffineries situées au States. Or, depuis l’an passé la Chine commence à s’ équiper pour le traiter (300 000 barils/jour). Reste pour Trump deux solutions :

    -1 Négocier avec Maduro pour maintenir l’activité des raffineries US

    -2 Envoyer des GIs au Vénézuela pour prélever ce pétrole par la force....

     Voilà les données de l’autoproclamation du jeune bourgeois Guedo....


  • CN46400 CN46400 3 février 10:25

    Pour Macron et tous les autres anti-bolivariens, qui se reconnaîtront....

    https://www.legrandsoir.info/10-photos-un-apres-midi-de-fevrier-a-caracas10.html


    • cevennevive cevennevive 3 février 10:27

      @CN46400, bonjour,

      Quelle ineptie ces drapeaux étatsuniens déployés dans Caracas !!! Ils ont perdu leur âme...


    • CN46400 CN46400 3 février 11:53

      @cevennevive
       Toujours pareil sur le front des classes sociales, en 40 les bourgeois français comptaient sur Hitler, aujourd’hui, les bourgeois vénézuèliens comptent sur Trump...


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