mercredi 21 août - par Jean Dugenêt

Le président des milliardaires

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Nous allons montrer qu’Emmanuel Macron était très proche de quelques milliardaires avant même d’être candidat à l’élection présidentielle. Cela est important car nous ne défendons pas le point de vue selon lequel Emmanuel Macron serait un candidat classique que les milliardaires auraient choisi de soutenir puisqu’il leur semblait le mieux placé pour défendre leurs intérêts. Non ! Notre point de vue c’est que les milliardaires ont choisi un individu qu’ils connaissaient et ont décidé d’en faire le Président de la République. Ce n’est pas la même chose. Emmanuel Macron est le larbin que les milliardaires ont choisi. Ce n’est pas seulement le candidat qu’ils ont appuyé. Désormais ce sont quelques milliardaires qui dirigent l’état français.

Pour faire cette démonstration, nous allons retracer le parcours d’Emmanuel Macron depuis le lycée jusqu’au moment où débute la campagne électorale des présidentielles de 2017.

Emmanuel Macron a suivi une scolarité de bon élève sans plus. Ceux qui l’ont suivi dans les deux lycées qu'il a fréquentés puis à l'université témoignent qu’il avait une relation à l’autorité assez singulière (Cf. Le reportage du 21 novembre 2016 sur France 3 « Macron, la stratégie du météore »). Il cherchait sans cesse à avoir une relation individuelle avec les profs et les autres adultes de l’établissement en commençant par les appariteurs. Il se comportait en lèche-botte par instinct cherchant à discuter seul à seul avec chacun d’eux. Cela lui a d’ailleurs valu d’avoir une relation amoureuse avec sa prof de théâtre qu’il épousera plus tard. Celle-ci dépeint son comportement avant leur rencontre amoureuse : « Il discutait toujours avec les profs (…) Il avait un rapport à l’adulte, à tous les adultes, aux autres profs, au directeur... d’égal à égal ». Aurélien Lechevallier qui l’a connu à Sciences-Po et qui deviendra son conseiller aux affaires internationales après avoir été le conseiller diplomatique d’Anne Hidalgo raconte  : « On allait saluer les appariteurs et là, Emmanuel, il passait cinq à dix minutes – c’est long. Hein ! – à discuter avec eux et sincèrement il avait développé des relations amicales. (…) Il s’adressait aux autres exactement de la même manière, avec la même gentillesse et la même bienveillance que ce soit notre grand professeur d’université très connu, l’appariteur (…) ».

Il a par la suite bluffé sur ses performances. Il n'a rien du génie que ses laudateurs ont voulu décrire. Il n'a jamais fait quoi que ce soit qui ressemble à une "thèse" de philosophie. Il a évoqué un travail sous la direction du professeur Etienne Balibar qui, pour sa part, n'en n'a gardé aucun souvenir. Bref ! il a menti pour se faire mousser ou a laissé courir, sans les démentir, des rumeurs qui lui étaient favorables. Cela n’est assurément pas une marque de grande intelligence.

Il a d’ailleurs tenté deux fois d’entrer à l’ENS. Mais, il a été recalé les deux fois. Comme quoi, il ne faut pas confondre ambition et prétention. Il n’avait pas le niveau, notamment en mathématiques, pour ce concours et il a dû se rabattre en 2002 sur l'ENA de Strasbourg. Il en sort en 2004 pour prendre un poste à l'inspection des finances où il rencontre Jean-Pierre Jouyet et comprend très vite l’intérêt qu’il peut y avoir à se placer dans son sillage. Bingo ! Il sait se faire remarquer et Jean-Pierre Jouyet va le cornaquer. Cet homme, assez peu connu du grand public, est en fait un des plus puissants hommes politiques français des dernières décennies. Il occupe des postes clefs auprès de tous les gouvernements de gauche et de droite où il s'assure et contrôle que la politique décidée par les commissaires européens est bien appliquée. Il a tout particulièrement œuvré à inhiber le résultat du référendum de 2005.

En 2007, Jean-Pierre Jouyet envoie son protégé dans la « commission Attali » mise en place à la demande de Nicolas Sarkosy. Dans cet organisme, qui est en fait au service des banquiers et des patrons du CAC40, le zèle qu'Emmanuel Macron déploiera le fera remarquer par Attali lui-même qui sera désormais son protecteur. Ces deux grands-kapos (Cf. notre article « Qui dirige la France ?) que sont Jean-Pierre Jouyet et Jacques Attali lui font rencontrer François Hollande dès cette époque c’est-à-dire avant même l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république. A ce moment personne ne pense encore que François Hollande pourrait être Président de la République mais Emmanuel Macron entame néanmoins une stratégie de séduction envers lui. Il se fait également remarquer par les cadres de la banque Rothschild mais il pense aussi un moment se faire embaucher chez Morgan Stanley, la fameuse banque américaine. Il y rencontre un certain Bernard Mourad qui s’occupe notamment des affaires de Patrick Drahi. Bernard Mourad lui fait d’ailleurs passer un entretien d’embauche et les deux hommes sympathisent. Bernard Mourad lui conseille plutôt d’aller chez Rothschild ce qu’il fera. Emmanuel Macron restera très lié avec Bernard Mourad. S’agira-t-il vraiment d’une amitié où vise-t-il tout l’intérêt qu’il y aurait à entrer en relation avec Patrick Drahi si son nouvel « ami » lui en donnait l’occasion ? Emmanuel Macron s’intéresse en effet beaucoup aux milliardaires et fait tout ce qu’il peut pour se faire bien voir par eux. Toutes les pistes qui peuvent mener vers eux l’intéressent. D’ailleurs, à la même époque, précisément le 8 mai 2007, sa compagne Brigitte Trogneux entre comme prof de français au lycée privé jésuite Saint-Louis de Gonzague dans le XVIème arrondissement. Ce lycée est plus connu sous le nom de « lycée Franklin ». Il accueille bien évidemment les enfants de la bonne bourgeoisie. Brigitte Trogneux y a enseigné jusqu’en juin 2015. Elle a eu pour élèves Frédéric Arnault et Jean Arnault les deux fils cadets de la plus grosse fortune de France. De là à faire la connaissance du papa et de toute la fratrie il n’y a qu’un pas.

Le fait qu’Emmanuel Macron connaisse très bien Bernard Arnault est connu. Lors de l’entretien Macron-Bourdin-Plenel du dimanche 15 avril 2018 sur BFM-TV. (Voir sur YouTube la vidéo intitulée  : « Macron, un an après : le grand entretien en intégralité  ») le journaliste Bourdin a rappelé qu’ils sont « amis ». Nous lui laissons la responsabilité de cet adjectif car il n’est pas certain que les relations entre un lèche-botte et ses « appuis » relèvent réellement de l’amitié. On se souvient qu’Emmanuel Macron avait botté en touche en disant « Je n’ai pas d’amis… Je suis le Président ». Tout le monde a surtout compris qu’il n’a pas nié cette réalité.

Le fait qu’Emmanuel Macron connaisse Xavier Niel est également connu car cela a été publié plusieurs fois dans la presse. On trouve d’ailleurs facilement sur internet des photos du couple des Macrons avec Xavier Niel et sa compagne qui s’appelle Delphine Arnault. Eh oui ! Il s’agit tout simplement de la fille ainée de Bernard Arnault. Ils ont d’ailleurs eu ensemble la petite Elisa Arnault née le 17 août 2012 qui est l’unique petite-fille de Bernard Arnault. Cette naissance scelle donc un lien indissoluble entre Bernard Arnault et Xavier Niel. C’est dire qu’il n’est guère possible de fréquenter assidument l’un des deux sans connaître l’autre.

Nous avons la certitude que les deux couples ont sympathisé au moins à partir de l’été 2014 puisqu’ils ont déjeuné ensemble à New York à cette époque. La presse people rapporte d’ailleurs largement que la garde-robe de Brigitte Macron est gérée par la maison « Louis Vuitton » dont la patronne, nous l’avons déjà mentionné, n’est autre que Delphine Arnault. Autant dire que Brigitte Macron est vêtue par LVMH. Nous savons aussi que Xavier Niel a fait visiter son école 42, créée en 2013, à Emmanuel Macron. Les deux couples ont aussi assisté ensemble à l’inauguration de station F qui veut être « le plus grand incubateur de start-up du monde ». Nous trouvons sur le web plusieurs photos prises à cette occasion. Xavier Niel a par ailleurs accompagné le Président de la République lors de son voyage officiel en Algérie puis en Tunisie. Les liens sont donc étroits entre les deux hommes et aussi entre les deux couples.

Mais reprenons l’ordre chronologique du parcours d’Emmanuel Macron. Nous en sommes au moment où il entre dans la banque Rothschild. Il rencontre dès 2009 François Henrot le directeur de cette banque qui le recrute. Emmanuel Macron sera ainsi pendant plus de trois ans banquier d’affaires. François Henrot explique avec un peu d’embarras et d’hésitations ce qu’Emmanuel Macron a appris dans cette banque : (voir sur YouTube la vidéo intitulée : « Quand Rothschild avoue avoir appris à Macron la manipulation de l’opinion »). C’est bien François Henrot qui apparaît sur la vidéo et non pas Rothschild comme le laisse entendre le titre.

« L’art de la négociation… On est amené aussi beaucoup…et ça c’est… j’allais dire heureusement ou malheureusement utile en politique… à communiquer. C’est-à-dire à raconter des hist… une histoire… donc on y apprend d’une certaine façon aussi des techniques de… comment… j’allais… euh… pas de manipulation de l’opinion… mais de… un petit peu ».

En effet cet apprentissage était d’un grand intérêt pour Emmanuel Macron. Nous en avons encore aujourd’hui la confirmation tous les jours. Toutefois, il est certain qu’Emmanuel Macron avait déjà de bonnes dispositions pour réussir ce genre d’exercice. Cela faisait déjà longtemps qu’il avait montré d’excellentes aptitudes pour le bluff, le baratin, le boniment. Dans le reportage intitulé « Emmanuel Macron la stratégie du météore » que nous avons déjà cité, Jean-Baptiste de Froment qui était avec lui en prépa à Henri IV raconte :

« A l’oral, il avait toujours de bonnes réactions. Même voilà… Il se trouve qu’on faisait des mathématiques dans cette prépa… et, en mathématiques, il avait… il était pas très très bon mais, à l’oral, il donnait le sentiment d’avoir un peu l’intuition de la façon dont il fallait résoudre le problème. Typiquement, en mathématiques, il n’y a pas 36 cas de figure : soit vous avez la solution, soit vous l’avez pas. Ben lui, il trouve la troisième voie entre celui qui n’a pas la solution et celui qui l’a qui est : celui qui a l’air d’avoir compris quelque chose et qui va vous emmener quelque part en vous embobinant alors que malgré tout la solution n’est pas là.  »

Vraiment, quel talent ce Macron qui n’est certes pas bon en mathématiques mais qui sans avoir la solution donne le sentiment d’avoir un peu l’intuition de la façon dont il faudrait s’y prendre et a, malgré tout, l’air d’avoir compris quelque chose ! Il est vraiment doué pour le baratin et l’embobinage. Dans la banque Rothschild, il n’a pris à ce sujet que des cours de perfectionnement et il nous gratifie maintenant de sa parfaite maîtrise dans cette discipline.

Au cours de son passage chez Rothschild, il exploitera au mieux toutes les occasions pour tisser la toile de son réseau de soutien auprès des grandes fortunes. Il sait que ce sont eux qui ont réellement les clefs du pouvoir et il entend bien faire la preuve de son talentueux dévouement à l’oligarchie financière. Il rencontre notamment Arnaud Lagardère en 2010, à un moment où celui-ci cherche à vendre quelques titres de presse pour faire face à des difficultés financières. Il le conseille pour la vente de ses magazines internationaux au groupe américain Hearst. C’est pour Emmanuel Macron un contact d’un grand intérêt car le « poids médiatique » du groupe Lagardère est considérable. Il aura, peu de temps plus tard, l’occasion de lui rendre un grand service. Nous en reparlerons dans un instant.

En décembre 2010, Emmanuel Macron devient associé-gérant de la banque Rothschild. Il aurait été d'ailleurs largement récompensé pour son dévouement puisqu'il aurait perçu 2,8 millions d'euros entre 2009 et mai 2012. On se demande alors comment il se fait que, plus tard, en tant que candidat à l'élection présidentielle, il déclarera l'un des plus petits patrimoines. On se demande surtout à quel moment il ment.

Il quitte la banque en 2012 pour entrer à l’Elysée au service de François Hollande toujours poussé sur le devant de la scène par Jacques Attali et Jean-Pierre Jouyet tout en bénéficiant aussi de l’appui de François Hollande lui-même. Nous avons vu qu’Emmanuel Macron le connaît depuis 2006. « Il se met très vite au service de François Hollande. Il le croise une première fois en 2006 autour d’un verre chez l’ami de toujours, Jean-Pierre Jouyet. Immédiatement, le courant passe. Ils se revoient épisodiquement. Puis très régulièrement à partir de 2010. » (Article de Grégoire Biseau de 17 septembre 2012 dans Libération). Sa démarche va payer puisqu’il rejoint l'Elysée en tant que secrétaire général adjoint de la présidence, juste après l’élection de François Hollande. Il fait donc ses tout premiers pas en politique directement à l’Elysée sans pour autant être connu du public.

Cette ascension fulgurante est surtout due à sa capacité à se faire remarquer par les "bonnes personnes", sa capacité à servir les puissants et à se faire apprécier par eux. Nous ne voyons dans tout cela nulle trace de la manifestation d'une grande intelligence ni d'un quelconque mérite. Emmanuel Macron n'est qu'un lèche-botte ordinaire qui réussit un parcours d'arriviste.

Le voilà donc, en mai 2012, secrétaire adjoint à l'Elysée sous la présidence de François Hollande et il va réaliser à ce poste un magistral coup tordu. Un coup de maître à faire pâlir d’envie tous les arrivistes. Nous n’en dirons ici que quelques mots. Nous consacrerons tout un prochain article à cette affaire. Le grand gagnant sera Patrick Drahi qui va récupérer SFR et continuera tranquillement à ne payer aucun impôt. Nous nous souvenons que Bernard Mourad qui est un proche de Patrick Drahi est ami avec Emmanuel Macron. Les deux compères vont œuvrer de concert dans cette affaire. Bernard Mourad, qui est maintenant « Managing Director » chez « Morgan Stanley » sera récompensé plus tard quand il sera question de privatiser le groupe ADP. Les grands perdants de l’affaire seront le groupe Bouygues auquel ce marché aurait dû revenir et Arnaud Montebourg qui a fini par se faire virer de son poste de « Ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique » pour céder sa place à Emmanuel Macron. François Hollande, dans cette affaire, se fait aussi rouler dans la farine. En nommant Emmanuel Macron à la place d’Arnaud Montebourg, il croit défendre un protégé et un complice mais il n’a pas compris que celui-ci se prépare déjà à prendre sa place à la présidence de la république. Dans son livre « Crépuscule », Juan Branco raconte (p. 42) que Xavier Niel lui a confié dès janvier 2014, c’est-à-dire bien avant que cette affaire soit conclue, qu’Emmanuel Macron sera le prochain Président de la République. Avec Patrick Drahi comme nouvelle grosse fortune à être sur le coup, l’affaire est assurée d’autant qu’à la même époque Emmanuel Macron s’assure aussi le soutien d’Arnaud Lagardère avec un autre coup tordu. Il va là aussi acheter sa considération avec les deniers de la collectivité.

Arnaud Lagardère a hérité de son père décédé le 14 mars 2003. Jean-Luc Lagardère avait constitué sa fortune essentiellement avec l’industrie d’armement. Arnaud hérite de deux grands secteurs d’activité : d’un côté l’aéronautique et l’armement et de l’autre la presse et divers autres médias. Il se désintéresse du premier secteur d’activité qui est maintenant intégré dans EADS, un grand groupe industriel européen. Il veut liquider la participation du groupe Lagardère dans EADS pour ne garder que la presse, les livres, les médias… Il s’intéresse aussi aux sports et prend des initiatives dans ce secteur mais elles tournent souvent au fiasco. Il a « réussi » ce record de perdre plus des deux tiers de la fortune dont il a hérité dans une période où toutes les autres grandes fortunes se sont considérablement accrues.

Il avait déjà revendu la moitié des actions d’EADS en mars 2006 en réalisant une plus-value d’un milliard d’euros et il avait été accusé à ce sujet d’un délit d’initié. Passons là-dessus. Il n’est pas plus voyou que tous les milliardaires dont nous parlons ici. En 2013, il liquide le restant de sa participation en réalisant une plus-value de 1,8 milliard d’euros. Précisons cependant que ces plus-values ne tombent pas intégralement dans ses poches. Arnaud Lagardère est certes le gérant du groupe Lagardère mais il n’a que 7,69% du capital.

C’est lors de cette deuxième vente de ses actions d’EADS, en 2013, qu’intervient Emmanuel Macron car l’état français qui est coactionnaire d’EADS doit donner son accord. Sans nous perdre dans des considérations techniques sur ce genre d’opération financière nous nous contenterons de citer à ce sujet un article d’Hervé Nathan publié dans Marianne n°832 du 30 mars 2013.

 « Le plus incroyable, dans tout cela, c'est peut-être que l'Etat français n'a rien trouvé à y redire. Voire a facilité l'opération. A Bercy, on balaie les objections d'un haussement d'épaules : où est le problème ? EADS est tellement riche ! On pompe un tiers de la moitié de sa trésorerie disponible, mais « cela n'entrave pas sa capacité d'investissement », dit-on chez Pierre Moscovici.

En fait, la négociation n'a pas eu lieu avec le ministère, mais entre Marwan Lahoud, numéro 2 d'EADS, et le tandem Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l'Elysée et ex-banquier d'affaires chez Rothschild, accompagné de David Azéma, directeur de l'Agence des participations de l'Etat, haut fonctionnaire lui aussi passé par le privé, chez Vinci en l'occurrence. Un observateur de la négociation décrit leur attitude pendant le deal : « Ils ont été formidables ! Enfin des responsables qui gèrent les participations de l'Etat comme s'ils étaient un fonds de pension... » Il y a des compliments qui tuent. »

Emmanuel Macron scelle ainsi son entente avec Arnaud Lagardère qui n’est pas, à proprement parler, milliardaire puisque sa fortune n’est évaluée « qu’à » 230 millions d’euros mais qui est sans doute le plus grand magnat de la presse et des autres médias.

François Hollande qui avait déclaré pour se faire élire que son adversaire était la finance vient de faire de ce jeune banquier fraichement sorti de chez Rothschild son ministre de l’économie. Celui-ci entre en fonction le 26 août 2014 et, le lendemain, Jacques Attali annonce sur BFM-TV : « Je crois qu’Emmanuel Macron a tout à fait le talent pour être présidentiable un jour ». C’est le feu vert pour le lancement de l’énorme campagne de promotion du produit « Macron » près de trois ans avant les élections. Il fait des couvertures de magazines dès septembre 2014 avec notamment « Le Nouvel Observateur » qui titre : « L’homme de la situation ». Il a maintenant autour de lui un noyau de grosses fortunes qui possèdent une puissante force de frappe médiatique : Bernard Arnault, Xavier Niel, Patrick Drahi et Arnaud Lagardère. Ils possèdent ensemble :

  • Des quotidiens (Libération, Le Monde, Les Echos, Le Parisien, Aujourd’hui en France) ;
  • Des périodiques (L’express, Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Public, Télé 7 jours, Marie Claire, La Tribune) ;
  • Des radios (Europe 1, Virgin radio, RFM) ;
  • Des chaînes de télé (BFM-TV, RFM-TV).

Un noyau aussi puissant est suffisant pour entrainer derrière lui l’ensemble des médias dominants. François Hollande va peut-être bientôt comprendre qu’il n’a plus aucune chance de rester sur le poste de Président de la République.

Emmanuel Macron passera deux ans et quatre jours sur ce poste de ministre et il nous laissera un souvenir douloureux de ce bref passage. Il va en effet permettre la vente du pôle énergie d’Alstom à General Electric. Ce rachat est annoncé le 24 avril 2014. C’est la perte d’un fleuron industriel de la France, la dilapidation d’un bien public. Il a en plus illustré son sens particulier de la démocratie en faisant passer successivement « la loi Macron » et « la loi El Khomri » à coup de 49.3, c’est à dire sans aucun vote. Il y a fort à parier que ni Emmanuel Macron ni Myriam El Khomri n’ont participé à l’élaboration de ces deux lois. Elles viennent probablement de Bruxelles car elles sont parfaitement dans la lignée des GOPE (Grandes Orientations de la Politique Economique). Son œuvre de ministre s’achève ainsi.

Le 21 avril 2016, Jacques Attali, qui continue à le cornaquer, confirme et précise sur LCI ce qu’il avait annoncé deux ans auparavant. Quatre mois après cette intervention d’Attali sur LCI, le 30 août 2016, Emmanuel Macron annonce sa démission du gouvernement. Puis, dix semaines plus tard, le 16 novembre, il annonce officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2017. Cela fait déjà plus de deux ans qu’un énorme tapage médiatique est en branle pour assurer sa promotion.

A suivre…

 

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69 réactions


  • cettegrenouilleci 21 août 14:50

    Bonjour Jean

    Très bel article, édifiant et percutant.

    J’attends le suivant avec beaucoup ’intérêt.

    G.J.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 août 15:00

      @cettegrenouilleci
      Merci Gérard


    • cettegrenouilleci 22 août 17:04

      @Jean Dugenêt

      Je n’ai vraiment pas été déçu par l’article suivant, Un magistral coup tordu, actuellement en modération.
      Merci pour ce magnifique travail d’investigation.

      Avec ces deux articles, rédigés avec talent, tu mets à la disposition de l’avant-garde des forces démocratiques qui défendent les intérêts de la nation un très bel outil, fort bien ciselé, dont il sera fait bon usage (en particulier par les militants de l’UPR).

      De quoi faire rire jaune ceux qui se gaussent des trotskystes [prétendument insignifiants et en querelles permanentes] qui militent pour la construction d’une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l’UPR, un angle d’attaque qu’ils croient pertinent pour discréditer l’UPR et son président, François Asselineau, auprès de l’opinion publique.

      De quoi étoffer utilement l’excellente caisse à outils de l’UPR.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 17:50

      @cettegrenouilleci
      Salut Gérard,
      Merci encore pour tes encouragements.
      Il me reste beaucoup de travail pour boucler le bouquin. Voici ce que devraient être les titres de chapitres :

       1 Présentation

       2 La Vème République est morte

       3 Un régime totalitaire et fascisant

       4 Qui dirige la France ?

       5 Roselyne Bachelot avoue que les ministres sont des pantins

       6 Le parcours d’Emmanuel Macron

       7 Psychopathe ou simple arriviste

       8 Un magistral coup tordu

       9 Pour eux nous sommes de la m...

      10 Pour nous, ce sont des truands

      11 La campagne électorale

      12 Pourquoi ont-ils voté pour Emmanuel Macron ?

      13 Les gilets-jaunes

      14 Que faire ?

      Le plus important sera sans doute le dernier chapitre (Que faire ?) car j’ai bien l’intention de terminer avec des propositions mais pour l’instant j’en suis encore à réfléchir...
      A+


    • cettegrenouilleci 22 août 17:59

      @Jean Dugenêt

      Merci Jean

      Le menu du livre en préparation est tout à fait appétissant. Bon courage.

      Gérard


    • shadrack shadrack 22 août 19:07

      @Jean Dugenêt

      Cher Monsieur,

      Je suis (un peu) effaré de lire à quel point vous semblez convaincu par le simplisme délirant de votre prose exaltée.

      Mais je suis rassuré quand je vois l’audience famélique que vous aura procuré cet article, votre obsession sophistique l’emportant sur votre démagogie. 

      Sur AgoraVox, c’est dire.

      Cordialement.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 20:27

      @shadrack
      Je suis bien aise de vous avoir dérangé au point que, n’ayant aucun argument, vous éprouvez le besoin, sans doute pour vous soulager, de lancer une suite d’injures pour exprimer vos (mauvaises) impressions faute d’avoir quoi que ce soit de rationnel à m’opposer. Cela donne une lithanie :
      simplisme délirant ;
      prose exaltée ;
      obsession sophistique ;
      démagogie.
      Merci d’avoir apporté votre contribution afin que l’audience ne soit pas par trop famélique.


    • shadrack shadrack 22 août 20:55

      @Jean Dugenêt

      Cher Monsieur,

      En matière de ’soulagement’, je suis au regret de ne pouvoir lutter tant votre expertise vous place d’autorité au rang de docteur honoris causa.

      Par contre, en matière d’argumentation, je trouve votre requête bien présomptueuse pour ne pas dire délicieusement incompréhensible.

      Bon courage cependant pour votre livre.

      Bien cordialement.


    • Arogavox 24 août 13:50

      @Jean Dugenêt

      Que faire ?  les doléances KDO ! http://okidor.free.fr/reflects//thread.php?lng=fr&pg=32728&fid=1&cat=6

      « L’art est long ; le temps est court »  ?   festina lente !


    • Legestr glaz Legestr glaz 25 août 21:12

      @shadrack
      La pauvreté misérable de votre argumentation en dit long, dit tout finalement, sur la nature de votre intervention. 


  • Jean Guillot Jean Guillot 21 août 15:08

    Bonjour , les Français n’ont que les dirigeants qu’ils méritent , depuis deux décennies , ils élisent les plus corrompus , les plus nuls , les plus bling-bling et après ils sont dans la rue smiley


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 août 15:53

      @Jean Guillot
      En réponse, je vous renvoie à mon article « Pourquoi ont-ils voté pour Macron ? »
      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-ont-ils-vote-pour-macron-202784


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 18:34

      @Jean Guillot
      Les Français ne sont pas idiots, ils sont manipulés.
      Cela porte un nom : « les relations publiques », qui consiste à vendre un candidat ou une entrée en guerre, ou une décision inique, comme on vend de la lessive, une voiture ou du dentifrice.

      Comme la publicité, ce sont les cerveaux des citoyens qui les intéressent.
      « PSYWAR La guerre psychologique » de Scott Noble


    • chantecler chantecler 22 août 07:56

      @Jean Guillot
      « Les Français » n’ont que les dirigeants qu’ils méritent .
      J’apprécie beaucoup les gens qui généralisent comme vous !
      Comme si il était facile de se retrouver dans le bordel électoral , avec des flopées de gens , des flopées de programmes et des candidats dont vous ne connaissez pas leur sincérité , leur part de démagogie , inhérente à la classe politicienne qui se fiche des moyens pourvu qu’ils se fassent élire ....
      Voulez vous dire que par exemple au second tour des présidentielles , le choix « des français » était évident à faire .
      Beaucoup ne croient plus à la politique et ils ont raison : à force de rencontrer le mensonge , la duperie ,d’avoir affaire à des politiciens carriéristes cvad qui veulent ou font carrière dans la politique en se fichant des gens donc des Français , ils se désintéressent de ce cirque qui ne les concerne plus .
      Avoir à choisir entre la peste et le choléra, vous appelez ça un choix ?
      Personnellement je ne le pense pas, à moins d’être militant pour le parti peste ou le parti choléra.
      Alors aujourd’hui seule une petit minorité très représentée emporte le morceau et on remet ça quelques années plus tard avec les mêmes arguties et les mêmes candidats ou interchangeables ..


    • Agafia Agafia 22 août 08:57

      @chantecler

      Comme je « plussoie » , ô combien, à votre commentaire... Merci.


    • Jean Guillot Jean Guillot 22 août 13:32

       J’ai un conseil à vous donner tout candidat qui a fait soit : l’ENA , HEC ou est avocat ne votez pas pour lui , on les a vu à l’oeuvre ils ont coulé l’industrie française et les emplois qui vont avec  smiley


    • mmbbb 22 août 19:30

      @chantecler commentaire banal d un petit con de gauche d autant plus que la gauche a une responsabilite dans ce resultat .

      Tout le meme le sait et tu pretends que ton commentaire va nous ouvrir les yeux ! De surcroit du oses me traiter de cretin . Enflure 
      Tu te prends pour Aron ! tu n es qu une chiure 


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 août 09:11

      @Jean Guillot
      Ce qui a coulé l’industrie française : c’est l’euro et les Traités européens, l’ ENA et HEC n’ont rien à voir là-dedans. Les Traités sont bâtis sur le libre marché et la totale liberté de circulation des capitaux, des marchandises, des personnes et des services. Et cela dans tous les pays européens.

      Les Traités ont enlevé aux Gouvernements toute possibilité d’intervention, ils n’ont plus la main. Lisez donc l’article en cours sur Agoravox :
      « Politique étrangère, changer de cap »


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 août 15:50

      @JL
      Luc Ferry avait aussi déclaré à propos des gilets jaunes qu’il fallait tirer dans le tas. Pour ce qui est de porter des jugements sur le psychisme de Macron je crois que comme tout arriviste qui « réussit » il est plus pervers que surdoué.


    • mmbbb 22 août 19:37

      @Jean Dugenêt Macron a bénéficié de la multitude des listes . Un grand classique Il aura eu le merite de torpiller le PS .
      Quant a L Ferry , contrairement a ce que pense l autre zouave de Chantecler, on peut etre intelligent avoir des diplomes donc ne pas etre un cretin et pourtant avoir des refelexes de petit tyran . C est qu oublie ce petit maitre d ecole ! 


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 août 16:41

    Intéressant. Merci.


  • Esprit Critique 21 août 18:11

    La France est une république Marionetiste !


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 août 18:24

    Macron aime les milliardaires, surtout quand ils sont patrons de presse et de médias... Macron a réussi ce qu’on peut appeler « un coup d’état médiatique ».

    Tous les journaux, tous les hebdomadaires, tous les médias radios et télés ont fait la pub pour Macron. Les résultats des élections sont proportionnels au temps médiatique, à la télé en particulier. Les électeurs croient voter librement, ce sont les médias qui votent pour eux !


    • Jean Guillot Jean Guillot 21 août 21:36

      @Fifi Brind_acier , tout à fait madame Fifine , ça s’appelle les « relations publiques » , ça a été créé par les américains au début du 20 ème siècle , les américains ne voulaient pas aller faire la guerre 14 en Europe et puis « les relations publiques » se sont mis en branle et quelques mois après les américains étaient prèts à faire la guerre en Europe .
      C’est exactement pareil pour les élections , les électeurs ne veulent pas d’un candidat et quelques mois après avec « les relations publiques » les électeurs veulent ce candidat


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 août 07:39

      @exol
      Tu crois que les gens sont si idiots que tu veux bien nous le dire .

      En ce qui vous concerne, je crois bien que oui. Je viens justement d’expliquer qu’ils ne sont pas idiots, mais manipulés. Vous ne comprenez rien à ce que j’explique, d’où vos commentaires à côté de la plaque.

      Corrélation entre les résultats aux élections européennes de 2014 et les temps de parole dans les médias.


    • Drugar Drugar 22 août 17:23

      @exol
      «  c’est pas parce que tes idées seraient mieux diffusées qu’elles en seraient plus juste »
      Prouvez-nous donc qu’elles sont fausses...

      « Chacun vote ou pas en fonction de ses intérêts... »
      En effet, mais encore faut-il qu’il soit correctement informé pour pouvoir faire un choix éclairé. L’UPR (et d’autres), à son niveau, tente d’informer les citoyens. après, libre à chacun de prendre en compte, ou non, ces informations.

      « et sortir de l’Europe maintenant que nous sommes en crise précipiterait la chute du pays , la finance internationale aurait vite fait de dépecer le pays en faisant fluctuer notre monnaie nationale »
      En quoi faire fluctuer la monnaie permettrait de dépecer le pays ? Pourquoi sortir de l’UE précipiterait la chute du pays ? Si la finance internationale à la possibilité de dépecer un pays en faisant varier la valeur de sa monnaie selon son bon plaisir, pourquoi tous les pays du monde (et particulièrement ceux ayant une économie moins forte que celle de la France) qui ont une monnaie nationale ne sont-ils pas déjà tous mort ? Ce n’est pas parce que vous affirmez quelque chose que c’est vrai : il faut étayer vos propos. Mais vous êtes parfaitement incapable de cela. 

      « Ton gourou est une bille en économie »
      Parce que vous, vous êtes un dieu, bien évidement... Puisque vous êtes si fort, venez donc débattre avec François Asselineau : vous n’aurez aucune difficulté à le mystifier puisque c’est une bille, selon vos dires.

      Vous vous contentez de répéter comme un perroquet écervelé la propagande apocalyptique sans aucun fondement servie matin, midi et soir par les médias aux ordre de l’oligarchie et vous venez donnez des leçon ? Retournez donc dans votre bac à sable et laissez tomber ces questions qui dépassent largement votre capacité de compréhension...


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 25 août 19:02

      @Fifi Brind_acier

      « Corrélation entre les résultats aux élections européennes de 2014 et les temps de parole dans les médias. »

      Et si c’était l’inverse ? A savoir que la corrélation est entre les résultats des élections et le temps de parole dans les médias ?

      Certes, ça n’arrange pas les affaires de pépé, qui s’est trouvé un bouc émissaire de première catégorie : le temps de parole dans les médias. Il va s’en servir jusqu’à sa retraite politique. Et même au-delà s’il trouve un éditeur pour ses mémoires.... 


  • « La conjuration des poudres » destinée à écraser définitivement la société française et son système social et structurel hérité du CNR.
    Par contre je ne vois pas ce que le M’sieur Drahi vient faire dans cette affaire, du fait qu’il n’est plus français.
    Mais bon ! ça montre bien l’étendu du complot et son côté sordide .
    Petit rappel le M’sieur Macron est né en 1977 donc pendant son parcours il a bénéficié du système français. Apparemment CRACHER dans la soupe ne l’importune en aucun cas.
    D’ailleurs avec les deux précédents (Sarkozy,Hollande), ils forment une triplette de grand faux-cul. Des enc,,,,, 


  • Julot_Fr 22 août 08:44

    Macron n’est pas le president des milliardaire mais le patron des trillionaires (Rostschilt & co) comme en atteste son program : plus d’ue, moins de souverainete => vers un gouvernement globale par les multinationales... et un fachisme vert (accords de paris) pour controler les masses connes en substitution du systeme de controle actuel par le control des marches financiers et des monnaie (system a bout de souffle car trop de dette)


  • CN46400 CN46400 22 août 09:25

    L’auteur sait une chose : c’est dans dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe. Marx avait déjà tout dit en 1848 : « le gouvernement moderne est un comité qui gère les affaires communes de la bourgeoisie toute entière »...Il suffisait donc d’habiller, avec les fripes du 21°siècle commençant, cette idée, pour commettre cet article. Bravo quand même !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 09:54

      @CN46400
      Bonjour,
      Il se passe des choses bizarres avec AgoraVox. Je suis prévenu par mail de certaines interventions. Je m’apprête à y répondre et quand je me connecte sur AgoraVox, elles ne sont plus là. Il s’agissait de me cataloguer avec les étiquettes habituelles « gauche » ou « droite » que pour ma part je n’utilise jamais sans mettre des guillemets car je pense qu’elles n’ont plus aucun sens. D’ailleurs ceux qui y tiennent finissent généralement par dire que je suis un militant « d’extrême gauche » dans une organisation « d’extrême droite »... A eux de se dépatouiller avec ça...
      Ce qui est certain c’est que je suis adhérent de l’UPR, que je revendique les méthodes d’analyse de Marx, Lenine, Trotsky, que je suis pour regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier (on pourrait dire une organisation révolutionnaire) au sein de l’UPR.
      Pour ta remarque je suis parfaitement d’accord.
      Merci


    • chantecler chantecler 22 août 10:11

      @Jean Dugenêt
      Il se passe des choses bizarres avec AgoraVox.

      « 
      Non ,sans blague ?
      Enfin il est toujours temps de le découvrir histoire de ne pas mourir idiot .
      Agx est en même temps un champ de foire , un lieu où chacun s’épanche , passe du temps , livre tous les champs de la pensée et des fantasmes humains et laisse une échappatoire à tous les esseulés et psychopathes ordinaires .
      Je subodore que certains participants sont des ressortissants d’établissements psychiatriques...
      Bref c’est encore mieux que la Samaritaine où »l’on trouvait de tout« et que la fréquentation des bistrots en voie de disparition .
      Agx devrait être déclaré d’utilité publique , car il évite la noyade , soigne la déprime pour un certain nombre d’individus et nous rappelle qu’on trouve de tout dans une société .
      Maintenant il ne faut pas en abuser , sinon vous risquez à votre tour la dinguerie .
      Conseil de mon toubib : »pas plus d’une heure par jour, en moyenne".


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 11:14

      @chantecler
      Merci pour le conseil mais quand j’essaie de répondre à ceux qui interviennent à la suite de la publication d’un article je me mets certainement en danger. Je crois que je dépasse la dose prescrite.


    • Eric F Eric F 22 août 11:56

      @Jean Dugenêt
      « regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier (on pourrait dire une organisation révolutionnaire) au sein de l’UPR »
      De ce fait, ce mouvement présente certaines caractéristiques du boulangisme. smiley


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 12:11

      @Eric F
      Et que pensez vous du CNR qui était dirigé par De Gaulle alors qu’il était composé d’une majorité de communiste et qu’il y avait aussi dedans des trotskystes, des socialistes et même des aristocrate de droite (Cf. le film « Le chagrin et la pitié ») ?
      Selon vous est-ce que le CNR présentait certaines caractéristiques du boulangisme ?


    • chantecler chantecler 22 août 12:54

      @Jean Dugenêt
      Le principal c’est que fondamentalement vous ne livriez rien de vous même ...
      Préservez -vous !
      Il y a des chacaux .( pluriel selon moi de chacal)...
      Sauf si vous êtes blindé .
      Mais parfois le blindage est fragile .


    • Jean Guillot Jean Guillot 22 août 13:19

      @Jean Dugenêt , Bonjour déjà que Asselineau n’a pas beaucoup de voix aux élections , si vous lui collez une étiquette Marxiste , c’est la cata


    • Jean Guillot Jean Guillot 22 août 13:23

      @chantecler

      "Je subodore que certains participants sont des ressortissants d’établissements psychiatriques..

      "

      Comment vous l’avez deviné ? /-O


    • chantecler chantecler 22 août 13:24

      @Jean Guillot
      Facile !
      J’ai un fichier que dieu m’envoie chaque matin .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 13:41

      @chantecler
      Bonjour,
      Merci de vous inquiéter pour ceux qui disent la vérité.
      J’ai bien évidemment réfléchi à tout ça.
      Je pense que quelques leaders des gilets jaunes se sont exposés plus que moi.
      Il faut les en remercier et essayer...
      "Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

      "
      Jean Jaurès


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 13:44

      @Jean Guillot
      Faire de l’humour ne doit pas empêcher de dire la vérité.
      De Gaulle n’était pas marxiste. Cela n’empêche pas que dans le CNR qu’il dirigeait beaucoup se disaient marxistes.


    • chantecler chantecler 22 août 17:10

      @Jean Dugenêt
      Et pour cause que je sache dans la résistance il y a eu beaucoup de communistes qui ont laissé d’ailleurs beaucoup de plumes car ils étaient farouchement antinazis . . Depuis ... la guerre d’Espagne ?
      Et si Programme National de la Résistance il y a eu , ce n’était certainement pas du fait direct de De Gaulle mais de la gauche réunie ..
      De Gaulle Qui a agi comme tous les dirigeants de l’après guerre : éloigner les communistes du pouvoir , parfois il est vrai en leur laissant quelques ministères parfaitement secondaires .
      De toutes façons , après guerre , les américains ont investi beaucoup d’argent et monté autant de réseaux , pour désarmer les PC européens (Italie ,France , Grèce...)
      Sans oublier le rôle des nombreuses bases américaines en Europe
      Guerre froide et peur des bolcheviques obligent.
      Quand « l’union de la gauche » de 1979 (avec le PC ) est passé , avec F. Mitterrand en 1981 : pareil : deux ou trois ministres communistes ont été nommés au grand dame de la bourgeoisie ....
      1983 n’a pas été seulement le« tournant de la rigueur » , ça a été l’éviction définitive des communistes et aussi d’ailleurs la montée du FN .
      Fallait bien que les classes populaires soient représentées ...
      Puis avec l’UE , le libéralisme ,qui est fondamentalement antisocialiste , la mondialisation , ça n’a fait que se préciser .


    • chantecler chantecler 22 août 17:12

      @exol
      C’est la classe ouvrière qui a été décimée .
      La masse salariale ,(les salariés) comme vous dites , existe encore , fragmentée par les syndicats .


    • Eric F Eric F 25 août 11:14

      @Jean Dugenêt
      De Gaulle avait réuni une large alliance, mais jamais un parti gaulliste n’a comporté de courants se réclamant de Trotsky, ou faisant un plaidoyer en faveur de l’attitude de Staline entre 39 et 41. Après l’entrée en guerre de l’URSS suite à l’attaque allemande, Staline a opéré un « renversement des alliances » en s’accordant avec les « démocraties », et de Gaulle a pragmatiquement tissé des liens avec Moscou pour contrebalancer les réticences de Washington vis à vis de la France Libre/Combattante.
      Concernant l’UPR, il est à l’origine issu du courant RPF Pasqua/de Villiers, dont Asselineau

      a fait partie du bureau national c’est un courant de droite souverainiste, puis jusqu’il y a une quinzaine d’année, FA était membre de l’UMP. Un courant de son parti se réclamant de « l’avant garde du mouvement ouvrier » rappelle donc les paradoxes du boulangisme.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 août 21:45

      @chantecler
      Je ne sais pas à quelle intervention vous faites réponse ici mais je suis assez d’accord avec vous dans l’énumération des faits cependant à chaque étape de l’histoire vous exonérez le PCF de sa part de responsabilité dans le maintien de la société capitaliste, de l’ordre bourgeois. Dans toute la période où il était inféodé à la politique du Kremlin il a agi pour le respect du statu quo entre les deux blocs et par conséquent pour la paix civile en France.
      De Gaulle n’a éloigné du pouvoir que des communistes qui ne demandaient pas mieux après avoir désarmé la résistance et accepté le pouvoir des préfets envoyés par deux Gaulle à la place des comités de résistants. Idem à toutes les périodes. Les communistes ont aidé Mitterrand de 1981 à 1983 à préparer la rigueur. Ils ont au préalable participé à toutes les trahisons. Voir mon livre « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon » en vente dans toutes les librairies.


  • Taverne Taverne 22 août 10:10

    De son incapacité à résoudre les problèmes mathématiques, et de sa technique de compensation par le bluff qui en a découlé, serait née sa méthode du « en même temps » ? Par manque de méthode et d’intelligence abstraite suffisant, on tergiverse. Si tel est le cas, alors cela nous éclaire sur la politique menée. Il n’y a personne pour la résolution effective des problèmes complexes qui requièrent une compétence avérée.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 11:17

      @Taverne
      Bonjour,
      Votre raisonnement se tient. Merci.


    • Eric F Eric F 22 août 11:51

      @Taverne
      En effet, à part une orientation générale néolibérale, il n’avait pas de programme politique et l’a conçu en « dynamique de groupe » avec des contributions diverses sans cohérence d’ensemble.
      Par contre, même s’il est une sorte de dilettante au niveau scolaire comme politique, avec du bagout et de l’entregent plus que du talent, il ne faut pas sous-estimer son intelligence pratique, avec une capacité à exploiter les opportunités (relations, situations).
      En terme de communication, il fait l’inverse de Chirac qui se faisait passer pour beauf alors qu’il était cultivé -afin de « faire peuple »-, alors que Macron se positionne comme membre de l’élite (il reçoit des rapeurs, mais comme Giscard recevait des éboueurs).


  • Dédé15 22 août 10:43

    Avant de lire cet article je me demandais ce qu’il pouvait bien apporter après les bouquins de Juan Branco. Eh bien si, il y a encore quelques révélations ! Bravo !


  • Fraternitus Fraternitus 22 août 11:57

    Très bon article sur la démonstration de fond, sur le fait avéré que c’est le servant des milliardaires qui dirigent la France, mais moi je trouve qu’il est super intelligent.

    Il n’y a pas que les mathématiques dans la vie.
    On peut être très intelligent et égocentrique, mégalomane, assoiffé de pouvoir et avoir des objectifs différents de l’intérêt public.
    Son parcours que vous décrivez fort bien en est la preuve la plus éclatante.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 12:15

      @Fraternitus
      Je crois qu’un arriviste qui réussit est plus un pervers qu’un surdoué. Je n’ai pas dit qu’il est complètement idiot mais il est loin d’être le génie que ses laudateurs ont décrit. Je suis d’accord avec vous sur le fait que : "On peut être très intelligent et égocentrique, mégalomane, assoiffé de pouvoir et avoir des objectifs différents de l’intérêt public."


  • alexis42 alexis42 22 août 15:23

    Si je n’apprécie ni Macron, ni sa troupe de milliardaires, je trouve qu’insister sur son échec à l’ENS est un peu idiot : combien d’admis pour combien de candidats ?

    Question intelligence, je dois reconnaître qu’il a un très bon niveau, certainement meilleur que la très grande majorité des auteurs et commentateurs d’Agoravox, et que beaucoup d’autres candidats aux présidentielles.

    Mais l’intelligence seule ne suffit pas, malheureusement : voir Attali, Drahi, Wauquiez, etc. Mais si Macron avait été débile, il ne serait pas président.

    J’espère que l’auteur nous expliquera par des exemples concrets comment Macron renvoie l’ascenseur à ses « grands électeurs ».


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 15:45

      @alexis42
      Je n’ai pas dit qu’Emmanuel Macron est complètement idiot (ni débile) mais il est loin d’être le génie que ses laudateurs ont dépeint. Je crois qu’il était utile de remettre les choses à leur place.
      Pour votre dernière question vous avez déjà qqs réponses dans l’article puisque j’y explique qu’il a commencé par permettre à Drahi de récupérer SFR et à Lagardère de revendre ses parts dans EADS dans des conditions très avantageuse. Mais il y a bien pire que cela. Toute sa politique, décidée par Bruxelles et correspondant pleinement aux intérêts des milliardaires leur bénéficie.
      Actuellement la France est le pays où les milliardaires gagnent le plus. La fortune cumulée des 14 plus riches a augmenté de 35% au cours du premier semestre. Ils doublent leur immense fortune tous les 18 mois. L’objectif des milliardaires est de profiter du quinquennat de Macron pour multiplier leur fortune par 5. On vient d’apprendre dans le même ordre d’idée que c’est en France que les dividendes des sociétés rapportent le plus. Un article à ce sujet est actuellement en ligne sur AgoraVox. Bernard Arnault aura prochainement la plus grosse fortune mondiale.
      Merci Macron...
      Et évidemment pour cela il a fallu :
      supprimer l’ISF
      augmenter la CSG (notamment sur les retraites)
      augmenter des taxes
      (...) (...)
      s’attaquer aux retraites, à la sécu...

      et ça continue...


  • stef 22 août 15:59

    C’est surtout un formidable orateur . On l’a vu au moment de la crise des Gilets Jaunes . Il y aurai désormais une épreuve d’éloquence au baccalauréat ... en France on a de très bons parleurs embobineurs mais après c’est là que le bât blesse . Merkel n’est pas spécialement une excellente oratrice qui s’écouterait parler pendant des heures mais son doctorat de physique l’a fait agir rationnellement .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 août 16:17

      @stef
      Je n’ai pas remarqué que c’est un « formidable orateur ». Il y a-t-il une vidéo sur YouTube où il fait un discours qui prouverait que vous avez raison ?
      J’ai l’impression que François Asselineau ou même Jean-Luc Mélenchon sont bien meilleurs que lui. Je précise que je n’apprécie pas particulièrement Jean-Luc Mélenchon. Voir à ce sujet mon livre : « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon » en vente dans toutes les librairies (Il faut bien que je fasse un peu de pub).


    • Lugsama Lugsama 23 août 14:07

      @Jean Dugenêt

      « J’ai l’impression que François Asselineau ou même Jean-Luc Mélenchon sont bien meilleurs que lui. »

      Ne pas rire.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 août 17:14

      @Lugsama
      Avez vous une vidéo d’un excellent discours de Macron à proposer pour que nous puissions tous admirer ses talents d’orateur ?


  • microf 23 août 15:52

    À la question posé par un journaliste africain á un autre africain si le Président macron est un président des riches, sa réponse á visionner dans ce https://youtu.be/GIWWis8eMz8


  • un arriviste qui réussit est plus un pervers qu’un surdoué...

    C’est exactement ce que je pense, au regard des exemples que j’ai pu croiser dans ma vie. 


    • Eric F Eric F 25 août 11:19

      @SPQR Sono Pazzi Questi Romani
      en tout cas c’est toujours « un intrigant » , et parfois « un pervers »,


  • the clone the clone 25 août 10:26

    Ils ont tous traversés la méditerranée sur une barcasse pleine de trous ....

    Recueillis a Lampedusa par les secours Italiens ils ont fait ensuite fortune ....


  • Cazeaux Cazeaux 25 août 14:39

    Bien que votre démarche ait toute ma sympathie, partageant l’intuition qui l’anime et appréciant les arguments que vous apportez, je me permets de pointer quelques inexactitudes et omissions qui affaiblissent votre thèse.

    Si vous prenez la peine de lire mon article du 1er février 2017 (et les suivants) vous constaterez que votre idée d’un Macron président « fabriqué », résultat d’une stratégie de marketing politique sans précédent ne date pas de votre article et qu’elle souffre d’une vision monodimensionnelle, les milliardaires que vous citez n’étant qu’une facette du dispositif de mise sur orbite d’un parfait inconnu sans aucune base ou racine politique.

    Parmi les inexactitudes, je relève :

    1. Macron aurait échoué à l’ENS à cause de son mauvais niveau en math. Il a présenté le concours de la filière littéraire de la rue d’ULM, dans lequel il n’y a, en toute logique, pas d’épreuve de math.
    2. Vous parlez de son passage à Rothschild comme si cela n’avait dépendu que de lui, candidature, entretien d’embauche. Or les choses ne se passent nullement ainsi pour le poste qu’il a occupé. Depuis fort longtemps, les Rothschild hébergent des hauts fonctionnaires très proches du plus haut niveau de l’Etat, ceci dans un contexte de collusion, d’échange de « bons procédés ». Le mystère avec Macron réside dans le fait qu’il a été recruté avant d’acquérir le blason suffisant. Il n’avait que quelques années à l’Inspection quand, pour ne citer que deux exemples, un Pompidou y est entré après huit ans de très proche collaboration auprès de De Gaulle, une Anne Lauvergeon chez Lazard, alter ego de Rothschild.

    Parmi les omissions, je relève :

    • Vous n’évoquez pas sa scolarité l’ENA et de son passage à Sciences Po, vous ne pointez pas un autre mystère. C’est au stage en préfecture que probablement tout c’est joué, avec la rencontre de Henri Hermand, autre milliardaire douteux, bailleur de fonds du PS et à l’instar d’un Attali, recruteur bénévole de futurs talents destinés aux plus hautes sphères. Hermand connaissait beaucoup de gens dont le préfet auprès de qui Macron a fait son stage. Or il faut savoir que la note de stage joue un rôle capital dans le classement de sortie de l’ENA... De Sciences Po Macron ne dit presque rien dans son inepte « Révolution ». Un mystère y fait place cependant. Les étudiants désireux de présenter l’ENA y font, en tout cas y faisaient la section service public, dont le programme recoupe les épreuves du concours. Pourtant Macron a opté pour la section Relations Internationales, plutôt destinée aux futurs candidats à des postes à l’ONU ou la CE ou as des postes internationaux de grands groupes...curieux, n’est-ce pas.
    • Le rôle incontournable de Hollande. Jouyet est certes un personnage clé des hautes sphères, mais comme « porte flingue » de son ami Hollande. Or sans l’aval de Hollande, Macron n’entrait pas au SGal de la Présidence et demeurait un inspecteur des finances parmi d’autres. Sans cet épisode, il n’aurait jamais pu être nommé ministre, et sans être ministre, sa médiatisation éclair était impossible.

    Enfin, votre article souffre sur le fond d’une focalisation sur une facette du système oligarchique qui mène le pays. Les milliardaires y jouent un rôle très fort mais ne sauraient l’exercer sans le soutien de hauts fonctionnaires politisés ou de grands patrons du monde politique. Exemple historique,Dassault. Dassault fut le plus gros bailleur de fonds du gaullisme mais il n’aurait jamais atteint sa puissance sans l’aide de De Gaulle qui a misé à fond sur l’arme atomique, créant ainsi une rente pour le constructeur des Mirage.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 août 20:06

      @Cazeaux
      Je vous remercie pour les nombreuses précisions que vous apportez.
      Je pensais qu’il y avait des math dans toutes les filières pour l’ENS. Je pense que je n’ai pas donné de précisions sur son entrée chez Rothschild. Je n’avais pas d’infos à ce sujet. Idem pour sa scolarité à l’ENA et à Sciences Po. Je ne dispose pas d’infos pour donner des précisions supplémentaires. L’essentiel est que ce que je dis soit exact. Tant pis si je ne dis pas tout ce qui est important.
      J’ai hésité à parler de Henri Hermand qui a donné des facilités à Macron pour sa vie privée (prêt de fric). C’est un bel exemple du  : je séduis ; j’utilise et je jette. Il l’a en effet jeté avant son décès. J’ai voulu épurer. J’ai cherché à ne pas mettre en scène trop de personnages. C’est un reproche que je fais à d’autres livres comme « Crépuscule » de Juan Branco.
      Pour le rôle d’Hollande je suis d’accord avec ce que vous dîtes. Il est possible que cela ne ressorte pas suffisamment dans mon article. Je vais revoir.J’ai finalement choisi d’épurer en mettant moins de personnages.
      Sur le problème que vous soulevez sur le fond, je choisi effectivement de faire ressortir que les milliardaires ont le pouvoir. C’est toute la démo que j’ai faite dans un autre article : « Qui dirige la France ? ». C’est aussi ce que je montre dans « La Veme république est morte ». Je crois en effet que c’est une évolution récente de notre société mais que c’est effectivement une réalité. Les grands fonctionnaires et les hommes politiques qui avaient une influence dans le fonctionnement classique de la Veme république ont, de mon point de vue, perdu ce pouvoir.
      Merci encore.


    • Legestr glaz Legestr glaz 25 août 21:15

      @Jean Dugenêt

      Merci pour cet article. Juste avant de vous lire je découvre cette citation de David Rockefeller : 

      Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.

      - David Rockefeller, Commission Trilatérale 1991

      Il n’y a pas de hasard, vous avez visé juste. 

    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 août 21:47

      @Legestr glaz
      Merci


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