vendredi 1er septembre - par carnac

LE QUIZ LOI TRAVAIL : le nouveau contrat de projet

Le « contrat de projet » imposé par ordonnance remplacera-t-il TOUS les autres contrats de travail ? C’est LA QUESTION que l’on peut légitimement se poser tant les incitations financières au détriment de la rémunération des salariés sont importantes pour ce nouveau contrat.

On ne peut comprendre le « contrat de projet » imposé par Monsieur MACRON et son gouvernement sans revenir à l’histoire du contrat de travail pour, ensuite, détailler les dispositions de ce contrat imposé par ordonnance.

Le contrat de travail s’est très tardivement émancipé du droit civil où il figurait sous la rubrique « contrat de louage d’ouvrage ». (1841 : date de la première loi sur le travail des enfants).

Le contrat de louage d’ouvrage existe toujours. C’est un contrat par lequel « une personne s'engage à réaliser un ouvrage déterminé pour le maître de l'ouvrage qui lui en paye le prix ».

L’actuel « contrat de chantier » en usage dans le bâtiment et les travaux public est issu de ce contexte historique. L’indépendance était la caractéristique des « compagnons » oeuvrant sur les chantiers : ils n’hésitaient pas à quitter un chantier si les conditions de travail ne leur convenaient pas mais devaient, réciproquement, rechercher par eux-mêmes à s’employer en somme ils étaient "auto-entrepreneurs".

Lors de la révolution industrielle le patronat a souhaité avoir une main d’œuvre captive. Pour convaincre l’ouvrier de rester « fidèle » à son employeur, le patronat a échangé la fourniture régulière de travail CONTRE une subordination à ses exigences.

AUJOURD’HUI 

  • LE PATRONAT NE VEUT PAS de la réduction progressive et collective du temps de travail à 32 heures car cela l'obligerait à payer le tarif des heures supplémentaires dès la 33ième heure et non la 36ième heure alors qu'il sait que l'on produit de plus en plus avec de moins en moins de salariés.
  • LE PATRONAT NE VEUT PAS rechercher de l'ouvrage pour un volume prédéfini de salariés d'où la création par les ordonnances MACRON de temps partiel hebdomadaires inférieurs à 24 heures de travail au risque de multiplier les travailleurs pauvres (contrats à 0 heure au royaume uni, mini jobs en Allemagne)
  • LE PATRONAT VEUT faire reposer le risque entrepreneurial sur les salariés 
  • LE PATRONAT VEUT aggraver leur subordination par l'interdiction de la démission pendant la durée d'un projet ,
  • LE PATRONAT RENVOIE intégralement le coût du licenciement économique sur la collectivité

d’où l’instauration du « CONTRAT DIT DE PROJET » sans doute pour la dimension onirique du terme "projet" or, précisément, les salariés qui seront contraints de signer de tels contrats ne pourront guère faire de projets .... 

QU’EST-CE EN EFFET QU’UN « CDI » DE PROJET ? C'est en réalité un CDD sans indemnisation de la précarité puisque c’est un contrat par lequel l’employeur ne s’engage plus à vous fournir un travail pendant une durée indéterminée mais limite son engagement à un "projet " qu'il a défini unilatéralement.

Ce contrat sera FINANCIEREMENT PLUS ATTRACTIF POUR LES EMPLOYEURS que l'actuel CDI et tous les contrats précaires puisqu’il SUPPRIME notamment : 

  1. la prime de précarité égale à 10% des salaires versés pour les CDD et missions d'intérim
  2. l’indemnisation des INTER MISSIONS dans le secteur informatique
  3. ainsi que l’indemnisation du licenciement économique puisque le contrat cesse de plein droit à la fin du projet ce qui le rend préférable aux CDI commun,
  4. L'obligation de réembauche propre aux contrats de chantiers du BTP qu'il risque de remplacer, 
  5. L'obligation de réembauche propre au SSII du secteur informatique,
  6. L'obligation de réembauche propre aux contrats saisonniers , cette question de l'obligation de réembauche n'a pas été évoquée pour l'instant , peut être pourra-t-on par la mobilisation peser sur le contenu des décrets.
  7. et sauf évolution du texte il INTERDIT LA DEMISSION comme pour les contrats précaires alors que l'employeur, lui, peut vous licencier en cours de contrat si vous êtes malade par exemple et qu'il prétend que votre présence est absolument nécessaire à la conduite du projet ....

DU FAIT DE L'INVERSION DU PLANNING DES REFORMES PAR LES ORDONNANCES , CETTE DEREGULATION QUI SERA EFFECTIVE FIN SEPTEMBRE 2017 SE FAIT SANS AVOIR MIS EN PLACE PREALABLEMENT LES CONTREPARTIES EN TERME DE SECURITE PROFESSIONNELLE :

Le gouvernement attend la fin de l'actuelle convention UNEDIC pour mettre en place

  • le financement d'un aide réelle à la recherche d’emploi,
  • l' accès à des formations continues de longue durée nécessaires notamment pour le secteur informatique en continuelle mutation ou pour les salariés âgés qui voient leur environnement professionnel évoluer à grande vitesse,
  • l'augmentation du budget des allocations de chômage : on n'entend plus parler des MALUS pour les entreprises abusant de la précarité et pour cause toutes utiliseront ce droit à précariser sans limites ....
  • il y a de fait une question sans réponse à ce jour : le financement de l'UNEDIC, même abondé par les retraités, ne pourra pas forcément croître à hauteur des besoins des milliers de salariés en fin de projet auxquels il faut ajouter, promesses macroniennes oblige, la prise en charge des indépendants, des petits patrons .... et des démissionnaires.

En réalité nous sommes « EN MARCHE » vers le passé et c’est un multiséculaire « contrat de louage d’ouvrage » du droit Civil où chacun était son auto-entrepreneur, ... que l’on déguise en « nouveauté » du droit du travail ... sans mettre en place ,"EN MEME TEMPS", parole macronienne s'il en est, flexibilité ET sécurité. 

QUELS SECTEURS SERONT TOUCHES ? Tous les secteurs où la charge de travail est variable que vous soyez surdiplômé ou pas .... ce qui va sans doute motiver nos jeunes pour de longues études ! 

  • Il faut s'attendre à de tels contrats dans le secteur informatique,
  • dans la recherche,
  •  mais aussi dans les métiers de l'entretien, de la sécurité, de la maintenance d'équipements collectifs  où un prestataire peut ne pas voir son contrat renouvelé,
  • ou encore dans les métiers de l’aide à la personne .

LE CONTRAT DE PROJET FAIT DONC PESER LE RISQUE ENTREPRENEURIAL non plus sur l’employeur mais sur le salarié ce qui supprime la spécificité du statut salarial sauf en ce qui concerne la subordination qui continue à vous être imposée.

On objectera que ce système existe dans d’autres pays OUI MAIS dans les pays du NORD DE L’EUROPE, l’élément « sécurité » de la flexisécurité a été mis en place AVANT la dérégulation du marché du travail. Les chômeurs du Nord de l’Europe ont accès à des reconversions professionnelles totales pouvant durer plusieurs années pendant lesquelles ils ont une allocation chômage qui les met à l’abri du déclassement.

Des budgets importants à hauteur de cet enjeu ont été dégagés car dans l’entreprise la grille des salaires est limitée de 1 à 20 libérant du coup de l’argent pour la formation pas en France !. Le gouvernement MACRON préfère ne pas pointer les salaires stratosphériques de certains chefs d’entreprises et alléger leur ISF ....

L’Europe n’a JAMAIS demandé une telle "transformation", et de nombreux entrepreneurs non plus.

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex:52007DC0359

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/20/la-france-indemnise-t-elle-mieux-les-chomeurs-que-ses-voisins_4850681_4355770.html

Avons-nous voté pour cette dérégulation ? NON ! nous avons voté pour faire barrage au front national que les gouvernements de droite et de gauche ont laisser prospérer dans leur seul intérêt.

Enfin il faut attirer l'attention sur les risques accrus de discrimination que fait peser ce "contrat de projet" notamment sur les femmes.

La maternité va devenir un risque de perte d'emploi : il est très simple en effet dès les signes avant coureurs d'une naissance de prétendre que le projet pour lequel vous avez été embauchée se termine. C'est d'autant plus simple que le contrat de travail ECRIT n'est toujours pas d'actualité en France alors qu'il est OBLIGATOIRE dans de nombreux autres pays européens : Ne pouvant prouver formellement pour quel projet vous avez été recrutée, vous ne pouvez pas prouver non plus que l'arrêt de votre contrat ne correspond pas à l'arrêt du projet pour lequel vous étiez embauchée.

Jeunes femmes de France apprêtez vous à vivre à l'allemande KINDER KUCHE et bientôt KIRCHE "c'est dans l'air" .... parce qu'à partir du moment où l'on refuse la baisse collective du temps de travail et qu'il n'y a pas une masse suffisante de travail on renvoie les femmes à la maison ....

C'est ce que j'ai personnellement constaté lors de la crise économique de 2007-2008 quand tout à coup des centaines de jeunes femmes ont frénétiquement consulté la page du site "info-prud'hommes" que je gérais consacrée au retour du congé parental ....

Elles s'étaient soudainement retrouvées avec un lieu de travail ou des horaires ciblés pour ne pas leur permettre de faire face à leurs nouvelles obligations familiales .... CQFD.



51 réactions


  • bob14 bob14 1er septembre 09:44

    La nouvelle loi travail est un permis de licenciement...Les travailleurs en prennent encore plein la gueule pour le plus grand plaisir des patrons !


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 19:49

       dialogue de sourds !

       Le gouverne-ment procédurièrement légitimationné par une minorité de veautants prétend faire acte de ’courage’ et de ’détermination’ en bourrant le crâne de la majorité absolue de récalcitrants, non-votants, et non-cautionneurs, par plus de ’pédagogie’ pour imposer toujours plus fort et plus loin ses poncifs qui n’ont encore fait la preuve que de leur inefficacité et même de leur nuisance :
       Son bilan = toujours plus de dette, toujours plus de déficit, toujours plus de chômage, toujours plus de déclin économique, toujours plus précarisations, toujours plus d’exclusions injustifiables !
       
       Or, la majorité des Français, qui sont soit déjà mis à l’écart, soit déjà conscients d’être menacés et voués à une mise à l’écart prochaine, est, elle, bien plus fondamentalement déterminée, et courageuse ( Qui prend vraiment des risques, si ce n’est celles et ceux qui ont effectivement des chances de perdre leur emploi, et même jusqu’à la quasi-totalité leurs ressources vitales ? 
       Qui peut être plus déterminé que celles et ceux qui défendent non pas des poncifs et des spéculations dogmatiques, cauteleuses ou carrément farfelues, mais plutôt, directement leurs ressources vitales ?!).
       Il ne manque à notre majorité absolue invisibilisée par une captation médiatique totalitaire, que l’audace des Lumières ( et non pas celle des précédents, ’qui osent tout !’ - mais celle du ’sapere aude’ : ose te servir de ton propre entendement !’ ).
       C’est la majorité absolue qui a le devoir impératif de faire plus de pédagogie à nos faux-démocrates !
       ( Quiconque dénie à la majorité absolue de vouloir réellement un pouvoir du peuple, par le peuple, et pour le peuple, n’est pas digne de confiance : ’le travail malhonnête ôte toute dignité’ !
       poings sur lazy : le travail de sape du sens des mots, et un travail de mensonge, et le travail de mensonge est un travail malhonnête : CQFD ! )


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 19:57

       Pour faire le lien avec la choucroute, tentons de citer cette phrase :

      "Pour le MUNCI, le simple fait de remettre à l’ordre du jour le Contrat de Projet, qui a pourtant été débattu et rejeté à de maintes reprises par les partenaires sociaux et les Gouvernements précédents au cours des douze dernières années, est synonyme SOIT DE PROVOCATION SOIT D’INCOMPÉTENCE NOTOIRE de la part de notre nouveau Premier Ministre !
      Le Gouvernement avance En Marche… ARRIÈRE !

      Il ne fait aucun doute que certains membres influents du Syntec Numérique sont derrière cette idée via le MEDEF (dont il faut rappeler que la Fédération Syntec est l’un des principaux membres actifs) et ce, même si le syndicat patronal n’est pas “officiellement” demandeur…
      "

      tirée d’une page du site du MUNCI ... : https://munci.org/


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 20:44

       
      poings sur lazy :

      ’Notre Gouvernement va-t-il céder à la pression du patronat ? [...] Et maintenant le contrat « flexible » (leparisien.fr, Catherine Gasté, 04.04.2015) qui alerte l’opinion sur le retour possible de ce “contrat de mission/projet” déguisé. En un mot, ledit contrat serait à l’informatique et aux services ce que le contrat de chantier est au bâtiment.
      Pour les salariés des SSII, dont 93% travaillent en CDI, cette mesure serait une grave remise en cause du système de mutualisation des risques appelé « intercontrat » ou « intermission ». Ce dernier assure au collaborateur la continuité du contrat de travail et le versement du salaire entre deux missions, cette période étant souvent mise à profit pour se former. 
      [comprendre s’auto-former ! ;)) ]
      Faire coïncider le contrat de travail avec le contrat commercial favoriserait indéniablement la précarité dans notre branche et nos métiers
      .

      [...]Le contrat de chantier se superpose abusivement à l’activité des professionnels autonomes et plus particulièrement des travailleurs en portage salarial.
      [...]
      Si les freelances, quelque soit leur statut, assument une certaine “flexibilité”, cette dernière est compensée par des revenus, en périodes d’activité, plus élevés que ceux des salariés et par une maîtrise d’œuvre autonome sur les projets des clients.
      Cela étant posé, deux questions demeurent :

      • Pourquoi imposer cette “flexibilité” comme choix de carrière à nos ingénieurs et techniciens qui, dans leur très grande majorité, ne veulent pas devenir des “intermittents de l’informatique” ?
      • Pourquoi étendre au salariat la flexibilité déjà offerte aux entreprises par le recours aux professionnels autonomes ?
        Un élément de réponse est peut-être à envisager. En effet, si cette mesure venait à passer, les entreprises se tourneraient plus facilement vers un contrat de mission, forcément moins cher et sans partage des risques (*), plutôt que vers un professionnel autonome… ou même une SSII ! ’

      risques (*) ... de perte de ressources vitales, de déclassification, de déconnexion avec bien plus que cette tarte à la crème de ’formation’ : le non accès à la pratique du métier et de ses évolutions ! ...


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 20:49

       Quelqu’un est-il d’accord pour que nous allions alors, logiquement vers aussi une généralisation des intermittents de la fonction publique ?
       Ce serait pour le coup cohérent ... et la réaction deviendrait pour le coup partagée sur une assise beaucoup plus large et lisible, et enfin plus démocratique ! ...


  • leypanou 1er septembre 09:46

    La réforme du contra de travail fait l’affaire des SSII aux détriments des salariés.

    Ce que devrait exiger les salariés des SSII qui probablement seront des autoentrepreneurs forcés c’est exiger de toucher toute la facturation moins 10% maximum : en effet, beaucoup de sociétés de service ne servent que de nom, n’apportant rien du tout au salarié, à part d’être référencées chez le client final. On a même vu plusieurs niveaux d’intermédiaire, qui réduit la part au salarié d’autant, alors que c’est lui qui fait le travail et apporte la compétence.

    Mais c’est la destruction du système de salarié qui est en train de se mettre en place avec la précarité de l’indépendance mais sans l’avantage qui va avec.

    CDI de projet ou de chantier, c’est l’escroquerie sémantique de ses promoteurs.


    • leypanou 1er septembre 09:47

      @leypanou
      contrat bien sûr au lieu de contra.


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 21:07

      @leypanou
       Très juste !
       Et je confirme et renforce votre témoignage :
      "On a même vu plusieurs niveaux d’intermédiaires, qui réduit la part au salarié d’autant, alors que c’est lui qui fait le travail et apporte la compétence."

       D’ailleurs, les soit-disant ’employeurs’ qui tiennent tant à être assistés par un ’travail’ de sape de l’Etat pour disposer encore davantage de facilités pour flexibiliser leurs subordonnés ne font que prouver leur incompétence ! : ils disposent déjà de tout un arsenal d’abus légaux pour pousser dehors qui ils veulent et quand ils veulent. Et les prud’hommes n’y peuvent pas grand chose . S’ils ne savent pas s’en servir, quelle autre compétence leur reste-t-il ?
       Sincèrement je ne vois pas !


    • Le421 Le421 1er septembre 21:20

      @gogoRat
      Destruction de la Sécurité Sociale et du système de retraite de façon insidieuse et cachée.
      La haute société ne supporte plus ces « freins » et la partie est en train d’être gagnée.


  • Yvance77 Yvance77 1er septembre 09:48
    Zou, encore un petit effort et la douce loi Le Chapelier, on le retrouvera. Sacré libéraux, ils ont fini par la créer la machine à remonter le temps. Putain, si avec cela il n’y a pas une révolution qui se prépare, c’est à n’y rien comprendre. Nous prendre autant pour des cons, en nous annonçant la bouche en forme de cul serré que c’est une formidable avancée que de revenir sur tous les combats de nos aïeux, faut le faire. 

    Et tous ces porteurs de cartes de presse qui ne mouftent pas.

    Depuis les années 70, le patronat n’a eu de cesse de demander des coups de rabots à ce que nous pensions être nos droits, mission réussi, le servage à nouveau institutionnel quel bonheur. Et tout cela obtenu par 16 % de petits connards qui ont voté Jupiter 1er qui n’est en rien légitime au poste, dans ce qui est aujourd’hui une « dictature soft ». 

    Et le bon peuple, plus préoccupé aux prochains marronniers : la rentrée, Lady D, Loana en string, les champignons... alors que c’est dans la rue qu’il faut descendre et de manière violenet car cela suffit de nous dire qu’elle n’est pas tolérable. Si elle l’est, car c’est l’unique et bonne réponse à toutes les violences que nous subissons depuis 40 ans désormais.

    Si j’avais pensé qu’une jour je verrais Sarkozy comme un gauchiste, car même lui n’est jamais allé aussi loin (bon sans doute que cela le titiller)


    PS : On annonce que Gattaz a été transporté d’urgence aux urgences. Il a fait une overdose de roteux.

    • Le421 Le421 1er septembre 21:17

      @Yvance77
      Je partage maintenant cet espoir.
      De voir le système péter de façon violente avant que je crève.
      Les milliers d’euros dépensés en bombes lacrymogènes, il paraît que Hollande avait tout cramé !!
      Chouette.
      Je me lance dans la fabrique de mouchoirs...  smiley

      Ôh retraite chérie, comme je t’aime !!


  • carnac carnac 1er septembre 09:59

    Oui vous avez raison les ordonnances c’est un droit de licencier et même plus que cela puisque la rupture conventionnelle DEVIENT COLLECTIVE en cas de difficultés économiques ..... alors qu’elle était INTERDITE dans cette situation puisque les salariés qui font l’objet d’un licenciement ont un accompagnement spécifique de POLE EMPLOI ! que devient cet accompagnement avec la rupture conventionnelle .... SILENCE RADIO du gouvernement.


    On a là encore un des exemples de la primauté de la flexibilité sur la sécurité contrairement à ce qui se passe dans les pays du Nord de l’Europe : en effet dans ces pays après un licenciement vous avez trois mois pour trouver un nouvel emploi et si vous ne trouvez pas ce qui convient, vous avez un bilan de compétences qui ouvre droit à une formation laquelle peut durer plusieurs années pendant lesquelles vous êtes payé pour une reconversion totale , vous permettant de vous repositionner sur le marché du travail et là après formation on vous propose trois postes dont vous choisissez l’un . Vous pouvez démissionner ultérieurement de ce poste si vous avez trouvé un poste vous convenant mieux ....

    En France pour l’instant rien n’a été fait 

    • pour la formation continue .... on ne sait pas où l’on va ... 
    • les indemnités de chômage vont être réduites car les retraités ne pourrons pas financer de bonnes indemnités pour tous ces contrats précaires, PLUS la prise en charge des indépendants , des petits patrons et des démissionnaires .....
    • c’est la raison pour laquelle La démission en France est interdite pour les CDD , missions d’intérim et SAUF pression sur l’exécutif pour le nouveau contrat de projet .... 
    • DONC en contrat de projet VOUS ETES EN ETAT DE SUBORDINATION sans pouvoir CHOISIR votre vie professionnelle.

    • gogoRat gogoRat 1er septembre 21:26

      @carnac

       plutôt d’accord avec cette intervention, sauf un bémol concernant la classique tarte à la crême de la prétendue ’formation continue’ :
       cette perspective est trompeuse comme une fausse bonne idée.
       Qui décide de la ou des ’formations’ (formatages !) souhaitables pour notre pays ? démocratiquement ?

       Les prétendus ’employeurs’ ont-ils une quelconque légitimité, démocratiquement établie ?, pour exiger du contribuable qu’il finance des ’formations’ pour, au hasard, une maïtrise du dernier mode d’emploi de la version 3.x d’un logiciel de Micromou, ou pour arrer, à la veille de l’an 2000 les forbation à Java au profit de ’formations’ àau COBOL ! ? ...
       
       Sans compter qu’il est loin d’être prouvé que le problème de perte de ressources vitales (qui est la vraie préoccupation d’une majorité absolue des Français) soit dû à un manque de compétences des Français ! ...
       


    • gogoRat gogoRat 2 septembre 13:58

      autre cas de figure :
       puisque le ’travail du sexe’ est maintenant officialisé (cf ’Les travailleurs du sexe vont pouvoir bénéficier d’une mutuelle’ ) l’Etat et ses contribuables devraient alors garantir des ’formations’ à ces travailleurs ! ... ( formation initiale ? + formation continue ? ... avec formateurs de formateurs pour ces formations ? )

       C’est votre conception d’une démocratie ?
      ( Qui décide ? en fonction de quels critères ? en s’appuyant sur quels principes de légitimation ? des ’formations’ qui devraient être garanties ou aidées par la République ? )


    • carnac carnac 2 septembre 16:25

      @gogoRat

      dans cet aparté concernant la « tarte à la crème de la formation continue » .... tout dépend en effet ce que l’on met dans la formation continue . 

      POUR PRENDRE AU SERIEUX VOTRE REFLEXION : Je constate qu’iil y a des hommes et des femmes « de compagnie » que le mal être d’ un nombre croissant de leurs concitoyens et concitoyennes amène dans leurs bras .... entre autre :
      • parce que les conditions de vie au travail se dégradent tellement qu’il devient difficile de fonder un foyer stable : citons les clauses de mobilité , les baisses de pouvoir d’achat imposées , les changement d’horaires de travail etc .... qui perturbent la vie familiale 
      • si bien que nombre d’hommes et femmes de plus en plus jeunes sont gravement esseulés,
      • et quand ils ont eu le temps d’espérer fonder un foyer stable et divorcent avec des enfants, le foyer monoparental devient la plus sûre garantie pour le patronat de les contraindre à faire les sacrifices imposés pour l’éducation de leurs enfants. C’est tout bénef !
      Je ne m’étonne donc nullement de voir le travail du sexe reconnu et je trouve une rationalité cynique dans cette reconnaissance de la part du gouvernement MACRON qui prouve ainsi que c’est en connaissance de cause et jusqu’à ce détail qu’il aggrave la situation des actifs .

      Dans ce monde contre lequel je lutte comme beaucoup, comme vous pouvez le constater , je pense que ces hommes et ces femmes évitent bien des drames : agressions , suicides etc ...

      Constatant par ailleurs que la reconversion principale de ces « hommes et femmes de compagnie » se trouve être « l’aide à la personne » (LE SAVIEZ-VOUS ? ancienne syndicaliste je l’ai appris) parce qu’ils et elles ont développé 
      • des capacités hors normes d’empathie vis à vis du handicap, 
      • vis à vis des fins de vie toute en laideurs et douleurs .... 
      OUI FIGUREZ-VOUS je suis prête à leur donner une formation continue pour la préservation de leur santé comme le prévoit la constitution et une formation de très longue durée si ils ou si elles veulent faire le choix économique d’un autre métier que ce métier « d’hommes et femmes de compagnie » 

      Voilà ce que je peux dire pour prendre au sérieux votre remarque, comment dirai-je, peut être provocatrice

    • gogoRat gogoRat 2 septembre 20:44

      @carnac
       C’est donc vous-même qui allez les former ! (cf je suis prête à leur donner une formation continue ...’)
       
       Si je continue la provocation, c’est que je tiens à m’inscrire en faux contre une acception de la démocratie dans laquelle on laisserait aux uns la prétention d’orienter les formations/formatages, et même de ’donner’ des leçons à tous, tandis que les autres (majorité de sans-dents, de ’rien’ ? ...) n’auraient qu’à espérer pouvoir veauter de temps en temps pour tenter de basculer d’un aiguillage à l’autre !
       
       En aristocratie, une présumée élite a la prétention de savoir faire le bien des gens malgré eux, tandis qu’en démocratie c’est plutôt une volonté générale émanant d’une diversité libérée qui est recherchée et prudemment évaluée, non pas pour pour l’orienter, mais pour s’y conformer (selon la formulation de JJ Rousseau : ’... chacun s’unissant à tous’ ).

       Le philosophe et logicien Bertrand Russell, dans un « éloge de l’otium » sérieusement mûri n’a-t-il pas précisé le surcroît d’originalité et de meilleure motivation qui peut être espéré d’une plus grande liberté dans l’orientation des efforts de chacun ? Sinon comment se figurer que quelques individus puissent superviser les fruits de la diversité ? ( Les statisticiens penseront au théorème du jury de Condorcet ... )


    • carnac carnac 2 septembre 21:27

      @gogoRat je précise ....

      prête à participer par mes impôts à la formation continue de ces personnes et là nous allons être d’accord l’organisation actuelle de la formation continue est insatisfaisante

  • Clocel Clocel 1er septembre 10:00

    Plutôt que de négocier continuellement avec le diable, qui est la preuve même de notre aliénation et de notre consentement à l’assujettissement, on pourrait peut-être aussi réfléchir à des conditions de vie qui nous libérerait du tripalium et de ses chantres, la connaissance moderne nous permettrait ça assez facilement, il suffit juste de s’en emparer et sortir des boues du 19 ème siècle et de son paradigme mortifère.

    Enfin, moi je dis ça, je dis rien...


    • Anatine 1er septembre 14:53

      @Clocel

      Je partage ce point de vue... Nous allons vers une économie de l’usage, à la demande, en mode coopératif de la conception à la consommation au recyclage, sans entreprise. On retrouve ces constats dans les divers rapports (- rapport au premier ministre - http://www.lpa.fr/wp-content/uploads/2016/02/Rapport-Pascal-Terrasse-conomie-collaborative2016.pdf, - Sénat -https://www.senat.fr/rap/r16-481/r16-4811.pdf, - Inspection des affaires sociales - http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2015-121R.pdf, etc. ) sur l’économie collaborative et son impact économique, fiscal et social. Le député Terrasse n’a pas manque de noter que certains ont déjà dans l’idée de se passer de l’entreprise...... autrement que sous sa forme coopérative avec le « coopérativisme de plateformes » voir Trebor Scholz, « Platform Cooperativism vs. the Sharing Economy”, décembre 2014. https://medium.com/@trebors/platform-cooperativism-vs-the-sharing-economy-2ea737f1b5ad. La convergence entre technologies et ce type de modèle peut donner naissance à un transformation virale... un pointe de ’libre’ et le coup partira... même si on ne sait pas encore d’où.... Dans le milieu des années 90, les plus grandes entreprises ont tremblé avec l’émergence du WWW. Cette fois, elles anticipent avec l’handicap de devoir prolonger leur propre modèle sur un marché qui au final n’aura plus besoin d’elles... et surtout ne pas laisser à certains la possibilité de confisquer à la GAFA ce qui va émerger... Evidemment, il faudra 15 ans...


    • carnac carnac 1er septembre 15:31

      @Anatine

      Mais comment assure-t-on un minimum de protection des citoyens devenus auto entrepreneurs dans un tel cadre ?
      Car enfin la production réelle , la richesse réelle ne se fait pas qu’en télétravail dans votre cuisine ou sur une plateforme collaborative , il faut bien des lieux d’où sortent les fameux produits que l’on peut se procurer à l’infini sur les plateformes ...
      Si vous prenez blablacar ... il faut bien des voitures à la base pour co-voiturer ....
      Si vous prenez RBnb il faut bien que quelqu’un ait construit le logement , que vous vous êtes approprié via des voies classiques financières obtenues par ..... votre travail où un héritage du travail de votre famille .... que vous le valorisiez ensuite peut être même au delà du raisonnable au point de vous faire héberger par un ami pendant que des touristes s’installent chez vous .... 

    • Anatine 1er septembre 17:59

      @carnac Non, co-entrepreneurs (pas auto-entrepreneurs...). Production et finance entrent ds la sphere collaborative. il existe des modeles de business collaboratifs pour vendre les biens.


    • Anatine 2 septembre 07:48

      @carnac

      Le danger provient plus a mon sens de toutes les formes d’entraves a la liberte d’entreprendre par l’imposition de normes et reglementations imposant une subordination et un controle par une poignee d’entreprises... Sous l’entrave de la logique europeenne... Sans flexibilite dans ce domaine pas de sécurité. C’est pourquoi j’ai fait le lien avec l’économie collaborative. s’il y a une revolution a faire c’est de se reapproprier la dimension economique pour l’integrer dans la sphere sociale en particulier. Il n’y a rien a attendre de l’entreprise dans sa forme actuelle. Parce que la logique des entreprises est d’acheter les marches (concentrer). Vous croyez que les entreprises doivent etre a cette meme echelle pour produire. Il n’en n’est rien. ce n’est pas une question de possible mais de choix et concretement de possibilite de choisir.

      Merci pour votre travail.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er septembre 12:28

    La question est plus que grave, arrêtez de vous concentrer sur les détails. La question n’est pas seulement le chômage, l’emploi et les salaires... Il s’agit de savoir pourquoi et pour qui travaillent les gens !


    J’ai donné quelques explication dans mon article que la rédaction d’Agoravox ne veut pas valider.

    «  »MACRON SE DÉVOILE, LE PEUPLE FRANÇAIS S’INTERROGE«  »


    • carnac carnac 1er septembre 12:42

      @Mohammed MADJOUR

      Mon propos est d’INFORMER PAR UNE SUITE D’ARTICLES SUR CES DETAILS contenus dans les ordonnances MACRON  QUI NE SONT PAS, des détails, PUISQU’ILS CONCERNENT NOS VIES DE TOUS LES JOURS ET FORMENT UN TABLEAU de bien mauvaise augure et c’est pourquoi je suis partiellement en accord avec votre observation ....

      PATIENCE d’autres articles suivent celui-ci


    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er septembre 13:04

      @carnac

      En comprenant qu’aujourd’hui, il convient d’arrêter la pédagogie et initier le changement, vous serez d’accord non pas « partiellement » mais totalement avec mes propos.

    • carnac carnac 1er septembre 13:26

      @Mohammed MADJOUR

      On ne peut AGIR POUR LE CHANGEMENT sans EXPLIQUER c’est nécéssaire pour avoir le soutien des citoyens dans l’action , quelque soit le type d’action d’ailleurs.

    • gogoRat gogoRat 1er septembre 21:39

      @carnac
       Le Changement serait-il une valeur en soi ?

       Quand des ’marchands de viande’ font changer autoritairement, péremptoirement, une filière de ’formation’ à Java pour une filière de ’formation’ au Cobol (à la veille du ’bug de l’an 2000),ils ont beau déployer tout la ’pédagogie’ et ’expliquer’ tout ce qu’ils croient ou font semblant de croire,
      les citoyens qui, contrairement à eux sont ’dans l’action’ ne se laissent pas aller à leur accorder un quelconque soutien, ni une quelconque estime, et encore moins une quelconque con-fiance !


    • carnac carnac 2 septembre 09:43

      @gogoRat


      Le changement pour le changement n’est évidemment pas une valeur en soi .... surtout quand on inverse le sens des réformes et que l’on flexibilise AVANT de sécuriser si bien que l’assemblée va voter sur une seule partie du terme de l’équation .... 

      pour moi cette inversion entre les termes sécurité et flexibilité est une raison de plus pour être rétive, non pas par principe au changement ,mais en raison du défaut démocratique interne de ce projet.

      DE PLUS ce projet n’est pas non plus innovateur comme le soulignent des contributeurs , il ne s’attaque ni à l’absence concrète d’information des salariés puisque le contrat de travail n’est pas écrit donc vous ne savez pas quels engagements réels prend votre employeur vis à vis de vous, ni aux situations limites du salariat, le cas des DELIVEROO par exemple , il ne favorise pas comme en Allemagne une co-participation des salariés aux décisions de l’entreprise.

      Il creuse au contraire le déni de démocratie au sein de l’entreprise par la possibilité pour un « vorace » suivant le tître d’un autre article en ligne actuellement sur AGORAVOX d’organiser un référendum comminatoire .


      Consommatrice socialement responsable je fais avec mes petits moyens : regardez mon commentaire sur google maps sur un magasin leader price qu’un modérateur a gentiment relayé et qui perdure depuis plusieurs semaines .... 

      c’est un test en live d’une action insoumise que je tente ... on peut tous faire de même. 

      Les DELIVEROO envisage de créer une coopérative pour contrer cette enseigne ... je vais voir comment les aider - peut être un financement par LILO ? ou une autre plateforme ?


    • gogoRat gogoRat 2 septembre 21:43

      @carnac

       Sur le coup je n’ai pas immédiatement identifié en quoi mon instinct a pressenti un piège dans les mots ’on flexibilise AVANT de sécuriser’ ... même si a priori le piège relèverait plutôt d’une fausse bonne idée que d’un calcul prémédité.
       Mais je vais tenter de schématiser :
       Cette expression sous-entend que ’on flexibilise’ pourrait être bon pour peu que l’on sécurise ... et tout le monde a en tête le mot de ’flexisécurité’ dont ’on’ nous a largement fait la propagande jusqu’ici.
       L’avantage sur ce mot de ’flexisécurité’ de cette formulation avec un ’On’ , eh bien, c’est qu’elle fait justement apparaître ce ’on’ caché que d’autres ’on’ auraient pu oublier de suspecter.
       Encore une fois : QUI sera ce ’On’ qui va flexibiliser et/ou sécuriser ? démocratiquement ??!

       Ensuite, alerté, l’esprit se réveille, et se demande jusqu’à quel point il pourrait être bon de flexibiliser ... mais aussi, on osera se demander s’il est aussi bon que cela en a l’air de vouloir sécuriser !

       Le modèle de vertu des ’on’ qui sont en position de flexibiliser ou de sécuriser autrui n’est-il pas censé être celui de ’savoir prendre des risques’ ?
       Comment pourrait-il être cohérent que ceux qui ont le mérite de savoir prendre des risques veuillent éviter à leurs disciples d’être confrontés à des risques ?
       Nous ne serions alors pas dans une société de frères égaux en dignité, mais plutôt divisés entre une caste capable de prendre des risques, et une autre caste devant être protégée des risques ?!

       Venons-en maintenant à la ’flexibilité’. Si cette ’flexibilité’ n’est pas réservée à la caste de ceux qui devraient être protégée des risques, est-ce que par hasard, la ’flexibilité’ des ’preneurs de risques’ serait exactement la même que celle de leurs ... employés ? administrés ?

       Encore un fois, nous achoppons sur des acceptions différentes du concept de démocratie !


    • carnac carnac 2 septembre 21:54

      @gogoRat

      la flexisécurité à laquelle je fais référence est celle des pays du Nord de l’Europe où en effet un nouveau contrat social a été signé et fonctionne parce que toutes les parties concernées l’ont élaboré. 


    • gogoRat gogoRat 3 septembre 10:27

      @carnac

       Bien vu
      (cf cet article : http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/02/1596628-flexisecurite-l-exemple-des-pays-de-l-europe-du-nord.html&nbsp ; ... et les bémols qu’il évoque )

       Il serait donc souhaitable que les Français co-élaborent un nouveau contrat social !

       Reste que les générations héritières des 2 ’guerres mondiales’ savent que les victimes d’un ’boucher de Verdun’ n’étaient pas des pleutres (qu’ils aient été ou pas engagés volontaires pour être salariés par la Grande Muette) : la grande majorité des survivants n’avaient pas demandé ’plus de sécurité’ et ont pu déplorer moins le risque du combat qu’un manque de justice et de droit à partager les prises de décision réservées à des commanditaires de la mort (qui, eux -comme c’est drôle - ont plus souvent survécu que les poilus à leurs propres prises de décisions militaro-politiques)
       
       L’élaboration d’un nouveau contrat social devrait donc tenir compte des avancées indutes par cette dure période comme l’analyse de la valeur (cf https://www.mcgill.ca/ve/fr/history) . A savoir : l’élaboration d’une nouvelle réponse à un problème ne doit pas partir, a priori, d’une solution toute faite, comme la flexisécurité.
       Cela laissera le champ à une possible prise de recul permettant de détecter et accepter les perspectives nouvelles ouvertes par un monde en évolution ...


  • GAZAOUI 1er septembre 15:41

    L’article est d’une clarté impitoyable.
    Merci pour ce travail d’explication. C’est très instructif et ça donne envie de se battre


    • carnac carnac 1er septembre 15:48

      @GAZAOUI

      de prochains articles éclaireront d’autres pans cachés des ordonnances MACRON . Merci de vos encouragement pour mon travail

  • JL JL 1er septembre 15:58

    Bonjour Carnac,

     
     bravo pour cet excellent travail d’explication, si nécessaire.

  • Le421 Le421 1er septembre 21:14

    Super.
    Moi, je me pose une question.
    Quelle avenir, quel projet, quelle prévision pourra faire une personne travaillant sur un siège éjectable avec juste un petit bouton à presser, sans verrou, sans sécurité ?
    Le jour où il file voir le banquier pour avoir un prêt...

    Mais bon.
    Les jeunes, j’en connais pas mal, sont contents avec Macron.
    Quelque part, je me dis que ça va leur faire la bite !!


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 21:45

      @Le421
       La question suivante relèverait-elle d’un télé-diagnostic de ’jalousie’ ? :

       Qui est ’sur un siège éjectable avec juste un petit bouton à presser, sans verrou, sans sécurité ?’
       Qui ne l’est pas ?

       Le fait avéré que certains y soit et pas d’autre est-il un facteur de solidarité en France ?
       est-il compatible avec notre devise proclamée de : ’liberté, égalite (en dignité, donc en droit), fraternité ?


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 22:55

      à la réflexion, je me dois de surajouter encore cette remarque, pour anticiper la trop classique et fumeuse répartie qui voudrait que l’on prétende vouloir faire évoluer les améliorations ’par le haut’ plutôt que ’par le bas’.
       En fait, je n’ai encore jamais vu ceux qui affichent cette réaction être d’accord avec l’idée d’une immunité contre le chômage étendue à tous les Français, et pas davantage avec l’idée d’un Revenu Minimal (donc sans contrepartie) d’Existence !
       Est-ce cohérent ?


  • petit gibus 1er septembre 21:18
    Et oui
    les Français incultes en matière d’économie
    n’ont toujours pas compris que........
    pour combattre efficacement le chômage

    Il faut et il suffit

    réduire le code du travail 
    à une peau de chagrin

    ce qui favorisera une embauche temporaire massive
    à un taux horaire fixé par la main invisible
    mais oh combien efficace pour réguler le marché ! smiley

    Au lieu de stupidement réagir smiley
    Attendons sagement d’en faire le bilan 
    dans 1 ans smiley

    Les Français sont cons 
    faut longuement leurs expliquer et avec beaucoup de pédagogie
    le pourquoi du comment 



  • rocla+ rocla+ 1er septembre 21:23

    Si vous trouvez que le salariat est néfaste , sortez en .


    • gogoRat gogoRat 1er septembre 21:54

      @rocla+
       sage résolution !

       Mais il est à la fois encore plus sage, plus honnête, et plus pertinent de se contenter de refuser toute malhonnêteté pour se faire sortir rapidement contre son gré !
       ( ce qui permet, ensuite, d’avoir tout le loisir nécessaire pour constater les bilans de celles et ceux qui ont sorti leurs concurrents pour rester ’dans la place ’ , et n’assumer que les baisses temporaires et fugaces de pertes de vitesse de l’aggravation de la dette, du déficit, du chômage, de la santé économique, de la confiance sociale etc ...)

       à bon entendeurs, salut !

       


    • petit gibus 1er septembre 22:10


      Amis gros et petits patrons
      aux prochaines élections du MEDEF 
      votez pour rocla +

      Son prog
      A mort le salariat
      Vive le patronat smiley

    • JL JL 2 septembre 09:36

      Outre l’esclavage, l’alternative au salariat le contrat.

       
       Car sans les travailleurs (employés, salariés ou esclaves) rien de ce qui nécessite un travail de collaboration et d’envergure ne se fait. Internet n’existerait tout simplement pas.
       
       Les misérables tels rocla et ses co-trolls qui critiquent le salariat ne connaissent rien à rien. Les idées présentées comme neuves par les libéraux tels Macron ne sont en fait que de vieilles solutions patronales qui reviennent comme la vérole, à la faveur de la dévastation qu’est la mondialisation libérale.
       
      Macron veut remplacer le code du travail par le code du capital : ’’La bataille autour du code du travail, ce n’est pas le vieux monde contre le nouveau monde ; c’est le conflit continu entre le capital et le travail. (...) ... à la question d’un téléspectateur « Y a-t-il des exemples de dérégulation du travail ayant permis de réduire le chômage et la précarité des salariés ? », le silence gêné des « experts » majoritairement libéraux sur le plateau en dit long … « – Non – Non, à ma connaissance » finiront-ils par lâcher....’’

  • rocla+ rocla+ 2 septembre 08:17

    Vous  comprenez à votre façon petit gibus  ...


    Sortez du salariat  et débrouillez vous . 

    • petit gibus 2 septembre 08:54
      @rocla+

      Jai été petit patron rocla 
      l’un a besoin de l’autre et vice versa

      la voie préconisée par les ultra libéraux
      dans une jungle économique
      ne produira jamais une société apaisée et équilibrée

      C’est pourtant ce que pense les primates qui croient
      au catéchisme des libéraux 



  • rocla+ rocla+ 2 septembre 08:58

    vous pensez ce que vous voulez , si vous avez envie de faire comme la meute 

    agoravoxienne  c’ est votre choix . 

    J’ ai travaillé plus de 30 ans , seul , à mon compte , j’ ai ni eu besoin de l’ un 
    ni de l’ autre . 

    La société sera apaisée quand les gens ne jalouseront plus les autres ...

    • JL JL 2 septembre 09:42

      @rocla+

       
       il est possible de travailler tout seul pour faire du pain, en effet.
       
       Essayez donc de construire un immeuble tout seul. De fabriquer un avion de ligne ! D’explorer l’espace ! de faire marcher un hôpital tout seul avec vos petits bras ! 
       
       Vous n’êtes qu’un idiot rabâcheur. Continuez à faire du pain et ne venez pas jouer dans une cour où vous ne connaissez rien à rien.

  • rocla+ rocla+ 2 septembre 15:53

    Vous connaissez tout  Jean-Lucien  , il y a des maçons construisant seuls une maison . 


    Mon cher con d’ imbécile  , sachez que tout seul  je ne pourrais jamais construire
    la Tour Eiffel  , imbécie divaguant , mais quand je dis que l’ on peut sortir du salariat 
    on le peut . Il y a des centaines de milliers de gens travaillant tout seul . 



    Il y a que les mal comprenants  comme  Jean-Lucien qui pensent que dans leur cour 
    bac à sable  il y ait une prédestination à la connerie forcée . 

    • carnac carnac 2 septembre 16:39

      @rocla+

      mon fils a construit seul sa maison sans être maçon MAIS 

      1/ il avait la santé pour le faire grace notamment au bon suivi des femmes et enfants dans les maternitéS puis grâce au bon suivi médical en france TRAVAIL COLLECTIF

      2/ il s’est procuré les connaissances auprès de « sachant » qui avaient été formés dans les écoles de la république , les bons gestes ne lui sont pas venus spontanément RE TRAVAIL COLLECTIF

      3/ concrètement il a utilisé des OUTILS lui permettant de soulever des charges lourdes ou de faire à l’inverse des travaux délicats issus du TRAVAIL COLLECTIF des communautés au travail dans les entreprises (concepteurs de produit, ouvriers et techniciens de réalisation, distributeurs commerciaux , modalités de mise à dispositions par les biens communs que sont les routes ou les réseaux sncf etc ...)

      On est tous dépendants les uns des autres que cela vous fasse plaisir ou pas 

      la symbiose de la communauté au travail est dans les entreprises un facteur de réussite comme l’Allemagne l’a amplement démontré

  • rocla+ rocla+ 2 septembre 21:13

    Rendez-vous compte s’ il y avait eu un tremblement de terre ce jour là ... smiley


  • carnac carnac 4 septembre 17:27

    Merci à tous de vos contributions

    La loi travail prévoit également une facilitation des licenciements et on « l’espère des embauches » . donc en réalité on aura une augmentation du turn over donc de la fluidité . Le gouvernement fait DONC LE PARI risqué DE LA RELANCE et escompte plus de recrutements que de licenciements . En cas d’erreur d’appréciation, la récession aura des effets plus dévastateurs que dans le passé . Vous trouverez sur France Culture une intervention de l’économiste COHEN commentant cette situation 

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