vendredi 15 avril 2011 - par M.Junior

Le recul du chômage sera lent et développera la précarité

En rapprochant la synthèse économique de l'OCDE avec les travaux du CNRS, les tendances 2011 s'annoncent difficiles pour les plus de 4 millions de personnes inscrites au Pôle emploi.

Pour l'OCDE : (Extrait)

Une reprise modérée est enclenchée, même si la grande récession va laisser des traces durables sur les finances publiques et l’emploi. Dans le contexte de turbulence sur certains marchés obligataires de la zone euro, les priorités doivent porter sur l’assainissement budgétaire, l’accroissement des taux d’emploi et la stimulation de l’offre productive.

De meilleures performances en termes d’emploi soulageraient grandement les finances publiques, renforceraient la cohésion sociale et le niveau de vie. L’effort doit être prolongé afin de surmonter les principales faiblesses sur le marché du travail : un haut niveau de fiscalité pesant sur le travail s’ajoutant à un salaire minimum élevé ; une forte segmentation des contrats de travail ; la faible qualité du dialogue social ; et des mesures actives en faveur de l’emploi qui pourraient être encore davantage développées.

La France doit rompre définitivement avec la dérive des comptes publics afin d’éviter que la stabilité macroéconomique ne soit menacée. La réforme des retraites 2010 atteste de la détermination des autorités dans ce domaine. Le rythme d’assainissement prévu par le gouvernement jusqu’en 2014 est approprié, mais les mesures permettant d’y parvenir doivent être rapidement précisées. A moyen terme, l’équilibre budgétaire devrait être visé.

 En mars 2010, 38% des chômeurs sans emploi l'étaient depuis plus d'un an ce qui augmente leur inemployabilité et place la France dans les pays au taux de chômage de longue durée les plus élevés.

 Le recours au chômage partiel ou technique qui a joué un rôle d'amortisseur pour 200 000 personnes en mars 2010 permet à Laurent Wauquiez et à Christine Lagarde de fanfaronner mais ne fait que prolonger artificiellement la durée de vie d'emplois non viables et lors de la reprise, il faudra qu'ils se mettent au travail pour mettre en place des mesures efficaces.

 Le dispositif "Zero charges" qui a été retiré fin juin avait permi un million d'embauches depuis 2008 pour des emplois smicards dans les TPE. Il aurait été préférable de continuer ce dispositif en le mettant uniquement au profit des chômeurs les plus éloignés de l'emploi.

 Pour les jeunes, la formation en alternance est l'une des mesures les plus efficaces surtout pour les populations les moins qualifiés mais comme vous le savez maintenant depuis 3 ans, le gouvernement français ne s'intéressera aux pauvres et aux démunis que lors des prochaines élections présidentielles en étant comme à son habitude aux limites du populisme et de la politique du mensonge. Demandez aux handicapés qui ont voté pour Sarkozy en pensant s'élever au dessus du seuil de pauvreté (910 euros par mois) ce qu'ils pensent aujourd'hui des restrictions budgétaires qui les touchent.

Pour le CNRS : Extrait

On sait qu’existe en France une sorte de partage entre les diverses formes particulières d'emploi, les unes et les autres ne paraissant pas « consacrées » aux mêmes usages, utilisées dans les mêmes secteurs, destinées aux mêmes postes de travail ou aux mêmes catégories de main-d'oeuvre11. Ainsi l’intérimaire type est un jeune homme ouvrier sans qualification, utilisé par quelques branches industrielles, l’automobile, le Bâtiment, les industries agricoles et alimentaires (cf. ci-après). Les contrats à durée déterminée sont eux nettement plus orientés sur les femmes employées peu qualifiées, au sein des activités tertiaires, les services aux particuliers par exemple. Enfin le temps partiel est plus encore un emploi tertiaire et quasi exclusivement féminin. Cette sorte de division du travail entre formes particulières d'emploi est ancienne en France, elle perdure toujours même si quelques évolutions récentes peuvent atténuer le phénomène.

 Les raisons de la croissance apparemment irrésistible sur le long terme du poids des formes particulières d'emploi sont bien connues. Tout le monde s’accorde à juger qu’aujourd’hui, dans un contexte de compétition internationale très vive, la flexibilité de l’emploi est devenue incontournable. On admet aussi que ses conséquences peuvent être très destructrices de la protection de la main-d'oeuvre et cela est presqu’unanimement dénoncé. Alors pourquoi et comment développer la flexicurité tant prônée par les responsables européens et nationaux, c’est à dire comment concilier flexibilité et protection de la main-d'oeuvre ? Le développement des formes particulières d'emploi est-il capable d’assurer cette conciliation entre deux objectifs apparemment opposés, flexibilité et sécurité ? Ces questions en débat
depuis les années 1990 encadrent l’analyse des raisons de la croissance des formes particulières d'emploi.

 On entre dans une très longue période de forts excédents de main-d'oeuvre difficiles à résorber et de croissance du chômage.

 Les thèmes de la campagne électorale du président Sarkozy en 2007 sont révélateurs. La France serait une société figée dont il faudrait réformer les règles, en particulier, pour ce qui nous concerne ici, parce que les règles du marché du travail entravent l’initiative et jouent contre l’emploi.

Au bout du compte l’effet de ces politiques d’emplois a été de maintenir les protections des insiders et de favoriser la diffusion de nouvelles formes particulières d'emploi.

 En France en effet, non seulement le statut de l’intérim impose une parité de rémunération (à poste de travail équivalent) et la distribution aux intérimaires d’une prime spécifique dite de « précarité » équivalent à 10% de la rémunération (l’intérim suppose donc un surcoût).

 On peut donc croire que les entreprises de travail temporaire développeront tout leur savoir faire pour compenser l’atonie des marchés traditionnels en accentuant leur pression sur les nouveaux marchés où elles restent encore peu présentes. Même si le taux de pénétration de l’intérim sur les secteurs utilisateurs traditionnels stagne, la diffusion sur de nouveaux marchés ne peut à terme qu’alimenter la croissance de l’intérim.

 Etre intérimaire : un choix de vie ?

 Lorsque la parité n’est pas respectée, l’employeur encourt des sanctions pénales (amendes et ou emprisonnement). La réalité n’est pas aussi idyllique. Non que la loi soit violée. Les pratiques illégales existent sans aucun doute, en particulier là où les syndicats sont absentset ne peuvent donc veiller au respect de la protection sociale des personnes sur formes particulières d'emploi. Ce peut être le cas principalement dans les petites entreprises. Mais la question essentielle est d’abord un effet de structure : la présence des formes particulières d'emploi est particulièrement importante là où les rémunérations sont les plus faibles et les conditions de travail et d’emploi les plus dures.

 Ils (les intérimaires) subissent des conditions de travail dégradées : des rythmes de travail sans doute moins intenses (en tout cas pour les personnes sur contrats à durée déterminée), mais des horaires beaucoup moins stables, plus imprévisibles d’une semaine à l’autre, beaucoup moins d’autonomie dans le travail et plus de contraintes de rythmes que les personnels permanents.



16 réactions


  • jpm jpm 15 avril 2011 09:20

    C´est bien la notion de travailleurs pauvres qui est en train de se mettre en place. Face a la penurie d´emploi et au durcissement des controles du Pole Emploi, les gens sont obliges d´accepter n´importe quelle offre, parfois tres loin de chez eux.

    Pour reequilibrer les choses, il faudrait assurer un veritable revenu de base a chaque individu, sans conditions et cumulable avec les autres revenus du travail. Ainsi les gens seraient libres d´accepter ou pas un travail... Du coup plus de travail force et une meilleure motivation pour ceux qui accepteraient des postes qui leur conviendrait. Les boulots ingrats pourraient toujours interesser les gens qui veulent un petit complement de salaire... mais ils ne seraient plus une obligation ni une punition pour le chomeur de longue duree.

    Pour ceux qui cela interesse, Je recommande la lecture de l´artice de Phillipe Sage sur le revenu citoyen de Villepin,

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dominique-de-villepin-heritier-de-92371

    ainsi que l´article de Jacques Marselle sur l´allocation universelle :

    http://www.libgauche.fr/allocation-universelle-voie-liberale-communisme-jacques-marseille/#more-116


  • foufouille foufouille 15 avril 2011 09:42

    "un haut niveau de fiscalité pesant sur le travail s’ajoutant à un salaire minimum élevé ; une forte segmentation des contrats de travail ; la faible qualité du dialogue social ; et des mesures actives en faveur de l’emploi qui pourraient être encore davantage développées."
    ils vont proposer quoi ?
    le smic a 500


  • Kalki Kalki 15 avril 2011 10:11
    « Le recul du chômage sera lent et développera la précarité »
    Inversion : le recul du travail sera lent, (lent pour l’humain qui compte les jours comme dans une guerre de cents ans, mais rapide systémique et exponentiel ... c’est a dire très rapide : plus rapide que la perception d’une génération ) et dévellopera la précarité à la meme vitesse « 

    D’une génération a l’autre : la vielle croit pour toujours qu’il y a du travail pour tout le monde qu’il y a des usines , des ouvriers, des artisans, des paysans : » la bonne vieille france " qui n’a jamais existé

    et l’autre vie dans des prisons immeuble, 8 millions de chomeur ,8 millions d’exclus et 8 millions de travailleur pauvre mutiplié par deux minimum pour compter leur familles

    ou va en prison, comme aux usa ... car un moment ou a un autre

    la situation n’est plus tenable pour personne

    IL SERAIT PLUS SIMPLE DE COMPTER CEUX QUI TRAVAILLE : meme là il faut retirer les fonctionnaire, les petits chefs, les commerciaux qui ne produisent aucune valeurs

    et on est pas dans la merde, on a de la merde dans les yeux


    • Kalki Kalki 15 avril 2011 10:14

      l’innovation et la créativité est la graine de valeur

      celle ci , n’est pas compatible avec l’idéologie du travail de l’ère industrielle : et ces institutions de domestication scolaire, de gardien de berger justicier des plus riches


    • Kalki Kalki 15 avril 2011 10:22

      A un moment : il faut des consommateurs pour consommer

      il faut du revenu chez le consommateur pour avoir un écosysteme economique, et des emplois : d’un bout a l’autre

      A un moment il faut partager,

      Le revenu de vie existe déjà : ceux qui ont des capitaux, n’ont plus besoin de travail, sur plusieurs générations ils n’ont pas eu nécessite d’etre compétent a part peur être dans la jetset, gérer ses réseaux d’amis : faire de l’esbroufe, du mensonge , de la comédie du spectacle

      http://www.youtube.com/watch?v=w3gQJMMlt_E

      Le revenu de vie existe déjà : vous avez 1 millions d’euro, vous gagnez 40 mille par ans ... comme ca , un salaire, comme ca pour rien ... c’est normal : sauf que ’est une pyramide de ponzi et que ca ne peut durer éternellement, mes petits enfants


  • patdu49 patdu49 15 avril 2011 10:47

    prennons un EXEMPLE :

    Paul, célibataire, sans enfant, 45 ans, travaille, en intérim, à 35 kms de son domicile avec voiture indispensable, il est locataire à 450€ par mois.

    - Cout déplacements, décote véhicule, entretien, réparations, contrôles techniques, carte grise, assurance, carburant, hors : péages, parking, PV, intérêts d’un eventuel crédit ) : 35 kms x 2 x 21 jours x 0,35€ = 514,50€.

    - Location logement : 450€.

    - Edf gdf, eau, assurance habitation : 100€.

    - Complémentaire santé 70€.

    - Taxe habitation, redevance TV : 40€.

    - Téléphonie/internet : 50€.

    - Repas sur place travail 5€ x 21 jours : 105€.

    - Courses alimentaires, boissons, hygiène corporelle et domestique : 250€.

    sous total : 1579,50€

    --------------------------------------------------------------------------------

    mais je n’ai pas compté :

    - renouvellement electroménagers/multimédias, outillage.

    - frais bancaires

    - forfaits médicaux non remboursés, parapharmacie

    - ameublement, entretien logement, déco, entretien jardin

    - tabac, journaux, timbres, papeterie

    - vacances, loisirs, vie sociale

    - épargne

    - impots sur le revenu

    - chaussures, sous-vêtements, prêt à porter, linge de maison.

    il y a un problême de cohérance avec le cout de la vie, à 1500€ NET pour une personne seule, ce n’est pas suffisant de mon point de vue. là, concrêtement, objectivement, ce n’est pas une vie ! et je n’ai mis aucune dépense démesurée, somptueuse, blingbling ..

    à vos commentaires.

    Rappel SMIC 2011 : 1073€ NET



    • patdu49 patdu49 15 avril 2011 10:52

      sondages :

      vos 5 + grosses dépenses mensuelles :
      http://www.pixule.com/sondage.swf?key=135181652502

      + grand sondage présidentielle 2012 jamais réalisé sur le web :
      http://www.pixule.com/sondage.swf?key=13442180759


    • jpm jpm 15 avril 2011 11:09

      Salut Pat, en l´absence de RU, je ne vois qu´une solution pour ton Paul, qu´il se trouve une compagne... si possible fortunee. Mais nous sommes daccord... 1500 euros par mois, ce n´est pas le Perou... mais quand meme, ca devrait permettre de vivre decemment. Je ne suis pas sur que mes deux parents a la retraite, touchent cela a deux... et pourtant ils s´en sortent.


    • patdu49 patdu49 15 avril 2011 11:29

      le + souvent, les retraités, soit quand ils sont toujours locataires, bénéficient de loyer, qui datent d’avant guerre ..

      soit en général ils sont + à être proprio, que la moyenne de la population, donc ils ont de ce coté là + de pouvoir d’achat.
      sans parler qu’ils ont pu hériter de leurs propres parents.

      et il n’ont pas de contraintes, d’obligations de recherche d’emploi, bref on leur casse pas les couilles, s’ils restent à la maison.

      maintenant je ne nie pas, evidemment, qu’il y a AUSSI des pauvres, parmis la population des retraités, mais en général moins que dans la population active.


    • jpm jpm 15 avril 2011 11:48

      Je crains malheureusement que la misere soit equitablement repartie entre les jeunes et les vieux. Bon pour mes parents... calculs refaits... ils sont effectivement au dessus de 1500 euros a deux, mais en dessous a titre individuel.

      Donc on en revient a ma proposition pour votre Paul, il faut qu´il se trouve vite un ou une partenaire smiley


  • Robert GIL ROBERT GIL 15 avril 2011 11:24

    Pour créer de l’emploi il ne faut pas alléger les charges des entreprises, qui ne sont d’ailleurs que des cotisations sociales, mais au contraire instaurer un impôt sur les sociétés indexé sur le nombre de chômeurs. Plus le nombre de chômeurs augmente, plus l’impôt augmente, le nombre de chômeurs diminue, l’impôt diminue et si le chômage disparaît, l’impôt disparaît ! Il faut que le MEDEF et le patronat n’ait aucun intérêt à ce qu’il y ait du chômage.Lire.....

    http://2ccr.unblog.fr/2010/11/04/creer-de-lemploi-ou-des-richesses/



  • La fille du croquant La fille du croquant 15 avril 2011 13:13
    Le NAIRU, qu’est-ce que c’est ? Vous avez perdu votre emploi ? Avant toute considération individuelle, vous devez impérativement savoir que le chômage est un outil économique précieux et qu’il est, de ce fait, voulu et même planifié.

     Que le chômage de masse soit un fléau présenté comme un "vilain dragon contre lequel on fait tout" ou, au contraire, comme un choix politique, il n’en demeure pas moins que vous, qui en êtes l’innocente victime qu’on cherche à culpabiliser et qu’on stigmatise en toute occasion, ne devez en aucun cas ignorer le concept du NAIRU, sa face cachée par excellence.

    Quel animal se cache derrière ce nom barbare ?
    NAIRU = Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment.
    En français, « taux de chômage non accélérateur d’inflation ».
    Un taux qui repose sur deux piliers fondamentaux : la pression sur le marché de l’emploi par le chômage (qui favorise le gel sinon la baisse des salaires, ainsi que la précarisation et la dérèglementation du travail), et la soi-disant lutte contre l’inflation. Son taux généralement retenu étant fixé à… 8%.

    Son principe actif en est la peur et le chômage n’en est qu’un moyen, sans doute le plus efficace dans une société de consommation de masse salariée à 90%.
    ...

    « Déjà en octobre 1996, un conseiller d’Alain Juppé, alors Premier ministre, déclarait : "Dans la conjoncture actuelle, il n’y a que la pression du chômage qui évite une embardée sociale. Une amélioration sur le terrain de l’emploi entraînerait fatalement une pression salariale que le pays ne peut se payer". » (Extrait du chapitre « L comme Libéralisme » de « Chômage Senior : Abécédaire de l’indifférence » par Gérard PLUMIER)

    Le chômage est voulu et planifié. Le NAIRU en est la clé...

    En fait, le chômage n’est rien d’autre qu’une variable d’ajustement économique au service du politique. A l’heure où les discours vont dans le sens d’une culpabilisation toujours plus stigmatisante d’un chômeur supposé responsable de sa situation, profiteur ou fraudeur, cette analyse est un contrepoint capital sur lequel nous devons demander des comptes à nos dirigeants.

    Également, retenez cet extrait ô combien explicite d’un rapport de l’OCDE ("Stimuler l’emploi et les revenus" - Perspectives de l’Emploi 2006) : « Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés. »
    D’où, par exemple, la récente loi sur les « droits et devoirs des demandeurs d’emploi » (PPAE et ORE) impulsée par Nicolas Sarkozy, qui organise drastiquement et à la baisse les prétentions professionnelles et salariales des intéressés : de quoi, par ricochet, niveler l’ensemble du salariat vers le bas et contenir ainsi l’inflation, grande obsession des banquiers centraux.

    Croyez-le : Bien qu’il soit une promesse électorale récurrente (que l’on mime de souhaiter alors qu’il n’en est rien), le « plein emploi » est le pire ennemi des profits. C’est pour cela qu’on n’est pas prêts d’en voir un jour la couleur, et que le chômage de masse a encore de beaux jours devant lui !

    Maintenant, vous pouvez continuer à explorer cette rubrique qui a pour but de vous aider, par le savoir et la réflexion, grâce au « temps disponible » qu’on vous impose, à mieux vivre votre situation.

    http://www.actuchomage.org/Vivre-le...

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